Biais gauchiste de Radio-Canada

C’est pas d’hier que nos médias, Radio-Canada en tête ont un penchant à gauche

Mais est-ce récent? Depuis combien de temps?

Déjà en 1956 l’historien Robert Rumilly en parlait dans son ouvrage : « L’infiltration gauchiste au Canada français »:
(Pages 94 et 95)

« Il arrive qu’on invite à la télévision un homme de droite, mais soigneusement encadré par deux hommes de gauche. Et comme le meneur de jeu est lui-même un gauchiste, l’homme de droite a toute les chances d’être négligé, isolé, coupé, surclassé. Sans compter que les gauchistes acquièrent ainsi une habitude, une vraie technique de la télévision, dont la chance est refusée aux autres.

Presque toutes les discussions, presque toutes les conclusions, sont ainsi orientées à gauche. On travaille ainsi l’esprit des Canadiens-français. Radio-Canada complète et soutient le réseau gauchiste qui s’est mis en place, dans notre province, depuis quelque années. »

27 commentaires pour Biais gauchiste de Radio-Canada

  1. L'engagé dit :

    Je peux pas dire que je suis nécessairement d’accord avec vos sources ni avec votre appel à l’autorité et à la tradition comme si c’était garant d’une certitude, mais je peux au moins saluer la rigueur d’appuyer votre travail sur une recherche documentaire.

    À partir, de là, la discussion peut porter sur la valeur de votre source, sur l’analyse de votre source et sur la pertinence de votre référence, mais on est déjà dans l’ordre d’une certaine éthique méthodologique…

    En résumé vous citez Rumilly qui a publié à compte d’auteur, est-il fiable et crédible?

    Est-ce que, même si Rumilly l’était, cela constituerait un argument solide que se projeter en 1956 pour «prouver» en quelque sorte un penchant gauchiste qui serait ontologique…

    Dernière remarque, votre référence est membre d’une organisation nationaliste, fondée d’ailleurs par un des signataire du Refus global, c’est un contemporain de Groulx, un «ultra-nationaliste», défenseur de l’autonomie provinciale, c’est quand même pas rien.

    Je suis surpris que quelqu’un d’aussi fédéraliste que vous le citiez!

    • crioux dit :

      Le but était de démontrer le biais de Radio-Canada et de nos médias en général et que ça dure depuis longtemps. Que la source ait une tendance nationaliste n’est pas important dans ce cas-ci selon moi.

      Je n’ai évidemment pas trouvé ce vieux document. Je n’ai fait que reposter cet extrait trouvé par quelqu’un d’autre. 🙂

      Rumilly était un droitiste qui combattait le communisme. Voici plus de renseignement:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Rumilly

      • Je suis totalement d’accord, Radio-Canada va meme jusqu’a censurer les commentaires des internautes qui sont pas pour leur camp. Ils ont penches litteralement du cote des Palestiniens dans le conflit au Moyen-Orient, pourtant les Palestiniens eux-aussi ont commit des atrocites.

        Il est impossible d’avoir un debat Democratique sur les forum de Radio-Canada puisque les commentaires qui denoncent les crimes commit par les Palestiniens sont soigneusement effaces ou juste etouffes par des dizaines de commentaire pretendant que Israel est le mal incarne. La propagande haineuse contre les juifs est fortement acceptee et leur moderateur a aucun probleme d’afficher des commentaires qui encourage la violence et le meurtre envers eux. Ca a assez dure, Radio-Canada est coupable d’un crime; L’Incitation a la haine, j’ai moi-meme fait une plainte a l’Ombudsman parce que c’est totalement innaceptable qu’un reseau de Nouvelles National soit utilise a des fins partisanes.

      • Je suis temoin moi-meme du biais evident de Radio-Canada. Des commentaires qui se moquent du massacre de 7 Millions de juifs et qui nient l’Hollocauste sont acceptee et cela a maintes reprises sur plusieurs tribunes de Radio-Canada. Dans certains pays, il est interdit de nier l’Hollocauste, pas au Canada. Il est totalement immoral de rire de la mort de 7M de personnes, pour moi c’est evidemment de l’incitation a la Haine. Voici la preuve de ce que j’avance:

        http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/2014/07/01/002-bombardements-israel-gaza.shtml

        @gerard siboni
        RDI je repete juste le message de SAboni
        (((( les six millions qu’on a massacré en Allemagne))
        c est vrais cette histoire ??
        Il y a 1 jour

        Le site dit pourtant cela dans la section commentaires:

        (Important Afin de favoriser des discussions riches, respectueuses et constructives, chaque commentaire soumis sur les tribunes de Radio-Canada.ca sera dorénavant signé des nom(s) et prénom(s) de son auteur (à l’exception de la zone Jeunesse). Le nom d’utilisateur (pseudonyme) ne sera plus affiché.

        En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio-Canada a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !)

        Mais de quelle discussion parlent-ils? Il n’y a pas de libre arbitre et seul un camp est correct selon la moderation supposement ‘impartiale’ de Radio-Canada.

    • crioux dit :

      Mais est-ce vraiment nécessaire d’appuyer une opinion avec des écrits d’autres personnes comme quoi Radio-Canada est biaisé à gauche? C’est aussi évident qu’un élephant dans une pièce.

      • Filou dit :

        Il est vrai qu’il n’est point besoin d’écouter très longtemps la première chaîne radiophonique pour s’en rendre compte par soi-même. J’admets sans broncher que beaucoup d’animateurs essaient d’être justes et impartiaux, et j’observe souvent qu’ils acceptent même assez souvent de donner du crédit à certains politiciens dont ils ne supportent pas la cause. Mais leur naturel revient rapidement lorsqu’il est question non plus de louer, mais de critiquer. Dans le feu de la discussion (si l’on admet cette image hardie pour les conversations radio-canadiennes), lorsque le besoin d’être mordant se fait irrépressible chez l’animateur, on perçoit très bien leurs opinions. Et dans la très grande majorité des cas, on devine des opinions de gauche à tendance séparatiste assez marquées.

