Violence gratuite Antifa a Québec

23/08/2017

Des animaux, qui ont attaqué à la tête un monsieur dont le crime était d’avoir brandi un drapeau patriote. Et ce sont ces idiots que notre premier ministre et nos journalistes biaisés ont choisi de défendre?

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Manifestation de la meute : sémantique journalistique

21/08/2017

J’ai été très occupé depuis un certain temps et j’ai pas pu m’occuper de ce blog autant que j’aurais voulu, mais ce qui s’est passé hier à Québec était inacceptable.

La meute, un groupe de citoyens nationalistes, inquiets de l’islamisation au Québec et l’afflux de migrants illégaux, avaient annoncé une manifestation. Les médias et les groupes antifas les traitaient d’extrême droite, d’anti-immigrants et surtout de racistes. Ce qui est arrivé on s’en doutait tous, ce sont les « antifas » qui ont été violents, alors que la meute est restée pacifique.

La couverture médiatique était épouvantablement biaisée, ça aussi on s’en doutait.

Mais le principal problème avec la couverture est la sémantique, les définitions et les mots utilisés.
Les médias ont tous traité la meute d’extrême droite, fascistes et de racistes, anti-immigrants d’autres même de suprémacistes. Et ils ont traités les antifas violents de « anti-racistes », pro-migrants. Une journaliste de LCN qui disait que les antifas était là pour « combattre l’intolérance, le racisme et la xénophobie ».

Il serait bon que les journalistes révisent leurs définitions.

Extrême droite: L’axe gauche/droite à toujours été flou, à la base c’est l’axe économique et il est impossible de bien définir les idéologies multiples avec un seul axe. Depuis longtemps c’est plutôt un graphique à deux axes qui est utilisé:

Sur ce graphe, l’extrême droite c’est le néolibéralisme, le libre marché total, le capitalisme pur (en opposition au marché contrôlé par l’état). Et le fascisme n’est pas à droite non plus et ne l’a jamais été. Ce que les médias aiment appeler « l’extrême droite », c’est le fascisme. La meute ne correspond en rien à cette définition.

Si les médias tiennent absolument à ignorer les graphiques complets et se limiter à un seul axe gauche/droite, ça devrait être celui-ci. La gauche est toujours le contrôle (tant au niveau économique que social) alors que la droite est la liberté (tant économique que sociale). Donc le fascisme et le communisme sont l’extrême gauche (collectivisme, étatisme) et l’extrême droite c’est le libertarianisme (liberté).

Trop compliqué encore?

Racisme: Le racisme c’est quand une personne traite une autre race comme étant inférieure. La meute s’inquiète de l’islamisation au Canada (l’islam n’est pas une race) et de l’immigration illégale (pas de celle qui est légale et contrôlée).
La Meute ne peut donc pas être considérée raciste.
Ça oui par contre:

Et ici, de la part d’une dirigeant de Black Lives Matter (Toronto) un groupe violent de gauche, qui dit que les blancs sont une sous-race défectueuse (cliquez pour voir le texte complet):

Mais selon nos médias, seuls les blancs peuvent être racistes….

« Antifas »: Les médias définissent les antifas, comme antifascistes et antiracistes. Ils omettent de montrer les drapeaux communistes qui flottent presque toujours dans leurs rangs. En fait historiquement les premiers « antifas » étaient des soviets. Ils traitent tout ceux qui n’étaient pas des communistes de « fascistes », exactement comme ne font les antifas modernes, qui traitent tout ceux qui ne sont pas d’accord avec eux de fascistes et de racistes.
http://www.theepochtimes.com/n3/2282816-the-communist-origins-of-the-antifa-extremist-group/
« Quand tu veux tuer ton chien, tu dis qu’il a la rage », alors les antifas se justifient en disant vouloir combattre les fascistes, alors ils traitent tout ceux qu’ils n’aiment pas de « fascistes », ainsi ça leur donne le droit moral de les frapper.
Ironiquement, les communistes ont tué 4 fois plus de gens que les nazis (près de 100 millions), mais personne ne s’inquiète que le antifas ont des drapeaux communistes.

Fascisme: Cette idéologie politique a été élaborée par Benito Mussolini au début du 20e siècle, qui prône le corporatisme, le parti unique et le nationalisme ethnique. Ici aussi on est loin de la Meute, qui est du nationalisme « soft ». La Meute ne prône pas un « Québec blanc », mais un Québec où les immigrants sont soigneusement filtrés et doivent s’intégrer à leur société d’accueil.

