Occupy Wall Street

Le mouvement s’est répandu un peu partout, même au Québec.

La supposée raison derrière ce mouvement c’est d’être contre la capitalisme. Ils sont contre le 1% les plus riches, et réclament une distribution de la richesse. On peut comprendre la frustration de la population suite à la crise économique qui laisse des gens dans un statut précaire, on peut aussi comprendre qu’il y a des spéculateurs qui jouent un peu au casino avec la bourse, certains y font fortune et leurs manipulations peuvent avoir des répercussions sur le marché, comme la hausse du prix des denrées de base. Le principe du capitalisme crée de la richesse, alors que jouer avec la bourse ne crée pas de richesse.

Par contre, les participants à ces manifestations ne sont pas aussi clairs. Il n’y en a pas un qui a le même discours, et certains embarquent dans ce mouvement pour réclamer d’autres choses. Certains veulent qu’on leur paye leur prêt étudiant, Il y a aussi des « truthers » (ceux qui disent que le 11 septembre a été organisé par les américians), des marxistes veulent le retour du communiste, et ce « Maoïste » qui revendique des droits pour les transgendres…. (pourtant, en Chine, il serait exécuté ou en prison)

On est loin du message original. Ici au Québec les médias on bien soigneusement choisi ceux qu’ils interviewaient. Les morons, ils ne les ont pas filmés. Au moins les médias d’ailleurs sont plus objectifs, ou tout au moins, ils ne sont pas tous biaisés à gauche comme au Québec.

En passant, le principe socialiste de prendre l’argent dans les poches des riches cesse de fonctionner quand il n’y a plus d’argent à distribuer et que les riches sont devenus pauvres. Sans le capitalisme, il n’y a plus d’argent à distribuer, puisque c’est le capitalisme qui crée cette richesse.

Une solution au problème réel du capitalisme de spéculation serait de taxer d’avantage les « takers » et de baisser les taxes des « makers ». En d’autres mots, taxer au maximum ceux qui ne créent pas de richesse mais ne font que s’approprier celles des autres, et encourager ceux qui produisent la richesse.

Par exemple, si vous faites fortune avec la spéculation, vos revenus seraient fortement taxés. Par contre, si votre argent, vous le faites en créant un produit, vos taxes seraient diminuées. Et ceux qui ne font rien que se pogner le derrière à deux mains et demander qu’on leur donne le fruits du travail des autres? et bien il vont continuer de le faire, ils devront juste se trouver un autre sujet pour manifester

Mise à jour: J’oubliais,
Al Gore a donné son appui au mouvement
! Al Gore!?! Celui-là même qui a fait fortune avec la spéculation, en investissant dans des entreprises de technologie « verte » pour ensuite faire des discours catastrophistes pour faire mousser ses actions? Le même qui a fait des millions avec la bourse du Carbone?! Et ils l’ont applaudit ?! Mais ils lui pardonnent, parce qu’il est le phophète de la religion verte….

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17 Responses to Occupy Wall Street

  1. Ils applaudissent Al Gore, mais ils chient, sur John Lewis, un héros du mouvement des droits civiques qui a même participé, aux «Freedom Rides», dans les années 1960!!! Mais, qui a donc donné les cours d’Histoire, à ces débiles??? Par contre, puisque ça vient de la gauche, personne n’osera en parler!!! En passant, John Lewis est un démocrate qui a appuyé la candidature de Barack Obama, en 2008!!!

    http://www.breitbart.tv/occupy-atlanta-mob-refuses-to-allow-civil-rights-hero-john-lewis-to-speak/

  2. Marc Paquet dit :

    Leurs manipulations peuvent avoir des répercussions sur le marché, comme la hausse du prix des denrées de base.

    Euh… pourquoi ?

    • crioux dit :

      Il y a eu beaucoup de spéculation sur le marché du mais (quand ils ont voulu s’en servir comme carburant), sur le riz et le blé aussi, ce qui a eu un effet à la hausse et donc comme il s’agit d’aliments de base (sans substitut), les pauvres en ont été affectés

  3. Y a pas qu’Al Gore. Notons aussi Bill McKibben, l’activiste et fondateur de 350.org:
    http://wattsupwiththat.com/2011/10/09/the-climate-movement-becomes-occupied/

    En fait, le mouvement de lutte pour le CO2, largement mené par les environnementalistes, vise en grande partie à détruire le capitalisme (et la civilisation industrielle), source de tous les maux selon plusieurs de ses plus grands défenseurs.

