Science et consensus

La science fonctionne par essai et erreur. Les scientifiques émettent une hypothèse (une tentative d’explication d’un phénomène) et ensuite font des expériences et observations pour la valider. Souvent l’hypothèse est prouvée fausse et on recommence avec une autre. C’est comme ça que la science a toujours fonctionné.

C’est pas parce qu’un scientifique dit quelque chose que c’est nécessairement vrai. La science ne dit jamais que quelque chose est vrai à 100%. Certaines observations vont prouver que certains scientifiques étaient corrects, d’autre fois qu’ils avaient tort. Certaines hypothèses auparavant acceptées peuvent devenir caduques quand des faits viennent les contredire. La science se base sur les faits et les observations, pas sur les sondages d’opinion.

Sauf que quand la science devient politisée, ou quand des scientifiques se sont bâtis une réputation et ont gagné un certain prestige, ou simplement s’ils perdaient leurs fonds de recherche si leur hypothèse était prouvée fausse, le processus scientifique devient corrompu. Alors certains vont cacher des faits, manipuler les données, ridiculiser ou attaquer personnellement ceux qui pourraient démontrer que leur hypothèse serait fausse ou offrent une hypothèse contradictoire. Aussi certains groupes d’intérêts payent des scientifiques pour rendre leur point de vue de plus plus crédible, puisqu’appuyé par « les » scientifiques.
consensus

Pourquoi est-ce qu’on a tendance à croire n’importe qui qui nous dit n’importe quoi en disant que c’est « scientifique ».
Parce qu’on a tendance à faire confiance aux « experts » ou à l’autorité, souvent même sans vérifier leurs compétences dans le domaine, ou qui a payé pour l’étude. Les gens ordinaires se fient à leurs dires sans se poser de questions, puisqu’ils n’ont pas assez de connaissances pour mettre en doute leur parole. C’est la même chose avec des scientifiques de d’autres domaines ou les journalistes.
On a aussi tendance croire les journalistes, qui sont supposées êtres neutres et objectifs en théorie, mais qui ne le sont jamais en pratique. Ils n’ont pas les compétences ni le temps pour comprendre et interpréter les nouvelles scientifiques, alors il ne font que relayer une nouvelle scientifique, en choisissant la plus sensationnaliste, ou celle qui correspond le plus à leur valeurs.

Voici quelques exemples de cas où ceux qui avaient raison ont du se battre contre le « consensus »:

Copernic a développé et défendu la théorie de l’héliocentrisme, soit que le la terre tourne autour du soleil, alors que le consensus de l’époque était que la terre était le centre de l’univers et que le soleil tournait autour (géocentrisme). Ses travaux seront condamnés par les universitaires et jusqu’à un certain point l’église.

Galilée s’est inspié des travaux de Copernic et défendu avec vigueur l’héliocentrisme. Ça lui attirera les foudres des partisans de la théorie géocentrique qui sont devenus les ennemis acharnés de Galilée et les attaques contre lui ont commencé dès la parution du Sidereus Nuncius. Ils ne peuvent pas se permettre de perdre la face et ne veulent pas voir leur science remise en question. Éventuellement, la toute puissante église aussi s’en mèle et Galilée est condamné à être assigné à résidence jusqu’à la fin de ses jours.
galileo

-Darwin, il y a 250 ans, le consensus scientifique était que les humains descendaient d’Adams et Eve. Quand Darwin a publié la théorie de l’évolution, il a été ridiculisé et ça a pris des années avant qu’on reconnaisse qu’il avait raison.

-Il y a moins de 100 ans, le consensus scientifique était que tous dans le cosmos était stationnaire et l’avait toujours été. Quand la théorie du Big Bang, donc de la création spontanée de l’univers il y a 13 milliards d’années a été proposée, elle a fait face au scepticisme des scientifiques. Et même après qu’elle fut accepté, une autre idée est venu contredire la première. Si le Big Bang était né d’une explosion, l’expansion des galaxies devaient donc graduellement ralentir. Certain craignaient même un « Big Crunch », c’est à dire que les galaxies finiraient éventuellement par se rapprocher sous l’effet de la gravité et se reconcentrer en un point central, donc un « Big crunch ». Pourtant en 1998, des scientifiques ont découvert que l’univers est en fait en expansion, et que cette expansion s’accélère. A ce jour, il n’ont pas encore vraiment pu expliquer pourquoi.

