Pétrole Gaspésien

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Il y a plus de 100 millions de barils de pétrole de découvert dans la région de Gaspé. Pour n’importe qui, dans n’importe quel pays, c’est une merveilleuse nouvelle qui signifie richesse et développement économique, mais pas à Gaspé. Un groupe d’environnementalistes mal-informés a influencé le maire de la ville qui a imposé un règlement sur la « protection de l’eau », mais dont le but réel est simplement d’empêcher l’exploration pétrolière. Le règlement ridicule de la ville dit qu’ils ne peuvent pas forer à moins de quelques kilomètres d’un puit artésien,. Les « anti-toutte » auront juste à forer quelques puits artésiens pour empêcher toute exploration pétrolìere. En plus il s’agit d’une juridiction provinciale, pas municipale, la ville n’a pas le droit d’empêcher l’exploration pétrolière, Pétrolia a des permis en règle. Mais la ministre péquiste de la « pauvreté naturelle » est du côté des écologistes. Elle était militante écolo avant même d’avoir ce poste et elle n’est pas à sa place dans ce ministère.

Des gens autour de moi ont participé aux manifestations, « faut protéger l’eau » qu’ils disent. Pourtant l’eau n’est pas en danger. La ville s’approvisionne directement à la rivière St-Jean qui est très loin des puits. En dehors du centre-ville les gens ont des puits artésiens, mais même là, l’eau n’est pas en danger, il s’agit de forage conventionnel, on en est même pas au fracking. Et même si le fracking pourrait être utilisé un jour, le procédé est testé et au point. Grâce au fracking, d’ici 2020 les U.S. vont devenir auto-suffisant et même exportateur de pétrole, entrant donc en compétition avec les pays arabes, et il n’y a pas eu un seul cas répertorié de contamination lié au fracking.

Le fameux vidéo anti-fracking de l’eau qui prend en feu extrait du film Gasland, utilisé par les groupes écolo pour faire peur au monde, c’était arrangé, il serait grand temps que les gens le réalisent. Le puits utilisé dans le film est le même puits qui a déjà été contaminé de façon naturelle en 1936 et en 1976, donc des décennies avant que le fracking commence. Josh Fox, producteur du film Gasland a avoué qu’il était au courant, mais que c’était « pas pertinent » de le dire dans son film. Regardez l’extrait de l’entrevue:

Ce gars là a menti pour mousser son film et ça a marché puisqu’il a gagné des prix.

Un autre pauvre type a essayé de contaminer lui même son puits pour essayer d’avoir une compensation, mais les études du gouvernement ont démontré que son eau était potable. Ce sont les seuls cas de contamination rapportés sur plus d’un million de « fracking » et c’est là dessus que se basent nos écolos mal informés pour faire peur au monde.

Gaspé est une ville ou près de la moitié des gens vivent aux crochets de la société. L’exploitation pétrolière devrait permettre beaucoup d’emplois très bien payés (Salaire moyen dans l’industrie pétrolière: 1300$ par semaine) sans compter tous les emplois indirects, liés au transport du pétrole (rail, bateau) mais aussi simplement à l’augmentation de la population et de l’activité économique (construction commerces).
Quelle belle occasion pour les jeunes de revenir en région avec un emploi intéressant et payant! Avec un telle industrie, fini l’exode des jeunes! Mais non, les groupes verts anti-développement préfèrent vivre aux crochets du gouvernement, laisser la jeunesse déménager en ville et la Gaspésie se dépeupler. Où est la légendaire fierté Gaspésienne? Ou même la fierté Québécoise quand 8 milliards nous arrivent chaque année de L’Alberta qui eux sont maintenant riches et payent pour nous, province pauvre?

Est-ce qu’on a les moyens de se permettre en tant que société avec un budget dans le rouge et une dette énorme, de ne pas exploiter nos ressources naturelles?

