Legault Lagaffe

Legault vient de faire une gaffe majeure qui risque de lui nuire beaucoup. Questionné à savoir s’il mettait complètement de côté la possibilité d’un référendum sur la souverainneté, il a répondu
qu’il ne tiendrait «sûrement pas (un référendum) dans un premier mandat», laissant la porte ouverte à cette option au cours d’un éventuel second mandat.

Il vient de perdre le vote de toute une partie de la population, dont je suis, qui veut mettre fin à cette utopie et à l’éternel combat séparatiste/fédéraliste qui sape nos énergies depuis 50 ans, afin de concentrer nos efforts sur les vrais problèmes.

30 commentaires pour Legault Lagaffe

  1. Marie St-Laurent dit :

    Séparatiste un jour séparatiste toujours!
    Je trouve dommage que M. Marc Bellemare
    ne se présente pas.

  2. Ça ne te prend pas grand-chose!!!

  3. @JLP
    Je vais pas voter pour quelqu’un qui prévoit faire un référendum sur l’indépendance si le but c’est de se sortir de l’éternel débat séparatiste. Qu’il clarifie sa pensée, et surtout qu’il se décide donc à fonder son maudit parti.

  4. L'ambidextre dit :

    Il s’est repris ensuite en point de presse, mentionnant qu’il ne tiendrait pas de référendum au cours du reste de sa vie politique active. Il n’est pas stupide, il sait que les Québécois ne veulent pas entendre parler de référendum. Il s’est seulement mis le pied en travers la bouche. Ça arrive à tous les politiciens.

  5. Le mal est fait, ça laisse un doute. Il aura beaucoup à faire pour se rattraper.

  6. Martin dit :

    Lego viens de perdre Montréal. Sans au moins un siège sur l’île impossible de prendre le pouvoir; c’est jamais arrivé dans l’Histoire du Qc!

    Deltell a plus de chance de percer car il est ouvertement fédéraliste et il a voté NON en 1995 (contrairement à Dumont) et ça pourrait l’aider à aller chercher des votes dans le West-Island et Laval.

    Par contre, va falloir que Deltell cesse de se comporter comme un parti régionaliste de Québec City et cesse de se coller sur Labeaume et le Colisée corpo-fasciste…

  7. Caligula dit :

    Et que dire de l’utopie fédéraliste, pays bilingue coast to coast où les Anglais partagent volontiers le pouvoir avec leurs bons amis de toujours les Français… Ben oui.

    • crioux dit :

      Hors sujet, mais je te ferai remarquer que depuis environ 50 ans, c’est presque toujours un québécois qui est à la tête du pays….
      Donc: Trudeau, Mulroney, Chrétien et Martin, tandis que les autres (Clark, Turner et Campbell) n’ont fait que quelques mois au total. Il n’y a que Harper qui est l’exception.

      Pour revenir à Legault, il est revenu sur ses paroles et maintenant il dit qu’il n’y aura pas de référendum durant sa vie politique active.

      • Caligula dit :

        Et pourquoi tu penses qu’ils se choisissaient un chef de parti venant du Québec? Penses-y, peut-être un jour une lumière s’allumera.

  8. Caligula dit :

    Ta réponse ne veut rien dire, elle ne réfute en rien mes propos sur l’utopie fédéraliste.

  9. L'engagé dit :

    Hors sujet, mais je te ferai remarquer que depuis environ 50 ans, c’est presque toujours un québécois qui est à la tête du pays….
    Donc: Trudeau, Mulroney, Chrétien et Martin, tandis que les autres (Clark, Turner et Campbell) n’ont fait que quelques mois au total. Il n’y a que Harper qui est l’exception.

    Vous confondez l’agir individuel de l’agir collectif. Trudeau a-t-il significativement amélioré le sort des Canadiens-français ou des Québécois?

