Comment la « science » est utilisée pour tromper le public

04/01/2018

(traduction libre et partielle du texte de Gavin Nascimento, Foundateur de aNewKindofHuman.com)

Une étude publiée dans Public Library of Science Journal, a démontré que jusqu’à 72% des scientifiques ont admis que leurs collègues étaient engagés dans des pratiques de recherches doutueuses, et que 14% d’entre eux étaient faisaient carrément de la falsification.

Entre 1977 et 1990 la FDA a trouvé des fautes scientifiques dans 10–20% de toutes les études qu’ils ont vérifié.

Et pire encore; des scientifiques de la firme de biotechnologie Thousand Oaks, on revérifié les résutlats de 53 études repères dans leur champ de recherche (cancer et biologie du sang). Ce qu’ils ont trouvé: seulement 6 des 53 études pouvaient être prouvées valides. Ce qui signifie que 90% étaient en faute, mais ont passé comme des faits pour le public.

En d’autres mots, il y a un tas de bullshit scientifique autour de nous.

Cela devient particulièrement préoccupant lorsque nous considérons que la «science» semble avoir remplacé la religion organisée en tant que nouvelle autorité qui devrait être aveuglément obéie. Les gens en parlent comme si elle était infaillible, et quiconque interroge les grands prêtres de la science est généralement attaqué, dégradé et renvoyé comme hérétique des temps modernes.

Mais la science, comme toute religion, n’est pas un dieu qui ne parle que de la vérité pure. Il est loin d’être infaillible et a constamment besoin d’être mis à jour, amélioré, remis en question, révisé et modifié, pour le simple fait que la science est soumise aux limites étroites de la minuscule perception humaine imparfaite de l’humanité; qui est toujours en croissance et en expansion – et facilement biaisée par des choses comme les préjugés, la fierté et la corruption.

En soi, la science est évidemment inanimée et ne peut faire ni bien ni mal parce qu’elle n’a pas d’esprit propre. Ce n’est pas une personne, nous devons donc cesser de parler de science comme si c’était un super héros. C’est simplement un véhicule qui nécessite un conducteur, et la destination diffère évidemment d’un conducteur à l’autre.

[…]

Aujourd’hui, un certain nombre de pratiques douteuses au nom de la science continuent. Malheureusement, la manipulation (ou l’incompétence) de la science est quelque chose qui ne sera probablement jamais vraiment éliminée de la société parce qu’elle est enracinée dans la faillibilité humaine et la corruption. Cela ne veut pas dire que le concept de science ne sert pas un objectif important, parce que c’est certainement le cas; Personnellement, j’utilise quotidiennement des méthodes et des principes scientifiques dans ma vie, et je me suis même appuyé sur la recherche scientifique pour mettre en évidence la corruption au sein de la communauté scientifique dans ce blog. Mais ceci a été écrit spécifiquement pour nous rappeler à tous que la «science» peut être utilisée pour nous tromper – a été utilisée pour nous tromper – et devrait toujours être remise en question en conséquence. Les scientifiques ont évidemment besoin d’argent pour mener leurs recherches, et les sociétés qui placent les profits matériels au-dessus de la vie humaine en ont beaucoup. La main qui donne habituellement contrôle la main qui prend.

Jusqu’à ce que nous concevions un système qui favorise l’éducation non adultérée, plus que la propagande et l’ignorance; et récompense l’intégrité plus que la volonté de faire n’importe quoi pour «l’argent», ce type de comportement humain pathétique persistera pour des raisons évidentes.

TOUJOURS QUESTIONNER TOUT.

Texte complet ici:
https://anewkindofhuman.com/science-is-used-to-deceive-the-public/

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Corruption de la science

30/05/2016


Corruption

16/08/2012


Malgré ce que certains laissent entendre, la corruption n’est pas l’apanage exclusif des libéraux. La corruption dans la construction et dans les partis politiques existe malheureusement depuis toujours, bien avant les libéraux. Essayer de coller la corruption aux libéraux c’est une façon pour les autres partis de dire que eux sont blancs comme neige. C’est aussi profiter de la mémoire défaillante des électeurs qui ont déjà oublié diverses histoires de corruption et de conflits d’intérêts sous le PQ.

