Réflexion sur le mouvement environnementaliste

(texte qui circule par email que je vous partage)

Lorsqu’une dame dans la soixantaine a choisi le sac en plastique pour ses produits d’épicerie, la caissière lui a reproché de ne pas se mettre au « vert ».
La caissière dit à la femme que la génération de la vieille femme ne comprenait tout simplement pas le mouvement environnementaliste; que seuls les jeunes allaient payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources.

La dame s’est excusé auprès de lui et a expliqué:  » Je suis désolé, nous n’avions pas le mouvement vert dans mon temps. »

Alors qu’elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta:  » Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à notre dépens. C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l’environnement dans votre temps! »

La dame admît qu’à l’époque, on retournait les bouteilles de lait, les bouteilles de Coke et de bière au magasin. Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises. À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclé, mais on ne connaissait pas le mouvement vert.

En mon temps, on montait l’escalier: on n’avait pas d’escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait à l’épicerie aussi. On ne prenait pas un bolide à 300 chevaux-vapeur machine à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux coins de rue. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert.

À l’époque, on lavait les couches de bébé; on ne connaissait pas les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge; pas dans un machine énergétique avalant 220 volts. On utilisait l’énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements.

À l’époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d’un frère ou d’une soeur à l’autre. C’est vrai ! on ne connaissait pas le mouvement vert.

À l’époque, on n’avait qu’une TV ou une radio dans la maison; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d’une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l’État du Montana.

Dans la cuisine, on s’activait pour brasser les plats et pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts.

Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait des rembourrages comme du papier journal ou de la ouate, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.

À l’époque, on utilisait du « jus-de-bras » pour tondre le gazon; on n’avait pas de tondeuses à essence auto-propulsées.

À l’époque, on travaillait fort physiquement; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de santé pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité. Mais, vous avez raison: on ne connaissait pas le mouvement vert.

À l’époque, on buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif; on n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à chaque fois qu’on voulait prendre de l’eau.

On remplissait les plumes fontaine au lieu d’acheter un nouveau stylo; on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir tout simplement à chaque rasage. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert.

À l’époque, les gens prenaient le tramway et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l’école au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi de 24 heures.

On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multi-prises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui. »

La dame avait raison : à son époque, on ne connaissait pas le mouvement vert; mais on vivait chaque jour de la vie dans le respect de l’environnement.

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11 Responses to Réflexion sur le mouvement environnementaliste

  1. crioux dit :

    Recevez-vous des courriels avec une signature « écolo » qui vous demande réfléchir avant d’imprimer, pour l’environnement?

    Moi je viens d’ajouter ça à la mienne:

    Vous voulez vraiment faire quelque chose pour l’environnement? C’est pas en économisant quelques feuilles de papier, ressource renouvelable, biodégradable et recyclable que vous allez y arriver. Votre ordinateur, fait de plastique (pétrole) qui contient des produits et métaux qui requièrent beaucoup d’énergie à extraire du sol, à produire, qui consomme de l’électricité, et que vous jetez aux ordures après quelques années est bien plus dommageable pour l’environnement que quelques feuilles de papier. Alors lâchez-moi avec vos petites signatures écolo! Merci.

  2. Gilles Laplante dit :

    Je bloquerais systématiquement les gens qui m’enverraient ce genre de signature.

    À l’époque, les caissières étaient polies et ne se seraient jamais permis ce genre de remarque.

    À l’époque, les caissières savaient compter car elles ne disposaient pas de caisses informatisées, elles avaient une facture papier ou dans le meilleur des cas une caisse mécanique. Mais on était pas vert.

    À l’époque, on avait un téléphone par domicile, on ne traînait pas sur soi son téléphone qu’on se sentait obligé de changer à chaque année pour rester in. Mais on était pas vert.

    À l’époque, on faisait ressemeler les souliers on ne les jetaient pas pour acheter le nouveau modèle pour rester in. Mais on était pas vert.

    À l’époque, on jouait au hockey à l’extérieur. On n’exigeait par un aréna avec une glace artificielle. Mais on était pas vert.

