Mal de Bloc!

«Le propre du fou est de répéter les mêmes actions en espérant qu’elles produiront des résultats différents.»

Le Québec continue à voter Bloc en espérant que ça va faire disparaitre les conservateurs…. Alors qu’en fait, ça les maintient au pouvoir.

Le Bloc est un parasite qui suce notre sang et tente de nous convaincre qu’il fait ça pour notre bien.

9 commentaires pour Mal de Bloc!

  1. Pourrais-tu créer un code HTML, pour ton image anti-Bloc»??? Si il y en a un, pourrais-tu le donner??? Ça m’intéresse!!!

  2. Christian Rioux dit :

    C’est une image que j’ai reçu par Facebook, je n’en suis pas l’auteur et on me dit qu’elle est libre de droit.

  3. L'engagé dit :

    Si le Canada ou l’appareil fédéral est désormais « dysfonctionnel » (et faisant en sorte que les conservateurs nous menacent), la faute n’en incombe pas au Bloc où à ceux qui votent pour ce dernier, mais plutôt au manque de maturité politique du ROC qui est à la fois incapable d’accepter l’idée et peut-être la nécessité des gouvernement de coalition, mais qui n’est pas non plus prêt à examiner ses institutions politiques, à les remettre en question et à les réformer s’il le faut. C’est plus facile de dire : « c’est la faute de ces traitres de séparatiss ». Je dirais que nous jouons correctement le jeu parlementaire et démocratique et que les Canadiens n’ont qu’à s’en prendre à leur système s’ils ne sont pas contents.

    Je sais que j’ai moi-même l’air bébé en affirmant que « c’est pas ma faute, c’est la sienne », mais je pense que le Bloc s’en tire assez bien avec le système, il l’exploite du mieux qu’il peut et pendant ce temps, divers acteurs politiques du ROC semblent nostalgiques d’une époque où tout semblait plus simple. Notre système politique n’est ni très démocratique, ni très adapté à la modernité, certains acteurs politiques voudraient « le bon vieux temps » et le Bloc les en empêche peut-être, mais je trouve que le bloc agit justement comme un parti comme il en existe tant dans le monde, de ces partis qui représentent une population assez importante pour être prise en compte dans la joute, mais insuffisante à elle seule pour prendre le pouvoir. Or, dans les pays « normaux », il faut faire des consensus, des discussions, des tractations, des opérations avec lesquelles le Bloc est à l’aise et la tradition démocratique dans ces « pays normaux » est très forte (je pense à la Suisse et à l’Allemagne). Or, on peut dire un tas de chose contre le Bloc, mais on ne peut nier qu’ils ont justement jouer jusqu’ici un rôle de protection de l’intérêt public , qu’ils s’agit de démocrates ou du moins qu’ils font de leur mieux pour défendre les institutions sociales et démocratiques du Canada, même si leur objectif est surtout l’intérêt du Québec.

  4. Christian Rioux dit :

    Je ne crois pas. Je pense que ce sont juste des parasites qui profitent du vote séparatiste pour se faire une job bien payée et pas fatigante, en plus ils en profitent pour essayer de discréditer le Canada à chaque occasion. Et tout ça payé par les taxes des canadiens, au nom de la démocratie. La séparation, c’est pas au fédéral que ça se ferait, mais au provincial. Le Bloc n’a plus d’affaire là. Ils ne défendent pas les intérêt du Québec, ils défendent les intérêts du Bloc.

    Il n’y a pas de pays « normaux » et de pays « anormaux », juste des systèmes différents, et il n’y en a pas un qui est parfait, sinon tous le monde l’aurait copié. Les pays avec élections proportionnelles sont des pays qui sont constamment en élection et le gouvernement ne dure que rarement plus d’un an. Ca finit que chaque petit groupe d’intérêt se ramasse en coalition avec d’autres qui ont des idées complètement opposées, et donc des petit groupes radicaux finissent par avoir trop de pouvoir, au détriment de la majorité.

    La démocratie, c’est la dictature de la majorité. On ne peut pas satisfaire tous le monde. Ce n’est pas parfait, mais c’est le moins pire qu’on ai trouvé.

    Parlant de démocratie, si les séparatistes seraient vraiment des démocrates, ils auraient accepté le deux fois que les québécois (pas les canadiens anglais) ont dit NON!

