Écologie à vendre

Un petit garçon dit à son père:
« Je sais ce que je veux pour ma fête, je veux de l’écologie! »

Le père répond:
« Je ne crois pas que tu peux entrer dans un magasin et acheter de l’écologie, ça ne marche pas comme ça. »

Et le garçon de répondre:
« Mon dieu papa, tu es aveugle ou quoi? »

Oui, l’écologie est à vendre, il y en a partout.

Ce que les écolos ne se rendent pas compte, c’est que les compagnies se sont rendues compte de ce marché potentiel et l’exploitent à fond. Il y a de l’argent à faire avec le mouvement écolo, beaucoup d’argent. Ils savent que des gens sont prêts à payer plus cher pour des produits s’ils sont « verts ».

Ce qui est ironique, c’est que les adeptes de la religion verte sont pour la plupart aussi anti-capitalistes. En effet depuis qu’ils se font dire que le CO2 est un poison (même si c’est faux) et que les grandes compagnies capitalistes et les pétrolières sont les responsables, ils se font un malin plaisir à cracher sur les hummers et autres symboles des grandes compagnies.

Mais maintenant tous les produits sont de plus en plus « verts » éco-friendly, éco-énergétiques, et bien sûr la plupart du temps plus chers que les autres. Comme les vêtements faits en chanvre (fibre extraite du cannabis) ou en fibres de bambou, ou alors les fruits et légumes bio. Tout pour attirer la clientèle écolo, prête à tout pour consommer « vert ».

Sauf que ces produits ne sont pas tous aussi verts qu’il n’y parait.

Les épiceries nous font maintenant payer les sacs de plastique 5 cents chaque, ou alors vous devez acheter des sacs réutilisables. On sait maintenant que les sac réutilisables ne sont pas recyclables, et donc moins verts que certain le pensent. Sans compter qu’il faut les nettoyer ces sacs, sinon il peut y avoir des problèmes de bactéries. Pourquoi pas simplement nous donner des sacs en papier, comme autrefois. Le papier provient d’une source renouvelable, est biodégradable et est recyclable. Ça c’est véritablement écolo, mais il n’y a pas d’argent à faire avec ça.

Je me rappelle avoir acheté il y a deux ans, une lampe de poche sans pile, avec un mécanisme qu’il faut activer quelques minutes pour charger un condensateur interne. Produit cheap qui a cessé de fonctionner quelques semaines plus tard. Et bien dernièrement j’ai vu l’exact même produit en vente, mais maintenant il s’agissait d’une « éco-lamp », au double du prix payé il y a deux ans.

Les voitures électriques, une autre utopie écolo puisque beaucoup plus cher, moins puissante, moins d’autonomie, sensible au froid et très long à recharger. Mais le problème principal est que l’électricité pour charger les batteries doit être produite en quelque part. Si au Québec ont le fait de façon propre, par hydroélectricité, ailleurs dans le monde, la majorité de l’électricité produite l’est dans des centrales au charbon, diésel ou nucléaire. Et il ne faut pas oublier les piles qui contiennent des produits toxiques qu’il faudra éventuellement se départir. La voiture électrique n’aura d’avenir que quand les produits pétroliers seront rendu trop chers et qu’on devra se contenter d’une solution moins intéressante.

Les légumes bio requièrent une utilisation plus intensive des tracteurs pour retourner la terre souvent, puisque les cultivateurs bio n’utilisent pas de produits pour contrôler les insectes et les mauvaises herbes, et donc consomment beaucoup plus de carburant pour produire des légumes de moins bonne qualité.

Presque toutes les compagnies utilisent l’écologie comme technique de marketing, beaucoup de produits étiquetés « vert » le sont simplement pour mieux les vendre, sans aucun lien réel avec l’environnement.

On essaie de nous vendre des 4×4 hybrides, comme étant « verts », toutes les automobiles sont maintenant « éco-énergétiques », des maisons qui coûtent plus cher parce qu’elle sont « écolos ». Il n’y a pas de limite, c’est que que l’acheteur veut entendre, alors c’est que que les compagnies offrent.

Alors oui l’écologie est à vendre, et il y a beaucoup d’acheteurs.

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22 commentaires pour Écologie à vendre

  1. Paul Racicot dit :

    Tu as bien raison. Et c’est lamentable !

