La CLASSE exclue des négociations, pas vraiment surprenant.

Annonce de Line beauchamp:

La CLASSE avait envoyé comme représentants des gens qui ne voulaient pas trouver de solutions et n’avaient pas le mandat de négocier, mais seulement d’EXIGER la gratuité, sans condition. C’est pas comme ça que ça se passe une négociation.
Sources:
http://www.ledevoir.com/societe/education/348398/la-classe-avait-prevu-d-exiger-pas-de-negocier

http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/2012/04/25/la-classe-et-sa-vision-dune-%C2%AB-negociation-%C2%BB/

Une fois que la CLASSE a été exclue, les autres ont décidé de suivre par « solidarité ». On peut se demander s’ils ont signé ce document ou un du même genre, avec sa clause « solidarité ».

1- La clause de solidarité : Que chacune des associations nationales refuse de négocier avec le gouvernement si celui-ci exclut l’une d’entre elles.

Source: http://www.aessuqam.org/IMG/pdf/PositionsRNE.pdf

La FEUQ et la FECQ ont manqué une occasion en or de faire avancer les négociations. C’est la CLASSE qui bloque tout le processus et qui fait que la population appuie moins les étudiants, écoeurés par la violence qui prend toute la place.

La ministre a eu raison de dire que la CLASSE ne respectait pas la trève, sur le site web de la CLASSE, ils y publiaient des informations sur des manifestations ayant lieu avant la fin de la trève, et une manifestation monstre était déjà organisée pour « célébrer » la fin de la trève. Certaines de ces manifestations ont fait des blessés, dont un policier, alors on ne parle pas de manifestations pacifiques. Ils n’ont jamais eu l’intention de négocier.

Comment régler le conflit maintenant? Premièrement il va falloir que les étudiants rentrent en classe ou que des sessions soient annulées. Si la violence continue, il faudra arrêter les casseurs et les responsables des manifestations et les accuser au criminel. Avec un casier criminel, ils ne pourront plus aller en vacances à Cuba aller voir leur kamarade Fidel Castro.

Ensuite si ça ne s’arrange toujours pas, un médiateur pourrait être imposé par le Premier ministre, mais encore là, si la CLASSE est à la table, elle va refuser tout le monde qui n’est pas 100% de leur bord, ce qui est impossible. N’importe qui de censé, à moins d’être un parent d’enfant-roi, ne cèderait au chantage enfantin de la CLASSE. Tant que la CLASSE sera à la table de négociations, ça ne peut pas se régler.

C’est peut-être aux étudiants des universités membres de la CLASSE se s’impliquer dans les assemblées, à faire le ménage et éjecter les éléments radicaux de leurs exécutifs.

Voici comment Mark Steyn décrivait la Grèce en 2010. Sans le savoir, il a aussi décrit le mouvement étudiant québécois de 2012:

« Les émeutiers grecs on ateint le point de rupture logique de la sociale démocratie: ce n’est pas une sous-classe opprimée, mais une classe supérieure choyé, qui fait des émeutes pour la défense de ses privilèges et en insistant sur plus de subventions, plus d’avantages, plus de confort et plus de gouvernement.»

Source: http://www.antagoniste.net

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11 commentaires pour La CLASSE exclue des négociations, pas vraiment surprenant.

  1. jeanlucproulx dit :

    Cette situation commence vraiment à inquiéter les jeunes de secondaire 5 qui vont entrer au Cégep à l’automne!!! À mon travail, j’en connais au moins trois qui finissent leur secondaire au mois de juin et qui rentrent au Cégep à l’automne et l’une d’entre elles commence à s’inquièter pour l’automne!!!

    D’un côté, elle trouve que ceux qui manqueront leur session d’hiver à cause du boycott l’auront bien cherché, mais, de l’autre côté, elle craint les conséquences administratives à l’automne, quand sa cohorte rentrera dans le décor!!!

    Si j’étais dans sa situation, je serais inquiet, aussi!!!

    • crioux dit :

      Faut pas trop s’inquiéter, il n’y a pas tant d’étudiants que ça qui sont en grève. La majorité des étudiants sont en classe ou viennent de finir leur session. Et quand les sessions seront sur le bord d’être annulées, ils vont rentrer. Sauf les plus extrémistes de la CLASSE.qui souhaitent une annulation de session, juste pour « ne pas plier » et ensuite jouer à la victime.

