Pensée Magique verte

Les environnementalistes ont toujours des solutions qui semblent des solutions miracles à première vue, qui frappent l’imaginaire mais qui n’ont aucun sens quand on prend la peine de les examiner en profondeur.

Commençons avec les sacs d’épicerie. Il y a quelques décennies, on utilisait simplement des sacs en papier. C’était biodégradable, recyclable (même si on ne les recyclait pas) et provenant d’une source renouvelable à l’infini, soit les arbres. Mais les environnementalistes voulaient « sauver les arbres », alors on a changé pour des sacs en plastiques. Le plastique est fait d’une ressource non-renouvelable (pétrole), ils ne sont pas bio-dégradable, et même si c’est recyclable, la plupart des gens les utilisent comme sacs à poubelle ou pour ramasser les crottes de chien. Ca se ramasse donc dans les sites d’enfouissement. Ils se sont rendus compte que tout ce plastique devenait de la pollution. Il s’agissait donc d’une mauvaise solution à un problème qui n’en était pas un. Au lieu de simplement retourner aux sacs en papiers, ils nous taxent en nous faisant soit payer pour chaque sac en plastique, soit acheter des sacs réutilisables. En quoi est-ce que taxer les gens règle le problème? Les sacs en plastique finissent au même endroit. Et les sacs réutilisables peuvent causer des problèmes de santé puisque des bactéries y prolifèrent, et ils ne sont pas recyclable non plus.
Paper-Plastic-Bag
Un autre exemple de fausse solution: les voitures électriques! Zéro pollution! Leur problème principal est qu’elles ne font que déplacer la pollution. Partout dans le monde, l’électricité et produite principalement dans des centrales au charbon ou nucléaires, excepté au Québec, où la géographie et les multiples rivières nous permettent d’utiliser l’hydroélectricité. Si on devait changer une bonne partie des voitures à essence par des voitures électriques il faudrait construire des centaines de centrales au charbon et/ou nucléaire pour répondre à la demande. Zéro pollution, vraiment?
En plus leur autonomie est limitée, fonctionnent mal par temps froid, ça prend des heures à charger et les piles contiennent des produits toxiques.

Même problème avec les voitures à hydrogène. Il faut produire l’hydrogène quelque part, la plupart du temps on l’extrait des combustibles fossiles (charbon). La production polluante se fait ailleurs et donc on ne fait que déplacer la « pollution ». Sans compter les réservoirs d’hydrogène inflammable pressurisés qui sont dangereux dans une voiture, surtout en cas d’impact.

Les ampoules indandescentes ne sont pas efficaces. Solution magique: Ampoules fluocompactes: qui contiennent des produits toxiques, comme le mercure. Une nouvelle solution plus réaliste: l’éclairage FIPEL, mais encore une fois c’est fait avec du plastique, c’est probablement pas recyclable. Il y a encore du travail à faire.

Produire du combustible à partir du maïs (éthanol)? Encore une fois, ça semblait une bonne idée, mais dans les faits, produire du combustible à partir de la nourriture, alors que des gens meurent de faim était une très mauvaise idée, ça n’a fait que faire augmenter les prix des aliments de base, au détriment des pays pauvres.
1144406-L
Un autre exemple récent: produire du pétrole à partir des algues. Les chercheurs parlent de miracle! Les algues utilisent le CO2 (comme toutes les plantes) et après quelques manipulations, ils obtiennent un combustible biologique. Tout semblait plausible jusqu’à ce qu’ils ajoutent « on n’a qu’à ajouter du sucre ». Bien sûr, le sucre est une source d’énergie en soit. Il faut donc cultiver des centaines de milliers d’hectares de canne à sucre ou betterave. C’est le même problème que l’éthanol, on remplace la production de nourriture par la production de sucre pour faire du pétrole. En plus c’est pas efficace et on y injecte presqu’autant d’énergie qu’on en retire.

Les énergies renouvelables en général. Ça semble logique puisqu’on sait qu’à long terme, on va éventuellement manquer de pétrole (On va pas vraiment en manquer, mais il deviendra plus rare, ce qui va faire monter son prix, et alors les autres solutions qui n’étaient pas rentables deviendront plus compétitives). Alors pourquoi pas trouver une source d’énergie qui est renouvelable à l’infini? Le soleil, le vent, il va toujours y en avoir non?
Sauf que dans la réalité, ces énergies ne sont pas rentables, ça coûte très cher, et il faut y mettre presque’autant d’argent et d’énergie qu’il va en sortir.
Par exemple, les éoliennes ne fonctionnent que 25% du temps, alors comme on veut avoir du courant en continu et pas seulement quand il vente, il faut avoir des centrales thermique (charbon ou diésel) en backup. Et comme une centrale thermique prend des heures à démarrer, et bien elles fonctionnent 24/24. A quoi servent les éoliennes dans ce cas?

eolien

‘énergie solaire? Les panneaux solaires photovoltaïques sont très peu performants, les panneaux sont très couteux et pas pratiques dans les régions tempérées, où l’ensoleillement est plus limité (surtout en hiver quand on en a le plus besoin). En plus la neige obstrue les panneaux. Juste à regarder toutes les faillites de compagnies de panneaux solaires, comme Solyndra malgré les 500 millions de dollars de fonds publics investis.

