Le côté noir du mouvement vert, partie 2

Le principe de la bourse du carbone qui ne fait qu’appauvrir les plus pauvres et enrichir les profiteurs verts. Par exemple en Afrique, ils achètent des terrains, expulsant violemment les habitants pour produire des millions en « crédits carbones », une unité virtuelle qui ne représente rien.

Voici un extrait d’un rapport d’OXFAM:

« Trop d’investissements [dans la terre] ont abouti à des dépossessions, des tromperies, des violations des droits de l’homme et la destruction de lieux de vie », affirme Oxfam dans son rapport. (…) A travers l’Afrique, des gens parmi les plus pauvres de la planète ont été expulsés de leur terre pour faire place à des investisseurs étrangers qui déracinent les fermiers locaux pour pratiquer des cultures intensives destinées à l’exportation.

Mais dans ce cas [en Ouganda], le gouvernement et la compagnie affirment que les occupants étaient dans l’illégalité et qu’ils ont été expulsés pour une bonne cause: Pour protéger l’environnement et lutter contre le réchauffement climatique. L’affaire s’articule autour d’un marché naissant, multi-milliardaire en dollars, du commerce des crédits-carbone sous le protocole de Kyoto, qui contient des incitations pour externaliser la protection de l’environnement aux pays en développement. La compagnie impliquée, New Forests Company, cultive des forêts dans les pays africains, dans le but de vendre les crédits-carbone générés par ses arbres aux pollueurs étrangers. Ses investisseurs incluent la banque mondiale, à travers sa branche privée d’investissement, et la banque HSBC. »

Et un extrait d’un billet sur le sujet: ( http://www.objectifliberte.fr/2010/04/climategate-whitewash-et-histoire-de-tres-gros-sous.html )

A travers un mécanisme mis en place par l’ONU, au sein d’un programme intitulé REDD (Reducing Emissions from Deforestation in Developing countries), le WWF espère engranger ni plus ni moins de 60 milliards de dollars de crédits carbone sur les marchés d’échanges du CO2, à condition que les gouvernements mettent en place des quotas d’émission stricts. 60 milliards !

L’histoire vaut la peine d’être résumée. Le WWF a levé des centaines de millions pour mettre en place des zones de protection de la forêt humide des ravages supposés de la déforestation, dans le cadre d’un autre programme de l »ONU appelé ARPA, Amazon Region Protected Areas Project. L’idée de départ a consisté à placer, avec l’accord du gouvernement brésilien (du temps de Cardoso), des pans entiers de la forêt amazonienne sous la tutelle de quelques ONG, sous la bannière du WWF, afin qu’elles y établissent des zones de protection.

Puis, dans un second temps, le WWF prétend, de par sa « protection » des zones opérées sur les périmètres de l’ARPA, recevoir des crédits carbone pour chaque hectare de forêt « sauvée », et ainsi il espère pouvoir les revendre sur le CCX ou sur Blue Next aux entreprises qui préféreront acheter des crédits si cela leur revient moins cher que de mettre en place des filières limitant les émissions carbonées. Sa communication catastrophiste sur le devenir de la forêt amazonienne lui a donc permis de mettre en place un dispositif au potentiel incroyablement rémunérateur !

Vous me direz que si l’initiative du WWF permettait réellement de sauver l’Amazonie de la déforestation, il pourrait ne pas paraitre choquant qu’elle en tire profit. Sauf que…

Quand des ONG vertes ethno-centriques critiquent les ONG vertes Gaïa-centriques

Richard North, sur l’excellent site eureferendum, est parti de l’article de Booker dans le telegraph et a mené des investsigations complémentaires, qu’il recense dans un article fleuve intitulé « Amazon Gate II – seeing REDD », que je vous invite à lire si vous avez le temps, et qui fournit un nombre important de liens et de références sur les exactions commises par les ONG environnementales impliquées dans le programme REDD.

Derrière les beaux discours sur la conservation de la nature, de la biodiversité amazonienne, la réalité est très, très laide.

De l’article de North, il ressort que d’une part, les périmètres du programme ARPA sont souvent parmi les moins menacés de déforestation, parce que ce sont les plus inaccessibles. Le WWF n’a donc aucun mérite à les protéger, et lui accorder le bénéfice de crédits carbone sur la base du programme ARPA relève de la pure escroquerie intellectuelle.

Mais, beaucoup plus grave, la prise de possession des lieux par les ONG locales partenaires du WWF s’est faite au mépris absolu des populations ancestrales qui vivaient encore sur ces territoires il y a quelques années encore. Des organisations écologistes qui placent l’homme au centre de leurs préoccupations critiquent vertement le WWF et ses alliés. Parmi elles, « Forest people’s rights » a participé à la mise en place d’un observatoire des effets du programme REDD, qui publie un site intitulé « REDD monitor », dont les conclusions ont été reprises par nombre d’articles de presse tels que scientific american.

Par exemple, cet article de REDD-monitor montre que des ONG alliées au WWF ou leurs partenaires brésiliens font pression sur les populations indigènes pour qu’elles quittent leur habitat naturel, les forçant à s’agglutiner autour de villes champignon à la périphérie des zones concernées, ou ces populations peu adaptées à la vie urbaine font face à de graves problèmes de survie, d’alcoolisme, de prostitution, etc… »

Heureusement, le protocole de Kyoto est mort et enterré, et les marchés du carbone sont en train de mourir un peu partout sur la planète (Sauf au Québec et en Californie) mais c’est pas ça qui va arrêter les escrocs verts, ils vont trouver d’autres moyens de vous escroquer, sous le couvert de « sauver la planète »!


Source:
http://www.objectifliberte.fr/2011/09/rechauffement-climatique-victimes-africaines.html

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2 commentaires pour Le côté noir du mouvement vert, partie 2

  1. Antitribu dit :

    Et voilà! Une preuve de plus que les braises de l’Inquisition ne sont pas complètement refroidies.

  2. Bobjack dit :

    Mort et enterré … non, au Québec on parle encore de bourse du carbone. Alors le nom est peut-être enterré mais …
    Les crimes communistes ont-ils convaincu les communistes à se remettre en question ? Niet
    C’est un problème mental, le réchauffement c’est pareil on a pas fini d’en entendre parler.

    À chaque catastrophe les médias cherchent celui qui leur dira « c’est la faute du réchauffement », les plus vieux savent que c’est n’importe quoi, mais pour les plus jeunes qui n’ont pas vécu beaucoup d’année, ils pensent vraiment que les tornades et les ouragans n’existaient pas avant l’an 2000. Même pour les tremblements de terre ils arrivent à faire un lien avec le réchauffement.

    Les idiots sont toujours bien vivant et très peu le son devenu un peu moins.

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