    « Greed is green ! » 😉

    A+

  2. Un bon exemple de ce « capitalisme vert » c’est Al Gore.

    Il fait des profits énormes avec des investissements dans des compagnies « vertes », et ensuite il fait des discours catastrophistes pour faire monter ses actions.

    Il est le fondateur de « Alliance for Climate Protection », un organisme qui fait la promotion de « l’importance, urgence et faisabilité d’adopter des solutions pour la crise du climat ». Mais il est aussi président dans une compagnie, Generation Investment Management, qui est membre de Copenhagen Climate Council, des compagnies et unités scientifiques qui investissent dans des compangies qui produisent de l’énergie renouvelable. Donc Gore utilise une des ses organisations « Alliance for Climate Protection », pour mettre de la pression sur le gouvernement pour qu’il fasse la promotion des énergies renouvelables, et donc favorise une des ses autres organisations, soit « General Investment
    Management », et avec succès. Il n’est pas devenu milliardaire pour rien.
    Tout ça au nom de l’environnement et de la planète. Mon oeil!

    Gore est aussi impliqué dans le marché du carbone. Dans ce marché, seulement ceux qui payent seraient autorisé a émettre du CO2. Et quand on sait combien ça peut coûter cher pour certaines industries, Gore et ses copains (Ex: Vestas) arrivent en sauveurs et proposent leurs énergies vertes.

  3. […] This post was mentioned on Twitter by Kim thiffault and Forum Ecolo, Les analystes. Les analystes said: Christian Rioux : Écologie à vendre http://bit.ly/igIYYs […]

  4. l'engagé dit :

    « Presque toutes les compagnies utilisent l’écologie comme technique de marketing, beaucoup de produits étiquetés « vert » le sont simplement pour mieux les vendre, sans aucun lien réel avec l’environnement. »

    Voilà pourquoi je vous ai souvent écrit à propos de «Zéro Toxique» de Marc Geet Ethier http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=11&article=35913

    ou encore « Toxic » de William Reymond.

    Pourquoi pensez-vous que j’insiste pour que vous lisiez Rubin? Parce que la période dont vous parlé est à veille d’advenir : «La voiture électrique n’aura d’avenir que quand les produits pétroliers seront rendu trop chers et qu’on devra se contenter d’une solution moins intéressante. »

    Quant à votre propos sur les légumes bio de moins bonne qualité, je pense qu’on devrai demander à Manx, pour ma part, je lis en ce moment même «The end oh food» de Paul Roberts et je suis bien obligé de reconnaitre… que vous avez tort.

    Quant à la voiture électrique, votre commentaire prouve lui la nécessité d’investir dans des transports collectifs efficaces et de revoir nos planifications urbanistiques.

  5. l'engagé dit :

    coquille : «The end of food»

    http://www.theendoffood.com/

  6. Gilles Laplante dit :

    « Quant à la voiture électrique, votre commentaire prouve lui la nécessité d’investir dans des transports collectifs efficaces et de revoir nos planifications urbanistiques. »
    Votre commentaire ne prouve rien. Vous ne faites que déplacer le problème pour satisfaire qu’une petite partie de la population à des coûts faramineux. Le transport en commun à Normandin, à Acton-Vale, à L’islet oubliez ça. Même en ville le transport en commun n’arrive pas à satisfaire tous les besoins.

  7. l'engagé dit :

    @ Gilles Laplante

    Christian Rioux dans son exemple soulève avec pertinence le fait que remplacer le moteur à combustion par la voiture électrique ne règlera pas le problème du déficit d’énergie.

    Peut-être voulez-vous le sous-texte de mon raisonnement?

    Si l’énergie devient suffisamment rare pour que produire de l’électricité pour alimenter les voitures électriques soit un casse-tête comme l’indique Rioux, les couts vont alors d’eux-mêmes monter assez pour que la demande diminue, ce qui permettra de dégager une marge pour le transport. En somme, on consommera moins d’énergie et elle nous coutera malgré tout beaucoup plus chère…

    Je ne peux pas me prononcer sur l’histoire des villes que vous citez, je ne la connais pas, mais une occupation du territoire qui s’est réalisée dans le contexte d’un baril de brut à 5$, 10$ ou 40$ pourra peut-être être viable dans le contexte d’un baril à 90 (aujourd’hui), mais certainement pas à 200$ et encore moins à 300$ le baril.