L’argument fétiche des environnementeurs quand ils n’ont plus rien à dire c’est que leur interlocuteur doit être « payé par les pétrolières ». Est-ce qu’il vont m’accuser d’être payés par Pétrolia? 🙂
Ce qui est le plus ridicule de cet argument c’est que c’est en réalité l’inverse qui se produit. Les pétrolières donnent énormément d’argent aux organisations écologistes, comme Greenpeace, sinon ils se font menacer de campagne de salissage public, c’est une forme de chantage. Aussi David Suzuki a été payé par des intérêts pétroliers étrangers pour manifester contre les sables bitumineux, il a du quitter sa fondation quand le gouvernement a voulu que la fondation ouvre ses livres. Et la plus incroyable et bien documentée est ce film de propagande « Promised Land »(Terre Promise) avec Matt Daemon. Un film anti-fracking financé directement par les magnats du pétrole de L’Arabie Saoudite… Ils n’aiment pas l’idée que les Etat-Unis pourraient devenir une puissance pétrolière et entrer en compétition avec eux. Alors ils utilisent les écolos pour aller au front et servir leurs intérêts.

Et les moutons verts suivent sans se douter qu’ils se font manipuler par des gens dont le but est de s’enrichir ou alors nous ramener à l’âge de pierre. Pas de pétrole, pas de charbon, pas de gaz naturel, pas de barrages hydroélectriques, pas de mines, où aller chercher l’énergie dont on a besoin? Le solaire et l’éolien ne sont pas rentables, ni assez puissants ou constants. La civilisation a besoin d’énergie et de ressources pour fonctionner.

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15 commentaires pour Pétrole Gaspésien

  1. Bobjack dit :

    J’ai vu je ne sais combien d’article parler des danger du fracking mais presque aucun d’entre eux ne nomme un cas et dans le cas improbable ou ils donnent exemple c’est gasland.

    Pourtant j’ai beau lire beaucoup de nouvelle je n’ai pas vu encore de médias mainstream au Québec remettre les pendules à l’heure sur mainstream.

    Ps : Je ne t’ai pas vu au party de noël de Pétrolia ni de la CIA, tu étais trop occupé à mettre en branle le complot capitaliste contre les étudiants ? 😀

  2. L'engagé dit :

    « Il y a plus de 100 millions de barils de pétrole de découvert dans la région de Gaspé. Pour n’importe qui, dans n’importe quel pays, c’est une merveilleuse nouvelle qui signifie richesse et développement économique, mais pas à Gaspé.»

    Allez juste lire Pétrole Brut de Peter Maass avant de généraliser. Vous allez découvrir que c’est loin d’être si simple.

    Si l’extraction et le développement ne sont pas planifiés et politiquement bien pensés, ça peut mener à un désastre.
    Et ce n’est pas de la pensée magique verte….

    http://www.cairn.info/ouvrage.php?OUVRAGE=petrole-brut&ISBN=9782746713819

    • crioux dit :

      Pourtant le pétrole est extrait avec du fracking depuis quelques années aux U.S., particulièrement au North Dakota, qui est devenu très riche alors qu’avant c’était une région très pauvre. Et il n’y a pas eu de désastres.

      Je crois qu’on est très bien capable d’exploiter nos ressources naturelles en faisant attention à l’environnement. Personne n’a avantage à être négligeant.

      • Jeff Lafleur dit :

        Avec un gouvernement qui gouverne au sens du vent des écolos et qui veut laver plus blanc que blanc, ben on est encore sur le neutre et on n`est pas prêt de mettre ça de l`avant.

        Nos écolos ont pris le terrain du marketting en collaboration de Radio-Canada, des artistes et des supposés scientifiques et quelques politiciens écolos à la David Suzzuki.

        On est dépendant de la péréquation et on est heureux d`avoir les deux pieds sur la bavette du poêle. Pendant ce temps-là, on manifeste pour avoir nos chèques de chômage sans à avoir de compte à rendre à personne.

        Quel beau Québec!!!!

      • L'engagé dit :

        Et le propre de l’étude de Maass, c’est justement d’insister foisonnement des cas de négligence et des impacts sociaux négatifs de ce boom. D’ailleurs, même le très habitué Texas s’est fait frauder par les pétrolière, le pétrole est loin d’être la bénédiction qu’on lui suppose.

        Ça n’a pas été long à trouver des problèmes pour le Dakota. Je présume que «The Guardian» est une source assez crédible?

        North Dakota’s political establishment – Democrats and Republicans alike – view the oil boom as a huge success. Thanks largely to the new oil play in the Bakken, the state’s economy is surging. More than 41,000 workers were hired in North Dakota between 2008 and 2012, and the state has the lowest unemployment rate in the country. National leaders are pleased, too. All the oil pouring out of North Dakota has markedly improved US energy security. As recently as 2005, the US was importing 60 percent of the oil it consumes; today imports account for 42 percent of consumption. « Kuwait on the Prairie, » is how one headline writer described the Bakken.