    À l’époque, on ne traînait pas constamment une bouteille d’eau partout avec soi; bouteille qu’on s’empresse de jeter sitôt vide. Mais on était pas vert.

    À l’époque, on ne faisait pas 8,000 à 10,000 km en avion pour aller passer une semaine dans le sud à chaque hiver. On attrapait le soleil l’été quand il daignait se montrer. Mais on était pas vert.

    En résumé, faut être vert pour être aussi conne que cette caissière. Un magasin où un employé me ferait ce genre de réflexion devrait congédier cet imbécile ou perdre ma clientèle.

    • papajohn dit :

      dans le temps on avait un véhicule par famille, pas deux par têtes, on dépensait en électricité par année la même chose que l’on dépenses par mois en kilowatts. on entre a peine dans l’air électronique a échelle planétaire 4.5 milliards d’années et on a déja des troubles a recyclé tout les déchets informatique surtout les écrans catodique et circuit imprimés. alors les enverdeurs qui viennent nous faire la leçon via nos enfants devraient plutôt s’en prendre au bus urbain qui poluent autant que 40 voitures (si elle sont bien entretenues) et roule avec deux passagers 23h par jour

  3. Caligula dit :

    Et dans son temps, les compagnies jetaient leurs produits chimiques directement dans le fleuve.

    Et dans son temps les bagnoles consommaient bien plus de pétrole (les camaros avec un 450 quatre barils ne sont pas de mon époque).

    Le paragraphe sur les bouteilles n’est pas pertinent:

    À notre époque les bouteilles sont recyclées. Labatt calcule qu’une même bouteille de bière est remplie 6 ou 7 fois avant de devenir inutilisable (morceau de verre brisé sur le goulot). Et quand la bouteille ne peut servir, elle est rejetée, broyée, et la vitre est envoyée chez un spécialiste qui refabrique des bouteilles neuves avec la vieille vitre.

    Chez Crown Cork & Seal, le principal fournisseur de cannettes pour Coke, ils récupèrent des milliers de tonnes d’aluminium par année pour fabriquer leurs cannettes. Quand tu mets tes vieilles cannettes dans une machine chez IGEA, elle se retrouve chez Crown à Montréal et redevient une nouvelle cannette.

    L’eau en fontaine disparaît de plus en plus. Il parraît que de fournir l’eau gratuitement est une mesure socialiste. La droite n’en veut pas, c’est mauvais pour les affaires (vente de bouteilles d’eau).

    Pour le reste, t’es en train d’admettre un problème soulevé depuis longtemps par la gauche et ignoré par la droite : la surconsommation.

  4. Christian Rioux dit :

    @Caligula
    Ca n’a rien a voir avec la gauche ou la droite. Les écolos se collent sur la gauche, parce que la gauche est plus contrôlante et centralisatrice, la gauche vend du rêve. Alors que la droite est plus pour la liberté individuelle et la dure réalité.

    Les régimes de droite ou de gauche ont été autant pollueurs l’un que l’autre. Le mouvement actuel n’est plus un mouvement écologiste, c’est un mouvement idéologique qui considère que l’homme est foncièrement mauvais, un cancer de la planète et devrait idéalement disparaitre, pour faire toute la place aux animaux. C’est la philosophie Malthusienne. Ces gens sont prêts à tout pour arriver à leur fin de réduction de la population, et ça passe par la manipulation des masses, en leur faisant croire à une menace imaginaire (réchauffement climatique), pour les unir derrière un ennemi commun. Une fois fait, ils peuvent faire accepter l’inacceptable: la politique d’un enfant par couple, les stérilisation des pauvres, et dans le cas de groupes plus extrémistes, limiter l’accès aux vaccins afin de garder le taux de mortalité élevé dans la pays pauvres.

    Fiction, conspiration? non
    Ted Turner et Bill Gates ont faite des conférences lors de la conférences sur les changements climatique à Cancun, le sujet: Pas le réchauffement, puisqu’ils ont réussi à rentrer ça dans la tête de la majorité, ils parlaient de la réduction de la population, la politique d’un enfant par couple pour « sauver la planète ». Pourtant Ted Turner à 5 enfants… Il a été discuté de stérilisation des pauvres.

