Gauche et droite

Au Québec, on a tellement longtemps été coincés dans l’axe séparatiste/fédéraliste, qu’on à de la peine à comprendre ce nouvel axe gauche/droite. Avant c’était pas compliqué si t’étais pour la séparation, t’étais un « péquiste », ou indépendantiste, sinon t’étais un « libéral » ou fédéraliste. Tu pouvais pas être entre les deux. Tous les gouvernements étaient centre-gauche, la seule différence étant au niveau constitutionnel.

Avec l’axe gauche/droite, c’est beaucoup plus complexe, parce qu’il y a plusieurs degrés, allant de l’extrême gauche à l’extrême droite.

Historique
Un petit historique, extrait de Tentative de définition de la gauche et de la droite en politique que je vous recommande fortement.

Le clivage gauche droite date historiquement de la Constituante française (1789-1791), les députés y adoptèrent une disposition spatiale en fonction de leurs affinités politiques. Bien qu’elle ne reflète en rien la complexité des options politiques possibles, l’opposition gauche-droite s’est perpétuée dans la plupart des pays.

Pour l’électeur moyen, il importe de se positionner de manière claire dans un espace politique simple : un axe gauche-droite. Toutes les tentatives de positionnement en dehors de cet espace linéaire (ni gauche, ni droite…) donnent une impression de flou qui déplait à la plupart des électeurs : les classements multicritères ont toujours posé des problèmes logiques difficiles à résoudre, même pour des scientifiques chevronnés, il est donc normal que le commun des mortels ait besoin de se raccrocher à un système simple, même insatisfaisant.

[…]

L’axe gauche-droite, s’il a conservé certaines constantes au long de l’histoire, a largement évolué depuis la révolution française : les mentalités et les enjeux ne sont plus du tout les mêmes. Au début, la gauche représentait plutôt les masses populaires et la droite les élites. Si ceci a largement changé – la gauche est dirigée par ses propres élites – il n’en reste pas moins qu’il subsiste de larges séquelles de cette évolution historique.

La gauche se caractérise généralement par le collectivisme et l’égalitarisme. La droite par l’ordre, le travail et la famille. Dès le début, les leaders de la gauche ont voulu satisfaire les besoins élémentaires les plus immédiats du prolétariat (prendre l’argent où il est, pour le redistribuer à qui en a besoin) tandis que la droite s’est profilée plutôt dans une perspective de stabilité, de légalité et de création de bien-être (investir pour le futur).

La misère du prolétariat poussait celui-ci à trouver un exutoire dans un « monde meilleur » et la recherche d’utopies. Cette volonté de fuir le présent et de changer le monde a été le moteur d’une dynamique dite de « progrès » ou le changement – quel qu’il soit – valait mieux que la réalité quotidienne. « Du passé faisons table rase ». Les politiques de gauche ont, dès lors, souvent consisté à exploiter le mécontentement des masses pour satisfaire les buts d’élites manipulatrices : cette dynamique révolutionnaire a été exploitée par d’ambitieux arrivistes et a mené notamment aux totalitarismes marxistes-léninistes, fascistes et nazis, régimes qui, une fois installés, s’apparentaient clairement à des oligarchies.

Même le socialisme, plus modéré, est devenu un mode de promotion sociale et d’accession au pouvoir pour des élites (la gauche-caviar…) qui se servent de la misère et du mécontentement des masses pour satisfaire leurs propres objectifs. Très rares sont les responsables socialistes qui partagent leurs propres revenus ou leur fortune à soulager la misère d’autrui. Au contraire, la plupart s’enrichissent personnellement et se déculpabilisent en distribuant l’argent qu’ils prennent aux « riches ». Leur enrichissement personnel représentant sans doute à leurs yeux la « commission pour intermédiaire » ou la « rémunération pour services rendus » à leurs clients politiques. Les partis de masse et les syndicats sont particulièrement vulnérables à l’embourgeoisement de leurs élites.

Arrivées au pouvoir, réalisme politique oblige, les élites de gauche se trouvent devant un dilemme. Soit elles pratiquent une politique de gestion à l’instar de la droite – elles s’embourgeoisent alors et renoncent à leur idéologie –, soit elles se lancent dans une logique de fuite en avant. Les théories de gauche ont démontré leur inefficacité, il importe dès lors d’incriminer le système en place et de mobiliser les masses vers le changement pour le changement dans une dynamique de « progrès », voire de révolution.

Aujourd’hui
Ici au Québec, ce qu’on remarque de la part de notre « élite » et nos médias, qui sont majoritairement à gauche, c’est que tout ce qui n’est pas à gauche est nécessairement à droite. Probablement parce qu’ils sont encore dans la dichotomie fédéraliste/séparatiste. Ils oublient tous les niveaux entre les deux, centre-gauche, centre, centre-droite.

L’axe gauche/droite explique surtout les notions économiques, centralisation/décentralisation, protectionisme/libre-échange etc.
Comme cet axe ne peut pas tout expliquer, certains ont tenté de compléter en ajoutant un 2e axe, l’axe social, variant entre l’autoritaire et le libertarien. Cette façon de faire plus complète est utilisée par Political compass.
Avec ce 2e axe on peut expliquer plus clairement des politiques et idéologies qui se situaient au même endroit sur l’axe gauche/droite, mais qui sont fondamentalement différentes.

Donc l’axe gauche/droite se définit avec la gauche qui se caractérise par le colectivisme et l’égalitarisme, mais surtout les émotions, la colère, la jalousie (des riches), l’indignation, la pitié. Ces sentiments sont de puissants moteurs de l’action humaine en vue du changement. La gauche veut un monde meilleur et est à la recherche d’utopies mobilisatrices. Elle est dès lors vulnérable à la manipulation par des élites opportunistes, capables de mener les masses aux pires catastrophes. La fin justifie toujours les moyens. Pour la gauche, si tu réussis dans la vie, c’est parce que tu dois avoir exploité quelqu’un. Si tu as échoué, c’est pas ta faute, c’est parce que tu es opprimé.
Et à l’opposé, la droite qui se caractérise par les libertés et responsabilités individuelles, la loi et l’ordre, un lien clair de causalité entre l’acte et ses conséquences : entre le travail et le salaire, entre l’effort et la récompense, entre la compétence et le succès, mais aussi entre la faute et la sanction, entre les droits et les devoirs, en bref la responsabilité. Et il ne peut y avoir de responsabilité sans liberté de choix et sans liberté d’action. Et pas de liberté individuelle sans propriété. Pour la droite si tu as réussi dans la vie, c’est parce que tu l’as mérité. Si t’as échoué c’est de ta faute.