    Premièrement ses incitations au niveau de la fonction publique fédérale ont irrité les anglophones qui ne comprenaient pas la justification du bilinguisme comme compétence pour gravir les échelon, cela a créé un ressentiment et la loi 101 a alors été perçue comme injuste puisque les Canadiens-anglais ont eu l’impression que les Québécois pouvaient être unilingues pendant que le reste du Canada devait devenir bilingue. C’était évidemment un malentendu, le Québec était déjà une province incroyablement bilingue (et dont l’affichage avant 1977 était très souvent anglais) et les droits historiques de la minorité anglophone sont demeurés plus forts que pour toute minorité francophone du ROC. Ce n’était que la fonction fédérale qui devenait bilingue… mais le mal était fait.

    Trudeau est donc l’architecte de ce ressentiment, lequel est la cause indirecte de la création du parti conservateur de Harper (fondé sur le Reform), mais surtout, sa charte a invalidé plusieurs pans de la loi 101, sans compter les autres modalités de sa charte qui nuisent à l’intégration des immigrants. Pour le reste, Trudeau a principalement été populaire dans le ROC parce qu’il remettait le Québec a sa place. Mulroney a raté son pari et Chrétien a été le digne héritier de Trudeau. D’ailleurs Trudeau a pourfendu Meech lors d’un allocution au Sénat, c’était pourtant les conditions minimales.

    Conclusion : la condition pour être un Premier Ministre canadien d’origine québécoise, c’est de nuire aux Québécois. Un Québécois semble justement bien placé pour se permettre d’être «méchant», un Canadien du ROC passerait pour anti-québécois, d’où la facilité avec laquelle les Québécois ont effectivement pu diriger le Canada, mais cela ne s’est jamais fait dans le sens des intérêts du Québec, un caucus de 154 députés a toujours veillé au grain et ces 154 députés, ils sont toujours majoritairement anglophones, on n’en sort pas.

    Le meilleur Premier Ministre a plutôt été Pearson, lequel a eu le mérite de lancer la fameuse commission sur le bilinguisme et le biculturalisme. Malheureusement, Trudeau l’a torpillée.

    • antitribu dit :

      Moi, la question nationale j’ai réglé ça depuis longtemps. Je suis depuis toujours fédéraliste, souverain et libre à l’image de mon pays « The true north strong and free ».
      J’avise ceux qui se sentent persécutés par les anglais qu’il y a un domaine de la psychiatrie qui traite des ennemis imaginaires.

      • Caligula dit :

        Il y a aussi un domaine qui traite des amis imaginaires. 🙂

        Tu vois, je ne considère les Anglais ni comme des amis ni comme des ennemis, pas plus que les Russes, les Chinois ou les Argentins ne sont mes amis ou mes ennemis.

        Je peux avoir parmi mes ennemis ou mes amis des Chinois, des Anglais, des Martiens… mais jamais l’ensemble d’un peuple comme ami ou comme ennemi.

        Et mon pays est le Québec, je ne me sens pas Canadien, je n’ai pas plus en commun avec les Canadiens qu’avec les Australiens par exemple. C’est un peuple différent du mien. Pas meilleur ou pire, juste différent.

  10. antitribu dit :

    Je trouve la vie plus supportable avec des amis imaginaires qu’avec des ennemis imaginaires mais c’est seulement une opinion.
    Chez certains, le besoin d’haïr est aussi important que le besoin d’aimer.N’est-ce pas les deux revers d’une même médaille.
    Pour moi, les différences entre peuples ne signifient rien.Je ne reconnais que les différences entre individus. A ce niveau je suis aussi différents de certains québécois que de n’importe qui d’une autre nation.

  11. Gilles Laplante dit :

    Mon cher Caligula,
    votre pays ne peut-être le Québec car le Québec n’est pas un pays. Que vous le vouliez ou non, votre pays est le Canada. Vous pouvez vous jeter à corps perdu dans le déni mais le déni ne change rien aux faits.
    Pourquoi vos ennemis anglophones sont-ils plus importants que vos amis anglophones? Serait-ce à cause du besoin d’haïr que mentionne Antitribu?

  12. L'engagé dit :

    Je pense que Caligula est tout à fait capable de comprendre que son pays n’est pas le Québec quand vous entendez par là l’institution politique et il fait assez de commentaires sur l’indépendance pour savoir qu’elle reste à faire.

