Bisbille au PQ

La démission choc de trois poids lourds (ou plutôt poids morts) du PQ hier fait des vagues. Ma première réaction c’est « bon débarras!« . Curzi est un radical anti-anglais, Lapointe une marionnette de Parizeau et Beaudoin est dans les nuages et trippe sur la France plus que sur le Québec. Si j’étais un péquiste, je serais content de les voir partir.

Sauf que ces démissions ne sont qu’un prétexte pour quitter le parti qu’ils n’aimaient plus. Marois tente de déradicaliser le parti de le ramener plus proche du centre, afin d’augmenter ses chances de prendre le pouvoir aux prochaines élections. Mais comme le PQ est un ramassis de gens d’idéologies différentes, avec comme seul point commun la séparation, c’est normal qu’ils se battent constamment. Il y en aura certainement d’autres qui partiront, peut-être même jusqu’au point où Marois devra quitter elle aussi.

Ma seule crainte est que ces extrémistes et hurluberlus assoiffés de pouvoir tentent de joindre le Clan Legault, qui avait mis la question de la séparation de côté pour se concentrer sur l’économie. Si Legault se met à ramasser des péquistes, il va perdre mon appui.

33 commentaires pour Bisbille au PQ

  1. Simon Leduc dit :

    Le Parti québécois vit sur du temps emprunté. Il est devenu un parti aussi opportuniste que le PLQ. Il veut juste prendre le pouvoir sans avoir à offrir grand chose aux Québécois. Mme Marois a ce qu’elle mérite. Elle veut juste devenir la première femme premier ministre du Québec et elle se fout du reste.

  2. Caligula dit :

    Curzi un radical anti anglais? L’accusation est grave. Tu as une source ou ça sort encore de ta tête?

    • crioux dit :

      Tu oublies vite, il n’y a pas si longtemps, il voulait implanter la loi 101 dans les Cégeps, Il a aussi chialé contre les parents francophones qui envoient leur enfants à l’école anglaise. Mais je me rappelle aussi de sa montée de lait contre la venue de Paul McCartney sur les plaines au 400e:

      • Caligula dit :

        Ça ne fait pas de lui un radical anti anglais. On peut être un anglophile et être pour une loi 101 plus musclée, contre les écoles passerelles et contre la venue de McCarthney lors du 400e. L’un n’empêche pas l’autre.

        On peut défendre le français sans détester l’anglais, ça semble difficile à comprendre pour certains…

  3. Samuel Fournier dit :

    PQ = parti querelleur?

  4. L'ambidextre dit :

    Je ne crois pas que les démissionnaires rejoignent Legault. Ils n’ont pas le profil. Ils appartiennent à l’aile gauche du PQ, mais ne seront sûrement pas tentés non plus par l’aventure de Québec solidaire. Je crois qu’il s’agit plutôt d’un esclandre improvisé, un clash d’egos dans un parti qui en a connu beaucoup d’autres. Il y aura une grande réconciliation générale à la Saint-Jean.

    Désolé de faire de la pub pour mon blogue, mais j’en profite pour vous inviter chez moi.

    http://ambidextre.org/

    Il s’agit d’un site qui cherche à réunir commentateurs de droite et de gauche dans un environnement modéré (dans tous les sens du terme). Vous êtes tous les bienvenus.

    • papajohn dit :

      suite a votre invitation, je suis aller voir votre blog et la seule chance d’avoir ce que vous vendez (un site de discussion gauche-droite) est que la tolérence soit faite par une tierce personne car vous etes de gauche aplaventrie, et vous en faites la preuve en déclarant que Milliere frise le racisme car de tout ceux qui écrivent sur les pays arabes, il est le seul a appeller un chat,un chat en n’emplifiant pas et en ne diminuant pas chaque coté de la médaille . ne donne pas de ligne a suivre. il donne de l’INFORMATION et chacun en fait ce qu’il veut.vous n’etes qu’autre blog gauchiste (dans votre cas, plus modéré et disons le avec la peau mince en plus car etre qualifié de naif n’est vraiment pas méchant)
      l’islamisation n’est pas porteur de liberté mais de communisme dans le sens le plus détestable du communisme où les dirigeants sont au desssus des lois qu’ils imposent aux autres sous peine de châtiments sévère

      • L'ambidextre dit :

        Curieusement, les gens de gauche me trouvent trop à droite pour eux. Étrange, non ? Je considère appartenir à la droite modérée, celle qui est capable d’une analyse froide d’une situation et qui ne se laisse pas aveugler par l’idéologie. Mes positions n’ont rien d’orthodoxe, j’en conviens, mais elles procèdent d’une démarche rigoureusement rationnelle.

        Ça vous surprend de savoir que j’admire Israël, l’extraordinaire résilience de son peuple et son droit d’habiter dans ce pays qu’il protège si admirablement ? Pourtant, je sais pertinemment, comme bon nombre d’Israéliens d’ailleurs, qu’une solution strictement militaire n’est pas viable à long terme et que des efforts diplomatiques sincères seront requis, si on veut trouver une solution à ce noeud gordien.