    Dans un tel contexte, la seule façon de joindre les deux bouts (tout sera plus cher, pas juste l’essence, mais l’alimentation, les matériaux) pour les familles ou les particuliers sera d’utiliser des transports collectifs (et conséquemment d’en exiger en quantité et en qualité). En effet, construire des routes, les entretenir (imaginez les ponts et les échangeurs) coute également un prix faramineux, mais payer une voiture et l’essence pour la faire rouler aussi. Pour l’instant, votre vision du transport collectif qui ne peut « satisfaire qu’une petite partie de la population » est peut-être vraie, mais quand la majeure partie de la population va l’exiger (que le service soit privé ou public, peu m’importe), simplement parce qu’elle ne pourra faire autrement, alors effectivement, ce n’est pas la perspective du lancement d’une voiture électrique qui va générer l’enthousiasme, mais bien l’ajout d’une nouvelle ligne de train, de métro ou d’autobus.

    Dans une telle perspective, les communautés bien pourvues en transport collectif seront d’autant plus dynamiques que les communautés plus mal dépourvues verront le cout de la vie augmenter.

    Ainsi, une entreprise aura avantage à s’implanter là où les travailleurs n’auront pas besoin d’automobile, cela la rendra attrayante. Les municipalités plus éloignées ou les gens qui habitent dans des régions plus isolées pourront certainement continuer à y vivre, s’ils en ont les moyens : quelqu’un qui travaille de la maison me semble corresponde à ce profil, mais des régions qui s’appuyaient sur un pétrole peu cher pour garantir la mobilité de leur population et de leur croissance économique devront évaluer leur modèle.

    Je n’ai pas l’impression de « déplacer un problème », le cout du pétrole augmente considérablement, que pouvez-vous faire sinon vous adapter? Dans un premier temps vous covoiturez, puis vous prenez le train et un jour peut-être vous déménagez…

  8. l'engagé dit :

    «plus mal dépourvues» arghh,.

    juste «dépourvues» ça ira…

  9. Gilles Laplante dit :

    Vous réfléchissez comme un montréalais qui n’est jamais sorti de son île et qui n’a aucunement conscience que si Montréal existe, c’est parce qu’il y a des régions ( ceci dit sans vous offenser, vous n’êtes pas le seul ). Montréal ne produit pas de bois, ne produit pas de fer ni d’aluminium ni d’autres minerais, ne produit pas de pétrole ni de gaz ni d’électricité, ne produit pas de boeuf ni de porc ni de volaille ni de poisson, ne produit pas de céréales ni de laitues ni de tomates ni de pommes de terre. En fait Montréal ne produit aucune ressources, elle transforme des ressources qui viennent des régions. Selon votre logique les gens des régions sont condamnés à vivre dans de grosses agglomérations avec transport en commun ou à se déplacer à pieds. J’ai des doutes.
    Quand vous dites: » Ainsi, une entreprise aura avantage à s’implanter là où les travailleurs n’auront pas besoin d’automobile, cela la rendra attrayante » avez-vous pris en compte ce que ça coûte aux entreprises pour s’installer en ville ( prix des terrains, taxes etc… )? Ça peut être vrai pour une firme de comptables mais pas pour une aluminerie. Votre solution peut-être applicable pour une grande agglomération mais on sait déjà que ce n’est pas rentable et ce n’est pas en l’étendant que ça le deviendra.

  10. l'engagé dit :

    @ Gilles Laplante,

    Vous réfléchissez encore dans une perspective du pétrole peu cher et c’est précisément parce que je pense le contraire «d’un Montréalais jamais sorti de son île» que je m’inquiète de la rareté de cette ressource. Toujours d’après Jeff Rubin, l’industrie métallurgique va reprendre en Amériques précisément parce que le cout des transports et de l’énergie deviendra tel qu’il ne sera plus rentable de tout sous-traiter en Chine. À partir d’un certain seuil du cout de l’énergie, il devient plus avantageux d’offrir de meilleures conditions aux travailleurs et de produire localement que d’exporter la production là où elle est la moins chère pour la vendre là où elle a le plus de valeur. L’explosion des prix du carburants fait perdre la marge intéressante que permettait ce fameux modèle «Wall Mart» du «just on time».

    La même logique commande une synergie au niveau industriel : les fournisseurs et sous-traitants auront intérêt à se rapprocher des entreprises qu’elles desservent qui se seront elles-mêmes rapprochées de leur clientèle. S’il est certain que des entreprises qui recueillent les ressources en milieux plus éloignées pourront continuer leurs opérations elles ne pourront plus compter sur une main d’oeuvre dispersée et disposer à aller travailler en payant une fortune pour une voiture et l’essence pour la faire rouler, pendant que le reste du Québec aura commencer à se mouvoir autrement.

    En ce sens, je crois plutôt que les projets immobiliers plus intégres au futurs économiques et industriels seront encouragés, je pense évidemment à un concept plus «2011» d’Arvida.

    Vous avez tout à fait raison de prétendre « qu’étendre une agglomération n’est pas rentable », précisément quand la croissance de la périphérie dépend d’un laisser-faire corollaire encore une fois d’un système de transport pensé dans la perspective d’un pétrole peu cher. Maintenant je pense que vous n’aimez pas nécessairement les interventions étatiques et la vision dont je parle peut être mise en oeuvre par le privé.

    Vous avez raison de dire que « les entreprises ne peuvent pas s’installer en ville», elle ne peuvent pas s’installer au trop loin non plus, car ce qu’elle vont gagner pour le terrain moins cher, elles vont le payer en frais de transports et auront des problèmes pour que la main d’oeuvre si rende.

    À 2, 50 $ le litre, entre une entreprise qui vous permet de travailler dans une communauté qui par exemple vous permet de vous débarrasser au moins d’une voiture par ménage, sachant que vos enfants pourront aller à l’école en transport en commun, que vous pouvez faire vos courses facilement; et une entreprise qui vous oblige, à cause de son éloignement et parce qu’elle est mal desservit en matière de transport, d’avoir deux voitures dans votre ménages et de rendre vos enfants dépendants de vos «lifts» (avec la perspective de devoir leur acheter une «minoune» à 16 ans…), que choisirez-vous? Quel modèle est le plus susceptible d’accroitre la richesse des ménages?

  11. @L’engagé

    Je suis d’accord que le pétrole va éventuellement devenir très cher, mais peut-être pas a aussi court terme que vous le prévoyez. Je crois a une progression plus lente parce qu’au fur et à mesure que le prix va monter, d’autre sources d’énergie deviendront plus intéressantes. Il ne faut pas se le cacher, présentement, rien ne peut arriver à battre le pétrole côté prix, facilité de transport et performance. Et plus les alternative seront utilisées, moins le pétrole le sera, donc freinera la demande et donc le prix.

    Par contre, le résultat reste que quand le pétrole va monter, TOUT va coûter plus cher, et donc l’économie de la planète entière va en souffrir.

  12. l'engagé dit :

    Je serais vraiment content que vous vous intéressiez aux sources qui m’inspirent pour parler d’une mécanique à court terme de la disparition d’un pétrole peu cher (du pétrole on en trouvera toujours, mais pas au prix actuel). D’abord vous vous intéressez à la géologie et ensuite vous êtes curieux et comme votre blogue est populaire, s’il se trouvait que certaines idées trouvent grâce à vos yeux, elles s’en trouveraient popularisées.

    Je m’attends d’avance à ce que vous rejetiez les chapitres qui traitent du CO2, ne les lisez pas, ce n’est pas parce qu’un auteur est en désaccord avec vous sur le réchauffement qu’il a tort sur tout le reste.

    Bref, dans «Pétrole brut» de Peter Mass, un chapitre particulier évalue les réserves de pétroles en Arabie Saoudite et explique par quel principes ces dernières sont surestimées (ce sont les estimations des réserves qui permettent de fixer les volumes que les pays de l’OPEP peuvent vendre)

    Dans «Demain, un tout petit monde» de Jeff Rubin, l’économiste visionnaire vulgarise ce qui lui permet de faire des prédictions si pessimistes et surtout réfléchit aux conséquences d’un baril plus cher. Comme vous dites, rien ne peut battre le pétrole côté prix, facilité de transport et performance, mais quand le prix monte, c’est donc qu’une denrée essentielle pour l’efficacité, la rapidité, la flexibilité se fait plus rare. C’est donc toute l’économie qui en souffre.

