Etat providence

Voici un texte que j’avais préparé pour ma page de candidat, mais il était assez intéressant pour que je le reposte ici.

Laissez moi essayer de vous faire une belle image de comment ça se passe au Québec:

Les citoyens c’est comme une groupe de gens qui marchent ensemble. Mais comme il y en a qui ont de la difficulté, comme des personnes agées, handicapées ou famille monoparentale, on fabrique une charrette pour les embarquer et tout le monde tire. Ce sont de belles valeurs d’entraide et de solidarité. Jusque là, ça a bien.

Ensuite, de plus en plus de gens embarquent dans la charrette pour toute sorte de raisons plus ou moins valides, et donc vivent au dépend de l’état et des subventions. Il y a de moins en moins de gens pour tirer la charrette et elle devient de plus en plus dure à tirer.
En plus il y en a pour se plaindre que la charrette est trop petite, pas assez confortable, qu’ils leur faut des coussins. Il se forme un comité de « protection des droits des usagers de la charrette », qui réclame un toit pour se protéger du soleil. Et toi tu es devant et que tu tires la charrette et ceux qui sont dedans te disent de tirer plus fort, parce que ça ralenti. Un de ceux qui tire avec toi, un immigrant, dit qu’il est tanné de se faire regarder de travers et décide de s’en aller.
Et en plus parmi ceux qui tirent, il y en a un qui vieillit, qui fatigue et qui voudrais embarquer lui aussi dans la charrette. Il l’a bien mérité, il a tiré toute sa vie. Jusqu’au jour où la charrette n’avance plus. Et les gens dans la charrette crient après les quelques uns qui restent qui essayent de tirer, et leur disent « Allez les riches, faites votre part ».
Qu’est-ce que vous pensez qui arrive? Et bien les gens fatigués de tirer et de se faire écoeurer par l’état qui leur en demande de plus en plus vont aller ailleurs. C’est là qu’on est rendu au Québec, et ça ne peut plus continuer.

« L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. Car, aujourd’hui comme autrefois, chacun, un peu plus, un peu moins, voudrait bien profiter du travail d’autrui.
-Frédéric Bastiat, économiste français du 19e siècle

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51 commentaires pour Etat providence

  1. André Martin dit :

    Concrètement, tu t’en vas où avec ta charette? Au cimetière, l’euthanasie collective pour les pas assez riches? Concrètement?

    • crioux dit :

      C’est le Québec qui s’en va au cimetière si ça continue. Est-ce que demander à quelqu’un qui est apte au travail se faire sa part au lieu d’être payé à rien faire c’est de l’euthanasie? Est-ce que cesser de subventionner à outrance des entrepises avec l’argent des contribuables c’est de l’euthanasie? Est-ce qu’avoir moins de fonctionnaires au gouvernement c’est de l’euthanasie? Est-ce que cesser de faire des déficits et emprunter de l’argent pour payer les salaires des fonctionnaire c’est de l’euthanasie?

      Ca ne serait pas plutôt le contraire? Continuer à s’endetter comme ça signifie un état pauvre et une vie misérable pour les générations futures.

      Il me semble que l’exemple était clair, probablement que vous n’avez pas compris. Un état providence ne peut pas fonctionner quand les gens se votent des cadeaux et des privilèges à même les fonds publics. Il faut revenir à la base, où seul ceux qui en ont réellement besoin, les plus démunis, seront dans la charrette, les autres sont devant à tirer.

      • André Martin dit :

        Est-ce que vous comptabilisez dans les plus démunis, les minières, les hijacks de impôts d’entreprises dans les transits fiscaux offshore (lire Denault…). Pas un mot sur la surfacturation de la corruption, la commission Charbonneau, vous connaissez? Vous écrasez un paquet d’observations valables sous des dogmes simplistes parce que forcément incomplets. Un dogme, c’t’un dogme!

        Les gens peuvent aller plus loin que d’essayer de leur faire réciter vos p’tits catéchistes. Il faut faire l’effort de présenter TOUT le portrait, parce que jusqu’à présent ça dépasse pas le pitch de vente. Sorry…

      • crioux dit :

        La surfacturation, le corporatisme (comme PKP qui se fait payer une colisée au frais des contribuables), les compagnies subventionnées, etc.. oui ce sont des gens qui embarquent dans la charrette et qui ont pas d’affaire là. Par contre les abris fiscaux, ça c’est le réflexe de ceux qui créent la richesse quand les gouvernements taxent trop. Ils essayent de sauver un peu de LEUR argent des griffes du gouvernement. Retournez lire le texte sur la courbe de Laffer.