Il y a eu en effet chez les libéraux Tony Tomassi qui a été reconnu coupable d’avoir utilisé une carte de crédit de compagnie en retour de faveurs, et il a été exclu du parti. Mais à part ça? rien, aucune preuve, que des allégations non-fondées.

La corruption c’est quand des gens sont attirés par les avantages que peuvent leur apporter ceux qui sont au pouvoir, et offrent des cadeaux en retour de faveurs. Quand le parti change, les « corrupteurs » suivent le nouveau parti. Plus un parti est longtemps au pouvoir, plus il attire les « corrupteurs ».
La corruption n’est pas prête de disparaitre, c’est un combat de tous les instants, qu’importe le parti au pouvoir.

Tony Accurso n’est pas né hier. Il est dans le business depuis des décennies, sous les gouvernements Bourassa, Parizeau, Bouchard, Landry, et Charest. Les liens entre Accurso et la FTQ sont bien plus étroits que les liens qu’il a pu entretenir avec les divers partis au pouvoirs qui lui ont octroyés des contrats. Accurso était ami et partenaire de cartes de Louis Laberge (président de la FTQ de 1964 à 1991). Le fond de solidarité de la FTQ à directement aidé Accurso à acquérir des entreprises en construction, et investi des dizaines de millions de dollars dans les entreprises appartenant à Tony Accurso.

Et les liens entre la FTQ et le PQ sont connus depuis longtemps. À presque toutes les élections (sauf celle-ci), la FTQ à appuyé le PQ. Ça se comprend, avec la commission Charbonneau qui va démontrer les liens de la FTQ avec le crime organisé, le PQ ne voulait plus de cet appui embarrassant.


Une commission d’enquête publique sur la construction n’est pas une solution

13/10/2011

corruption
Une commission d’enquête permettrait sûrement de mettre des visages sur les fraudeurs, mais est-ce que ça règlerait le problème? NON!

Une commission d’enquête publique donne l’immunité au gens qui y passent et les preuves montrées en commission d’enquête ne peuvent pas être utilisées par les policiers. Donc à moins que les policiers aient déjà ces preuves en main, il n’y aura pas d’accusations.

Les attentes sont tellement élevées que c’est certain que la populace ne sera pas satisfaite. Qu’est-ce qu’ils vont dire après la commission? Que c’était arrangé voyons! Que les gros poisson s’en sont tirés!

La corruption, la collusion, l’intimidation, les dépassement de coûts et le financement des partis par des firmes de génie conseils vont continuer d’exister même avec une commission d’enquête publique. Si vous faites une commission d’enquête sur la prostitution, ça ne va pas l’empêcher.

La plupart des gens crient haut et forts que la commission d’enquête publique est la solution miracle, mais qu’ont-il à proposer comme solution réelle au problème?

Changer Charest pour Marois n’y changera rien, le problème existe depuis plus de 50 ans.

Avez-vous des idées de solutions concrètes et utilisables?

Dans le cas de la collusion, c’est à dire des entreprises qui s’arrangent entre eux pour se distribuer les contrats, donc éliminant l’effet de concurrence et faisant augmenter les coûts. C’est très difficile à prouver en cour car il s’agit d’entente verbales entre les entrepreneurs. Que peut-on faire pour limiter cette pratique?

Dans le cas de la corruption de fonctionnaires, qui donnent de l’information privilégiée à certains entrepreneurs, ce qui leur permet d’avoir un avantage lors de soumission, ou des fonctionnaires qui regardent ailleurs lors de la vérification de la conformité d’un chantier. Que peut-on faire pour les attraper?

Dans le cas des syndicats qui font de l’intimidation, et même demandent de l’argent aux travailleurs qui ne sont pas dans le « bon » syndicats, pour avoir le « droit » de travailler sur un chantier. Comment démontrer ça?

Dans le cas de syndicats qui bloquent des chantiers et font du chantage à l’employeur pour qu’il engage plus de travailleurs syndiqués que nécessaire. Comment empêcher ça?

Dans le cas de syndicats qui étirent volontairement la durée d’un chantier, pour faire plus d’heures. Comment un employeur peut-il prouver ça?