Le centre, quand il existe, est le lieu où se regroupent les partisans du consensus et du compromis. Au Québec, les partis au pouvoir tendent toujours vers le centre, afin de ratisser le plus large possible.

Le 2e axe autoritaire/libertarien se définit entre les extrêmes totalitaire (fascisme) ou alors un laisser-faire total sans aucune loi (anarchisme) Il peut y avoir des gouvernement totalitaires d’extrême-gauche (communisme) ou centre-droite (nazisme). Puisque la droite se définit par la liberté, un régime totalitaire d’extrême-droite est rare, mais le plus proche étant un état policier, où la loi est au centre de tout, au dessus des droits des citoyens. Plus on descend sur l’axe, moins il y a de loi et de gouvernement. Si on descend complètement en bas et au centre, l’anarchisme, une idéologie sans loi où chacun fait ce qu’il veut, donc la loi du plus fort.

Voici donc les principales idéologies placées sur le graphe utilisant les deux axes. Je me suis permis d’y ajouter aussi quelques partis politiques afin de mieux les définir par rapports aux idéologies:

Et voici un graphe où sont placés les dirigeants actuels et passés de plusieurs pays (Selon politicalcompass.org)

Sur une note personelle, j’ai déjà été centriste, légèrement à gauche, puis avec les années, je me suis tassé un peu à droite. Plus on se renseigne sur la politique, plus on se rend compte que l’état qui contrôle tout n’est pas la solution et on se tasse vers la droite.

Il est très difficile de catégoriser avec précision toutes les idéologies politiques, ce modèle n’est pas parfait, par exemple, il ne peut pas prendre en compte quelque chose comme le mouvement séparatiste, puisque c’est une finalité, et non pas un idéologie, et parmis eux il y en a de gauche (Parizeau, Boisclair) et de droite (Bouchard, Facal, Bock-côté). Mais le modèle reste le plus près de la réalité et il permet de mieux comprendre et identifier les tendances idéologiques.


Néo-libéralisme
J’ai entendu tellement de sornettes à propos du néo-libéralisme que je me doit de faire une mise-au-point.
Pour bien des gens, parce que ça contient le mot »libéral », ça a un lien avec le parti libéral. Le Libéralisme n’est pas une marque de commerce, c’est une idéologie de centre-gauche.
Le libéralisme moderne peut être employé dans plusieurs domaines, pas juste la politique. En gros ça se définit comme une idéologie progressiste. Le libéralisme se définit comme étant moderne et progressif (opposition à conservateur traditionaliste), défenseur de la veuve et de l’orphelin. Par exemple, un islamiste libéral sera favorable à plus de droits pour les femmes, alors qu’un islamiste conservateur ne voudra pas changer la tradition.

Le mot « néo » signifie nouveau. Le Néo-libéralisme est donc une nouvelle adaptation du libéralisme, plus à droite sur l’axe économique. En fait, le néo-libéralisme c’est le libre marché total, avec le moins de règles et législation possible qui entravent le commerce, tout en gardant la plupart des valeurs sociales du libéralisme. Le néo-libéralisme veut améliorer la société en passant par la prospérité économique.

29 commentaires pour Gauche et droite

  1. lemoutongris dit :

    Quand je parle positionnement politique, je me fie à political compass. Bien que parfois douteux comme classement, il permet néanmoins d’éviter une dichotomie

  2. L'engagé dit :

    Avant de faire une critique sur le fond, quelques mots sur l’auteur que vous citez, François Xavier Robert.

    Il s’agit de l’ancien leader d’un parti nationaliste belge, le FNB, lequel est clairement un acteur politique intéressé.

    Encore une fois vous faites preuve d’un manque de rigueur consternant, c’est comme si vous demandiez à Melanchon ou à Reagan de définir le débat gauche/droite à leur tour, vous auriez forcément une critique et non une description plus objective.

    Il peut être intéressant de faire cet exercice pour savoir ce que la droite pense de la droite et la gauche, et vice-versa, à partir disons des deux points de vue, on pourrait en tirer des observation intéressantes, principalement sur le biais respectif des deux tendances.

    Mais reprendre des citations d’un politicien, comme s’il s’agissait de faits établis et les reprendre à son compte pour tirer des conclusions sur la société québécoise traduit une méconnaissance assez flagrante de la méthodologie en sciences sociales…

    Pourtant, on a déjà parlé ici de La gauche et la droite: un débat sans frontières de Alain Noël et Jean-Philipe Thérien…

    Soyons honnête, comment ce qui ne passerait pas dans un cours de métho au collégial peut-il être reçu avec sérieux?

    • crioux dit :

      J’ai utilisé ce texte principalement pour en citer la partie sur l’historique. Qu’importe qui a écrit le texte, il reste très intéressant. C’est le contenu qui est important, pas le messager.

    • G.Levesque dit :

      Seul l`engagé a le monopole de la rigueur, d`après lui.

  3. Guillaume C. Lemée dit :

    Réalisez-vous votre partialité, monsieur Rioux? Toutes ces belles lectures, tous ces beaux idéaux mis à néant par toute une série de petit adjectifs et de procès d’intention. Mis à néant, oui: car votre discours ne tient pas la route. La gauche, souvent, manipule et la droite, elle, valorise les droits individuels et l’ordre, dites-vous? Ça vous fait du bien de penser que vous avez trouvé la solution à la corruption des 50 dernières années?