Voici les définitions très biaisées que Radio-Canada (et la plupart des autres médias) utilise, et bizarrement ils ne parlent que de la droite, les définis comme groupes haineux, et ne définissent pas le terme « extrême droite », utilisé à toute les sauces. Ils ne parlent pas des groupes haineux et violents de gauche non plus:
http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1050744/extreme-droite-populisme-neonazisme-guide-lexique


Colisée de Québec, avec des fonds privés

25/01/2011

Depuis que le gouvernement Harper a mis ses culottes et refusé que le Colisée de Québec soit financé uniquement par des fonds publics, il avait envoyé Labeaume refaire ses devoirs et chercher des sources de financement privées.

Finalement, il est probable que des fonds privés seront investis, provenant de Québécor (Pierre-Karl Péladeau). C’est juste normal que ça soit lui qui paye, puisque c’est lui qui va en profiter le plus.

Charest dans un élan de populisme déplacé avait déjà annoncé que le gouvernement provincial allait absorber 45% de la facture, et la ville de Québec allait payer 10%. Donc il reste à PKP à dire quel montant il va investir, et le fédéral sera peut-être enclin à dépenser un peu d’argent des contribuables maintenant que le privé est impliqué.


Est-ce que le gouvernement devrait payer pour un amphithéâtre à Québec?

13/09/2010

Pourquoi est-ce que les gouvernements devraient mettre l’argent des contribuables pour payer un amphithéâtre à Québec, pour y accueillir un équipe professionnelle, donc une entreprise privée?

Le gouvernement libéral provincial (en mal de popularité) s’est déjà avancé pour 45% de la facture de près de 400 millions. Et le gouvernement conservateur fédéral se fait tirer l’oreille pour faire de même.

Pourquoi est-ce que les québécois et même tous les canadiens devraient payer pour un bâtiment qui sera très certainement déficitaire? Est-ce qu’on a besoin d’un autre stade olympique? En plus c’est une infrastructure qui ne profitera qu’aux gens de Québec, et surtout aux propriétaires d’une éventuelle équipe de la LNH puisque ces derniers empocheraient les profits mais n’auraient pas d’hypothèque à payer.

Je suis contre une telle mesure, au moment où les finances de l’état ne sont pas au meilleur, et c’est sans compter tous les autres quêteux qui vont en vouloir autant si jamais Québec reçoit de l’argent pour ça. Ça va s’arrêter où?


Définition de "québécois"

24/06/2009

En cette St-Jean Baptiste, c’est tellement difficile de définir clairement ce qu’est un québécois. Dépendant de leurs allégeance politiques, la définition change du tout au tout.

Il y a premièrement la définition géographique, donc habitant le territoire de la province de Québec. Ce qui inclus les anglo-québécois, les premières nations, et toutes les communautés culturelles.

Il y a la définition ethnique, soit canadien d’origine française, mais qui ne compte pas les canadiens français hors-Québec.

Il y a aussi la définition débile de Falardeau, qui dit que pour être un vrai québécois, il faut nécessairement être francophone et séparatiste, qu’importe son origine ethnique. (Si seule la langue définit la nation québécoise, elle n’est pas très forte).

Ca semble pourtant clair, mais ça ne l’est pas du tout. En cette fête de la St-Jean Baptiste, oups Fête Nationale, (puisque St-Jean est le saint patron des canadiens-français, donc c’est religieux), les radios et les spectacles fêtent le Québec, mais il faut cacher les anglais. Il y a eu des morons qui ont été crier des insultes à Lake of Stew parce qu’ils sont osé chanter en anglais. Mais qui est allé crier des insultes à Simple Plan, qui chantait aussi en anglais mais qui sont des « vrais » parce qu’ils sont des canadiens-français? Est-que Pascale Picard, ou Florence K chantaient aujourd’hui? Si oui, est-ce que que quelqu’un est allé les insulter parce qu’il ne chantaient pas en français?

Les émissions radios et les spectacles, dont celui que j’ai été voir, faisaient des compilations de succès québécois (francophones seulement), mais parmis les « grand chanteurs québécois » de leur répertoires, il y avait pourtant Daniel Lavoie (Franco-manitobain), et d’autres artistes d’origine acadienne ou française. Ca fait très canadien-français, pas québécois… Pourquoi pas Leonard Cohen? ah non, il est un juif anglais, donc même s’il est né et habite Montréal, c’est pas un « vrai » québécois. Il y a tout plein d’artistes et de personnalités anglo-québécois, les avez-vous vu gagner quelque chose lors d’un gala? Qui sait que William Shatner (Capitaine Kirk) est un québécois?

