Reality check

Sous le régime communiste de Mao Tse-Tung, les gens croyaient qu’ils étaient chanceux de vivre en Chine. Ils se faisaient dire que c’était l’enfer ailleurs.

Sauf qu’avec la mort de Mao et l’avancement des communications, ils se sont rendu compte que c’était l’inverse.

Aujourd’hui au Québec, les manifestants disent qu’ils vivent en dictature, ou état policier ou même fasciste. Sauf qu’avec les communications actuelles, ils devraient bien se rendre compte que c’est l’inverse. Ils vivent dans un des pays les plus libres et démocratique de la planète, et certains groupes souhaitent quand même faire du Québec un état communiste.

Le problème c’est que certains sont tellement brainwashés, que même placés devant les faits, il vont dire que c’est faux. Ils préfèrent croire leur propagande, plutôt que les faits réels.

Yuri Bezmenov avait déjà vu ça venir il y a longtemps. Je me permet donc de reposter cette entrevue cet agent russe qui avait fait défection. C’est pas jeune, ça date de 1985, mais c’est une excellente réflexion sur la guerre psychologique que l’Union Soviétique a utilisé contre l’occident. Ce qui a donné naissance aux “Idiots Utiles“, à toute cette mouvance Marxiste-Léniniste en occident, et surtout le rôle important que l’éducation joue dans ce lavage de cerveau collectif. A voir absolument (anglais sous titré français)

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12 Responses to Reality check

  1. L'engagé dit :

    La grosse différence, dans votre exemple, c’est que la propagande dans votre exemple chinois venait de l’État, pas de ceux qui s’y opposaient.

    Aujourd’hui, ce sont les contrepouvoirs, en marge, qui s’opposent à la loi 78 (12) et à la répression policière. Les médias, eux, sont du bord du pouvoir et relaient systématiquement les communications gouvernementales, avec un minimum de contrepoids et laissent peu de place à la contradiction.

    Pensez au fait que Desmarais et Charest sont réunis ce soir pour un souper en dit long sur la proximité entre pouvoir, médias et patrons. Charest ne mange pas avec la Classe ou avec la CSN.

    Quand à la question d’être placés devant les faits, ceux-là même qui prétendent que nous exagérons quant à la violence et à la répression policière ne sont pas capables d’examiner les preuves que nous apportons, preuves documentées et filmées et d’en réfuter objectivement l’existence. Ils préfèrent le nier en nous traitant de «brainwashés». Voilà qu’ils adhèrent à leur propre complot et pis, montre qu’ils participent au profilage.

    Généralement, la mobilisation contre la hausse et la loi 178 vise à contrer le néolibéralisme et il est vrai que cette mobilisation bénéficie du support et de l’organisation de groupes militants dont plusieurs ont des sympathies anarchistes et libertaires, mais ça ne fait pas du mouvement un mouvement communiste ou anarchiste.

    Il faut justement être «brainwashé» et être incapable de visiter le terrain pour une telle affirmation. Il faut habiter loin de la contestation et se faire uniquement une idée par médias interposée, idéalement les médias les plus biaisés, et encore, s’informer par la ligne éditoriale plutôt que par les reportage.

    Et encore il serait vrai que notre démocratie est idéale, que la répression et la loi 78 seraient des mesures arbitraires et menaçantes.

    Quand la société civile et même des juristes s’inquiètent, on n’est plus dans la critique révolutionnaire, c’est que l’on vit véritablement une dérive.

    Que l’on fasse encore une chasse aux sorcières et que l’on nous ressorte des histoires sur l’URSS, 23 ans après la chute du mur, en utilisant les menaces communistes pour faire taire la contestation, surtout après la débâcle financière de 2008 a quelque chose de pathétique.

    Aussitôt qu’on verse dans l’ombre de la social-démocratie on est socialiste, aussitôt que l’on est socialiste, on est communiste, et c’est le goulag quand on est communiste, voilà vraiment un sophisme vaseux.

    Contrairement à ces constructions rhétoriques, les arrestations préventives, le profilage politique et la répression comme moyen politique de gérer la crise, en sous-traitant vers la policiers sont des pratiques réelles.