    Quand je lis «mon pays est le Québec», que Caligula me corrige, mais il veut dire par là que le Québec est sa nation dans le sens le plus général , c’est-à-dire un groupe qui arrive à se reconnaitre distinct, pour de multiples raisons variables, pas toutes nécessaires. Par exemple, une commune origine, une langue, un territoire, un impératif géographique ( Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver, un accident historique, un découpage impérialiste aux effets durables, etc.

    Je crois aussi qu’il veut dire par là la nation au sens sociologique ou culturel, c’est-à-dire un groupe distinct, différent et dont le milieu culturel imprègne, caractérise l’individu. Dans cette définition, on insiste sur l’unité (et la valeur) de la culture distincte et différente de la communauté, et on parait moins s’intéresser à l’organisation politique. Souvent, on admet la nécessité d’une économie nationale mais sans trop s’interroger sur les rapports avec le politique.

    Un exemple concret d’application me semble visible dans tout le discours adéquiste-réformiste-libertarien (Elgrably-Duhaime-Marcotte) québécois qui rejette la nécessité de revoir le lien constitutionnel avec le Canada ou qui rejette l’idée d’indépendance pour se concentrer sur des réformes fiscales, syndicales ou administratives de la gestion de la province, toutefois, on utilise la notion de nation au sens sociologique, culturel ou intégral, ainsi on appelle le Réseau Liberté Québec en insistant particulièrement sur ce caractère national pour interpeller le public. Il doit bien existe des Québécois pour que le Réseau choisisse de s’appeler ainsi.

    La nation au sens intégral, c’est quand l’agir collectif de la nation (identifiée aux deux points précédents) est POSSIBLE dans tous les aspects et peut s’étendre à tous les domaines, à l’intérieur comme à l’extérieur.
    -En politique : commander sa propre vie, posséder son autonomie interne et externe, jouir de la pleine autodétermination politique, avoir le «self-governement» complet
    -En économie : gérer sa propre vie économique
    -Au culturelle : gérer sa propre vie culturelle

    La nation au sens intégral de peut donc se réduire à un seul aspect, à l’autodétermination politique ou à la possession de son économie ou à la maitrise de sa culture. Une nation, au sens intégral, doit posséder les trois. Et quand j’écris que cela est possible, cela ne veut pas dire que cela se vérifie sans exception chez chaque nation, mais du moins qu’une nation pourrait le faire.

    Au sens intégral, pour une nation, l’agir par soi collectif est nécessaire dans tous les aspect, Directement :

    -La maitrise de sa vie politique intérieure et extérieure est un bien en soi pour une nation, il est bon pour une nation d’avoir ses organismes et ministères et de poser elle-même les gestes nécessaires à l’intérieur (planifier, organiser, gérer) comme à l’extérieur ( protéger, défendre, soutenir, coopérer, négocier).

    -La maitrise de sa vie économique est un bien en soi pour une nation, il est bon pour une nation d’avoir édifié elle-même sa vie économique (industries primaires, secondaires, commerce, finance) en fonction de ses spécificités.

    -La maitrise de sa vie culturelle est un bien en soi, il est bon de dominer sa culture, d’assimiler et d’intégrer les influences extérieures, de gérer, de créer ses propres organismes culturels, d’être un foyer vivant de culture.

    Et indirectement, dans une nation, tous ces facteurs sont interreliés, on peut donc observer, dans une nation au sens intégral une interaction des facteurs :

    -En politique, la pleine maitrise de la vie politique est nécessaire à la vigueur de sa vie économique et culturelle.
    -En économie, la pleine maitrise de la vie économique est nécessaire à la vigueur de sa vie politique et culturelle.
    -Dans la culture, la pleine maitrise de la vie culturelle(attention pas seulement les spectacles…, mais le système d’éducation, d’institutionnalisation et de transmission des savoirs, des arts et des sciences, les bibliothèques, etc.) est nécessaire à la vigueur et à la plénitude de sa vie politique et économique.

