Eric Duhaime donne son livre gratuitement en ligne

05/10/2015

duhaime
Afin de contrer les syndicats qui utilisent l’argent des syndiqués pour faire campagne pour le NPD et contre les conservateurs, Eric Duhaime avait décidé de donner des copies gratuites de son livre. Les syndicats ont utilisé l’intimidation afin de l’en empêcher. Alors il a décidé de le donner gratuitement en ligne, là où les syndicats ne peuvent pas l’atteindre. Il le fait a ses frais, alors que les syndicats le font avec des millions de l’argent des autres, sans leur permission.

Un très bon livre, que j’avais acheté. A l’époque même le lancement du livre avait dû être fait sous escorte policière, à cause de l’intimidation et des menaces des gauchistes et des syndicats.
http://www.journaldemontreal.com/2013/03/07/lancement-de-livre-sous-escorte-policiere
Fidèles à leur habitudes, les gauchistes veulent interdire ce qu’ils n’aiment pas et utilisent insultes, menaces et censure pour y arriver.

Profitez-en pendant que ça passe!
Lien 1:

Cliquer pour accéder à liberez_nous_des_syndicats.pdf

Lien 2:

Cliquer pour accéder à liberez_nous_des_syndicats.pdf


Union Thugs in Michigan

15/12/2012

Le Michigan a passé une loi qui enlève des pouvoirs aux syndicats. Voici le genre de réaction de la part des syndicats:

Steven Crowder au début essayait de discuter avec eux, mais ensuite il tentait de protéger une tente dans laquelle il y a avait des gens qui exprimaient une opinion à l’encontre des syndiqués. Ils ont démoli la tente avec les gens à l’intérieur.

Je peux totalement comprendre comment ce gars s’est senti. J’ai vécu la même chose il y a plusieurs années (ça doit bien faire 15 ans). Dans le temps il y avait une réforme de l’assurance chômage et des syndicats avaient organisé une manifestation et décidé de bloquer la route. Ne pouvant aller chez-moi en voiture, j’ai donc décidé d’aller dîner à pied, mais en passant je leur ai lancé qu’il se trompaient de cible, que le gouvernement se foutaient qu’ils bloquent la route, ils ne faisaient que faire chier les gens d’ici. (j’oubliais à qui j’avais affaire) Alors trois brutes se sont approché et commencé à m’invectiver. « De moé ta job! » qu’ils disaient (je doute fortement qu’ils aurait été de bons techniciens informatique) puis venu de nulle part, quelques coups au visage qui m’ont envoyé dans le banc de neige. Le responsable de la manifestation est rapidement intervenu pour aller cacher les morons avant qu’ils ne se fassent identifier. Le temps que je me relève, ils n’étaient plus là. Tous les gens autour sont restés sans rien faire. J’ai tenté de faire une plainte à la police mais comme je ne pouvais pas les identifier derrière leurs tuques et foulards, ça n’a rien donné. C’est à cette époque que j’ai commencé à douter de l’utilité et de la bonne foi des syndicats.

La différence ici c’est qu’il y avait des caméras et que les brutes sont identifiées. J’espère qu’ils iront en prison.


Une commission d’enquête publique sur la construction n’est pas une solution

13/10/2011

corruption
Une commission d’enquête permettrait sûrement de mettre des visages sur les fraudeurs, mais est-ce que ça règlerait le problème? NON!

Une commission d’enquête publique donne l’immunité au gens qui y passent et les preuves montrées en commission d’enquête ne peuvent pas être utilisées par les policiers. Donc à moins que les policiers aient déjà ces preuves en main, il n’y aura pas d’accusations.

Les attentes sont tellement élevées que c’est certain que la populace ne sera pas satisfaite. Qu’est-ce qu’ils vont dire après la commission? Que c’était arrangé voyons! Que les gros poisson s’en sont tirés!

La corruption, la collusion, l’intimidation, les dépassement de coûts et le financement des partis par des firmes de génie conseils vont continuer d’exister même avec une commission d’enquête publique. Si vous faites une commission d’enquête sur la prostitution, ça ne va pas l’empêcher.

La plupart des gens crient haut et forts que la commission d’enquête publique est la solution miracle, mais qu’ont-il à proposer comme solution réelle au problème?

Changer Charest pour Marois n’y changera rien, le problème existe depuis plus de 50 ans.