    Keith Farnish, dans son livre Times’s Up (2009), parle de se débarasser de la civilization industrielle comme seule façon de prévenir la catastrophe écologique:

    «The only way to prevent global ecological collapse and thus ensure the survival of humanity is to rid the world of Industrial Civilization.»

    Il poursuit en indiquant qu’il faut raser les villes, faire exploser les barrages… Extrémiste? Sans aucun doute. Un cas isolé? Malheureusement non.

    Par exemple, James Hansen, directeur du GISS et haut responsable de l’une des 4 sources de données climatiques du monde, a écrit à propos du livre de Farnish:

    «Keith Farnish has it right: time has practically run out, and the ‘system’ is the problem. Governments are under the thumb of fossil fuel special interests—they will not look after our and the planet’s well-being until we force them to do so, and that is going to require enormous effort.»

    Un scientifique avec autant de pouvoir ne devrait-il pas être moins partisan?

    Il est celui qu’on appelle le père du RCA, et il est probablement le plus extrémiste de tous les scientifiques. Il participe aussi à de nombreuses manifestations anti charbon (qu’il appelle «le train de la mort») depuis de nombreuses années, et s’est même fait arrêté (encore) lors de la manifestation du pipeline Keystone. C’est inquiétant.

  4. L'engagé dit :

    En passant, le principe socialiste de prendre l’argent dans les poches des riches cesse de fonctionner quand il n’y a plus d’argent à distribuer et que les riches sont devenus pauvres. Sans le capitalisme, il n’y a plus d’argent à distribuer, puisque c’est le capitalisme qui crée cette richesse.

    Comme la richesse créée par ces banques qui ont vendu des produits dérivé adossée à des actifs toxiques (ces hypothèques qu’on a données à des gens qui n’en avaient pas les moyens?), en assurant ces produits, en les dotant d’une cote AAA, puis en pariant contre ces dernier?

    La radicalisation du capitalisme, à partir de la chute du mur de Berlin, a conduit les états à libéraliser, à dérèglementer et même à s’effacer au profit d’intérêts privés, parfois transnationaux. Or, le Canada a réduit l’impôts des entreprises ( si je ne m’abuse en le faisant passer de 23% à 16,5 % dans les années passées et à 15% l’année prochaine), ce qui signifie que lesdites entreprises n’investissent plus pour former des travailleur, les perfectionner, moderniser les équipements, subventionner la recherche ou planifier leur expansion. Au contraire, cette augmentation spontanée des revenus permet aux entreprises de se retrouver avec une quantité énorme de liquidités, lesquelles servent justement à spéculer et donc à accroitre l’emprise de Wall Street (et des autres temples de la finance).

    Donc en plus de l’effet pervers de cet assujettissement de l’économie matérielle à une économie virtuelle sujette aux caprices de la mondialisation, il faut ajouter que ces baisses sapent les bases économiques autrefois solides de nos industries en étouffant leur croissance. Ce qui veut dire, par exemple qu’un moulin à bois n’aura pas d’incitatif pour moderniser ses équipements et informatiser (c’est un exemple) certaines pratiques. Tant qu’il est rentable, ça va, mais en cas de coup dur cette entreprise sera plus vulnérable que si elle avait investi pour se moderniser et dans le pire des cas, si elle devait fermer quand même, ses travailleurs seraient demeurés qualifié et le moulin aurait quand même une valeur pour d’autres investisseurs.

    Pour conclure, le gouvernement canadien, en situation de déficit, doit emprunter pour équilibrer son budget, finançant ainsi indirectement l’augmentation des revenus des entreprises à même sa dette. Il plombe alors sa propre capacité financière puisque qu’il fait croitre le service de la dette, sur le dos des particuliers, lesquels disposent en contrepartie d’un état amoindri pour dispenser des services comme la santé, l’éducation ou les transports. La hausse des frais de scolarité est un exemple parmi tant d’autres de cette subordination de nos états à une logique libérale qui n’a pas comme objectif le bien commun, mais le bien particulier: les baisses d’impôt fédérales maintiennent les transferts aux provinces trop bas pour les besoins véritables de ces dernières, qui appliquent alors la même médecine.

