Projet de charte des valeurs québécoises du PQ

Depuis que Bernard Drainville a déposé l’ébauche du projet du PQ, la blogosphère s’enflamme. Je me sens donc obligé d’y mettre mon grain de sel. Certains seront surpris, mais je m’oppose au projet, mais en même temps je m’oppose aux opposants du projet. Je m’explique:

Le projet du PQ est nationaliste. Le nationalisme c’est la croyance que les occupants d’une région devraient tous être de la même race, religion, groupe ethnique, tous parler la même langue, et que les gens qui n’en font pas partie devraient être assimilés ou déportés. La nationalisme n’est pas à vitesse variable, une fois qu’on s’en va vers le nationalisme, ça dérape vers le fascisme. Regardez ce qui s’est pasé en Italie et en Allemagne lors de la 2e guerre.

Voir mon billet à ce sujet: Dangereux nationalisme

Les opposants à la charte sont pour la plupart des partisans du multiculturalisme, du politiquement correct. Ca c’est le nom « soft » utilisé dans les médias, le vrai nom c’est le marxisme culturel. Le but de cette idéologie est d’utiliser les minorités pour détruire les valeurs de la nation de la majorité. Ce subterfuge à été crée par des marxistes. Leur plan est qu’au lieu d’utiliser le prolétariat (ce qui a été un échec), ils utilisent les minorités (noirs, homosexuels, minorités visibles qui ne s’intègrent pas) contre leur propre nation. Et une fois la nation, le patriotisme et les valeurs occidentales affaiblis, les gens sont plus enclin à « accepter » le socialisme/communisme. Ca aussi, une fois que les minorités commencent à prendre de plus en plus le contrôle, c’est difficile de revenir en arrière. Et c’est très vicieux comme méthode, dès que quelqu’un ose s’opposer ou se poser des questions, il se fait traiter de raciste/homophobe/islamophobe etc.. C’est la dictature des minorités.

Voir mon billet à ce sujet: Marxisme culturel, ou le politiquement correct

Donc d’un côté, on tend vers le nationalisme/fascisme, et de l’autre vers le multiculturalisme/marxisme. L’un est la majorité qui opprime les minorités, et l’autre ce sont les minorités qui oppriment la majorité. Les deux finissent habituellement en totalitarisme.

La seule voix de la raison, c’est la démocratie, la vraie. Ce qui signifie la dictature de la majorité. Les minorités ne doivent pas être opprimées, mais pas glorifiées non plus. Il faut que ces gens comprennent qu’il est de leur devoir de s’intégrer le plus possible, et non pas d’imposer leur valeurs ou leur religion aux autres. Les accomodements religieux c’est un permis pour ne pas s’intégrer. Si ces gens s’isolent, il ne s’intègreront jamais. Il n’y a qu’a voir les ghettos francais où même la police n’ose pas aller. Il faut les inciter à s’intégrer, non pas par la discrimination positive, qui est une abbération, mais bien en les traitant pour ce qu’ils sont : une minorité. Ca requiers donc un effort de leur part pour s’intégrer. Il faut leur montrer qu’il y est avantageux pour eux de s’intégrer à la majorité, mais pour que ça marche il faut que ça se fasse de façon libre et volontaire, et non pas forcé par une loi.

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11 Responses to Projet de charte des valeurs québécoises du PQ

  1. Maxime Breton dit :

    Vu que je ne veux pas finir mes jours harcelé et battus par des brigades musulmanes au Québec, je suis pour la charte de la laicité. Si le PQ a besoin de mon vote, il l’aura. Voici un exemple d’un pays qui a tous laissé allé au nom du multiculturalisme :
    https://www.youtube.com/watch?v=psZBaJU_Cvo Très peu pour moi.

    • crioux dit :

      L’Europe fait la promotion du multiculturalisme, justement avec ce résultat désastreux. Les Etats-Unis n’ont pas ce genre de charte, et les immigrants s’intègrent beaucoup mieux. Simplement parce que s’ils ne s’intègrent pas, ils auront de la difficulté à se trouver un emploi. Ici (Et en Europe) c’est le contraire, on leur fait des faveurs (discrimination positive) s’ils ne s’intègrent pas. Et au moindre accrocs, ça crie au racisme ou à l’oppression.

  2. Maxime Breton dit :

    J’aurais du inscrire « charte des valeurs québecoise ». Mon erreur.

