Grève et manifestation étudiante


Depuis hier, les étudiants font la grève dans plusieurs cégep et université, et ont participé à une grosse manifestation à Québec et Montréal.

Le but de tout ça? Protester contre le hausse des droits de scolarité. Le gouvernement à décider de les hausser d’environ 300$ par an, pendant 5 ans. Donc dans 5 ans, il en coûtera 1600$ de plus pour étudier.

Pourtant, les droits de scolarité au Québec sont les plus bas au Canada, probablement même en Amérique du nord. Il en coûte environ 2500$ pour étudier au Quévec, alors qu’il en coûte plus de 6000$ en Ontario. Même avec la hausse annoncé, le Québec ne rejoindrais même pas la moyenne Canadienne.

L’argument des étudiant? Ils n’auront plus les moyens d’étudier et devront lâcher leur études… Cet argument est ridicule pour plusieurs raisons:

Premièrement, les statistiques montrent le contraire. Là ou les droits de scolarité sont plus élevés, le taux de diplômation est plus élevé. Simplement parce que quand tu payes pour quelque chose, tu fais plus attention. Quand c’est gratuit, ça n’a pas de valeur et les étudiants professionnels qui trainent sur les banc d’école jusqu’à 35 ans se multiplient.

Deuxièmement leur argument est mauvais parce que les étudiant actuels ne payeront pas 1600$ de plus par an. A moins qu’ils n’aient l’intention d’obtenir leur diplôme en plus de 5 ans. Ils vont payer 300$ de plus la première année, 600$ de plus la 2e etc…

Troisièmement, qui serait assez CAVE pour abandonner ses études en médecine et aller faire carrière chez Wal-Mart, simplement parce que ça coûter un peu plus cher pour étudier? Ils sont prêts à s’endetter pour s’acheter une voiture, un ordinateur et autres gadgets, mais ils ne sont pas prêts à payer pour leur avenir?

Quatrièmement, la majorité des étudiants ont les moyens, ils sont capable de s’acheter plus de choses que j’en ai les moyens moi-même, et ils sont plus souvent au resto et dans les bars que je ne peut me le permettre. Ceux qui sont vraiment démunis reçoivent des bourses, et ils sont probablement ceux qui travaillent le plus et qui sont le plus conscients qu’ils sont en train d’investir pour leur avenir.

Je suis passé par là dans le passé. Les grèves étudiantes n’ont jamais rien donné, prétexte à des partys ou à aller à la chasse. Les associations étudiantes sont des camps d’entrainement pour futurs syndicaleux. Manipulation, intimidation, tout y était. Parfois, les grèves étaient orchestrées par les grands syndicats qui utilisent les étudiants comme pression sur le gouvernement pour servir leurs propres intérêts.

Ce matin, il n’y avait personne au piquet de grève devant le Cégep, la pluie avait fait fuir les étudiants qui sont restés couchés. Pourtant, le cégep est resté fermé par « solidarité ». Ah! ces étudiants, ils vont avoir de l’avenir à la FTQ!

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67 Responses to Grève et manifestation étudiante

  1. Ces manifesteux professionnels ne me représentent pas!!! Hier, quand je suis allé à l’université, il y avait une belle gang de chialeux qui se préparait à aller à Montréal, pour manifester!!! Moi, je suis allé à mon cours (j’aurais bien voulu qu’il y en ait un qui m’en aurait empêché, juste pour voir, on aurait réglé ça dehors, oui!!!) et il devait en manquer deux ou trois, sur une classe qui compte, au moins, une trentaine d’étudiants!!!

    Quand je pense que, à la télévision, j’en ai entendu une dire qu’elle ne pourrait plus étudier, à cause de la hausse des frais de scolarité!!! Il ne faut vraiment pas se respecter, pour aller dire ça, en pleine télévision!!!

    Si on coupe dans le gras, on peut arriver à payer nos études!!! J’arrive, moi, dans mon budget!!! Je ne fume pas et je n’ai jamais fumé, donc je n’achète pas de cigarettes!!! Je n’ai, ni de I-Pod (j’écoute la musique que je veux, sur Internet, sur Youtube), ni de I-Pad, ni de I-Phone, ni de téléphone cellulaire (j’utilise les téléphones publics, si j’ai à téléphoner et que je suis à l’extérieur)!!!

    Chez-moi, dans mon p’tit appartement, j’ai l’ancien téléphone de mes parents qui fonctionne encore à merveille et j’ai même leur ancienne télévision qui fonctionne encore à merveille, de même que leur ancien char qui fonctionne encore à merveille!!! La seule chose que je me suis acheté, c’est mon ordinateur personnel, à la maison!!! Je n’ai pas d’ordinateurs portables!!! J’écris mes notes de cours à la main, comme dans le bon vieux temps, et, si j’ai besoin d’un ordinateur à l’université, les salles d’ordinateurs sont là pour ça!!!

    Pour payer mes études, je travaille!!!

    Bref, je suis plus écolo (car, moi, je récupère 😀 ) que ces soi-disant adeptes de la «simplicité volontaire» qui veulent que la société au complet leur paie leurs études et qui veulent tout avoir gratuit du gouvernement, sans faire le moindre petit effort et sans faire le moindre sacrifice, dans toutes ces bébéles qu’ils achètent et qui, dans le cadre de leurs études, leur sont, plus ou moins, utiles!!!

    Ça vit, comme des rois, alors que ce ne sont que des étudiants, et ça trouve le moyen de chialer, quand le gouvernement monte, un tant soit peu, les frais de scolarité!!!

    Si ils ont assez d’argent, pour camper, à partir de trois heures du matin, tels de vulgaires robineux, devant les magasins de Apple, pour s’acheter le dernier gadget de Steve Jobs, ils ont, amplement, assez d’argent, pour payer plus, pour leurs études!!!

    J’arrive, moi, dans mon budget et je ne fais pas chier le gouvernement, à chaque année, pour qu’il paie ce que, MOI, je devrais payer!!! Si ils y mettent du sien, je ne vois pas pourquoi ils n’y arriveraient pas comme moi!!!

    • Marc B dit :

      je n ai qu une chose a dire Jean Luc c est félicitation je te prédis un bel avenir si il y avais plus de jeune comme toi l avenir serais tres bien
      Marc B

  2. Maxim Bernard dit :

    Cette hausse va-t-elle vraiment restreindre l’accès aux études ? Pour en avoir le cœur net, comparons-nous :
    http://www.antagoniste.net/2011/08/23/le-texas-un-desert-aride/

    Au Texas, où l’université coûte beaucoup plus cher qu’ici, il y a plus d’universitaires. Certes, on ne s’est comparé qu’à un seul autre endroit, mais je doute que le Québec ait une plus grande proportion d’étudiants universitaires qu’ailleurs.

  3. Bon bon bon… Il semble y avoir un consensus dans la population à propos des frais de scolarité et des maudits fainéant d’étudiants. Des bébés gâtés qui ont tout cuit dans le bec.

    Il semblerait que le sous financement des universités dure depuis des années et qu’une des solutions que le très bon gouvernement Libéral a trouver c’est d’augmenter de manière substantielle les frais de scolarité au cours des 5 prochaines années, une sorte de rattrapage quoi!

    Même si je suis contre cette hausse de frais je vais quand même me rallier au consensus populaire mais en y allant de ma proposition. Alors la voici!

    Au lieu de faire un rattrapage sur 5 ans à partir d’aujourd’hui, disons plutôt que nous allons faire un rattrapage rétroactif en fixant l’année de départ à 1990. Revenu Québec devrait envoyer un avis de cotisation spécial à tous ceux qui aurait fréquenté l’université depuis 1990 afin de percevoir ce qu’aurait du coûté leur cours universitaire.

    Est-ce qu’il y a toujours consensus dans la salle?

    • G. Levesque dit :

      Quand on veut se débarrasser de son chein, on dit qu`il a la rage.C`est exactement ce que vous dites pour essayer de culpabiliser. Le vrai problème vient du parti politique(PQ) qui vous appuie, il a geler quasiment tous les tarifs sans se soucier de l`impact éventuel. Aujourd`hui, nous sommes rendus au mur, il n`y a plus d`avenues possibles, les québécois veulent toutes sortes de services et ne rien payer, le socialisme à outrance est arrivé au point de non retour, la caisse est vide.

    • Gilles Laplante dit :

      Je vais ajouter à votre proposition. Que tout l’argent récupéré par votre proposition soit retourné aux contribuables qui ont été floués par le gouvernement.

  4. L'engagé dit :

    Encore une position idéologique, chez l’auteur ou ses lecteurs, qui ne s’appuie pas sur une véritable recherche ou sur la volonté sincère de comprendre les conséquences sociales et économiques de la hausse des frais de scolarité.

    Les intervenants ici ne semblent pas faire preuve de curiosité intellectuelle, en allant par exemple lire eux-mêmes des sources de premières mains, et de faire l’effort de les décortiquer.

    On cite par exemple antagoniste.net sans même remarquer que sa méthodologie est insuffisante, il donne lui-même comme source un Panorama des régions 2009 de l’OCDE, sans même préciser le titre du graphique ou la page d’où il a tiré l’information, laquelle est utilisée par Maxim Bernard pour étayer une thèse qui n’a d’ailleurs que peu à voir avec la question de la hausse des frais de scolarité.

    Par exemple, on prétend que le Texas a un taux d’étudiants poursuivant des études universitaires par rapport à la population globale qui est supérieur à celui du Québec, mais on oublie que le taux de fécondité est de 17/1000 dans cet état alors qu’il est de 14/1000 dans le reste des États-Unis, alors qu’il est de 9 à 11/1000 au Québec (données de 2004 pour les EU). L’indice de fécondité (enfant par femme) est de 1,65 au Canada et de 2,07 aux États-Unis.

    Ce sont des données brutes qui permettent facilement de comprendre que si le taux des d’étudiants inscrits aux études supérieures par rapport à la population est de 5,91% au Texas contre 5,69% au Québec, on oublie que la proportion des jeunes en âge de fréquenter l’université par rapport à la population globale, est plus grande au Texas qu’au Québec. De plus, on oublie que les États-Unis investissent 5,5% de leur PIB en dépenses publiques pour l’éducation, contre 4,8% au Canada. L’exemple que fournit Antagoniste prêche donc bien plus en faveur d’un rattrapage de la part de l’État, que pour l’instauration du principe de l’utilisateur-payeur.

    On devrait donc plutôt dire qu’en dépit du fait que le Texas soit un des états dont la géographie est avantageuse, qui est bourré de ressources, qui est le deuxième plus peuplé des États-unis et qui serait la douzième économie du monde s’il s’agissait d’un état indépendant, d’un état dont on vante le système d’éducation supérieure au demeurant, en dépit de tous ces avantages donc, cet état peine à dépasser le seuil d’étudiants inscrits à l’université si on le compare au Québec.

    Quant à la question des brevets où le Texas surclasse le Québec, il jouit non seulement d’une économie où la transformation et l’exploitation des hydrocarbure les favorisent, mais aussi de l’intervention massive de l’état dans un champ très riche en recherche et développement, l’aérospatiale. En effet, un pan important de la NASA est au Texas, ce qui explique facilement que de très grandes entreprises de ce secteur y soit aussi.

    Quoiqu’il en soit, les inégalités sociales s’accroissent aux États-Unis et il est difficile de croire qu’il faille les prendre en modèle. En effet, alors qu’en 1973, les 20% des plus pauvres aux États-Unis détenaient 4,2% de la richesse produite, les 20% à 40% suivants en détenaient 10,5%. En 2007, ils détiennent respectivement 3,4% et 8% de la richesse. En fait, seuls les 20% des plus riches ont accru leur part de richesse, au point que 5% des plus riches détiennent 21% de la richesse produite.

    On aura beau prétendre que la taille «du gateau» augmente, devant l’accroissement du cout de la vie et la relative stagnation des salaires pour la classe moyenne, une hausse des frais de scolarité n’est pas susceptible d’inverser l’accroissement des inégalités et on peut légitimement se poser la question suivante:

    Que cherchent les partisans de la hausse? Un accroissement de la richesse et des opportunités pour ceux qui sont déjà les plus riches ou l’augmentation générale de la qualité de vie et des possibilités pour le plus grand nombre? D’une manière caricaturale, l’augmentation des impôts pour permettre au plus grand nombre d’accéder à l’université sans trop s’endetter va générer une différence qualitative mineure dans le niveau de vie des contribuables qui soutiennent l’État, là où le fardeau de la hausse pour le particulier est une différence majeure, voire un véritable frein dans la poursuite des études.

    Or, est-ce véritablement à l’avantage de la société que de restreindre son nombre de diplômés universitaires? Est-ce vraiment gagnant, à moyen terme de «produire» des travailleurs spécialisés, productifs le plus rapidement possible? L’accessibilité aux études ne permet-elle pas de bénéficier de citoyens parfois titulaires d’une mineure, d’une majeure, voire même d’une maitrise complémentaire à leur formation initiale? Par leurs impôts, ils peuvent repayer plusieurs fois la société, mais auraient-ils pris cette initiative si l’éducation supérieure avait représenter un véritable risque, surtout sans les encouragement de leur milieu social?