    Voilà un aspect du principe général de socialisation des pertes et de privatisation des bénéfices auquel s’oppose les indignés du mouvement d’occupation. Une révolte contre ce discours selon lequel nous serions au bord du gouffre et que l’on doit accepter des coupures et des sacrifices, alors qu’il n’y a jamais eu autant de liquidités en circulation, et de richesse. Ce n’est donc même pas une question de socialisme que de redonner un visage décent au capitalisme.

    • Maxim Bernard dit :

      Il faut ajouter que ces baisses [d’impôt] sapent les bases économiques autrefois solides de nos industries en étouffant leur croissance.

      BOUAHAHAHA!!!

      Des baisses d’impôts qui étouffent la croissance, mais d’où sortez-vous ça, pardi ? Depuis quand le fait de laisser l’argent à ceux qui l’ont obtenue peut nous appauvrir ? Selon cette logique, il faudrait mettre en place de gigantesques programmes sociaux ridiculement coûteux en taxant nos riches de manière démesurée pour donner un élan à l’économie.

      Or, le Canada a réduit l’impôts des entreprises […], ce qui signifie que lesdites entreprises n’investissent plus pour former des travailleur, les perfectionner, moderniser les équipements, subventionner la recherche ou planifier leur expansion.

      Faux. Il y a un avantage économique d’avoir des employés compétents et bien formés, de même que de travailler avec de l’équipement moderne et peu coûteux. En diminuant les impôts, les entreprises ont justement plus d’argent pour ces genres d’investissements.

      Bref, le problème concernant les indignés de Wall Street, est qu’ils oublient que nous sommes trop socialistes, contrairement au mythe répandu. Des restrictions économiques inhibent la compétition entre les entreprises, car elles sont en moins grand nombre. Les deux effets sont :
      – la hausse des prix
      – la stagnation des salaires
      …c’est-à-dire justement ce que la gauche dénonce ! La gauche veut réparer les pots qu’elle a cassés avec encore plus de gauche.

      Pour ce qui est des «grands méchants riches envahis par la cupidité», sachez qu’ils sont essentiels à l’économie. Ce sont eux qui investissent et, au final, permettent la croissance économique. Leur fortune ne dort pas éternellement en banque, elle se retrouve en circulation dans l’économie un jour ou l’autre.

      On a beau dire que «l’argent est là», mais cet argent appartient à quelqu’un, et nous sera bien utile en temps et lieux. Ne légalisons pas le vol.

      • L'engagé dit :

        Faux. Il y a un avantage économique d’avoir des employés compétents et bien formés, de même que de travailler avec de l’équipement moderne et peu coûteux. En diminuant les impôts, les entreprises ont justement plus d’argent pour ces genres d’investissements.

        Sauf que vous vous positionnez comme si les entreprises fonctionnaient encore comme dans les années 50. Pour l’instant, les C.A. agissent pour faire plaisirs aux actionnaires, lesquels veulent un retour rapide sur leurs investissements et le plus de revenus à court terme. Les grands actionnaires sont donc ceux qui peuvent le plus facilement sous-tirer de la valeurs des entreprises tout en étant également ceux qui peuvent s’en débarrasser le plus facilement. Il n’y a donc pas de quoi rire, ce n’est pas le cas d’un fournisseur, d’un sous-traitant ou d’un employé qui aura fait des pieds et des mains pour l’entreprise et qui se retrouvera sur le carreau lorsque cette dernière sera vendue ou délocalisée.

        Et il y a une différence entre la croissance d’une entreprise et la compétitivité, c’est n’est pas parce que votre fiscalité est avantageuse que nécessairement vous pouvez offrir plus de croissance économique à votre population, parlez-en aux Irlandais.

        Donc si un pays est habitué à un certain taux d’imposition pour ses entreprise, une baisse doit être réfléchie posément et non être le fruit d’un biais idéologique. Si de nombreuses entreprises veulent investir au Canada en raison de ses ressources naturelles, alors elles le feront sans doute à 15, 16, 19 , ou 21 %, d’impôt, ça ne dépendra pas seulement de ce facteur.