Théorie de la tectonique des plaques: Ca a pris plusieurs décennie avent que cette théorie soit finalement acceptée et pendant des années ceux qui avaient mis de l’avant cette hypothèse ont été ridiculisés par ceux qui appuyaient le consensus de l’époque, soit que la terre avait toujours été comme elle est aujourd’hui. Ca ne fut accepté que vers la fin des années 1960.

-Björn Lomborg: un ex-greenpeace qui est devenu sceptique quand il a voulu démolir les arguments d’un « méchant sceptique » et s’est rendu compte qu’il avait raison.
Auteur du livre « The skeptical environementalist » et du film « Cool it ». Il ensuite subi des menaces et représailles.

Roger Peilke Sr, un scientifique qui disait depuis longtemps que le focus sur la température de l’air était inappropriée, et que la température des océans était la bonne façon de mesurer les variations climatiques.
“The spatial pattern of ocean heat content change is the appropriate metric to assess climate system heat changes including global warming.”
Il a été ridiculisé et attaqué par les activistes réchauffistes. Le blogue de propagande skepicalscience.com l’appelait un « désinformateur climatique », et la tentative de le ridiculiser se retourne contre le blogueur puisque presque toutes ses affirmations se sont confirmées depuis.
Roger-Pielke
Ses recherches sont de plus en plus acceptées et le rôle de l’océan dans les variations climatiques est devenu un point important dans la recherche, alors que les prédictions faites basées sur l’hypothèse du réchauffement par le CO2 ont tous été contredites par les observations réelles.

-Un blogueur a exposé la fraude du fameux « 97% des études scientifiques », de John Cook (auteur du blog Skepticalscience.com), et a été menacé de poursuites.
Il avait regardé la méthode utilisée par John Cook et exposé la manipulation dans le processus. En fait, une fois l’étude reproduite avec des paramètres réalistes, ça donne 0,5% des études scientifiques (65 sur 12000) qui appuient l’hypothèse du réchauffement causé par le l’homme, et non pas 97,1% tel que cité par John Cook. Deux tiers des 12000 études ne prenait même pas position sur le sujet, alors comment a-t-il pu les classer comme faisant partie du « consensus »? Et surtout commen se fait-il que les médias ont amplement rapporté cette nouvelle (même Obama en a parlé, et s’est permi d’ajouter « dangereux ») alors que quand elle a été démontrée fausse, personne n’en a parlé?
obamatweet1
http://www.thenewamerican.com/tech/environment/item/18300-climategate-3-0-university-threatens-blogger-for-exposing-97-consensus-fraud

Mise-à-jour: J’avais oublié de parler de Einstein, bien sûr.
Le livre « Hundert Autoren Gegen Einstein«  (100 auteurs contre Einstein), est une collection de critiques cotnre la théorie de la relativité de Einstein. Publié en 1931, ça contenait de courts essais de 28 auteurs et des extraits de 19 autres. Le reste des 100 était une liste de scientifiques opposé la théorie de Einstein pour diverses raisons.

Quand les gens ont posé des questions à Einstein a propos de ce livre, il a répondu:
“Why 100 authors? If I were wrong, then one would have been enough!”

En résumé, un consensus scientifique ça n’existe pas! Les scientifiques sont constamment en train de mettre à l’épreuve une théorie. Chaque tentative qui n’est pas confirmée sert à renforcer la théorie originale, jusqu’à ce qu’on en trouve une qui arrive à la contredire. Utiliser un consensus (réel ou non) pour empêcher le débat scientifique c’est l’opposé de la méthode scientifique. Sans ces débats, on croirait encore que la terre est plate puisque c’était le « consensus » de l’époque.