    S’il faut travailler jusqu’à 30 ou 40 heures lorsque l’on doit étudier à temps plein, quelle sera la valeur des dites études? Dans le cas contraire, est-ce raisonnable pour une société que ses membres actifs commencent leur carrière avec une dette de 11 000, 20 000 ou 30 000$? Pourtant le gouvernement lui-même (voir le Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études) reconnait qu’un individu titulaire d’un baccalauréat gagne en moyenne 875 000$ de plus qu’un titulaire de DES. L’État est donc gagnant au plan fiscal et macroéconomique global d’une situation où l’éducation supérieure est accessible, mais l’individu, lui, qui n’a pas cette perspective à long terme ne bénéficie pas des mêmes certitudes, surtout s’il est originaire d’un milieu économique défavorisé, il est alors vulnérable aux pressions financières et familiales. N’est-ce pas bénéfique que les diplômés qui commencent leur carrière pensent à acheter une maison plutôt que rembourser une énorme dette? La société ne bénéficie-elle pas plus de travailleurs qui commencent à accumuler de l’expérience dans leur domaine, plutôt que des étudiants qui tardent à finir parce qu’ils prennent moins de cours, précisément parce qu’ils travaillent dans des restaurants ou comme préposés chez FIDO?

    Quitte à passer 5 ans sur les bancs de l’universités, n’est-ce pas préférable de faire un bac de 3 ans, sérieusement, se qualifier, puis travailler dans son domaine, en allant chercher un autre diplôme, justement plus adapté?

    Ainsi il est dommage que ceux qui écrivent ici n’aient pas pris connaissances des capsules de l’IRIS, voire du document du Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études, pourtant produit par le Conseil supérieur de l’éducation?

    Les hausses des droits de scolarité du début des années 1990 ont été suivies quelques années plus tard d’une baisse de la participation aux études à temps plein et d’une baisse beaucoup plus importante de celle aux études à temps partiel. En 1997-1998, la tendance s’est inversée en ce qui concerne la participation à temps plein, tandis qu’elle s’est simplement stabilisée, et ce, beaucoup plus tard, à temps partiel. La tendance à la hausse dans le régime à temps plein s’est même accentuée depuis l’introduction des hausses des droits de scolarité en 2007 (p22)

    Le taux de participation aux études universitaires est de 20% pour les jeunes dont les parents avant impôts gagnent moins de 25 000$, il est de 23% pour ceux dont les parent gagnent entre 25 000 et 50 000$, de 25% pour ceux dont les parents gagnent entre 50 000$ et 75 000$, alors qu’il est de 38% pour ceux dont les parents gagnent entre 75 000$ et 100 000$ et de 46% pour ceux dont le revenu des parents excède 100 000$. .

    Par ailleurs, la scolarité des parents a une grande incidence sur la fréquentation, 50% des jeunes dont un des parents a un diplôme universitaire fréquente l’université, là où ce taux baisse à 28% chez ceux dont les parents n’ont qu’un diplôme postsecondaire et enfin ce taux s’écroule a 17% chez ceux dont les parents ont un diplôme d’études secondaires ou moins. (tableau 8 page 26)

    Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études :
    Hausses des droits de scolaritéet modifications à l’aide financière aux études 2012-2013 à 2016-2017

    La fréquentation de l’université chez les jeunes est donc corrélée au revenu des parents et à leur propre instruction.

    Or, le gouvernement ne peut agir sur le revenu des parents ou leur instruction, la seule variable sur laquelle il peut intervenir est donc le coût de la formation universitaire. N’est-ce pas ironique qu’il en restreigne l’accès?

    • Maxim Bernard dit :

      @L’engagé,

      Ici, on parle de la hausse des frais de scolarité. J’aimerais bien répondre à tout ça, mais je vais me contenter de contredire ce qui a un lien avec l’article parmi ces tirades.

      Ce sont des données brutes qui permettent facilement de comprendre que si le taux des d’étudiants inscrits aux études supérieures par rapport à la population est de 5,91% au Texas contre 5,69% au Québec, on oublie que la proportion des jeunes en âge de fréquenter l’université par rapport à la population globale, est plus grande au Texas qu’au Québec.
      La proportion de jeunes n’est que très légèrement plus élevée au États-Unis.
      Aux USA, 6,74% de la population a de 20 à 24 ans, tandis que cette donnée se chiffre à environ 6,25% au Québec.

      Si on en tient compte, la proportion d’étudiants est pratiquement identique, malgré des frais beaucoup plus élevés aux États-Unis.

      De plus, on oublie que les États-Unis investissent 5,5% de leur PIB en dépenses publiques pour l’éducation, contre 4,8% au Canada.

      C’est compréhensible : vous mêmes avez convenu que le taux de fécondité est plus élevé aux États-Unis. Il est donc normal qu’il y ait plus d’investissements en éducation.
      De plus, ces données englobent le système d’éducation en entier. Or, les universités américaines reçoivent moins de subventions que nos universités québécoises. On ne peut pas comparer des pommes avec des poires ; n’oubliez pas que l’article traite des frais universitaires seulement.

      Les hausses des droits de scolarité du début des années 1990 ont été suivies quelques années plus tard d’une baisse de la participation aux études

      Un phénomène vient fausser les données : la récession des années 1990. Les salaires ayant diminué, il est normal que certaines personnes n’aient pas plus fréquenter l’université.

      Devant l’accroissement du cout de la vie et la relative stagnation des salaires pour la classe moyenne, une hausse des frais de scolarité n’est pas susceptible d’inverser l’accroissement des inégalités.

      Je tiens à vous rappeler que nous avons été frappés de 2 crises économiques depuis 1980, ce qui a eu une incidence sur les salaires. En effet, depuis 1997, le revenu moyen après impôt de la classe moyenne, en dollars constants, s’est accru de 22%.

      Et puis, pourquoi êtes-vous contre l’«accroissement des inégalités» ? Cet accroissement n’est pas néfaste, toute l’économie profite de la hausse de revenu des plus riches, contrairement à une idée reçue des socialistes.

      La tendance à la hausse dans le régime à temps plein s’est même accentuée depuis l’introduction des hausses des droits de scolarité en 2007.

      Vous admettez donc que la hausse des frais de soclarité n’a pas nécessairement d’impact…

      Bref, ç’a été long de démentir autant de faux arguments. Mais bon, c’est typique des gauchistes : en vérifiant les faits, on parvient toujours à les contredire.

      • l'engagé dit :

        et Vous êtes en train de me dire que les salaires et la fn de Fréquentation des universités et salaires seraient corrélés, ce que semblent indiquer vos nuances? N’est-ce pas pourtant justement un des facteurs que j’ai décrits en abordant le revenu des familles et la fréquentation de l’université?

        Vous semblez faire fi de cette inéquité entre l’individu dont les parents ont les moyens et ceux dont les parents n’ont pas de moyens et entre ces deux extrêmes, il y a un grande frange qui va connaitre le fardeau de l’endettement, lequel va s’accroitre sans commune mesure avec le 50$ de 2007. J’assumais que les lecteurs savaient que cette augmentation était minime en proportion de la hausse qui nous attend.

        Le cout d’accès à l’université aurait donc une influence, qu’il s’agisse de gens qui ont plus d’argent pour la fréquenter ou de l’université qui soit elle-même plus accessible en raison de frais peu élevés.

        Maintenant, la stagnation pour les étudiants est réelle, combien de semaines de travail temps plein, au salaire minimum, faut-il pour payer ses frais de scolarité? Combien en fallait-il en 1970, en 1980, en 1990, en 2000, en 2010 et combien en faudra-t-il en 2015? L’IRIS a fait ce calcul, pouvez-vous les contredire?

        Un regard sur le passé nous permet aussi de savoir que la hausse des frais aura un effet sur la fréquentation. En effet, au début des années 1990, le gouvernement du Québec a largement haussé les frais de scolarité. Le taux d’accès a ensuite diminué pendant six ans pour ne retrouver son niveau précédent la hausse que 10 ans plus tard. Selon un autre rapport produit par le ministère de l’Éducation, cette hausse aurait signifié alors des baisses de fréquentation de 8% au premier cycle universitaire.

        http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/la-hausse-des-frais-de-scolarite-reduira-la-frequentation-universitaire/

        Si on prend le temps de travail au salaire minimum nécessaire pour payer les frais de scolarité, on se rend compte qu’en 1978, à moins de 4$ de l’heure il fallait à peine un mois de travail à temps complet pour payer ses frais de scolarité. En 2015, après la hausse et en postulant un salaire minimum à 12$ de l’heure (ce qui serait en soi une bonne nouvelle) on passe à près de neuf semaines de travail à temps complet pour les payer. Bref, c’est presque toutes leurs vacances d’été que les étudiant-es devront consacrer à travailler pour payer leurs frais de scolarité. En quoi est-il juste de demander à des étudiant-es de travailler deux fois plus longtemps que leurs parents pour avoir le droit d’étudier?

        http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/les-etudiant-es-paient
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  5. L'engagé dit :

    Et pour ceux qui n’auraient pas la patience de lire, il y a aussi les capsules de l’IRIS :

    http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/category/education/

    Il serait bon que les lecteurs et les blogueurs prennent connaissance de ces capsules…

  6. Gilles Laplante dit :

    La pseudo excuse que travailler 30 heures par semaine ne permet pas de faire un bac en 3 ans est de la foutaise. Dans ma famille, j’ai 4 exemple de jeunes qui ont dû travailler 30 heures par semaine pour payer leurs études et parmi eux, il y en a même un qui a fait une maitrise en administration. Évidemment, ils utilisent les tranports en commun, n’ont pas tous les nouveaux gadgets électroniques et mènent un vie un peu spartiate.
    Affirmer que les partisants de la hausse sont pour l’accroissement de la richesse des plus riches est une autre foutaise. Je suis partisant de la hausse, je ne fait pas parti des plus riches, j’ai travailler dur pour obtenir ce que j’ai et je considère qu’il est normal que tout le monde en fasse autant. Et de plus, il ne faudrait pas nous prendre pour des imbéciles en affirmant que la hausse des impôts améliore notre qualité de vie.

    • l'engagé dit :

      Quelle sera la valeur de ce bac en travaillant 30 heures\semaine? Pouvez-vous me citer une étude qui prouve que travailler plus de 20h par semaine durant ses études soit positif, surtout si c’est un emploi alimentaire?

      • Gilles Laplante dit :

        Ce bac va avoir une plus grande valeur parce qu’il aura appris l’effort à celui qui l’aura obtenu. C’est quand on obtient quelque chose sans effort que ça n’a aucune valeur. Je n’ai pas besoin d’une étude, mon expérience de vie est suffisante. J’ai connu quantité de jeunes qui ne venaient pas de milieu favorisé et qui ont très bien réussit leurs études en travaillant. En plus ça permet d’apprndre l’autonomie et de ne pas passer se vie accrochée à une mamelle, que ce soit des parents ou de l’État.

  7. lemoutongris dit :

    Simple question que personne ne semble se poser : aller à l’université, est-ce vital? Il y a tout plein d’emplois bien rémunérés – électricien, ferblantier, menuisier – qui ne demandent qu’un DEP.

    Pour le reste : hausser les frais de scolarité sera une bonne occasion de se débarasser des étudiants permanents. C’est bien beau enrichir ses connaissance, mais il faut travailler un jour. Un bac en étude féministes lesbiennes cul-de-jatte sourde est sans doute édifiant, mais qu’est-ce que ça donne?

    • l'engagé dit :

      Ça donne que les avantages, sur le plan social et économique d’une société globalement instruite sont multiples. Est-ce que le niveau de scolarité d’un DEP est suffisant, pour participer à la vie démocratique? Je ne doute pas des cas particuliers, mais augmenter les titulaires des DEP au détriment des titulaires de diplômes universitaires, n’est-ce pas consolider les bases d’une certaine oligarchie?

      Le principe de la démocratie, c’est que les gouvernés doivent remplacer les gouvernants. Libéraliser et démocratiser l’accès à l’université, n’est-ce pas construire des sociétés plus justes? A moins que vous ne préfériez une société babebibobu http://www.collabopm.com/PierreFogliaCanadaBabebibobu.htm

      • Gilles Laplante dit :

        Actuellement je fournis travail plusieurs travailleurs de la construction ( rénovation domiciliaire oblige ) et en discutant avec eux je constate qu’aucun n’a un diplôme universitaire ( aucune surprise là ) mais aucun n’était intéressé en avoir un. Ce ne sont pas de pousseux de crayon comme ils disent. Et pourtant, ils gagnent très bien leur vie. Évidemment, si le gouvernement ne m’égorgeait pas autant, je pourrais les faire travailler plus. En passant, tous m’ont dit qu’il sont tannés de payer pour les chialeux de l’université.