  5. L'engagé dit :

    1. En dépit des préjugés tenaces, le Bloc fait un très bon travail parlementaire, du travail de l’opposition avec des questions embarrassantes et qui oblige le gouvernement à rendre des comptes et à être plus transparent, siéger sur les comités parlementaires et ensuite proposer des projets de lois. Des politicologues partout au Canada reconnaissent au Bloc ces qualités.

    2.Quant à la questions de la job pas fatigante, il y a des «banquettes» et des figurants dans tous les partis. Et dans certains partis, on a beau poser une question à un ministre, c’est un autre qui répond tellement le message est contrôlé par le cabinet. Dans ce contexte, certains députés font de la figuration.

    3. « No taxation without representation», au dernières nouvelles les indépendantistes paient des taxes et des impôts et il est donc parfaitement légitime d’être représenté.

    4. Vous parlez de la démocratie et stipulez que c’est au Québec que devrait se régler la question de l’indépendance, mais quand Trudeau a rapatrié la Constitution, ses députés québécois ont servi sous ses ordres fidèlement en votant d’après la ligne de parti, même si au Québec, on n’était, fédéralistes inclus, en désaccord avec son geste. Ce que fait le fédéral a une incidence à Québec, par exemple, avant que l’assemblée ne soit dissoute, C’EST UN DÉPUTÉ DU BLOC qui avait fait accepter un projet de loi pour que les juges soient bilingues de la plus haute cour soit bilingue. Pour ça il a fallu documenter la question des jugements en Cour suprême et c’est d’ailleurs un Québécois qui a démontré que les traducteurs DE LA COUR SUPRÊME, ne transmettaient pas un message fidèle, ce faisant, c’est on a un méchant problème si les juges de la Cour suprême ne peuvent nous comprendre alors que ce sont eux qui sont en charge d’appliquer la constitution. Il y a donc une convergence entre les intérêts du bloc et celui des indépendantistes voire des autonomistes. Par ailleurs, le Bloc joue le jeu parlementaire et il n’a pas de veto ou quelque chose du genre dont il abuserait. C’est donc uniquement par le système de représentation qu’il déséquilibrerait le système politique canadien, en ce sens, n’est-ce pas un bon contrepoids pour un peuple minoritaire?

    5. Pour la proportionnelle, vous avez écrit trop vite : « Les pays avec élections proportionnelles sont des pays qui sont constamment en élection et le gouvernement ne dure que rarement plus d’un an». Informez-vous, c’est le scrutin uninominal majoritaire à un tour qui est l’exception. D’ordinaire, on lui préfère au moins le scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Suède, Norvège, Danemark, Espagne, Pays-Bas, Japon, Portugal, Autriche, Allemagne , et j’en passe et j’en passe, ont des systèmes proportionnels ou mixtes. La France elle a un système proportionnel pour certains ordre du gouvernement et un système majoritaire à plusieurs tour à d’autres niveaux. La proportionnelle permet à des nouvelles idées d’émerger et donne un portrait plus authentique de l’électorat.

    6. Votre conception de la démocratie est bien dogmatique, s’agit-il de la majorité au sens du plus gros des groupes dans une société donnée, même si ledit groupe ne représente pas la majorité absolue? Convenez que pour établir une « majorité » dans les affaires courantes, il faut constamment dialoguer et s’entendre. La démocratie, c’est bien plus une affaire de participation, ça veut dire que mon député peut parrainer pour moi un projet de loi et qu’il me représente. La démocratie ça veut dire que l’on peut s’impliquer à plein de niveau…

    7. Votre argument sur les séparatistes démocrates se renverse facilement et contredit d’ailleurs votre argument selon lequel c’est au Québec que cela doit se décider et pas à Ottawa. Si c’est le cas, pourquoi Trudeau a-t-il fait campagne en 80? Pourquoi le fédéral a-t-il mis tout son poids en 95, pourquoi le scandale des commandites et le fameux «Love in» et surtout, pourquoi le fédéral s’est-il permis de s’immiscer dans la campagne de 95 et de se foutre de la loi électorale québécoise? Compte tenu du score et de cette impression très désagréable que ce n’était pas net (et si vous trouvez des contre-exemples du camp du Oui, ça ne sera que la preuve plus évidente que ça ne l’était pas) il est tout à fait légitime de vouloir la «rejouer» d’autant que plein de jeunes n’ont pas voter en 1995 ni en 1980 et comme il vont vivre au Canada le reste de notre vie, pourquoi ne voteraient-ils pas à leur tour? Et surtout, le Non l’a emporter en 95 avec encore une fois une promesse de renouvellement du fédéralisme. Les Québécois, eux , étaient d’ailleurs déçu de l’échec de Meech.