        Je ne dis pas ça pour blâmer des journalistes sensés être impartiaux, notez bien. Je ne suis pas journaliste, je ne crois pas beaucoup à une information véritablement impartiale et je comprend aussi le besoin que doit souvent ressentir un animateur, qui demeure un humain, de mettre un peu du sien dans son discours, ne serait-ce que pour le rendre vivant.

        Mais quand j’ai travaillé pour un employeur dont il devenait trop apparent que je ne partageais pas les valeurs, j’ai démissionné, et ce malgré qu’il ait tenté de me retenir. J’ai pourtant une famille à nourrir.

        Dans la même ligne de pensée, je ne vois pas pourquoi un séparatiste endurci continuerait à travailler pour un patron (Radio-Canada) qu’il veut renvoyer chez-lui. S’il est un si bon employeur, pourquoi vouloir s’en débarasser? Ou alors, si des convictions personnelles sussurent qu’il est un méprisable représentant de l’impérialisme anglo-canadien en terre québécoise, pourquoi ne pas aller se chercher du boulot ailleurs, aussitôt que possible et même avant? Leur position ambivalente est difficilement respectable à mes yeux.

    • Filou dit :

      À l’attention de M. l’engagé,

      Vous vous interrogez sur la valeur du document en tant que source fiable.

      Déjà le titre indique «gauchiste», que le Petit Robert définit comme un partisan extrême des solutions de gauche. Entre cette première chaîne de Radio-Canada que je connais aujourd’hui et un discours de Fidel Castro, je ne vois aucune commune mesure. Le terme gauchiste me semble donc un peu fort si quelqu’un devait l’appliquer à la version contemporaine de Radio-Canada, et quoiqu’il demeure a priori possible que celle de 1956 ait été différente, je me permets de douter qu’elle l’est été à ce point.

      Il me semble donc que la source ait pu être elle-même biaisée à droite, peut-être à cause de la crainte véritable que lui inspirait le communisme, que l’on pourra juger ou non légitime. Compte tenu du pedigree de l’auteur, cependant, un biais à droite apparaît probable.

      Mais toute tétracapilectomie me semble malgré tout un peu vaine, car comme l’indique M. Rioux, en d’autres mots, le biais à gauche de Radio-Canada est aussi évident qu’un concert rock dans le garde-robe de ma chambre.

      Que ce biais date d’il y a si longtemps, je ne me prononcerai pas. Mais si je désirais vraiment me faire une idée de la tendance à gauche que la chaîne avait dans les années ’50, ’60 ou ’70, je préfèrerais par-dessus tout me taper quelques archives. Rien de tel pour se faire une bonne idée de ce qu’il en était. Mais après ça, allez donc essayer de vous faire passer pour une source fiable. Et pourtant, je saurais alors vraiment de quoi je parle.

      Je comprend que vous désiriez discuter méthodologie, mais ça limite en même temps la discussion. Si l’on se limite à l’interprétation qu’en ont offert les sources fiables, il est impossible d’échanger, et je juge, mon expérience m’a appris, que l’échange s’avère parfois plus éclairant que les sources (j’ai l’esprit empirique, veuillez pardonner).

  2. G.Levesque dit :

    Ceux qui croient le contraire sont vraiment aveugles. Durant la campagne électorale, les journalsites se faisaient un méchant plaisir en plus de faire la nouvelle, la commenter. Que dire d`Anne-Marie Dusseault, pas souvent qu`elle a lancer pas une fleur, je dirait une petite feuille, elle se faisait un honneur d`interrompre ces invités surtout libéraux ou qui avaient un penchant pour les politiques libérales, et le téléjournale de soirée, Céline Galipeau en pleurait quasiment Pour ce qui est du régionale, à Rimouski s`en était pathétique. Oui, Radio-Canada francophone est gauchiste et en plus séparatiste.

  3. L'engagé dit :

    Intéressante contribution Filou, mais comme Rioux et moi voyons le monde avec des lunettes complètement différentes, pour véritablement échanger, surtout avec les autres lecteurs, il nous faut dépasser la dénonciation et la constatation de ce qui nous semble une évidence pour nous tourner vers des moyens par lesquels nous pouvons rendre justement transparent la preuve ou le raisonnement qui soutient notrepoint de vue.

    Rioux prétend que la SRC penche à gauche. C’est une évidence pour lui, mais pas du tout pour moi. Je trouve au contraire que la SRC prend pour acquis le monde tel que le conçois la droite, traite des sujets avec une perspective et une «normalisation» de la pensée managériale…

    Mon point ici n’est pas de le démontrer, mais vous me trouvez tatillon avec ma méthodologie, laquelle peut aussi bien recourir à une démarche empirique, j’ai parfois proposer à Rioux de soumettre ses sources et nous les avons examinées comme vous vous proposiez de le faire avec des archives pour la SRC.

    Vous faites la démonstration que que ce n’est pas parce que nous avons une source de 1956 que l’on peut conclure que le biais gauchiste de la SRC date de cette époque. Et vous vous servez vous-même de l’exagération de ladite source pour supputer qu’elle était peut-être tandancieuse.

    Voilà pourquoi je trouve au contraire que la méthodologie est essentielle, parce que Rioux et moi pouvons être si idéologiquement bornés, qu’en définitive, l’échange que vous proposez ne peut avoir lieu.

    Au contraire, une démarche solide, basée sur de arguments cohérents et non sur de simples opinions ou des idées reçues permet de discuter de la teneur des éléments apportés.

    Par exemple, sur la question d’Israël, on a parfois ici cité «Antagoniste» et j’ai de mon côté répliqué avec des articles du Jérusalem Post, de Haaretz ou encore des Nouveau Historiens israéliens, pour montrer que l’on pouvait critiquer Israël sans être antisémite ou idéologiquement bornés.