      • Maxim Bernard dit :

        Libéraliser et démocratiser l’accès à l’université… mais quelle hypocrisie de la part de la gauche !

        Celle-ci aime bien se prétendre «démocratique», mais dans les faits, c’est tout le contraire. Simplement parce que lorsque le gouvernement fait tout, finance tout, la machine prend une taille démesurée, trop pour pouvoir être gouvernée démocratiquement.

        Et puis, qu’entendez-vous par «démocratiser l’accès à l’université» ? Et par «libéraliser» ? Depuis quand interdit-on à quiconque d’aller à l’université ?

      • lemoutongris dit :

        mon point: il n’est pas nécessaire que tous aillent à l’université. COnsidérant le nombre de bacs qui ont de débouchés trop limités, il serait mieux que ces gens aillent voir aileurs

  8. @L’engagé
    La hausse reste minime, puisque les frais resteront encore sous la moyenne canadienne. Et les statistiques ont maintes fois prouvé le contraire de ce que tu dis, une hausse ne limite pas l’accès. Comme je l’indiquais, quel cave va lâcher ses études en médecine pour aller faire carrière chez Wal-Mart, sous prétexte que ça coûte quelques centaines de dollars de plus. Si l’étudiant est le moindrement intelligent, il va couper dans la bière ou les gadgets électroniques et investir dans son avenir. Et les plus démunis ont des bourses indexées à cette hausse de frais.

    Et travailler dans ses études, de façon raisonnable, est un plus puisque ça donne une expérience de travail, tout en permettant d’en sortir moins endetté.

    • L'engagé dit :

      Et les statistiques ont maintes fois prouvé le contraire de ce que tu dis, une hausse ne limite pas l’accès.

      Les documents ministériels démontrent le contraire.
      Vous prenez position sans avoir écouté les capsules de l’IRIS, Pourquoi? Si vous êtes persuadés que les gens de l’IRIS ont tort, démontrez-le.

      Comme je l’indiquais, quel cave va lâcher ses études en médecine pour aller faire carrière chez Wal-Mart, sous prétexte que ça coûte quelques centaines de dollars de plus[?]
      Votre propos est une caricature et vous prenez le problème à l’envers : comment avoir la cote R pour rentrer en médecine si on travaille déjà trop au collégial? Comment exceller en biochimie à l’université (pour entrer en médecine par l’autre porte) si on travaille encore trop? Et si, malgré nos efforts, on n’est pas choisi, serait-ce justement parce que d’autres n’auront pas eu à travailler à l’extérieur? Ou parce que notre endettement nous stresse, alors que «fille de Bréboeuf collègue de classe n’a pas ce problème? Le stress (son absence, sa présence, sa gestion), surtout de nature économique, étant une cause de réussite scolaire et sociale, n’est-ce pas piper les dés?

      Si l’étudiant est le moindrement intelligent, il va couper dans la bière ou les gadgets électroniques et investir dans son avenir. Je ne peux pas croire que vous travaillez dans un cégep et que vous rabâchiez vous aussi ce leitmotiv, des étudiants ont des cellulaires en partie parce qu’ils n’ont pas de ligne fixe et parce qu’on est justement dans une société de performance et de consommation. Comment voulez-vous qu’ils y échappent sans justement des moyens d’autodéfense intellectuelle, comme une solide formation intellectuelle? Penser que c’est la bière qui est en cause frise le mépris. D’ailleurs, beaucoup de jeunes trainent leurs cellulaires partout justement pour être accessibles pour travailler. Ne savez-vous pas que la proportion des étudiants universitaires ayant recours aux banques alimentaires est en hausse?

      Trois fois plus d’étudiants montréalais bénéficiaires du programme d’aide financière aux études (AFE) ont eu recours pour la première fois aux banques alimentaires cette année.
      Ce constat troublant, fait par Moisson Montréal mercredi, illustre une tendance inquiétante puisqu’entre 2009 et 2010, ce nombre avait déjà doublé. Il y a maintenant 3359 ménages étudiants qui utilisent les services des banques alimentaires chaque mois. Il y en avait 1689 en 2010.

      Finalement, je suis d’accord avec vous : Et travailler dans ses études, de façon raisonnable, est un plus puisque ça donne une expérience de travail, tout en permettant d’en sortir moins endetté.

      Sauf que ça, c’était pour la hausse de 2007, et il faudrait malgré tout indexer et augmenter l’accès de l’aide financière aux études. Parce que tout coute plus cher qu’en 2007 (sauf le gaz..), ne le voyez-vous pas dans votre panier d’épicerie? Alors comment voulez-vous que les étudiants s’en sortent?

      Ne voyez-vous pas qu’ils sont complètement désavantagés par rapport aux autres générations? Comment pourront-ils accéder à la propriété, par exemple?

      • L'engagé dit :

        Et j’insite, travailler de façon raisonnable, c’est ce que de trop nombreux étudiants ne font pas, ils travaillent déjà trop! Alors une hausse de de 1600$… Ç’est ça qui n’est pas raisonnable, C’est 4 semaines de plus à temps plein par année! Comment voulez-vous qu’ils y arrivent?

      • Maxim Bernard dit :

        Si vous êtes persuadés que les gens de l’IRIS ont tort, démontrez-le.

        Cet organisme cherche uniquement à faire la promotion du discours socialiste de manière totalement subjective. Leurs publications sont truffées d’erreurs. J’ai lu l’une d’entre elles : c’était du grand n’importe quoi.
        L’IRIS n’a aucune crédibilité. Ils trompent leurs lecteurs avec des analyses erronées.

        Comment avoir la cote R pour rentrer en médecine si on travaille déjà trop au collégial? Comment exceller en biochimie à l’université (pour entrer en médecine par l’autre porte) si on travaille encore trop?

        Ce ne sont pas tous les étudiants qui travaillent. Beaucoup d’entre eux se font payer leurs études par leurs parents. Certains étudiants en payent une partie. Certains bénéficient des programmes de prêts et bourses.

        De plus, on n’a pas toujours besoin de travailler en même temps d’aller à l’université. Il suffit d’amasser de l’argent pour la mettre de côté et, une fois le temps venu, entrer à l’université et travailler moins pour se consacrer à ses études.

        Comment voulez-vous qu’ils y arrivent?

        Partout ailleurs au Canada et aux États-Unis, ils y arrivent. Ils cherchent d’autres sources de revenu et/ou d’économie, et ils sont capables de payer leurs études. Ils ne dépendent pas du gouvernement.

        Ne savez-vous pas que la proportion des étudiants universitaires ayant recours aux banques alimentaires est en hausse?
        […]
        Entre 2009 et 2010, ce nombre avait déjà doublé.

        Mais les frais universitaires n’ont toujours pas augmenté. Essayez-vous de faire un lien douteux entre l’augmentation des prochaines années et la pauvreté étudiante ? Si le nombre de bénéficiaires a augmenté, la cause est extérieure. Je vous rappelle que la récession a fait son entrée au Canada justement en 2009.

        Ne voyez-vous pas qu’ils sont complètement désavantagés par rapport aux autres générations ?

        Si nos politiciens ont fait stagner les frais universitaires durant de nombreuses années, c’est certain que quelqu’un devra payer la note. Il faut vivre avec les erreurs du passé – soit dit en passant, causées par des politiques socialistes.

  9. Simon Cloutier-Cyr dit :

    La situation qui va probablement dégénérer en grève général illimité l’hiver prochain aurait pu être éviter si les deux grandes formation politiques (PQ et PLQ) n’auraient utiliser la stratégie du gel par opportunisme électoral. Une augmentation graduelle à chaque année est beaucoup mieux digéré par les étudiants qu’un dégel, puisque c’est moins injuste côté équité intergénérationnel. Je suis favorable à la hausse des frais de scolarités (ou plutôt le rattrapage) pour plusieurs raisons:
    1) Les taux de fréquentations et de diplomations ne sont pas moins élevés dans les autres provinces canadiennes où les frais sont pourtant plus élevés.
    2)Cela coûte beaucoup plus cher actuellement de former un étudiant par rapport aux générations précédentes.
    3)Ce n’est pas dans les moeurs des Québécois francophones d’épargner pour les études de leurs enfants contrairement aux anglo-saxons et aux minorités ethniques. Il y a des raisons sociohistorique à cela, mais reste qu’aujourd’hui ils s’en remettent à l’État pour corriger ce problème(comme pour bien d’autre choses)
    4)Pour s’assurer d’un enseignement de qualité en concurrence avec les autres universités dans le monde.
    5)On cite souvent en exemple des pays où l’éducation est gratuite ou presque comme les pays scandinaves, la France, l’Allemagne…
    J’ai étudié une session en échange dans une université française et j’ai compris pourquoi des tas de jeunes français viennent chaque année étudier en Amérique du Nord, c’est pour avoir un diplôme qui a de la valeur et des meilleures perspectives d’emplois. Malgré des frais de scolarités bas, la France a une économie stagnante. Les pays scandinaves sont favorisés par des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles et par une culture de la performance chez les individus qui explique leur succès malgré une bureaucratie lourde (capitalisme social). Ce type de modèle n’est malheureusement pas compatible avec le Québec, ni avec le reste de l’Amérique du Nord.
    6)Le problème du sous-financement des universités francophones ne vient pas seulement d’investissement manqué comme l’îlot voyageur, mais d’une mauvaise gestion de la bureaucratie syndiqué. L’Université McGill qui pourtant ne manque pas d’argent préfèrent donner aux étudiants des emplois dans les services universitaires qui ne demandent pas de grandes qualifications plutôt que d’engager des employés temps-plein syndiqués avec gros salaires et fond de pensions qui coûtent un bras.
    7) Le gel profite davantage aux étudiants riches et à la classe moyenne aisée qui sont majoritaires sur les bancs d’écoles qu’aux étudiants pauvres qui sont minoritaires. Une hausse est une menace à leur train de vie (voyages, alcool, tabac, spectacles, gadget) et ils défendent leur cause au nom des pauvres qui eux travaillent d’arrache-pied pour réussir. C’est de la pure hypocrisie venant d’une gauche de salon.
    8) La hausse pourrait être modélisé en fonction des différents programmes et universités. Logiquement un étudiant en histoire ou sociologie à l’UQAM ne devrait pas payer les mêmes droits de scolarités qu’un étudiant inscrit en médecine à l’UDEM.

  10. L'engagé dit :

    @ Gilles Laplante

    C’est beau la valeur de l’effort, mais quand vous engagez un avocat, un comptable, un ingénieur ou un informaticien, pour prendre un exemple concret et bien enraciné du monde du travail, à quoi voulez-vous qu’il soit compétent, à quoi voulez-vous qu’il ait passé le plus d’heures? À flipper des boulettes, à laver la vaisselle à peindre ou à avoir plutôt fait des projets en lien avec ses études et à avoir étudier, non pas seulement pour l’excellence des résultats, mais pour pérenniser les apprentissages.

    Parce que ce que les gens vont chercher à l’université, ce n’est pas seulement le «papier», mais bien les connaissances et le savoir-faire. Expliquez-moi en quoi la compétence d’un individu sera nécessairement plus grande parce qu’il aura appris «à la dure» la valeur de l’effort? Pour un spartiate qui l’apprend, cette valeur, ne trouvons-nous pas un «aristocrate» qui n’a pas à l’apprendre et qui peut marcher de la maison à «Bréboeuf» puis aux «HEC», est-ce que ça l’empêche, cet «aristocrate» de se trouver un stage chez Davies, Wards, Phillips, Vineberg ou chez Power Corporation? Et si vous étiez le parent de ce jeune, vous lui conseilleriez quoi? Le stage non rémunéré dans une grande boite ou bussboy.

    L’idéal lorsqu’on est aux études, c’est de se trouver des emplois en lien avec son domaine, mais ces emplois n’offrent pas nécessairement de quoi vivre, d’autant plus que les horaires atypiques ne permettent pas justement pas d’occuper un emploi alimentaire.

    Ainsi, qu’est-ce qui est la plus à votre avantage, comme travailleur, comme contribuable et membre de cette société, l’étudiante en enseignement qui accumule lors de ses études de l’expérience d’enseignement, de tutorat ou celles qui travaille 2 jours par semaine dans un restaurant comme serveuse pour se faire le 300$ qui la mettra à l’abris du besoin? Celle-là qui finira son bac en 5 ans (voire 6) plutôt que 4, avec cette belle expérience alimentaire, ou celle qui aura cumulé un paquet d’expérience moins payantes mais bien plus qualifiante? Je sais pas pour vous, mais les bac en restaurants, je préfère laisser ça aux comédiens au chômage. D’autant plus que quand on accumule de l’expérience en début de carrière ou pendant ses études, celle-là est justement plus qualifiante… La deuxième ou troisième année dans un restaurant apporte beaucoup moins que notre première années complète dans notre domaine.