    Laissez-moi vous dire que les criminels en chemise de chasse qu’on retrouve à « gauche », chez les grands syndicats notamment, vous savez ceux qui brisent des jambes et vivent au crochet des syndiqués? Eh bien ils n’ont rien à envier aux criminels en complet-cravates qui font la fête chez Desmarais et s’entre-influencent pour le plus grand plaisir de l’Empereur. Les deux fourrent le peuple, monsieur Rioux, car là où il y a l’Homme, il y a l’hommerie.

    L’un vaut l’autre car le problème ne réside ni à gauche, ni à droite puisque la gauche et la droite, ne vous en déplaise, est une métaphore de l’être humain (main gauche, main du coeur et de l’émotion, main droite, main du calcul et de l’autorité [main qui porte l’arme]). On a besoin des deux, monsieur Rioux.

    Le problème réside chez les politiciens, qu’ils soient à gauche ou à droite, car ils reçoivent le pouvoir et celui-ci corrompt. Le peuple doit diviser le pouvoir pour en extraire, de sa lutte interne, l’essence même de la saine gérance.

    Si vous voulez vivre l’individualisme, crever si vous avez à crever et devenir riche si vous avez à devenir riche, je vous suggère les États-Unis.

    Le Québec n’est pas pour vous, j’ai l’impression. Ça adonne que « we care ».

    Guillaume C. Lemée
    Montréal

    • crioux dit :

      Vous n’avez apparemment pas compris. Le but est de définir les différences entre la gauche et la droite, pas de justifier si un système est meilleur que l’autre.
      Vous tentez de prendre des éléments négatif de l’extrême droite et les comparer avec le rêve et l’utopie de gauche.

      Je suis centre-droite/libertarien. Je suis contre les extrémistes autant de droite que de gauche. Le problème c’est que le Québec penche présentement beaucoup trop à gauche, comme la Grèce, et cette pseudo-révolution socialiste ne fait qu’empirer les choses.

      La gauche ne veut pas régler les problèmes qu’elle dénonce, parce que si elle pouvait les régler, elle perdrait sa raison d’être. La gauche utilise la colère et la haine pour justifier sa cause, elle condamne le présent, et promet une utopie qu’elle ne pourra jamais réaliser.

      Les gens qui sont dans les rues, la plupart n’ont aucune espèce d’idée de ce qu’ils veulent. Les casseroles, les pandas et autres mascottes: on est dans l’émotif, pas dans la raison.
      Ils sont remplis de haine et de colère. Ils se font manipuler par des gens qui les utilisent à des fins politiques (Syndicats, PQ,QS, groupes anarchistes)

      La dure réalité c’est que le Québec est dans le trou, et qu’il faut entrer dans un période d’austérité, et non pas en donner encore plus à une classe déjà privilégiée, les étudiants. Il aurait fallu augmenter graduellement les frais au niveau de la moyenne. Même avec la hausse prévue, on serait encore le plus bas. Pourtant, on est les plus endettés, les plus taxés, les plus impôsés. Est-ce qu’on a les moyens de se payer tout ces programmes socialistes??

      • Guillaume C. Lemée dit :

        De ton discours, je retiens ceci:

        « […] Ils sont remplis de haine et de colère [la gauche]. Ils se font manipuler par des gens qui les utilisent à des fins politiques (Syndicats, PQ,QS, groupes anarchistes) […] »

        Et tu crois vraiment que ça ne s’applique pas à la « droite »?

        Le but ultime derrière toute gouvernance est l’électorialisme: plaire à l’électeur.

        Parce qu’une gang de crosseurs (que tu dirais de gauche) ont mis le Québec dans le trou en l’endettant par mollesse, pour éviter de déplaire au monde et surtout pour faire un écran du fumée sur les activités illicites de leurs chums, tu crois qu’une série de gouvernances de droite vont régler la chose?

        Et tu vas aller voter Libéral, j’imagine, lorsque le plan de « séduction par moussage de colère populaire » de Charest va s’achever? Ou ben CAQ et Legault avec sa gang d’opportunistes de tavernes qui vont chercher à capitaliser sur le petit individualisme crasse de la population?

        ****

        Je crois que le vrai drame c’est qu’il n’y a pas de solution de rechange. PQ mange traditionnellement dans la main des syndicats criminels, QS a de belles idées mais d’autres complètement utopiques qui vont nous mettre en faillite, LIB est le parti le plus corrompu de toute la modernité… (hey, parmi une liste de presque 70 belles crosses monumentales, ils ont quand même réussit à vendre l’exploitation d’Anticosti à la même gang qui en avait fait la prospection)

        J’ai l’impression que tu vis bien loin du conflit et que ta propre colère […] manipulée par des gens qui t’utilisent à des fins politiques (Médias de Desmarais, médias de PKP) t’aveugle.

        Je réitère ce que j’ai dit dans le message précédent: ta rhétorique trahit ton parti pris aveuglé et le fait que c’est la colère toi aussi qui te fait penser. Et ce n’est pas parce qu’un ex-politicien Belge pense qu’il faille absolument se situer sur l’axe gauche/droite que c’est forcément vrai.

        En tout cas, je prêche dans le vide et je perds probablement mon temps car ça va finir que tu vas me répondre que je n’ai pas raison (évidemment, ça serait incohérent de faire le contraire) et tes trois chums qui te lisent vont cliquer sur « thumb down » pour signifier qu’ils n’aiment pas ce que j’ai écrit.

        Qu’importe. Que les Libéraux soient reportés au pouvoir ne change rien: on va se faire fourrer pareil, juste plus rapidement. Il faut se révolter et être vigilant pour que le moindre geste des dirigeants soit épié et jugé; c’est la seule façon de les empêcher de nous crosser.

        Mais bon, si vous êtes de ceux qui pensent qu’aussitôt que tu n’es plus à gauche t’es correct, t’es « safe », ben je vous plains.