  2. André Martin dit :

    Vous êtes nostalgique du bon vieux far west et du droit de cuissage des seigneurs du moyen âge, sans doute souhaitable si tu fais partie du 2% du bon bord.

    Et j’aime bien le « un peu » du trop taxé… c’est comme donné les clefs de la banque de sang aux vampires: l’homme est bien tout ce qu’on voudra, mais riche ou pauvre, c’est pas une bibite raisonnable.

    Vous vous lancez en politique? Je serais curieux de voir votre budget idéal de la province, et la migration des postes budgétaires vers les vôtres pour qu’il fonctionne; là, on pourrait parler des vrais affaires. Sinon, en attendant, c’est de la cloud politic (en français, du pelletage de nuage).

    • crioux dit :

      L’homme n’est pas fait pour vivre en cage. Ce que vous dites c’est que les citoyens sont trop caves pour s’occuper d’eux même, que l’état qui doit s’occuper d’eux.
      Tout le monde ne peux pas vivre aux dépend de tout le monde, ça ne peut pas marcher, il faut que les citoyens soient responsables d’eux mêmes.

      Payer quelqu’un à rien faire s’est aussi s’assurer qu’il ne deviendra jamais riche. Taxer les créateurs de richesse à mort, c’est aussi les inciter à moins travailler, trouver des abris fiscaux, ou alors déménager. Est-ce que vous comprenez c’est quoi la courbe de Laffer?

      Et non je ne suis pas un riche non plus, je suis dans la classe moyenne, qui en arrache pour arriver à la fin du mois et quand je regarde mon chèque de paye, et que je vois tout ce que le gouvernement m’enlève, j’ai le droit d’être scandalisé.

      Allez-voir le programme du parti. Dès le premier budget, il y aura équilibre budgétaire, et dès que possible commencer le remboursement de la dette. Fini de dilapider l’argent des contribuables pour distribuer aux amis du partis ou acheter des votes à crédit. Fini les primes de départ pour les députés démissionnaires. Simplement le gros bon sens.

      • André Martin dit :

        RE: il faut que les citoyens soient responsables d’eux mêmes.

        Alors, à quoi servent les limites de vitesse (ticket modérateur, on se comprend…) sur les autoroutes? Le gros bon sens, ça suffit pas: il faut prouver que c’en est, et qu’il soit assez valable pour l’appliquer dans le réel.

        RE: Dès le premier budget, il y aura équilibre budgétaire.

        Qu’est qui vous empêche d’en livrer un NOW, pour qu’on sache sur quoi réfléchir pq le gros bon sens, c’est tout et n’importe quoi.

        Sinon, c’est juste de la dialectique et brûler des neurones pour rien.

      • crioux dit :

        Où sont les budgets des autres partis?

  3. André Martin dit :

    Dans un monde idéal, si vous preniez le volant de la province demain matin, vous donneriez quoi comme instructions aux ministres et surtout aux sous-ministres (c’est eux qui préparent les budgets). Là, on pourrait réfléchir sur du concret. Du real politik…

    • crioux dit :

      Le problème au Québec n’est pas un problème de revenus, on est déjà taxé au maximum, c’est un problème de dépenses. Couper dans les programmes inutiles, sous traiter quand c’est possible à moindre coût, trouver de meilleurs moyens de faire mieux à moindre coût et retourner de l’argent dans les poches des citoyens, au lieu des poches du gouvernement.

      Allez voir le programme du parti:
      http://particonservateurquebec.org/le-programme/

      • Gilles Laplante dit :

        C’est particulier de voir un gars qui tire discuter avec un gars dans la charrette.

      • crioux dit :

        Le gars dans la charrette doit dire, « Envoye le riche, fais ta part »

  4. André Martin dit :

    Un budget est un total de fonds disponibles (y compris empruntés) aloués à des dépenses.

    L’intérêt, CR, de proposer un budget détaillé et comparatif avec celui en vigueur actuellement, est qu’il permet de mieux comprendre ou tu en enléves et ou tu en rajoutes (et vice versa), en fonction du plan d’affaire derrière (péquiste, libéral, QS (non chiffré), PC (non chiffré), et surtout si le budget proposé a des chances de se tenir dans le monde réel. Sinon, vous demandez aux gens de votez sur des pitchs de vente, des slogans, du tapage publicitaire ou autres propositions pas nécessairement intelligentes à faire, parce que personne s’est donné la peine de les tester et de les discuter. il n’y a pas un dirigeant d’entreprise qui fonctionne comme ça, mais en politique tu brasses des dizaines de milliards de dollars comme si c’était du monopoly.