    Et en définitive, une étude du CYRANO ( ) conclut que : « que la propension à abandonner est plus faible pour l’étudiant qui travaille quelques heures (moins de quinze heures) que pour l’étudiant qui ne travaille pas du tout. Voilà votre valeur de l’effort Cependant, pour l’étudiant qui travaille plus de quinze heures, cette
    probabilité devient supérieure à celle de l’étudiant qui ne travaille pas et elle augmente encore pour l’étudiant travaillant plus de 30 heures.
    Voilà l’importante nuance qui prend tout sons sens quand on décide de réfléchir à l’effet de la hausse des frais de scolarité. (p. 52)

    source : Marcel Dagenais, Claude Montmarquette,Daniel Parent, Nathalie Viennot-Brio. «Travail pendant les
    études, performance scolaire et abandon», Montréal, Cirano, 1999, [en ligne], http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/99s-41.pdf (page consultée le 17 novembre 2011)

    Il s’agit d’une étude où on observe plutôt les jeunes du secondaire, mais si vous pouvez me trouver une recherche qui prouve que les étudiants qui travaillent plus de 15, 20 , 25 30 heures par semaines durant leurs études sont par après plus en santé, occupent de meilleurs emplois, sont plus heureux, allez-y. Je serais curieux. Si vous préférez, vous pouvez me montrez les études des études qui montrent que les étudiants qui sortent avec de plus grosses dettes d’études sont par après en meilleure situation sociale, économique et professionnelle, j’en serais ravi.

    Vous allez alors vous opposez et dire que la société n’a pas à payer pour l’éducation de «bébé gâtés», mais justement, la société le recouvre cette investissement. Avec les impôts et les salaires plus élevés des diplômés universitaires ce qui est avéré, elle se repaye, la société.

    L’économiste Pierre-Guy Sylvestre (SCFP-Québec) a utilisé deux études, dont une qui avait été faite pour le compte du ministère de l’éducation.

    Voici les conclusions :

    La hausse des frais de scolarité fera perdre 6521 étudiants au Québec,toutes choses étant égales par ailleurs. (4793 diplômés)

    Demers évalue qu’un diplômé universitaire versera 916 043 $ en taxes et impôts à l’état aucourant de sa vie active et qu’un diplômé du collégial versera 536 856 $ (Marius, 2008, p. 3).On trouve ainsi une différence de 379 187$ versés en taxes et impôts entre un individupossédant un baccalauréat et celui possédant un diplôme collégial

    La hausse des frais de scolarité fera perdre 4793 diplômés, ce qui représente 1,4G$ de moins en taxes et impôts perdus sur la vie active des diplômés perdus, toutes choses étant égales par ailleurs.

    Autrement dit, augmenter les frais, c’est diminuer le nombre d’étudiants et diminuer les revenus de l’État. Pouvez-vous m’expliquer au nom de quelle logique, en dehors d’une logique populiste vous voulez restreindre l’accès à l’université?

    Parce qu’en plus, il y a des avantages pour la société, les gens plus éduqués sont (généralement) en meilleure santé.

    CRISS, REVENDIQUEZ QU’ON NE DÉPENSE PAS POUR LES T**** DE F-35 si vous trouvez que vous payez trop d’impôt et plaidez pour la disparition d’un palier inutile de gouvernement, mais de grâce, ne soyez pas partisan de l’obscurantisme.

    Pouvez-vous me dire ce que vous trouvez d’alléchant à l’idée d’une société qui ne privilégierait pas une solide formation générale et intellectuelle?

    Pouvez-vous me dire comment vous pouvez lutter, par exemple, contre l’analphabétisme (total et fonctionnel) qui touche 49% de la société, en ne valorisant pas de manière collective l’éducation supérieure?

    Est-ce qu’un diplôme universitaire de plus, dans les familles, ce n’est pas un oncle, une tante qui offrira un ( ou des) livre et qui s’inquiètera pour la performance scolaire de ses neveux et nièces? Est-ce que ce n’est pas un frère, un cousin, un fils, un père qui peut plus facilement aider ses proches?

    Est-ce que ce n’est pas une forme de valorisation de l’effort , ça aussi?

    La différence, c’est que le fardeau financier de cette amélioration est bien lourd à porter si ce sont les individus, seuls, qui doivent en payer le prix, par une dette ou en passant trop de temps à travailler pendant leurs études, ce qui nuit justement à la qualité de ces dernières.

    • Gilles Laplante dit :

      Vous vivez dans un monde imaginaire. Je vous donne un autre exemple qui viens de ma famille. Un de mes grands oncles est devenu orphelin au début du siècle dernier, à une époque où le gouvernemaman n’existait pas et ou un diplôme voulait dire quelque chose. Il voulait devenir avocat et pour ce faire il a travaillé comme marin et comme manoeuvre sur la construction pour amasser assez d’argent pour aller à l’université. Pendant ses études il a continuer à occuper des petits emplois pour arriver. Il est devenu le premier expert en droit maritime francophone du Canada. Travailler 20 à 30 heures par semaine ne l’a pas empêché de devenir très compétent. Il a terminé sa carrière comme juge à la cour supérieure.
      Vous essayez de défendre l’indéfendable comme d’habitude mais c’est votre droit.

      • L'engagé dit :

        Je présume que Papitibi aussi vit dans un monde imaginaire et qu’il invente littéralement son expérience d’avocat et de père de famille.

        J’aimerais comprendre en quoi votre exemple particulier invalide l’exemple imaginaire des étudiants qui cognent des clous en classe parce qu’ils travaillent trop. J’aimerais comprendre en quoi le fait de retarder certains choix (comme fonder une famille, acheter une maison) à cause des dettes d’études peut être une bonne chose pour l’économie et la société québécoise.

  11. L'engagé dit :

    Individuellement, ce n’est pas vital.
    Collectivement, je vois mal comment on pourrait se passer de la partie scolarisée de la société.

    Quant aux étudiants permanents, de quoi parlez-vous exactement? Vous niez la pertinence et l’apport des doctorants, de ceux qui font des maitrises ou encore de ceux qui ajoutent un diplôme de deuxième cycle à leurs parcours, justement à des fins professionnelles?

    Est-ce que l’interdisciplinarité de ceux qui ont deux baccalauréats n’est pas un atout? Est-ce que ça ne nourrit pas la recherche?

    Les entreprises de communication ont besoin de gens qui sont titulaires d’études en com et en politiques, ne faut-il pas faire de la recherche fondamentale avant de faire de la recherche appliquée? Comment y arriverez-vous sans ces étudiants permanent que l’on appelle autrement «chercheurs»,«chargés de cours» ou auxiliaires d’enseignement.

    Et pour répondre à votre question «pratico-pratique» (en s’arrêtant à des études féministes), il n’y a pas comme tel de bac spécialisé en ce champ, du moins pas à Montréal, donc l’étudiant(e) devra faire une mineure ou une majeure dans un autre programme. La formation est d’ordinaire assez variée et oblige à tâter de plusieurs disciplines : sciences politiques, histoire, sociaux, psycho, anthropologie et pas seulement des cours d’introduction, au contraire. Cette dispersion disciplinaire permet de développer une expertise en sciences humaines et je verrai par exemple très bien un(e) diplômé(e) travailler pour le patronat, par exemple pour faire de la recherche en matière d’équité salariale, tiens, pour contester des décisions gouvernementale.

    Quant aux cul-de-jatte, sans justement l’apport des sciences humaines, on n’aurait pas fait de progrès dans leur intégration à la société. Désormais, au cégep et à l’université, on offre des services d’aide pour que des handicapés (physiques ou neurologiques) ou étudiants atteints de divers troubles d’apprentissage puissent poursuivre leurs études.

    Ce faisant, ils deviennent aux aussi des travailleurs et mettent l’épaule à la roue, si je puis me permettre. Il en a fallu, des maitrises et des doctorats pour en arriver là.

    Mais aujourd’hui, à moins d’être eugéniste, je crois qu’on ne remet pas en question le fait que l’on peut avoir été handicapé ou avoir souffert de troubles de l’apprentissage et être un excellent travailleur.

    Le prix à payer pour vivre dans une société plus juste est élevé, c’est vrai, mais le retour sur l’investissement l’est tout autant. Pensez par exemple à cette autiste, Temple Grandin, qui a mis au point des techniques d’abattage plus efficaces dans les abattoirs, en s’inspirant d’abord d’une réflexion éthique.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_Grandin

    Voilà ce que ça donne, êtes-vous satisfaits?

  12. L'engagé dit :

    Proulx : avant que je ne m’instruise chez toi, il va falloir que tu apprennes à citer. Prendre un bloc de texte et en faire un hyperlien ne constitue pas une citation. On n’a aucune idée de ce qui est de toi de ce qui est le fruit du travail intellectuel des autres.

    Deuxièmement tu mélanges l’éditorial avec la diffusion d’information, il n’y a donc aucun moyen de te conférer de la crédibilité, ce qui aggrave d’autant plus ton incapacité à citer. Et quand tu n’as pas de source, tu renvoies ton lecteur au dictionnaire. On s’attend à lire une étude qui confirmerait ce que tu avances et tes hyperliens ne nous mènent à rien

    Troisièmement, tes propos orduriers sont pénibles. Je te cite, pour que les lecteurs de Rioux s’en rendent compte : « Noisette Sociale est une blogueuse de gauche, donc, elle n’a pas fait le lien, mais, le problème avec la tache de marde qu’elle a dans son cours, de même qu’avec toutes les autres taches de marde qui existent dans les écoles, d’ailleurs, résulte dans les frais de scolarité ridiculement bas, comme ceux que nous avons, actuellement, au Québec.

    En tout cas, ton style est particulièrement original, je savais qu’on pouvait employer «résulte de», mais c’est la première fois que je vois «résulte dans».

    Toutefois, ça ne bat pas le fait que tu m’apostrophes en 6 mots pour que je m’instruise chez toi, et tu arrives à faire une faute dans ces mêmes 6 mots, principalement au verbe instruire… Avoue que c’est curieux. Je laisse les lecteurs découvrir la faute :

    « Va lire ça et instruits-toi:

    Tu sais, des fautes, j’en fais PLEIN moi aussi, mais j’aimerais juste te faire remarquer qu’en colorant ton arrogance de ce genre de maladresse, ça n’aide franchement pas la cause que tu défends.
    Vois-tu, si tu travailles trop pendant tes études, il est normal que tu ne consolides pas tes apprentissages…

    Les études de l’IRIS dont j’ai parlé t’auraient aidé à y voir plus clair avant de faire la promotion de ton blogue, elles soulèvent justement des objections à plusieurs des propositions que tu as diffusées.

    • @ l’engagé.

      L’expression «tache de marde» venait de Noisette Sociale!!! C’est comme ça qu’elle traitait la fille dont j’ai parlé et qui était dans la même classe qu’elle!!!

      • L'engagé dit :

        Allez lire votre propre billet, vous cautionnez l’expression.

  13. @l’engagé: JLP a un style ordurier et conspirationniste assez dérangeant, que je n’approuve pas, et c’est pourquoi je ne visite pas son blog. Tu n’as qu’à l’ignorer si tu n’es pas d’accord, il ne va pas changer. Sinon, vous allez vous lancer dans un débat d’insultes, qui risque de finir par une censure. Je suis pour la liberté d’expression, alors tous ont le droit d’écrire ici tant que ça ne dépasse pas les limites.

    Ton style aussi est problématique, tu fais des textes tellement longs et lourds, qu’on se tanne et on ne les lit même pas jusqu’au bout. Il faudrait que tu apprennes à être plus concis. Ici, c’est un endroit ou on peut faire des commentaires en regard à un billet et échanger sur le sujet. Et non pas un endroit pour y poster tes propres billets. Si ton style serait plus concis, tes idées passeraient mieux.

    Pour ce qui est du sujet, justement, je travaille dans un cégep, alors je vois mieux ce qui se passe que vous. Oui il y en a des étudiants pauvres, ils sont peu nombreux.

    Il y en a deux types. Ceux qui travaillent fort à leur études et ont un travail en même temps, ils investissent dans leur avenir. Ils viennent souvent de familles pauvres et eux ils veulent s’en sortir. Il s’en sortirons souvent avec peu de dettes.
    Et il y a une deuxième catégorie. Ils sont pauvres, mais ne travaillent pas, et ne veulent pas travailler. Ils sont pauvres parce qu’ils l’ont choisi. Il n’est pas question pour eux de travailler pour des « exploiteurs » ou de couper dans leur loisirs. Ils étudient dans des domaines souvent sans issue, des cours pas trop fatiguants qui n’ont pas beaucoup d’avenir sur le marché du travail. Ils sont à l’école pour longtemps et vont faire plusieurs cours, et ils vont s’en sortir avec beaucoup de dettes.

    Pour ce qui est de travailler pendant leur études, même travailler chez McDo, tu acquiers une expérience de travail, le travail d’équipe, le service à la clientèle etc…

    • @ Christian.

      Notes, tout de même, que je suis, de moins en moins, ordurier, depuis quelques mois!!!

      Conspirationniste???