        Or vous conviendrez comme moi que si la hausse des investissements n’est pas proportionnelle en terme de croissance économique et aux rentrées pour le gouvernement que ce qu’il a perdu en revenus pour la stimuler, alors le gouvernement s’est privé de revenu pour rien. Et ce n’est pas vrai que cet argent reste au pays, justement, la tendance est au fait que le grandes entreprises accumulent des liquidités et retiennent les projets d’investissement dans la période trouble que nous traversons, d’autant plus que ce sont de plus en plus d’intérêts étrangers qui viennent exploiter nos ressources.

        En définitive, on reproche souvent à la gauche ou aux interventionistes de souscrire à une logique « d’apprentis sorciers » et bien on peut dire la même chose des baisses d’impôt aux entreprises, ce n’est pas vrai que c’est nécessairement à l’avantage des particuliers des citoyens, et de l’économie d’un pays en général, en tout cas, ça ne l’est pas quand ce sont les contribuables qui se retrouvent à financer cette baisse, surtout dans un pays où on annonce simultanément des dépenses militaires record.

        Quand à vos restrictions, vous ne les avez pas définies, on pourrait aussi parler du prix compétitif de l’électricité, ce qui permet à des entrepreneurs de se lancer en affaire partout au Québec et justement de ne pas avoir à se soucier du prix de l’électricité alors que sans cette «restriction étatique», je doute que les prix seraient égaux partout.

        Et vos «fameux cupides», il font maintenant de l’argent avec le système bancaire, lequel prête sans nécessairement avoir l’argent dans ses coffre, au point même que l’État, au lieu de s’emprunter à lui-même, emprunte au privé et le rembourse plusieurs fois, et même, se permet d’emprunter, encore, pour sauver son système bancaire quand celui-ci perd la boule. Le modèle norvégien montre qu’il n’y a pas qu’un modèle pour stimuler les investissements et la croissance. Et des restrictions (ex. des règlementation sur le bio) ou des incitatifs peuvent faire émerger des joueurs qui n’ont pas nécessairement à détenir de capital et à voir à quel point justement l’état soutient certains secteurs (militaire, pétrolier), les promesses d’achats massifs ou d’interventions militaires agissent comme de véritables dopants pour les industries qui font affaires dans ces secteurs.

        Pourquoi ne pas se servir des impôts pour stimuler certains secteurs qui pourraient favoriser l’économie au service de l’humain, plutôt que de simplement offrir une réduction sans garantie? La dérèglementation fut une constante des deux dernières décennies, mais en dépit des différences de modèles entre les nations, l’accroissement des inégalités est aussi une constante. Il semble donc qu’elles soient corrélées, ces deux tendances.

        Peut-on convenir d’un autre partage de la tarte sans se faire traiter de voleur? Car d’une manière ou d’une autre, nous avons tous participé à la création de cette richesse et non seulement les inégalités accroissent le stress de ceux qui n’ont rien, mais le spectacle de la richesse l’accroit encore plus, ce qui dégénère en problème de santé et en problèmes sociaux, ce qui finit par avoir des répercussion sur le climat humain en général. Les riches veulent-ils vivre dans dans prisons doré, protégés de la racaille des bidonvilles?

        C’est un mode d’existence, mais ce n’est pas celui auquel souscrivent les indignés.

  5. @L’engagé
    Bonjour, cela fait longtemps que je ne vous ai pas lu sur ce blogue… content de vous relire.

    On est rarement sur la même longueur d’onde, mais vous avez le mérite de bien argumenter, et j’apprécie somme toute votre contribution.

    Avez-vous eu la chance de composer le texte que je vous m’aviez promis il y a quelques mois, sur la démonstration du CO2 anthropique sur la température?

    N’ayez craintes, vous ne seriez pas le premier à vous désister lorsque vient le temps de défendre la cause sur le plan scientifique (et non politique ou religieux). En fait, personne ne l’a su relevé le défi encore, malgré plusieurs promesses. Bon nombre de ces personnes n’hésitent pas à qualitifer les sceptiques du RCA d’antiscience, alors qu’en même temps ils refusent de répondre par la démonstration scientifique lorsque demandé.