  5. Claude Gagnon dit :

    La fameuse question référendaire… quoi en penser ?

    Comme vous le savez peut-être déjà, en plus de mon intérêt pour les affaires, je suis également un passionné d’économie et de politique. À l’approche des élections et devant la possibilité qu’un gouvernement péquiste majoritaire en ressorte, plusieurs aspects m’inquiètent. Laissez-moi partager avec vous mon point de vue sur les enjeux principaux de la campagne en espérant faire évoluer le débat et faire réfléchir.

    J’aborderai donc différents thèmes qui me sont chers, soit l’économie, l’identité nationale et l’éducation. Commençons tout de suite avec le point le plus alarmant de la campagne actuelle: la question référendaire.

    Je crois qu’en 2014, le concept de souveraineté est dépassé. Le fédéralisme est le modèle de prédilection pour une société florissante. Il permet de répondre à nos objectifs nationaux et régionaux tout en assurant la coexistence pacifique entre les différents groupes ethniques.

    La souveraineté, un gouffre sans fin

    L’argument principal de la souveraineté est le désir du peuple québécois de prendre sa destinée en mains. Cet argument peut être débattu : en regardant les plus récents sondages, même Montréal, cœur économique du Québec, refuse de se séparer du Canada.

    Si le projet de la souveraineté se réalise, le Québec n’aura d’autre choix que de reconnaître les droits des autres minorités présentes sur son territoire. Ces groupes n’auraient-ils pas logiquement le même droit que la minorité francophone du Canada de se séparer ?

    Les deux tiers du territoire québécois riches en ressources naturelles sont habités par les populations Cris et Inuit qui y résidaient déjà bien avant les peuples Français et Britanniques. Si un peuple pouvait à juste titre réclamer son indépendance, ce serait certainement ces derniers. Alors pourquoi sont-ils si farouchement contre l’indépendance du Québec? Ils craignent pour leurs droits constitutionnels… et avec raison ! Les lois du Parti Québécois démontrent clairement une tendance à diviser les citoyens et à s’en prendre aux droits des minorités. Le chauvinisme ethnique représente des risques énormes pour n’importe quelle société, et il est de notre devoir en tant que peuple de se demander s’il s’agit là du chemin que nous voulons suivre.

    L’argument économique

    Si le Québec se sépare, il est très peu probable que le Québec cède au Canada les territoires riches en ressources naturelles qu’occupent actuellement les Cris et les Inuits. Il s’agit là d’un manque de justice dans le raisonnement souverainiste. Le Québec peut se séparer du Canada, mais les autochtones ne peuvent pas se séparer du Québec? Ils occupent pourtant ce territoire depuis bien plus longtemps!

  6. Claude Gagnon dit :

    De plus, un Québec souverain deviendrait du jour au lendemain un pays insolvable. La dette du Québec est la plus imposante de toutes les provinces canadiennes en s’élevant à plus de 264 milliards de dollars. En calquant la méthode de calcul de l’Organisme de Coopération et de Développement Économique (OCDE), la dette publique d’un Québec souverain correspondrait à 94% de son produit intérieur brut (PIB), le classant ainsi au 5e rang des pays industrialisés les plus endettés avec la Grèce et l’Islande. De plus, les coûts d’emprunt du Québec augmenteraient de façon dramatique avec la chute de la cote de crédit du Québec rendant ainsi la gestion de cette dette encore plus difficile. Rajoutez à cela un gouffre grandissant de 9 milliards par année en transfert de péréquation et nous avons une nation pauvre avec de la difficulté à rayonner mondialement. Notre chère province frapperait un mur et le réveil serait brutal.

    L’argument de la culture

    Bien que les Britanniques aient remporté la bataille des plaines d’Abraham le 13 septembre 1759, les francophones du Québec ont su rayonner et préserver leur langue et leur culture pendant plus de 250 ans à l’intérieur de la fédération canadienne sans même avoir de loi 101 la majorité du temps! Si l’objectif réel est la sauvegarde de la langue française, pourquoi le Québec ne tenterait-il pas plutôt d’entretenir des liens politiques et culturels avec les francophones hors Québec? Dans le reste du Canada, en 2011, le nombre de personnes ayant déclaré le français comme langue maternelle était d’environ 1 067 000 et le chiffre augmente constamment. Cela représente environ 15% des francophones du Québec que nous serions prêts à abandonner. N’y a-t-il pas ici un manque de cohérence?