        GCL
        Montréal

    • Maxim Bernard dit :

      Le problème réside chez les politiciens, qu’ils soient à gauche ou à droite, car ils reçoivent le pouvoir et celui-ci corrompt.

      Justement, le problème réside bel et bien à gauche !

      La droite veut retirer du pouvoir au gouvernement, donc aux politiciens. La gauche veut un gouvernement de plus en plus interventionniste. Mais un gouvernement interventionniste signifie souvent plus de corruption.

      La solution à la corruption est simple : un État minimal. Quand l’État ne se mêle pas de ce qui ne le regarde pas, il n’y a aucun risque qu’il détourne les fonds publics dans les poches des amis du parti au pouvoir.

      Mais ça, les gauchistes n’en voudront jamais. Selon eux, l’État devrait tout faire et être partout à la fois. Et après, ils se demandent pourquoi il y a tant de corruption !

      La corruption passe nécessairement par le gouvernement. Plus de gouvernement = plus de corruption.

      Voici un exemple : les garderies à 7$. Depuis que le gouvernement a étendu ses tentacules dans le domaine des garderies, on a découvert de la corruption – d’ailleurs, Tomassi a été arrêté. Un hasard ?

      Et après, la gauche prétend détenir la solution.

  4. crioux dit :

    @Guillaume:
    La droite par définition veut plus de libertés et responsabilités individuelles, donc MOINS de gouvernement, et les libertariens veulent encore moins de gouvernement.
    Plus de gouvernment = plus de corruption, parce qu’il y a plus de pique-assiettes autour du buffet.

  5. Guillaume C. Lemée dit :

    1) J’ai de la difficulté avec le fait que vous disiez ne pas chercher à faire une analyse qualitative (ne pas chercher qui est le mieux) mais pourtant que vous continuiez à taper sur la gauche. On peut est objectif mais, vérité de La Palisse, il faut être objectif des deux bords. J’ai écrit récemment sur le mur FB de Pauline à peu près ceci: « Si je vote pour vous, allez vous cesser de fricoter avec les grands syndicats? » mais elle ne m’a pas répondu.

    2) C’est une belle utopie que de croire qu’à « droite » il y a moins de désir de gouvernance. En théorie peut-être. Mon avis c’est qu’à droite, moins de crosses mais des plus grosses crosses.

    3) Je vous trouve crissement intéressants, les gars. Vous me faites réfléchir sur les axes gauche/droite et autoritatistes/libertaristes. Je continue de croire en la saleté de l’hommerie mais vous avez ouvert quelques questions. J’ai un ami cher qui est économiquement à droite, moralement à gauche et pratiquement dans un centre équilibré. Un autre ami cher qui lui à le coeur à l’extrême gauche et la tête dans l’anarchie. Moi, je crois qu’avec les nouveaux outils technologiques, il est temps d’inventer une nouvelle forme de gouvernance calquée sur les méthodes en ligne de gestion financières des banques.

    Je vais aller lire des livres sur quelques sujets sur lesquels vous avez attiré mon attention et p-ê viendrais-je vous en reparler ici. Il est rare d’avoir un avis éclairé qui n’est pas forcément partisan.

    Merci d’être resté poli

    GCL
    Montréal

    • crioux dit :

      Je dénonce un peu la gauche au passage parce que c’est ce qui nous a mis dans le trou au Québec et la solution de certains c’est d’y retourner encore. Alors que la solution c’est de s’éloigner un peu de cette gauche pour aller un peu vers un état amaigri et une gestion un peu plus rigide des finances de l’état.
      Je ne dit pas que la gauche est toute mauvaise et que la droite est parfaite, mais dans le cas actuel, tout comme dans le cas de la Grèce, il faut revenir à une gestion serrée du budget, et certains généreux programmes devront disparaitre.

    • crioux dit :

      C’est le but de ce blog, provoquer des discussions et réflexions sur des sujets pas toujours faciles, tout en utilisant les arguments au lieu des insultes.

  6. Pierre (alias Le Crible) dit :

    Je suis favorable à une répartition plus égale de la richesse, mais par plus de transferts en argent des mieux nantis vers les moins bien nantis, au prix de moins de services publics subventionnés. Il en découlerait donc une réduction de la taille de l’État malgré une augmentation des transferts de richesses des mieux nantis vers les moins bien nantis.

    Ma position est-elle de gauche ou de droite?
    Devrait-on plutôt la qualifier selon l’axe « autoritaire-libertarien »? Pourrait-on la qualifier d’un nom du genre «libertarienne-solidaire»?…

    • crioux dit :

      Ca reste de la gauche, puisque tu « forces » la charité au lieu de laisser la liberté de choisir à qui ou quelle fondation le citoyen donne son argent. Donc ça prend un état pour gérer cette « charité ».

      Un bon exemple était une gauchiste qui s’était énervé à l’émission « Tout le monde en parle » à propos de la fondation « eau » de Guy Laliberté. Selon elle le milliardaire devrait tout donner à l’état qui déciderait quoi en faire.
      Plus de détails: https://crioux.wordpress.com/2009/04/13/tout-le-monde-en-parle-deconnecte-de-la-realite/

      Et dans les faits c’est impossible a faire fonctionner parce qu’il y a beaucoup plus de pauvres que de riches, alors même si tu prends TOUT l’argent des riches (ils deviendraient les plus pauvres de tous), ça ne ferait pas beaucoup de différence sur l’argent donné aux pauvres.
      Et ces riches, si on les taxe trop, ils vont déménager ailleurs, apportant avec eux leurs entreprises et les emplois qui vont avec. Donc plus de pauvreté encore. Ca ça ressemble au socialisme à la NPD

      « Le problème avec le socialisme, c’est qu’un jour l’argent des autres vient à manquer. » –Margaret Thatcher

      La solution privilégiée par les libertariens et surtout les néo-libéraux c’est que si l’économie est prospère, tout le monde en profite, y compris les pauvres qui indirectement seront moins pauvres.