    Ne pas en parler, ne pas le voir et ne pas l’entendre, voilà le comportement de déni et de mépris sur lequel germe les totalitarismes.

    Des individus sont privés de leurs droits et ça ne vous dérange pas parce que vous n’avez pas les mêmes idéologies politiques qu’eux. C’est assez pauvre pour un démocrate.

    Les droits ne devraient être réservés qu’à ceux qui pensent comme vous? C’est ça votre démocratie?

    Belle équité!

    • crioux dit :

      Les policiers n’auraient pas a faire ces arrestations s’il n’y avait pas ces menaces. Et elle ne sont pas imaganaires, elles ont réelles. C’est pas de l’imagination le saccages de bureaux d’élus, les briques sur les rails, les bombes fumigènes, les enveloppes de pseudo-anthrax, le vandalisme en général. C’est pleinement justifié.
      Et quand ces pseudo-communistes se seront calmé, la police va revenir a son rythme habituel. Si on était dans un état policier, ça serait serait un niveau bien plus élevé et ça serait permanent.

  2. L'engagé dit :

    La voilà cette dérive : extrait d’un texte de Joan Sénéchal :

    La dérive
    Dans un pays où le gouvernement envoie des messages de retour à l’ordre, et où il conduit avec systématisme une campagne de violence politique, administrative, policière, judiciaire et médiatique à l’égard de ceux qui ne s’y conforment pas, chaque forcené de la paix, chaque fanatique de l’alignement est légitimé à faire de lui un petit justicier-milicien dont les actes d’agression et les voies de fait seront autant de faits de bravoure. Et il n’est pas étonnant qu’en ces jours, se multiplient les anecdotes relatant des dérapages sécuritaires et des initiatives personnelles abusives de la part de représentants de l’ordre. Pour ceux-ci et ceux-là, tout acte de désobéissance, tout refus d’obtempérer, devient un crime majeur dont il s’agit de tuer dans l’œuf toute possibilité de contamination et d’exemplarité.

    C’est ici que l’imposture du gouvernement éclate au grand jour. Lui qui prétend défendre les intérêts des étudiants en ne cédant pas à la grève, se trouve à arrêter des professeurs et des étudiants, créant par là-même le climat le plus délétère qui soit pour qu’une classe puisse avoir lieu. Son but, ce n’est pas l’éducation, ni l’enseignement, ni les étudiants. Son but, c’est l’ordre. Sa motivation, c’est la pulsion de l’ordre.

    Or un régime qui privilégie l’ordre sur toutes les autres valeurs : sur la liberté, sur l’égalité, sur la solidarité, et même sur la sécurité… car oui, cette volonté d’ordre à tout prix insécurise les grévistes, les manifestants et les professeurs qui les soutiennent… un tel régime, donc, est un régime fasciste.
    Les régimes fascistes des années 1930 avaient axé leur passion de l’ordre sur des obsessions raciales et identitaires. Ils haïssaient les immigrants, les colorés, les juifs, les homosexuels ou les malades mentaux… en un mot, tous les « décadents » et les « dégénérés » qui nuisaient à la pureté de la race.
    Notre fascisme à nous vénère un ordre d’une autre nature, qui est loin d’être plus inoffensif, qui ne fait pas moins de victimes ici ou là dans le monde : l’ordre économique. Et avec autant de naturel que les politiques et les bonnes gens des années 1930 haïssaient tous ceux qui appartenaient aux dégénérés, nos politiques et nos bonnes gens haïssent les contestataires du système économique en place, les ralentisseurs de flux, qu’ils soient manifestants, grévistes, intellectuels en appui ou assistés sociaux. Ils les haïssent de toutes leurs forces, comme autant d’ennemis, comme autant de causes de leurs malheurs quotidiens.