Seul le solaire thermique peut avoir des possibilités dans certaines régions très ensoleillées, mais requiers de grosses centrales (donc beaucoup de miroirs et beaucoup d’espace) pour faire fondre du sel qui devient source de chaleur pour faire fonctionner des turbines à vapeur.

La plupart des solutions énergétiques vertes requièrent une entrée d’énergie quasi aussi importante que la quantité d’énergie produite. Alors que les combustibles fossiles sont de l’énergie à l’état presque pur que l’on ne fait que ramasser et utiliser.
Les formes d’énergies vertes sont donc très coûteuses. Qui veut multiplier son compte d’électricitié par 10? Personne!
Rien ne se perd, rien ne se crée. Les énergies vertes requièrent énormément de subventions pour tenter d’être compétitives et même avec tout cet argent public, elles tombent en faillite quand même.

Toutes ces idées qui semblaient bonnes au départ se sont avérées de mauvaises solutions à des problèmes qui la plupart du temps n’en étaient pas. Tout ça au nom d’une quasi-religion qui propage l’idée que l’humain est un cancer.

22 commentaires pour Pensée Magique verte

  1. P.A. Beaulieu dit :

    J’ai lu quelque part que le bilan carbone total d’un automobile électrique, si on prend en considération tout ce que cela implique en énergie de la fabrication des pièces à l’assemblage, l’usage et la disposition, incluant le recyclage des piles, est plus élevé que pour une voiture standard.

    • crioux dit :

      Juste le fait que la majorité du temps l’électricité est produite à partir de charbon, donc transformée (chaque transformation inclue une perte) met déjà la voiture électrique plus polluante que la voiture à essence. ..

  2. Marvin Tremblay dit :

    Le problème pour l’hydrogène, ce n’est pas la source de production. (On peut extraire de l’hydrogène provenant de l’eau par électrolyse). Le problème, c’est la batterie à combustible. Beaucoup trop dispendieux

    • crioux dit :

      Extraire l’hydrogène par électrolyse requiers probablement autant d’énergie que l’énergie produite. Ça serait intéressant de calculer.

      • André Caloux dit :

        « Extraire l’hydrogène par électrolyse requiers probablement autant d’énergie que l’énergie produite. Ça serait intéressant de calculer. »

        L’hydrogène dans les piles à combustible n’est pas une source d’énergie. C’est simplement un moyen de stocker l’énergie. Au bout du compte, on récupère quelque chose comme 20% mise dans l’électrolyse (à peine mieux que le moteur à combustion).

        http://en.wikipedia.org/wiki/Fuel_cell#In_practice

        L’auto électrique rechargeable est beaucoup plus efficace, environ 60% d’efficacité.

    • crioux dit :

      Si on extrait l’hydrogène de l’eau est que les écolos vont se plaindre et vouloir protéger l’eau, qu’ils croient être une ressource non-renouvelable? 🙂

  3. L'engagé dit :

    Pouvez-vous étayer un peu sur le prétendu pouvoir des environnementalistes à l’origine du bannissement des sacs de papiers pour leur remplacement par des sacs de plastique. Il me semble que ces sacs existent toujours, mais ne prennent-ils pas plus de place et ne sont-ils pas plus couteux?

    Sauriez-vous nous démontrer qu’ils sont responsables?

    Il me semble que les environnementalistes souscrivent plutôt à des principes de consommations responsables, en favorisant par exemple la consigne et des mécanismes pour cesser d’externaliser les couts sociaux et environnementaux de certaines industries, de manière à donner une chance aux modes de production plus respectueux.

    Les environnementalistes plaident par exemple pour la suppression des subventions et déduction aux pétrolières, ce qui empêche d’autres filière.

    Les environnementalistes préconisent par exemple des investissements massifs dans les transports collectifs, voire d’habitation, plutôt que les dépenses individuelles en matière de transport qui ne font qu’aggraver les problèmes d’étalement urbain, de pollution et de perte de qualité de vie en raison du temps passé dans les bouchons.