    Des gens des quatre coins du monde choisissent le Canada comme terre d’accueil. C’est un pays qui gagne à être connu et où il fait bon vivre. C’est notre devoir en tant que Québécois, mais également en tant que Canadiens de réclamer haut et fort notre unicité et de tout faire pour la préserver…

  7. La souveraineté : 7 BONNES raisons de rester dans le CANADA

    1. Un Québec souverain deviendrait du jour au lendemain un pays insolvable. Pourquoi ? Parce que la dette du Québec est la plus importante de toutes les provinces canadiennes et en cas de souveraineté, celle-ci correspondrait à 94% de son produit intérieur brut (PIB), classant ainsi le Québec au 5e rang des pays industrialisés les plus endettés avec la Grèce et l’Islande. De plus, les coûts d’emprunt du Québec augmenteraient de façon dramatique avec la chute de la cote de crédit du Québec rendant ainsi la gestion de cette dette encore plus difficile. Ajoutez à cela un gouffre grandissant de 9 milliards par année en transfert de péréquation et nous avons une nation pauvre avec de la difficulté à rayonner mondialement.
    2. Un Québec sans son Canada représente d’importants défis! Même souverain, les échanges commerciaux avec le reste du Canada demeure inévitables. Serait alors maintenue une situation de dépendance inévitable, allant à l’encontre de la volonté première de souveraineté absolue.
    3. D’un point de vue international, là encore les complications seraient importantes. Le Québec ne pourrait se prévaloir que de très peu de poids politique face aux du Canada, de tels échanges ne pourraient se faire que dans le cadre d’un déséquilibre économique absolu.
    4. Dans le même ordre d’idées, un Québec souverain ne serait pas nécessairement reconnu immédiatement. Effectivement, c’est ce que nous confirme l’administration Clinton, au pouvoir lors du dernier référendum en 1995, dans un article publié récemment dans la Presse : (insérer lien) (http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201403/14/01-4747886-washington-naurait-pas-reconnu-immediatement-un-quebec-independant-en-1995.php)
    5. Le coût d’un référendum est énorme. Le coût d’un référendum inutile est encore plus élevé.
    6. Un référendum gagné par 51 % aura comme effet de diviser la province, ou devrais-je dire, le pays. Construire un nouveau pays avec 49 % de la population en état de mécontentement présente des enjeux sérieux à considérer.
    7. La protection de la langue française ne sera pas plus facile. L’anglais est omniprésent partout dans le monde. Il y a des anglophones au Québec. Et en Ontario. Et partout aux États-Unis…une réalité qui n’est pas prête à disparaître!

  8. La situation de l’emploi au Québec
    Au moment d’écrire cet article en Mars 2014, le Québec fait mauvaise figure au niveau de l’emploi. Je ne suis pas une économiste ou une politicienne, je suis une travailleuse qui se pose des questions sur l’économie et l’élection provinciale 2014 au Québec. Je vais essayer de départir les différentes statistiques que j’ai trouvées sur internet et le programme des différents partis politiques. Selon moi, le Parti Québécois et sa chef, Pauline Marois, n’ont pas fait de miracle au niveau de l’emploi depuis 2 ans.
    Selon l’institut de la statistique du Québec le taux de chômage a diminué de 0,2% en 2013 par rapport à 2012. Ce chiffre, à lui seul, est difficile à comprendre ; je vous propose donc une bonne analyse pour décortiquer la situation économique du Québec. En fait, de comparer année après année est une très mauvaise comparaison. Il faut regarder l’évolution de mois en mois.
    Selon Statistique Canada, le Québec a un taux de chômage supérieur à la moyenne canadienne. Celui du Canada pour Février 2014 est évalué à 7,0% et celui du Québec est à 7,8%. Le taux de chômage est en hausse de 0,3% par rapport à Janvier 2014 alors qu’il était de 7,5%.
    Au chapitre de la création d’emploi, le Québec compte pour un emploi sur cinq des nouveaux emplois canadiens. La population du Québec compte pour 23,25% de la population totale du Canada. Il y a un manque à gagner par rapport à la création d’emploi au Québec. Plusieurs secteurs comme la transformation primaire, la foresterie et les mines sont en décroissance au Québec malgré une forte demande mondiale.
    Selon le Parti québécois, l’emploi est leur obsession. Cependant, selon leur site internet : «Le Parti québécois n’a présentement pas de postes à combler. ». Plus sérieusement, la feuille de route du gouvernement Marois n’est pas reluisante en matière de création d’emplois. Cependant ils promettent de créer plus 115 000 emplois en 3 ans.
    Le Parti libéral du Québec, quant à lui, prévoit relancer le Plan Nord et stimuler l’économie avec la création d’emplois bien rémunérés et de qualité dans les régions du Québec. Philippe Couillard prévoit créer 250 000 emplois pour le Québec. Rappelons que le gouvernement de Jean Charest avait ramené le Québec au même niveau que l’Ontario au niveau du chômage et avait créé 400 000 emplois.
    Le Parti Québec Solidaire, au lieu de promettre de créer de nouveaux emplois pour le Québec, promet de garantir un revenu minimum de 12,500$ par personne. Bravo! Plus d’assistés sociaux en vue.
    Selon moi, il faut faire confiance au Parti libéral du Québec(PLQ) pour créer des emplois au Québec et soutenir les entreprises québécoises dans une économie changeante.