        Avec cette vision en tête, des gens comme Millière font, à mon avis, davantage partie du problème que de la solution en attisant les flammes de la haine avec leur vision binaire d’une situation autrement plus complexe que ce qu’ils veulent admettre.

        Je ne vois d’ailleurs comment vous avez pu penser que je pouvais soutenir de quelque manière l’islamisme, alors que je prône une intervention directe dans les pays révoltés justement pour éviter un glissement vers le radicalisme. Si vous pouvez m’éclairer là-dessus, ça me ferait plaisir.

        Évitez de qualifier de gauchistes tout ceux qui ne partagent pas exclusivement vos points de vue. C’est aussi absurde que de prétendre que tout ceux qui ne sont pas d’obédience catholique romaine pratiquante sont forcément des communistes athées.

        Quant à ma modération, sincèrement, je ne comprends pas pourquoi elle vous gêne à ce point. Il est parfaitement possible de débattre sans employer des sobriquets ou se moquer de ses adversaires avec des sarcasmes ou des insinuations. Bref, de se comporter comme nous le ferions dans la vie de tous les jours !

      • crioux dit :

        Tout comme certaines personnes traitent d’extrême droite tout ce qui n’est pas de gauche….

  5. L'engagé dit :

    Anti-anglais? Curzi veut assujettir les Cégeps à la lois 101, certes. Êtes-vous donc en train de dire que ceux qui ne militent pas pour l’abolition de la loi 101 à toutes les autres sphères que le collégial sont également anti-anglais?

    J’ai étudié à Concordia et pourtant, je suis également pour l’assujettissement du collégial à la loi 101, je suis donc un anti-anglais qui a été à l’université anglaise? Mon mémoire de maitrise portait sur la littérature américaine et la science-fiction et je serais anti-anglais?

    Dites-moi, c’est quand la dernière fois que vous vous êtes promené dans «le plateau», «Outremont» ou «Le Mile-End»? Bien sûr Montréal n’est pas le Québec, mais Montréal est la porte d’entrée des immigrants et surtout, il y a déjà assez de différends entre Montréal et les régions pour ne pas avoir un véritable clivage linguistique en plus. Je pose la question parce que vous n’avez pas pu y être allé récemment et penser que le français se porte bien à Montréal.

    Vouloir garantir la pérennité du français ne veut pas dire que l’on soit «anti-anglais».

    • papajohn dit :

      je suis donc un anti-anglais qui a été à l’université anglaise?= OUI tout comme Landry qui parle trois mais qui décide les autres sont correct avec une seule, gardant ainsi une avantage sur les autres qui n’ont que dix-douze village dans le reste de l’amérique où il peut se faire comprendre. oui oui vous pouvez partir mais on ne dit pas que t’es sur une ile au millieu de pacific sans embarcation et sans moyen de t’en faire une, alors la liberté est tres relative!

  6. Gilles Laplante dit :

    Ça m’étonnerai qu’ils rejoignent Legault, s’il y a vraiment quelque chose à rejoindre, parce que se sont d’inconditionnels séparatistes. Pour ce qui est de QS, il ne faut vraiment pas avoir de personnalité pour s’entendre avec Khadir.
    Pour ce qui est de Curzi, je pense qu’il est plus anti-québécois qu’anti-anglais. Il veut enfermer les jeunes dans le français sans leur donner une chance d’avenir en apprenant l’anglais. Ça s’apparente à la cage à homards de Parizeau. C’est déjà assez apparent parce que bien des gens n’ont pas d’autres sources d’information que les médias de Montréal.

  7. L'engagé dit :

    @ Gilles Laplante et amicalement… sur la question de l’anglais.

    « Pour ce qui est de Curzi, je pense qu’il est plus anti-québécois qu’anti-anglais. Il veut enfermer les jeunes dans le français sans leur donner une chance d’avenir en apprenant l’anglais. »

    Je vous pose la question Monsieur Laplante, est-il normal pour une nation que l’avenir de ses jeunes passe non pas par l’acquisition d’une langue seconde, mais par l’intégralité des études supérieures dans cette langue seconde?

    Les Québécois financent littéralement l’anglicisation et l’assimilation de leur société. Je m’explique, la minorité anglophone historique du Québec représente entre 8 % de la population, pourtant :

    Michel Moisan, professeur de physique à l’Université de Montréal, observait en 1998 que le réseau universitaire anglophone recevait du gouvernement du Québec 23,6 % du financement public, ce qui était 2,7 fois supérieur au poids démographique de la population anglophone.

    Le fédéral allouait 36,7 % de ses subventions aux universités anglophones du Québec, soit plus de quatre fois le poids démographique des anglophones.

    Avec le Canada anglais, la popularité de l’anglais dans le monde et la proximité des États-Unis, il semble que cette minorité anglophone, avec ses institutions, au Québec ait une force d’attraction très puissante. Il est possible de vivre et de travailler à Montréal sans parler français.