    Les environnementalistes militent pour plus de progressisme, par exemple dans les techniques de constructions, pour développer des expertises et l’entreprenariat local, de manière à construire d’une manière moins couteuse, moins énergivore et moins toxique.

    Le GREB me semble un exemple probant.

    Toutefois, les initiatives individuelles ne peuvent résoudre des problèmes systémiques, c’est pourquoi des loi affectant l’ensemble des pratiques, individuelles et collectives, domestiques et industrielles peuvent faire de grande différences.

    Par exemple l’intégration de la paille et de cahiers de charge en intégrant ce matériaux aux méthodes de construction permettrait aux entrepreneurs de développer cette technique et d’offrir cette alternative, alors qu’elle n’est possible en ce moment que par les autoconstructeur.

    Ainsi, on pourrait voir se développer à la fois un véritable savoir-faire, mais aussi du préfabriqué dans ce type de construction. Ce qui ferait baisser les couts pour tout le monde et améliorerait les pratiques. Une industrie des charpentes préfabriquée à assembler soi-même, en vue de l’insertion de ballots de pailles pourrait voir le jour.

    Diminuer le prix des maisons et des hypothèques ouvrirait des possibilités pour les Québécois, tous en encourageant le marché local, en diminuant notre dépendance aux grandes industries polluantes (ex. Du Pont).

    Ça n’a rien d’une pensée magique verte

    http://www.greb.ca/GREB/Accueil.html

    • crioux dit :

      En lisant ce message, ça saute au visage à quel point le message vert est lié au socialisme. Augmentation du pouvoir de L’état, limitation des libertés individuelles, anti-capitalisme, etc..
      Comme des melons d’eau: vert en dehors, rouge (socialisme) en dedans

    • Youppi dit :

      Les environnementalistes militent pour plus de progressisme : félicitations l’Engagé : je suis d’accord avec vous. Voilà un texte nuancé et censé.

      En environnement on a pas le choix de mettre des règles sinon ça coûte moins chère de mettre nos déchets dans un trou (site d’enfouissement). Le système capitaliste ne peut régler des problèmes environnementaux . cela est de la pensée magique .. . brune .

      • crioux dit :

        Reality check:
        Alors pourquoi ce sont les pays les plus industrialisés est les plus capitalistes qui sont les plus « propres » et que les pays communistes, les plus à gauche sont les plus pollués?

        Contrairement à la propagande des melons d’eau, le capitalisme à apporté prospérité et aussi meilleur niveau de vie pour tous.
        Aucune compagnie n’a avantage à polluer, ça nuit à son image et fait perdre des clients. Au contraire, elle en font plus que moins afin d’avoir un meilleure image.

        Par contre les Soviétiques n’avaient aucun remord à « dumper » des déchets nuclaires dans la mer du nord….

      • crioux dit :

        Un autre exemple de pensée magique verte: recycler le papier.
        Non seulement ça coûte très cher (main d’oeuvre, transport), mais il faut utiliser des produits chimiques pour désencrer le papier. Il serait beaucoup plus économique et aussi moins dommageable pour l’environnement d’utiliser une ressource renouvelable à l’infini: le bois.

        Par contre pour les autres produits comme l’aluminium ou le plastique, le recyclage est profitable et encore plus nécessaire parce que ressources non-renouvelables.

        Voyez à ce sujet:

  4. Youppi dit :

    n’importe quoi crioux : le procédé kraft ça te dit quelque chose (procédé de production de papier utilisant des produits chimiques). Quand le coût de l’enfouissement est considéré, ça vaut la peine de recycler. L’industrie du recyclage produit 6 fois plus d’emploie que celle de l’enfouissement.

    • crioux dit :

      Ben oui, des emplois « verts » c’est à dire des emplois subventionnés à outrance qui coûtent plus cher et produisent moins. C’est comme payer des gens à creuser un trou et d’autres à la remplir.

      Pourquoi tu penses que Sloyndra a fait faillite malgré une aide gouvernementale de 500 millions?

      • Youppi dit :

        pas rapp !!!

        des emplois supportés par la collectivité parce que les déchets c’est un problème qui concerne toute la société et qui s’assure de gérer le problème immédiatement au lieu de le reporter dans le temps à d’autres générations.

        selon ta « logique » faudrait que chacun conserve ces déchets chez lui parce ça coûte chère à transporter !! Vas tu commencer à faire cela ?

      • crioux dit :

        C’est pas du tout ce que je dis. Regarde le vidéo.
        Recycler quand c’est rentable et utile, pas recycler pour le plaisir de le faire et de générer des emplois inutiles au frais des contribuables.
        Je recycle, mais je me concentre sur ce qui est utile et rentable de recycler.