    Quand à Greenpeace, ils ont milité contre le DDT, insecticide qui avait permis à l’époque de faire tomber le taux de mortalité dû à la malaria, transmise par les moustiques.

    Le mouvement écolo actuel n’en a rien à foutre de l’environnement, ils en ont contre les humains, contre les pays pauvres en développement qu’ils voient comme une menace et contre tout développement économique et technologique qui peut faire avancer l’humanité.

    Je suis probablement plus vert que la plupart des écolos, parce que je recycle, je réutilise, consomme et choisit mes produits en fonction de leur impact environnemental. Par contre, le pseudo-réchauffement climatique est une arnaque, n’a jamais pu être prouvé et n’est qu’un écran de fumée utilisé par des gens avec un agenda autre. Le CO2 n’est pas un poison, il est nécessaire à la vie sur terre, mais les écolos préfèrent s’occuper de ça plutôt que des vrais polluants, de la gestion des déchets et de l’accès l’eau potable. C’est plus facile de chialer contre un ennemi imaginaire invisible que de travailler à régler des vrais problèmes qui puent.

    Ciration de Patrick Moore, un des fondateurs de Greenpeace, qui a quitté l’organisation depuis:

    Je pense que l’un des aspects les plus pernicieux du mouvement environnementaliste moderne est la romantisation de la vie paysanne, sans oublier leur idée voulant que les sociétés industrielles soient en train de détruire le monde. Le mouvement environnementaliste s’est développé en utilisant les efforts les plus vigoureux pour stopper le développement dans les pays développés. Je pense que c’est légitime, pour moi, de les qualifier d’anti-humains.

    -Patrick Moore, fondateur de Greenpeace

  5. crioux dit :

    On peut en rajouter plein de conneries actuelles.

    Il n’y pas si longtemps, le téléphone marchait quand même lors d’une panne électrique, parce qu’il fonctionnait avec un bas voltage qui était sur la ligne. Maintenant tous les téléphones sont branchés dans le 120 volts, pour avoir des gadgets comme l’afficheur et le sans fil. Et il ne faut pas oublier les cellulaires, qu’il faut recharger sans cesse et que les gens, particulièrement les jeunes, changent à chaque année pour suivre la nouvelle technologie. Pourtant dans ces nouvelles technologies, notamment les écrans tactiles et les piles, il y a plein de matériaux rares qu’il faut extraire de la terre à grand frais, et tout ça se retrouve au dépotoir (ou alors recyclés alors qu’ils sont encore fonctionnels, mais plus à la mode)

    Les dépotoirs d’aujourd’hui seront les mines de demain.

  6. Caligula dit :

    Bon, on s’entend sur un point : surconsommation.

    Si je m’achète une voiture neuve, elle vient avec un paquet de gadgets inutiles que je n’ai jamais demandé. Idem pour tout appareil électronique.

  7. Maxim Bernard dit :

    Voici un bel exemple qui démontre comment les écologistes sont plus socialistes qu’environnementalistes :

    Le modèle coopératif, le remède à bien des maux

    Du grand n’importe quoi.

  8. Gilles Laplante dit :

    Effectivement, Lisée rêve toujours. En quoi Desjardins se démarque-t’il d’une banque. Les frais y sont souvent plus élevés et le service moindre.
    À Rimouski, actuellement, il y a une coop qui va faire faillite. Les coops ne sont pas une panacée. Ça peut avoir de l’intérêt dans certains cas. Mais vous n’êtes pas prêt de voir une coop faire concurence à Boeing ou à Airbus ou à Microsoft ou à Apple.

    La majorité des bouteilles d’eau ne sont pas recyclées.

  9. mikeboul dit :

    Les deux personnages dans cette histoire, la jeune et la plus âgée, ont les deux raison mais aussi, elles ont les deux tort.

    La jeune a raison lorsqu’elle remets en question le gaspillage incroyable que nous vivons présentement, par contre elle a tort lorsqu’elle juge les générations précédentes. La vieille dame a raison de dire qu’elle vivait d’une façon plus « environnementale » (surtout dû à la situation économique), alors qu’elle a tort de donner un exemple qu’elle ne suit plus du tout aujourd’hui.

