Le scepticisme

Le scepticisme (tiré du grec σκηπσις : examen) est un terme signifiant étymologiquement un état d’indécision face à des déclarations, des propositions ou des logiques mutuellement contradictoires. Il est implicite par ailleurs que ce doute n’est pas simplement une étape dans la voie de la connaissance, mais plutôt la conclusion que la vérité ou la connaissance réelle est inaccessible. André Lalande (1867-1963) en donne la définition suivante :
«Doctrine d’après laquelle l’esprit humain ne peut atteindre avec certitude aucune vérité d’ordre général et spéculatif, ni même l’assurance qu’une proposition de ce genre est plus probable qu’une autre».
Par conséquent le scepticisme peut être sommairement défini comme un déni de la possibilité pour l’homme d’avoir des connaissances objectives. Il ne s’agit pas de nier que le monde soit tel que nous pensons le connaître, mais d’insister sur le fait qu’il pourrait être très différent. Il ne s’agit pas non plus d’affirmer qu’aucune des choses que nous pensons savoir n’est vraie mais de soutenir que nous n’avons pas la connaissance que nous pensons en avoir. A ce titre le scepticisme est une philosophie de l’incertitude.
Parler de l’incertitude, c’est poser le problème essentiel de la philosophie : celui de la vérité. Les hommes n’aiment pas vivre dans l’incertitude car ils ne saisissent pas le sens de leur vie. Devant ce vide ils sont fragilisés, prêts à enfourcher des chimères et se trouvent alors à la portée des capteurs de conscience car la confiance et non la méfiance est l’attitude primitive de l’esprit. Beaucoup de gens font confiance souvent de manière irréfléchie. Ce sont les cibles privilégiées des religions, des sectes, des pseudo sciences, des médias, des publicitaires et des arnaqueurs de tout poil. Car ce qui est mis devant nous, que ce soit par les sens ou par les déclarations des autres, est instinctivement accepté comme un rapport véridique, jusqu’à ce que l’expérience prouve la possibilité de l’erreur.
La certitude au contraire amène à distinguer ce qui s’offre à nous. Il paraît normal de s’appuyer sur des certitudes pour agir dans la vie pratique, morale et intellectuelle : le sentiment d’être dans le vrai est notre principal soutien pour prendre une décision, admettre une doctrine, une affirmation mais alors nous devons choisir et nous priver d’une part de vérité en éliminant une partie de la réalité d’un fait ou d’une assertion. De plus croire que l’on est dans le vrai est une attitude non satisfaisante intellectuellement car elle nous expose à l’erreur et à l’intolérance.
En résumé nous aimerions vivre dans un monde où toutes les choses auraient une explication précise mais l’incertitude reste l’espoir de tous les possibles. Et apprendre à l’affronter permet à chacun de ne pas s’enfermer dans des vérités établies par avance et par autrui, à nous méfier des certitudes : (l’histoire en est remplie qui se sont évanouies au fil des découvertes) et à chercher la vérité par soi-même en refusant le dogmatisme.


Source:
http://sophia-cholet.over-blog.com/article-le-scepticisme-des-philosophes-grecs-a-nos-jours-58928337.html

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