      • L'engagé dit :

        Des emplois « non-verts » c’est à dire qui externalisent les conséquences polluantes ou socialement nuisibles, parce que le laissez-faire ou encore la puissance d’une élite industrielle, commerciale ou financière rappellent au gouvernement de ne pas légiférer pour protéger l’environnement ou les population, ou qui les appelle encore à ne pas légiférer pour encourager des pratique novatrices revient à subventionner le statu quo, le pillage, le gaspillage et la pollution.

        Si par exemple les entreprises des sables bitumineux avaient à garantir en amont, à même le baril vendu, la restauration totale des sites et le traitements des «tailing ponds», pour ne parler que de ce problème, alors le baril de pétrole serait beaucoup plus cher, ce qui serait un incitatif pour des industries alternatives et des modes énergétique viables qui ne peuvent pas pour l’instant se développer.

        C’est la preuve que dans ce contexte la «main invisible» ne fait pas son travail et le marché non plus. Si un produit nous rend malade « au présent », évidemment l’entreprise qui le produit n’est pas populaire et fermera. Masi si les effets toxiques sont dissimulés ou futurs, alors les consommateurs et les législateurs, au présent, ne peuvent choisir en toute connaissance de cause.

        C’est précisément ce que font donc les environnementalistes, ils militent pour que les couts sociaux et environnementaux soient internalisés par les entreprises pour que les consommateurs, les citoyens et le reste du marché ait un signal clair du véritable cout d’un produit. Pas juste ce qu’il coute à acheter pour le consommateur, mais ce qu’il coute à la société pour éponger.

        Dans ce contexte, non seulement la non-intervention par rapport aux entreprises qui exploitent sables bitumineux correspond à une subvention déguisé, mais en plus on donne littéralement des congés fiscaux et des subventions aux dites entreprises.

        L’argument selon lequel les emplois verts seraient improductifs se renverse en défaveur «des emplois bruns». Je remarque d’ailleurs que Rioux dans sa défense ne prend pas la peine d’attaquer mes arguments et mes raisonnements, il prétend que mon argumentaire sent le «melon d’eau» et que cela suffit à discrédités mes propositions.

        Au final, j’ai simplement cherché à montrer que Rioux faisait un usage excessif de ses généralisations et que ses propositions à l’égard de la «pensée magique» étaient erronées. C’est pour cela que j’ai passé du temps à parler de la rentabilité potentiel de techniques et d’industries plus vertes, mais qu’un signal politique était nécessaire, travail de sensibilisation des environnementaliste.

        J’ai d’ailleurs donné l’exemple vraiment positif du GREB, mais cela ne semble pas suffire. Rioux revient à la charge avec la prétention d’une démagogie socialiste derrière ce train de mesure. Or, intervenir par le biais de l’état pour changer des pratique ne fait pas nécessairement un régime communiste ou socialiste. Le Danemark, la Suède ou la Finlande sont des démocraties libérales et sont plus avancés que le Québec par rapport aux législation en environnement.

        Fribourg, pourtant en Allemagne, certainement pas un bastion communiste, est une ville très écologiste.

      • crioux dit :

        Des belles paroles, mais est-ce que tu as une idée de comment ça se passe en Alberta? Des écologistes travaillent de concert avec l’entreprise pour justement décontaminer et reverdir une fois l’exploitation terminée. Le Canada est un exemple d’exploitation qui respecte l’environnement.

  5. Youppi dit :

    comme c’est bien dit L’engagé ..

  6. Youppi dit :

    crioux faudrait que tu renseignes adéquatement. Ce n’est absolument pas ce que j’ai lu sur la remise en condition des sols après l’extraction des sables bitumineux.

    « Le Canada un exemple d’exploitation qui respecte l’environnement, en alberta en plus  » : dis nous donc qu’elle prix internationale ont t’ils reçus pour cette exemple environnementale ?

  7. jeanlucproulx dit :

    Et pendant ce temps, le PQ prend fait et cause pour Roy Dupuis (il connaît quoi là-dedans, au fait): http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2013/02/05/002-fin-petites-centrales-hydro-quebec.shtml

    Je ne crois pas que le PQ ait mon vote aux prochaines élections!!! Avec quoi on développe le Québec si on le fait sans hydro-électricité, sans nucléaire, sans gaz de shale et sans pétrole??? L’éolien et le solaire sont trop chers et trop non-fiables pour compenser toutes ces pertes d’expertise!!! Si les conservateurs ont un chef crédible, ils auront mon vote!!!

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