    SVP, je vous demande d’une façon amicale et agréable d’arrêter cette démagogie et ces jugements intergénérationnaux. Il faut travailler ensemble pour que nous puissions mieux vivre sur ce vaisseau qu’est la Terre. Apprenons de nos aînées et écoutons les nouvelles idées de nos jeunes.

    Voici des extraits de texte du philosophe Edgar Morin que j’apprécie énormément (Le Monde, janvier, 2010):

    Pour éviter la désintégration du « système Terre », il faut d’urgence changer nos modes de pensées et de vie. Tout est à transformer pour trouver de nouvelles raisons d’espérer.

    Tout en fait a recommencé, mais sans qu’on le sache. Nous en sommes au stade de commencements, modestes, invisibles, marginaux, dispersés. Car il existe déjà, sur tous les continents, un bouillonnement créatif, une multitude d’initiatives locales, dans le sens de la régénération économique, ou sociale, ou politique, ou cognitive, ou éducationnelle, ou éthique, ou de la réforme de vie.

    Ces initiatives ne se connaissent pas les unes les autres, nulle administration ne les dénombre, nul parti n’en prend connaissance. Mais elles sont le vivier du futur. Il s’agit de les reconnaître, de les recenser, de les collationner, de les répertorier, et de les conjuguer en une pluralité de chemins réformateurs. Ce sont ces voies multiples qui pourront, en se développant conjointement, se conjuguer pour former la voie nouvelle, laquelle nous mènerait vers l’encore invisible et inconcevable métamorphose. Pour élaborer les voies qui se rejoindront dans la Voie, il nous faut nous dégager d’alternatives bornées, auxquelles nous contraint le monde de connaissance et de pensée hégémoniques. Ainsi il faut à la fois mondialiser et démondialiser, croître et décroître, développer et envelopper.

    L’orientation mondialisation/démondialisation signifie que, s’il faut multiplier les processus de communication et de planétarisation culturelles, s’il faut que se constitue une conscience de « Terre-patrie », il faut aussi promouvoir, de façon démondialisante, l’alimentation de proximité, les artisanats de proximité, les commerces de proximité, le maraîchage périurbain, les communautés locales et régionales.

    L’orientation « croissance/décroissance » signifie qu’il faut faire croître les services, les énergies vertes, les transports publics, l’économie plurielle dont l’économie sociale et solidaire, les aménagements d’humanisation des mégapoles, les agricultures et élevages fermiers et biologiques, mais décroître les intoxications consommationnistes, la nourriture industrialisée, la production d’objets jetables et non réparables, le trafic automobile, le trafic camion (au profit du ferroutage).

    L’orientation développement/enveloppement signifie que l’objectif n’est plus fondamentalement le développement des biens matériels, de l’efficacité, de la rentabilité, du calculable, il est aussi le retour de chacun sur ses besoins intérieurs, le grand retour à la vie intérieure et au primat de la compréhension d’autrui, de l’amour et de l’amitié.

    Il ne suffit plus de dénoncer. Il nous faut maintenant énoncer. Il ne suffit pas de rappeler l’urgence. Il faut savoir aussi commencer par définir les voies qui conduiraient à la Voie. Ce à quoi nous essayons de contribuer.

  10. Le sens du billet n’est pas une critique intergénérationnelle, c’est une critique de la surconsommation et du mouvement écolo qui ne vise pas dans la bonne direction.

    Il n’y aura pas de désintégration du « système terre ». La surconsommation peut amener l’humanité dans la pauvreté, qui vont amener des guerres, mais c’est tout. Si vous préférez un retour à la terre, comme les hippies des années 70, personne ne vous en empêche.

    La planète a vu bien pire depuis 4,5 milliards d’années. Que ce soit des météorites, des glaciations répétées et certaines complètes jusqu’à l’équateur, mais aussi la majorité du temps des taux de CO2 beaucoup plus élevé et des périodes BEAUCOUP plus chaudes qu’aujourd’hui (mais pas nécessairement en même temps, qui ont été des périodes prospères pour la vie sur terre, n’en déplaise aux écolos catastrophistes….
    Quand la planète est plus chaude, il y a plus de vie, donc plus de CO2, et non pas l’inverse.

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