    Nos échanges finissent le plus souvent par le rappel de Rioux que les toutes les opinions se valent et qu’aucune norme ne permet les départager.

    Je crois au contraire qu’une telle position relativiste est justement dangereuse et populiste et qu’elle est contradictoire avec l’idée selon laquelle il y aurait une «vraie science» et une «fausse science», une proposition qu’amène souvent Rioux. Voyez la méthodologie n’est pas très loin.

    Ainsi, quelles que soient mes «sources» (Chomsky, Zinn, Nikiforuk, Rubin, Ha-Joon Chang) ce sont toujours des gauchistes biaisés et Rioux trouve que je m’acharne à cause de la différence de nos idéologies, mais je m’acharne souvent, c’est vrai, plutôt pour discréditer l’usage qu’il fait lui-même d’une source ou des conclusions qu’il en tire. Je lui demande comment il peutinterpréter tel ou tel passage ou comment son auteur peut prétendre ceci ou cela, alors que autre dit plutôt ceci ou cela. Mais si j’ai le malheur de citer un article du Devoir pour trouver un fait qui contredise sa thèse, on me rappelle (pas Rioux nécessairement, mais un autre lecteur), que c’est un journal gauchiste.

    Voilà pourquoi j’insiste sur la rigueur et la métho. Voilà pourquoi je l’ai félicité, vous-même, par la présentation transparente de sa source, avez-pu montrer quel problème son usage représentait.

    On n’est plus dans l’idéologie, mais au moins dans des discussions de méthode, ce qui déjà est plus sérieux.

    • Filou dit :

      M. l’engagé,
      Merci d’avoir pris le temps de soumettre ce nouveau message.

      Si je trouve tatillon la discussion de la valeur des sources, c’est que j’ai moi-même tendance à ne pas trop utiliser des sources, si ce n’est à simple titre d’exemple ou d’illustration. Que l’utilisation d’une source puisse être fautive n’enlève pas la valeur de document à cette source. Que M. Rumilly ait été vraisemblablement biaisé dans ses opinions ne change pas que son témoignage est une pièce digne d’être adjointe au dossier. Le grand’public n’est pas majoritairement composé de chercheurs monomaniaques passionnés, mais pas non plus d’abrutis irrécupérables. Une pièce au dossier est mieux qu’aucune pièce au dossier. Si la suivante n’arrive pas avant quelques semaines ou quelques années, ce n’est pas la fin du monde. On peut toujours discuter avec les quelques morceaux que l’on possède, et on peut même poser certains jugements de valeur. À défaut d’être en exact en tout, on affine tout de même sa perception du monde. Et tout inexactes que puissent être nos conclusions partielles ou temporaires, les expériences et connaissances acquises pendant les discussions peuvent souvent être transposées dans d’autres domaines, qui varieront selon les intérêts des différents interlocuteurs et pour lesquels certains pourront même avoir de grands talents.

      Les discussions politiques sont certes philosophiques, et elles touchent aussi parfois à la science, mais c’est là un domaine que n’atteint pas couramment le commun du public (moi y compris, je ne cherche pas ici à me remonter). Mais cela ne l’empêche pas, ce public, de parfois toucher de très près à la vérité, tout comme un enfant dont le langage est assez rudimentaire et la pensée critique peu développée envisage parfois des choses qui avaient complètement échapées à beaucoup d’adultes bien plus perspicaces qu’eux (je passe sur les sources d’une telle affirmation, supposant que vous et M. Rioux, malgré vos lunettes aux kaléidoscopes si différents, l’accepterez tous deux en consultant vos vécus respectifs).

      Je me permets quand même une petite mise en situation à tendance très digressive, que je vous laisse libre d’apprécier ou de trouver embêtante et inutile. Djô Blô apprend les mathématiques à l’école, ne se rend jamais au collège, cesse tôt son éducation formelle et apprend les mathématiques en utilisant Excel, avec lequel il monte des programmes de plus en plus complexes pour conserver des statistiques de jeu de dards, auquel il s’adonne passionnément plusieurs fois par semaine avec ses amis. En outre, il monte aussi de petits programmes pour faciliter l’apprentissage des tables de multiplications à ses enfants et à ceux des ses amis. Martin Machin, lui, poursuit son étude des mathématiques et devient ingénieur. Il a appris l’art de l’intégrale triple et du calcul tensoriel et s’est même momentanément intéressé à la topologie. Arrivé sur le marché du travail, cependant, des logiciels accomplissaient pour lui ces fastidieux calculs et ses employeurs n’attendent pas de lui qu’ils les réinvente ou qu’il les remette même en doute.

      À partir de ces données, pouvez-vous me dire qui se débrouillerait le mieux pour trouver des solutions à un certain problème mathématique? (Ma réponse, vous êtes de nouveau libre de l’accepter, de la discuter ou de la contester en bloc, est qu’il est impossible de le déterminer avec les informations disponibles: une étude formelle peut donner des outils, mais une formation pratique peut aussi puissamment façonner l’esprit. Comparez le second cas avec la formation de Bobby Fischer aux échecs: malgré que le niveau du jeu aux États-Unis ne fût rien comparé à celui qui existait alors en Russie, malgré que sa formation fut un peu informelle, il a réussi à s’élever bien au-delà de tous les plus grands champions Russes de son époque. Un autre exemple du second cas pourrait être le douanier Rousseau et ses peintures, naïves mais pleines de la beauté du monde et parfois de la crainte mystique qu’il peut malgré tout inspirer. Pour le premier cas, les exemples sont nombreux. Je mentionne au hasard Maurice Grevisse, grammairien de génie à la solide formation universitaire. Ce qui ne l’a pas empêché, notons-le, de développer ultérieurement une méthode de recherche et de jugement très personnelle, parfois aujourd’hui encore critiquée.)