    Ainsi, négativement, le remplacement, la privation (totale ou partielle) de l’agir par soi collectif d’une nation peut survenir dans tous les domaines et y être une oppression essentielle :
    Directement, au politique, au culturel ou à l’économique, ce sera donc un <i/mal en soi;
    Indirectement, un remplacement une oppression essentielle dans un domaine se répercute dans les deux autres domaines en plus de rendre possible des oppression accidentelle.

    Oppression essentielle veut dire ici quand une nation ou une collectivité remplace, empêche d’agir une autre nation. Puisque l’agir par soi est un bien en soi, sa privation ne saurait en constituer un… C’est dans le meilleur des cas une stagnation pour la nation ou la collectivité remplacée.

    Oppression accidentelle : quand une collectivité remplace une autre collectivité, en plus du mal causé par la substitution même, ce remplacement peut s’accompagner de persécution, d’abandon, d’incompréhension, d’incompétence. La société remplaçante peut :
    -maltraiter, persécuter intentionnellement la société remplacée
    -la négliger, l’abandonner, faute d’intérêt
    -mal l’administrer, par incompréhension ou incompétence

    Ces oppressions, bien que parfois très graves, ne sont pas moins des oppressions évitables, contingentes, accidentelles, elles peuvent ne pas advenir quand une nation agit à la place d’une autre, quoique la plupart du temps, l’oppression essentielle soit ordinairement accompagnée d’une dose variable d’oppression accidentelle.

    SYNTHÈSE

    Lors d’une oppression essentielle, c’est-à-dire lorsqu’une nation en remplace une autre dans son agir collectif, cette substitution, ce remplacement (total ou partiel) est, ipso facto, diminution ou privation d’être (parce que vivre, c’est agir), perte d’expérience, d’initiative et de possibilité d’accumuler des habitudes d’agir pour la collectivité remplacée.

    Il y a donc au Canada une NATION INTÉGRALE , la nation canadiAn ou anglo-canadienne et des nations au sens GÉNÉRAL OU CULTUREL, soit les nations autochtones
    et la nation québécoise. Il existe évidemment à divers degrés une nation canadienne-française, différente (au départ non, mais elle l’est devenue à la longue après une histoire particulière, des accidents historiques, de facteurs géographiques et des différences dans l’agir par soi) de la nation québécoise.

    Il est clair que la nation intégrale remplace, intervient, agit à la place des autres nations (au sens général, sociologique ou culturel), lesquelles perdent des initiatives, des expérience, des habitudes et donc s’appauvrissent (pas nécessairement financièrement, mais par la bande, y arriveront à cause de l’interaction des facteurs).

    Ce remplacement étant générateur de médiocrité pour la nation remplacée, (alors qu’il s’agit d’un gain pour la nation intégrale qui agit et exerce sa souveraineté en développant de l’expérience et en enrichissant sa propre interaction des facteurs), il est normal pour celui qui s’identifie à la nation remplacée, souvent la minorité, de désirer un épanouissement pour sa nation.

    La meilleure façon de s’épanouir, de vivre, étant encore dans l’action, dans la possibilité d’agir par soi-même, pour soi-même, il est normal que Caligula souhaite plus de cet agir collectif pour sa nation (au sens sociologique, culturel ou général), ce qui veut dire qu’il souhaite que sa nation passe du stade <culturel» à celui de NATION INTÉGRALE.

    Ce souhait n’a pourtant rien d’une haine de l’autre ou d’un sentiment de persécution.

    Un individu peut également tout à fait se sentir membre de la nation intégrale et d’une nation des nations au sens sociologique et c’est là la force de la nation intégrale et de sa capacité d’influencer, par le culturel, en exerçant un plein agir dans les trois facteurs.

    Toutefois, pour l’agir de la nation remplacée, l’augmentation du nombre d’individus bicéphales ou biculturels ou binationaux de constitue évidemment pas un gain, mais une perte, l’exemple le plus probant me semblant l’assimilation des Canadiens-français dans le ROC.

    Le plus bel (horrible) exemple étant celui d’un hockeyeur junior qui traite un autre hockeyeur francophone de «fuckin’ frog » et qui confesse en s’excusant que ses parents sont canadiens-français alors que lui ne l’est véritablement plus. Dans un tel contexte, on peut parler d’un véritable déracinements pour les descendants de la nation remplacée qui se sera assimilée à la nation intégrale.