        But not everyone is happy about the situation. Traveling across northwest North Dakota it is not difficult to find farmers, ranchers, and Native Americans who are outraged by what they are experiencing. Many North Dakotans view the oil rush as an assault on their communities and the places they love. The current oil rush seems to them different than the last oil boom that took over the state in the 1970s. The petroleum in the Bakken Shale is what the fossil fuel industry refers to as « tight oil, » or what environmentalists call « extreme energy. » Like the petroleum locked in the tar sands of Alberta, Canada, shale oil is hard to get at even with the most advanced technologies. All of the extra effort involved in extraction means that Bakken oil has an especially heavy impact – on water resources, on land use, on wildlife and habitat, on the fabric of communities. The oil rush in North Dakota has turned life there inside out. As White Earth rancher Scott Davis puts it: « We’re collateral damage. »

        The anger some North Dakotans feel toward the oil and gas industry is fueled by the feeling that the situation is totally out of their control. In many instances, people say, the oil companies haven’t been invited to drill – they’ve just invaded.
        source : http://www.guardian.co.uk/environment/2012/dec/04/north-
        dakota-fracking-boom-family

        Si vous préférez, même Pineault, un de nos économistes et sociologues montre que ce n’est pas toujours une bénédiction :

        http://www.ledevoir.com/politique/quebec/364711/petro-economie-quebecoise-les-risques

  3. crioux dit :

    Et personne ne voit l’ironie de faire des manifestations contre la réforme de l’assurance emploi en disant que le gouvernement ne comprend pas la réalité des emplois saisonniers et de l’autre manifester contre le développement des ressouces naturelles, qui apporterait des emplois à temps plein. Et ce sont les mêmes gens qui manifestent dans les deux cas….

    • L'engagé dit :

      L’ironie c’est que le pétrole n’est pas une panacée et que l’expérience d’un ensemble de communautés où l’exploitation du pétrole se fait, c’est qu’elles en profitent très peu, autant en retombées qu’en emplois.

      On n’est plus au XIXe et même les raffineries emploient considérablement moins de gens qu’auparavant. L’auteur de ce blogue insister d’ailleurs sur le peu d’impact des puits pour valoriser l’exploitation des ressources gazières et pétrolières, c’est dire qu’un puit fonctionne presque tout seul.

      Alors les emplois pour les Gaspésiens? Faudrait peut-être faire le parallèle avec l’industrie minière que l’on paie presque pour qu’elle exploite nos ressources en payant presque rien pour les redevance, des miettes en impôts, et de moins en moins d’emplois.

      Le pétrole est bien mieux dans le sol, tant que l’on aura vraiment pas une vision articulée du développement, une vision intégrale, liant économie, culture et politique.

      Ne mêlons pas la réforme de l’assurance-emploi à ça… Le pétrole est assez complexe et on se fout ici de s’inspirer de la documentation que je suggère depuis des années pour en rendre compte. Je dirais simplement que les baisses d’impôt aux entreprises, seules, font déjà très mal au Canada en réduisant justement ses capacités fiscales et celles des provinces, donc la capacité de bâtir des programmes et des initiatives pour stimuler l’emploi. Ajouter aux difficultés en pelletant alors ensuite les problèmes dans le champ des provinces ne fera qu’amplifier les difficultés. Tout ça alors que les entreprises n’ont plus besoin d’investir dans la formation de la main d’oeuvre ou la modernisation des équipements pour payer moins d’impôt, les diminution d’impôt des Conservateurs générant de facto une hausse de la trésorerie des dites entreprises, au détriment d’une augmentation du déficit et de la dette, qui doit être épongée par les travailleurs, voilà la réelle ironie.

      • crioux dit :

        Non mais qu’est-ce que tu connais des mines? Savais-tu que les employés de Murdochville avaient des salaires très élevés, des conditions de travail intéressantes et que la compagnie payait pour toute sorte d’infrastructures pour distraire les travailleurs (puisque Murdochville est loin des autres villes) et a payé des millions en taxes à la ville?

        Les employés étaient loin d’êtres « exploités » et je ne calcule pas ici les redevances, les retour en impôts des entreprise et des travailleurs et tous les emplois indirects.