  2. crioux dit :

    Avez-vous regardé la manifestation, ou plutôt l’émeute d’hier soir?

    C’était assez ridicule de voir les jeunes lancers des pierres aux policiers et ensuite se tourner vers la caméra et faire un « peace ».

    Aussi quand la police a annoncé a de multiple reprises, que la manifestation était devenue illégale (à cause des actes de vandalisme répétés), et la foule de crier en réponse: « Assassin! »
    Assassin? non mais il se pensent ou ces jeunes révolutionnaires? On est pas en Lybie ou Khadafi faisait fusiller ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui. On ne parle pas d’un groupe opprimé, mais bien d’une classe gâtée par le système qui en redemande toujours plus.

    La CLASSE avait déjà prévu cette manifestation violente et d’autres bien avant que la ministre les exclue des négociations, alors leur excuse disant que c’est de la « provocation » de la part du gouvernement ne tient pas.

    Et si le gouvernement cède devant la violence, ça va créer un précédent qui fait que d’autres groupes de pression, quelqu’ils soient vont faire la même chose, c’est à dire manifester violemment et tout casser pour avoir ce qu’ils veulent. Ainsi des musulmans pourraient manifester violemment pour réclamer l’imposition de la Shariah (tribunal islamique), des extrémistes écologistes pourraient saboter des chantiers de construction de barrages hydroélectrique, ou des syndicats en négociations auraient le droit de tout casser pour réclamer une hausse de salaire.

    Dans les sociétés où ça se passe comme ça, ça fini généralement très mal.

  3. Gilles Laplante dit :

    La CLASSE n’a même pas eu la décence de respecter sa parole.

  4. jeanlucproulx dit :

    Et, une autre manifestation violente à Montréal!!! Quand est-ce que Charest va enfin comprendre que, pour mâter cette révolte marxiste, la Loi sur les mesures de guerre s’impose d’elle-même!!! Devant une insurrection extraordinaire, employons des moyens extraordinaires pour la contrer et pour mâter ceux qui lui insuffle la vie!!!

  5. G.Levesque dit :

    J`ai reçu d`un copain un discours prononcé par le jeune Nadeau-Dubois et son but n`est absolument pas les frais de scolarité. C`est un révolutionnaire dans l`âme, un pelleteux de nuage qui vit com plètement dans un autre monde¸de révolution à la Marxisme.

    Voici le lien.
    http://www.fm93.com/audioplayer.php?mp3=130606

  6. Nicole Paoli dit :

    Nicole Paoli

    Je comprends la jeunesse d’être révoltée devant un gouvernement d’une telle mauvaise foi en plus d’être conrrompu jusqu’à la moelle.
    J’ai déjà moi-même dans mon jeune temps fait partie de manifestations estudiantines. Par contre la menace de mort contre Charest et ses enfants va trop loin. J’ai très peur à un kidnapping. Souvenons-nous de Laporte. (…) Charest et Beauchesne pourraient très bien se retrouver dans cette situation. Il suffit de quelques têtes brûlées. (…) Je dit aux jeunes, manifestez, indignez-vous, faisez bloc, ne lâchez pas, mais tout cela dans la NON VIOLENCE. souvenez-vous de ce qu’a réussi Gandhi. (…) Croyez-moi ce gouvernement sera bien plus embêté comme ça; car en ce moment il fait tout pour vous révolter et ne tombez surtout pas dans le panneau car il aurait réussi.

    Un pour tous, tous pour un

  7. G.Levesque dit :

    Pas de problèmes pour les menaces de mort, le zouff qui a fait ce vidéo est en dedans, la police l`a cueilli ce matin, de plus ce n`est pas la première fois qu`il fait des vidéos de ce genre, il a un léger problème qui ne se situe pas sous les pieds. Mme. Paoli faites-vous parti d`une escouade sur la corruption pour dire que ce gouvernement est corrompu jusqu`à la moelle, si oui dites-nous laquelle, on verra le degré de crédibilité que vous avez.
    Cette hausse est amplement justifiée, par contre les étudiants, depuis le début du boycotte, ont fait augmenter les mises, on a simplement à écouter les dirigeants et surtout Gabriel Nadeau-Dubois, il veut négocier, mais pas de mandat, ce n`est pas comme ça que ça fonctionne et peu importe pour eux l`enjeu est de plus en plus visible, faire tomber le gouvernement. Moi, je dis au gouvernement de ne pas flancher sur ce genre d`imposteurs que sont ces associations, ils ne représentent que le tier des étudiants. Que le gouvernement leur donne jusqu`à vendredi pour accepter, sinon on ferme les livres.