      Le libéralisme par contre, qui est au centre, lui va être entre les deux, il va subventionner les entreprises, (interventionisme) même en nationaliser, et taxer modérément les riches pour en donner aux plus pauvres. C’est donc ce qui est le plus près de ce que tu proposes, puisque tu tentes de mélanger deux extrêmes opposés, alors ça revient au centre. Je penses donc que tu es centriste/centre-gauche, avec une tendance vers le bas (moins d’état) sur le 2e axe.

      En résumé une pensée noble, mais difficilement applicable dans la réalité.

      • crioux dit :

        Et un autre qui circule sur Internet qui explique pourquoi le socialisme ne marche pas:

        Un professeur d’économie dans un collège a annoncé qu’il n’avait jamais eu un étudiant qui avait failli son cours mais il s’est retrouvé à faillir une classe entière récemment. La classe entière avait insisté pour dire que le socialisme fonctionne et que, par conséquent, personne ne serait pauvre ni riche. Un égaliseur extraordinaire.

        Alors, le professeur annonça : « D’ACCORD ! nous allons tenter une petite expérience en classe ».. Je prendrai la moyenne de toutes vos notes. Vous aurez alors tous la même note, personne ne faillira ni n’aura un A…. ( En remplaçant les dollars par des notes, on aura un résultat plus concret et mieux compris par tous).

        Après le premier examen, les notes furent moyennées et tout le monde obtint un B. Ceux qui avaient étudié fort étaient déçus et ceux qui avaient étudié peu étaient ravis. Lors du deuxième examen, ceux qui avaient étudié peu, étudièrent moins et ceux qui avaient étudié fort décidèrent de prendre la route du peuple libre et étudièrent peu.

        La moyenne du deuxième examen fut un D! Personne n’était content.
        Lors du troisième examen, la moyenne fut un F.

        Pendant les examens ultérieurs, les notes ne montèrent jamais, les pointages de doigts commencèrent, les jugements dominaient les conversations et tout le monde se sentait mal. Personne ne voulut étudier pour le bénéfice de l’autre.

        À la grande surprise de tout le monde, ils faillirent tous. C’est alors que le professeur déclara que le socialisme était pour faillir ultimement car lorsque la récompense est grande l’effort pour réussir est grand aussi. Mais lorsque le gouvernement enlève toutes les récompenses, personne ne fournira l’effort ni voudra réussir.

        Cela ne pourrait être plus simple.

        Les 5 phrases qui suivent sont possiblement les meilleures conclusions sortant de cette expérience:

        1. Vous ne pouvez pas ordonner aux pauvres d’obtenir le succès en ordonnant aux riches de ne plus en avoir.

        2. Ce qu’une personne reçoit sans avoir à travailler , une autre personne doit travailler sans en recevoir la récompense.

        3. Le gouvernement ne peut donner quelque chose à quelqu’un sans l’avoir enlevé à quelqu’un d’autre auparavant.

        4. Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant!

        5. Lorsque la moitié du peuple perçoit l’idée qu’ils n’ont pas besoin de travailler car l’autre partie va s’occuper d’eux et lorsque l’autre moitié comprend que ça ne vaut pas la peine de travailler car quelqu’un d’autre récoltera ce qu’ils méritent par leur efforts, cela est le début de la fin de toute une nation.

    • zarmagh dit :

      Le socialisme ne dure que jusqu’à ce que se termine l’argent des autres. (Margaret Thatcher)

  7. Geneviève E dit :

    Enfin je comprends la droite, la gauche et le reste. Vos explications me font réaliser que je suis de droite et ce depuis longtemps. Présentement, le Québec, ne représente pas du tout mes valeurs profondes. Non mais dites-moi QUI, en ce moment au niveau politique, pourrait changer ce vent de gauche qui nous conduit tout droit dans le mur??

    • crioux dit :

      Pendant un moment, au début de la CAQ j’ai cru qu’il pourrait être ce vent de changement. Puis, il s’est effondré,
      « On verra » qu’y dit! il parle même de souveraineté dans 10 ans. Tu parles d’un parti fédéraliste… Incapable de s’affirmer sur rien, il suit les sondages. C`est pas de ça qu’on a besoin.

      Seuls Equipe Autonomiste et le Parti Conservateur du Québec portent les valeurs de droite économique, de liberté et responsabilité individuelle. Mais aucune chance d’être élu…

      These are sad times.

    • L'engagé dit :

      J’aimerais vraiment connaitre ce que vous lisez et ce que vous écoutez pour parler de « ce vent de gauche qui nous conduit tout droit dans le mur? »

      Il me semble de mon côté que le PQ, un parti favorable aux travailleurs et aux syndicats, a dû s’aliéner la fonction publique -et il le paye encore- pour ses coupures. C’est Bouchard, toujours le PQ, qui a mis le cap vers le déficit 0 , encourageant par là les gens une certaine frange de la gauche à quitter le navire, ce qui a produit QS…

      Le mouvement néolibéral est tel que même un parti plus à gauche a dû procéder à des réformes de droite. Quant aux gouvernements ouvertement de droite, les conservateurs au fédéral et les libéraux au provincial, ils ont accru la dette en creusant des déficits, principalement parce qu’ils ont réduit les ponctions fiscales et déséquilibré sciemment les budgets. Les conservateurs l’ont fait pour les entreprises là où les libéraux l’ont fait au Québec pour les particuliers les plus riches. Charest a même utilisé l’argent du règlement du déséquilibre fiscal pour financer des baisses d’impôt, alors que l’argumentaire pour justifier les demandes, c’était que la province peinait à financer ses services.