      Grand Dieu, je me confesse de toujours seconder, même deux ans plus tard, mes écrits de 2009, sur le dangereux vaccin contre la grippe A(H1N1), de ne pas acheter l’anti-science réchauffiste et de combattre le Nouvel Ordre mondial qui, soit dit en passant, n’est pas une lubie, mais ce n’est pas nécessairement celui dont les gauchistes font mention!!!

      Mais, c’est, sûrement, parce que je suis un conspirationniste que ma contribution, lors du dixième anniversaire du 11 septembre 2001, fut la destruction des truthers???

      • On peut quand même avouer que ça reste une tendance lourde dans ton cas, mais que ça s’améliore. 🙂
        Reste que ça prend le dessus sur les arguments, rebute ceux qui lisent et donc ton message passe moins bien. Tout comme l’engagé avec ses textes trops longs. Rester concis et respectueux aide à mieux passer le message, et éviter des « flame wars » comme avec Koval et Papitibi.

      • @ Christian.

        Ha, ha!!! Tu veux vraiment attirer Koval, papitibi et les autres Kaverneux de Jeanne Émard, ici??? 😉

        Tu ignores toute l’histoire, de même que tous les acteurs qui sont impliqués là-dedans (et je ne suis pas sûr que ça t’intéresse), c’est pour ça que tu parles comme ça!!! Mais, si tu te souviens, j’avais, clairement, dit, à Koval, par respect pour toi, que je voulais que ton blogue demeure une zone démilitarisée, dans cette guerre (car, oui, ça en est une), étant donné que tu n’as rien à voir là-dedans!!!

        Mais, si tu veux avoir un aperçu de l’histoire (m’enfin, si tu es assez curieux, pour ça), je te conseille de lire ces deux liens (les commentaires, bien sûr), car c’est comme ça que la guerre, entre moi et les Kaverneux de Jeanne Émard, a commencé:

        http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2009/11/06/pour-la-baisse-des-inscriptions-universitaires-en-science/

        http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2010/07/21/mes-neologismes-une-explication/

    • L'engagé dit :

      La concision n’est pas un gage de rigueur, combien de textes ici sont à rebours des recherches récentes et ne sont fondés que sur des jugements arbitraires?

      Un de mes commentaires est construit par la référence à trois recherches, une du groupe CIRANO, l’autre de la FECQ et aussi d’un document du : Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études. Ces sources c’est pour informer et offrir un portrait plus exhaustif. Des capsules de l’IRIS vous indiquent que vous n’êtes pas à jour, vous diffusez des préconceptions en vous inspirant d’un portrait caricatural basé sur votre propre perspective individuelle et limitée, plutôt que de répondre au défi lancé et d’invalider par exemple les études de l’IRIS, lesquelles montrent les effets de la dynamique générale néfaste de la hausse des frais par une connaissance statistique éprouvée et fondée.

      Vous pourriez discuter les études; vous préférez rabâcher des préjugés. Un commentaire de 1660 mots n’est donc pas trop long pour déconstruire vos propos, puisque vous allez systématiquement chercher la contradiction individuelle, l’exception pour invalider tout raisonnement général, d’où la nécessité de soutenir mon propos par des sources.

      Ma méthode vous pousse à vous retrancher dans des raisonnements de plus en plus méprisants pour les étudiants et les études, puisque vous n’avez pas d’informations solides pour étayer votre argumentaire. Vous faites désormais du Brain bashing et méprisez vos collègues et l’institution pour laquelle vous travailler sans même avoir les connaissances pour évaluer correctement, je cite : ces domaines souvent sans issue [et] ces cours pas trop fatigants qui n’ont pas beaucoup d’avenir (sic) sur le marché du travail.

      Finissons-en, quels sont donc ces programmes et les enseignants de ces domaines sans avenir?

      De sciences humaines?, de lettres et médias? Vous critiquez la décision pour le Cégep d’avoir fondé avec des partenaires le Quai des arts? Lequel valorise la culture en Gaspésie. Ne peut-elle pas être une source de croissance? N’avez-vous pas aussi besoin de sociologues, d’économistes ou d’orthophonistes qui voudraient mettre leur génie au service de la Gaspésie?

      Pour parler avec arrogance des étudiants, avez-vous signé une recherche en sociologie du travail? Vous ne pouvez que parler pour votre région et votre petit cégep de 600 étudiants (et deux petits centres). Vous habitez une région ayant été aux prises du chômage record. N’est-ce pas là un déterminisme puissant? Comment pouvez-vous généraliser ensuite à propos du comportement des individus? Je me demande vraiment si les profs de votre cégep vont vous plébisciter…

      • Et toi qui est tu pour parler du haut de ta tour d’ivoire? Tu tiens tes idées et des arguments puisé dans des livres, moi je te parle de la réalité, de vécu. N’es tu pas capable de te faire un opinion autrement qu’en lisant celle des autres? Je ne parle pas seulement de ce que je vois ici, mais j’ai étudié ailleurs aussi et j’ai constaté les mêmes choses. Un étudiant que j’ai côtoyé à Sherbrooke a placé l’argent qu’il a reçu en prêt et bourses, et a fait ses études au complet sans y toucher. Oui, il vivait simplement et travaillait en même temps, mais il est sorti de ses études sans dettes. Un autre avait fondé sa propre compagnie de programmation et réparation de caisses enregistreuses pendant son cours de Technique de Systèmes Ordinés. Il s’agit de beaucoup d’heures de travail, et le tout pendant ses études. Moi je travaillais l’été et tout l’argent que je gagnais allait pour mes études, mes parents payaient le reste.

        P.s: Et pour le Cégep, il y a 4 campus, et pour un total de 1600 étudiants. Un petit cégep dynamique où les étudiants ont un meilleur contact avec le prof qu’un cégep de 10 000 étudiants.

  14. NON, je ne veux pas les attirer et je ne suis pas intéressé pas vos querelles. J’ai eu assez de misère avec lui comme ça. Je ne veux pas que ça dégénère encore une fois. S’ils venaient ici et capables de s’exprimer et d’argumenter sans insulter ou menacer les autres, ça ne me dérangerais pas. Mais comme ça leur semble impossible, alors ils ne viennent plus et c’est tant mieux. Je veux juste éviter que ça se reproduise, et c’est pour ça que je demande aux gens qui écrivent ici d’utiliser un ton respectueux.

  15. respectable dit :

    1600 par année lol

    C’est à peu près les frais de la demande d’admission à Yale!

    Vos UduQ ne sont que de gros Cégep géants.

  16. L'engagé dit :

    @ Rioux

    Voici ce que vous m’écrivez :

    «Tu tiens tes idées et des arguments puisé (sic) dans des livres, moi je te parle de la réalité, de vécu. N’es tu pas capable de te faire un opinion autrement qu’en lisant celle des autres? »

    Vous reconnaissez donc que vous n’utilisez pas une méthode, de sources fiables et d’une pratique intellectuelle rigoureuse pour aborder les questions complexes soulevées dans votre blog politique.

    D’ailleurs dans l’exemple qui nous occupe, je n’ai pas fait référence à des livres , mais plutôt à des études et à des recherches actuelles, québécoises et largement accessibles. Pour comprendre un problème social et politique complexe, il faut bien circonscrire la réalité observée et en faire un portrait juste. Ce n’est qu’ensuite qu’il est possible d’émettre un jugement de valeur ou un jugement de prescription. Vous escamotez la nécessité de produire des jugements de réalité fiables et sautez directement à l’étape de l’opinion.

    Votre critique est révélatrice : «N’es tu pas capable de te faire un opinion autrement qu’en lisant celle des autres?» Pour l’essentiel, mes contributions visent à rectifier des faits, on est dans le portrait de la situation, dans la description de la réalité, voire dans son analyse. Je me borne simplement à vous rappeler que vous et vos partisans vous basez sur une vision biaisée ou incomplète et que cela fausse forcément votre diagnostic de cette situation sociale.

    C’est pourquoi je cite des études et il est pour le moins curieux que vous soyez si peu prêt à vous informer en usant de la science pour cette question sociale de haute importance, alors que vous pourfendez l’obscurantisme et l’ignorance quant à la question du réchauffement climatique par exemple.

    Le vécu de l’engagé, de Gilles Laplante ou de Christian Rioux n’est pas pertinent pour dresser le tableau de la condition socioéconomique des étudiants et analyser l’impact des couts de l’accès aux études. Les cas particuliers ne sont pas pertinents non plus, par exemple ce n’est pas parce que vous pouvez conduire saoul à 170 kmh sans faire d’accidents que ça invalide la prédiction statistique selon laquelle une plus grande tolérance quant au taux d’alcoolémie et de la vitesse conduirait à plus d’accidents.

    Vous semblez incapable de faire la différence entre la qualité de la représentation d’une description précise d’une situation produite par le CIRANO Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations et les idées qu’un particulier peut se faire au quotidien.

    Le CIRANO regroupe plus de 180 professeurs-chercheurs œuvrant dans différentes disciplines telles que l’économie, la finance, la gestion, les systèmes d’information, l’informatique et la recherche opérationnelle, la psychologie, la sociologie, les sciences politiques,le droit, l’histoire, la médecine. Ces chercheurs appartiennent à huit institutions universitaires du Québec et à une dizaine d’institutions de l’extérieur, canadiennes, américaines et européennes. Reconnus internationalement, ils produisent des travaux scientifiques de haut calibre, publient dans les meilleures revues et plus de vingt d’entre eux sont titulaires d’une chaire de recherche.

    Il serait donc très présomptueux de penser que mon petit vécu pourra égaler une recherche produite par le lauréat Marcel Dagenais (économétrie), Claude Montmarquette, précurseur de l’économie expérimentale, Daniel Parent, professeur agrégé au département de sciences économiques de McGill et Nathalie Viennot-Brio, chercheuse professionnelle.

    Donc si on ne veut pas parler au travers de son chapeau, les interprétations, la critique voire les opinions doivent porter sur ce que révèlent objectivement les recherches, pas sur les singularités de notre quotidien et de notre nombril.

    Et puisque vous insistez tant pour le savoir, je suis enseignant dans un cégep (en région), mais je connais aussi bien les étudiants à l’université dans la métropole puisque j’y suis encore des cours (et j’habite MTL). Toutefois, je serais un plombier retraité que ça ne changerait rien à tout ce que je viens d’exposer, une démarche intellectuelle rigoureuse me permettrait d’arriver à la même conclusion.

    D’où mon commentaire sur la petitesse de votre cégep, laquelle concernait l’étroitesse de la perspective que vous offrait votre expérience (et ne constituait pas une critique de votre cégep, vous avez fait ça tout seul); vous ne pouvez généraliser à l’ensemble de la province les caractéristiques économiques et sociales d’étudiants qui vivent dans une réalité régionale, voire maritimes singulières. L’étudiant en cinéma chez vous n’a probablement pas le même profil que celui du Cégep Lionel Groulx…

    Mais si vous insistez pour une opinion, je pense qu’avec la hausse, je vois plus difficilement un père de famille à Percé, d’une famille où personne n’a de diplôme universitaire (voir commentaire 12/11/2011 à 14:16) et dont le revenu est inférieur à 50 000$, encourager son enfant à poursuivre des études universitaires (par exemple en lettres) et promettre d’aider financièrement en conséquence son enfant, surtout si ce dernier pense s’exiler pour lesdites études, alors que l’enfant en question pourrait donc s’inscrire à l’EPAQ avec une job garantie en transformation des produits aquatiques. Surtout si ses mononcles pis ses matantes disent à Noël, que l’étudiant en question se dirige vers « des domaines souvent sans issue, des cours pas trop fatiguants (sic) qui n’ont pas beaucoup d’avenir sur le marché du travail [et d’où on sort] avec beaucoup de dettes. Information que les mononcles pis les matantes aurait glanée sur le blog politique de Christian Rioux, qui doit donc savoir de quoi il parle, lui, vu qu’il a de l’instruction et qu’il travaille au cégep…

    L’université accessible permettrait de diminuer l’influence du milieu et de restreindre tout autant le poids de la crainte économique (comme du fardeau de l’endettement) dans l’exercice du choix des études. Ça doit déjà être difficile de se dire que pour étudier à l’université dans le domaine qui nous intéresse vraiment, il faudra s’exiler et affronter jugements négatifs de sa famille, est-ce qu’on peut justement favoriser une certaine indépendance pour les jeunes en leur ouvrant toutes les carrières possibles? Notre étudiant de Percé part déjà avec un handicap pour exceller dans ses études universitaire par rapport l’étudiant d’Outremont, dont la mère est gestionnaire à l’Université de Montréal et le père, enseignant , tous deux étant titulaire d’un diplôme de deuxième cycle. Mais je ne généraliserais pas, je suis certain qu’il existe de très nombreux cas contraires où parents et enfants font des sacrifices. Sauf que si je me saigne pour aider mon enfant, je ne veux justement pas que ce dernier perde trop de temps à flipper des burgers et les recherches sont claires, travailler plus de 15 heures nuit à la réussite scolaire (évidemment, c’est une tendance statistique), tout comme le stress (et l’insécurité économique est une des principales causes de stress). Les avantages sont donc très clairs comme société: des bas frais de scolarité favorisent l’équité et la mobilité sociale, engendrent plus de recettes fiscales pour l’État et permettent naturellement d’accroitre l’instruction et la santé des citoyens.