  4. Filou dit :

    Encore à l’attention de M. l’engagé,

    J’écoutais encore récemment la première chaîne, version Côte Nord. On y parlait du «controversé» projet de mine d’apatite à Sept-Îles. Il y avait comme invité un farouche opposant au projet. Son argumentation reposait sur les travaux qu’ils avait fait d’un panorama de la ville de Sept-Îles avant et après l’apparition de la fosse. Il a eu tribune pratiquement libre pour exprimer «le désastre absolu» que serait cette mine à Sept-Îles. Il disait entre autre que ça ruinerait le coucher de soleil.

    Et les citoyens de cette même ville sont les premiers à se morfondre et à s’inquiéter lorsque le prix du fer descend et que le produit des mines de la fosse du Labrador cesse d’être envoyé vers leur port. M. l’engagé, avez-vous déjà vu un coucher de soleil à Fermont, à Labrador City ou à Wabush? Pouvez-vous imaginer ma frustration d’entendre de pareilles bêtises sur les ondes d’une radio d’état.

    Mais bon! On a aussi subséquemment donné la parole à une représentante de la compagnie. Remarquez cependant, le ton de l’entrevue changea. De bienveillant qu’il était lors de la première rencontre (avec l’opposant au projet), il devint beaucoup plus sec avec la représentante de la minière. En conclusion, on insista avec beaucoup d’emphase sur le fait qu’il s’agissait d’un projet controversé qui posait des défis sérieux auxquels la compagnie ferait bien de s’atteler.

    Ce qui est naturel au Labrador serait donc controversé au bord du fleuve? Notre coucher de soleil scrappé est important pour l’économie de la Côte Nord, mais il est normal de laisser dormir les richesses lorsqu’elles s’approchent trop de villes un peu plus peuplées? Non seulement il convient de donner la parole aux opposants (ce qui n’est que normal), mais il faut encore les traiter comme si le coucher de soleil qu’ils défendent était aussi important que des centaines d’emplois très bien rémunérés?

    Et les garderies à 7$, elles se paient comment, M. l’engagé? À grands coups de couchers de soleil scrapés au Labrador et c’est tout, ou quoi? Mais le Labrador, est-ce qu’on s’en fout autant et qu’on n’en parle pas simplement parce que c’est rempli de capitalistes qui gagnent de bons salaires en travaillant dur?

    Je veux bien que l’on discute, je veux bien que des gens tentent de minimiser l’impact d’une mine sur leur milieu de vie, mais donner une tribune libre aussi longue à ce genre d’idéaliste qui n’a aucune conscience sociale et qui est prêt à tout faire pour empêcher une mine de démarrer à cause du coucher de soleil sur le fleuve, tout en lui donnant implicitement raison via ces petits détails que l’on remarque chez l’animateur (bienveillance pour l’un et sécheresse pour l’autre), je trouve ça complètement débile, et en outre très à gauche.

    Si cet opposant au projet décidait plutôt de se faire embaucher par la mine (pour travailler en environnement, pourquoi pas?), il ferait assez d’argent pour se payer une charmante petite maison complètement à l’extérieur de sa ville, de laquelle il pourrait contempler tous les couchers de soleil qu’il voudrait, en version encore mieux que celle qu’il a maintenant à Sept-Îles.

    Et peut-être que Sept-Îles pourrait se payer l’OSM une couple de fois par an. Voilà pour la culture!

    Mais ça, on n’en parle pas non plus, à la première chaîne.

  5. L'engagé dit :

    «Je veux bien que l’on discute, je veux bien que des gens tentent de minimiser l’impact d’une mine sur leur milieu de vie, mais donner une tribune libre aussi longue à ce genre d’idéaliste qui n’a aucune conscience sociale et qui est prêt à tout faire pour empêcher une mine de démarrer à cause du coucher de soleil sur le fleuve, tout en lui donnant implicitement raison via ces petits détails que l’on remarque chez l’animateur (bienveillance pour l’un et sécheresse pour l’autre), je trouve ça complètement débile, et en outre très à gauche.»

    Après un commentaire impressionnant sur l’importance de la singularité de l’expérience pour construire la connaissance chez les individus et la contribution desdits individus au débat, je trouve que vous tourner les coins ronds dans votre dernier commentaire.

    Vous me dites «entre autres » qu’un idéaliste utilise la question du panorama pour exposer son argumentaire dans l’élaboration de sa position contre un projet de mine et c’est principalement sur cette question que porte votre récrimination sur le deux poids, deux mesures de la SRC dans le traitement de l’information.

    Toutefois, dans votre opposition au traitement débile vous associez directement le comportement de l’animateur à la gauche tout en dénonçant le fait de donner une telle tribune à quelqu’un qui en définitive tient des propos irresponsables, mais peut-on se permettre une association aussi gratuite?

    Un des rôles de la radio, de la radio d’état, de surcroit, est la diffusion d’information d’intérêt public (soit qui contribue à la justice et l’égalité, qui favorise une diversité de points de vue sur des enjeux sociaux, qui permet une meilleure connaissance des institutions, qui traite d’information concernant la collectivité, qui favorise la participation des citoyens en les éclairant sur leurs choix, qui est socialement utile) et je me demande si justement le comportement d’un animateur doit être le même entre un citoyen qui fait une démarche proprement sociale et politique sans nécessairement l’expérience ni les moyens pour influencer le débat public et une entreprise qui elle a des moyens financiers, l’expérience et le temps pour faire valoir son point de vue et défendre ses intérêts. Une minière a des moyens pour acheter de la publicité dans les médias (ou des dindes, comme Osisko l’a fait il n’y a pas si longtemps) et la possibilité de payer ses représentants qui font leur propres dossiers.