Avez-vous des idées de solutions concrètes et utilisables?

Dans le cas de la collusion, c’est à dire des entreprises qui s’arrangent entre eux pour se distribuer les contrats, donc éliminant l’effet de concurrence et faisant augmenter les coûts. C’est très difficile à prouver en cour car il s’agit d’entente verbales entre les entrepreneurs. Que peut-on faire pour limiter cette pratique?

Dans le cas de la corruption de fonctionnaires, qui donnent de l’information privilégiée à certains entrepreneurs, ce qui leur permet d’avoir un avantage lors de soumission, ou des fonctionnaires qui regardent ailleurs lors de la vérification de la conformité d’un chantier. Que peut-on faire pour les attraper?

Dans le cas des syndicats qui font de l’intimidation, et même demandent de l’argent aux travailleurs qui ne sont pas dans le « bon » syndicats, pour avoir le « droit » de travailler sur un chantier. Comment démontrer ça?

Dans le cas de syndicats qui bloquent des chantiers et font du chantage à l’employeur pour qu’il engage plus de travailleurs syndiqués que nécessaire. Comment empêcher ça?

Dans le cas de syndicats qui étirent volontairement la durée d’un chantier, pour faire plus d’heures. Comment un employeur peut-il prouver ça?

Dans le cas d’entreprises qui donnent de l’argent aux partis (avec des prêtes-noms) et qui reçoivent des contrats ensuite. Comment faire la preuve qu’un lien existe entre les deux? Comment éviter le financement occulte des partis? J’ai déjà discuté du financement public comme solution dans un billet précédent (ici), mais ça apporte d’autres problèmes…

Dans le cas des dépassement de coûts, qui sont devenus la norme plutôt que l’exception. Comment faire pour éviter que les contribuables paient pour ça?

Comment faire pour prouver que la mafia à la mainmise sur les chantiers et qu’elle fait augmenter les coûts en exigeant une prime de « protection », sinon ils vont nuire au chantier, casser des jambes ou couler quelqu’un dans le ciment….

Comment empêcher que les syndicats placent des employés incompétents et laissent de côté les plus performants, parce qu’ils « vont trop vite et font mal paraitre les autres », ou alors qu’ils ne sont pas dans le « bon » syndicat.
Le gouvernement veut passer une loi en ce sens. Si la loi passe, ça serait déjà une chose de réglée.

Il y a des pistes de solutions:

-Limiter l’apport de l’état dans les grands projets. Laisser plus de place au privé. Plus le plat de bonbons est garni, plus il y a des piques-assiettes autour et si personne ne regarde, ils y vont à deux mains. Les dépassements de coûts ne seraient plus aux frais du contribuable. C’est en partie ce que les PPP devaient faire, mais les syndicats s’y sont opposés vigoureusement (on se doute pourquoi).

-Instaurer des escouades policières spécialisées. C’est déjà le cas avec UPAC et UAC, mais c’est difficile d’infiltrer ces organisations ou de faire la preuve, alors ça prend du temps. Il faut que les gens soient patients, mais présentement la foule en colère ne veut pas attendre.

-Instaurer un système de délation anonyme, où des gens pourraient appeler et laisser des informations de façon anonyme. Quand tu fais face à la mafia et aux syndicats, tu ne veux pas que ton nom soit connu.

-Ouvrir les livres des syndicats, et instaurer le vote secret. Les syndicats reçoivent 830 millions par an en cotisation. Personne ne sait vraiment ce qu’ils font de cet argent. Combien va en pots de vins ou en paiement pour des casseurs. Et le vote secret permet d’éviter l’intimidation. Quand il y a un vote de grève à main levée, même si tu es contre, tu hésites quand les gros bras te regardent. Alors souvent les gens ne vont pas à la réunion, et le vote passe à l’unanimité. Il y a un projet de loi au fédéral qui forcera les syndicats à ouvrir leur livres. ( http://www.ledevoir.com/politique/canada/332867/les-syndicats-devront-ouvrir-leurs-livres )

Et vous qu’avez-vous à proposer comme solution? Au lieu de chialer ou de m’insulter parce que je ne suis pas pour un gaspillage inutile de fonds publics que serait la commission d’enquête publique, dites-nous ce que vous voyez comme solution au problème.