    • crioux dit :

      Les régimes fascistes que tu cites étaient des régimes basé sur le nationalisme. Le « Nous » versus les « autres »

      • L'engagé dit :

        J’aimerais savoir en ce cas pourquoi Antonio Gramsci fut arrêté en 1926? J’aimerais savoir aussi pourquoi les premiers prisonnier des camps de concentration en Allemagne furent des prisonniers politiques, dont les membres du Parti Communiste, dès 1933. N’y a-t-il pas eu suppression des syndicats dans les premiers temps du régime en plus de l’arrestation des opposants?

        Personne ne nie le lien entre fascisme et nationalisme, mais la haine de l’autre était également interne, contre la gauche.

        Les faisceaux italiens de combat n’étaient-ils pas le parti de l’ordre?

      • crioux dit :

        Puisque vous osez parler de Haine, la haine elle n’est pas du côté que vous dites. La Haine c’est la gauche contre le capitalisme, contre le gouvernement, contre les riches. La haine est l’outil utilisé par le socialisme pour fomenter les révolutions.

        «La haine comme facteur de lutte, la haine intransigeante envers l’ennemi, qui pousse au-delà des limitations naturelles de l’être humain et le transforme en une efficace, violente, sélective et froide machine meurtrière». Passion qui l’habitait lorsqu’il s’exclamait : «je sens déjà mes narines dilatées, savourant l’odeur âcre de la poudre à canon, du sang; de la mort ennemie.» — Che Guevara

  3. lemoutongris dit :

    Je vis constamment le même problème. Récemment, j’ai tenté de faire comprendre à qqn que Lincoln était un politicien hyper corrompu et que la guerre civile avait comme principal but défendre le droits des États (vs celui de Washington). Les liens que j’ai donnés étaient évidemment mauvais parce que libertariens

    • L'engagé dit :

      La chose est pourtant entendue dans des sources officielles et «non-libertarienne», mais c’est une broutille.

      Toutefois, je ne vois pas comment vous pouvez «vivre le même problème» puisque vous ne pouvez faire une analogie entre la remarque de Rioux et ma contribution. Rioux réduit lesdits régimes à la plus simple dimension de leur expression nationaliste, alors que ce qui les réunit (sans nier le nationalisme) est justement le projet politique contre-révolutionnaire (La Guerre civile espagnole étant un exemple assez probant de la chose) et l’obsession pour l’ordre.

      Ce n’est pas moi qui l’invente…

      • lemoutongris dit :

        Une Révolution a pour but de renverser l’ordre établi pour qqch de meilleur. Or, le communisme et ses variantes, c’est une rétrogression telle qu’elle amène la chute de la civilisation

  4. L'engagé dit :

    N’empêche que les gens ont le droit d’avoir leur opinion politique, non?

    Or, il se trouve que notre c’est notre gouvernement qui fait une association entre une opinion politique et son signe, le carré rouge, et qui prétend que les supporters du carré encouragent le l’intimidation et la violence.

    On a pourtant des preuves désormais criantes non seulement de l’exercice de la violence d’une manière abusive et contraire au code de déontologie par les policiers, mais on assiste à une répression excessive et il y a désormais du profilage politique.

    On est pas ici dans le registre de l’interprétation du meilleur système (du communisme et du capitalisme), mais dans la description de faits avérés, constatés et qui font l’objet de suivi, à la fois en en déontologie, mais dans des organismes comme Amnistie internationale voire même l’ONU.

    Vous condamnez le communisme pour ses excès liberticides, mais vous tolérez dans une certaine mesure des actions liberticides (pas de la même ampleur, mais des dérives quand même) du gouvernement, de la police tant qu’elle est de votre bord, c’est ça?

    Ce faisant la police devient une police politique et utilise le monopole de la violence de l’état (sa force légitime) pour la mettre au service du gouvernement en place. L’agitation politique n’est donc pas démocratiquement contestée par des canaux démocratique mais par des forces policières, dont la fonction les rapproche déjà plus des idéaux du pouvoir. C’est assez dangereux.