  3. claudettetr dit :

    Est-ce que Pauline Marois va se crucifier avec la charte des valeurs?

  4. crioux dit :

    Le projet de charte tire du côté nationaliste, et suite à son échec, le backlash sera encore plus de multiculturalisme…La solution n’est ni d’un côté ni de l’autre.

    Il ne faut pas pas imposer des lois pour opprimer les minorités, mais simplement rendre les accommodements plus difficiles ou inexistants, et se débarrasser de « religion » dans la charte des droits. Forçant ainsi les gens a s’intégrer au lieu de vivre en ghettos et jouer à la victime en s’appuyant sur la charte. Le problème est la charte canadienne et sa clause de « religion », et c’est pas une autre charte qui va régler ça.

    Par exemple si un propriétaire de dépanneur désire que ses employés ne portent pas le voile, c’est son choix, son entreprise. Présentement la charte des droits et libertés le force à accepter ça.
    Si l’employée veut travailler, elle accepte de retirer le voile ou va travailler ailleurs où un employeur l’acceptera.
    Si un dépanneur arabe dans un secteur arabe décide que ses employés doivent porter le voile, c’est son choix, son entreprise. Si un client aime pas ça il n’a qu’à aller ailleurs

    C’est ça la démocratie, la dictature de la majorité.

  5. claudettetr dit :

    On était scandalisé de la déclaration de Jacques Parizeau: »L’argent et le vote ethnique » est une expression qui fait partie d’un discours.
    La charte va bien plus loin.

  6. L'engagé dit :

    J’ai commencé à lire votre article sur le «Marxisme culturel»
    et je me pose des questions sur ce long billet.

    Il me semble intéressant de fouiller la question puisque vous utilisez encore ce concept dans ce billet-ci.

    Quel est le lien entre votre texte et le blogue suivant ? http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-le-marxisme-culturel-ou-le-politiquement-correct-d-ou-vient-il-1-3-80622314.html

    D’où vous vient ce concept, originalement? À quelle autorité (intellectuelle, scientifique), y a-t-il un historien du Marxisme que vous fréquentez?

    Je connais Marcuse, je ne l’ai évidemment pas tout lu, mais je le connais assez pour que je trouve surprenant que vous le citiez, que vous nous parliez de l’École de Francfort et d’Adorno et qu’en sus, vous nous sortiez un extrait du journal de Michel Onfray.

    Il me semble que ce billet fait de gros amalgames, le minimum serait d’indiquer vos sources : on ne peut pas solliciter à ce point des penseurs que l’on ne connait pas soi-même. Si vous les avez lus (et j’en serais le premier surpris) j’aimerais comprendre comment vous procédez pour faire tenir votre doctrine alors que vous sollicitez des intellectuels au parcours contradictoire (Onfray des «Universités populaires» n’a pas sa place dans ce «Marxisme culturel», c’est un hédoniste libertaire, mais pas un «marxiste culturel»…

    Si vous n’avez jamais ouvert un livre d’Adorno ou de Marcuse, je ne comprends pas que vous puissiez faire confiance à une source externe qui les pense pour vous.

    Je pose ces questions parce que vous utilisez des concepts plutôt originaux pour proposer votre thèse, mais qu’il serait judicieux de préciser un peu l’origine de votre maitrise du sujet.

    En allant vers le billet original, on retrouve un amalgame douteux, vos références nous aideraient à y voir plus clair. Autrement, je dois conclure que vous plagiez.

    • crioux dit :

      Sacré l’engagé, tu ne change pas. Encore une fois tu t’attaques à la personne et au contenant, pas au contenu.
      Probablement que le texte que tu cites a utilisé une source commune à celles que j’ai lu avant d’écrire le billet, et où j’ai repris une partie pour l’historique.

      Qu’est-ce que tu as a dire sur le marxisme culturel? Est-ce que tu as bien lu les écrits de Herbert Marcuse et autres marxistes? Et est-ce que tu es d’accord avec ce stratagème pour que le marxisme prenne le contrôle de la planète? Est-ce que tu as au moins pris le temps d’écouter le vidéo de Yuri Bezmenov que j’ai posté?