    Avec par exemple la Barrick Gold et son acharnement contre Alain Deneault et Écosociété, on ne peut pas dire que les minières sont les championnes de l’accessibilité au débat et qu’elles sont vraiment des partenaires de bonne foi pour l’acceptabilité sociale de leur projet.

    À une certaine époque, le mines étaient ouvertes longtemps et garantissaient de l’emploi local et des emplois payants (après une couple de combats, remarquez) sauf qu’avec la mécanisation et le perfectionnement des techniques, même des mines qui peuvent extraire pour des milliards ne créent pas autant d’emploi et n’ont pas autant de retombées économique que ce à quoi on pourrait s’attendre avec la valeur que la collectivité leur concède pour qu’elle procède à leurs opérations. Et ici on peut effectivement avoir un grand débat gauche/droite, mais l’expérience nous montre que les minières ne sont pas des enfants de coeur et qu’il faut être méfiant. On n’a pas à avoir cette méfiance pour le quidam présente son opposition, ce n’est quand même pas comme s’il faisait sa vie à s’opposer à des projets en errant de villes en villes en s’opposant pour s’opposer. On peut lui donner le bénéfice du doute.

    Pour ma part, je vous dirais que je verrais, dans l’exemple que vous me suggérer, justement pas une si grand biais de la part de la SRC… Si vous lisez Noir Canada et Offfshore de Deneault, vous réalisez à quel point le Canada peut-être un paradis minier pour des entreprises qui ont eut des pratiques peu recommandables et qui peuvent impunément, avec des joint venture et autres procédés se soustraire à l’examen du public et se soustraire à leurs obligations environnementales, économiques, sociales, etc.
    Aussi, je suis justement curieux, qu’on ne fasse pas, à l’interne, à la SRC une enquête de fond sur lesdites minières (on pourrait demander à Classe économique un topo là-dessus, ne serait-ce que pour vérifier qui sont les propriétaires.

    Car j’insiste sur la disproportion des moyens, le minières peuvent produire des documents officiels immédiatement accessibles pour les médias ce qui en fait du matériel pour ainsi dire promotionnel, mais en même temps de l’information clé-en-main pour les médias à la recherche de contenu, mais on peut justement se demander si c’est justement équilibré comme démarche pour l’intérêt public… Les annonceurs seraient-ils aussi favorable si TVA offrait un espace de diffusion moins favorable que celui-ci? http://fr.video.canoe.tv/archive/source/aml/une-simulation-video-de-la-mine-dapatite-a/1463291998001

    Peut-être se rendrait-on compte que tout est net, mais on aurait parfois des surprises. C’est extrêmement irritant de se rendre compte qu’il faille lire des médias alternatifs, comme les textes de Richard Lehir sur Vigile, pour en apprendre plus sur des entreprises comme Petrolia et Junex, finalement bien moins québécoise que ce que l’on imaginait, alors que la SRC a des moyens biens plus costaud pour enquêter et qu’elle les gaspille.

    Admettons (on jase là) que la minière dont vous me parlez ait un actionnaire qui soit aussi actionnaire de Petrolia, on pourrait alors profiter du débat pour demander des comptes par rapport à la cession des claims par Anticosti par HQ et du fameux contrat secret lié à cette cession, défendu d’ailleurs par Normandeau… Comment pourrait-on défendre que l’intérêt général sera véritablement servi avec un nouveau projet minier alors qu’on peine à avoir les informations minimales pour ce que certains appellent (peut-être à tort), le vol du siècle.

    Je ne vous dit pas que c’est le cas, je n’ai aucune idée des liens de propriété de ladite mine, mais je trouve absurde que la SRC ne se concentre par là-dessus, et qu’à la place, on insiste plus sur le panorama en laissant un citoyen faire finalement tout le travail… Je comprends alors la complaisance que vous dénoncez lors de l’entrevue, puisque c’est d’abord la SRC qui est complaisante en faisant que très peu de son véritable devoir en ne déployant pas réellement des ressources d’enquête sur le privé en général et les mines en particulier.

    C’était justement l’occasion d’inviter Alain Deneault et Hugo Lapointe si vous me demandez mon avis, mais c’est trop demandé à la SRC… Voyez comme je suis dur à convaincre pour le biais de la SRC.

    Enfin, pour la question des garderies à 7 dollars, c’est justement parce que pour plusieurs, la valeurs des ressources extraites disproportionnée par rapport aux redevances et aux emplois créés qu’il est impératif d’au moins soumettre tout nouveau projet minier à un processus rigoureux processus d’acceptabilité sociale. Si on se fait avoir, qu’on moins ça ne se fasse pas au détriment de notre santé. Je ne vous demande pas de me croire, mais de voir avec quelle perspective je réfléchis la question des mines.

    Évidemment on aurait tout un débat «droite/gauche» à avoir sur la question des mines et de la manière de développer le Québec, mais pour faire ce débat, ça prend un véritable espace public et de l’information fiable, en quantité et vulgarisée.

    Pour ma part, ni la SRC, ni l’IEDM, ni les diverses associations minières ne sont des partenaires crédibles et je trouve la SRC littéralement paresseuse quand c’est le temps d’enquêter rigoureusement. Ce laxisme sert la droite…

    Par exemple, c’est à Arcand, après des semaines de conflit étudiant que l’on a confronté à Arcand le recteur Breton, avec Martine Desjardins, pour montrer que le plan de refinancement des universités était complètement improvisé et qu’il n’y avait aucune évaluation véritable des besoins et que donc, la participation des étudiants, comme de l’État, reposait sur une construction imaginare, propice à l’accroissement des dépenses et non d’un réel plan pour augmenter la qualité de l’enseignement universitaire.