    Vouloir éviter une telle situation n’est donc pas fondée sur la haine, mais bien plus sur le désir de survivance, simplement. Et si c’est si mauvais, pourquoi la Nation intégrale, canadienne a-t-elle tellement investi dans le nation-building, lors du référendum de 95, lors du love-in ou lors du scandale des commandites?

    Pourquoi ce qui est bon pour la nation intégrale canadienne ne le serait pas pour la nation québécoise?

    Voilà je crois ce que veut dire Caligula, lorsqu’il affirme : « mon pays est le Québec».

    À ceux qui voudraient connaitre l’origine de cette théorie, il s’agit des Normes de l’historien Maurice Séguin

  13. antitribu dit :

    @ L’Engagé
    Pourquoi prenez-vous la défense de Caligula.Pour avoir lu plusieurs de ses commentaires sur ce blog et d’autres, je crois qu’il est tout à fait en mesure de se défendre lui-même et de nous dire lui-même ce qu’il veut dire.
    Les commentaires de Caligula ont une qualité que les vôtres n’ont pas la CONCISION. En partant, ça lui donne l’avantage d’être lu intégralement par tout le monde. Sans rancune.

    • L'engagé dit :

      Merci de votre intervention, dois-je comprendre que vous vous êtes senti malgré tout interpellé? Vous reviendrez peut-être me lire si un jour vous entendez parler de la pensée de Maurice Séguin.

      Même si on n’est loin d’être dans un blog indépendantiste, Caligula reflète dans son commentaire une réalité que bien des Québécois, moi y compris, partageons. C’est cette vision que j’ai cherché à expliquer, si je me suis référé à Caligula, c’est justement parce qu’il l’incarnait à point nommé, ça n’a donc rien à voir avec le fait de le défendre personnellement.

      Maintenant la concision, elle, se mesure à l’aune des informations communiqués, pas seulement dans le nombre de mots. Se pourrait-il que les question d’indépendance et d’identité soient complexes? Les résumer à un clip, voilà qui est futile et qui ramène le débat à une guerre d’ego plutôt qu’à une débat d’idées.

      Compte tenu de votre pseudonyme, j’aurais plutôt cru que vous auriez justement préféré les argumentations étoffées et les pensées politiques plus denses, lesquelles finissent immanquablement par confirmer la formule de Séguin : Vivre, c’est agir!

      Somme toute pondre 80 pour écorcher par une voix détourner pour lui dire qu’on ne l’a pas lu, est-ce aussi une preuve de concision?

      Sans rancune!

      • L'engagé dit :

        En tout cas, vous pouvez me reprocher mes fautes et ma précipitation :

        pondre 80 mots pour écorcher un tiers par une voie détournée pour lui dire qu’on ne l’a pas lu…

        un débat d’idées.
        une voie détournée

        Il faut croire que soit vous m’avez écorché, soit apprendre à utiliser les balises me mêle… Peut-être les deux? ; )

  14. Caligula dit :

    L’engagé a bien compris en quoi mon pays est le Québec.

    Si je voyage à l’étranger et que j’entends parler un gars de mon pays, je le reconnais tout de suite : c’est un Québécois, impossible de me tromper, et cela peu importe la couleur de sa peau. S’il parle français, son accent dit tout de suite qui il est.

    Je ne peux en dire autant des Canadiens.

    Et puis une dernière chose, je ne définis pas mon identité sur la base d’un document administratif. Ce n’est pas un passeport qui va me dire qui je suis.

  15. Caligula dit :

    Pour ceux qui s’en inquiètent, je ne ressens aucun besoin d’haïr personne envers qui que ce soit, même pas envers les Anglais.

    Par contre j’avoue que parmi eux j’ai des préférences. Par exemple j’apprécie en général plus la conversation d’un Américain que d’un Britannique. Question d’affinités naturelles.

  16. Caligula dit :

    S’cusez le barbarisme de mon dernier message, la première phrase est vraiment mal tournée.