      • L'engagé dit :

        Je ne m’attaque pas à la personne (faites la démonstration autrement) et je m’intéresse au contenant aussi bien qu’au contenu puisque pour que le contenu soit crédible, il doit respecter certains principes méthodologiques. Vous passez une partie de votre temps à décrire ce qu’est la science, alors aussi bien à appliquer les normes qu’elle encourage.

        Si vous me posez une question pour préciser ces normes sur notre objet, en sciences sociales, je commencerais simplement par les l’exposition transparentes des sources primaires et secondaires. Ensuite, je jugerais important d’éviter d’amalgamer des opinions sur les théories et les faits avec les théories elles-mêmes. ce qui conduit naturellement à n’élaborer que sur ce que l’on comprend bien soi-même.

        Pourquoi? Parce qu’autrement, si je ne connais pas la source primaire, je ne peux pas accorder ma confiance à une source secondaire, je n’ai pas l’appareil critique pour discriminer sur ce qu’elle me dit à propos du sujet qui m’intéresse.

        Vous m’écrivez : « le texte que tu cites a utilisé une source commune à celles que j’ai lu avant d’écrire le billet, et où j’ai repris une partie pour l’historique»,

        Je veux bien, alors pourquoi ne donnez vous pas cette source? Pourquoi votre billet suggère-t-il que ce texte est de vous? La connaissant, nous pourrions l’étudier pour en connaitre précisément la valeur et si, avec le filtre de sa pertinence méthodologique, on arrivait à la conclusion que ce n’est pas une source crédible, nous devrions l’éliminer des références. Ou au contraire, si elle est pertinente, cela donnerait de la valeur à votre propre thèse.

        Cependant, vous reconnaissez vous être inspiré d’une «source commune» , mais votre texte contient des extraits intégraux similaires à ceux du site à propos duquel je vous questionnais.

        Vous parlez «d’attaque», mais ici nous sommes en face d’un plagiat pur et simple.

        Ou alors vous êtes l’auteur original que l’on plagie, mais vous vous fiez à une source initiale, secondaire, que vous taisez.
        Ainsi avant de prendre la peine d’écouter des productions complémentaires à vos billets, vous devez faire la démonstration que vos billets sont rigoureux et que vous savez vous-même discriminer entre des sources fiables et des sources qui ne le sont pas.

        Le doute que vous soulevez quant au plagiat auquel vous vous livrez et votre manque de connaissance du sujet (et sur le marxisme en général) font en sorte que l’on ne peut pas se fier à vous.

        Vous me demandez de qualifier plutôt le contenu, mais il y longtemps que nous avons réalisé tous les deux que vous ne me lisiez pas vraiment, puisque le coeur de mon propos repose à peu près toujours sur le caractère subjectif de vos sources.

        Je vous ai fait de looooooooooooooooogues démonstrations à plus d’une reprise. Mais en sciences sociales, vous finissez fatalement par vous draper d’un relativisme absolu pour vous défendre.

        Il n’y aurait pas, d’après vous moyen de connaitre des réalités sociales et s’entendre sur les termes pour les découvrir.

        En définitive votre monde est construit sur des opinions, lesquelles sont inconciliables avec la recherche de norme dans la recherche sociale, les gauchistes seraient ceci, les environnementalistes seraient des melons, etc.

        Comment voulez-vous échanger véritablement dans ces circonstances?

        Il ne me reste qu’à pointer la faiblesse méthodologique de vos textes. Vous vous en moquer, mais cela peut faire réfléchir certains lecteurs, c’est tout ce que je cherche.

      • crioux dit :

        J’ai lu plein de textes différents pour me faire une idée, mais pour ce qui est de l’historique, je ne peut pas réécrire l’histoire, c’est une liste de faits de dates et d’évènements.

        Encore une fois, tu parle du contenant, pas du contenu. Tu n’as toujours rien dit au sujet du marxisme culturel. Puisque tu sembles être un expert en marxisme, éclaire-nous! Donnes-nous le point de vue d’un marxiste.

  7. L'engagé dit :

    « pour ce qui est de l’historique, je ne peut pas réécrire l’histoire, c’est une liste de faits de dates et d’évènements»

    Je pense que des notions d’historiographie permettent de comprendre que l’Histoire ne se réduit pas à une liste, mais c’est un détail. Passons, mais écrire que le «marxisme culturel » est à l’origine du « politiquement correct » lequel serait un projet de destruction de l’Occident, ce n’est pas faire de l’histoire, c’est fabuler.