    Les Québécois ont enfin compris que le Canada était à prendre comme tel et qu’il n’allait pas changer pour eux. Il aura fallu deux référendums pour s’en rendre compte, mais nous ne pouvions pas le savoir avant le premier.

    8. Je ne connais pas votre connaissance du Canada et des Canadiens-anglais, mais pour ma part, ayant étudié dans une université anglophone et ayant eu à travailler 9 ans à Montréal en anglais, je peux vous dire que nous sommes un peuple différent, simplement. Une culture, une langue et une histoire différente commandent des choix économiques et politiques différents. Nous pourrions peut-être avoir un système paritaire avec les Canadien-anglais, mais encore faudrait-il que nous choisissions librement le système et qu’ils l’acceptent. Ce n’est pas facile pour une majorité de voir sa minorité devenir un égal et c’est normal que les Canadien s’y refusent.

    On a donc pas d’autres choix, si on veut agir par nous-mêmes, de se doter d’un pays à nous. Bien sûr si vous vous sentez plus Canadien que Québécois, vous ne pensez pas comme ça. Mais quelle expérience avez-vous du Canada? Vous n’en parlez jamais, on n’a pas l’impression que vous avez vécu en CB ou en Alberta et que vous êtes un «Canadian».

    Voilà pourquoi je m’étonne de vos critiques sur le côté «démocrate», voter Bloc pour des indépendantistes c’est un choix très logique.

    Franchement, notre système a beau être bicaméral, est-il nécessaire que les Canadiens du ROC se croient encore dans l’Angleterre du 19e des Tories et des Whigs ? Dans le monde, des coalitions se forment se défont, et ce, même dans des systèmes héritiers du système britannique. Si les parlementaires du Bloc sont « parlables » et les alliés des uns et des autres selon les enjeux, pourquoi la position indépendantiste devrait-elle nécessairement exclure le Bloc ?

    9. J’en arrive finalement au coeur de mon propos, il n’y a pas de réforme à court terme possible pour la décentralisation, et il n’y a pas de plan pour la proportionnelle non plus. Ce qui reste comme options, c’est de jouer le jeu parlementaire d’une façon mature entre tous ceux qui ne sont pas des radicaux. « ILY A UNE PART DE « GAME » dans le jeu parlementaire » (comme les conservateurs qui faisaient de l’obstruction pour que l’on n’obtienne pas des documents), alors je veux bien que l’on traite les séparatistes de traites lorsque c’est pour « marquer des points », mais quand ça devient une question de valeur, de principe que de ne pas travailler avec le Bloc, alors là ça devient purement dogmatique et ce n’est pas ça la démocratie. On n’est quand même pas le seul pays ou une minorité essaie de participer en faisant valoir ses droits, en protégeant ses intérêts…

    C’est une réaction de survivance normale, ça ne devrait pas donner «mal au Bloc»!

  6. Christian Rioux dit :

    « « No taxation without representation», au dernières nouvelles les indépendantistes paient des taxes et des impôts et il est donc parfaitement légitime d’être représenté.  »

    En suivant une telle logique, pourquoi pas un parti pour les gais est lesbiennes?, pour les Islamistes? Pour les agriculteurs? Ca n’a pas de fin.

    Quand aux « magouilles » en 1995, les pires ont été dans le camp du oui, mais elles n’ont pas fait autant les manchettes parce qu’elles ont été découvertes plus tard. Voyez le billet ici: https://crioux.wordpress.com/2009/10/30/anniversaire-du-referendum-de-1995-2/

    Votre expérience est différente de la mienne, moi j’ai plus d’affinité avec des anglos-québécois qu’avec des immigrants français. Même chose avec des Québécois qui se mettent à tripper sur la France. Notre identité et nos valeurs sont britanniques bien plus que françaises, et c’est normal, le régime français a été très court. Voir le billet suivant: https://crioux.wordpress.com/2008/03/02/identite-quebecoise/

  7. L'engagé dit :

    1. Par rapport aux magouilles, encore une fois je peux vous montrer que les choses sont plus complexes et au contraire de ce que vous affirmer, les dérives sur les rejets des bulletins de votes ont été couvertes des 96 et données lieux à des investigations transparentes qui ont justement blanchi les souverainiste d’un complot. Je réponds à vos arguments ici : https://crioux.wordpress.com/2009/10/30/anniversaire-du-referendum-de-1995-2/

    2. Vous n’avez pas à questionner d’une manière arbitraire la légitimité des choix que font les gens dans un contexte démocratique, « En suivant une telle logique, pourquoi pas un parti pour les gais est lesbiennes?, pour les Islamistes? Pour les agriculteurs? Ca n’a pas de fin». Acceptez-vous la liberté d’association, la liberté d’expression, oui ou non? Si vous êtes contre la démocratie, dites-le. «Un parti pour les agriculteur» pan-canadien pourrait être une très bonne façon pour les agriculteur de participer à la joute politique et à faire connaitre leurs idées et à imposer un débat nécessaire sans pour autant qu’ils soient élus.

    3. Si le régime français a été court, notre tradition civique et nos institutions politiques ont justement perpétué des traditions françaises, notre société elle-même est beaucoup plus représentative du contrat social de Rousseau que des représentations de Locke ou Hobbes, et c’est également vrai dans notre culture et notre gastronomie. Evidemment nous sommes métissés et américains avant tout, Vignault ne chante-t-il pas «Mon pays ce n’est pas un Pays c’est l’hiver» et tout le monde doit bien entendre à chaque hiver « AH, comme la neige a neigé» de Nelligan. Maintenant si vous vous dites anglo-québécois, voire « Canadian», cela ne parait que très peu dans votre blogue. Au contraire il a une saveur très régionale .

  8. C’est dommage que je ne trouve pas de lien pour visualiser l’émission, extrêmement intéressante que voici, qui avait été diffusée à Télé-Québec

    http://www.canald.com/emissions/mon-oeil/500342559-ma-reine-chantal-lamarre/

    N’avez-vous jamais remarqué comment l’humour britannique et québécois se ressemblent, contrairement à l’humour français? C’est pas pour rien que nos humoristes n’ont pas souvent du succès en France. Comment le déjeuner typique québécois (oeuf-bacon-saucisse) et pareil aux britanniques, alors que les français mangent croissant-café? La tourtière, le paté chinois (shepherd pie), sont aussi des mets british. Nos valeurs, notre architecture (excepté le vieux québec) largement inspirée par l’architecture britannique.

    Mais ce n’est pas le sujet du billet actuel, qui est sur l’inutilité du Bloc, alors je vous redirige sur ce billet sur l’identité québécoise:
    https://crioux.wordpress.com/2008/03/02/identite-quebecoise/

  9. L'engagé dit :

    Ce que j’essaie d’amener comme propos, c’est que l’identité québécoise est singulière : histoire, organisation sociale, langue, culture et pas seulement, je n’ai pas non plus de problème a reconnaitre l’apport britannique et de toute façon nous pourrions chacun faire un doctorat sur la question «sommes-nous plus britannique que français?» sans nous départager. Si je suis en train d’en parler de cette manière avec vous avec des références communes, qui peuvent aller du pâté chinois à Passe-Partout, je ne pourrais le faire avec un Canadien, je peux avec vous parler de la constitution à Meech en parlant du référendum de Charlottetown et en écorchant Robert Bourassa et Claude Ryan sans que nous ayons tous les deux à prendre un livre d’histoire. Des événements qui ne sont pas interprétés de la même façon au Canada. Je vous en ai déjà parlé, j’ai déjà comparé un livre d’histoire «canadian» d’un livre de Lacoursière.

    Je n’invalide PAS DU TOUT la culture canadienne et l’identité canadienne, il y a par exemple une émission extraordinaire sur les pêcheries à Terre-Neuve «Fisheries Broadcast» et elle est très intéressante, mais en dehors des références communes liées au fait que nous appartenons au même ensemble politique, comparez par exemple «La semaine verte» vous permettra de voir la différence évidente entre Canadiens et Québécois.