  9. Il ne faut pas oublier que nous faisons tous un tour dans cette charrette à un moment ou un autre de sa vie… La santé, l’éducation, les politiques familiales et les filets sociaux sont instaurés au bénéfice de tous les citoyens. À trop couper dans les services publiques, il y aura de plus en plus de gens qui tireront la charrette sans jamais avoir la chance de s’y reposer…

    • crioux dit :

      Sauf que présentement, dans la plupart des pays occidentaux, il n’y a presque plus de gens pour tirer et plein de gens a bord. Le vieillissement de la population rend ça encore pire. Les personne âgées doivent profiter du filet social, c’est normal, mais il n’y aura bientôt plus assez de monde pour tirer. Il va falloir que certains débarquent et commencent à faire leur part. Et « faire leur part » ne signifie pas demander à ceux qui tirent de tirer plus fort, mais bien de faire débarquer ceux qui peuvent tirer et qui ne le font pas…

      Tout le monde ne peux pas vivre au dépend de tout le monde.

  10. Diogène dit :

    « L’homme n’est pas fait pour vivre en cage. Ce que vous dites c’est que les citoyens sont trop caves pour s’occuper d’eux même, que l’état qui doit s’occuper d’eux. »

    C’est ce que nous disent tous les amoureux d’un État central fort : les Communistes, les socialistes ET les capitalistes…

    Pourtant, les trois idéologies ont besoin d’un État central qui planifie l’économie (venez me dire qu’on ne vit pas dans une économie planifiée juste pour rire).

    Le libéralisme classique est incompatible avec le capitalisme

    • crioux dit :

      Ne pas confondre capitaliste et corporatisme.

      • Diogène dit :

        IL n’y a pas de confusion.

        La seule confusion qui existe est celle que les capitalistes entretiennent à propos du libéralisme classique des Lumières.

        La vision libérale classique est issue d’une conception précise de la nature humaine : diversité et libre création comme forme d’émancipation humaine.

        Le capitalisme industriel se caractérise par son esclavage salarial, son travail aliénant et ses principes hiérarchiques et autoritaires d’organisation sociale et économique.

        En d’autres termes, le travailleur n’a le choix qu’entre la misère ou la vente de sa force de travail, et cela pour un travail qui ne lui apportera jamais l’émancipation, en plus de l’obliger à se soumettre à l’autorité d’autres hommes.

        Je rappelle que le libéralisme classique chercher à émanciper l’individu de l’autorité arbitraire des autres individus…

        Donc le libéralisme classique est en contradiction avec le concept d’individualisme possessif et de soumission à une autorité arbitraire inhérent au capitalisme.

        Donc, le libéralisme classique débouche directement sur le socialisme libertaire ou l’anarchisme, c’est-à-dire sur un ordre organisationnel sans dominants et dominés.

        Mais je comprends que la liberté puisse faire peur à ceux qui ont trouvé le confort dans leurs chaînes

  11. Diogène dit :

    Toute idéologie qui s’appuie sur un État (donc une élite éclairée qui dit aux masses comment vivre) est une idéologie anti-liberté et autoritariste.

    Le capitalisme est autant une idéologie autoritaire que le communisme ou le socialisme

    • crioux dit :

      Vous mélangez allègrement capitalisme, corporatisme, néolibéralisme, anarchisme et libéralisme classique. Il y a a mon avis beaucoup de raccourcis dans votre raisonnement.