Compteurs en or

23/08/2011

La campagne publicitaires des syndicats contre Hydro-Québec est tellement ridicule. Ils en ont contre le remplacement des compteurs actuels, qu’il faut aller sur place pour voir combien vous avez consommé, par des compteurs électronique intelligents qui vont envoyer l’information directement à Hydro-Québec.

C’est exactement comme si il y a 100 ans, ils vous disaient que l’auto était un mauvaise chose parce que les maréchaux-ferrants auraient perdu leur emploi, que l’électricité est une mauvaise chose parce que les livreurs de charbon ou de bois perdraient leur emploi, ou qu’une centrale au charbon ne devrait pas être remplacée par un barrage parce qu’il y a plus d’emplois stables dans une centrale.

Personnellement j’ai quand même un bémol contre ces compteurs, mais pas pour les même raisons. Présentement, ils sont d’une fiabilité à toute épreuve, ce qui n’est pas le cas des appareils électroniques. Prenez l’exemple des thermostats électroniques dont Hydro faisait la promotion. Ça fait seulement quelques années que j’en ai installé et il y en a déjà de défectueux, alors que ceux que je n’ai pas changé datent de plus de 40 ans et fonctionnent encore.

Mise à jour: Pour ceux qui n’auraient pas encore vu cette pub, ce qui serait surprenant au nombre de fois qu’elle passe elle est maintenant disponible sur YouTube:


Contre les poursuites-bâillons: la CSQ attaque les blogueurs

05/02/2011

(Trouvé via Pour un monde à droite)

La CSQ tente de faire taire des blogueurs amateurs (Les Analystes.ca) qui osent attaquer la gauche. Ces blogueurs sont des sympatisants du Réseau Liberté Québec, cible préférée des syndicats, puisque ce mouvement de centre-droite prône la liberté d’association (le choix pour chacun de se syndiquer ou non), donc l’abolition de la formule Rand.

Ce qui est inacceptable, c’est que la CSQ utilise l’argent des syndiqués pour son combat idéologique. Ont-ils demandé l’opinion de leur membres avant de faire cette attaque? Mon syndicat aussi s’implique dans toute sortes de dossiers internationaux ou socialistes, sans l’accord de ses membres. Pourtant c’est pas pour ça qu’on leur donne de l’argent. Ça va coûter sûrement très cher cette poursuite, mais les syndicats sont très riches (Les syndicats amassent environ 800 millions par an en cotisations), alors que les blogueurs amateurs n’ont pas un sou. Il s’agit donc d’une poursuite-bâillon, dont le seul but est de faire taire ceux qui osent parler contre les « valeurs syndicales ».

Ils ont déposé une mise en demeure (disponible ici)

Selon Réjean Parent, de la CSQ, les propos diffamants et haineux sont les suivants:

Ainsi, le 30 janvier dernier, Reynald Du Berger critiquait la gauche au Québec en tenant les propos suivants : « …on a beaucoup trop de moumounes gauchistes ! Avez-vous remarqué qu’au Québec (et c’était remarquablement représenté le 23 octobre au Réseau Liberté-Québec), la droite, c’est jeune et masculin, la gauche c’est formé d’hommes vieux et féminisés et de vieilles femmes. »

Et alors qu’un blogueur lui demande s’il est conscient de la portée de ses propos, un autre blogueur, un militant de la droite prénommé Sébas, se porte à la défense de l’ex-professeur de l’UQAC, dans les termes suivants : « Et oui, la majorité des syndiqués sont des femmes, des féminisés, des collectivistes… qui aiment la discrimination « négative » contre les hommes et les blancs. Lorsque les BB boomers prendront tous leur retraite, environ 80 % de tous les employés étatiques seront des femmes ou des immigrantes. Et même si déjà environ 64 % des postes sont occupés par des femmes, la discrimination — qui n’a rien de positif — continue de s’appliquer pour les quelque 700 000 employés de l’État. J’en ai marre de « VOTRE » hypocrisie. De « VOTRE » propagande. De « VOS » réactions de vierges offensées. Le backlash contre « VOS » folies (syndicales/collectivistes/etc.) va être terrible. Serait peut-être temps d’arrêter de faire semblant que « tout va bien » ? »

Un autre blogueur, papajohn, ajoute que ce n’est « pas pour rien que la vasectomie est si populaire au Québec. Il y a longtemps que les femmes ont compris que pour avoir la société qu’elles veulent, rien de mieux qu’un gros matou castré… reste que l’on est entouré de moumounes et d’irresponsables, pas pour rien que plus rien ne bouge… ». De plus, Reynald Du Berger, qui a enseigné pendant plus de 30 ans à l’UQAC, écrit que son expérience lui a démontré que « 1 enseignant sur 2 ne devrait pas enseigner… les profs sont tout simplement plates… et les parents s’en foutent ».