    Pourtant, avant même le mouvement étudiant, ces fameux plan de réinvestissement aurait dû faire l’objet d’enquêtes rigoureuses, lesquelles auraient montré à quel point c’était improvisé. À la place, la SRC a suivi tous les «spin» du mouvement étudiant ou du gouvernement, alors qu’elle avait les moyens d’aller au fond des choses…

    L’ayant fait, elle aurait eu une base solide lors de ses entrevues durant tout le conflit au lieu de quoi, elle se contentait d’idées reçues , comme un perroquet. On ne peut donc pas dire, parlant par exemple du Durivage qu’il servait la gauche… Quand il s’obstinait avec GND en disant «i mais qui va payer si les étudiants ne paient pas » il étalait son ignorance crasse du dossier. Ce sont d’abord les recteurs qu’il aurait dû cuisiner : en quoi les campus satellites sont-ils réellement une source de performance pour la société québécoise alors que cela contribue à une compétition malsaine de nos universités et à des dépenses publiques inconsidérées? L’importation du modèle américain est-il soluble avec un financement public? Mais voilà ça fâcherait probablement l’establishement …

    Comprenez donc que j’ai bien des réserves quand je lis un segment comme : « je trouve ça complètement débile, et en outre très à gauche.»

    • Filou dit :

      Très long message. En gros, vous vous méfiez des minières. La SRC aussi, en fait. Et je suis d’accord que ce sont de grosses machines qui ont le temps de convaincre.

      Mais ils paient beaucoup d’impôts. Pas assez vite, mais là n’est pas la question (si le pays, la province ou le territoire imposait davantage de pénalités aux impôts qui s’accumulent plusieurs années avant d’être réglés, peut-être rentreraient-ils plus rapidement; en tout cas, ce n’est pas en augmentant les redevances qu’on règlera le problème).

      Pour créer de la richesse, il faut produire quelque chose. Quelque chose de concret. De l’art, du cirque, c’est bien joli, mais ça représente un marché difficile, temporaire et somme toute de peu d’envergure comparé à l’exploitation des matières premières ou la transformations de celles-ci.

      Une mine a des coûts de production. Elle a des règles environnementales à suivre, ce qu’elle n’avait pas jadis. La santé et la sécurité des travailleurs fait aussi partie du lot des responsabilités d’une mine. L’exploration est un processus coûteux et risqué. Il est normal que ceux qui mettent leur argent dans les compagnies minières veuille une bonne fructification de leurs investissements. La règle s’applique d’ailleurs à tous les secteurs du marché.

      Si le projet minier de Sept-Îles était déclaré controversé parce que les gens étaient inquiets que le futur employeur tourne les coins ronds en matière de santé et sécurité au travail, s’ils exigeaient de la minière qu’elle présente un plan sérieux de santé et sécurité, alors je serais à 100% derrière eux, et j’apprécierais énormément qu’une minière soit mise sur la selette par rapport à ce détail qui est trop souvent caché bien loin dans le fond d’une armoire dont on a jeté la clé. Dans une mine pour laquelle j’ai travaillé (je n’en dirai pas le nom), mon superviseur m’a dit de «ne jamais laisser la santé et sécurité se mettre dans le chemin de la productivité». C’est une attitude que je trouve absolument méprisante et méprisable. Si Radio-Canada discutait de ce genre de détail, très sérieux, plutôt que du coucher de soleil sur le fleuve, détail sinon insignifiant, du moins de peu d’importance, je considérerais qu’il font œuvre de salubrité publique. Ils ne donneraient pas alors l’impression que la mine devrait demeurer là où elle est avec toutes les conséquences économiques que ça comporterait, ils passeraient simplement le message qu’un projet sérieux et respectueux de ses travailleurs est exigé.

      Mais quand ils donnent l’impression de vouloir arrêter tout projet dans lequel une grosse corporation pourrait s’enrichir, je n’y comprend rien.

      Veut-on vraiment nationaliser le sous-sol québécois? Veut-on vraiment limiter à un seul employeur l’ensemble des opérations minières du territoire?

      Et si je ne suis pas satisfait d’un employeur, je n’ai plus qu’à changer de métier ou de pays parce qu’il n’y en a pas d’autre ici?

      Pas d’accord!

      Bon! Vous m’excuserez, je vais dormir. Et pas d’internet demain (12 heures sans courant, maintenance oblige… Jamais vu ça de ma vie, mais je devrai quand même faire avec…)

  6. Gilles Laplante dit :

    J’ai l’impression que l’engagé préfère parler méthodologie que d’avouer simplement la forte tendance à gauche de Rad.-Can.. C’est un peu sa façon de contourner les sujets où sa position serait peu défendable.

    • L'engagé dit :

      C’est plutôt que je vous demande de considérer la méthodologie pour éviter les idées reçues.

      Par exemple, d’après Manufacturing Consent, de Herman et Chomsky, le modèle de propagande passe par 5 filtres. Une information sera d’autant moins traité qu’elle porte :

      1) Préjudice à la propriété privée des médias
      —- note, cela la SRC en est exlue mais sa compétition avec les diffuseurs privés produit nécessairement des structures où son modèle s’en approche

      2) Préjudice aux annonceurs (l’environnement publicitaire, la dépendance aux pubs conditionne l’info…) par

      3) Qu’elle est noyée par l’information fournie par les sources officielles, fournies en quantité par le gouvernement et les entreprises et qui facilite le traitement

      4) Que des pare-feux efficace peuvent atténuer la portée ou le caractère controversé d’une info critique, l’IEDM n’est jamais loin et est bien plus puissant que l’IRIS.

      5) Enfin, l’idéologie dominante, on enseigne très peu le socialisme, le marxisme et on est dans un système libéral, quoi qu’en dise Marcotte et Duhaime.

      Bref, passez la SRC par le modèle développé par Herman et Chomsky et montrez-nous la démarche d’une manière transparente et nous pourrions tirer des conclusions intéressante.