Dans le cas d’entreprises qui donnent de l’argent aux partis (avec des prêtes-noms) et qui reçoivent des contrats ensuite. Comment faire la preuve qu’un lien existe entre les deux? Comment éviter le financement occulte des partis? J’ai déjà discuté du financement public comme solution dans un billet précédent (ici), mais ça apporte d’autres problèmes…

Dans le cas des dépassement de coûts, qui sont devenus la norme plutôt que l’exception. Comment faire pour éviter que les contribuables paient pour ça?

Comment faire pour prouver que la mafia à la mainmise sur les chantiers et qu’elle fait augmenter les coûts en exigeant une prime de « protection », sinon ils vont nuire au chantier, casser des jambes ou couler quelqu’un dans le ciment….

Comment empêcher que les syndicats placent des employés incompétents et laissent de côté les plus performants, parce qu’ils « vont trop vite et font mal paraitre les autres », ou alors qu’ils ne sont pas dans le « bon » syndicat.
Le gouvernement veut passer une loi en ce sens. Si la loi passe, ça serait déjà une chose de réglée.

Il y a des pistes de solutions:

-Limiter l’apport de l’état dans les grands projets. Laisser plus de place au privé. Plus le plat de bonbons est garni, plus il y a des piques-assiettes autour et si personne ne regarde, ils y vont à deux mains. Les dépassements de coûts ne seraient plus aux frais du contribuable. C’est en partie ce que les PPP devaient faire, mais les syndicats s’y sont opposés vigoureusement (on se doute pourquoi).

-Instaurer des escouades policières spécialisées. C’est déjà le cas avec UPAC et UAC, mais c’est difficile d’infiltrer ces organisations ou de faire la preuve, alors ça prend du temps. Il faut que les gens soient patients, mais présentement la foule en colère ne veut pas attendre.

-Instaurer un système de délation anonyme, où des gens pourraient appeler et laisser des informations de façon anonyme. Quand tu fais face à la mafia et aux syndicats, tu ne veux pas que ton nom soit connu.

-Ouvrir les livres des syndicats, et instaurer le vote secret. Les syndicats reçoivent 830 millions par an en cotisation. Personne ne sait vraiment ce qu’ils font de cet argent. Combien va en pots de vins ou en paiement pour des casseurs. Et le vote secret permet d’éviter l’intimidation. Quand il y a un vote de grève à main levée, même si tu es contre, tu hésites quand les gros bras te regardent. Alors souvent les gens ne vont pas à la réunion, et le vote passe à l’unanimité. Il y a un projet de loi au fédéral qui forcera les syndicats à ouvrir leur livres. ( http://www.ledevoir.com/politique/canada/332867/les-syndicats-devront-ouvrir-leurs-livres )

Et vous qu’avez-vous à proposer comme solution? Au lieu de chialer ou de m’insulter parce que je ne suis pas pour un gaspillage inutile de fonds publics que serait la commission d’enquête publique, dites-nous ce que vous voyez comme solution au problème.


Financement des partis

04/10/2011

A ceux qui pensent que changer Charest pour Marois pourrait régler le problème de la corruption:

Entre 2000 et 2009, des administrateurs, des employés, leurs proches ou d’ex-employés de la firme d’ingénieurs CIMA+ ont versé 1 398 000 $ au PLQ et au PQ.

Au cours de la même période, les deux partis politiques ont reçu 1 175 000 $ d’employés, de leurs proches ou d’ex-employés de SNC-Lavalin.

On remarque dans les deux cas que lorsque le PQ est au pouvoir, c’est lui qui reçoit la plus grande part de l’argent.

contributions

Source:
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2011/09/28/005-firmes-ingenieurs-politique.shtml

Et pendant ce temps-là Marois qui veut une commission d’enquête, mais tant que ça ne couvre pas le financement de sa course à la chefferie, où elle aurait reçu 80000$ de la part de firmes de génie conseil… Selon elle, ce n’est pas pertinent. Donc enquêtez sur les autres, mais pas sur moi.

Source:
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201109/16/01-4448204-marois-le-financement-de-sa-course-a-la-direction-du-pq-nest-pas-pertinent.php

On sait bien que la corruption dans la construction c’est beaucoup plus large que le financement des partis, mais attardons-nous seulement à ce point pour maintenant, puisque c’est celui qui fait le plus mal à la classe politique. Les autres dossiers sont plus graves au niveau criminel et économique, mais côté crédibilité envers nos politiciens, c’est sûrement le plus difficile à corriger.