Je ne vois rien de haineux là dedans. J’y voit un constat de la réalité. Des propos réellement haineux, j’en voit tous les jours, sur Radio-Canada et sur divers blogs. Ça va des insultes personnelles au menaces de mort à l’égard de personnalités politiques québécoises. Juste un exemple récent, sur le blog de Ygreck:

…quelle excellent idée :o) Brûler john James Charest…quelle pollution merdique.
Qu’on le foute au fond d’une mine et on dynamite l’entrée.

J’ai été moi même été la cible d’attaques personnelles, quelquefois très virulentes de la part de gauchistes. Avec le web 2.0, les internautes se pensent tout permis sous le couvert de l’anonymat. Dans la plupart des cas je laisse passer, je répond habituellement que l’insulte est l’argument de celui qui n’en a plus, et dans les cas les plus extrêmes, sur mon blog j’ai l’option de censurer, ce qui heureusement n’est arrivé qu’à deux ou trois reprises. Sur Radio-Canada, les insultes et attaques personnelles sont courantes. On m’a aussi traité de créationniste et négationniste, simplement parce que je remet en doute l’hypothèse du réchauffement carbocentriste. Accusations très graves qui pourtant déjà valu a certains des condamnations. On dirait que certains ignorent même la signification de ces termes. Mais Radio-Canada laisse passer.

Supportez le blog
Les analystes.ca
en allant les visiter.

Billet relié:
Les syndicats partent en guerre contre la droite


Filet social et endettement

09/11/2010

Enfin on commence à sortir du l’éternel débat stérile séparatiste/fédéraliste et on commence à parler des vrais affaires. L’arrivée de Réseau Liberté-Québec et de l’éventuel parti de Legault/Facal permet de parler de droite/gauche.

Les syndicats ont cru bon de fonder « Alliance Sociale », en pensant tuer dans l’oeuf le mouvement de droite, mais en ce faisant, ils ont porté le débat sur ce qu’ils veulent éviter depuis toujours, un débat sur la nécessité de la gauche. Un débat où ils ne peuvent être que perdants.

Le filet social que défendent la gauche et les syndicats (aux lieu de défendre leurs membres) est dépassé. On ne peut plus se le permettre. Il y a beaucoup trop de gens qui sont dépendants de ce filet social. A quoi bon travailler quand on peut s’assoir sur son cul et recevoir un chèque? C’est pas grave, c’est la génération suivante qui paiera.

Justement, cette génération suivante voit venir et pour la première fois dans l’histoire du Québec, cette génération sera plus pauvre que la précédente. Les baby-boomers vont laisser une dette sans précédent à la génération « X », une dette qu’ils ne pourront pas payer parce que moins nombreux.

Par exemple, l’assurance parentale et les CPE, programmes déficitaires qui permettent aux parents de rester pendant plus longtemps à la maison, et de les faire garder ensuite par des gardiennes (oups! « éducatrices ») syndiquées, à un prix en dessous de ce qu’il en coûte réellement. Mais c’est pas grave, plus tard, ils pourront dire à leur enfants,
« Vous êtes endettés par dessus la tête, vous n’arrivez pas à joindre les deux bouts, c’est bien dommage pour vous. Quand vous étiez petits, nous on était gras dur, tout était gratis! »

Et ne venez surtout pas me dire que ces programmes sont nécessaires pour augmenter la population de bons petits québécois de souche, parce qu’ailleurs au Canada, le taux de natalité est sensiblement le même et ils n’ont pas ces généreux programmes déficitaires.


Les syndicats partent en guerre contre la droite

09/11/2010

Article sur cyberpresse:
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201011/05/01-4339719-les-syndicats-partent-en-guerre-contre-la-droite.php

Les syndicats se regroupent pour combattre « l’intoxication » de droite.

«Ça, c’est la différence entre les êtres humains et les animaux, a-t-il déclaré en conférence se presse. Les animaux, quand il y en a un qui vieillit, ils le laissent mourir et ils le mangent entre eux. Nous, il faut s’occuper de notre monde, de nos jeunes, de nos étudiants, de nos vieillards.»