Ce qui est agaçant, c’est que le PQ dit officiellement que la fête nationale c’est la fête de TOUS les québécois, mais la plupart de leurs militants ont une vision ethnique canadienne-française, il y a des « vrais » et les « faux », le « nous » et le « eux ».

Ce ne sont pas des paroles en l’air, regardez ce qui est arrivé avec Lake of Stew, mais aussi simplement quand les frères Molson ont gagné les enchères et sont devenus les propriétaires du Canadien de Montréal. Des gens interviewés dans la rue disaient qu’ils auraient préféré que ça soit des québécois qui auraient acheté l’équipe. Molson existe au Québec depuis les débuts de la colonisation. Il s’agit de la plus ancienne brasserie en Amérique du Nord, on ne peut pas avoir plus québécois, mais ça ne compte pas parce qu’ils sont anglophones… Par contre, un immigrant islamiste d’Afrique du nord qui parle français, s’il vote oui au référendum, c’est un « vrai ». Trouvez l’erreur!

Donc qui est le québécois d’aujourd’hui? Est-ce simplement un habitant du territoire? Faut-il être obligatoirement de descendance canadienne-française? Combien de générations est-ce que ça prend avant que les ethnies immigrantes deviennent des « vrais »?

Personnellement, je suis un Canadien-français, avec un peu de sang acadien. Il n’y a pas plus clair que ça. Je suis aussi un québécois, comme n’importe quel autre habitant de la province. Les nouveaux arrivants sont tout aussi québécois et on doit les accueillir comme tel et ils devraient participer à notre fête nationale. Mais tant qu’elle sera aussi politisée et exclusive, ils ne se sentiront pas québécois. Il ne faut pas oublier que le Québec et le Canada sont des terres d’immigrants. Tout le monde a un peu d’irlandais, d’écossais, de français, d’anglais (britanniques ou loyalistes), d’amérindien ou d’acadien. Il faut accepter notre diversité et arrêter de penser que nous sommes tous descendants de français de France, c’est faux.

Toute cette confusion vient du PQ qui a institué la fête nationale du Québec la même date que la St-Jean Baptiste. Je crois vraiment que ça devrait être deux fêtes séparées. Les canadiens-français devraient célébrer la St-Jean Baptiste, fête religieuse et/ou ethnique, à la grandeur du Canada.


24 juin, la fête des nationalistes mélangés

23/06/2009

st-jean
Un peu d’histoire s’impose. Originalement, la St-Jean Baptiste baptiste était une fête religieuse célébrée le 24 juin, prisée en Europe particulièrement par les français. Cette ferveur s’est transportée dans la colonie de Nouvelle-France.
En 1908, St-Jean Baptiste est devenu officiellement le Saint Patron des Canadiens- Français, donc une fête pour tous les canadiens d’origine française.

En 1977, René Levesque fit du 24 juin une fête nationale, donc sa bouche même, de TOUS les québécois.

Voici donc où ça accroche, il s’agit d’une fête religieuse, où l’on fête tous les canadiens-français, mais les séparatistes n’aiment pas se faire rappeler qu’il y a des francophones hors-Québec, selon leur propagande, il n’existe que des méchants anglais dans le reste du Canada. D’un autre côté c’est une fête nationale de tous les québécois, mais très politisée qui sert de propagande pour les séparatistes, donc la majorité des québécois ne se retrouvent pas dans cette fête. On l’a bien vu récemment quand des extrémistes de la Société St-Jean Baptiste ont tenté de bloquer la prestation de 2 groupes québécois anglophones à la fête. Pourtant ces gens qui se sentaient offusqués que des québécois qui ne chantent pas en français puissent participer à la fête ne disent rien si Florence K chante en Espagnol. Ou est-ce qu’ils auraient chialé autant si Pascale Picard ou Céline Dion qui chantent en anglais auraient participé?

Pour bien illustrer comment les gens mélangent tout et qu’on ne sait plus trop à quoi s’en tenir, il y a quelques années lors de célébrations locales ils faisaient jouer un album de 1755 en boucle. Pour ceux qui ne connaissent pas, 1755 est un groupe acadien (Nouveau-Brunswick) qui chante en Shiack (une espèce de Franglais). Dans la tête de plusieurs, c’était du français, donc c’était du « québécois ». Sans le savoir, ces nationalistes étaient en train de célébrer le Canada-français, durant la fête nationale du Québec, avec de la musique acadienne.