      L’organe de presse qui milite pour le parti libéral s’appelle GESCA, c’est une filiale de Power Corp, un important donateur de l’IEDM, LE think tank qui véhicule des idées de droite…

      Bref, s’il y a un mouvement qui nous conduit au mur, c’est le mouvement néolibéral qui s’est levé dans les années 70 en cherchant à réaliser les thèses de Friedman, et la dérégulation de la finance, corolaire de ses idées est justement responsable de l’effondrement de nos économie…

      La gauche n’a rien à y voir, ce sont des mesures de droite qui ont produit cela…

      Je vous encourage vivement à lire Jim Stanford si vous voulez comprendre véritablement l’effet des politiques de droite. Peut-être changerez vous votre fusil d’épaule.

      http://www.luxediteur.com/content/petit-cours-dautodefense-en-economie

      Quant à une compréhension plus fine de ce qui distingue les idéologies de droite et de gauche, je vous recommande La Gauche et la droite : un débat sans frontières
      http://www.cerium.ca/La-gauche-et-la-droite-Un-debat

      • crioux dit :

        La crise mondiale de la dette ne te suffit pas?

        Tout les états providence sont dans le trou.

        Ce que certains on fait c’est essayer de corriger le tir avant qu’il ne soit trop tard, mais l’ont fait timidement, parce que la population et les syndicats se sont offusquées Ils ne veulent pas qu’on touche a leur confort et leurs acquis. On voit ce que ça donne avec le mouvement étudiant. Imaginez si on était au même point que la Grèce…. Continuons et on va y arriver….

        Le Québec est la province avec les programmes sociaux les plus généreux, l’endroit ou les frais de scolarité sont les plus bas, l’endroit où les gens prennent leur retraite le plus tôt, une des provinces ou le nombre de fonctionnaires est le plus élevé.
        Ce sont des mesures de droite ça?! Néolibéralisme mon oeil! C’est du libéralisme et du socialisme.

        Et on est aussi la moins productive, la plus taxée, et la plus endettée (surpris?)

        Tout le monde ne peut pas vivre au dépend de tous le monde. L’argent que ceux qui vivent aux crochet du système reçoivent, il faut que quelqu’un travaille pour le payer.

        Les gouvernements se sont endettés pour payer des cadeaux aux électeurs (programmes sociaux etc..) et augmenter la taille de L’état au lieu de bien gérer les budgets.

  8. Maxim Bernard dit :

    Bref, s’il y a un mouvement qui nous conduit au mur, c’est le mouvement néolibéral […]

    Qui nous a conduit dans le mur !? C’est plutôt l’interventionnisme à tout crin et le désir d’avoir le beurre et l’argent du beurre qui pousse les gouvernements à s’endetter jusqu’à la faillite pour payer toutes sortes de gâteries à ses citoyens !

    Nomme-moi un pays néolibéral qui se dirige dans le mur.

    En fait, le «mouvement néolibéral» prône le contrôle des dépenses, pas l’endettement. Une société 100 % néolibérale ne paierait pas d’impôt et n’aurait pas de programmes sociaux ou de subventions. La notion de «dette publique» n’existerait pas.

    Quant aux gouvernements ouvertement de droite, les conservateurs au fédéral et les libéraux au provincial, ils ont accru la dette en creusant des déficits, principalement parce qu’ils ont réduit les ponctions fiscales et déséquilibré sciemment les budgets.

    Le déficit du gouvernement fédéral s’est accru lors de la récession, mais a par la suite diminué peu après la fin de certaines mesures du plan de relance. De plus, le budget de 2012-2013 prévoit un retour au déficit 0 à moyen terme.

    Quant au gouvernement provincial, disons simplement que les dépenses sont loin d’avoir été réduites.

    • crioux dit :

      Juste en passant, le libéralisme est centre-gauche. Avec son interventionnisme à outrance, le Gouvernement libéral est loin d’être un gouvernement de droite.

      • L'engagé dit :

        Juste en passant, le libéralisme est centre-gauche
        Petite confusion sémantique ici liée à des décalage entre culture anglo-saxonne et continentale

        Le libéralisme, au sens classique, avec ses penseurs phares, est évidemment de gauche si on l’oppose au mercantilisme et à l’octroi arbitraire des privilèges qu’il combattait, comme la vente des charges, mais ce libéralisme, renouvelé par l’École de chicago en économie, appelée aussi École néoclassique s’oppose au Keynésianisme et est résolument à droite et moins interventionniste, de l’aveu de ses propres partisans.

        Le propre du néolibéralisme n’est pas au fond de vouloir moins d’état, même si c’est son discours, mais de changer la mission de l’état, l’état intervient encore et est pesant, mais pour la frange intéressée des élites économiques:

        L’état devient

        *Facilitateur pour les investissements (il est moins important d’avoir une saine régulation de l’économie et d’assurer le bien-être de la population) attirer l’investissement devient une fin en soi, même si cette fin peut avoir des conséquences perverses, ex. «république de bananiser» un pays, une entreprise investie, fait venir des travailleurs étrangers, fait des profits énormes, ne les réinvestis pas et les place dans des joint-ventures offshore et se pousse quand il ne reste plus rien avec des dommages et des externalités sociales et environnementales à nettoyer…

        *Distributeur Plutôt que faire lui-même en développant une expertise, il confie des contrats au privé, même si c’est contre le bénéfice de la population, ex. 2 CHUM…

        la suite une autre fois…

    • L'engagé dit :

      CRIOUX : La crise mondiale de la dette ne te suffit pas?
      MBERNARD : Le déficit du gouvernement fédéral s’est accru lors de la récession, mais a par la suite diminué peu après la fin de certaines mesures du plan de relance. De plus, le budget de 2012-2013 prévoit un retour au déficit 0 à moyen terme

      Les politiques néolibérales s’attaquent justement d’une manière structurelle au financement des États, en diminuant l’impôt pour les entreprises et pour les plus riches, l’État n’est alors plus capable d’honorer ses dépenses, il emprunte alors sur les marchés, permettant aux mêmes acteurs qu’il a soulagés fiscalement de s’enrichir sur le dos des contribuables moyens.

      Ça devient alors le motif pour couper dans les dépenses ce qui ne serait pas nécessaire si on avait pas d’abord fait plaisir aux amis…

      Alors qu’en même temps, les règlementations ont été assouplies par mêmes les politiques néolibérales, pour que les nouvelles liquidités ne soient plus dirigées par l’investissement dans l’économie réelle, mais jouées sur les marchés financiers, avec les conséquences que l’on sait, entre autres sur la crise mondiale de la dette.