    Je suis tout à fait conscient que des Québécois francophones se sentent TOUT À FAIT CANADIENS, mais cette idée canadienne ou Canadienne française n’existe désormais que d’une manière très minoritaire dans le ROC. L’idéal canadien fondé sur l’idée selon laquelle il existerait une identité canadienne déclinable en français ou ou anglais est malheureusement une invention, une construction. Il y a eu des Trudeau, Bourassa, Ryan ou Charest pour nous y faire croire, mais regardez comme Bourassa s’est aplati après Meech pour en venir à la proposition de Charlottetown, le dernier VRAI CANADIEN, Benoit Pelletier déplore l’attitude totalement paralysée des fédéralistes :

    « Il dénonce l’attitude « résignée » des fédéralistes, s’inquiète des menaces d’anglicisation qui pèsent sur le Québec, accuse la Cour suprême de triturer la loi 101 et martèle que le Québec a le devoir de réfléchir à son destin constitutionnel, « fût-il à l’intérieur ou à l’extérieur du Canada ». Benoît Pelletier, ex-ministre des Affaires intergouvernementales dans le gouvernement de Jean Charest, serait-il devenu souverainiste ?

    Non, jure cet expert en droit constitutionnel, qui est retourné enseigner à l’Université d’Ottawa à l’automne 2008, après un séjour de 10 ans en politique, dont 6 au sein du Conseil des ministres. « Mais je n’entends pas, dans les milieux fédéralistes, de discours sur la place du Québec dans le Canada de demain. Je le déplore. » Les fédéralistes se trouvent, de fait, à acquiescer au statu quo, dit-il. « Et ça n’a jamais été mon option. »

    Source: http://www.lactualite.com/politique/benoit-pelletier-brasse-la-cage

    J’en rajoute une couche : « Une Constitution, c’est le miroir d’une société. Depuis son rapatriement, en 1982, les Québécois ne s’y retrouvent pas. Il faudrait en débattre et nourrir une ambition dans ce domaine…

    – La Constitution est devenue un sujet tabou et ce n’est pas sain. Un pays qui refuse d’envisager la possibilité de réformer sa Constitution est un pays qui refuse d’innover. En ce moment, le pays met son avenir entre les mains des juges, des non-élus. C’est une tendance inquiétante. Je préfère que ce soient les politiciens, les élus, qui fassent évoluer la Constitution.

    Quand on dit qu’on devrait s’occuper des « vrais problèmes » au lieu de parler de la Constitution, on se nuit à soi-même. Quand on est une minorité francophone au Canada, a fortiori en Amérique du Nord, on a le devoir de se préoccuper de son destin politique et constitutionnel, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du Canada. »

    Ça fait donc trente que nous ne sommes pas politiquement inclus dans le texte central de l’architecture canadienne. C’est grave.

    Même Molson le reconnait : pendant longtemps on a joué sur le patriotisme des Canadiens avec la «Molson Canadian», pendant qu’au Québec on faisait plutôt la promotion de la Laurentide.

    N’allez pas me prêter de mauvaises intentions, j’ai des amis canadiens, je trouve qu’il s’agit d’un grand peuple, mais ce n’est tout simplement pas le peuple québécois (ou Canadien-français si vous préférez). Ce qui est bon pour des Américains n’est pas nécessairement bon pour des Canadiens, ce qui est bon pour l’Argentine ne l’est pas pour l’Uruguay, et CE QUI EST BON POUR UN PAYS ANGLOPHONE DE 30 MILLIONS N’EST PEUT-ÊTRE PAS POUR UNE PETITE NATION DE 7 MILLIONS.

    C’est du moins l’impression d’au moins 41 % des Québécois, et autour de 48% chez les francophones, qui votent pour le bloc et quand on regarde le sort que les Canadiens ont réservé à Stéphane Dion, pourtant le plus fédéraliste à Ottawa, que les réseaux anglophones n’ont pas manqué de le ridiculiser en mettant de l’avant ses difficultés en anglais, on voit bien que la conception idéalisée des Canadiens qu’entretiennent les «Canadiens» du Québec n’est qu’un fantasme.

    Voter bloc est donc légitime et tout à fait représentatif du malaise dans lequel nous sommes et de l’insolubilité de l’intérêt québécois dans l’intérêt canadien.

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