Le cirque de la Charte

Après avoir subit la commission Bouchard-Taylor, je ne croyais pas que ça pouvait descendre encore plus bas. J’y avait participé, et des fois j’avais l’impression d’être entouré d’extra-terrestres, tellement c’était surréel.

Avec la consultation sur le projet de loi de la Charte, on fait encore rire de nous, et on passe pour des xénophobes.

Déjà qu’on avait eu droit au anecdotes de voyage en Musulmanie…

Voici maintenant qu’on veut bannir les zombies….

Aucun rapport avec la charte, qui je vous le rappelle ne concerne que la taille des signes religieux et l’habillement de les employés de l’état.

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17 Responses to Le cirque de la Charte

  1. bobclar dit :

    Rien à voir avec la charte, c’est vrai. Les Québécois, enfermés dans leur petit monde, n’ont aucune idée de ce qui se passe hors d’eux-mêmes. On dit souvent que les Québécois ont sorti la religion mais que la religion n’est pas sortie des Québécois. Il y a aussi l’exemple des réponses à certains blogues. Ça dérape, mon ami, et pas à peu près, passant de la louange à l’insulte. On parle encore de la vague orange au Québec. Le Québécois moyen n’a aucune culture politique. Il ne fait pas la différence entre la gauche et la droite. Il vote les yeux fermés en votant pour le beau gars ou le bon gars. Les programmes des partis, ben…il n’en a rien à foutre, pour lui ce n’est que du papier. De plus c’est une minorité qui va voter. Après il chiale contre le gouvernement. C’est à n’y rien comprendre. Ou plutôt, si: il ne comprend rien.

    Bon…ça fait du bien!

    • seremha dit :

      Pour moi, ce genre de Québécois pré-cambrien est de la même eau que le cerveau soudainement débranché de notre élite universitaire qui accommode la déraison de sa clientèle exotique; cette élite n’a pas l’excuse de la pauvreté intellectuelle.

      C’est vrai que la bêtise est très bruyante (et pas seulement québécoise: l’auto-bashing, vous connaissez?), mais il est aussi vrai c’est le prix à payer pour vivre en démocratie.

    • crioux dit :

      Bien sûr, la stupidité est universelle, répartie également entre tous, qu’importe la race, la langue, la nationalité ou l’ethnie. Mais ce genre de cirque ne fait que mettre les idiots à l’avant plan.

      • bobclar dit :

        J’ai mis l’accent sur le Québec. Je pourrais parler, je sais que c’est autre chose, de l’Ukraine, de la Grèce, de la France, de l’Espagne, la Russie et d’autres endroits comme l’Afrique et la Thaïlande. Je constate
        que c’est partout le même problème: on vote pour n’importe qui et après on se plaint. Sans parler des dictatures.

        On pense que le Québec est plus corrompu qu’ailleurs. Mais ailleurs est souvent  »plus pire » qu’ici. Ce n’est pas une excuse, je sais. Un policier de Toronto a déjà dit que l’Ontario est aussi sinon plus corrompu que le Québec. Mais on en parle plus. On cache sous le tapis. Et hop, la vie continue. Les sièges sociaux canadiens des mafias sont à Toronto, tout comme ceux des affaires. Et la bêtise n’est pas seulement québécoise. Mais au Québec on souffre de la maladie du nombril.

        Je commence à en avoir rien à foutre de la charte, que je trouve inutile par moment. Aux USA , les immigrants se disent avant tout «Americans». Ici ils sont italiens, marocains, algériens, portugais, etc… Au Québec on regarde son nombril. On veut des immigrants mais qu’ils retournent chez-eux dès que leurs différences nous offusquent. Les pré-cambriens
        prennent la place que les médias leurs donnent

        C’est ça la démocratie? J’ai de grandes difficultés à le croire. La démocratie n’a pas à être nivelée par le bas. Le «vox populi, vox dei» n’a pas toujours raison. La culture politique est aussi importante que la culture tout court. Beaucoup ne savent même pas qui est la première ministre du Québec. C’est tout dire.