Comment faire pour rétablir la situation? Il faut s’organiser pour rendre public tout don à un parti politique. Ça se fait déjà, mais la loi est contournée avec des prêtes-noms. Par exemple, les enfants de Marois ont fait des dons lors de sa course à la chefferie. On sait très bien que ce ne sont pas ses enfants, mais elle même qui a mis cet argent, alors que c’est illégal.

Source:
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201005/26/01-4284125-la-genereuse-parente-de-pauline-marois.php

Les compagnies font des dons aux partis par le biais de leurs employés, qui sont ensuite remboursés. Encore des prêtes-noms! C’est ce problème qu’il faut régler.

Pourquoi tout cet argent?
Est-ce que les partis ont réellement besoin d’un tel financement pour fonctionner? Est-ce qu’on a vraiment besoin de toutes ces pancartes électorales? Est-ce qu’on a besoin d’argent pour payer les « bénévoles »? Le temps d’antenne et l’espace dans les journaux pour les publicités électorales ne pourrait-il pas être donné gratuitement par les média?

Il faut trouver une solution, parce que le système actuel a trop de failles pour que ça puisse fonctionner. Les gens malhonnêtes vont toujours trouver une façon de financer un parti et de demander des faveurs en retour.

Financement public?
Comme solution, certains ont émit la possibilité que tout le financement des partis politiques devraient être public. C’est-à-dire aucun don des citoyens, mais le gouvernement qui paye tout (donc indirectement, tous les citoyens). A première vu ça peut sembler intéressant, mais ça risque de faire place à tout plein de petits partis politiques qui vont profiter de ce système pour financer des petits groupes de pression. Par exemple: parti islamique, parti gay, parti juif, parti chrétien, parti animaliste, parti féministe, etc.

Ensuite beaucoup de partis favorise les gouvernements minoritaires, et donc donne trop de pouvoir à ces petits partis. S’il manque 5 siège pour à un parti avoir la majorité, ce parti peut s’allier avec un petit parti extrémiste qui en a quelques-uns en retour de faveurs idéologiques. Par exemple, un parti islamique pourrait demander l’imposition de la sharia en retour de son appui, un parti Chrétien pourrait demander un moratoire sur l’avortement en retour de son appui, un parti féministe la nomination de plus de femmes au gouvernement. Pourquoi pas un parti mafiosi, qui donnerait son appui en échange de contrats de construction gonflés? Dans le fond est-ce qu’on changerait un problème pour un autre? Faudra-t-il en arriver à abolir les partis politiques?

Billet relié: https://crioux.wordpress.com/2008/12/09/financement-des-partis/


Duchesneau est passé en commission parlementaire, maintenant quoi?

29/09/2011

Depuis de début, Charest s’était objecté à une commission d’enquête publique sur la corruption dans le construction. Il préfère les escousades policières spécialisées, comme Marteau, l’AUC (Duchesneau) et l’UPAC.

Ça peut se comprendre:

-Une commission d’enquête publique ça coute très cher.

-On a bien vu ce que ça a donné avec Gomery, les gens ont tiré leur propres conclusions. Même si le PLC n’était pas impliqué, regardez où il est aujourd’hui…

-Par définition, une commission d’enquête donne l’immunité totale à ceux qui vont y témoigner. Ce qu’ils disent ne peut pas être retenu contre eux après. Par contre, si les policiers ont obtenu les preuves contre eux AVANT la commission, ça peut être retenus contre eux. Donc raison de plus de privilégier les enquêtes policières avant.

-Les commissions d’enquête publiques précédentes ont été des vrais cirques médiatiques.

-Une commission d’enquête publique sur « toutte », c’est bien trop large, ça serait impossible de s’y retrouver et ça prendrait au moins 10 ans avant que ça se termine, les criminels auraient eut amplement le temps de modifier leurs méthodes, et la conclusion serait désuète.