    Ce faisant, les francophones sont encouragés à parler anglais, non en se comparant à d’autres locuteurs dont l’anglais est la langue seconde, avec des interlocuteurs dont l’anglais est la langue maternelle, ce qui est très difficile et complexant, mais en plus, l’anglais n’est pas un facteur de réussite pour communiquer avec des visiteurs ou des investisseurs, ou encore lorsqu’il faut communiquer à l’extérieur, C’EST UN FACTEUR DE RÉUSSITE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE À L’INTÉRIEUR DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE.

    N’est-ce pas troublant? Aujourd’hui, on veut que nos enfants apprennent l’anglais parce que pragmatiquement nous cherchons leur réussite, mais c’est nous-mêmes qui avons permis que cette norme sociale se cristallise à notre propre détriment. Il n’en tient qu’à nous de changer de norme sociale : s’il devient de plus en plus difficile de ne pas apprendre le français lorsque l’on vit au Québec, alors la réussite économique passera aussi par la maitrise du français et l’anglais ne sera plus un facteur de réussite sociale comme il l’est en ce moment.

    Sa maitrise deviendra impérative pour ceux qui devront communiquer à l’étranger pour des raisons professionnelles ou alors pour ceux qui seront en charge de recevoir des visiteurs, mais j’aimerais vous rappeler combien les fonctionnaires fédéraux anglophones ont été frustrés de devoir apprendre le français pour avancer dans leur carrière, en vertu du bilinguisme de Trudeau. La différence, c’est que certaines personnes avaient fait le choix de devenir fonctionnaire avec le statut privilégié qui y est rattaché. L’anglicisation de la société québécoise force tout le monde à devenir de plus en plus compétent anglais, mais cela se fait au détriment de notre propre survie, qu’elle soit politique, démographique, économique ou culturelle.

    Pourquoi une société ou une nation devrait-elle financer sa propre annihilation? Est-il normal que tous les Québécois et Québécoises financent les Cégeps anglophones au même titre que les Cégeps francophones? Ce n’est pas une question de droit pour la majorité…

    Par respect justement pour les droits des minorités, la loi 101 stipulait que l’État devait financer l’éducation en anglais pour sa minorité anglaise, pour que la minorité ait des droits équivalents à ceux de la majorité. Mais voyez-vous l’Allemagne financer l’éducation publique en turc? Voyez-vous la France financer l’éducation publique en anglais ou en italien? Verriez-vous la Pologne financer dans son réseau public des universités russes? À la hauteur de 23,6 % du financement?

    Si pour avoir le même avenir qu’un anglophone né au Québec, un jeune francophone doit fréquenter les études supérieures en anglais, c’est à mon sens beaucoup plus le signe que la société n’a pas réussi à protéger le français et il est d’autant plus nécessaire de donner un coup de barre pour assurer la pérennité du français.

    Comprenez que l’on a pas besoin de fréquenter le réseau anglais pour lire et pour apprécier la culture anglo-saxonne et américaine. Par contre, pour intégrer la communauté anglophone ou pour travailler en anglais sans accent, pour écrire en anglais, il le faut.

    Mais quel genre d’avenir se donne une collectivité si ses jeunes doivent apprendre à parler et à écrire une autre langue aussi bien que la collectivité voisine dont la langue en question est la langue maternelle?

    Bien à vous…

  8. crioux dit :

    @L,engagé

    « la minorité anglophone historique du Québec représente entre 8 % de la population, pourtant  »

    D’où ça sort ça? Les anglais ont été bien plus nombreux que ça, ils ont déménagé ou ont été assimilé. Ben oui, assimilé! La ville de Gaspé, fondée par des anglais après la conquête, vers 1765, (et non pas en 1534) était majoritairement anglophone, mais maintenant la ville est majoritairement francophone et il ne reste plus qu’une petite communauté anglophone dont la plupart sont bilingues. Comme dans la plupart des régions. Montréal n’est pas le Québec.

    « Michel Moisan, professeur de physique lUniversit de Montral, observait en 1998 que le rseau universitaire anglophone recevait du gouvernement du Québec 23,6 % du financement public, ce qui tait 2,7 fois supérieur au poids démographique de la population anglophone »

    C’est normal, tout comme les minorités francophone hors Québec recoivent du financement pour leur écoles, supérieur à leur poids démographique.

    • L'engagé dit :

      Je vais répondre à votre question sur mes sources, mais avant, pour bien circonscrire la question de la pertinence de la défense du français, il faut examiner la démographie

      D’ailleurs, il est difficile de parler d’assimilation des anglais, vous me donnez quelques exceptions (il y a par exemple beaucoup d’Irlandais au Lac Saint-Jean qui n’ont plus rien d’anglophone), que je ne nie pas, mais vos cas particuliers ne peuvent s’appliquer au général. Un peu comme si vous vouliez comparer l’anglicisation de la Gaspésie avec celle de Montréal pour conclure qu’il n’y a pas de problème au Québec.

      Je vous propose d’examiner les proportions entre Anglais (et Britanniques divers) et Canadien-français à différent moment de l’histoire. Mes chiffre proviennent de Maurice Séguin, dans L’Histoire des deux nationalismes au Canada, nous reviendrons ensuite à la période contemporaine et à la situation de Montréal.