      • crioux dit :

        Si on commence à parler de la culture politique des québécois, les anecdotes ne manquent pas 🙂

        J’ai déjà entendu une étudiante du Cégep qui pensait qu’il n’y avait que deux premiers ministre au Canada, au Québec et au Canada. (pas dans les autres provinces)…

        Sasn compter que la majorité des Québecois sont incapables de définir correctement la gauche et la droite.

  2. claudettetr dit :

    La charte c’est juste pour détouner notre attention que le Québec est dans le rouge et Pauline commence à faire pleuvoir les subventions avant le déclanchement des élections peut-etre même avant le budjet.

  3. seremha dit :

    Sadam Hussein avait la même approche simpliste lorsqu’il remportait ses élections « pas bruyante » à 98.5 %. Un peuple très intelligent, silencieux et coopératif… jusqu’à ce qu’il lui fasse craquer les vertèbres cervicales un peu fort (because le méchant chiro américain bien sûr).

    Les Americans s’envoient chier mutuellement au quotidien, intensité 10 chartes! (voir le film LA 25e HEURE de Spike Lee).

    Claudette, quant est-ce que le Québec est pas dans le rouge? Quand est-ce que c’est pas l’économie?

    Les libéraux trouvent aussi que la charte est un show de boucane, mais qu’est ce qu’ils ont fait de tant que ça pour qu’on ne soit pas dans le rouge eux-autres, à part combattre bec et ongles la venue d’une commission sur LEUR corruption?

    Et qui dans le monde n’est pas dans le rouge en achetant leur croissance à crédit comme les super Americans?

    • crioux dit :

      Sauf que pour le Québec, on est non seulement parmis les plus endettés, mais aussi les plus imposés et les plus taxés. Aucune marge de manoeuvre. On s’en va dans le mur et aucun des partis, PQ ou PLQ n’ont fait quoique ce soit dans leur mandats passés pour appuyer un peu sur le frein..

  4. seremha dit :

    CR, il y a beaucoup de problèmes au Québec (mais pas que ça). L’Obamacare est une patente à gosse comparé à notre système de santé (même croche) qui subit la mafia médicale et pharmaceutique Canado-US, mais à une échelle moindre. Les Américains sont moins taxés, mais ils en ont moins aussi proportionnellement dans le réel, en plus de perdre progressivement leur classe moyenne qui tombe en bas (les pauvres) en finançant leur élite financière (dette US) pas plus nombreuse, mais plus riche. Cette élite a une marge de manoeuvre fiscale, mais ne l’injectera dans le système par dogmatisme et stupidité, trop occupée à choisir la couleur de la douzième porche.

    Localement, les pensions indexées et bétonnées des fonctionnaires sont une aberration et devraient subir équitablement le jazz boursier mondial dans lequel ils jouent, mais dans lequel ils refusent de perdre (c’est notre Tea Party à nous ça).

    TOUTES les économies occidentales s’en vont dans le mur avec leur croissance à crédit, mais personne ne peut dire de quoi l’après-mur est fait. Mais la vie va continuer, ça, c’est sûr…

    • crioux dit :

      J’ai lu une étude récemment qui démontrait que les américains étaient moins taxés, mais surtout qu’il leur en restaient bien plus dans les poches que nous.
      A propos du Tea Party, je ne comprend pas ton lien. Le Tea Party est un groupe de citoyens qui demandent moins de gouvernement, donc moins de taxes et moins de service. Les fonctionnaires SONT le gouvernement, et demandent plus de gouvernement, plus de services (leur jobs) et donc plus des taxes et impôts pour se payer ça.

      Je suis d’Accord que la plupart des économies occidentales s’en vont dans le mur, mais certaines y vont plus vites et ça va frapper plus fort. Le Québec en fait partie.

  5. seremha dit :

    Tea party et fonctionnaires partagent la notion qu’ils peuvent prendre un max de la galette, qu’elle soit sous la forme entrepreneuriale ou cagnotte publique, mais surtout ne rien redonner. C’est humain mais obligatoirement légiférable, sinon chaos social assuré.