Les syndicats veulent ainsi s’opposer au nouveau groupe Réseau Liberté-Québec, qui a pris son envol il y a quelques semaines, ainsi qu’au mouvement politique qui semble se dessiner autour des anciens ministres péquistes François Legault et Joseph Facal.

Il est maintenant clair comment pense l’élite gauchiste: les gens sont des « animaux », et eux les bon pasteurs. Sans les syndicats, nous ne serions que de vulgaires animaux…

Avec les années, les grands syndicats se sont engraissés sur le dos de leurs membres avec les cotisations obligatoires, et ils sont devenus trop puissants. Leur but est toujours d’essayer d’avoir le plus de cotisations possible, et non plus de travailler à protéger les travailleurs qui les payent.

Leur « fond de guerre » est puisé directement dans les cotisations de leur membres, sans leur avoir demandé leur avis (dont je suis).

Les syndicats ne défendent pas la société ou l’humanité. Sous le couvert de super-héros, ils défendent leur membres et leur jobs. Pour ce faire, rien n’est mis de côté. Ils ont fondé un organisme, « Alliance Sociale » en réponse à Réseau Liberté Québec, qui était pourtant déjà une réponse à la gauche syndicaliste.

C’est quoi la prochaine étape? Utiliser leurs gros bras pour faire rentrer les brebis égarées qui veulent quitter le troupeau?

Et parmis les caricaturistes, c’est encore et toujours Ygreck qui est le meilleur:


Si les mineurs chiliens avaient étés québécois…

18/10/2010

Voici un texte qui circule sur internet:


5 août 2010 – Effondrement dans une galerie de la Mine Amos en Abitibi. 33 mineurs sont portés disparus.

22 août 2010 – Une sonde rejoint une salle de repos et revoie à la surface le message suivant: «nous sommes tous vivants».

Jusqu’à maintenant, tout va bien.

27 août 2010 – On crée un comité de travail composé des dirigeants de la mine, du ministère des Ressources naturelles, de la Sécurité publique, des centrales syndicales et d’un représentant du gouvernement fédéral pour discuter des meilleures techniques de sauvetage. Les discussions achoppent sur les coûts. Les syndicats accusent la minière de négligence, la compagnie menace de déménager en Amérique latine.

5 septembre 2010 – Les parties en arrivent à un accord sur le partage des coûts. Reste à trouver la solution technique.

14 septembre 2010 – On élabore trois plans de sauvetage qui visent à forer un trou de 60 cm pour atteindre les mineurs pris à 700 mètres sous terre, et à les remonter à l’aide d’une nacelle. Le gouvernement annonce que les mineurs devront sans doute attendre à Noël pour revoir leur famille.

19 septembre 2010 – Les Algonquins du lac Brunante obtiennent de la Cour provinciale une injonction pour arrêter les travaux de forage. Les camions doivent traverser des terres ancestrales consacrées à la chasse, la pêche et le trappage de survie.

4 octobre 2010 – Le gouvernement et les Algonquins du lac Brunante négocient une entente en vertu de laquelle le droit de passage est autorisé en retour d’une compensation de 7 millions de dollars.

6 octobre 2010 – Début des travaux de forage du puits de secours.

9 octobre 2010 – Les Amis de l’épinette noire et Greentree International obtiennent une injonction de la Cour provinciale pour arrêter les travaux de forage. Cette activité pourrait poser un risque pour la nappe phréatique et causer des désagréments aux migrations des outardes.

19 octobre 2010 – Le gouvernement et les groupes environnementaux s’entendent pour confier l’étude du dossier au Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

7 novembre 2010 – Début des travaux du BAPE.

18 novembre 2010 – Le comité des citoyens de Val-des-Mines s’inquiète des répercussions des forages sur la santé des citoyens, notamment des enfants. Ils obtiennent l’appui de leur député et de l’Institut national de Santé publique.

13 décembre 2010 – Dépôt du rapport du BAPE. Vu l’urgence de la situation, et la fin de la période de migration des outardes, le BAPE autorise la poursuite du forage. Mais pour minimiser l’impact sur la population, les forages ne pourront avoir lieu qu’entre 8 et 17 heures, du lundi au vendredi.