    Si vous dites que l’on doit interdire les sympathisants communistes à cause des écarts passés, vous condamnez des gens pour leur croyance et vous êtes prêts à utiliser la force pour les faire taire. N’est-ce justement pas ce qui était condamnable dans le communisme? Pourtant, des états démocratiques ont voulu essayer le socialisme ou le communisme ou une social-démocratie plus à gauche… Une des conséquences a été un ordre contre-révolutionnaire tout aussi totalitaire ou dictatorial que ce que vous dénoncez chez les communistes. Par exemple le régime de Franco, je vous ferais remarqué que le Frente Popular, de gauche avait été élu démocratiquement en 1936 et avait battu le Front national, de droite. C’est donc par une insurrection et une guerre civile que la «droite» a jugulé la gauche, avec l’appui tacile de l’oligarchie de bien des pays démocratiques qui ont laissé faire.

    Il s’est produit la même chose avec le coup d’état de Pinochet au Chili.

    La gauche n’a donc pas le monopole de la chute de la civilisation

    Votre ordre actuel, le voilà, du profilage politique pur et simple :

    Après une fouille, voilà ce que disent les policiers :

    Matricule 4057 : -On a demandé à plusieurs pis y’ont rien dit

    -6887 : -Tsé les honnêtes citoyens ils s’obstinent pas
    4057 : -ça serait abusif si y’aurait (sic) rien qui se passait.

    Si les numéros de matricule n’avaient pas bien été pris en note, il aurait passé un sale quart d’heure, le policier le dit explicitement lorsqu’il trouve l’enveloppe, mais l’enveloppe ne pouvais être trouvée que si le policiers faisaient du profilage!

    Les policiers font clairement la critique du comportement du jeune homme, or tout ce qu’il a fait, avant la fouille, c’est exiger de connaitre les matricules. Autrement dit, les droits, si on est un bon citoyen, on en a pas besoin, car les bons citoyens n’ont rien à se reprocher, ils pensent correctement, c’est-à-dire comme le gouvernement, comme les policiers.

    En somme, les bons citoyens ne seront pas inquiétés, mais on ne se prive pas de régler le cas des «mauvais citoyens», mais qui décide de ce qu’est un bon citoyen ou un mauvais citoyen, le Moutongris, Christian Rioux?

    Voilà de l’arbitraire et la seule façon de vous protéger, de nous protéger, c’est de réduire les pouvoirs excessifs des forces de l’ordre, parce qu’on constate qu’ils peuvent en abuser.

    On a beau dire que l’on peut aller en déontologie après un abus de pouvoir, il n’empêche que les policiers peuvent facilement disposer de toute la latitude pour nous menacer et nous contraindre à obtempérer si on refuse de collaborer quand on sent qu’ils abusent. Refus d’obtempérer? On t’arrête pour entrave. On te cogne lorsqu’on le fait pour que tu répliques? On te colle un voie de fait… Parce que de toute façon, si tu ne répliques pas, le policier a pu profiter de l’occasion pour t’en donner une, il peut donc jouir de son immunité pour jouer un rôle politique.

    La situation actuelle permet aux policiers d’être de petits tyrans, le gouvernement en jouit car cela lui permet de contrôler la contestation et d’instiller la peur. On peut pas tout le temps être prêt à se faire fouiller ou arrêter pour nos convictions.

    Voilà pourquoi je trouve un peu gros tout l’énervement sur le bicarbonate de soude et les fumigènes dans le métro… C’est sans proportion avec la quantité de militants ou de sympathisants lésés dans leurs droit et le dangereux précédent que cela crée.

  5. crioux dit :

    Malgré l’escalade de la violence, malgré l’intimidation, malgré les attentats (briques sur les rails, fumigènes, enveloppes), malgré les menaces de mort, malgré les liens prouvés avec des groupes anarchistes et communistes, il y a encore des gens assez aveuglés par la haine pour appuyer ces manifestants.

    C’est inquiétant, parce que ces gens semblent prêts à appuyer n’importe quoi. Que se passera-t-il lorsque le niveau de violence va continuer d’augmenter et qu’il y aura des morts? Est-ce qu’il vont dire que c’est la faute à Charest ?

    Malgré les bombes, les morts innocents, et l’assassinat de Pierre Laporte, il y a encore des gens aujourd’hui qui appuient le FLQ, qui voulait faire du Québec un état communiste

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