        En plus, on ne parle pas ici de raffineries, mais bien d’exploitation. Le pétrole brut serait acheminé vers Montréal, et comme par hasard, une raffinerie a fermé à Montréal il n’y a pas si longtemps…. Les retombées économiques sont bien plus importantes que tu penses.

        Et qu’est-ce que la « culture » vient faire la dedans??

  4. P.A. Beaulieu dit :

    C’est ça se demander s’il n’y a pas parmi les manifestants qui veulent le statu quo par rapport à l’assurance-chômage au moins quelques personnes qui portent des pancartes où on peut lire « On veut juste un plus gros chèque sans travailler » en encre invisible en dessous du « On veut travailler » en encre visible!

  5. Youppi dit :

    Moi ce que je me demande c’est juste qu’est-ce que ça donne réellement aux communautés locales qui se sont développées sur le tourisme, l’agriculture, la foresterie et la pêche ? En quoi le pétrole peut stabiliser l’économie locale et protéger les ressources si tu ne travail pas dans ce domaine ? Pour moi c’est légitime qu’une communauté exigent d’éloigner l’installation de puits de pétrole, qui voudrait cela dans sa cour, malgré toutes les garanties que les compagnies peuvent offrir. Je trouve cela sage que ces communautés prennent le temps d’évaluer ces projets qui leurs sont offerts par les compagnies de pétroles ou autres. On plus au temps ou les compagnies ont le droit de s’installer n’importe au. Le développement oui mais pas à n’importe lequel prix.

    • crioux dit :

      Développer avec des emplois saisonniers, ça ne peut marcher qu’en vivant aux crochets de la société pour le reste de l’année. On ne peut pas vivre avec seulement le tourisme et la pêche. Le secteur de l’énergie promet des emplois payants et à l’année. Ce qui va amener une rehaussement du niveau et de vie et l’amélioration des services en région. Et pourquoi pas un peu de fierté. Il n’y pas de fierté à vivre sur le chômage ou le B.S.

      Les puits sont dans la forêt, loin des maisons. Malheureusement, il y a quelques années il y a eu un développement d’un petit parc de roulottes, qui place le puits no4 à 3 terrains de soccer et demi de la plus proche de ces roulottes. C’est quand même pas dans la cour arrière, et il y a des arbres en masse entre les deux. Les règles en la matière c’est à plus de 100m. On est à 350m. La compagnie respecte la loi, mais la ville a instauré une règle sur la « protection de l’eau » pour contourner la loi. Cette règle ne tiendra pas la route en cour, et donc la ville (les contribuables) pourrait avoir à payer des compensations.

      Une fois le forage terminé, tout ça est remplacé par une station de pompage, qui est petite et fait peu de bruit. A 350m dans le bois, ils ne verront et n’entendront rien.

      • Bizance dit :

        «Développer avec des emplois saisonniers, ça ne peut marcher qu’en vivant aux crochets de la société pour le reste de l’année. On ne peut pas vivre avec seulement le tourisme et la pêche.»

        C’est faux, il suffit de cesser de subventionner ces industries. Alors elles devront payer leurs employés à l’année pour qu’ils restent et ensuite augmenter le prix de leur poisson. Présentement les mangeurs de poissons ne payent pas le vrai prix. Et ceux qui n’en mangent pas payent pour ceux qi en mangent.

      • crioux dit :

        J’espère que tu te rends compte que ce que tu dis n’a aucun sens.
        Quelles subventions? Payer des employés à l’année pour rien faire 70% du temps? Avec quel argent? En faisant payer le poisson des dizaines de fois plus cher que sa valeur?
        On ne vis pas en vase clos. Personne ne va acheter de morue à 100$ du filet. Les gens vont acheter le poisson « d’ailleurs » et ça serait donc la faillite instantanée pour l’industrie de la pêche.
        Il n’y a plus de cours d’économie dans nos écoles?

        Pour développer une économie sur des bases stables et éviter l’exode des jeunes, ça prends des emplois payants et à l’année. Le secteur pétrolier peut apporter ça à notre région. Est-ce que tu es déjà venu en région autrement qu’en touriste?

  6. crioux dit :

    Complément: article de Jacques Brassard, ancien ministre péquiste de l’environnement sur le sujet:
    http://blogjacquesbrassard.blogspot.ca/2013/02/le-pq-et-la-creation-de-richesse.html

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