      1763 : Première Constitution, Proclamation royale

      Création de la «Province of Quebec », une nouvelle colonie qui reprend le territoire de la Nouvelle-France récemment conquise, que l’on appelle aussi «Canada».
      Canadiens-français : 75 000
      Colons anglais : 300

      1774 : Deuxième Constitution, Acte de Québec

      Canadiens-français 90 000
      Anglais, Britanniques 600

      1791 : Troisième Constitution, Acte constitutionnel de 1791
      Partage du Canada en 2

      Bas-Canada
      Canadiens-français : 150 000
      Anglais, Britanniques : 10 000

      Haut-Canada
      Anglais, Britannique: 10 000

      Population des autres colonies (NB, NE, IPE, TN) : 60 000

      Proportion des Canadiens-français dans le Bas-Canada (Québec)
      96%
      Taux des Anglais dans le Bas-Canada
      4%

      Proportion des Canadiens-français dans l’ensembles des colonies ( le futur Canada)
      68%
      (Canadiens français : 150 000/ Anglais de toutes les colonies 70 000/ population totale : 220 000)

      1840 : Quatrième Constitution, Acte d’Union
      Gouvernement responsable, 42 députés pour le Canada-Est et 42 députés pour le Canada-Ouest

      Bas Canada : 600 000
      -Canadien-français : 450 000
      -Anglais, Britanniques: 150 000

      Haut-Canada : 400 000
      -Britanniques 400 000

      Total :

      450 000 Canadiens-français 45%
      550 000 Britanniques 55%

      Structure du pouvoir :
      Le Québec et les Canadiens-français deviennent une collectivité qui est fixée dans le rôle provincial de la Nation annexée, alors que le Canada anglais est en voie de devenir une nation, une nation-état…

      Notons donc que dans le Bas-Canada, le poids des Canadiens-français est passé de 96% à 75%.

      Première conclusion
      En moins d’un siècle, les Britanniques sont passés de minorité marginale (300 colons en 1763/ 600 en 1774, à minorité significative (32% en 1791) et enfin de majorité en 1840 (55%)

      Deuxième conclusion
      Le poids des Canadiens-français diminue significativement au Canada
      Vous me demandez mes chiffres, je vous propose le recensement de 2006 :

      Le 5 décembre 2007, les nouvelles données du recensement de 2006 sur la langue ont confirmé l’évolution déclinante du français depuis 25 ans : les francophones, tels que définis selon la principale langue d’usage à la maison, ont connu un recul saisissant de leur poids au Canada. Par rapport à 1971, ce poids est passé de 26 % à 21 % en 2006. La même cause produisant le même effet, le poids des francophones a aussi diminué dans l’ensemble du Québec, passant de 83,1 % en 1971 à 81,8 % en 2006, soit une diminution de 1,3 % en 25 ans. En regard de la langue maternelle, le poids des francophones n’a même jamais été aussi bas depuis 1931. À 79,6 % en 2006, il est dorénavant tombé en-deçà du seuil des 80 %. Simplement entre 2006 et 2001, sur l’île de Montréal, le français défini selon la langue maternelle a connu un recul spectaculaire de 3,4 %. Représentant 49,8 % de la population insulaire, les francophones n’y sont maintenant plus majoritaires.

      Je vous rappellerais que le poids démographique des Canadiens-français au Canada était d’environ 30% en 1950. Le poids démographique ne cesse donc de diminuer, qu’il s’agisse du Canada, passant de 96%, à 70%, à 55%, à 33% et enfin à 21%, ou qu’il s’agisse du Québec où nous ne sommes désormais que 79%.

      Est-ce que cela veut dire que notre minorité anglophone au Québec, celle qui a droit à son réseau d’éducation, soit composée de 21%? Non.
      En effet, ce 21% de non-francophone est composé à la fois d’anglophones et d’allophones. C’est là où les recensement sont intéressants. En effet, les recensements distinguent langue d’usage de langue maternelle et distinguent également la population née au Québec de la population née à l’extérieur.

      On peut assez facilement déterminer que la fameuse minorité historique anglophone, laquelle a droit à une éducation intégrale en anglais, n’est composée que de 382 080 individus, il s’agit des répondants au recensement né au Québec dont la langue maternelle est l’anglais. Ensuite, on peut ajouter la population anglophone Canadienne, née à l’extérieur du Québec, laquelle a aussi droit à l’enseignement anglais, tel que le préconise la loi 101. On y retrouve, toujours selon le recensement 106 310 individus, je crois que nous pouvons ajouter les immigrants de langue maternelle anglaise, 70 935 individus. Nous nous retrouvons donc avec 559 325 individus de langue maternelle anglaise.

      La population du Québec est de 7 435 902, toujours selon le recensement de 2006. Ce qui nous fait une population anglaise ou anglophone de 7,5% .

      Dans votre exemple, vous signifiez que les anglophones sont assimilés ou qu’ils ont déménagés parce qu’il ont été autrefois bien plus nombreux. N’est-ce pas plutôt le contraire? Si tous les Canadiens-français étaient restés au Québec, dans un environnement francophone, combien y aurait-il de locuteur francophones de langue maternelle? Le français se réduit comme une peau de chagrin aux Canada et est désormais un folklore aux États-Unis, pourtant, il n’y a pas si longtemps, on aurait jamais pu prédire un tel effondrement.

