Appui du Fédéral au projet de Bas Churchill

Harper promet une garantie de prêt au projet de développement de Bas-Churchill et de transport d’électricité de Terre-Neuve vers la Nouvelle-Ecosse.

Le gouvernement Charest s’énerve le poil des jambes, parlant de compétition déloyale et que Hydro-Québec n’a jamais eu d’aide. Pourtant il vient de faire un deal très payant avec le Pétrole de Old Harry. Et il ne s’agit que de 500kw, ce qui est très peu, et en plus ce n’est pas un don, c’est une garantie de prêt.

Et je crois que c’est très compréhensible. Le Québec vote pour le Bloc année après année, et peut-être pour le PQ aux prochaines élections provinciales. Le Canada est tanné de se faire niaiser par le Québec et se donne les options de pouvoir exporter son électricité sans passer par le Québec dans le cas d’une éventuelle séparation.

Si ça continue, c’est pas le Québec qui va se séparer, c’est le Canada qui va le foutre à la porte, comme un ado gâté qui chiale tout le temps.

35 commentaires pour Appui du Fédéral au projet de Bas Churchill

  1. L'engagé dit :

    C’est quoi votre deal? Ça fait 12 ans que Terre-Neuve peut forer et administrer la ressource . Une situation normale pour une population de 500 000 et qui ne l’était pas pour les 7 millions de Québécois?

    Que des Canadien qui ne sont même pas capables d’énoncer une des conditions minimales de Meech nous taxent de «bébé gâté», je peux le comprendre, ils peuvent être très ignares.

    http://www.torontosun.com/comment/columnists/john_snobelen/2011/03/25/17755801.html#/comment/columnists/john_snobelen/2011/03/25/pf-17755806.html

    Mais pourquoi un Québécois devrait-il endosser leur propos? Ça, je ne me l’explique pas.

    Pourquoi serions-nous bébé gâté alors qu’on n’est simplement une nation qui chercher à survivre et s’épanouir dans un environnement difficile où nous sommes minoritaires? Quel mal y a-t-il à vouloir ce que les Canadiens chérissent eux-mêmes?

  2. L'engagé dit :

    Dans la chronique du Toronto Sun citée plus haut…

    Tim Devlin a dit :

    «Asking Quebec to get rid of the Bloc is like asking a pig to eat with a knife and fork. So long as the Bloc can keep stuffing extra benefits and money into the pockets of greedy Quebecers they will look the other way. They are likely embarrassed but not enough to play on a leve field with the rest of Canada. The Bloc has systematically created a provice driven by greed and entitlement…we’re special, we’re unique….your a pain in the ass is what you are. You speak French Canadian and that isn’t French…ask anyone in Paris. I thought New Foundland spoke another language since I can’t understand half they say so why arn’t the demanding a free ride. Get over yourself…see how much more you get working with Canada than against it.»

    ASK ANYONE IN PARIS? Parce que lui il peut leur demander en français je présume? Voilà le genre d’ignare qui nous chie dessus. Voilà quelle rhétorique on cautionne et que l’on emprunte lorsque l’on colporte cette idée d’enfant gâté.

    Je vous rappelle qu’on n’a déjà négocié une solution adulte et qu’il a suffit d’un Elijah Harper et d’un Clyde Wells pour nous remettre dans notre position de subordonné. On ne peut nous infantiliser d’un côté et nous reprocher nos doléances de l’autre.

  3. Christian Rioux dit :

    Le deal c’est 100% des redevances, pas mal mieux que ce que le PQ a failli signer en 2004, ou c’était 50/50.

    Il a raison, le Bloc est un parasite qui est toléré par le Canada au nom de la démocratie, mais dans les faits, le Bloc existe à cause de séparatistes frustrés et d’analphabètes politiques qui croient encore qu’ils « gagnent » au Québec. Si le Bloc veut embarquer dans une coalition, ça serait totalement inacceptable. La seule coalition possible est avec les libéraux et NPD, s’ils ont assez de députés. Donc cessez de gaspiller vos votes et votez libéral ou NPD si vous ne voulez plus Harper.

    (Et lâchez-moi avec la minorité qui veut « survivre », il y a 80% de francophones au Québec, on y est donc majoritaire. On est tellement renfermés sur nous-mêmes, ce qui se passe en dehors du Québec n’a pas vraiment d’influence puisque le français y a progressé. La langue parlée au Texas ou en Alaska n’a aucune espèce d’effet ici.)

  4. Christian Rioux dit :

    Les séparatistes passent leur temps à chier sur le reste du Canada, et quand un anglo le fait c’est un scandale? C’est plutôt en réaction et par exaspération parce que le Québec en demande toujours plus.

  5. Caligula dit :

    C’est drôle, mais si je chiâle contre le Canada, c’est parce que depuis sa création, les anglos chient sur les francos, surtout sur ceux du Québec

  6. Caligula dit :

    Jamais les francophones n’ont été respectés dans cette fédération. Il suffit de voir les appels à la haine publiés dans les journaux anglophones tout au cours de l’Histoire.

    Deux exemples parmi des centaines :

    « Depuis la conquête, la race anglo-saxonne doit complètement détruire la population française. […] Il nous semble que la Providence ait choisi que ce continent soit anglais, et qu’elle ait prononcé la mort de toutes les langues qui s’y opposeraient. Les Canadiens français auraient bien tort de s’opposer à leur destin. »
    – Montreal gazette, 16 juin 1838

    « L’Union fut créée pour l’unique motif d’assujettir les Canadiens français à la domination anglaise. »
    – Allan McNab, dirigeant du parti tory

    En plus, les pires violences au Canada ont été faites par les anglos contre les francos.

    On a jamais incendié de parlement, ni de bibliothèque et ni de maisons privées. Les anglos ne se sont pas gênés.

  7. Christian Rioux dit :

    @Caigula
    C’est une perception que vous entretenez. Sortez un peu du Québec, vous verrez.

    Il y a des morons partout, de chaque côté, mais la grande majorité des canadiens sont bien plus respectueux du Québec que le Québec respecte la Canada. Sauf qu’a force de chialer tout le temps, les québécois commencent à exaspérer certains et on passe pour des bébés gâtés.

    Tu nous sort des histoires qui datent de la conquête, quand les grands empires coloniaux se disputaient le territoire. Faut cesser de vivre dans le passé. Les français en ont fait autant sinon pire ailleurs dans le monde. Est-ce que les espagnols sont encore en maudit contre les anglais parce qu’ils ont conquis leurs colonies en Floride et la Californie? Est-ce que la France est encore en froid avec les britanniques qui parce qu’ils ont conquis la nouvelle France? Nous on pourrait même être en maudit contre la France qui a abandonné la Nouvelle-France pour se concentrer dans les Antilles. A cette époque, en plein petit ère glaciaire, que valaient quelques arpents de neige?

  8. L'engagé dit :

     »C’est une perception que vous entretenez. Sortez un peu du Québec, vous verrez. »

    Mais parlez-nous en!

     »Les séparatistes passent leur temps à chier sur le reste du Canada, et quand un anglo le fait c’est un scandale?  »

    Montrez-moi un article de la Presse ou du Devoir où on peut retrouver le même mépris que dans le SUN. Un québécois qui tient le même discours se fera rabrouer par ses pairs assez vite, c’est loin d’être le cas dans le journal Torontois. Il semble clairement que ce sont des francophones québécois qui viennent se défendre ici.

     »(Et lâchez-moi avec la minorité qui veut « survivre », il y a 80% de francophones au Québec, on y est donc majoritaire. » On n’est majoritaire dans la province avec les pouvoirs limités d’une province justement, constamment assujetti à ce qui va nous tomber d’Ottawa et tributaires des jugements d’une Cour suprême dont nous ne nommons pas les juges. Nous ne sommes qu’une des 10 province et nous de représentons que 20 % de la population et même en élisant 75 de nos députés pour un seul parti (ce qui est impossible) nous ne pourrions détenir la majorité dans ledit parti au pouvoir.

    Vous nous dites  » Sauf qu’a force de chialer tout le temps, les québécois commencent à exaspérer certains et on passe pour des bébés gâtés. » mais il ne vous vient pas l’esprit que la structure du Canada est telle que nous sommes constamment remplacés dans nos champ d’action ou qu’il nous est impossible de mettre en oeuvre des moyens pour nous épanouir?

    Regardez avec Old Harry, vous semblez en parler comme un victoire, mais depuis quand un pays indépendant doit-il demander la permission à une autre nation avant de forer dans ses propres eaux territoriales. Comme se fait-il que l’on doive  »attendre une entente ». Ne voyez-vous pas que c’est de cela dont on parle quand on dit que le Québec n’est pas libre?

    Vouloir agir pas soi-même est légitime, mais le carcan fédéral nous en empêche, à commencer par les impôts fédéraux. Si le fédéral est responsable de distribuer des transferts pour la santé ou l’éducation, pourquoi perçoit-il des sommes pour les provinces, pourquoi avoir à aller  »têter » des sommes. Les Canadiens s’en crissent parce que pour eux le gouvernement d’Ottawa est leur gouvernement, mais ce gouvernement représente d’abord la majorité du pays, les 80% d’anglos, et CE QUI EST BON POUR EUX NE L’EST PAS NÉCESSAIREMENT POUR NOUS, TOUT COMME CE QUI EST BON POUR NOUS NE L’EST PAS POUR EUX. Voilà pourquoi il est normal pour une minorité d’être autonome et donc de vouloir récupérer les impôts pour financer à sa manière ses programmes. Quand le fédéral agit, il le fait d’abord dans l’intérêt de la majorité, pas de la minorité… et c’est normal. Mais nous, comme nous sommes une minorité aux intérêts généralement différents, ça peut nous porter préjudice. Donc on veut souvent se soustraire, donc  »chiale », mais c’est uniquement naturel, on veut juste pour nous même, ce que le Canada s’offre lui même.

    C’est facile de nous dire de nous  »ouvrir », il y a 9000 Gaspésiens anglophone (recensement 2001), soit même pas 10 % de la population, c’est certains que nous ne vous sentez pas menacés. C’est pourquoi je vous demande bien humblement de nous parler de votre vie au Canada, parce que franchement, à vous lire, je n’ai pas l’impression que vous avez vécu l’anglicisation de votre quartier ou que vous avez fréquenté une université anglophone, c’est facile, de la Gaspésie de ridiculiser le sentiment des habitants de la métropoles qui voient le caractère français de la ville disparaitre peu à peu.

    Montréal est un refuge pour les artistes canadiens et les étudiants qui immigrent en masse, mais sans un statu politique pour affirmer clairement le fait français, il périclite. C’est arrivée en Acadie, au Manitoba et en Ontario.

    Enfin, les Québécois sont les plus bilingues et les plus trilingues de la confédération et c’est justement notre GRANDE OUVERTURE sur le monde qui nous fait relativiser la valeur de l’anglais et la culture commerciale anglo-saxonne.

    Nous exportons notre culture, les Québécois sont présents partout dans le monde et nous recevons-nous même énormément d’étrangers, ayant travaillé dans une radio-multilingue, le commentaire sur notre fermeture d’esprit n’a pas lieu d’être…

    Écoutez le son  »mariachi » et la voix, en anglais, de Béatrice Martin dans son nouvel opus http://missionbells.viinyl.com/?locale=fr
    ou assistez à  »Nuits d’Afrique » ou encore allez au Festival du cinéma international en Abitibi pour vous en convaincre, où vous pouvez lire le Devoir aussi.

    Juste avant le 11-09-2001 allait s’ouvrir une vitrine sur le Québec à New-York et je ne sais pas combien il y a de délégation québécoise dans le monde et encore moins de type de cuisine que vous pouvez retrouver au Québec.

  9. Christian Rioux dit :

    @L’engagé

    « Regardez avec Old Harry, vous semblez en parler comme un victoire, mais depuis quand un pays indépendant doit-il demander la permission à une autre nation avant de forer dans ses propres eaux territoriales. Comme se fait-il que l’on doive  »attendre une entente ». Ne voyez-vous pas que c’est de cela dont on parle quand on dit que le Québec n’est pas libre? »

    Le Québec n’est pas un pays, et les gestion des ressources à cet endroit (en mer) est de juridiction fédérale. Pas plus que les Iles de la Madeleine ne peuvent prendre de décision unilatéralement quand c’est de juridiction provinciale.

    Tout comme si je trouve de l’or en creusant dans ma cour, ça ne m’appartient pas, je dois faire un claim et demander une permission pour l’exploiter. Ca ne signifie pas que je ne suis pas libre ou que je suis oppressé. Toutes les décisions importantes se prennent a Montréal et Québec, est-ce que la Gaspésie est oppressée pour autant?

    Enfin, les Québécois sont les plus bilingues et les plus trilingues de la confédération et c’est justement notre GRANDE OUVERTURE sur le monde qui nous fait relativiser la valeur de l’anglais et la culture commerciale anglo-saxonne.

    Arrêtez de me faire rire comme ça, la rate a failli me sortir par la gorge! Ouf! Pour l’ouverture on repassera, la plupart des québécois sont renfermés sur le Québec. Ils ignorent ce qui se passe en dehors de leur frontière.

    Moi j’en suis à 2 langues et demi, mais je suis une exception. La plupart des gens que je connais sont unilingues, sauf les anglophones qui sont presque tous bilingues. Cessez de penser que l’Ile de Montréal est représentative de tout le Québec.

    Mais encore une fois, on est hors-sujet. Je vous demande de rester sur le sujet de Churchill.

  10. Luga dit :

    Mes Salutations.

    La droite a toujours vanter et préconiser pour un État le moins interventionniste possible

    et voila maintenant que vous endosser Harper quand il promet une garantie de prêt.

    et que le fédéral intervienne maintenant dans la production et la transmission d’hydroélectricité.Et bonsoir la cohérence!

    L’AIEQ S’OPPOSE AU FINANCEMENT DU PROJET DU BAS-CHURCHILL PAR LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL

    MONTRÉAL, le 1er avril /CNW Telbec/ – L’Association de l’industrie électrique du Québec (AIEQ) estime que le gouvernement fédéral fait fausse route en promettant de financer des projets de transport d’électricité.

    « Le marché de l’électricité est concurrentiel et repose sur le mécanisme de l’offre et de la demande, lequel a permis de réaliser jusqu’ici des projets rentables. En subventionnant ces derniers, le gouvernement fédéral change radicalement les règles et conditions du marché, sans favoriser le développement des projets les plus viables sur le plan économique », a mentionné Daniel Laplante, président-directeur général de l’AIEQ.

    Vous dites:

     »Si ça continue, c’est pas le Québec qui va se séparer, c’est le Canada qui va le foutre à la porte, comme un ado gâté qui chiale tout le temps. »

    Les Canadiens seraient bien mieux de penser de foutre à la porte le gouvernement Harper avant de se retrouver un bon matin avec un méchant Hangover.

    Les dépenses du gouvernement ont explosé de près de 40 % depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs. De 180 milliards $ en 2006, elles atteindront 245 milliards $ en 2010-2011.

  11. Caligula dit :

    Aller dire que les Québécois sont les enfants gâtés de la fédération est un cliché xénophone éculé. C’est comme dire qu’un Juif vendrait sa mère pour une peu d’argent.

    1917, dams le Toronto Daily News, une carte du Canada avec le Québec en noir, sous l’en-tête « The Foul Blot on Canada »

    On y lit entre autre que le Québec est l’enfant gâté de la Confédération, le foyer d’infection du Dominium tout entier. Tout ça parce qu’une majorité est contre la conscription (mais qu’une majorité d’anglos soit contre aussi, alors ça on en parle pas, il faut bien un bouc-émissaire et les francos sont là pour ça).

    Ça ne date pas d’hier cette démonisation de notre peuple. Les Anglais ne se sont jamais gênés pour exprimer leur racisme au grand jour. Pourtant, bien que les Québécois n’aient jamais surpassé les Anglais dans le domaine, c’est quand même nous qu’on accuse de racisme…

    La haine des Anglais envers les Français est une constante récurente de notre histoire. Et non de simples faits isolés comme le tente de le faire croire l’hôte de ce blogue.

  12. Caligula dit :

    Un ado qui chiâle tout le temps… T’es pathétique man. Revendiquer ses droits, s’attendre à ce que les traités signés et les ententes soient respectés, c’est du chiâlage? Les Anglais n’ont jamais respecté leur parole, ils ont bafoués les règles et nous, faudrait qu’on se couche et qu’on accepte sans broncher?

    Couche toi si tu veux faire la carpette, mais compte pas sur moi pour m’étendre à tes côtés.

    Les Québécois sont entrés dans cette «confédération» contre leur gré, contre la démocratie. Ce pays va se disloquer un jour, il n’est pas bâti sur une constitution juste et représentative. Encore moins légitime.

  13. Caligula dit :

    Le Canada ne foutra jamais le Québec dehors. Il serait bien trop faible sans nous.

    Le Canada sans le Québec? Le Québec s’en tirerait très bien, comme Jean Charest l’a admis. Les Maritimes formeraient une nouvelle confédération, sinon elles se joignent aux USA; la Colombie-Britannique a tout ce qu’il faut pour devenir un pays; les provinces de l’Ouest seraient sans doute annexés aux USA.

    Bref, le Canada sans le Québec? Un gros zéro avec une barre.

  14. L'engagé dit :

    Vous me lisez depuis assez longtemps pour être certain que je sais que « le Québec n’est pas un pay », mon exemple qui stipulait « depuis quand un pays indépendant doit-il demander la permission à une autre nation avant de forer dans ses propres eaux territoriales » est là pour vous montrer que ce que vous appelez un « deal » est quelque chose que le fédéral « donne » à l’administration de la nation québécoise que d’ordinaire une nation n’a pas à demander.

    Votre réponse montre que vous prenez le cadre fédéral pour acquis alors qu’il s’agit simplement d’une structure politique qui pourrait être constituée autrement. Or, vous savez très bien que le peuple québécois n’a pas les moyens de la reconfigurer cette entente, c’est en ce sens qu’elle n’est pas libre, pas libre d’agir pour elle-même, dans un cadre économique et politique ici.

    Notre réaction que vous assimilez à du « chialage » est donc simplement le constat que le fédéral agit en fonction d’un principe de «deux poids, deux meseures » avec la fédération et les interventions du fédérale, et ce pour marquer des points au détriment du Québec.

    Comme le Québec est minoritaire dans la fédération, le seul salut pour un minimum de souveraineté politique et donc de démocratie au sein du Canada pour le Québec est qu’Ottawa agisse avec équité envers les provinces. Dans ce cas-ci, il est juge et parti et agit dans l’intérêt commercial contraire du Québec si les Conservateurs sont élus et en profite d’ailleurs pour désavouer le Québec en jouant sur la fibre émotive.

    Dénoncer cette situation c’est faire preuve de rationalité et de cohérence et taxer les Québécois de « chialeur » démontre simplement un refus de considérer le contexte politique du Québec dans le Canada, contexte dans lequel le Québec est constamment défavorisé. On compense alors avec de la péréquation en aval pour bien mousser le ressentiment alors qu’il se rait beaucoup plus simple de respecter le Québec en amont.

    Mais comme ce serait électoralement moins payant, on ne se prive pas de provoquer ce genre de crise : les Conservateurs excellent à diviser le pays, il construise le légitimité sur des ruines.

  15. Caligula dit :

    Le Québec chiâleux? Le Québec raciste?

    « Il ne faut pas oublier qu’à l’ouest de Winnipeg, les circonscriptions que détiennent les Libéraux sont dominées par des gens qui sont soit de récents immigrants asiatiques ou de récents migrants de l’Est du Canada, c’est-à-dire des gens qui vivent dans des ghettos et qui ne s’intègrent pas à la société de l’Ouest canadien. »

    -Stephen Harper à Report Newsmagazine, le 22 janvier 2001

  16. L'engagé dit :

    Je rappelle la conclusion de Christian Rioux dans son billet : « c’est le Canada qui va le foutre à la porte, comme un ado gâté qui chiale tout le temps.»

    Et il ajoutait : « Pour l’ouverture on repassera, la plupart des québécois sont renfermés sur le Québec. Ils ignorent ce qui se passe en dehors de leur frontière.»

    Son billet sur Churchill s’appuie sur ce genre d’idée reçue et en fait la promotion, avec en filigrane le sous-texte d’après lequel les revendications autonomistes ne servent à rien, le Bloc n’ont plus.

    J’aimerais discuter encore de l’ouverture, j’ai sous la main un soudage Angus Reid (commandé par La Presse, certainement pas un journal séparatiste) sur le bilinguisme :

    Question : «À quel point est-ce important pour vous personnellement de parler couramment les deux langues officielles du Canada?»

    Réponse au Canada (incluant le Québec qui «booste les chiffres») : Très important : 20% / Modérément 19% ….Pas important du tout 32 %

    Même question au Québec? 53% / 31% et seulement 5% qui trouvent que ce n’est pas important.

    Autre question : À quel point est-ce important pour vous personnellement de parler couramment les deux langues officielles du Canada?

    Réponse Canada : Total important : 39 % Total pas important : 60%
    Réponse Québec : Total important : 84 % Total pas important : 15%
    (1 % incertains dans les deux cas)

    Je ne dirais pas que le ROC n’est pas ouvert, mais on ne peut taxer les Québécois de plus fermés que les Canadien, au contraire!

    Je propose maintenant des données «colligées par Les Indicateurs d’attractivité de Montréal, publiés par Montréal international, on trouve quelques surprises» :

    D’abord Montréal est la deuxième ville en Amérique du Nord (avant San Francisco, Miami, New-York) pour le solde migratoire. Une seule ville en Amérique du Nord, Toronto a un meilleur taux.

    Et que l’on vienne pas me dire que Montréal n’est pas représentative, la grande région métropolitaine, c’est pas loin de 3,5 millions de personnes, presqu’un Québécois sur 2.

    On continue? Montréal est aussi la ville qui diplôme le plus d’étudiants étrangers au Canada (sans même faire de rapport avec la population!) d’avantage que Toronto et Vancouver.

    Ville la plus bilingue du Canada, Montréal plante aussi toutes les autres villes du Canda à plate couture en ce qui a trait au TRILINGUISME : 18% de la population contrairement à 10% pour Ottawa et Toronto…

    En plus la communauté italienne, portugaise, grecque, juive, libanaise et maintenant les français ont très bien intégré la ville, et font partie de son identité. Un montréalais d’adoption qui vient des régions, saura après 5 ans plusieurs recettes et magasinera dans les épiceries de ces communautés.

    Ça va de la viande fumée au bagel (et au saumon fumé), aux excellentes grillades portugaises, aux plats italiens typique qui valorisent la fraicheur des produits et bien sûr les pâtes et toute les déclinaisons méditerranéenne, aux tapas et enfin à une valorisation du terroir québécois grâce justement à cet apport que les étrangers ont contribué à faire.

    Le Québec a enfin sa première appellation contrôlée, l’agneau de Charlevoix et c’est clairement le résultat de l’ouverture québécoise qui «a contaminé » (positivement) le Québec et qui permet désormais aux RÉGIONS de valoriser leur produit et leur terroir.

    Les immigrants nous ont littéralement éduqué sur le plan gastronomique et culinaire et nous sommes désormais nous-même en train de développer une excellente expertise et de nous «Démontréaliser».

    L’excellente émission «Le combat des Chefs» me semble un excellent exemple de cette ouverture à la cuisine internationale et à la valorisation de nos traditions locales et de nos régions. L’émission était tournée à Québec, les juges étaient d’origine italienne, française et québécoise.

    Enfin, j’aurais pu parler d’art, de littérature, de cinéma, de danse. Les voyageurs cosmopolites adorent le Québec, il faut vraiment ne pas le connaitre pour le taxer de «fermé».

    Compte tenu du peu de maitrise du français du ROC et de leur peu d’engouement pour notre culture et notre langue, il est compréhensible qu’ils aient une vue complètement erronée de notre peuple.

    Mais c’est normal, ils ne savent qu’avec la Gazette ce qui se passe et quand je lis, moi, la Gazette, je n’ai jamais l’impression que l’on parle de mon peuple et de ma province.

    Ça fait 50 ans que les Canadiens du ROC ne s’informent que par son entremise, il est normal qu’ils pensent le Québec fermé

    Est-ce que je me ferais, mois une opinion du ROC avec seulement le NATIONAL POST OU le TORONTO SUN? Non.

    Je suis sûr que le ROC est plus complexe que l’image que je m’en fais, mais je peux moi, lire les journaux anglos pour savoir quel portrait on fait du Québec et c’est une image complètement déformée.

    Si donc l’objet du billet était seulement Churchill, c’est parler à travers son chapeau que d’émettre des jugements arbitraire sans même avoir une source FIABLE ou un raisonnement pour les valider.

  17. Christian Rioux dit :

    S.v.p restez sur le sujet du billet. Si vous continuez a poster hors-sujet, les commentaires ne seront pas publiés.

    Duceppe s’énerve le poil des jambes en disant que Churchill serait financé à même l’argent des québécois (puisque les québécois payent des l’impôt au fédéral). Pourtant il ne s’agit que d’une garantie de prêt, pas d’un don, et pour remplacer des centrales au charbon par de l’hydro-électricité.

    Mais les canadiens payent le salaire et la pension des députés Bloquistes depuis 20 ans, et ce, à même l’argent des canadiens….

  18. L'engagé dit :

    «S.v.p restez sur le sujet du billet. Si vous continuez a poster hors-sujet, les commentaires ne seront pas publiés.»

    On commente vos propos : « Le Canada est tannée de se faire niaiser par le Québec», et c’est vous mêmes qui comparez le Québec à « un ado gâté qui chiale tout le temps».

    Votre propos repose sur des idées pernicieuses et des jugement à l’emporte pièce. Supprimez de vos billets les commentaires arbitraires et nous ne seront plus obligés de montrer l’origine de ces idées populaires mais fausses.

    Et alors que vous nous rappelez à l’ordre, vous en rajoutez une couche « les canadiens payent le salaire et la pension des députés Bloquistes depuis 20 ans, et ce, à même l’argent des canadiens….»

    Quoi, il faut qu’on recommence à vous expliquer le «no taxation without representation»?

    Vous brandissez la menace de censure alors que nous sommes tout à fait dans le sujet, votre dernier commentaire le prouve, puisque vous renchérissez justement dans la même veine que ce dont nous parlons avec la dernière phrase, mais vous ne rappelez pas à vos lecteurs de respecter votre code de conduite : Jean-Luc Proulx peut m’interpeller en me traitant de communiste (une insulte de sa part) ou en me traitant de clown (voir https://crioux.wordpress.com/2011/03/21/le-pq-et-le-nucleaire/ ) en faisant la promotion de ses propres billets et en étant franchement impertinent…

    Ce n’est pas très cohérent de votre part : voulez-vous des contributions intellectuelles sérieuses ou préférez-vous simplement tenir un blogue pour diffuser des slogans? Si vous ne voulez plus de contributions documentées et de réflexions soutenues et que vous préférez la polémique à coup de points d’exclamation, d’opinion, de propos arbitraires et d’attaques gratuites dites-le clairement, nous ne vous ferons plus perdre votre temps.

    Rappelez-vous les contributions soutenues de Manx, voulez-vous des lecteurs comme lui ou préférez-vous des !!!

  19. Ma demande était générale, et non pas nécessairement ciblée sur ce billet en particulier. Mais avouez que vous (Engagé et Caligula) avez le don de faire dériver le sujet assez souvent. Je vous demande de rester sur le sujet pour la cohérence.

    Quand aux insultes, j’ai demandé de cesser, et pour le moment je n’ai censuré que les plus graves (et croyez-moi il y en avait des graves, ce qui a justifié ce changement de ma politique), mais en effet si Jean-Luc continue, ses commentaires pourraient être censurés.

    Donc respectez vos interlocuteurs et essayez de rester sur le sujet.

  20. L'engagé dit :

    Merci pour la mise au point.

  21. Estec dit :

    Bon, faut se calmer…

    Le Roc n’est pas si différent que nous. Eux aussi ont leur mentalité socialo-démocrate et ont autre chose à faire que d’être bandé sur la ville ou province voisine.

    Et comme les groupes de pressions aux Québec sont contre l’hydro-électricité, le pétrole, le nucléaire, les coupures dans le gaspillage (considéré comme des services), tout en acceptant l’argent de la péréquation, il est normal de donner un coup de pouce aux Maritimes qui sont plus à plaindre que le Québec. Faut en revenir. S’il faut qu’à chaque désaccord qui ne peut manquer avec le gouvernement fédéral (pas parfait) que le Québec, surtout le Bloc et ses partisans nationalistes (la droite), ait une « montée de lait », on n’est pas sortie du bois. Pas comme ça qu’on va pouvoir analyser la situation clairement, pour le bien de tous, pas juste des Québécois.

  22. L'engagé dit :

    «Pas comme ça qu’on va pouvoir analyser la situation clairement, pour le bien de tous, pas juste des Québécois.»

    Si on analyse la situation clairement comme vous dites, on n’en conclut une chose assez simple. Le Québec est une nation minoritaire assujettie au bon vouloir de la grande nation canadienne. Que l’on participe, de manière minoritaire, aux grands partis unitaristes ne fait que renforcer que consolider cet assujettissement.

    Vivre c’est agir, agir pas soi-même. Quand on n’est remplacé dans notre agir, on perd des occasions d’apprendre, de développer de l’expérience, de s’épanouir.

    Ici, le gouvernement canadien, dans l’intérêt de sa majorité, de sa cohésion, intervient pour les provinces de l’Atlantique. C’est une politique tout à fait souhaitable, naturelle et raisonnable, pour la nation canadienne, que de se soucier du développement énergétique et économique des maritimes. Ces dernières paieront moins chers les frais d’intérêts à cause de la garantie de prêt qu’endosse le fédéral. On voit ici le Canada AGIR.

    Il y a une interaction puissante entre l’économique, le culturel et le politique, ils se renforcent l’un et l’autre. Même si l’économique et la culturel au Québec ne vont pas mal, ils sont liées au politique qui lui au Québec est en déficit et c’est ce qui entraine notre paralysie dans bien des domaines.

    Comme il est encore moins dans nos habitudes d’accepter les intrusions d’Ottawa (donc du peuple majoritaire) dans la province, nous luttons plus souvent qu’autrement contre lui, puisque malgré ses bonnes intentions, s’il oeuvre au Québec, c’est d’abord dans l’intérêt de la nation canadienne.

    L’analyse claire est donc la suivante, la nation canadienne peut agir en étant pleinement en possession de son appareil politique à Ottawa tandis que la québécois est éternellement condamnée à être minoritaire, à une province contre 9 ou à 75 député contre 253, qu’elle mette ses députés dans des partis fédéralistes ou dans le bloc ne change rien à cette minorisation,

    La Canada se passe très bien de la grogne du Québec puisque les «Canadians» sont majoritaires et pleinement souverains, ils sont capable d’agir au Canada dans le sens de leur intérêt national.

    Qu’est-ce donc qui est le mieux pour l’agir d’un peuple? Les pouvoirs d’une provinces ou les pouvoir d’un pays?

    À ceux qui me diront que l’on est en 2011, je répondrai que la structure politique du Canada n’a pas changé et le régime à partir duquel nous sommes minoritaires se maintient. À titre d’exemple, la dette fédérale s’accroit, quelle pouvoir ont là-dessus le Québécois? Aucun, à 75 contre 258, c’est la Canada anglais qui décide, pourtant comme tous les Canadiens, nous en subissons le fardeau. Qui décide de la politique étrangère? Les Canadiens et cela a des conséquences directes pour les voyageurs et nos artistes par exemple. Autre exemple, les Canadiens sont dirigés par un gars des prairie très américanisé, pourtant les Québécois sont culturellement très près des français (nous partageons un même tronc commun, cela va de soi), les échanges avec eux ne sont pourtant pas aussi forts et constant qu’ils ne devraient l’être : Harper montre une préférence nette pour « l’américan way of life», ce n’est donc pas le meilleur ambassadeur pour nous ouvrir l’Europe.

    De la même façon, le Québec, aurait intérêt à comprendre comment se débrouille les petits pays (Danemark, Norvège, Belgique, Pays-Bas), un intérêt que n’a pas le Canada. Les échanges culturels devraient être augmentés, de manière un jour à multiplier véritablement le commerce avec ces dernier. Mais ce n’est pas la manière de réfléchir d’une province. On nous serine qu’il faut s’ouvrir au monde avec l’anglais, mais cela ne suffit pas. Ainsi, les fond qui seraient nécessaires pour ces créer ces liens, sont utilisés autrement par Ottawa.

    En définitive, c’est le cas de la garanti de prêt consenti par le fédéral est principalement un symbole qui permet de comparer la capacité d’agir d’un peuple, et la paralysie d’une autre.

  23. L'engagé dit :

    Quand j’écris : « ils sont liées au politique qui lui au Québec est en déficit »

    je ne parle pas du déficit financier, je parle du déficit politique, le fait que le peuple québécois n’a pas les moyens politiques dont disposent par exemple les Français, les Mexicains, les Suédois ou les Canadiens.

  24. Tout comme le Bloc, quand ça va mal, vous tentez de rediriger le débat vers l’indépendance. Tout les gens de toutes les régions ont des spécificités et des différence. Essayer de faire croire que le Québec en entier pensent de la même façon est faux. Les gens de Montréal sont différents des gens de Québec, qui sont différent des gens de la Gaspésie. On a pas les même valeurs et les mêmes préoccupations. Ca ne veut pas dire que la Gaspésie devrait se séparer du Québec. Il en est de même du Canada, des gens de l’atlantique sont différents des gens de l’Alberta, mais ça veut pas dire qu’ils doivent se détester pour autant.

    Pour ce qui est de Churchill, le fédéral respecte son engagement pour l’environnement et réduire ses émission de « GES », ça peut prendre plusieurs formes, celle-là permet de remplacer des centrales au charbon par de ‘hydroélectricité, donc moins de pollution, bravo! Ça aurait pu passer par le Québec, mais les négociations avec Hydro ont échoué. Hydro pensait avoir le gros bout du bâton et a négocié dur, mais finalement Terre-Neuve avait une autre option que Hydro n’avais pas pensé.

    Et ne plus ça ne coûte rien aux contribuables canadiens parce que c’est une garantie de prêt, pas une subvention.

    Nous on reçoit 8 milliards cash par an (péréquation), Terre-Neuve n’en reçoit pas, ils en payent parce qu’eux ils exploitent leur ressources et s’enrichissent. Mais il n’ont pas les reins aussi solides que le Québec parce qu’ils ont longtemps été un province pauvre. La garantie de prêt leur permet juste d’avoir un prêt à un meilleur taux.

  25. L'engagé dit :

    Les gens de l’Atlantique sont différents des Prairies, certes, mais il s’agit de la même nation. L’homogénéité culturelle est garante d’une convergence des intérêts politiques et économiques. Le Poitou-Charente est différent de la Bourgogne, mais il y a un dénominateur commun puissant : ces régions sont habités par des français. Ils ont une histoire, une langue, une littérature et une culture commune et c’est ce qui les distingue de la Bavière ou de la Saxe.

    Ainsi les intérêts de la Gaspésie sont beaucoup plus solubles dans les intérêts du Québec et vice-versa (histoire, littérature, culture et langue aidant), que ne le sont les intérêts des Gaspésiens par rapport au Canada, ou l’intérêt du Canada par rapport aux Gaspésiens. Les intérêts de la majorité des Canadiens sont beaucoup plus près des intérêts de la grande majorité ontarienne que de ceux de la Gaspésie. Toutefois, comme région maritime, il est vrai qu’il y a également des dénominateurs commun entre la Gaspésie et les provinces de la Gaspésie. Toutefois, les Gaspésiens auraient beaucoup plus de pouvoir, par exemple sur la politique maritime, les pêcherie en élisant directement des députés dans un Québec indépendant, lequel siègerait à l’ONU et dans les grands centres de décision, pour négocier directement les litiges maritimes avec le Canada qu’en étant subordonné au Canada dans une structure où les Gaspésiens sont appartiennent au peuple minoritaire.

    Quant à votre affirmation «tout comme le Bloc», elle est fausse. Que ça aille bien ou mal, je fais valoir les vertus de l’indépendance et je démontre le caractère paralysant ou archaïque du régime fédéral. Agir par soi-même est un bien en soi et être remplacé par un autre est ne permet jamais de s’épanouir.
    C’est vrai au plan collectif et c’est vrai au plan individuel.

    L’argumentaire sur la péréquation montre justement les effets pernicieux de se faire entretenir et devrait plutôt être un incitatif pour se prendre en main, mais c’est de toute façon un faux débat : le fédéral a investi des milliards dans l’industrie pétrolière en Alberta, qu’il s’agisse de subventions directes, de crédits d’impôts ou d’autres incitatifs et le Québec a contribué à au moins 20% de ce financement, ça été la même chose en recherche et développement en Ontario ou dans l’industrie manufacturière. Il s’agit donc d’investissement qui finissent par rapporter, contrairement à la péréquation annuelle qui permet à Québec de boucler son budget et qui est une dépense.

    En tant que nation annexée, de toute façon, nous avons été « les nègres blancs d’Amérique» (* l’Expression est de Vallière) et nous avons commencé à sortir de notre torpeur seulement à partir des années 60 et donc la condition de la pauvreté de Terre-Neuve s’applique tout autant à nous et c’est la raison pour laquelle le régime fédéral a établi un système de péréquation, qui lui, fonctionne avec des règles fixes et précises, au contraire de la décision sporadique de Harper qui vient garantir le prêt, laquelle revet un caractère arbitraire.

    Je vous rappelle que cette garantie réduira le cout d’emprunt et donc les frais d’intérêts que paieront les provinces qui y participeront, au contraire de l’hydroélectricité au Québec, laquelle est liée à des projets que le fédéral a justement refusé de financé, ainsi que nos élites anglophones, LES QUÉBÉCOIS SE SONT DONC TOURNÉS VERS WALL-STREET POUR FINANCER LEURS BARRAGES, À UN TAUX FORCÉMENT PLUS ÉLEVÉ.

    Si la dette d’Hydro était garantie par le fédéral, ce sont des milliards qu’avec le temps nous pourrions investir ailleurs, justement pour faire des investissement, par exemple en Gaspésie.

    Enfin, la balance entre les impôts et taxes qu’envoient les Québécois à Ottawa, et ce qu’ils reçoivent (incluant la péréquation), est à peu près équivalente et si les Québécois reçoivent un peu plus qu’ils ne donnent, il ne faut pas oublier que cet écart est principale attribuable à des frais sur la dette fédérale que les Québécois doivent payer, dette qui ne serait justement pas si grosse si Ottawa n’était si centralisateur et inefficace : on perd énormément d’efficacité dans l’entretien d’un gouvernement central pour dispenser des services d’un océan à l’autre dans un immense pays composé de 5 ou 6 régions distinctes.

    Enfin, il ne faut pas oublié que ce que dépense Ottawa au Québec inclut des salaires des fonctionnaires et le cout d’initiative qui ne favorisent pas nécessairement le Québec, même si cet argent est dépensé en sol Québécois. Ainsi, en assujettissant pas les institutions fédérales à la loi 101 au Québec, le fédéral travaille contre le Québec en mettant ses institutions au service du dictat bilingue d’Ottawa (la majorité) et non des Québécois. Ce qui est considéré comme une dépense pour le Québec au Québec est donc une dépense pour Ottawa.

  26. L'engagé dit :

    Par exemple le scandale des commandites est considéré comme une dépense que le Fédéral fait au Québec. Donc dans les milliards qu’Ottawa déverse au Québec, combien sont véritablement productifs?

  27. Christian Rioux dit :

    Je suis en désaccord quand vous cites la langue comme étant ce qui défini une nation ou une culture. Les canadiens anglophone sont bien plus semblable aux québécois, dans leurs valeurs, leur culture et tout ce qui nous définit, que nous ne pouvons l’être avec un français de France.

    Si la langue est tout ce qui nous défini, c’est bien pauvre. Un Italien ou un juif, qui vit au Québec et qui parle français ne perd pas sa culture pour autant. Alors pourquoi perdrions nous notre culture si on parle anglais aussi?

    Pour revenir au sujet de Churchill, je trouve que les nationalistes chialent pour rien. On est les ados gâtés du Canada et comme les ados, on est jamais content et on pense tout savoir.

  28. L'engagé dit :

    La langue est un des piliers qui permet à un peuple de se perpétuer, les autres aspects étant la culture (véhiculée en partie à travers cette même langue) l’histoire et la littérature. Pour ce qui est de votre appréciation de notre ressemblance avec le reste des Américains (Canadiens-anglais et des citoyens des États-Unis), il faudrait d’abord que vous nous parliez de votre expérience du Canada anglais, ce que vous refusez de faire ou que vous n’avez encore pas fait jusqu’ici.

    Évidemment il y a de grandes similitudes selon les régions géographiques et bien sûr les habitants de la côte Est partagent des traits comme les habitants de la Méditerranée en partagent entre eux.

    En écrivant «si la langue est tout ce qui nous définit c’est bien pauvre», vous avez de la langue une conception purement utilitariste, comme s’il ne s’agissait que d’un outil de communication. N’importe quel linguiste vous dira que c’est beaucoup plus que ça, la langue amène avec elle tout un tas de référents et les mots, les expressions sont accompagnées non seulement de toute une histoire, que nous intégrons en participant à la communauté «qui se parle» à travers sa langue, qu’un ensemble de codes sociaux accompagne l’usage de la langue et celui qui est à l’aise avec sa langue, celui qui sait discourir est également à l’aise socialement.

    Cela étant dit, le propre des Juifs c’est justement de transmettre une histoire, de faire partie d’une communauté qui célèbre des rites et surtout, le signe qu’on est enfin un homme, chez les Juifs, c’est lorsque l’on célèbre sa « Bar Mitzva », un rite par lequel le jeune prouve son aptitude à lire en hébreu la Torah. Pour avoir un rôle religieux dans une communauté, il faut maitriser cette aptitude. La langue est si importante que lorsqu’ils ont créé leur État, les Juifs ont fait de l’hébreu la langue officielle, alors qu’il ne s’agissait pas de la langue d’usage des Juifs qui y arrivait et ils ont évidemment soutenu la création d’une littérature en hébreu et des linguistes ont modernisé la langue.

    À Montréal à quoi reconnaissez-vous un Grec ou Italien d’un Canadien-anglais «ordinaire»? Le Grec parle grec et l’italien parle italien.

    Reprenons donc, maintenant qu’il est entendu que nous sommes, Québécois, une nation différente de la nation canadienne. Nous sommes annexés par les Canadiens et ceux-ci, majoritaires, dirigent le pays dans leur intérêt.

    Comme toute nation, nous reconnaissons (en cela ce n’est pas tous les Québécois c’est vrai) qu’il vaut mieux agir par nous-mêmes et pour cela, nous revendiquons plus d’autonomie. Le Canada, lui, «se crisse» bien d’autonomie, parce que contrairement à nous, Ottawa est «son» gouvernement, il y est majoritaire (258 députés) nos intérêts sont donc opposés sur cette question.

    Ce que dit le ROC ou Ottawa dans l’interprétation de la réalité sanctionne donc la réalité à ses propres yeux puisqu’il s’agit de reconnaitre sa propre souveraineté, et disant que «le Québec est un enfant gâté qui chiale», il trouve une façon de prouver que le régime fonctionne bien et que c’est un membre qui est dysfonctionnel, simplement.

    Or si le régime fonctionne bien, pouvez-vous m’expliquer la raison d’être de nos revendications depuis Papineau (et même avant?)? On dit «que l’on chiale» car cela occulte un problème de structures politiques, lesquelles structures nous empêchent de nous épanouir. En reconnaissant qu’il y a un problème, le ROC aurait à nous dire ce qu’il compte faire. S’il ne compte rien faire alors il n’y aura plus aucune raison pour rester dans le Canada, mais aucun politicien n’a osé le dire, sauf Harper, qui a franchi ce pas lors du débat français.

    Qu’un gars de Fort McMurray, qui n’est pas capable de me donner une des modifications qu’apportait Meech me dise que l’on «chiale», alors que ce sont les «chialeurs de l’ouest qui ont fondé le «reform party» , lequel est devenu le parti conservateur actuel, ça ne m’étonne pas. Mais vous, Christian Rioux, quel intérêt avez vous à dire «que les nationalistes chialent» là où c’est l’Assemblée nationale qui a unanimement fait adopter une motion condamnant la proposition des Conservateurs?

  29. L'engagé dit :

    Le plus drôle c’est qu’on m’a appelé pendant que j’écrivais ceci. «On the behalf of Mister Mulcair». Compte tenu de la position de ce dernier sur la langue, je me serais attendu ce que l’on me parle en français, n’est-ce pas la langue d’usage et la langue officielle au Québec? La militante à l’autre bout du fil était non seulement incapable de parler, mais encore moins de comprendre le français.

    Enfin, je lui ai parlé, en anglais, de la position de Monsieur Mulcair lors des audiences sur la loi 103 (ou 115), mais la dame ne savait toujours pas de quoi je parlais. La dame ne pouvait pas comprendre ce que son geste pouvait avoir d’insultant : appeller un francophone pour qu’il vote pour Monsieur Mulcair, alors que Layton est le seul des partis fédéralistes à avoir véritablement fait preuve d’ouverture sur le plan constitutionnel et NE PAS SAVOIR SOLLICITER L’ÉLECTEUR EN FRANÇAIS chez lui, c’est honteux et complètement incohérent. Comment puis-je croire que Layton pourrait vraiment assujettir le fédéral au Québec à la loi 101 s’il n’est même pas capable d’avoir des militants bilingues!

    Et vous voudriez que je me sente chez moi au Canada?

  30. Christian Rioux dit :

    @L’engagé
    Vous me demandez de parler de ma vie personnelle, alors que vous vous chez derrière l’anonymat… Je veux bien débattre d’idées, mais mes expériences personnelles ne vous regardent pas. Et de toute façon c’est hors-sujet. Je tiens à garder les commentaires sur le sujet du billet par soucis de cohérence.

  31. L'engagé dit :

    Je ne vous demande pas de me parler de vos blondes mais de nous dire, très généralement quel expérience vous pouvez bien avoir du ROC ou des Canadiens-anglais, car elle est complètement différente de la mienne on dirait. Vous ne justifiez jamais vos propos sur le sujet et la seule chose que l’on puisse imaginer pour expliquer vos positions est que vous avez vécu dans le ROC. Pourtant, dans vos billets, rien ne laisse transparaitre cette expérience.

    Et cessez de vous cramponner au hors-sujet chaque fois que vous êtes en difficulté. Je ne fais que développer exhaustivement un aspect que vous utilisez vous-même d’une manière fragmentaire quand vous cherchez à me contredire.

    La question par exemple qui nous intéresse, l’appui fédéral au Bas Chruchill, est à analyser d’une manière politique et si nous faisons, nous devons voir quels sont les intérêts et qui sont les acteurs. C’est le B.A.B.A. d’une analyse politique. La notion de nation impliquée est donc corolaire de toute discussion honnête sur le sujet lorsque nous nous penchons sur les acteurs. Évidemment, nous devons faire un examen des structures politiques. N’est-ce pas ce que je fais en énonçant le rapport majoritaire/minoritaire et en comptant les sièges?

    Vous remettez en question les outils que j’utilise pour définir la nation et vous finissez par y aller de jugements personnels sur les affinités entre différents peuples pour me contredire. Peut-on savoir sur quoi vos jugements reposent?

    Ne venez-vous pas de critiquer «ces Québécois qui pensent tout savoir»? Il me semble qu’il faut faire l’effort de faire des liens si on veut briser les chaines de notre ignorance.

    Bonne fin de semaine…

  32. Estec dit :

    De toute façon, le mouvement séparatiste, qui est un travestissement du traditionalisme catholique passé, est un mouvement anachronique. Nous ne vivons plus en Laurentie et par 2 fois ont a voté Non. Le dossier est clos, sauf pour nos réactionnaires qui vivent dans le passé.

  33. L'engagé dit :

    @ Estec

    Qui est le plus réactionnaire dites-moi? Ce billet est la preuve évidente que le régime fédéral est tout aussi archaïque. Et ce régime fédéral a mis tout son poids, en 80 puis en 95, incapable qu’il est de la même réforme. Régime dont, je vous le rappelle, le chef d’État est la reine d’Angleterre.

    S’il est vrai qu’il y a eu une pensée indépendantiste et fasciste en dans les années 30 et dont l’empreinte est catholique et traditionnelle, je présume que vous parlez de Paul Bouchard, cette dernière à au moins le mérite d’être anti-coloniale, et donc foncièrement moderne . Les pensées indépendantistes de Chaput, Séguin ou Morin, elles, sont fondées sur une analyse historiques ou politiques et supposent d’agir dans la sphère politique justement pour enfin nous épanouir au plan culturel, social et économique.

    Le dossier est clos dites-vous? Au contraire, les Québécois francophones sont de plus en plus minoritaires, ils perdent même du poids politique dans leur propre province, comment voulez-vous qu’ils soient responsables dans ces conditions?

    Ils me font rire ceux-là qui disent «qu’il ne faut pas vivre dans le passé» et qui sont souvent les premiers à ne pas le connaitre et donc à ne pas comprendre le présent. Comment voulez-vous préparer l’avenir dans ces conditions?

    Ceux qui disent que le «dossier est clos» voudraient que l’on se comporte comme de petits provinciaux, parce que le pouvoir véritable nous échappe, et qu’on laisse les autres décider pour nous? Méchante vision.

    Vous aurez compris que dans le cas du Bas Churchill, une nation maitre de sa destinée ne financerait pas son gouvernement pour qu’il nuise à ses intérêts commerciaux en soutenant l’économie d’une autre nation.

  34. Estec dit :

    Bon, encore l’histoire du complot extérieur avec de la propagande tiers-mondiste qui se sert de vieille histoires colonialistes.

    Vous semblez oublier qu’il n’y a pas juste au Québec qu’il y a des Canadiens-français. Ce n’est pas avec nos politiques socialo-démocrates que le sort des Québécois va s’améliorer. Pour ça que nous sommes dépendant de la péréquation. La liberté de choix, le libre marché, voilà la solution. Au lieu de ça, on préfère s’asservir nous-même pour une élite de jambons qui s’imagine représenter les « valeurs québécoises » et accuser ses voisins.

  35. L'engagé dit :

    Vous avez raison Estec de dire qu’une partie de la solution doit comporter une réponse économique cohérente, mais le Québec ne peut décider pour lui-même, à l’extérieur ou à l’intérieur s’il est assujetti à une structure politique où il est minoritaire.

    Agir par soi-même, sur le plan collectif, ça veut dire être capable d’analyser une situation, de la réfléchir et d’enclencher l’action, qu’il s’agisse de faire des réformes ou non, que ces dernières soient de gauches, de droite ou du centre.

    Vous avez également raison de dire que nous sommes dépendants de la péréquation parce que nous sommes dans un régime fédéral où environ 50% de nos taxes et impôts s’en vont engraisser un gouvernement centralisateur obèse qui cherche à maintenir une unité dans 3 ou 4 régions complètement disparate et aux intérêts opposés et qui pallie les problèmes que ce manque de flexibilité génère avec une distributrice à bonbons pour provinces pauvres.

    Les «vieilles histoires colonialistes» ont généré une structure, à partir de 1791, qui n’a cessé de se perpétuer et plus le temps passe et plus les Canadiens-français sont minoritaires. Et cette dynamique s’est mise en place entre 1791 et 1840 et depuis elle n’a que très peu changé. Pire, à mesure que de nouveaux champs émergent, ils sont accaparés par Ottawa, puisqu’une clause de la constitution fait en sorte que tout aspect de la vie en société qui n’est pas déjà inclus dans la liste des compétences provinciales tombe directement dans les compétences du gouvernement fédéral.

    Je serais évidemment bien plus favorable à l’idée de vivre dans un Québec indépendant, mais libertarien, à conditions que les entreprises soient surtout de propriété Canadiens-française, que de vivre dans un Canada libéral ou néo-démocrate avec un gouvernement de provincial dirigé par Québec-solidaire.

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