    N’empêche, j’aurais aimé avoir un texte de votre part (vous vous exprimez bien, et avec un ton modéré), ce qui rendrait probablement service aux nombreux carbocentristes en panne d’inspiration. Tel que convenu, je publierai votre texte sur mon blogue.

    Au plaisir de lire votre texte.

  6. L'engagé dit :

    Si je me souviens bien, vous m’aviez excusé. Mais je ne rappelle pas exactement des termes alors il est bien possible que vous ayez raison pour la dette, peut-être ne m’aviez-vous qu’accorder plus de temps. Vous pouvez constater ici que je n’ai pas chômé :

    http://www.vigile.net/_L-engage_
    voici un exemple : http://www.vigile.net/Le-Quebec-vers-la-nation-integrale

    et j’avoue verser dans un populisme assez crasse quand c’est nécessaire. Mais sinon j’essaie effectivement de rester dans la rigueur et l’argumentation raisonnée.

    Vous trouverez sans doute dans cet échange ici, chez Rioux la matière que vous souhaitiez me voir développer, ma position est la suivante :

    La morale de toute cette histoire? Il faut juger de la pertinence et de la valeur des groupes écologistes au cas par cas et faire des amalgames est pernicieux.

    Si ça semble mince, cette proposition exclut la plupart des propositions anti-écolos que vous retrouverez ici. Je vous invite à vous amuser à suivre le débat ici, attention ça fait plusieurs pages. J’y critique une source de Rioux ainsi que sa position sur le projet hydroélectrique de La Romaine :

    https://crioux.wordpress.com/2011/02/13/les-ecologistes-manipulateurs-manipules/#comments

    Parce qu’autrement, plus spécifiquement, je vous avoue mon impuissance, je pensais me baser sur les travaux de Katey Walter, sur le méthane en Sibérie, et c’est à l’effet boule de neige (un mauvais choix de mots) de la libération que cette masse de méthane emprisonnée pouvait déclencher que je cherchais à m’intéresser, mais en admettant un réchauffement et en suivant la logique de la libération du méthane, on ne pouvait nécessairement utiliser les travaux de Walter, pour s’intéresser à la cause, puisqu’elle travaille déjà à partir des conséquences actuelles, et non de leur ontologie.

  7. @L’engagé,

    Notre dernière discussion à ce sujet (je crois), remonte à décembre 2010, ici:
    https://crioux.wordpress.com/2010/12/09/nouvelle-etude-de-la-nasa-qui-contredit-les-scenarios-catastrophes/

    J’ai alors écrit (13/12/2010 à 13:09):

    «Je comprends que vous n’avez pas de temps, j’en manque cruellement moi-même, et c’est tout de même ma passion. Vous n’êtes pas tenu non plus de le faire si vous ne voulez ou pouvez pas. C’était un rappel amical.»

    En somme, je ne vous force pas. Ce serait à votre honneur, c’est tout.
    Si le temps ou l’envie vous manque, soites. Je respecterai votre choix, c’est-à-dire (14/12/2010 à 11:56):

    «Mais par cohérence, il est effectivement normal que je m’interdise d’intervenir dans ce débat si je n’ai que des convictions, sauf par exemple quand les informations diffusées (ici ou ailleurs sont partielles).»

    Et je crois que vous le respectez aussi, car je me concentre sur les billets en lien au réchauffement sur ce blogue, et ne vous y ai pas pris la main dans le sac depuis ce jour 🙂

    La matière que je souhaite voir développer?
    La voici à nouveau : je cherche un argumentaire scientifique (vulgarisé, mais appuyé par des travaux sur les points clés) qui explique comment la théorie du réchauffement climatique (catastrophique) causé par les émissions humaines de CO2 est crédible avec un haut niveau de confiance. Comment peut-on en arriver à la conclusion que le réchauffement depuis l’industrialisation est si distinct qu’il ne peut être naturel? Et être si dangereux…

    Je comprends bien votre vision du monde écolo, que j’ai partagée en bonne partie il y a quelques années. À force de lire (surtout via le réchauffement, qui m’a ouvert d’autres portes), j’ai désenchanté profondément. On pourrait débattre longtemps sur le sujet, mais là n’est pas mon intérêt. Cela ne mènerait nulle part, car je constate bien votre position très campée. Ce qui m’intéresse est la démonstration scientifique du RCA (cause et conséquences), qui d’un point de vue scientifique n’a jamais été démontré convenablement.