      Ainsi, nous sommes désormais 79% au Québec et les «anglophones de souche» ne sont que 7,5%, cela veut donc dire qu’ils exercent un énorme pouvoir d’attraction sur les immigrants et allophones, lesquels se tournent vers l’anglais.

      Comment est-ce possible? Et bien ils arrivent dans un environnement majoritairement anglais, Montréal, dans lequel ils comprennent assez vite qu’une des langues officielle est facultative. Considérant la possibilité de s’établir ailleurs au Canada, la force de la culture américaine et de son commerce, et la possibilité d’étudier an anglais et surtout l’absence de nécessité de parler français, ils se tournent vers l’anglais.

      Vous me dites que Montréal n’est pas la Gaspésie, mais ce sont 40 000 à 50 000 immigrants qui arrivent chaque année au Québec, par Montréal, et plus Montréal est anglais, plus facile est l’apprentissage de l’anglais pour l’immigrant et plus il est difficile d’accroitre l’attraction du français. L’apprentissage du français devient une affaire d’intérêt culturel personnel et non une nécessité économique pour l’immigrant. Alors dans ce contexte, la seule mesure qu’il reste à la collectivité québécoise passe par l’éducation. Et il s’agit simplement de revenir à un financement un peu plus représentatif du véritable poids démographique de la minorité anglophone du Québec, car quand vous dites qu’il est normal que le financement soit plus élevé au Canada que le poids des minorités que la loi sur le bilinguisme doit protéger, vous négligez de faire la nuance selon laquelle l’anglais n’est pas menacé au Canada, alors que le français, si. Même s’il n’y avait plus de financement pour l’éducation des anglophones au Québec, ces dernier demeureraient dans un bain culturel où l’anglais est extrêmement fort. Avec ses 2% en Amérique, on ne peut pas dire que ce soit le cas des Francophones.

      Vous me dites que le reste du Québec n’est pas Montréal, mais Montréal (et ses agglomérations) c’est quand même 30% de la population du Québec et certainement 90% de l’accueil des immigrants, qu’ils soient du Canada ou du monde. Et nous devrions favoriser l’apprentissage de l’anglais et les réseaux anglophones afin que le visage de l’île soit encore plus anglais?

      Je vais donc conclure en cédant la parole à Louis Préfontaine, même si nous ne partageons pas les mêmes chiffres (il parle de 5,4 plutôt que 7,5 d’anglophones au Québec)…

      J’ai fait les calculs. Les anglophones de langue maternelle nés au Québec représentent 5,4% de la population. En répartissant au prorata les réponses multiples, et selon le recensement de 2006 – ce qui ne serait sûrement plus possible si Harper allait de l’avant avec ses attaques contre le questionnaire long – ils ne sont que 401 526 personnes sur une population totale de 7 435 902 citoyens. Un gros 5,4%, le voilà le poids de la minorité historique anglaise.1

      Or, cette minorité jouit d’un réseau anglais de cégeps et d’universités publics engouffrant respectivement 19% et 27% du financement total et d’un méga-hôpital engloutissant 45,4% (1,5 milliards de dollars contre 1,8 milliards pour l’hôpital francophone) des ressources consacrées aux méga-hôpitaux. Tout ça, oui, pour 5,4% de la population. Le colonialisme continue.

      Soyons cohérents!

      Le Québec est français. Article premier de la Charte de la langue française. Nous consentons des accommodements à la minorité historique anglophone. Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire? Cela veut dire que nous leur donnons un financement juste et équitable en fonction de leur poids démographique mais que nous intégrons l’ensemble des autres citoyens à la société française constituant le cœur de cette nation. Si les anglophones « de souche » forment 5,4% de la population, cela signifie que 94,6% des citoyens doivent s’intégrer en français et que l’État doit faire tout son possible pour les y intégrer. Cela signifie que nous désirons intégrer les immigrants à l’école française et que tout citoyen n’appartenant pas à la minorité anglaise historique devra fréquenter des institutions lui permettant de s’intégrer en français.

      Malheureusement, ce n’est pas le cas. Comment peut-on espérer intégrer près de 95% des citoyens du Québec en français alors que nos cégeps ne sont financés qu’à 81%, que nos universités ne le sont qu’à 73%, que notre méga-hôpital – dont la construction n’est même pas commencée – obtiendra à peine 54,5% du budget alloué pour les deux méga-hôpitaux? Ce sous-financement des institutions francophones ne peut qu’inciter davantage de citoyens à s’intégrer en anglais.

      Militer en ce sens doit-il être vu comme anti-anglais? N’est-ce pas simplement vouloir continuer à vivre comme collectivité sans imiter les Canadiens-français ailleurs au Canada dont le déclin est incroyablement triste?