      Mais parfois, on me répond, Chomsky est un gauchiste, un anarchiste, etc. Oui, il l’assume, mais il propose une méthodologie pour que l’on comprenne comment il a construit son modèle. Quelles sont les failles dans sa démarche. Si vous ne trouvez pas de critiques ou de sources sérieuses qui démontent d’une manière rigoureuse son travail, alors ce n’est pas par une critique essentialiste sur la personne de Chomsky que vous pourrez invalider son modèle.

      Alors vous pouvez le lire vous-même et critiquer vous-même sa méthode en identifiant des failles, mais dans l’intervalle, vous ne pouvez carrément le discréditer si vous ne faites pas cette effort.

      Que je sois à gauche ou à droite ne change pas le fait que j’aie des réserves sur le fait que la SRC penche à gauche. C’est certain que si l’ensemble de la politique s’est reconfiguré parce que le centre s’est tranquillement déplacé à droite.

      * par exemple l’élection d’un gouvernement fédéral conservateur et les conséquences de ses réformes
      * par exemple le Lock-Out de Québecor et le repositionnement idéologique de l’empire,
      * par exemple la direction d’un nouveau directeur de l’info à la SRC (et départ d’Alain Saulnier) justement, plus sensible aux intérêt conservateurs avec lesquels il a des liens politiques

      ce qui était plus à gauche, quoique au centre aura dans le nouveau positionnement l’air vraiment à gauche alors que ce qui était au centre aura l’air sensiblement à gauche.

      Cette perception de la SRC à gauche est pour moi beaucoup plus une conséquence d’une normalisation de la droite parce que la société est beaucoup plus à droite qu’il y a 20 ans, qu’un positionnement réellement à gauche.

      C’est pourquoi je dis qu’entre perception, on a besoin d’une méthode. Comparons la SRC il y a 30 ans, 20 ans, 10 ans, et avec aujourd’hui avec des émissions qui sont les mêmes, ex. le Téléjournal, des émissions comme Enquête ou Enjeux (qu’on pourrait comparer avec l’ancien Point) ou la place de la publicité et on verra bien si on est plus à gauche ou non, du moment que l’on est clair sur les critères…

      Pour ma part, que l’on remplace Les Beaux Dimanches par TLMEP est un indice probant. Même si les invités sont parfois des maudits artistes de gauche, ce remplacement d’une émission culturelle peu commerciale par ce qui me semble la quintessence de la société du spectacle est un signe évident.

      On pourrait également comparer le contenu de TLMEP avec son original français, une liste de thèmes, d’invités donnerait un indice du positionnement.

      Il me semble que ça serait plus systématique que de parler des impressions.

      • Filou dit :

        M. l’engagé, je vous offre une réponse que je croyais brève en la commençant, mais qui s’est par la suite révélée substancielle.

        1a) J’ai souvent entendu, à la SRC, par les invités, mais aussi par les animateurs, des choses comme: «Il est clair qu’on ne veut absolument pas Stephen Harper comme premier ministre»; «Comment voter stratégiquement pour éviter un prochain gouvernement consevateur à Ottawa»; «Le gouvernement de Stephen Harper n’encourage pas les arts».
        — 1b) Si Stephen Harper a en effet coupé dans les subventions des artistes, il a en contrepartie offert des allégements fiscaux pour les familles, quand celles-ci offrent des formations artistiques à leurs enfants. Ce n’est pas rien. Bien sûr, il n’a pas encouragé ceux qui déjà avaient un semblant de reconnaissance publique en un certain métier artistique, mais les parents à la grandeur du Canada ont maintenant une chance supplémentaire de former leurs enfants artistiquement, à les ouvrir au monde de la musique, de la peinture, voire de la caricature, si leurs enfants y montrent un certain intérêt. JE CROIS (notez l’opinion personnelle) que les enfants éveillés tôt à l’art ont davantage de chance de supporter dans leur futur les artistes professionnels.
        — 1c) Seulement pour mettre en perspective 1b): Je n’ai jamais voté conservateur de ma vie. Vous êtes bien entendu libre de croire que je vous monte un bateau, puisque je ne saurais vous démontrer mes votes passés, mais j’ose espérer que vous me croirez.

        2a) Comment se fait-il qu’après toutes ces années, je n’aie pas entendu un seul artiste exprimer son amour du Canada à la première chaîne.
        2b) J’avoue, je n’ai pas tout écouté et j’ai eu de longues lacunes pendant lesquelles je n’écoutais pas du tout la première chaîne.
        2c) Cependant, je ne saurais vous dénombrer le nombre d’artistes que j’ai entendus déclarer qu’ils étaient nationalistes et séparatistes sur la première chaîne. Encore une fois, je n’ai pas tout écouté.
        2d) J’admets qu’Yves Lambert a déjà déclaré qu’il était facile d’identifier les fédéralistes parmi les artistes: ceux qui ne déclarent pas leur position le sont.
        2e) Pourquoi 2d? Pourquoi est-il indécent de se déclarer fédéraliste sur les ondes de Radio-Canada????

        3a) Tout le monde en parle: je n’ai écouté que 30 minutes environ de cette émission, je comprend un peu ce qu’elle est, mais ne saurais vraiment la juger.
        3b) J’ai entendu parler d’une étude (informelle) qui démontrait assez bien le biais à gauche de cette émission. On y parlait de l’ordre des invités, de la virulence des questions adressées à ceux dont l’opinion était plus à droite que celle des animateurs.
        3c) Rien d’autre à dire, je ne suis pas compétent dans ce cas.

        4) La quantité de journalistes de Radio-Cane devenus membres du PQ. Cela ne s’invente pas. J’entendais justement un animateur de la première chaîne sur la Côte Nord qui disait à quel point les résultats du comté de Jean-François Lisée lui étaient importants, et à quel point il espérait une victoire de son ancien collègue. Y a-t-il un tel exode vers le parti libéral?