  8. G.Levesque dit :

    Encore aujourd`hui, des étudiants de la Classe ont pertubé la conférence de presse des deux autres Fédérations qui ont présenté une contre-offre. Il est évident que les membres de la Claasse ont un autre agenda et cette dernière est politique, rien d`autres.
    Pourquoi, leur porte-parole n`a jamais voulu se dissocier des actes de vandalismes, d`intimidation, de méfaits, d`outrage au tribunaux, la raison est simple, ce sont des marginaux révolutionnaires, et de plus il est malheureux de constater qu`il y a des groupes d`intélectuels, des syndicats, des artistes, les professeurs, qui se sont almagammés avec eux pour la révolution.
    Ce matin, à Radio-Canada, le fief séparatistes-socialeux, les artistes avaient le culot de nous dire qu`il fallait élargir le pourquoi de ces boycottes étudiants, soit pour l`environnement, les mines, les classes sociales, la pauvreté dans le monde, le capitalisme, etc…

    Il est temps que le gouvernement dise, vous retourner en classe ou on se reverra à l`automne.

  9. L'engagé dit :

    Pour une fois, je suis d’accord avec l’une de vos sources de chez QMI-Quebecor
    http://blogues.journaldemontreal.com/bock-cote/general/petite-reflexion-sur-nos-leaders-politiques-et-la-philosophie/#comment-4671

    Christian Rioux du Devoir l’a déjà fait remarquer: un livre comme celui de François Gauvin n’aurait pas pu s’écrire au Québec. Pourquoi? Parce que notre société ne semble pas croire à la culture générale, à l’héritage des humanités. Notre système d’éducation a abandonné depuis longtemps la transmission de la culture véritable. On y saupoudre ici et là un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu d’histoire. Mais cette éducation aux œuvres n’est pas sérieuse. Elle n’apprend pas à penser. Pire, elle lasse souvent ceux à qui on la destine. Plutôt que de penser l’élève comme un héritier culturel qui doit faire ses classes, on le présente comme un petit génie qui doit exprimer sa créativité et son authenticité. De cette vision de l’éducation, toute la société paie le prix.

    Mais c’est aussi notre rapport aux élites qui se dévoile. On aura beau dire tout le mal qu’on veut du cours classique de nos «ancêtres», mais il avait du bon : il misait sur l’éducation aux humanités. Il nous délivrait de l’illusion présentiste selon laquelle tous les problèmes que nous vivons sont absolument inédits. Il faut relire le beau livre d’Allan Bloom, L’âme désarmée, pour voir comment l’éducation aux humanités est une manière fondamentale d’éduquer l’âme humaine. Elle nous apprend à réfléchir aux fondements de l’existence, aux fondements de la cité aussi. Elle permet à la fois d’approfondir le débat public et de l’élever. Et Bloom, dans ce livre, nous convainquait aisément d’une chose: on ne sort pas indemne de la lecture des classiques de la philosophie, de la littérature, de l’histoire. On ne sort pas indemne d’un grand livre.

    C’est peut-être enfin notre rapport à la langue qui se dévoile. Faut-il le redire, le français tel que nous le parlons au Québec est trop souvent approximatif. Je ne parle pas seulement des anglicismes qui polluent le vocabulaire courant et font passer pour un snobinard parisianisé ceux qui mobilisent toutes les ressources de notre langue. Mais de la structure même de la phrase, plus souvent qu’autrement désarticulée. Et pourtant, il faut savoir parler pour penser. Ceux qui massacrent la langue au jour le jour ne peuvent sérieusement réfléchir. Ils ne peuvent sérieusement penser les problèmes de la collectivité. Comment peuvent-ils penser, puisqu’ils n’ont ni les mots, ni la grammaire pour penser? Ceux qui nous disent souvent qu’il faut s’occuper des idées sans se préoccuper de la forme par laquelle on les exprime n’ont rien compris aux idées et au rôle du langage dans l’existence. L’appauvrissement du langage et de la rhétorique politique conduit inévitablement à l’appauvrissement du politique.

    Mathieu Bock-Côté

    Blogue du JM

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