      • crioux dit :

        Tu joues avec les statistiques, utiliser des % ne signifie pas une régression, simplement que l’immigration britannique était forte après la conquête. Il y avait beaucoup de monde qui venaient de la Grande-Bretagne, mais plus du tout (ou presque) de la France.

        Tout comme aujourd’hui, les immigrants viennent majoritairement d’Afrique, du Moyen-Orient ou d’Asie (pour l’ouest du pays). Ça ne signifie pas que les francophones se font assimiler pour autant.

        Et puis la langue ne peut pas être la seule chose qui nous définit, sinon, ça ne tient pas a grand chose. Selon certains extrémistes, un immigrant Algérien musulman fraichement débarqué est un vrai québécois, puisqu’il parle français, mais un québécois anglophone né ici ne le sera jamais.

  9. L'ambidextre dit :

    @ Crioux à 15h18

    Cette affirmation ne s’applique pas à moi. L’étiquette extrême-droite, je la réserve aux groupuscules néo-nazis.

    • crioux dit :

      Le commentaire était général et non pas dirigé vers vous. Je ne vous connais pas assez pour pouvoir vous juger. Mais ce genre de commentaire est répandu sur les blog gauchistes.

      Pour certains, il n’y a pas de milieu, c’est tout noir ou tout blanc, alors que la vraie vie est plutôt remplie de teintes de gris.

  10. L'ambidextre dit :

    Je préfère dire qu’entre le noir et le blanc, on trouve de la couleur. C’est chromatiquement plus exact et l’image est aussi plus intéressante 😉

  11. L'engagé dit :

    «Tu joues avec les statistiques, utiliser des % ne signifie pas une régression, simplement que l’immigration britannique était forte après la conquête.»

    Comment appelez-vous une perte du poids démographique globale, une perte de représentation politique et la perte économique et culturelle qui en découle?Que vous preniez les pourcentages ou les chiffres bruts sans les transformer pour les rendre intelligibles, le poids démographique et politique des francophones diminue au Canada et au Québec.

    « Tout comme aujourd’hui, les immigrants viennent majoritairement d’Afrique, du Moyen-Orient ou d’Asie (pour l’ouest du pays). Ça ne signifie pas que les francophones se font assimiler pour autant.»

    Les francophones SE FONT assimiler dans le ROC, c’est ce que les recensements indiquent. L’apport d’immigrants contribue d’ailleurs à une accélération du phénomène, à la fois parce que ces derniers augmentent le nombre de locuteurs anglophones et donc le poids politique, économique et culturel de ces derniers, mais aussi parce qu’en constituant des minorités ethniques de plus en plus importantes, l’immigration rend obsolète les notions de langues officielles, ce qui marginalise d’autant plus le français au Canada et renforce le rôle de l’anglais comme véritable langue nationale et courante.

    Je vous rappelle que l’argumentaire de Trudeau par rapport au bilinguisme et au Canada, c’était qu’en faisant du Canada un grand pays bilingue, les Canadien-français protègeraient d’autant mieux leur langue qu’elle serait parlée d’un océan à l’autre et que le français serait la langue officielle d’un pays de 30 millions d’habitants.

    Si cette prédiction est fausse, alors il y a lieu de reconsidérer, dans la province de Québec le statut du français et des modalités du financement des réseaux d’éducation, afin justement de protéger le français de la turpitude que lui impose le Canada (bien malgré lui). En effet, si le Canada n’est pas devenu le pays bilingue que proposait Trudeau, alors toute diminution du poids du français dans le ROC vient compliquer les efforts de francisation au Québec. En effet, le français étant une langue de plus en plus obsolète ailleurs qu’au Québec, l’immigrant à de moins en moins la nécessité de l’apprendre. Si c’était une langue véritablement vivante et utilisée dans le Canada, l’avantage d’apprendre le français au Québec serait évident et nous n’aurions pas ce débat.

    Voici ce que nous dit le Centre interdisciplinaire de recherches sur les activités langagières de l’Université Laval sur la Colombie-Britannique :

    Au recensement de 1981, on comptait, dans cette province, 2 % de francophones, soit 45 615 personnes sur une population de plus de 2,7 millions; en 1991, la minorité francophone ne constituait plus que 1,4 %, soit 53 040 personnes sur une population de 3,6 millions. Le recensement de 2001 montre que la population demeure relativement stable, mais c’est qu’en fait l’immigration interprovinciale permet aux francophones de maintenir leur population. Cette minorité, éparpillée, isolée géographiquement et culturellement, se perd aujourd’hui dans la masse anglophone environnante à une vitesse galopante. Les villes où l’on compte plus de 1000 francophones sont les suivantes: Vancouver (20 470), Victoria (3235), Prince Georges (1545) et Kelowna (1425). Constamment exposés à l’anglais dans la rue, à l’école, au travail, entre amis, et soumis aux mariages mixtes dans des proportions de plus de 70 %, les francophones de la Colombie-Britannique connaissent un taux d’assimilation de l’ordre de 69 à 89 % et à peine 15 % d’entre eux utilisent le français à la maison.