    Si c’était le cas, il y a bien longtemps que les sceptiques du RCA se rangeraient derrière les militants pour la lutte au réchauffement.

    • L'engagé dit :

      C’est une belle missive que vous m’écrivez et ça donne effectivement envie de se replonger là-dedans. Toutefois, quand on regarde par exemple le film sur La Romaine (chercher le courant) ou qu’on analyse toute la saga entourant les gaz de schiste, on constate qu’il y a matière à s’inquiéter d’un véritable déficit démocratique, lequel a des conséquences financières qui peuvent à leur tour nous paralyser.

      Saviez-vous que Claude Duplain, un attaché politique de Normandeau (et ancien député) m’avait contacté avant que la saga ne démarre? Il voulait savoir qui j’étais (après une série de missives aux parlementaires), alors que mon travail de vulgarisation n’était que le fruit d’une traduction d’articles du site Propublica.

      Il voulait me convaincre qu’au Québec, on n’utiliserait «seulement» du sable, de l’eau et un peu de savon, il essayait carrément de me convaincre et de m’endormir à coup de paroles mielleuses. Je lui ai dit que compte tenu des dispositions de la loi des mines, les lois environnementales n’avaient pas préséances et ne pourraient que punir des entreprises délinquantes et non prévenir des dommages. À la fin, son discours a été de me culpabiliser parce que je ne faisais pas confiance aux élus, et ce, parce que je lui ai exposé que dans le contexte actuel, le gouvernement permettait déjà à des entreprises, ayant été reconnues coupables d’infractions et responsables d’incident, de forer et que le gouvernement lui-même ne connaissait pas les produits utilisés par l’industrie, laquelle prétendait qu’il s’agissait d’un secret industriel. Le gouvernement n’allait d’aucune façon contraindre les entreprises à être transparentes puisque si l’attaché Duplain se permettait de mentir effrontément à un simple citoyen, qu’est-ce qui empêchait le gouvernement de faire de même, ayant déjà un parti pris?

      Comment pouvions-nous faire confiance à un gouvernement qui ne contraint pas Hydro-Québec à révéler pour combien ont été cédé les droits pétroliers de l’île d’Anticosti? Le mouvement des indignés c’est aussi la démonstration de cette arrogance.

      Ce qui m’amène à votre propos, on ne peut rejeter d’emblée le mouvement écolo, ses acteurs sont à juger au cas par cas. Par exemple, je comprend très bien que le metteur en scène Dominic Champagne se soit insurgé et ait participé à la grande campagne contre l’exploitation du gaz de schiste.

      Quand on constate que l’industrie a agi de la même manière que celle horrible avec laquelle les pétrolières assujettissent les gouvernement, nuisant incroyablement aux populations (lire Peter Maass ( http://www.bibliosurf.com/Petrole-brut-Enquete-mondiale-sur), il est plus facile de souscrire à une grille écolo.

      Maintenant, la question que je me pose est la suivante : « est-il scientifiquement possible de prouver l’inverse de votre thèse? ». Ma difficulté à répondre à votre défi repose sur le fait que ceux qui se sont beaucoup intéressés à la question sont les fameux
      «réchauffistes», lesquels proposent des modèles, modèles qui reposent avec la concordance de certaines expériences et de certaines mesures dans certains contextes, ce qui fait qu’il est possible d’attaquer la théorie en attaquant les conditions empiriques de sa validation.

      Maintenant, existe-il une théorie inverse, « unifiée » et qui montrerait que le réchauffement depuis l’industrialisation est naturel? Quels seraient les paramètres de vérification de cette théorie et comment pourrions-nous établir la fiabilité et la validité de ce modèle?

      Pourquoi le fardeau de la preuve doit-il reposer sur les écolos (alors que les recherches climatiques se font couper leur budget au Canada), alors que de toute façon le pétrole est un bien précieux, rare et dont l’extraction est de plus en plus couteuse et dangereuse, alors que justement un certain nombre des dérives de notre mode de production industrialisée est le corollaire d’une acceptation inconditionnelle du pétrole (je pense par exemple à l’industrie agroalimentaire américaine), alors qu’une diversification des sources d’énergie et un investissement dans l’économie d’énergie sont justement des politiques économiques plus viables, à long, terme, indépendamment du réchauffement.