Il faudrait chasser toute cette confusion en éclaircissant tout ça, soit c’est la fête des Canadiens-français, donc les groupes anglos n’auraient pas eu leur place à la fête, mais cette fête serait célébré à travers le Canada. Ou alors c’est la fête de tous les québécois, alors il faut la dépolitiser et accepter TOUS les québécois, qu’importe leur origines ou leur langue. Malheureusement, pour la plupart des séparatistes, aucune de ces deux options n’est acceptable, pour eux c’est la fête des « vrais québécois » selon la définition de Falardeau, donc obligatoirement francophones et séparatistes.

Pour le moment, bonne St-Jean Baptiste, et prenez la signification qui fait votre affaire.

Sujet relié:
Mon billet sur la St Jean Baptiste 2008:


J’me souviens pu!

05/03/2009

La devise du Québec « Je me souviens » devrait être changée par « J’m’en rapelle-pu! ». Les gens sont tellement ignares de leur histoire, à chaque fois que je m’y attarde, je me rends compte à quel point les québécois ne connaissent pas leur origines.

J’en ai parlé amplement dans mes billets précédents, sur les origines multiples du peuple québécois et non pas seulement françaises, et récemment au sujet de De Lorimier dans « Perversion de l’histoire ».

Il y a aussi le cas du « 475e de Gaspé », alors qu’il s’agit du 475e anniversaire d’un des voyages de Jacques Cartier en 1534, où il a planté une croix à Gaspé, mais il n’y a pas eu de colonie avant 1765. On est loin du 475e anniversaire de la ville, pourtant, sur leur site web, le titre est le « 475e anniversaire de Gaspé ». Personne ne s’est rendu compte. Je leur en ai parlé, mais rien n’a changé et la confusion demeure. La vérité n’intéresse personne.

Pour savoir où on va, il faut savoir d’où on vient. Donc à l’occasion, je vais rappeler aux gens des petits bouts de leur histoire.

Aujourd’hui, je vais m’attarder sur quelque chose qui peut paraître insignifiant, mais qui en dit long sur notre histoire. Tous le monde a déjà entendu l’expression: « Changer 4 trente sous pour une piastre », mais ça viens d’où?

Premièrement 4 x 30 = 120, donc mathématiquement ça ne colle pas puisque normalement c’est 100 cents pour un dollar. En plus, quand on parle de « trente sous » on désigne les pièces de 25 cents, donc d’où vient ce calcul bizarre?

Il faut remonter au temps de la Nouvelle-France, où nous étions une colonie-comptoir sous l’emprise de la France. On utilisait le même système monétaire qu’en France. Ce système était fondé sur la livre, qui se divisait en 20 sous.

Le commerce à cette époque était un commerce triangulaire (Nouvelle-France/Antilles/France) l’un fournissant les fourrures, l’autre le rhum et le mélasse, et l’autre les articles « civilisés ».

En 1760, les Britanniques font la conquête de la Nouvelle-France, mais ils laissent en place le système monétaire français. A cette époque, la livre anglaise et la livre française ont à peu près la même valeur.

Il y avait donc plusieurs types de monnaies en circulation, et comme la France ne fournissait pas assez de pièces, les Canadiens utilisaient aussi la piastre espagnole (plusieurs pays utilisaient le mot « piastre » pour désigner leur monnaie, certains encore aujourd’hui). On l’appelait aussi le dollar espagnol (les Espagnols ont inventé le « dolar » en s’inspirant du « Thaler » autrichien). La piastre, frappée en grande quantité, était la monnaie d’échange principale dans la partie nord des Amériques.

En 1792, les Américains décident de créer leur dollar. Pour ne pas bousculer les habitudes des Nord Américains, un dollar américain vaut une piastre espagnole. Les Canadiens utilisent à partir de ce moment les dollars américains, les piastres espagnoles, et les livres britanniques. L’un était équivalent de l’autre, le mot pastre est resté.

En 1836, la banque de Montréal émet le premier billet de 1 dollar. Il y a donc deux systèmes monétaires officiels au Canada qui coexistent : la livre et le dollar. Les gens les utilisent sans trop les différencier. Le gouvernement du Canada détermine que six livres équivalent à un dollar. Puisqu’il y a 20 sous dans une livre et six livres dans un dollar, il y a donc 120 sous dans un dollar. Et 120 sous divisés par 4 égalent 30 sous. Comme la livre et le dollar étaient interchangeables dans l’esprit des gens, ils se sont mis à dire que ça prenait quatre 30 sous pour faire un dollar.

Simplement en recherchant l’origine d’une expression banale, on vient de revivre une partie importante de notre histoire.

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