Projet de loi sur le prix du livre

Si le PQ avait été au pouvoir dans les années 20, il aurait subventionné les marréchaux-ferrants, pour les protéger de la concurrence des voitures…

Empêcher les entreprises de faire des rabais, c’est juste une autre façon de taxer les gens. Aller chercher de plus en plus d’argent dans vos poches pour faire survivre artificiellement une industrie d’une autre époque: les librairies. Avec l’achat sur internet et les livres électroniques, ils vont éventuellement disparaitre, ou alors se regrouper en plus grosses librairies, comme c’est arrivé avec les petites épiceries de quartier il y a plusieurs décennies. Ce qui est mieux pour le consommateur en bout de ligne: meilleurs choix, meilleurs prix.

Sauf bien sûr quand l’état nationaliste, contrôlant et idéologique vient s’en mêler. Le résultat: les gens s’en iront encore plus vers les livres électroniques, ou alors iront simplement acheter leurs livres sur internet, donc l’effet inverse de ce que le PQ essayait de faire. Qu’à cela ne tienne, le PQ veut faire la même chose avec les livres électroniques.
C’est ça qui arrive quand on a un gouvernement qui base ses politiques sur l’idéologie et les lobbys (regroupement Nos livres à juste prix). Si les libraires veulent survivre, ils doivent s’unir et s’adapter, ou alors disparaitre. Libre marché et non pas intervention de l’état!

Mais je crois qu’on peut respirer tranquille, le projet de loi n’est pas encore voté, et le PQ risque de ne pas survivre au prochain budget au printemps.

Référence:
http://www.ledevoir.com/culture/livres/394157/prix-du-livre-des-rabais-limites-a-10-pendant-neuf-mois

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14 commentaires pour Projet de loi sur le prix du livre

  1. Paul Hémique dit :

    Quelques éléments en vrac :
    – En France il y a le prix unique du livre et ça permet, quoiqu’on en pense, à pas mal d’éditeurs de survivre.
    – le livre électronique (en France) c’est à l’heure actuelle 3% des ventes et encore moins du chiffre d’affaire. Ça ne décolle pas malgré le prix de vente des tablettes en forte baisse. De plus ceux qui achètent les tablettes sont, le plus souvent, de gros lecteurs, très attachés au livre papier. Ils continuent à en acheter malgré leur tablette. Les livres neufs achetés sur internet doivent également respecter ce prix unique. Ceci n’est pas valable pour l’occasion et on trouve aussi sur internet des livres neufs… plus chers que le prix éditeur (jamais compris qui achetait ça)
    – personnellement la disparition des libraires ne me réjouit pas. Internet permet d’avoir pas mal d’avis (pertinents ou non) mais le conseil d’un libraire peut parfois être utile (et on peut feuilleter tout l’ouvrage en librairie). Ils peuvent aussi défendre tel ou tel auteur (non mainstream) qu’ils apprécient, à l’opposé d’une certaine forme de libéralisme qui ne profite qu’aux plus gros, et ce sont des gens cultivés (ça disparaît…)

    J’ai envie de dire qu’on peut considérer que le livre est un objet culturel comme un autre mais on sait que malgré les ventes de disque en baisse, les musiciens se rattrapent avec les concerts, pour le cinema il y a le cinema, les DVD et les produits dérivés. Pour un auteur il reste quoi, à part le livre ?

    • lemoutongris dit :

      si les librairies sont si importantes, elles vont survivre d’elle-même.

      Ce qui a besoin de l’État pour survivre ne mérite pas de survivre

      • Paul Hémique dit :

        Les librairies physiques ne sont pas « si » importantes, elles sont au contraire très fragiles. Vous avez le droit de vous en moquer si ça vous plaît.

        Sinon vous n’avez jamais été dans une école ou un hôpital public ? On doit en rester au stade de la survie ? Comment financer le long terme, la recherche fondamentale, sans certitude de résultat, sans fonds publics ? Et la police, la justice, ça doit être privé aussi ? Ça ne mérite pas de survivre ?

      • crioux dit :

        Je crois que quand on parle de commerces, d’entreprises privées, si ça ne peut pas survivre sans le soutien du gouvernement c’est que ça ne doit pas survivre.

      • lemoutongris dit :

        Christian a bein résumé ma pensée.