  17. antitribu dit :

    @Caligula
    Un passeport ne vous dira pas qui vous êtes mais va le dire au monde entier.
    Si un blogueur disait « Ce qu’Antitribu a voulu dire… » je serais tenté de répliquer: s’il vous plaît je vais trouver moi-même le moyen de dire ce que je veux dire.

  18. Caligula dit :

    antitribu

    Quand je rencontre un étranger c’est très rare que je sors mon passeport pour lui montrer qui je suis. En fait c’est jamais arrivé. Quand on me demande ma nationalité je dis que je suis Québécois, pas Canadien. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, la plupart des étrangers savent ce qu’est le Québec. Pas besoin de leur faire un dessin. Et s’il faut en faire un, hé bien j’en fais un et après ils en savent plus sur mon peuple.

  19. antitribu dit :

    Quand on est rendu au point de préciser qu’on est Québécois, non Canadien, on peut difficilement prétendre qu’il n’y a pas un peu de haine là-dedans.
    Il y a un déni certain de la réalité comme le disait Gilles Laplante plus haut.
    Naturellement le Pays que l’on chante les larmes aux yeux lors des grand-messes nationalistes veut l’exclusivité comme les dieux de toutes les religions.

  20. Caligula dit :

    antitribu

    Qu’y a-t-il de haineux à préciser ses origines? Si je prends un Irlandais pour un Britannique et qu’il me dit : «non, je suis Irlandais, pas Britannique.»

    Où est la haine? Qu’y a-t-il de mal à expliquer à un Américain la différence entre la nation canadienne et la nation québécoise? Je crois que vous cherchez des poux là où il n’y en a pas.

  21. Caligula dit :

    antitribu

    Je voudrais préciser cette phrase : Quand on me demande ma nationalité je dis que je suis Québécois, pas Canadien.

    Bon, j’espère que vous aurez compris que je ne dis pas au gars : Je suis Québécois, pas Canadien (ça serait en effet un peu haineux de dire ça chaque fois). Alors je dis seulement que je suis Québécois, point. Je ne mentionne jamais le Canada, ça serait aussi ridicule qu’un Australien qui se présenterait en disant qu’il n’est pas Britannique. Non, le gars va dire qu’il n’est pas Britannique uniquement si on le prend pour tel.

    Comme moi quand l’étranger ne sait pas la différence entre un Québécois et un Canadien, alors là je le spécifie. Je crois que c’est normal, et il n’y a jamais personne qui m’a demandé «Pourquoi vous n’aimez pas les Canadiens?» La raison est que personne n’a jamais senti dans mes spécifications sur mes origines que je n’aimais pas les Canadiens.

    Au contraire, la plupart sont enchantés d’apprendre ces détails qu’ils ne connaissent pas sur notre situation politique. Et chaque fois, quand j’ai affaire à un Américain, il me souhaite bonne chance pour notre indépendance complète. Ils ne comprennent pas l’attachement canadien à la monarchie.

    • papajohn dit :

      Je voudrais préciser cette phrase : Quand on me demande ma nationalité je dis que je suis Québécois, pas Canadien.
      pas besoin de parler donne leurs juste ton plus récent commentaire de n’importe lequel des blog que tu fréquente , les gens vont savoir immédiatement ce que t’es!

  22. antitribu dit :

    @Caligula
    D’accord . Votre précision est importante. A la question « Êtes-vous canadien? » j’ai entendu souvent la réponse « Non, je suis Québécois. »C’était le sens de mon intervention.

  23. Caligula dit :

    Mais si on me demande si je suis Français (c’est déjà arrivé) je réponds «Non, je suis Québécois.» Pourtant je n’haïs pas les Français.

    La même logique s’applique si on me demande si je suis Canadien. La haine n’a rien à y voir. Seulement un désir d’être reconnu selon ma véritable identité, celle qui colle à ma personnalité, et non celle qu’on tente de m’imposer.

    Je ne me sens pas Canadien, comme je ne me sens pas Japonais. Alors pourquoi je dirais que je suis Canadien? Ça serait mentir.

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