  7. crioux dit :

    En complément, les propos complètement déplacés d’un curé péquiste, à Radio-Canada bien sûr…

    • Maxim Bernard dit :

      La droite…

      Richard Bain était peut-être un anti-séparatiste, mais qui a dit qu’il était à droite ?

      Cette déclaration est totalement irresponsable. Comment ce curé peut-il accuser la droite aussi gratuitement ? Comme si la gauche incarnait la paix. Justement, on l’a vu durant les crises étudiantes : si ce curé était juste un petit peu informé, il n’aurait jamais lancé cette stupide déclaration sur les ondes de Radio-Canada.

      • crioux dit :

        Il semble qu’il cherchait désespérément des subventions pour sa pourvoirie. Plutôt typique d’un gauchiste.

  8. crioux dit :

    Encore ce matin, à Radio-Canada, ils parlent du « registre des armes à feu » aboli par les conservateurs. Alors qu’il s’agit du registre des armes d’épaules, ce qui est très différent.

    • zarmagh dit :

      À propos de ce « registre ». Une fois mis en place, à coups de centaines de milliers de $$$, si je vais faire une balade en Ontario, j’y achète une arme d’épaule, je la mets dans le coffre de mon auto, et je rentre chez moi en toute discrétion…Je viens de contourner très très facilement ce registre…Un système de surveillance et de contrôle, qui peut être contourné aussi facilement est inutile.

  9. Filou dit :

    L’article accuse Radio-Canada comme un tout, mais passé le document vieux de plus d’un demi-siècle, il n’y a que des exemples particuliers: un petit vidéo de 37 secondes (sur les centaines d’heures de télédiffusions locales et nationales produites chaque semaine à Radio-Canada, présentée en accusant un écclésiastique alors même qu’une proportion non-négligeable de la droite canadienne est chrétienne), la mention des noms de quelques journalistes d’allégence péquiste un peu trop marquée (il faut vraiment faire le tri et vouloir les mettre en évidence pour remarquer cela). Il est clair que l’on tente de noyer le poisson en pré-sélectionnant, en tamisant le tout-venant, en extrayant la quintessence de tout ce qui ce qui fait l’affaire des drèdrèttistes pour justifier les incessantes accusations de persécution contre les politiques de gauche. Il n’y a pourtant aucune preuve concrète que Radio-Canada, en tant qu’organisation, soit gauchiste. Que des cas particuliers isolés. Mais la drèdrète, fidèle à ses habitudes malsaines, combat tout ce qui n’est pas ouvertement monoculturel et néo-libéral. Radio-Canada incline pourtant autant à gauche que la tour de Pise penche vers le Nord. Encore la semaine dernière, 45 minutes de discussion sur la première chaîne avec trois activistes drèttistes convaincus, le tout parsemé de familiarités, d’éclats de rire et de commentaires des plus déplacés à l’endroit de la gauche québécoise. Hier, des représentants de chambres de commerce québécoises qui expriment le grand et unanime mécontentement des membres de leur confrérie à l’égard du tout nouveau gouvernement péquiste. Mais ça, on l’écarte bien bien entendu de la présente discussion comme valeur négligeable, n’est-ce pas? Beaucoup de bile, beaucoup de paroles, mais bien peu de preuves. Et encore, on ne saurait qualifier celles qui demeurent de solides. Branlantes et sommaires seraient de meilleurs épithètes.

    ——
    C’était un bel argument bien démagogique, non? Du genre de ceux qui reçoivent généralement un bon accueil en ce blogue…

    …lorsqu’ils expriment un autre genre d’opinion, bien sûr.

    • crioux dit :

      Aucune preuve? Il faut être complètement aveugle, ou biaisé pour ne pas le voir.
      Sunnews est biaisé à droite, Radio-Canada est biaisé à gauche.

      • Filou dit :

        Et il faut être fort biaisé à droite pour avaler un tel arguement comme une preuve incontestable. Tout comme il faut être biaisé à gauche pour accepter sans broncher un argument comme celui que j’ai soumis auparavant. Dans les deux cas, le message convient à celui dont l’idée est déjà faite et en concordance avec celle exprimée: beaucoup de mauvaise foi, peu de faits, pas de nuances, les arguments de l’autre côté sont rejetés comme valeur négligeable, ce qui évite d’avoir à les défaire méthodiquement et de façon rationnelle. On saupoudre d’un soupçon de remise en doute de l’intelligence de l’adversaire et le plat est prêt à être servi.

        Ne surtout pas oublier de servir au dessert toute ficelle utilisée par l’adversaire. Les fervents pourront alors naïvement croire à la réduction a quia du camp adverse, et pourront aussi avec d’autant plus d’assurance considérer que celui-ci est composé d’abrutis lorsqu’il reviendra à la charge avec de nouveaux arguments d’emblée irrecevables.

      • Filou dit :

        Mais je suis trop mordant. Nous ne sommes pas comme ça, nous, n’est-ce pas?

        Nous prenons le temps de bien considérer les arguments de la partie adverse, de peser le pour et le contre, de leur donner un impartial bénifice du doute. La partie est rejouée à chaque nouvel argument, car il ne faut pas oublier que nous sommes tous bien imparfaits, et qu’il demeure possible que nous n’ayons pas pensé à tout.

        Et l’autre camp, il est bien composé, jusqu’à preuve du contraire, d’êtres humains possédant un cerveau capable de raisonnements complexes, de raison et de bon sens.

        Nous avons en haute estime les vertus de la discussion, puisqu’elle permet souvent de mettre de l’avant de nouvelles données, de nouveaux points de vue, parfois bien différents des nôtres, mais non pas invalides. La preuve en est que suite à une bonne discussion, nous relativisons le plus souvent nos positions respectives et que nous rejoignons généralement nos interlocuteurs quelque part près de la mi-chemin de nos opinions initiales.

  10. L'engagé dit :

    Wow ça fait longtemps que j’étais passé par ici! Ça déménage!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :