Il faut être au pouvoir pour changer les choses

Il faut être au pouvoir pour changer les choses, c’est pas moi qui le dit, ce sont les péquistes:

« Qu’on le veuille ou pas, pour apporter des solutions aux problèmes, il faut être au pouvoir. »
-Pierre Curzi, député péquiste (L’actualité, 1er mars 2007, p. 16)

« Je pense que j’avais plus de pouvoir, plus d’influence, quand j’étais animateur de La part des choses que j’en ai présentement en député de l’opposition. »
-Bernard Drainville, député péquiste (Radio-Canada, Les Coulisses du pouvoir, 10 février 2008)

« Nous ne jouons pas pour devenir l’opposition officielle, mais pour prendre le pouvoir »
-Sylvain Simard député péquiste (RDI, Le Match des élus, 25 avril 2008)

« Je ne regrette pas d’avoir délaissé le poste. Je regrette de ne pas être au pouvoir! »
-Richard Legendre, ancien ministre péquiste, [questionné à savoir s’il regrettait d’avoir quitté ses fonctions de directeur de Tennis Canada] (Métro, 6 août 2006)

Alors si c’est si important d’être au pouvoir pour changer les choses, pourquoi voter Bloc?

11 commentaires pour Il faut être au pouvoir pour changer les choses

  1. Voila ce que ça donne être dans l’opposition:

  2. Simon Leduc dit :

    C’est un très bon commentaire. Pour changer les choses, il faut être au pouvoir et c’est pour cela qu’il faut voter pour le Parti conservateur. Celui-ci est le seul parti politique qui peut former un gouvernement national fort pour tous les Canadiens.

  3. Conservateur, libéral ou NPD (mathématiquement possible mais improbable)

    Le Bloc par contre c’est 0,00000000% de chances d’être au pouvoir.

  4. Gilles Laplante dit :

    Le vote massif des québécois pour le Bloc démontre bien qu’ils n’ont rien compris à la politique. D’ailleurs, à discuter avec bien des québécois on réalise qu’ils n’y comprennent rien et qu’ils ne sont pas intéressés à comprendre. Ils votent en fonctions de ce que les journalistes leur disent.

  5. Christian Rioux dit :

    @Gilles
    Je peux comprendre que les séparatistes, qui souhaitent un Canada qui marche mal pour justifier leur option puissent voter pour le Bloc, ce qui serait un échec lamentable puisqu’ils y sont depuis 20 ans et l’indépendance n’est pas très populaire. Ca ne justifie donc pas tous les votes du Bloc. Le reste sont des ignorants et des gens influencables par les médias.

  6. L'engagé dit :

    « Le vote massif des québécois pour le Bloc démontre bien qu’ils n’ont rien compris à la politique. »

    D’abord, il est normal que le Québec soit plus autonomiste que les autres régions, langue, culture et histoire étant différentes et comme nous sommes minoritaire en Amérique du Nord, il est tout à fait normal que nous voulions plus d’autodétermination, c’est quand même nous qui savons mieux que les autres ce qu’il convient de faire pour survivre et nous épanouir.

    je répète ce que j’ai écrit ailleurs : C’est la présence d’une quelconque revendication autonomiste du Québec qui force le Canada a centraliser (pour le brider) et c’est cette structure (en plus de celle selon laquelle un gouvernement veut naturellement de plus en plus de pouvoir) qui consolide l’Ontario (Toronto n’est pas devenue ce qu’elle est du jour au lendemain, ça s’est construit cette affaire-là), au détriment des autres provinces.

    Je conclus donc en disant que pour partager du pouvoir au fédéral avec un parti traditionnel, il faut non seulement au Québec élire une majorité de députés de ce parti, mais aussi travestir notre nature, mais malgré cela, nous demeurons minoritaires dans ledit parti. Par ailleurs, si nous nous affirmons trop, nous créons de la résistance et de la grogne envers le parti qui nous accueille, il vaut mieux se fondre dans la masse. Peut-on alors dire que les députés représentent bien les Québécois ? Trudeau, Charest, Chrétien, montrent que non. L’affaire Coderre nous montre que les partis fédéraux actuels souffrent vraisemblablement du même mal incurable.

    La preuve la plus évidente me semble le «Rapport Charest» lequel a tenté de sauvé Meech.

    Pour le rendre acceptable au ROC, il a tant dû le travestir que nous ne pouvions plus l’accepter sans nous sentir déshonorer. Un fédéraliste ne peut faire réintégrer le Québec en lui consentant enfin des changements au régime fédéral sans être automatiquement moins aimé au Canada.

    Les intérêts du Québec et du Canada étant de plus en plus irréconciliables, participer à un gouvernement majoritaire «fédéraliste unitaire», c’est cautionner une minorisation du Québec. Les député du Québec sont condamnés d’être minoritaires dans un grand parti canadien. Ils faut donc qu’ils se ferment la gueule pour conserver leur siège et leur poste ou qu’ils soient plus durs envers le Québec que des Canadiens.

    Exactement des Trudeau et des Chrétien…

    Un vote fort du Bloc et un gouvernement minoritaire donne au contraire des chances que ne donne pas la participation à un gouvernement majoritaire.
    Même en élisant Mulroney avec 57 députés au fédéral et avec un gouvernement libéral fédéraliste à Québec, participer à fond échoué, alors maintenant que donner quelque chose au Québec ne fait même pas parti de l’équation, voter pour le Bloc donne peut-être une liberté politique plus grande : la preuve, avant la dissolution du parlement, une loi sur le bilinguisme des juges à la Cour suprême avait été adoptée!

  7. Caligula dit :

    Aux élections fédérales de 1917, les conservateurs balaient le Canada sauf au Québec, où les libéraux d’alors représentent le mouvement nationaliste et où ils rafflent 62 des 65 sièges.

    À ceux qui redoutent l’abscence du Québec dans le cabinet Borden, Bourassa répond que ce n’est pas une calamité, que la nomination de ministres québécois était une source de faiblesse plutôt que de force.

    On le voit, ça ne date pas d’hier qu’on considère que des ministres fédéraux québécois travaillent pour le fédéral contre le Québec.

  8. Caligula dit :

    « Nous devons impérativement prendre l’initiative et couper l’Alberta du reste du pays pour limiter la mesure dans laquelle un gouvernement fédéral agressif et hostile peut empiéter sur les compétences provinciales légitimes. »
    (Stephen Harper au National Post, le 24 janvier 2001)

    «Il est temps de prendre modèle sur le Québec. Ce que les Albertains devraient apprendre des Québécois se résume à ceci : devenir maîtres chez nous ».
    (Stephen Harper au National Post, le 8 décembre 2000)

  9. Christian Rioux dit :

    @Caligula
    Il n’y a rien de contradictoire la dedans. La droite a toujours été décentralisatrice, contrairement à la gauche qui est centralisatrice. Dans cette optique, les albertains et (certains) québecois cherchent tous deux à avoir plus de pouvoirs, donc décentralisation.

  10. L'engagé dit :

    La droite a toujours été décentralisatrice : sauf que la droite conservatrice et morale du Canada ne fait pas des analyses scientifiques et économiques , elle méprise au contraire nos institutions émérites (ex Stat.Can), et fonde ses politiques sur une idéologie dogmatique, Harper lui-même donnant l’exemple en considérant «qu’il n’existe pas de bonnes taxe».

    Résultat, depuis que les Conservateurs sont au pouvoir, la dette s’est accrue de 100 000 000 000 $, oui vous avez bien lu 100 milliards! La source est ici : http://elections.radio-canada.ca/elections/federales2011/2011/03/28/025-verification-faits-surplus-deficits.shtml

    100 milliards, cela fait des frais d’intérêt qui doivent osciller entre 2 et 6 milliards et comme les Conservateurs ont baissé les impôts des entreprises, ce sont les contribuables qui doivent assumer une plus large part des revenus, alors que l’État étouffé offre de moins en moins de service.

    De surcroit, on a encore appris que les F-35 pourraient couter encore plus cher, c’est donc 29 milliards que l’on devra dépenser pour l’acquisition et l’entretient d’avion de chasses pour lequel il n’y a même pas eu de débat, sans une définition claire des besoins et sans appel d’offre.

    Conclusion, le gouvernement prend toujours autant de place, mais il diminue les services et pire, avec son agenda militaire, il donne énormément de poids à l’industrie et au lobbys militaire, qu’il subventionne ainsi indirectement.

    En accroissant les revenus militaires à ce point, c’est le biais de l’armée qui est imposée à la société , C’EST DONC UNE TRÈS LOURDE INTERVENTION, car cela engendre systématiquement une dérive autoritaire, laquelle se ressent à l’international et dans la société civile.

    Les arrestations et les détentions illégales du G-20 en sont un bon exemple et un comité des communes a validé les prétentions que nous avancions dans ce blogue cet été à l’effet qu’il y avait effectivement eu de l’abus.

  11. Caligula dit :

    Moi aussi, comme Harper, je souhaite qu’on soit maîtres chez nous.

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