    Lénine a très bien pu organiser un mouvement de propagande, l’École de Francfort n’avait pas besoin de son impulsion ou de ses directives pour se servir de l’appareil marxiste pour faire une critique des industries culturelles. De la même manière, Lukacs est bien plus prêt de Hegel et de Marx, autonome dans la construction de son appareil critique (social et littéraire), que d’un programme propagandiste.

    Existe-t-il des théories marxistes, des grilles, des courants. Oui.
    Le marxisme (incarné avec perversité dans les états soviétiques) a-t-il contribué à l’émergence de courants artistiques? Certainement (que l’on pense au réalisme soviétique).

    Mais amalgamer ces phénomènes, pour en faire essentiellement un instrument de propagande est réducteur. Existe-t-il des théories marxistes? Évidemment.

    Mais le processus invasif par lequel une galaxie d’idiots utiles participeraient, sans trop s’en rendre compte, à la réalisation d’un agenda politique décidé et organisé, ayant pour but de «corrompre» l’Occident de l’intérieur est tiré par les cheveux.

    Des gens propagent des thèses marxistes, socialistes, anarchistes, féministes et écologistes parce que pour l’essentiel, ils croient que le mode proposé par ces idéologies serait meilleur. Par ailleurs ils héritent d’une tradition intellectuelle qui les équipe de diverses grilles et concepts pour analyser notre monde. Des outils intellectuels que d’autres chercheurs utilisent aussi à leur tour, sans partager pour autant un idéal révolutionnaire. N’oublions pas que Marx a littéralement «équipé» les sciences économiques; Le fétichisme de la marchandise et son secret est enseigné dans les grandes écoles de commerce et dans les facultés d’économie, il n’est pas que le lot des «marxistes».

    Bref, réduire le débat sur la charte à vos deux tendances (nationalisme VS marxisme/multiculturalisme) est assez problématique, la lecture d’un billet sur un seul des termes révèle un problème patent de compréhension de la pensée marxiste.

    Si vous étiez un lecteur féru d’Adorno, vous n’auriez pas ce type de conclusion, vous sauriez que votre amalgame est terriblement réducteur.

    Mais le plus problématique, c’est que vous vous entêtez à nier l’évidence : d’où pouvez-vous tirer que Adorno, Benjamin et Marcuse aurait été aidés par FREUD!!!

    D’où tirez-vous que votre citation de Marcuse conduise au «marxisme culturel», au déconstructivisme puis au «politiquement correct»?

    La «déconstruction» est un terme employé par Derrida, il s’inspire ici d’Heidegger, rien à voir avec votre thèse, comment pouvez-vous soutenir pareil assemblage?

    Ma conclusion partielle : vous plagiez un texte dont vous ne connaissiez pas les références, sans doute parce que ce dernier a l’air savant. Si vous l’aviez le moindrement compris, vous auriez su qu’il était problématique. Et vous vous seriez abstenu de l’utiliser.

    Comment, dans ces circonstances vous suivre dans vos opinions, vos hypothèses ou vos suggestions si la lecture de vos billets montre 1. Du plagiat
    2. Que vous ne savez pas reconnaitre vous-même l’incohérence de vos sources.

    Vous avez le droit le plus légitime à vos opinions, ce qui est problématique c’est que vous cherchez à les justifier par un discours pseudo-scientifique alors que vous n’avez pas l’appareil méthodologique pour discriminer une source rigoureuse d’une source problématique.

    Vous ne pouvez pas soutenir que ledit texte, la section «historique», est rigoureux et valide. Il est truffé d’inexactitudes et de raccourcis.

    Si vous ne les voyez pas, d’autres lecteurs, eux, le savent. Ils le savent d’autant mieux qu’ils ont lu les auteurs cités.

    Je peux vous relancer le même défi qu’il y a quelques années, allez voir un prof de sciences humaines de votre cégep et demandez-lui d’analyse la pertinence de cette « source».

    Faites une recherche sur 3 des penseurs que le texte sollicite, vous verrez bien que la conclusion d’utiliser les minorité ne se peut pas comme le texte l’affirme. Bien sûr une propagande politique a pu le vouloir, mais Walter Benjamin n’a pas du tout écrit dans le but de favoriser les desseins que votre billet suppose.

    Qu’avez-vous lu de Walter Benjamin?

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