      Ma lecture de vos articles me conduit à un «finalement on le sait peut-être juste pas» ce qui conditionne notre climat. Justement, quand on le sait pas, on prend le cours d’action qui semble le plus sûr.

      En ce sens, je n’ai pas besoin du réchauffement pour détester faire le plein et préférer que mes impôts aillent dans les transports collectifs alors que la construction de nouveaux ponts (ex. la 25) encourage plutôt deux industries qui ne sont pas locales, l’automobile et les hydrocarbures. Au contraire, une politique économique basée sur l’économie d’énergie permettrait d’encourager les entrepreneurs à la grandeur de la province. C’est aussi contre l’absence d’initiative en ce sens que l’on s’indigne…

      Mais je conviens que mon adhésion à la thèse «réchauffiste était plus quelque chose qui allait de soi, en raison de la congruence avec les autres objectifs écolos, que le fruit d’une compréhension scientifique autonome.

      Toutefois, même sans la preuve ultime, la capacité de changer le cours de l’économie au nom d’un principe de précaution ou d’un devoir de prudence, compte tenu de notre ignorance, serait la preuve d’un l’expression de l’exercice de la rationalité pour le bien commun, d’une véritable capacité de changer les choses…

      Parce que même si les réchauffistes sont à l’ONU, ce sont bien plus les pétrolières qui mènent les bal politique que les écolos qui leur résistent. Et ce lobby puissant, il a installé un gouvernement qui lui est des plus favorable et qui se moque littéralement de l’environnement (à quand une étude d’impact globale sur les sables bitumineux?).

      Voilà pourquoi j’insiste beaucoup plus (dans mon «travail 2.0») sur la diffusion d’informations ou de théories susceptibles d’augmenter la transparence et d’outiller politiquement mes contemporains, que sur la question du réchauffement.

      Salutations

      • @L’engagé,

        Belle missive dites-vous, mais trop difficile j’en conclus. C’est bon, je ne vous harcèlerai plus sur le sujet. À chaque fois que je mets quelqu’un au défi, il (ou elle) finit par me sortir la même bagatelle, incapable de défendre le RCA. Ne soyez pas triste, même les plus dévoués (Guilbault, Suzuki, Mayrand, Gore, Obama…) en sont incapables aussi, et retourne la question comme vous le faites, croyant marquer des points.

        Or je ne suis pas dupe. Vos longs détours sur la Romaine, les gaz de schiste et les sables bitumineux, ne vous en déplaise, n’ont rien à voir avec ma question, et m’intéressent peu. Vous perdez votre temps dans cette direction. Ma demande est claire, et le fait est que vous ne pouvez y répondre. Merci quand même.

        «est-il scientifiquement possible de prouver l’inverse de votre thèse? »
        «Pourquoi le fardeau de la preuve doit-il reposer sur les écolos»
        S.V.P., ne me ressortez pas cette sottise de Trenberth (repris par Al Gore et ses disciples), soit de retourner le fardeau de la preuve. J’en ai parlé ici : http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2011/01/24/lettre-ouverte-a-kevin-trenberth/

        L’un des arguments principaux des carbocentristes revient à dire que puisqu’il n’y a pas de théorie unifiée pour expliquer le réchauffement, celle du RCA est la seule possible. C’est comme dire que Dieu existe PARCE QU’on ne peut pas expliquer certains phénomènes… Franchement! On remarque de meilleures corrélations entre les cycles solaires et océaniques qu’avec le CO2, mais parce que le mécanisme est encore plus ou moins bien compris, on se rabat sur le CO2 et on le valide du coup?

        La recherche sur le climat, ne vous en déplaise, va presque exclusivement dans le sens du RCA. Alors qu’on met l’accent sur les 23 millions fournis par ExxonMobil il y a plus d’une décennie pour des instituts qui incluent des chercheurs ayant publié des travaux allant à l’encontre du dogme, on oublie toujours qu’ExxonMobil a en revanche versé 100 millions pour le Global Climate & Energy Project. Et que BP a fourni 500 millions pour la recherche sur les biocarburants… L’excuse du lobby pétrolier pour défendre le RCA est pathétique.