        Pour ce qui est de la justice et de la sécurité publique: mes amis anarchistes diraient que ça peut s’entretenir seul, ce que je doute. Mais pour ce qui est du reste…

  2. Paul Hémique dit :

    C’est déjà plus raisonnable. Je crois qu’en même savoir qu’en matière de nucléaire, d’armement et d’aéronautique, les Etats subventionnent pas mal… et ça aurait du mal à survivre sans.

    • Bobjack dit :

      La recherche fondamentale est déjà privée … Et les plus grandes avancée viennent de là. Les pays qui subventionnent le moins la recherche ne sont pas en queue du peloton, j’imagine que ça libère des ressources et ça permet de laisser la politique en dehors.

      Pour l’armement je peux comprendre qu’il faut garder une certaine avance mais parfois c’est démesuré. La défense du territoire ça reste une fonction régalienne.

      Parlant de prix plancher, la bière en a un pour faire plaisir aux microbrasseurs.

  3. crioux dit :

    Imaginez si les petites boulangeries « indépendantes » réclamaient du gouvernment un prix plancher pour le pain, parce qu’il subissent une concurence « déloyale » de la part des grandes compagnies, comme POM ou Gadoua…

    • Paul Hémique dit :

      Je vous parle aéronautique vous me parlez baguette. Boeing et Airbus sont des marques commerciales et pourtant les deux sont subventionnées par les Etats car elles n’auraient pas sans ça les moyens de développer leurs futurs programmes. C’était pour dire que si on pense vraiment que : « Ce qui a besoin de l’État pour survivre ne mérite pas de survivre » alors on doit abandonner l’idée d’améliorer les avions, entre autres.

      Sinon votre exemple de baguette est mal choisi, le sujet étant le prix fixe du livre. Le prix fixe de la baguette existait en France avant 1987 : tous les boulangers devaient fournir de la baguette standard pour un même prix, fixé par l’Etat. Ils pouvaient se rattraper sur d’autres baguettes plus évoluées, pour lesquelles le tarif était libre (depuis 1987, tous les tarifs sont libres).

      Pour le livre ce n’est pas l’Etat qui fixe le prix du livre… Et tous les livres ne sont pas au même prix…
      C’est l’éditeur qui choisit le prix de ses livres et ce qui est interdit c’est de les vendre, quand ils sont neufs, avec plus de 5% de remise. Et ça c’est parce que l’éditeur ne gagne de l’argent (en pourcentage du prix du livre) que quand le livre est vendu au consommateur final (par le libraire) : ce n’est pas l’éditeur qui vend des livres au libraires.

      On peut ne pas défendre ce système, encore faudrait-il le comprendre avant de le critiquer.

      • crioux dit :

        Vous déformez mes propos. Je donnais un exemple de lobbyisme qui se sert du gouvernement pour passer des lois qui lui sont favorables, au détriment du consommateur. Je ne faisait pas un lien direct avec la loi sur les livres, autre que celui du lobby.

        Quand aux subventions qui servent à aider au démarrage, à aider à la modernisation, c’est différent des subventions qui servent à maintenir l’entreprise à flots, années après années, à coups de centaines de millions (exemple: MIL Davie). Personnellement, je suis contre les subventions, autre que les subventions pour aider au démarrage d’entreprises.

  4. Paul Hémique dit :

    OK pour la première partie, je n’avais pas bien compris ce que vous disiez. La disparition des librairies de quartier est quand même dommageable pour l’accès à la culture mais ça se tient.

    Pour la seconde OK pour ne pas subventionner à tout va mais il faut bien admettre que des grosses entreprises, telles que celles que j’ai citées, ont besoin de ces subventions sur le long terme justement.

    • Bobjack dit :

      Je ne soutiens pas plus les subventions à l’aéronautique, sans subvention ils prendront leur financement ailleurs. C’est plus une façon pour eux de diminuer leur risque sur le dos de quelqu’un d’autre, quand c’est devenu normal de le faire ça serait étonnant qu’ils arrêtent.

      Pour le domaine militaire, la défense du territoire étant primordiale on a pas vraiment le choix.

  5. claudettetr dit :

    Le problème c’est qu’il y a plus d’écrivains que de lecteurs.
    9 nouveaux livres sont édités toutes les heures en France, soit 79 300 nouveaux ouvrages en 2010, dont environ 50% denouveautés. Une production éditoriale en augmentation depuis plusieurs années et qui n’a pas été ralentie par l’édition numérique. Le nombre de livres proposés par l’Edition en France en 2011 était de 622.440 références.

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