      Vous voulez un gouvernement qui fonce dans le mur?
      Qu’en est-il de l’endettement US, et des déficits qui se sont creusés sous ses gouvernements conservateurs, accroissant alors la dette par le jeu des intérêts composés?

      Et les deux guerres (Afghanistan et l’Irak) où encore c’est la soumission de l’État au privé qui accroit l’endettement, le gouvernement devenant une agence de distribution de sous-traitance pour le bénéfice d’entreprises comme Halliburton et de firmes d’armement? Voilà pourtant un modèle que nous voulons reproduire au Canada

      Depuis l’arrivée des conservateurs au pouvoir, en 2006, la dette du Canada a augmenté de plus de 100 milliards de dollars. Si bien qu’elle devrait atteindre l’an prochain les 586 milliards de dollars, un sommet en 15 ans.

      Quand les conservateurs ont été élus, les finances de l’État étaient en bonne santé. Les conservateurs ont commencé leur premier mandat avec un surplus annuel de 13 milliards de dollars, un coussin laissé par les libéraux de Paul Martin.

      On parle ici d’un gouvernement ouvertement néolibéral, ça promet…

      • crioux dit :

        « Les politiques néolibérales s’attaquent justement d’une manière structurelle au financement des États, en diminuant l’impôt pour les entreprises et pour les plus riches, l’État n’est alors plus capable d’honorer ses dépenses, il emprunte alors sur les marchés, »

        Reality check: Les états qui sont dans le trouble sont ceux qui sont taxés à mort et ont des programmes sociaux très généreux. Ceux qui sont en meilleure situation sont ceux qui ont un contrôle serré des dépenses et des programmes sociaux moins « mur-à-mur ». Ils peuvent être généreux pour ceux qui ont en vraiment besoin, mais pas pour tout le monde.

        Exemple ici au Québec, même si tu es riche et donc capable de payer, tu as accès aux garderies subventionnées, à la conception assistée gratuite et l’assurance médicament, aux congés parentaux etc.. tout ça aux frais du contribuable.

        Ne t’en déplaise, nous avons depuis 50 ans des gouvernement centristes, qui la plupart du temps tendent à gauche. Très généreux, très dépensiers, très interventionnistes (MIL Davie, Gaspésie) et c’est ça le problème.
        Un peu plus de liberté économique, un contrôle des dépenses, encourager les entreprises à s’installer et/ou investir ici, laisser plus d’argent dans les poches des contribuables et développer nos ressources, c’est ça qu’on a besoin.

        Et le Gouvernement conservateur n’est pas un gouvernement néolibéral. il est plus à droite que les libéraux, mais ont est loin de l’extrême droite et du néolibéralisme.

        Il est presque centriste:

      • Maxim Bernard dit :

        D’abord, il faudrait s’entendre sur la définition de «néolibéralisme».
        Selon toi, néolibéralisme = l’État et les corporations main dans la main sur le dos des contribuables. Mais quand ça arrive, on ne parle pas de libre-marché mais plutôt d’interventionnisme. Autrement dit, tu essaies de nous faire avaler que néolibéralisme = interventionnisme !

        Voici quelques définitions du mot «néolibéralisme» :

        Forme moderne du libéralisme, qui laisse place à une intervention limitée de l’État. (Larousse)

        Doctrine prônant la plus grande liberté possible des entreprises et des forces du marché et la réduction au minimum de la taille et des interventions de l’État.
        (Wiktionnaire)

        Forme modifiée du libéralisme tendant à favoriser le capitalisme fondé sur le libre-marché. (Oxford English Dictionnary)

        Doctrine politique de droite. […] Le néo-libéralisme est critique de l’interventionnisme étatique ou de l’État providence. (Perspective monde)

        L’État ne devient pas «facilitateur pour les investissements» et n’intervient pas «pour la frange intéressée des élites économiques».

        Il faut voir «néolibéralisme» comme un synonyme de «libéralisme économique». Sinon, je serais moi-même farouchement opposé au néolibéralisme ; toute la droite le serait également.

        En diminuant l’impôt pour les entreprises et pour les plus riches, l’État n’est alors plus capable d’honorer ses dépenses, il emprunte alors sur les marchés.

        Ses dépenses ? Quelles dépenses ? Un État néolibéral ne dépense que pour exécuter ses fonctions essentielles.
        Ça ne serait pas à lui de construire un CHUM et de s’en servir pour enrichir le parti au pouvoir.

        Alors qu’en même temps, les règlementations ont été assouplies par mêmes les politiques néolibérales, […], avec les conséquences que l’on sait, entre autres sur la crise mondiale de la dette.

        J’ai mis en gras deux contradictions.

        La crise de la dette a été causée par :
        – la réglementation des taux directeurs par l’État
        – la protection que l’État offre aux banques en cas de faillite, qui n’incite pas à bien investir leur argent (e.g. en prêtant à des gens qui n’en ont pas les moyens)
        – le Community Reinvestment Act
        – la régulation du marché financier sous Bush*
        – …
        Ces évènements sont à l’origine de la crise des subprimes.

        Le tout a causé une importante inflation à cause du prix de l’immobilier qui a sans cesse augmenté, avant que la bulle n’éclate en 2008.

        Est-ce du néolibéralisme ou de l’interventionnisme ? Poser la question c’est y répondre.

        *Je tiens à préciser que Bush est le président ayant le plus dépensé pour faire appliquer les lois relatives au marché financier depuis 1960.

        Et les deux guerres […]

        Encore de l’interventionnisme.

  9. L'engagé dit :

    Réponse à M. Bernard et C Rioux

    Est-ce du néolibéralisme ou de l’interventionnisme ? Poser la question c’est y répondre.