        Mais puisque vous insistez:

        JoNova a démontré que le gouvernement investit environ 3,500 fois pour le RCA que ce qui a été offert aux sceptiques. On parle de 79 milliards$ aux É.-U depuis 1989. Et on ne compte pas les sommes investies par les autres think thanks, notamment WWF, le plus gros joueur à défendre le RCA, avec un chiffre d’affaires annuel de 750 millions. Le groupe inclus même une branche appelée Climate Witness Scientific Advisory Panel, qui compte 130 scientifiques dédiés à «sensibiliser» les gens, soit :

        «inspire stronger action on climate change in the community. We aim to build a movement of individuals…who want to be active in addressing this threat.»

        De ces scientifiques, 78 sont également auteurs de la bible du climat (rapport 2007 ayant gagné un prix de Nobel de l’Hypocrésie. Pardon, de la Paix).

        «Ma lecture de vos articles me conduit à un «finalement on le sait peut-être juste pas» ce qui conditionne notre climat. Justement, quand on le sait pas, on prend le cours d’action qui semble le plus sûr.»

        En effet, on est pas certain de ce qui conditionne notre climat, ou plutôt du comment. C’est précisément pour cela qu’on ne doit pas mettre tous nos oeufs dans le panier du CO2, probablement la moins bonne des pistes (en comparaison du Soleil et des océans). Pourquoi mettre un frein à la recherche fondamentale sur les mécanismes naturels du climat, au détriment de modèles informatiques qui ne savent reproduire les mécanismes en place? En outre parce que le GIEC signerait son arrêt de mort et que les écolos, les gouvernements et les médias sont allés trop loin, et peuvent difficilement faire un mea culpa sans perdre la face.

        Principe de précaution? Pas vraiment. Ce principe s’applique si un risque est suffisamment élevé et que le coût pour répondre au risque est acceptable. On est très, très, très loin de cela pour le RCA. Le risque est trop faible et les coûts sont trop élevés. À coup de plusieurs milliards annuellement, on pourrait réduire d’une fraction d’un degré sur 100 ans…

        La lutte au réchauffement est beaucoup plus risquée que l’inverse. Si principe de précaution il y a, ce serait de ne pas adopter un objectif de réduction de CO2 comme on le projette. Visons l’adaptation, une mesure que le GIEC et les écolos ont toujours rejetée (j’en ai parlé dans ma critique du livre The Climate Fix : http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2011/10/05/critique-de-livre-the-climate-fix/)

        Concernant le mouvement écolo, je vous recommande de lire le livre de James Delingpole: «Watermelons – The Green Movement’s True Colors». Il désamorcera peut-être plusieurs de vos idées préconçues (à condition de garder l’esprit ouvert). Vous y trouverez aussi des chiffres sur le financement du climat.

        Concernant le GIEC, saint patron des catastrophistes, je vous invite fortement à lire le livre de Donna Laframboise: «The Delinquent Teenager Who Was Mistaken for the World’s Top Climate Expert». Vous verrez que la bible du climat, supposément robuste et concocté par les plus grands experts de la planète et de façon transparente, est en fait un travail très très loin de ce qu’on en dit.

  8. Simon Leduc dit :

    Al Gore appuie le mouvement Occupy Wall Street. Il était le vice-président de Bill Clinton. C’est son administration qui a dérèglementé le système bancaire durant les années 90. Évidemment, comme tu le dis Christian, les gauchistes ont pardonné à Al Gore parce que celui-ci est un réchauffiste et le Dieu du climat aux States.

  9. @Yves et l’engagé
    Bien que votre discussion soit intéressante, elle n’a rien a voir avec « Occupy Wall Street ». S.v.p. la déplacer à l’endroit approprié.

    • Tu as bien raison Christian, désolé. Je n’avais pas envisagé que la discussion prendrait ce tournant.

      @L’engagé, je t’invite à venir publier tes commentaires sur mon blogue si tu veux critiquer ma vision.

      • crioux dit :

        Pas de problème c’est simplement pour garder une certaine cohérence et éviter les débordements.

  10. Maxim Bernard dit :

    Et maintenant, voilà que les zartisses se mettent de la partie :
    http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/archives/2011/10/20111023-071203.html

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