      Le capitalisme, ou le néolibéralisme, est le vrai libre marché, avec un état minimal. Ca ne s’appuie donc pas sur un gros état autoritaire, ce qui est le cas du corporatisme. Mais le but n’est pas de faire ici une débat de sémantique. Le but du billet est de dire que l’état est trop gros et croule sous son propre poids, mais je ne suis pas un adepte de l’anarchie non plus.

  12. Diogène dit :

    « Le capitalisme, ou le néolibéralisme, est le vrai libre marché, avec un état minimal. »

    C’est faux. Nous sommes présentement dans un système néolibéral.

    Votre raisonnement est le même que ces communistes qui disaient que l’URSS n’était pas du communisme… On s’en fout, l’expérience communiste nous a donné l’URSS.

    Que nous a donné l’expérience capitaliste? Le corporatisme. C’était inévitable, le capitalisme ne peut fonctionner sans hiérarchie, donc sans une élite au sommet.

    La différence entre notre système et la dictature? La propagande pour remplacer la matraque.

    Le capitalisme est incompatible avec le libéralisme classique. Voici le raisonnement, il est simple :

    D’un côté, le libéralisme classique cherche à émanciper l’individu de l’autorité arbitraire de l’État…

    De l’autre côté, on a actuellement un système capitaliste qui se sert de l’État pour soumettre les individus à l’autorité des corporations privées… l’argent est pompée du bas de la pyramide vers le haut, non le contraire.

    Le capitalisme industriel se caractérise par :
    1- son travail aliénant (voir Adam Smith à ce sujet)
    2- son déni de la liberté en obligeant de choisir entre la misère et la vente de sa force de travail (la liberté est une illusion et une parodie quand les conditions d’exercice du libre choix n’existent pas) et
    3- ses principes hiérarchiques et autoritaires d’organisation sociale et économique qui induisent chez les gens le sens de l’obéissance et de la soumission.

    On suppose que les penseurs libéraux ne voulaient pas remplacer une soumission à l’État par une soumission aux corporations privées. (ils n’avaient aucune idée de la manière qu’on redéfinirait une « personne morale ».

    Dans les faits, le libéralisme classique débouche donc directement sur l’anarchisme, non sur le capitalisme

    Les anti-anarchistes pensent que les hommes naissent pour être gouvernés par des autocrates bienveillants… C’est faux. Les hommes sont capables de s’organiser sans avoir recours à un État.

    L’État minimal est une fiction. Une utopie de la même eau que le communiste et ses lendemains qui chantent. Du moment où il y a un État, les pouvoirs se concentrent entre les mains d’une minorité. That’s it.

    • crioux dit :

      Désolé, mais tu es complètement a côté de la track. Le néolibéralisme n’a jamais existé au Québec, ni au Canada.
      C’est certain qui si tu es un anarchiste, tu vois le monde d’un angle très biaisé.
      Retourne voir la définition de néolibéralisme, ça n’a rien à voir avec l’état providence actuel, qui est interventionnisme et a tendance socialiste.

  13. Diogène dit :

    Je cite Adam Smith qui parle de la division du travail et de ses effets sur la masse du peule :

    « Un homme qui passe toute sa vie à remplir un petit nombre d’opérations simples n’a pas lieu de développer son intelligence ni d’exercer son imagination à chercher des expédients pour écarter des difficultés qui ne se rencontrent jamais ; il perd donc naturellement l’habitude de déployer ou d’exercer ces facultés et devient, en général, aussi stupide et aussi ignorant qu’il soit possible à une créature humaine de le devenir ».

  14. Diogène dit :

    L’État-providence pour qui? L’argent est pompée vers le haut, pas vers le bas. Désolé mais c’est un fait, les milliards servent à sauver les banques, pas les clochards

    Pourquoi je verrais le monde biaisé parce que j’endosse les idées anti-autoritaires des Lumières?

    Je considère que c’est toi qui est biaisé par la propagande néo-libérale… Ils ont même réussi à te faire croire que le néolibéralisme n’existait pas ici. lol

  15. Diogène dit :

    Crois-tu que les hommes naissent pour être gouvernés par une élite éclairée?

  16. crioux dit :

    Mon blog est un blog sur la science et la politique (commentaires sur l’actualité politique, la droite économique, et tendance libertarienne)
    Tu te trompes de place, si tu veux chialer contre l’état obèse et faire la promotion de l’anarchie, va sur un blog étatiste socialiste de gauche.