    Je vous l’accorde :

    C’est de l’interventionnisme ,

    Je vous l’accorde, mais de quel type d’interventionnisme parlons-nous? D’un interventionnisme qui se fait l’avocat des financiers ou des titulaires des très grandes entreprises, pas des citoyens ou des groupes sociaux

    On supprime de la mission de l’État son caractère social au nom de considérations libérales ou néolibérales : libre-marché, avantage de la concurrence, efficacité du privé, etc. Le néolibéralisme est un discours, une idéologie.

    Un discours diffusé avec suffisamment de force qu’il tend à imposer une vision marchande (* puisque le libre-marché est prétendument plus efficace) au plus grand nombre de sphères de la vie sociale et politique et on prétend donc que c’est le marché qui peut créer le plus de richesse.

    Ce discours sert donc de justification à une série de décisions à l’avantage de ceux qui sont déjà au sommet de la pyramide. Par exemple les diminutions d’impôt de Reagan et de Bush-fils ou encore la dérèglementation du système financier amorcée sous Reagan, continuée sous Bush-père et complétée sous Clinton.

    Autre exemple, dans le documentaire sur Monsanto, de Marie-Monique Robin, un extrait vidéo nous montre le vice-président Bush-père garantir à Monsanto, que s’ils ont des ennuis avec les lenteurs administratives, que la dérèglementation, c’est leur affaire et qu’ils n’ont qu’à lui passer un coup de fil. On parle ici de l’entreprise qui a mis au point les OGM et qui arrive ainsi à «breveter les semences» et ainsi à harceler les petits fermiers en supputant qu’ils ne respectent pas des contrats ou des lois. En effet, Monsanto interdit de réutiliser ses semences, il faut en racheter et en dépit du ridicule de la chose, l’appareil d’état est à son service. Voilà ce que j’entends par marchandisation de la vie.

    Le discours du néolibéralisme suppute donc moins d’état pour plus de privé pour plus de richesses, mais dans les faits, il s’agit d’une restructuration pour que l’état serve le marché. On passe donc d’une état qui était un pare-feux contre les dérives du privés à un état qui facilite le privé.

    Un exemple probant me semble par exemple l’exploitation des sables bitumineux pour lesquels aucune évaluation environnementale globale à long terme n’est prévue, alors que les projets sont adoptés à la pièce, pendant que le gouvernement vient de couper, avec C-38, dans le peu d’expertise dont disposait pour encadrer l’industrie, laquelle a désormais le champ libre.

    La conséquence d’un tel discours et du pouvoir politique et économique accru qu’il octroie aux grandes entreprises par sa mise en oeuvre, c’est un déplacement de l’axe gauche/droite. À l’aune des nouveaux standarts ce qui était le centre (ou ce que l’on pourrait appeler ancien centre) est perçu comme à gauche (et ce qui était à gauche est désormais perçu comme d’extrème gauche) et à droite des desseins néolibéraux se dessine une droite encore plus «radicale», et les think tank nous la présente comme l’avant-garde où nous devons nous diriger.

    Ainsi, on critique la gauche, mais quand la gauche ose se défendre en invoquant que ce n’était même pas elle qui était au pouvoir et qui a creusé la dette et mis le pays dans le trou, on invoque l’exemple des gouvernements traditionnels de droite, lesquels ont justement nuit à nos société en permettant que nos pays soient des bars ouverts, mais ces gouvernements de droite ou de centre droit ( comme les libéraux) sont alors qualifiés par les tenants de la nouvelle droite de gouvernement de gauche… (Par exemple Obama qui se fait traiter de communiste)

    Ainsi, comme le fait MBernard, on peut évoquer que les garanties bancaires ont joué un rôle prépondérant, mais en détruisant littéralement les pare-feux et en dérèglementant le système financier, les acteurs néolibéraux ont déséquilibré tout l’édifice financier, on pointe les garanties, mais un ensemble d’opérations financières n’auraient jamais été possibles avant les année 90 et 2000 et qui ont considérablement accru la financiarisation excessive de l’économie.

    Une réussite dont la droite était fière avant 2007. Ainsi, la droite en la personne de Maxime Bernard devrait y réfléchir à deux fois : lui qui prétend que si le néolibéralisme était un interventionnisme, qu’il ne l’appuierait pas, j’ai posé la question à plusieurs reprises au Québécois libre, un site libertarien pour démêler les liens entre libertarianisme et néolibéraux…

    Or les acteurs qui soutiennent le plus l’interventionnisme d’un état qui aide les grandes entreprises à l’encontre de ses propres contribuable sont ceux-là même qui financent ‘IEDM et les acteurs de l’IEDM sont aussi quelques fois des libertariens…

    C’est pourtant une contradiction, on ne peut pas être libertarien et appuyer Power Corporation, laquelle est la championne en matière de copinage et de patronage.

    Il m’apparait donc que toute ces diffusions pour instiller le néolibéralisme ou le libertarianisme sont produites par les mêmes individus qui affaiblissent l’état et s’assurent qu’il ne puissent livrer la marchandise. Après, ils pointent cette même incapacité comme un signe de faillite du centre et de la gauche et parce qu’ils contrôlent les médias, font mousser un ressentiment pour que l’on déteste encore plus l’État assurance-médicaments, garderie) pour mettre en route un nouveau programme d’austérité dont les citoyens seront les premiers à subir les effets, mais austérité (comme le manque de contrôle au MTQ) dont lesdits acteurs bénéficient le plus.

    Par exemple, les baisses d’impôt du gouvernement Charest ont généré un manque à gagner, mais il a fini par compenser ce manque par une flat tax, la taxe santé, laquelle est régressive. On met cela sur le dos de la responsabilité et l’incapacité de payer, sur la nécessité d’une révolution culturelle, mais on se garde bien de parler de l’abolition de la taxe sur le capital.

    Les citoyens ordinaires, les petits, profitent-ils vraiment de l’abolition de cette taxe?

  10. Yvan Lessard dit :

    Ce texte est très intéressant.
    Tous les canadiens, incluant les journalistes, devraient le lire et le comprendre. La politique serait plus captivante.

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