23 décembre 2010 – Arrêt des forages pour le congé des Fêtes.

7 janvier 2011 – Reprise des travaux de forage. Le gouvernement annonce qu’il confie à la compagnie Mécanex le soin de construire la nacelle qui servira à remonter les mineurs.

13 janvier 2011 – Un consortium chinois, une entreprise européenne et un concurrent québécois obtiennent de la Cour provinciale une injonction pour arrêter les travaux de forage. La construction de la nacelle à été confiée à une compagnie sans appel d’offres, ce qui est contraire aux dispositions des accords de l’Organisation mondiale de Commerce.

25 mars 2011 – La Cour donne raison au gouvernement qui n’avait pas à soumettre la construction de la nacelle à un processus d’appel d’offres, vu l’urgence de la situation. Les travaux reprennent.

5 avril 2011 – Un journaliste d’enquête découvre que le PDG de Mécanex est un généreux donateur à la caisse électorale du parti ministériel. Houleux débat à l’Assemblée nationale : l’opposition réclame la tenue d’une commission d’enquête sur la corruption et le retrait du contrat de nacelle à Mécanex.

12 mai 2011 – Début des travaux de la Commission d’enquête sur les allégations de corruption.

13 juillet 2011 – La Commission remet son rapport et reconnait que le gouvernement avait le droit de confier la construction de la nacelle à un entrepreneur de son choix, vu l’urgence du moment.

15 juillet 2011 – Reprise des travaux de forage

17 juillet 2011 – Début du congé de la construction

1er août 2011 – Reprise des travaux de forage

5 août 2011 – Premier anniversaire de l’effondrement de la mine. Les mineurs se considèrent chanceux d’être encore en vie et de ne pas travailler dans un pays sous-développé comme le Chili.

16 août 2011 – Le tunnel de sauvetage atteint enfin les mineurs. Reste à attendre la nacelle qui est en retard. Mécanex est en attente des pièces importantes qui sont fabriquées par son sous-traitant indonésien.

10 septembre 2011 – La nacelle arrive sur les lieux du drame. Horreur! Les sous-traitants ont peinturé un énorme drapeau canadien sur l’enveloppe extérieure. Les souverainistes sont outrés et y voient une vile manigance fédéraliste pour récupérer l’événement.

14 septembre 2011 – On crée un comité de travail composé des dirigeants de la mine, du ministère des Ressources naturelles, de la Sécurité publique, des centrales syndicales et d’un représentant du gouvernement fédéral pour discuter de l’épineux problème du drapeau.

22 septembre 2011 – Un compromis est négocié entre les différentes parties. La nacelle portera le drapeau du Canada, du Québec, de la ville de Val-des-Mines, de même que les logos de Mécanex, de la centrale des mineurs du Québec (CMQ) et de la fédération des travailleurs et travailleurs souterrains du Québec (FTSQ).

29 septembre 2011 – Bousculades, agressions physiques et saccage sur le chantier : la CMQ et la FTSQ ne s’entendent pas sur la priorité de remontée des mineurs.

1er octobre 2011 – Le ministre du Travail nomme un arbitre pour régler le conflit entre les centrales syndicales.

27 octobre 2011 – La CMQ et la FTSQ s’entendent sur une liste commune de priorité de remontée qui tient compte de l’ancienneté.

6 novembre 2011 – Un document confidentiel du gouvernement est obtenu par la presse. Les coûts de l’opération de sauvetage dépassent de sept fois les estimations initiales. Des groupes de citoyens en colère et l’opposition manifestent devant le chantier.

13 novembre 2011 – Le gouvernement annonce qu’il débloque une aide spéciale pour défrayer les coûts de l’opération de sauvetage et qu’elle ne se traduira pas par des hausses de taxes ou d’impôt. Le premier ministre demande à son homologue canadien que les sommes soient puisées à même les surplus de la caisse de l’assurance-emploi.

4 décembre 2011 – Les réparations effectuées et la nacelle repeinte, les opérations de secours peuvent débuter.

12 décembre 2011 – Les mineurs sont enfin de retour à la surface.

21 décembre 2011 – Le premier ministre se félicite du succès de l’opération et que les mineurs peuvent fêter Noël avec leur famille comme il l’avait prédit. Il blâme toutefois l’inaction du gouvernement fédéral qui, selon lui, est à l’origine des retards éprouvés.