Mais la populace est en rogne, gonflée par les média et l’opposition qui en profite pour tenter de dire que c’est la faute au gouvernement actuel, même si on sait que ça dure depuis les années 60. Une foule en colère ne veut pas d’explication, elle veut du sang.

Porte de sortie?

Les enquêtes policières prennent du temps, c’est normal parce que ces criminels sont très bien organisés et les preuves sont difficile à obtenir. Et comme ça prend du temps à mettre les criminels en prison, la populace qui veut du sang s’impatiente.

Le rapport de Duchesneau donne une porte de sortie à Charest. Soit une commission à huis-clos, ce qui permettrait à des gens de témoigner, alors qu’ils ne le feraient pas dans une enquête publique. Ils font face à la mafia quand même. Mais la populace n’aurait pas ce qu’elle veut: du sang!

Mais il reste la possibilité de faire des commissions d’enquête sur des sujets précis, comme les dépassements de coûts, l’attribution de contrats à ceux qui font des dons aux partis, les élections « clé en main » au municipal, la collusion entre la mafia et les syndicats, etc..

Quelques commissions partiellement à huis-clos, avec sujets précis seraient plus efficaces et donneraient des résultats plus rapides qu’une commission sur « toutte ». Les gens auraient partiellement ce qu’ils veulent: des têtes qui tombent.

Mais il y aura toujours certains qui ne seront pas satisfaits, les conspirationnistes qui diront que les gros poissons se sont échappés, que c’était arrangé. L’opposition continuera à chialer parce qu’ils veulent attaquer la crédibilité du gouvernement actuel (même si la corruption existait aussi quand ils était au pouvoir). Mais une bonne partie de la population serait probablement suffisamment satisfaite pour qu’on puisse passer à autre chose.

La corruption ça existera toujours, comme la drogue ou la prostitution, mais faut juste éviter que ça prenne des proportions exagérées, comme présentement. Des escouades policières permanentes et des commissions d’enquêtes à l’occasion pourraient permettre de garder cette corruption sous contrôle.


Rapport Duchesneau, enfin du concret

19/09/2011

Je suis probablement un des rares a être d’accord avec Charest qui refuse de se lancer dans une Commission d’enquête publique. Simplement parce que ça ne donnerait rien, puisque les témoins ont l’immunité, que ça coute très cher, et que surtout c’est impossible de faire une commission sur « toutte » parce que c’est incroyablement large et vague comme dossier. Et Jean Charest ne veut pas d’un autre Gomery, où les gens tirent les conclusions qu’ils veulent à partir d’un clip de quelques minutes commenté par des journalistes en quête de sensationnalisme. Regardez où est le PLC aujourd’hui, on peut comprendre sa réticence.

Mais la populace (encouragée par les média et surtout l’opposition) réclame à grands cris une commission d’enquête, sans vraiment savoir ce que c’est, ce que ça va coûter ou ce que ça va donner. Peu importe il en faut une!

Le rapport Duchesneau de l’Unité Anti-Collusion vient apporter une porte de sortie (à ne pas confondre avec l’Unité Permanente Anti-Corruption). En effet ce rapport montre des cas précis de collusion entre entreprises, avec le crime organisé et les syndicats. On y voit aussi des exemples de financement douteux des partis (PQ et ADQ inclus).

Il y a là une opportunité de faire une commission d’enquête sur des sujets précis et un mandat déterminé, et éviter que ça ne tourne en foire médiatique. Pas parce que c’est nécessaire, mais bien seulement pour satisfaire la population.

Duchesneau sera convoqué en commission parlementaire (c’est différent d’une commission d’enquête publique) c’est déjà une bonne façon d’exposer les stratagèmes de corruption. Mais est-ce que ça sera suffisant? Et ce que s’il en dit trop ça va nuire aux enquêtes en cours?

Faut pas se faire d’illusions, c’est pas parce qu’on fait une commission d’enquête que tous les problèmes vont disparaitre. Il y a toujours eu de la corruption dans ce domaine et il va toujours y en avoir. Le but est de la limiter et surtout éviter que ça ne contamine le politique. Par exemple, malgré les critiques et le coût, la commission Bastarache a permis de resserrer les règles de nomination des juges.

Sinon c’est comme penser qu’une commission d’enquête sur la vente de drogues illégales va régler le problème de trafic.