    Ce n’est qu’au nom d’une fixation idéologique ou parce que l’on est mal informé que l’on peut par conséquent être favorable à une hausse des frais. Puisque vous n’êtes pas idéologiquement borné, j’en conclus que vous êtes mal informé. D’où la nécessité de mes longs commentaires; on a encore du chemin à faire en matière de méthodologie intellectuelle.

    Salutations distingués…

    P.S. Je ne sais toujours pas quels sont «les domaines sans issue et les cours pas fatigants et sans avenir» dans votre cégep…

    • Je ne vais quand même pas les nommer. Le but n’est pas d’offusquer ceux qui étudient dans ces domaines.

      Pour y aller de façon plus générale disons que si elle n’avait pas épousé le Prince William, les études en Histoire de l’art par la princesse Catherine ne lui offraient pas beaucoup d’ouvertures sur le marché du travail

  17. L'engagé dit :

    distingués (sic)

    Salutations distinguées

  18. @L’engagé: Les études et les statistiques, il y en a des deux côtés pour dire des choses opposées, comme dans n’importe quel domaine.

    Dans le cas présent, il s’agit de gros bon sens. Les étudiants québécois ont les frais de scolarité les plus bas au pays (fait).

    L’augmentation proposée ne les ramènerait même pas à la moyenne nationale (fait).

    Puisque vous aimez les « études », elles démontrent qu’il n’y a pas de lien entre la hausse des frais et le taux de diplomation (fait).

    Ils chialent pour rien, parce qu’ils veulent avoir tout gratuit (opinion personnelle).

    Ici ce qu’on en voit c’est une minorité qui mène le bal, c’est un jeu de pouvoir, c’est un trip de pouvoir barrer les portes et se sentir important. A cet âge, les jeunes ont un fort besoin d’appartenance à un groupe, et faire la grève, c’est un trip de gang (opinion personnelle).

    Et 30 minutes après que la levée de cour est prononcée et que les médias ont pris leurs photos, il n’y a plus un chat sur la ligne de piquetage (fait).

    Si tu tiens absolument à avoir des chiffres et des statistiques, en voici:
    http://www.antagoniste.net/2011/11/14/frais-de-scolarite-degeler-les-mentalites/

    • L'engagé dit :

      @ Rioux
      Votre commentaire est plus nuancé que le billet initial, mais il comporte néanmoins des biais :

      Par exemple, pouvez-vous m’indiquer ce que ça change que le ROC ait des frais de scolarité plus élevés? Quelles raisons justifient de faire du Canada un étalon? Pourquoi s’embarrasser de se conformer à la moyenne nationale, s’il y a plus de crimes en Ontario, devrait-on les imiter aussi? Doit-on égaler notre taux d’adeptes du créationnisme? C’est surtoutdans les pays anglo-saxons que l’on valorise l’idée de faire payer le gros prix pour l’éducation supérieure. Doit-on les imiter aussi pour ce qu’ils font de moins bien? On peut se comparer par exemple à l’Ontario pour les frais de scolarité (6316$), d’accord, puis à la Belgique (835 euros), à la Nouvelle-Zélande 2000$, puis aux Pays-Bas (1000-2000$), puis à l’Autriche, à l’Espagne à la France (0-1000$) et enfin, on aussi s’inspirer de la République tchèque, du Danemark, de la Finlande, de l’Irlande, de l’ Islande, du Mexique, de la Norvège et j’en passe (0-1000$).

      Vous invoquez le «gros bon sens?» Je vous réponds plutôt par le sens commun et encore des chiffres :

      Présentement, 40 % des étudiants universitaires sont des étudiants de première génération, c’est-à-dire, dont les parents ne sont pas allés à l’université. Cette statistique grimpe à 70 % pour les étudiants situés dans des régions ressources. (source : http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/opinions/courrier-des-lecteurs/201102/23/01-4373284-la-hausse-des-frais-de-scolarite-reduit-laccessibilite.php) Pourtant l’étude que vous utilisez nous apprend (je vous l’avais déjà écrit) : [Q]ue la participation aux études universitaires était fortement corrélée au niveau de scolarité des parents, il n’en était pas de même de la participation aux études collégiales.Les chances de participer à des études universitaires étaient plus nombreuses chez les enfants d’universitaires que chez ceux de personnes ayant fait moins d’études. En 2001, 17 % seulement des jeunes dont les parents possédaient un diplôme d’études secondaires ou n’avaient pas terminé leurs études secondaires fréquentaient l’université.

      Voilà qui explique, par exemple, la performance de la Nouvelle-Écosse dont la haute proportion de sa population fréquentant l’Université est historique. Puisque l’on sait que les deux variables les plus importantes sur la fréquentation de l’université sont d’abord le niveau de scolarité des parents, puis le revenu familial, on comprend alors mieux pourquoi la fréquentation scolaire a persisté en NE, en dépit d’une hausse des frais dans cette province. Mais ce rappel historique et cette comparaison sont justement utiles pour comprendre que la consolidation de la fréquentation des études supérieures se fait dans une relativement longue durée et que la croissance repose sur des facteurs difficiles à influencer. Alors, la plus certaine façon de garantir que des Québécois iront dans le futur à l’université, c’est encore de s’assurer que dès maintenant, leurs parents (des jeunes d’aujourd’hui) y aient accès).

      Ainsi, pour vos deux premières prémisses, ni le fait que les frais soient plus couteux ailleurs au Canada, ni le fait que la hausse ne les rattraperait ne sont des arguments suffisants pour la justifier. L’appel à la majorité n’est pas cohérent, au contraire, ce sont les pays anglo-saxons qui constituent l’exception. Par ailleurs l’écart entre le Québec et le ROC quant aux frais ne justifie pas en soi la généralisation hâtive pour procéder à un rattrapage.

      Quant au billet de Tatagoniste, ce n’est pas une étude, mais la présentation de tableaux sans cohérences entre eux, et de conclusions qui ne sont pas fondées sur autre chose que la caricature, l’exagération des conséquences, et de fausses causalités. Par exemple, son premier tableau devrait comporter des étalons sur la croissance des prix en général par province, voire des salaires, on sait pourtant que le Québec est une des provinces (sinon la province) où les prix sont les moins chers.

      Par exemple, les commentaires qu’il fait sur le premier tableau ne permettent pas plus de comparer l’ensemble des salaires, voire de l’évolution du pouvoir d’achat par type de famille. Ce qui permettrait par exemple de voir qu’en comparant plutôt avec 1977, les frais actuels représentent une part bien plus substantielle du revenu des ménages. Et surtout, il néglige l’apport des bourses, lesquelles ont été complètement transformées en 2005. L’étudiant d’avant 2005 a donc des revenus potentiels qui n’apparaissent ni dans ses tableaux, ni dans ses explications. Enfin, son dernier tableau, il n’a rien à voir avec les frais de scolarité, mais bien la baisse proportionnelle importante de la participation de l’état au financement de l’université. Imputé les déficits des universités aux frais de scolarité, c’est inverser la cause avec l’effet. Tata devrait publier moins souvent et être plus rigoureux (lui aussi), généralement, ses billets ne passeraient pas les premières étapes des comités de lecture s’il les soumettait à des périodiques sérieux.

      Quant à l’étude de Statistiques Canada, elle renferme plutôt des informations qui invalident encore une fois votre thèse quand on les assemble, par exemple :

      Le taux d’inscription à l’université était environ deux fois plus élevé chez les jeunes vivant dans une famille dont le revenu annuel était égal ou supérieur à 100 000 $ que chez ceux appartenant à une famille gagnant moins de 25 000 $.En 2001, environ 46 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans venant de familles à revenu élevé avaient terminé des études universitaires ou étaient inscrits à l’université, comparativement à 20 % des jeunes de familles à faible revenu.Bien que le taux de participation aux études universitaires augmente généralement à mesure qu’augmente le revenu familial, l’écart entre les taux observés pour les familles à faible revenu et les familles à revenu moyen-inférieur est peu important. En 2001, environ 24 % des jeunes provenant de familles dont le revenu annuel variait de 25 000 $ à 50 000 $ fréquentaient l’université. Pour les jeunes provenant de familles dont le revenu était compris entre 50 000 $ et 75 000 $, la proportion était de 25 %. […]
      […] En ce qui concerne la participation aux études collégiales, l’écart entre les taux en fonction du revenu familial était nettement plus faible que pour la participation aux études universitaires.

      D’ailleurs, la même étude révèle quelque chose d’intéressant : Si l’on tient compte de l’effet du niveau de scolarité et du revenu des parents, l’étude indique que les taux de participation aux études universitaires sont plus fortement associés au niveau de scolarité des parents qu’à leur revenu. Par contre, aucune association importante ne se dégage entre la participation aux études collégiales et le niveau de scolarité des parents.

      Au Québec, ce qui distingue essentiellement, pratiquement, dans le vécu l’ordre collégial de l’ordre universitaire, est-ce que ça ne serait pas la variable dépendante de la gratuité? Que les parents aient ou non un diplôme collégial, qu’ils soient ou non aisés, les étudiants les jeunes fréquentent l’ordre collégial : Parmi les jeunes âgés de 18 à 24 ans qui ne fréquentaient pas l’université, 40 % de ceux provenant d’une famille à faible revenu participaient à des études collégiales. Par comparaison, 60 % des jeunes ne fréquentant pas l’université et appartenant à une famille à revenu élevé participaient à des études collégiales.

      Que reste-t-il ensuite de vos propositions?

      Ils chialent pour rien, parce qu’ils veulent avoir tout gratuit Le fait que la génération actuelle travaille plus que les précédentes durant les études plaide contre vous. Mais ils pourraient tout aussi bien chialer parce qu’on a instrumentalisé l’éducation et que les étudiants sont désormais une clientèle et que l’on vit justement dans un monde où l’on ne cesse de parler de rendements, de retour sur l’investissement, de productivité, tout en étant dans le grand cirque de la surconsommation. L’éducation étant moins valorisée, les jeunes sont encore plus vulnérables, d’autant plus que la réforme et l’approche par compétences nuisent à l’esprit critique, justement pour produire une main-d’oeuvre docile plutôt que des citoyens alertes, allumés et responsables. Comparez plutôt à la grève de 1996 et celle de 2005, jamais les étudiants n’ont-ils subi un tel coup de la part du gouvernement, et pourtant ils n’ont fait qu’une journée de grève, s’ils travaillent plus, ils sont bien moins militants, politisés, mobilisés et organisés que les générations précédentes.

      On ne peut parler de chialage, ce terme implique qu’ils se plaindraient pour rien, alors qu’ils sont victimes d’injustice, ne serait-ce qu’au plan générationnel. Et pour parler de Gaspé, que les jeunes se soient sentis grisés lors de la fermeture des portes, c’est peut-être normal, mais votre explication psychosociale de la grève par instinct grégaire est contredite par l’idée que c’est une minorité qui mène le bal. Et si 30 minutes après que la levée de cour est (SIC) prononcée et que les médias ont pris (SIC) leurs photos, il n’y a (SIC) plus un chat sur la ligne de piquetage. Et bien ils avaient donc réussi , puisque leur participation, toute symbolique qu’elle fut (n’y a-t-il pas eu une délégation à MTL cependant?) a contribué au succès provincial de cette journée, nos échanges en sont la preuve vibrante… Et de Montréal, Vincent-Olivier Bastien a réussi à donner de la crédibilité au mouvement de Gaspé, mais si on compare avec le Cégep de Matane, c’est clair que les étudiants auraient pu en faire bien plus… mais c’est mieux que rien.

      • L'engagé dit :

        Mes citations des études ne sont pas apparue comme des citations, mais vous saurez aisément les reconnaitre aux pourcentages et aux « : », ils sont de toute façon tirés de l’étude de Statcan, puisque vous l’avez lu .

  19. Voici un étude au sujet de la fréquentation et des frais de scolarité (statistiques Canada):
    http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/050216/dq050216b-fra.htm

    Malgré la croissance des obstacles financiers au cours des années 1990, les jeunes de familles à revenu moyen ou faible n’étaient pas moins susceptibles de fréquenter l’université en 2001 qu’ils ne l’étaient en 1993

  20. koval dit :

    Si tu ne veux pas de chicane sur ton bloque entre moi et l’enfant de nanane qu’est JLP, t’as qu’à le modérer!

    • C’est ce que je fais quand ça dépasse les bornes, comme ton commentaire précédent qui ne contenait que des insultes, attaques personnelles et des mots grossiers.

      Ça fait quand même 4 ans que j’ai démarré ce blog, et c’est toujours les mêmes quelques personnes que je doit ramener à l’ordre parce qu’ils sont incapables d’argumenter sans recourir aux insultes.