    Il y a en Colombie-Britannique plus de 365 000 locuteurs chinois, et plus de 200 000 locuteurs d’une langue du Sud-Est asiatique, difficile dans le contexte d’appliquer les fameuses règles du bilinguisme canadien pour l’enseignement du français « là où le nombre le justifie». Le français n’est plus la deuxième langue la plus parlée, mais se classe loin dans le palmarès. Le problème principal, donc c’est que l’immigration arrive de l’Ouest par Vancouver où l’intégration se fait en anglais, au centre à Toronto, où l’intégration se fait en anglais, et à l’Est, à Montréal, où l’intégration SE FAIT ELLE AUSSI DE PLUS EN PLUS EN ANGLAIS, malgré le fait que le Québec soit français et que la langue officielle soit le français.

    Malgré un poids de 5% à 10% de la province, les Anglophones arrivent au Québec à intégrer, en dépit de la loi 101 actuelle, plus de 50% de cette immigration, ce qui peu à peu transforme le visage de cette métropole qui est la première terre d’accueil pour l’immigrant qui arrive au Québec. Ce sont d’ailleurs justement des séries de changements dans la loi 101 qui ont ouvert ces brèches et c’est ce que la mesure de l’assujettissement des Cégeps à la loi 101 pourrait corriger. Et cette intégration réussie par les anglophones, en plus d’être facilitée par un Canada où l’anglais devient le véritable dénominateur commun, est encouragée par un système d’éducation au Québec qui finance d’une manière disproportionnée, et en dépit de tout bon sens, l’enseignement supérieur en anglais.

    En offrant à l’immigrant et à ses enfants l’éducation supérieurs, à Bishop, à Concordia et à McGill, en la finançant par le Québec, c’est l’anglicisation des immigrants que le Québec encourage, ce qui signifie aussi l’anglicisation progressive du Québec.

    C’est peut-être très abstrait en Gaspésie ou à Chicoutimi, mais c’est diablement concret à Montréal.

    Cessez donc de prétendre que c’est un faux problème, c’est un vrai problème dont vous ne vous êtes pas rendu compte, mais le nier ne le rendra pas moins évident.

    Je pourrais parler de l’aspect culturel dans un autre commentaire, mais l’assimilation des francophones est bien réelle au Canada, c’est un fait.

    • crioux dit :

      « Cessez donc de prétendre que c’est un faux problème, »

      C’est peut-être un problème sur l’ile de Montréal, mais il n’y a pas de problème ailleurs au Québec.

      • Caligula dit :

        Quand Montréal va définitivement tomber, combien de temps crois-tu que le reste du Québec tiendra?

  12. L'engagé dit :

    Bien, nous partirons de là.

  13. Caligula dit :

    La bataille du français au Québec va se gagner ou se perdre à Montréal. Pour l’instant on est en mauvaise posture.

    • Martin dit :

      Montréal est une société distincte, multiethnique et bilingue! Si tu veux vivre dans une société unilingue, jacobine et consanguine reste dans le Reste du Québec pis sacre nous patience!

      Vive la province de Montréal libre!

      • Caligula dit :

        T’es ben con avec ton binarisme primaire. Montréal est une ville multiethnique ayant le français comme langue officielle. Techniquement, c’est une ville francophone, point. Mais les assimilationistes dans ton genre, haineux du fait français en Amérique, ne rêvent que de la voir s’angliciser pour que le français disparaisse au Québec.

        Et oui je veux vivre dans une société «unilingue», comme tous les autres peuples normaux de la terre. Et celà ne m’empêche pas de parler deux langues et d’en apprendre présentement une troisième. Martin, petit homme de petite envergure.

      • L'engagé dit :

        Il y a une contradiction dans votre commentaire : quelle est donc la valeur de Montréal si ce n’est de la richesse que procure les variétés de culture qui la composent? Si les cultures ont une valeur en elles-mêmes, il faut bien qu’elles aient un foyer, et que ce foyer, lui, ait une certaine valeur. La culture anglaise est riche, pourtant elle répond historiquement à certaines des caractéristiques que vous décriez dans le Québec, par exemple le foyer de la culture anglaise était unilingue (l’anglais), consanguine (entre insulaires) et jacobine (une monarchie, soit, mais une métropole qui centralise et s’approprie les richesses de ses colonies). On peut faire le même exercice avec la culture française ou allemande.

        En somme, que les individus qui composent Montréal soient bilingues est une chose, mais que la ville le devienne , ce n’est certainement pas la meilleure façon d’honorer la diversité que vous semblez chérir, justement car cela compromettra à terme la spécificité du Québec en tant que collectivité francophone en Amérique. N’est-ce pas d’une grande richesse que cette particularité?

        N’y a-t-il pas plusieurs villes multiethniques anglaises au Canda et en Amérique? Pourquoi Montréal ne pourrait-elle pas revendiquer un statut multiethnique française? Compte tenu de la force d’attraction de l’anglais, en raison de la proximité des E-U, du Canada, de la tendance anglicisante mondiale, et enfin de la grande diffusion de la culture américaine, faire de Montréal une ville bilingue, c’est en faire tranquillement une ville anglaise. Affirmer clairement le fait français, c’est être justement garant de cette diversité culturelle que vous semblez vouloir honorer.