    Si tu détruis ta classe moyenne pour cause d’avidité débridée, tôt ou tard les pauvres d’en bas vont te sauter à la gorge et te voler (ou reprendre ce que tu n’as pas voulu leur consentir d’emblée). Et ils vont avoir eu raison de le faire.

    Ce n’est pas une question d’équité, de liberté ou de justice sociale poétisée, c’est la seule façon d’atteindre un objectif de paix sur le long terme. Ça c’est la job d’un gouvernement responsable de le faire, pas au capitalisme auto régulé (c’est pas dans sa génétique) ou à ses fonctionnaires parasitaires (pas dans sa génétique non plus) ou ses castes upper middle class (pas là non plus…)*. Malheureusement, il semble que la seule façon que les gouvernements décident de mettre leurs culottes, est de laisser leur population entrer dans le mur et entreprendre les réajustements nécessaires.

    Et c’est reparti pour un autre tour…

    * Il faut se souvenir qu’on a eu un ministre des finances, Paul Martin, qui faisait battre sa flottille de cargos sous pavillons de complaisance pour éviter l’impôt.

    • crioux dit :

      Non non non 🙂 le Tea Party est tout le contraire de ça:
      « The Tea Party movement is an American political movement that is primarily known for advocating a reduction in the U.S. national debt and federal budget deficit by reducing U.S. government spending and taxes »

      Donc moins de taxes, moins d’impôts, moins de services, et payer la dette. Laisser l’argent dans les poches des citoyens (C’est leur argent après tout) et minimiser l’interventionnisme du gouvernement, gouvernement minimal et décentralisé.
      C’est beaucoup plus proche du libertarisme. Alors ce que dont du parles c’est de l’étatisme, gouvernement centralisé et fonction publique obèse.

  6. Bobjack dit :

    Ne pas se fier aux médias pour parler du Tea Party, j’ai vu des dizaines de mensonges passer comme une lettre à la poste au sujet du mouvement populaire citoyen.
    Il menace des biens pensant et des profiteurs, pas surprenant qu’il fasse l’objet d’attaque virulente.

  7. seremha dit :

    Je ne comparais pas leur plan d’affaires, mais leur poids politique (donc économique). Une organisation, de gauche ou de droite, tend naturellement à prendre de l’expansion (syndrome Think Big d’Elvis Gratton). C’est la nature de la bête.

    Tu auras compris que le libertarisme débridé mène aussi dans le mur, et son vis-à-vis socialiste nous conduit à une aberration ou, par exemple, la 2e ville de l’état québécois vote systématiquement pour celui qui va consolider sa population de fonctionnaires. Par ailleurs, autre exemple, le libertarisme permettrait à une région pétrolière bitumineuse d’avoir un avantage déloyal sur sa voisine (disons au développement plus propre), en produisant son pétrole à rabais mais qui laisse derrière elle un foutoir environnemental.

    À mon avis, tu peux sans doute arriver à régler un problème régional en région, mais tu ne peux pas régler LES problèmes DES régions au même endroit. Ça prend une gestion centrale coercitive pour établir le BIG PICTURE et les règles du jeu. Il en va de même au niveau inter-nations.

    Autre exemple: je lisais un article d’un périodique français où il semblerait que 70% des nouveaux médicaments sont simplement de nouvelles appellations pour les mêmes molécules (pour éviter que le pactole devienne générique); mais tu imagines le bordel libertaire « gigantesque  » si tu empêches une minimaliste FDA d’intervenir…

    Le discours du tea party est simpliste (comme le discours idiot de certains chartistes qui ne savent pas de quoi ils ont peur). D’autre part, un gouvernement central est nécessaire… mais n’a pas obligatoirement à DEVENIR obèse.

  8. seremha dit :

    On est pas mal à la même place, je pense…

  9. seremha dit :

    … mais je ne peux pas m’empêcher de penser que ce genre de conversation est trop académique: par exemple, comment tu fais pour « proportionnaliser » le poids du vote des fonctionnaires de la ville de Québec, sans donner l’impression que tu leur passes une « quenelle » anti-démocratique?

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