No amount of experimentation can ever prove me right; a single experiment can prove me wrong.
–Albert Einstein

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« Whatever it is that’s going on here, it doesn’t look like it’s being dominated by CO2 […] in the wake of the unexpected global warming standstill, many climate scientists who had previously rejected sceptics’ arguments were now taking them much more seriously. They were finally addressing questions such as the influence of clouds, natural temperature cycles and solar radiation – as they should have done a long time ago. »
–Judith Curry

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Références:

http://wattsupwiththat.com/2014/09/09/how-scientific-consensus-ended-up-with-a-bad-reputation/

https://crioux.wordpress.com/2013/09/16/signes-que-quelque-chose-nest-pas-scientifique/

http://wattsupwiththat.com/2014/09/08/a-look-at-the-cutting-edge-of-the-climate-sciences-the-lessons-we-can-learn/

http://www.breitbart.com/Breitbart-London/2014/06/13/Climate-McCarthyism-claims-yet-another-victim

http://www.globalresearch.ca/climate-of-fear-global-warming-alarmists-intimidate-dissenting-scientists-into-silence/5294

http://www.americanthinker.com/2011/11/scientists_in_revolt_against_global_warming.html

9 commentaires pour Science et consensus

  1. Bobjack dit :

    Ça bien marché dans le cas de John Cook, même Kerry sort ce chiffre.
    C’est inquiétant, même la formation de journaliste de base est plus que suffisante pour faire le debunk de cette étude et pourtant ce chiffre est encore couramment cité même dans les médias.

    • Je crois que la formation de journaliste au Québec n’est pas suffisante dans les domaines scientifiques et économiques. Il suffit de lire le blogueur en matière scientifique du Soleil pour en saisir toutes les carences. La majorité de nos journalistes sont paresseux et se limitent à jouer les perroquets.

      • crioux dit :

        En plus de faire les perroquets, ils choisissent avec soin quel article ils vont répéter, la plupart du temps un article sensationnaliste à saveur apocalyptique, pas nécessairement celui qui est le plus crédible scientifiquemement.

  2. Erratum orthographique, à l’insu de votre plein gré: CONSENSUS et non pas CONCENSUS.

    Cordialement

    • crioux dit :

      Damnit, et dans le titre en plus🙂 J’écris les billets rapidement et des fois j’aurais avantage à me relire. Je connais un autre blogueur qui prenait une semaine pour préparer un billet, tout était super documenté et il prenait la peine de traduire en français tout les articles qu’il mettait en référence. Moi ça me prend en moyenne 30 minutes pour écrire un billet.
      Désolé pour la faute, je vais relire pour voir si j’en ai laissé passer une autre.

  3. Diogène dit :

    Les Amérindiens en Alberta chassent des orignaux et leur trouvent des tumeurs quand ils les dépècent…

    Maintenant on va scrapper ce qui reste de biodiversité dans le saint-laurent pour le forage pétrolier…

    En plein coeur de l’Amazonie on trouve des milliers de bouteilles de plastique et de sacs de chips (je sais pour l’avoir vu de mes propres yeux en 2011 lors d’une expédition dans la jungle équatorienne)

    Mais c’est pas grave, Christian nous dit que y a pas de problème

    • crioux dit :

      Tu mélanges tout.
      Le cancer et la maladie ont toujours existé. Même si dans certain cas, certain produit ont été reconnu comme pouvant augmenter le nombre de cancer, l’homme n’est pas responsable de tout ce qui arrive sur terre.
      Qu’il y a des détritus dans la forêt c’est certain que c’est pas brillant, mais dire que l’humain change le climat avec le CO2 ça c’est un mensonge éhonté.

  4. Diogène dit :

    « Le cancer et la maladie ont toujours existé. »

    Avant que l’industrie des sables bitumineux ne rejette ses produits toxiques dans les rivières les Orignaux et les poissons n’avaient pas de cancer

    L’homme est bel et bien responsable de toute la pollution sur terre. Les animaux ne polluent pas, ce qu’ils rejettent est naturel et biodégradable

  5. jipebe29 dit :

    @Gilles Laplante
    En France aussi. Un exemple: il y a 2 ou 3 ans, une obscure ONG publiait dans un communiqué de presse les conclusions d’une « étude » selon laquelle la TMAG (température moyenne annuelle globale) augmentera de 1,7°C (si mes souvenirs sont exacts) d’ici 2020. C’était évidemment une ânerie. Mais tous les journaux, tous les sites ont publié ce communiqué sans se poser la moindre question. Ils se sont fait « dézinguer » par les internautes, qui, eux, savent voir plus loin que le bout de leur nez, et ont gardé un esprit critique. Certains médias ont publié des excuses, d’autres ont revu leur article, d’autres n’ont rien fait… Bel exemple de psittacisme journalistique!

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