  14. Martin dit :

    @ Caligula, c’est toi le petit homme qui a besoin de justifier son existence via une simple langue et un ligne imaginaire sur un bout de terrain 😛

    L’ultra-nationalisme c’est ce qui a de plus réducteur!

    Tant que Montréal fera partie du Qc, ton référendum basé sur la haine ne passera jamais, tu le sais et ça te frustre LOL

    En passant, Ton P-Cul adoré a fait un nettoyage ethnique des anglos en 1976 mais chassez le naturel et il reviens au galop. MTL n’a jamais été et ne sera jamais une ville francophone. C’est une ville bilingue, point!

    Je suppose que tu souhaites que les Juifs d’Outremont soient aussi déportés, eux qui sont ici chez-eux depuis plus de 150 ans…

    PS. La Belgique est bi-culturel, la Suisse aussi et les pays scandinaves sont tous bilingues 😛

  15. crioux dit :

    Les anglais ont disparus des régions, ils ont été assimilés, ou ont déménagé à Montréal ou ailleurs au Canada. N’est-ce pas ce que les nationalistes voulaient, faire un ghetto anglo?

    Sortez de l’ile un peu et vous verrez que l’anglais est quasi inexistant.

    • Caligula dit :

      J’habite en dehors de l’île et les anglais ne sont pas à plaindre. Dans les Cantons de l’Est, ils reçoivent un service en anglais de la part des francos.

      De toute façon, quand Montréal va devenir anglaise, le reste du Québec ne tiendra pas longtemps.

  16. L'engagé dit :

    Pouvez-vous me signalez les textes qui font référence à ce ghetto anglo?
    Le mouvement McGill français me semblent clairement en contradiction avec cette idée.

    Maintenant c’est justement parce que j’habite Montréal et que je travaille en région que je m’inquiète du contraste linguistique entre Montréal et les régions. Pensez-vous que des députés issus de cette anglicisation vont être prompts à partager le sort des régions québécoises éloignées s’ils ne connaissent ni Miron, ni Leclerc ou qu’il ne comprennent même pas le slogan «Maitres chez nous? Pensez-vous que pour un député montréalais natif de Toronto et bilingue comme peut l’être Ruth Ellen Brosseau, que Saint-Jean, Percée ou Kamouraska veuille dire la même chose que pour un député francophone?

    Les francophones sont par exemples beaucoup plus prompts à accepter l’idée d’un poids électoral différent pour les régions que pour la métropole, question de solidarité qui accompagne notre statut minoritaire.

    Les anglophones préfèrent Locke et Hume à Rousseau, et c’est culturel et très correct, mais c’est parce qu’ils sont le groupe majoritaire au pays qu’il peuvent prendre le parti d’une égalité de représentation comme ils entendent définir cette représentation . Regardez comme le Parti Conservateur aurait pu être déchiré à propos de la question du poids des organisations dans les règles de gouvernance, parce que les représentants du Québec du PC refusaient une réforme qui leur aurait fait perdre leur poids politique. Le député ontarien Scott Reid n’a pourtant pas hésité à mener une bataille à cet effet. Dans le même ordre d’idée, au fédéral, le plan conservateur prévoit ainsi d’augmenter le nombre de sièges aux Communes afin de refléter la démographie du pays, ce qui aura pour effet de diminuer le poids politique du Québec.

    En soit, ce n’est pas un mal que ce désir de représentation démographique, toutefois, c’est discutable si un pays repose justement sur un système fédéral ou confédéral qui devait justement privilégier l’autonomie des constituants.

    Si Montréal, en continuant son expansion démographique, augmente son nombre de députés anglophones, députés pour lesquels Montréal serait avant tout la périphérie de Toronto et non la métropole du Québec, s’ils se mettent à exiger une représentation comme Scott Reid, quel part pensez vous de l’agenda politique, économique et culturel, les régions comme la Gaspésie vont-ils occuper?

    Une culture différente suppose des conceptions politiques, économiques et culturelles différentes, des préoccupations et des manières différentes. Les francophones étant déjà minoritaires au Canada, pourquoi devraient-ils sciemment fragiliser leur poids politique dans leur propre province?

    Tout ce qu’ils ont à faire, c’est de garantir que les immigrants s’intègrent aux francophones plutôt anglophones, personne ne parle de toucher aux droits historiques des anglophones.

    Alors que l’on traite les Curzi et cie d’anti-anglais est surprenant, c’est plutôt ne pas appuyer ses démarches qui est une forme de haine de soi, être anti-français en somme…

  17. crioux dit :

    Et un autre! Le député de Deux-Montagnes Benoit Charette annonce officiellement sa démission du caucus du Parti québécois.

    Si ça continue, ils vont pouvoir créer un parti avec les indépendants 🙂

  18. crioux dit :

    Et un autre ce matin qui doit démissionner, à cause d’accusations de fraudes. Ca fait maintenant 5!

    Dans le cas de Charette, Contrairement aux trois premiers qui sont des purzédurs, il va probablement se joindre à Legault.

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