  21. koval dit :

    « Tu ignores toute l’histoire, de même que tous les acteurs qui sont impliqués là-dedans (et je ne suis pas sûr que ça t’intéresse), c’est pour ça que tu parles comme ça! »

    @Jean Luc

    Y s’est tellement rien passé que ça intéresse personne cette histoire, va te coucher tu pollues le blogue de ton ami!

  22. papitibi dit :

    @Christian Rioux

    Tu tiens tes idées et des arguments puisé dans des livres, moi je te parle de la réalité, de vécu. N’es tu pas capable de te faire un opinion autrement qu’en lisant celle des autres?

    L’Engagé a raison: aller chercher de l’info, des stats ou whatever – dans des revues spécialisées et dignes de foi, ça permet de se faire une opinion qui relèvera moins des préjugés et de l’idéologie que de la raison.

    D’ailleurs, toi et moi, avant d’occuper nos fonctions respectives, on s’est mis le nez dans les livres. Moi, je peux bien avoir une opinion sur le sujet X mais si la Cour Suprême dit le contraire, mon opinion ne vaut pas cher. En ce sens, pourquoi deviendrait-il soudainement suspect (à tes yeux) de se renseigner et D’ENRICHIR sa propre opinion avant de la mettre sur papier?

    L’Engagé me semble tout à fait capable d’émettre une opinion sans lire celle des autres. D’ailleurs, ce n’est pas tant de l’opinion des autres que la richesse de leurs constats qu’il est question ici.
    Quand tu veux parler du taux de chômage, vaut mieux consulter les données de StatCan… au préalable. C’est un peu ce qu’a fait l’Engagé.

    = = =

    Et sur la cote R, l’Engagé (18 nov, 01:27) a raison: l’étudiant qui travaille 30 heures / semaine n’aura pas le même rendement, au Cégep, que celui qui consacre ces 30 heures-là à ses études. Compte tenu contingentement en médecine (par exemple), les Universités ont les moyens de choisir et d’admettre la crème de la crème (au niveau des résultats scolaires, s’entend). Et ça, ça exclut la majorité des étudiants qui doivent diviser leur temps entre le Collège et le travail.

    Ma fiancée – un QI de 145 – n’a pu entrer en médecine, malgré sa médaille du Gouverneur Général (la meilleure de sa promotion). Elle est donc retournée au Cégep, et elle a pu exercer une profession en milieu hospitalier. Après quelques années, elle s’est dit que son expérience dans le réseau de la santé pourrait faciliter son admission.

    NON. On lui a alors répondu que la fac de médecine préférait admettre des étudiants plutôt que des transfuges d’un autre ordre professionnel.

    Voilà qui répond à l’argument de Maxim Bernard, qui écrivait (18 nov, 22h55) :

    De plus, on n’a pas toujours besoin de travailler en même temps d’aller à l’université. Il suffit d’amasser de l’argent pour la mettre de côté et, une fois le temps venu, entrer à l’université et travailler moins pour se consacrer à ses études.

    • C’est pas parce que c’est écrit dans un livre que c’est vrai. Souvent il ne s’agit que de l’opinion d’un autre. Et les statistiques peuvent être manipulées tellement qu’à partir des mêmes données, on peut tirer deux conclusion complètement opposées. Alors il est faux de dire qu’il faut nécessairement appuyer ses dires sur les écrits d’un autre.

      On lui a alors répondu que la fac de médecine préférait admettre des étudiants plutôt que des transfuges d’un autre ordre professionnel.

      Tu vois, tu prends ici un exemple de vie personnel, et non pas des statistiques et des écrits d’un autre pour justifier ton point. Pourquoi quand moi je le fait ça serait pas correct?

      C’est bien désolant, mais ça ne montre qu’un problème précis avec les facultés de médecine, pas avec toutes les autres voies, ni avec les cégeps.

      • papitibi dit :

        Si je l’ai fait – donner des exemples tirés de la vie plutôt que des livres, c’est surtout pas parce que j’estime que mon expérience ou la tienne valent davantage que les constats énoncés dans une étude quelconque.

        À Rome, on fait comme les Romains. Tu préfères le vécu perso aux grandes scientifiques publiées dans des revues professionnelles dont la probité ne fait aucun doute? Pas moi.

  23. @L’engagé
    Depuis le temps que tu viens ici, tu dois bien savoir que c’est un blog à saveur polémiste. Que pour provoquer réactions et discussions, il faut choquer un peu et brasser la cage. Dénoncer une situation, ça passe mieux avec style, et non pas avec des statistiques endormantes. Surtout que les statistiques peuvent être manipulées pour faire dire n’importe quoi. Je préfère montrer des exemples, citer des cas et donner mon opinion qui souvent représente celle de la majorité silencieuse. Ça ne veut pas dire que ce que je dis est faux pour autant.

    Si tu préfères des chiffres et des statistiques, Antagoniste.net est là pour ça et il arrive aux mêmes conclusions.

    Depuis des années tu mets des efforts à essayer de me « prouver » que j’ai tort. Le pire c’est que tu crois réussir. Comme si un Iman pouvait réussir à convaincre un Rabbi que c’est lui qui a raison.

    Mes expériences de vie ont forgée mon idéologie centre-droite, tout comme tes expériences ont fait de toi un gauchiste. J’ai pas l’intention de te changer, et tu ne réussira pas à me changer non plus. Ici il s’agit d’un endroit pour des débats d’idées, pas pour « convertir » les autres.

    • L'engagé dit :

      Réplique :

      [T]u dois bien savoir que c’est un blog à saveur polémiste. Que pour provoquer réactions et discussions, il faut choquer un peu et brasser la cage.

      Qu’est-ce qui vous empêche de le faire avec rigueur en haussant intellectuellement le débat? Une telle opération permettrait justement de vous élever, vous et vos lecteurs, au-dessus de la mêlée des idées reçues et d’une pensée commune truffée de raccourcis (à gauche comme à droite). Ne vous êtes-vous pas déjà plaint de la paresse intellectuelle de vos concitoyens (quand vous disiez apprendre une troisième langue)? Ça vous permettrait au moins d’être moins méprisant. Ayant manifesté avec les étudiant le 11, suis-je pourtant de ceux qui veulent « tout gratuit? » Au contraire, je préfère justement que ce soit moi qui paye, par mes impôts, la hausse des frais, plutôt que de voir des étudiants s’endetter et/ou trop travailler, au détriment de leurs études, à l’extérieur de leurs cours. Je préfère qu’ils fondent des familles et aient accès à la propriété, au début de leurs carrières, comme les générations précédentes, plutôt qu’ils retardent ces projets normaux à cause de dettes trop contraignantes. Vous qui voulez que la Gaspésie soit dynamique (et peuplée), vous devriez comprendre ça, non?  

      Dénoncer une situation, ça passe mieux avec style, et non pas avec des statistiques endormantes. 

      Sauf que cette dénonciation semble le plus souvent infusée de la pensée caricaturale, grossière et biaisée qui circule en boucle à Dumont,  Duhaime, à LCN, chez Antagoniste, alors que l’information est déjà prémâchée et prédigérée par les enzymes éditoriales et favorables aux intérêts des Péladeau et Desmarais de la province. On vous enfonce par exemple entre les  oreilles que « les médias sont gauchistes » et vous ne réalisez même pas que ceux qui sont payés pour le dire et l’écrire travaillent pour L’Institut économique de Montréal lequel est engraissé à même les crédits d’impôt (que vous compensez par vos taxes et impôts) que retirent Gesca et Quebecor. Ouvrez les fenêtres, lisez donc un Devoir ou Le Courrier international de temps à autre… Ben non, pour vous, ouvrir les fenêtres, on dirait que c’est ouvrir Sun news ou Fox.  Si c’est votre horizon culturel et médiatique habituel, je comprends que les statistiques soient endormantes.     
        
      Surtout que les statistiques peuvent être manipulées pour faire dire n’importe quoi.

      Non, les gens qui ont une tête sur les épaules reconnaissent justement, grâce à leur bagage intellectuel et leur appareil critique, qu’on est en train de leur en passer une vite, et qu’il y a une différence entre une étude de l’IEDM (un simple éditorial structuré)  ou d’Antagoniste et un véritable article scientifique, une étude ou le résumé d’une recherche. 

      Il semble plus facile pour vous de « montrer des exemples, citer des cas et donner [votre] opinion qui souvent représente celle de la majorité silencieuse.» 

      Devriez-vous vous en montrer fier?  Selon la Fondation pour l’alphabétisation 16 % des Québécois sont analphabètes et 33 % éprouvent de grandes difficultés de lecture (capables de lire sur la bouteille de pilules que leur a prescrit leur médecin qu’ils doivent en prendre une le matin et une le soir pendant 12 jours. Ce niveau-là. Pas plus…) Là-dessus, il faut ajouter  (permettez-moi de citer Foglia; lui-même évoquant les statistiques de la moyenne Canadienne) 35 % de gens tout juste capables de comprendre une information pas trop compliquée, et de faire quelques liens. On arrive à plus de 80 % de la population de niveau, comment dire ? On disait dans me temps : professionnel court.

      Je pense que beaucoup de nos problèmes résident dans cette désinstruction de la majorité, et pas ailleurs. Et que proposez-vous? Encore plus de la même chose, car vous vous faites carrément l’apôtre d’une idéologie douteuse en étant favorable à ladite hausse des frais de scolarité. Pire, vous encouragez le cancrisme et vous vous livrez vous-même à du brain bashing car dans votre plaidoyer, vous en faites la promotion, je prouve rien, je vous mets votre propre texte sous le nez :

      « Mes expériences de vie ont forgée (SIC) mon idéologie centre-droite » car ces expériences, vous les faites en excluant une nourriture fondamentale… Je vous cite encore: «moi je te parle de la réalité, de vécu»  et vous excluez « [l]es idées et des arguments puisé (SIC) dans des livres» . Sans cet apport essentiel, il me semble qu’il manque un méchant pan à vos expériences de vie, surtout pour quelqu’un qui se prétend critique.  

      Vous me reprochez ensuite de prêchez pour convertir en vous enorgueillissant d’être l’hôte d’un endroit pour des débats d’idées, alors que tout notre échange cette fois-ci a révélé votre refus d’intellectualiser une question et la prévalence énorme de l’opinion et du vécu dans vos argumentaires. En somme, vous vous complaisez dans un relativisme par lequel toutes les opinions se valent, ce qui est contraire à une position rationnelle et empirique.   

      Je n’ai nullement l’intention de vous faire changer d’idée, mais bien d’exposer aux quelques lecteurs curieux la pauvreté intellectuelle de votre argumentaire, son populisme et le manque de rigueur de votre pratique éditoriale. Nous n’aurions pas à nous rendre chaque fois à un constat aussi implacable et défavorable si vous reconnaissiez avoir formulé un jugement à l’emporte-pièce, si vous acceptiez de temps à autre de vous informer et d’approfondir vos connaissances et votre compréhension des questions sociales délicates. Je n’ai pas plus de réponses que vous, mais je me garde bien des jugements de valeurs, j’attends que vous confirmiez vous-mêmes vos biais. Vous vous êtes d’ailleurs surpassé cette fois-ci, vous avez tenu des propos carrément méprisants pour vos collègues enseignants du cégep. Ça doit pourtant être un petit milieu, n’êtes-vous pas gêné?

      Je pourrais m’éviter cette peine en vous reprochant ces quelques traits à chaque billet démagogique, mais je trouve plus pédagogique d’exposer le processus par lequel vous finissez indubitablement par reconnaitre que vous ne faites qu’exprimer une interprétation, par le truchement d’opinions, lesquelles ne sont que des calques de votre idéologie. Vous venez de livrer librement le fonctionnement de cette pratique et vous avez le courage de nier l’apport de l’instruction et de la lecture pour ouvrir le champ de votre expérience de vie . Ce faisant, vous me permettez, ainsi qu’à vos lecteurs, de comprendre d’où vient par exemple votre mépris pour l’histoire de l’art ou et de qualifier des domaines du savoir d’être  des domaines souvent sans issue [offrant] des cours pas trop fatiguants (SIC)

      L’exercice auquel nous nous sommes livrés permet de conclure, à même vos propos, du peu de valeur que vous accordez à la curiosité intellectuelle (les statistiques plates, les recherches, les livres, les médias indépendants, les sources officielles, l’histoire de l’art) et à certains champs du savoir. Cet échange permet de circonscrire un certain profil de la typologie sociale des partisans de la hausse des frais de scolarité et de leur discours. Il est d’ailleurs ironique que vous critiquiez désormais ma contribution comme si je faisais du prosélytisme, alors qu’auparavant, vous critiquiez plutôt l’intellectuel enfermé dans sa tour d’ivoire.    