    Et durant cette dernière semaine de campagne, je n’ai certainement pas le temps de discuter d’Anarchie, ce qui n’est pas le sujet du billet dans lequel tu écris tes commentaires, qui est sur les limites l’état providence et l’imminence de la faillite de L’état..

  17. Diogène dit :

    Ok, ne parlons plus d’anarchie mais de capitalisme…

    J’ai donné des arguments plus haut qui expliquent que le capitalisme mène à un État central fort. Ils sont toujours valides, tu n’es pas d’accord?

    • crioux dit :

      Tu confonds capitalisme (libre marché) avec corporatisme (compagnies qui vivent au dépend de l’état)

      • Diogène dit :

        J’ai donné des arguments plus haut qui expliquent que le capitalisme mène à un État central fort. Ils sont toujours valides et je ne confonds rien du tout.

  18. Diogène dit :

    « si tu veux chialer contre l’état obèse et faire la promotion de l’anarchie, va sur un blog étatiste socialiste de gauche. »

    Ils vont me dire la même chose que toi : va sur un blogue étatiste capitaliste de droite…

    Le système qui permet l’État-providence présent est le système capitaliste. Donc critiquer véritablement l’État-providence actuel implique une critique du capitalisme actuel.

    Le système mondial dominé par l’Occident et dans lequel le Canada et le Québec évoluent est un système néolibéral. Essaie de prouver le contraire.

    • crioux dit :

      Il n’y a aucun gouvernement en occident qui est néolibéral. Retourne voir la définition.

      • Diogène dit :

        Lis n’importe quel auteur contemporain en science politique qui analyse le système actuel et il va te parler de néolibéralisme.

        Au début, le capitalisme était basé sur le libéralisme, ce n’est plus le cas. Appelle ça corporatisme si tu veux, la plupart appellent ça néolibéralisme – néo pour nouveau libéralisme.

        C’est le système occidental défendu par les États-Unis sur la scène mondiale, et c’est la réalité même si tu prétends le contraire.

  19. Diogène dit :

    « Mon blog est un blog sur la science et la politique »

    Justement, on parle du rôle de l’État, donc on parle de science politique.

    Mais la faillite de l’État, tu ne veux pas vraiment en parler autrement qu’en véhiculant des faussetés sur ceux qui exploitent réellement l’État… ce n’est pas ceux que tu prétends.

    L’argent sert à sauver les banques, pas les clochards.

    • crioux dit :

      Encore une fois, tu te trompes d’endroit pour venir chialer contre l’état. La droite prône un état plus petit, alors que la gauche veut toujours plus d’état.
      Toi tu sembles anarchiste, donc aucun état, la loi du plus fort.

      Si on revient à l’image du début, moi je veux un état plus petit, donc beaucoup moins de gens qui dépendent de la charrette, alors que toi tu ne veux pas de charrette du tout, que les faibles et les handicapés crèvent sur le bord de la route pendant que les autres avancent….

  20. Diogène dit :

    Pourquoi la loi du plus fort? Les sociétés organisées sans États ont toujours pris soin de leurs miséreux et indigents bien mieux que ne le fera jamais la nôtre.

    La droite actuelle ne saurait vivre sans l’intervention de l’État. La droite veut un gros État qui entretient des bases militaires partout pour « ouvrir les marchés ».

    C’est grâce à un super-État à son service que la droite canadienne peut écrire les lois minières de la Colombie et financer les milices qui vont exproprier les paysans de leurs terres pour les donner aux compagnies enregistrées au Canada. En science politique, sans doute tu le sais, on appelle ça le néo-impérialisme.

    Mais revenons à l’essentiel :

    Donc tu crois que les humains ont besoin d’une élite éclairée pour les guider? Qu’ils sont trop stupides pour s’organiser sans devoir obéir à un chef? Parle pour toi.

    • crioux dit :

      Tu fais exprès pour rien comprendre? Je suis pour un état plus petit. Si tu veux t’obstiner avec un étatiste, tu es au mauvais endroit.
      Tu mélanges plein de termes, et tu ne comprend vraisemblableement pas ce qu’est la droite et la gauche. On tourne en rond.

  21. Diogène dit :

    Je crois que c’est toi qui fait exprès pour rien comprendre… tu n’as réfuté aucun de mes arguments qui te disent que ton souhait d’un petit État dans le capitalisme est une utopie impossible.