      Je dois quand même vous accorder du crédit, car en provoquant mon indignation, vous me permettez de m’instruire, de trouver des exemples et des sources contemporaines pour valider certaines de mes positions et je ne vous cache pas que je tire du plaisir à écrire et à synthétiser certaines des lectures et  recherches que vous me donnez l’occasion de faire. J’ai cependant la conviction que vous êtes intelligent, doué, et que vous avez une grande conscience morale. Je trouve simplement dommage et surprenant que le technicien compétent et le passionné de géologie que vous êtes soit non seulement vulnérable aux idées reçues, mais qu’il en soit un porte-voix. Je suis certain que la bibliothèque du cégep vous donne accès à plein de ressources pour accroitre votre compréhension de la société québécoise, de l’économie et de la politique, mais vous préférez prendre ce temps pour télégraphier  sur le net les éditoriaux de Dumont, les chroniques du Duhaime, les égarements de Françoise Bertrand ou les incohérences de Nathalie Elgrably-Levy. Il est dommage que les écrits d’un prétendu libre-penseur soient des vecteurs de conformisme; je vous soupçonne de valoir intellectuellement bien plus que ça. Ma participation n’a d’autre but que de révéler cette navrante contradiction.   

  24. papitibi dit :

    Cela dit, il ne sera pas nécessaire de me remettre sous le nez que les frais de scolarité sont plus bas au Québec que dans la plupart des autres provinces et États US.

    J’en suis parfaitement conscient.

    Les prêts-bourses, panacée universelle? NON.

    La mère de ma petite-fille à naître (ce sera la 5e) étudiait l’an dernier au niveau de la maîtrise. En plein milieu de l’année scolaire, elle a dû quitter son appart, abandonner ses études et revenir en Abitibi. Pourquoi? Parce que le chèque des prêts-bourses n’est pas rentré à temps. Le proprio de l’appart l’a mise à la porte, il était tanné d’attendre. Pour la fille, c’est une année complètement perdue… Pour le proprio, c’est quelques mois de loyer qu’il a perdus.

    Le régime des prêts-bourses est une aberration. J’ai un fils qui était parti étudier à Sherbrooke. Pour un Abitibien, c’est loin du domicile familial. Mais le papa gagnait trop cher; Fiston n’était pas admissible. Alors il a dû se marier. Et ensuite il a divorcé… aux frais de l’État (sous mandat d’aide juridique). Brillant, le système… Sa « femme » avait le même problème. Et nous, les deux couples de parents, on avait chacun de notre bord 3 ados aux études. Vient un temps que le fond des poches est vide…

    T’as pas idée du nombre d’étudiants qui doivent se marier pour avoir droit aux prêts-bourses; de mon côté, j’en ai divorcé quelques douzaines… sous mandat d’aide juridique.

  25. papitibi dit :

    Maxim Bernard écrivait (18 nov, 01:32)

    Ce ne sont pas tous les étudiants qui travaillent. Beaucoup d’entre eux se font payer leurs études par leurs parents. Certains étudiants en payent une partie. Certains bénéficient des programmes de prêts et bourses.

    C’est vrai.

    Je veux pas avoir l’air de passer pour su méchant chochialichte mais voilà un argument qui fait l’affaire de la gauche!

    « Payer les études », c’est un investissement pas mal plus lourd quand tu vis en région éloignée; si toi, Christian Rioux, tu veux envoyer ta fille en médecine, ton domicile gaspésien devient un handicap. C’était la même chose pour moi. Fallait payer un appart, en plus des frais. Et le transport. Et la note d’interurbains… Alouette!

    Je suis chanceux, je vis dans une ville qui héberge une constituante de l’Université du Québec, ce qui n’est le cas que d’un peu plus de la moitié des familles québécoises. Toi, tu appartiens malheureusement à ceux qui n’ont pas ce privilège.

    En région éloignée, 2 ans de cégep plus trois ans d’université, ça fait 5. Pour un étudiant en médecine, c’est encore plus long mais après quelques années, l’étudiant en médecine a un salaire. Ouf!

    = = =

    Que des étudiants se fassent payer ou au moins « financer » leurs études et leurs frais divers (hébergement, transport, etc), c’est bien… pour une catégorie de privilégiés. Mon père à moi n’en avait pas les moyens. Moi, par contre, j’avais des revenus largement supérieurs à la moyenne des ours, et pourtant…

    Oui, j’ai travaillé pour me payer des études. Pendant des années, j’étudiais le jour, je travaillais de 18 à 20h tous les soirs, et ensuite, je faisais mes travaux scolaires. Ajoute ça au transport par autobus entre le domicile, le lieu de travail et le collège; ça me faisait au minimum 2h30 par jour.

    Propice aux succès scolaires, tu crois?

    Ensuite, il y avait les vacances d’été; pendant deux mois, j’avais un job de jour et un job parfois de nuit, parfois de soir, en milieu hospitalier. Trois semaines avant le début de l’année scolaire, je lâchais le job à l’hôpital. Une semaine avant la rentrée, je lâchais tout et je dormais 16 heures par jour. Évidemment que j’étais frais et dispos à la fac! Bin oui… je dormais pendant les cours de droit des biens, entre autres, tellement le prof était terne…

    = = =

    Oui, ça coûte cher à l’État. Je le sais. Mais se priver de la compétence de certains étudiants que cette hausse – aussi minime soit-elle -, ça aussi, ça coûte cher, mais c’est difficile à le quantifier et à en faire la preuve.

    = = =

    Que l’État se fasse rembourser par les Étudiants qui quittent le Québec et qui ne font pas profiter la société de la formation qu’ils ont reçue ici, ça, je serais d’accord.

    Que le Qc récupère de certains gouvernements étrangers OCCIDENTAUX le coût de la formation donnée au Qc à leurs étudiants, ça, je serais d’accord. Chez nous, il y a des étudiants Chinois qui étudient la gestion de projets miniers; j’aurais pas d’objection à ce que le gouvernement chinois (capable d’acheter les USA!) rembourse au Qc la différence entre les frais de scolarité et leur réelle valeur.

    = = =

    Il est vrai, en terminant, que l’étudiant qui paye est plus motivé que l’étudiant qui a ça tout cuit dans le bec. Je le sais, j’en ai fait moi-même l’expérience.

    Mais quand la fatigue et l’épuisement s’en mêlent, l’avantage d’une plus grande motivation est nul.

    Et parfois, c’est l’étudiant qui devient nul…

    C’est pas vrai, bout de ciarge, qu’on va les mettre su’l Red Bull ou sur le chimique pour contrebalancer.

    De ça aussi je pourrais parler mais bon… l’épuisement me guette!

  26. Gilles Laplante dit :

    papitibi,

    Parce que vous avez beaucoup travaillé pour gagner vos études, seriez-vous aujourd’hui incompétent comme tend à l’affirmer monsieur Vaillancourt? J’en doute. Vous êtes cependant problablement mieux équipé pour fournir un effort constant lorsque nécessaire et affronter les périodes difficiles qu’on rencontre dans la vie.
    Donner des bourses conséquentes à des étudiants vraiment dans le besoin, je n’ai rien contre à la condition d’augmenter les frais de scolarité, ce qui permettrait peut-être d’engager des profs moins soporifiques. Actuellement, les bas frais favorisent trop ceux qui ont les moyens de payer, qui demeurent près de l’université. Bref, payer les études du fils Desmarais m’écoeure.

    • Gilles Laplante dit :

      Petite erreur de ma part, lire L’engagé et non monsieur Vaillancourt dans le commentaire précédent.

  27. papitibi dit :

    @Gilles Laplante

    Parce que vous avez beaucoup travaillé pour gagner vos études, seriez-vous aujourd’hui incompétent comme tend à l’affirmer [L’Engagé]?

    NON. Mais cela tient à deux facteurs qui me sont propres.
    a) lecture rapide
    b) capacités mnémoniques hors du commun, dont je pouvais ajuster les paramètres à volonté et privilégier ou bien l’étendue et la profondeur des trucs mémorisés, ou bien la durée de vie de ces trucs dans mon cerveau.

    Je pouvais avoir 94% dans un examen de droit constitutionnel subi le 21 décembre de 09h à 12h. Si l’examen avait dû être reporté de 19h à 22h, peut-être aurais-dû me contenter de 80%… .

    Même chose quand je plaidais un dossier de 30 cm d’épaisseur; je le connaissais par coeur – mieux que mon client! – au moment de le plaider, mais deux jours plus tard, je ne me souvenais plus du nom de mon client !

    Bref, pendant mes études, là où d’autres avaient besoin de 72 heures pour assimiler la matière avant un examen, moi, j’avais besoin de beaucoup moins de temps.

    Mais pendant ma pratique, j’oubliais rapidement le contenu factuel d’un dossier PLAIDÉ, mais je gardais en mémoire tous mes repères de droit, pour y référer au besoin.

    Il s’agit d’ordonner ses connaissances: savoir ce qui doit être conservé, savoircomment y référer au besoin, et savoir scrapper les connaissances qui deviennent superflues.

  28. Patrice dit :

    Et si la finalité de faire de hautes études ne serait qu’une manière de faire en sorte que les hauts-diplômés deviennent de hauts-salariés pour consommer encore d’avantage?

    Je suis dans le domaine de l’éducation, et lorsque je vois de jeunes adolescents consommer, je ne peux m’empêcher de penser aux dépenses faramineuses qu’ils feront lorsqu’ils seront salariés.

    • Christian Rioux dit :

      Je ne crois pas que ça soit réaliste de penser comme ça. Le but n’est pas de créer des fonctionnaires syndiqués au ministères des dépenses superflues, mais bien des ingénieurs pour construire les ponts, des médecins pour nous soigner, etc…

      • L'engagé dit :

        Le but n’est pas de créer des fonctionnaires syndiqués au ministères des dépenses superflues

        Belle formule, mais vous parlez encore à tort et à travers. J’ai pris la peine de citer une étude (17/11/2011 22: 36, @ Gilles Laplante et de la diffuser sur votre blogue :

        Demers évalue qu’un diplômé universitaire versera 916 043 $ en taxes et impôts à l’état au courant de sa vie active et qu’un diplômé du collégial versera 536 856 $ (Marius, 2008, p. 3).On trouve ainsi une différence de 379 187$ versés en taxes et impôts entre un individu possédant un baccalauréat et celui possédant un diplôme collégial.

        La hausse des frais de scolarité fera perdre 4793 diplômés, ce qui représente 1,4G$ de moins en taxes et impôts perdus sur la vie active des diplômés perdus, toutes choses étant égales par ailleurs.

        Quelle raison vous pousse donc à tant être favorable à la hausse?

        Vous allez me dire que tout ce qui sort des universités travaille pour un ministère?

  29. crioux dit :

    @L’engagé
    Fais exprès de comprendre tout croche si tu veux, comme d’habitude. Je répondais à Patrice, qui émettait l’hypothèse qu’on formait des « consommateurs ».

    • l'engagé dit :

      12 mots pour manifester votre désaccord sur la proposition d’un tiers et 29 pour instiller un commentaire démagogique qui reflétait une lecture idéologique de la question; toute les occasions sont bonnes pour taper sur le clou syndical ou social.

      Vous vous donnez même la peine de le faire avec style (prenez-ça comme un compliment), qu’est-ce je comprends «croche» à votre intervention? Et quelle habitude de «comprendre tout croche», je prends souvent la peine de vous citer…

      Vous insinuez que ce qui sort des universités est inutile puisque vous êtes partisan de la hausse, mais que vous suggérez que les «hautes études» visent à former des «professionnels».

      On peut donc déduire que vous êtes favorable à la hausse parce que l’université ne joue pas ce rôle ou qu’elle ne le joue pas assez. Autrement votre soutien à la hausse est incompréhensible.

      N’empêche que Patrice a effectivement raison de se soucier de l’instrumentalisation de l’éducation supérieure et que j’étais pourtant d’accord avec vous, je ne crois pas qu’il y ait une dimension politique et économique pour «former des consommateurs» en général. Par contre, il y a une pression claire pour transformer l’université dans le pire sens du terme et la transformer en «université corpo» pour des «moi inc.»

      • Christian Rioux dit :

        Puisque ça ne vous semble pas clair, je vais essayer de résumer le plus clairement possible ma position:
        Je suis pour cette hausse parce que:

        -Les frais sont présentement les plus bas au Canada. Quand quelque chose est gratuit ou pas cher, ça n’a pas de valeur. On se ramasse avec des gens qui étudient dans des domaines sans avenir et qui passent des années sur les bancs d’école, à nos frais. Ou qui coulent leur session parce qu’ils ne prennent rien au sérieux, c’est pas grave, c’est le gouvernement qui paye. Ou même si c’est papa qui paye, quand c’est pas cher, c’est pas grave.

        -Une bonne partie de la génération actuelle pense que tout leur est dû, ils ne sont pas prêts à mettre les efforts nécessaires pour y arriver et s’attendent que le gouvernemaman paye pour tout.

        -Les universités et les cégeps sont sous-financés, et c’est un minimum que les principaux intéressés y participent un peu plus. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de ménage à faire dans certains établissements

        -Le cégep est actuellement placardé avec des affiches de propagande (qui ont dû coûter assez cher) avec des propos mensongers et des messages totalement biaisés.

        Comme celles-ci:









        Heureusement, il y a de l’espoir, comme elle:

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