    Capitalisme et petit État ne peuvent coexister

    Même chose avec le communisme et le socialisme, ces trois idéologies ont besoin d’un État fort pour exister, et le capitalisme n’y échappe pas.

    Et svp, cesse ta condescendance, je suis à la maîtrise en science politique et j’ai commencé à enseigner la géopolitique, je connais mes bases théoriques.

    Si tu veux vraiment parler de science et de politique je suis ton homme. Si tu veux juste avancer des préjugés et les présenter comme la vérité sans vouloir débattre, alors là…

    • crioux dit :

      Tant que tu n’auras pas compris la droite et la gauche, ton discours ne tiens pas la route.
      La gauche c’est le contrôle, la centralisation, et un état fort. La gauche c’est un marché contrôlé par l’état et la limitation des libertés individuelles au profits du « bien commun ».
      La droite c’est la liberté, un libre marché, et un état petit et décentralisé. La droite prône les libertés individuelles et aussi les responsabilités qui viennent avec.

      Ce que tu appelles capitalisme est du corporatisme, une forme de socialisme interventionniste qui profite et dépend de l’état. Rien à voir avec le libre marché, avec un état qui n’intervient que peu dans le marché dand un idéologie néolibéralisme.

      Va lire ça:
      https://crioux.wordpress.com/2012/05/28/gauche-et-droite/

  22. Diogène dit :

    Le problème je crois est que tu t’en tiens à une conception très limitée de la gauche et la droite…

    Ça ne se résume pas à ça, et la distinction n’est pas aussi tranchée.

    Mais tu ne évites toujours la question : un État petit et décentralisé est impossible dans le système capitaliste.

  23. Diogène dit :

    « La gauche c’est le contrôle, la centralisation, et un état fort. »

    De un, ça dépend de quelle gauche tu parles, de deux, la droite aussi c’est le contrôle, la centralisation et un état fort. Ça l’a toujours été. Les bases militaires et les porte-avions dans le Golfe persique sont là pour le prouver.

    • crioux dit :

      L’axe gauche/droite c’est l’axe économique. Ce dont tu parles c’est l’axe social. Tu n’as pas lu le texte que je t’ai cité.

  24. Diogène dit :

    Il n’y a pas de distinction tranchée entre l’axe économique et l’axe social. Ceux qui font cette erreur ont tendance à croire que les nazis étaient à gauche…

    Le capitalisme ne peut fonctionner sans État central fort.

    La seule issue est l’abolition de l’État pour une société dirigée par des fédérations d’Assemblées où chacun peut s’exprimer.

    Toi tu cautionne le système actuel qui écarte la majorité des décisions qui les concernent directement. Au fonds, tu es contre la liberté puisque tu es pour l’autorité d’un État qui ne sera jamais minimal mais toujours omnipotent. C’est mathématique.

    • Diogène dit :

      Le système actuel qui écarte la majorité des citoyens du processus décisionnel est par sa nature anti-liberté.

      Le cautionner et prétendre à plus de liberté est une imposture

    • crioux dit :

      Le fascisme est opposé à l’anarchisme sur l’Axe social tout comme le communisme et le néolibéralisme sont opposés sur l’axe économique. Si t’es pas capable de comprendre que l’anarchisme et le fascime n’ont rien à voir avec l’axe économique, ça ne sert à rien de continuer à discuter.

  25. Diogène dit :

    Ton graphique ne passe pas la rampe des concepts universitaires (donc universels).

    Les penseurs anarchistes ont bien définis leur vision économique : production libre, commerce libre. Il suffit de les lire.

    Le capitalisme ne peut fonctionner sans État central fort.

  26. Diogène dit :

    Ton graphique n’a aucune pertinence dans ce débat :

    Le libéralisme individualiste ne peut donner naissance à une conception spécifiquement politique : car si la négation du politique impliquée dans tout individualisme conséquent commande une praxis de défiance à l’égard de toutes les puissances politiques et de tous les régimes imaginables, elle n’aboutira jamais à une théorie positive de l’État et du politique qui lui soit propre.

    Il s’ensuit qu’il n’y a pas de politique libérale, il n’y a qu’une critique libérale de la politique.

    Ce que tout ça veut dire?

    Que le libéralisme (ou capitalisme) tel que tu le prônes mène de facto vers l’État total, même si ton idéologie appelle le contraire de tous ses vœux. Ton graphique ne dit rien sur cette réalité.

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