    De plus «Tar Sand» de Andrew Nikiforuk décortique les conséquences que nous devenions un «pays pétrolier» et bien que nous pensions nous enrichir avec le pétrole, une devise pétrolière est non seulement instable, mais elle nuit aussi autres exportations et par là à la productivité du pays peut générer des effets pervers au secteur manufacturier. Dans ce contexte, la hausse du prix de l’essence comme des aliments peut faire très mal.

    Et parlant d’aliment, il y un lien très fort de la production du pétrole, à la production puis à la distribution de la nourriture. «The end of food» de Paul Roberts décortique ce lien et montre comment la mondialisation a changer, pour le pire, notre manière de nous alimenter.

    Ces livres ont en commun le pétrole et explore cette mécanique par laquelle je crois que ce sera à court terme. Même vous n’êtes pas d’accord a priori, je vous invite à vous documenter, peut-être trouverez-vous d’autres sources pour infirmer certaines des thèses véhiculées par ces livres très documentés.

    Vous pourrez sans doute facilement les commander à la bibliothèque de votre Cégep (si elle n’a pas déjà ces titres; je n’arrive pas à accéder au catalogue de votre bibliothèque pour le vérifier).

    MASS, Peter. «Pétrole brut»
    ISBN 9782746713819
    lire le résumé : http://www.bibliosurf.com/Petrole-brut-Enquete-mondiale-sur

    RUBIN, Jeff. « Demain, un tout petit monde»
    ISBN 9782896472710
    lire le résumé : http://www.librairiepantoute.com/livre.asp?id=isdugsaobfpeisdpe&/demain-un-tout-petit-monde/jeff-rubin/9782896472710

    NIKIFORUK, Andrew. «Tar sand»
    ISBN 978-1-55365-407-0
    résumé http://www.dmpibooks.com/book/tar-sands

    ROBERTS, Paul. « The end of food»
    ISBN-13/EAN: 9780618606238
    ISBN-10: 0618606238
    résumé : http://www.houghtonmifflinbooks.com/catalog/titledetail.cfm?titleNumber=689661

  13. l'engagé dit :

    J’ai mis un commentaire pour vous indiquez les sources dont je m’inspire pour mes «prédictions à court terme». Comme vous vous intéressez à la géologie, je serais plus que curieux d’avoir votre avis.

    J’ai pris la peine d’inscrire les ISBN et des résumés de 4 livres en plus de vous faire un court résumé de mon cru. Je vous le signale pour y jetiez un oeil. J’ai délibérément mis des liens qui dirigent vers des résumés, pour vos lecteurs et pour vous-même (afin d’éviter les longues citations).

    Bon week-end soit dit en passant

  14. Gilles Laplante dit :

    @L’engagé

    Votre approche sent un peu les craintes de Malthus en terme de rareté. Hors il s’avère que Malthus s’était mis les pieds dans la bouche. Il prévoyait une pénurie totale de charbon et que vers la fin son prix serait prohibitif.
    Le litre à 2.50$ l’Europe connaît déjà ça. Ce n’est quand même pas une catastrophe. Sans les taxes, au Québec, le litre coûterait environ 0.75$ mais même si le prix de l’essence augmente et qu’il nuit à l’économie, je suis certain que les gouvernements ne les baisseraient pas. Je ne pense pas qu’il faille s’alarmer du prix du baril mais de l’incompétence des gouvernements.

  15. @L’engagé
    Je suis d’accord avec vos commentaires sur le pétrole, et je partage la majorité. Bientôt, il y aura une rareté qui fera augmenter les prix. Par contre je ne suis pas en accord avec les catastrophiste qui annoncent des prix astronomiques. Ce changement se fera graduellement. Et une fois que ce prix aura rattrapé les prix des autres sources d’énergies, il y aura une migration graduelle vers ces autres sources. Mais ce qui fait que tout coûtera plus cher incluant la nourriture, et elle sera plus difficile à produire puisque la majorité des engrais sont basé sur des produits pétroliers.

    La seule chose avec laquelle je suis en désaccord, c’est le lien entre le CO2 et le réchauffement climatique, puisque d’autres explications sont plus plausibles et correspondent aux observations.

  16. l'engagé dit :

    @ Laplante & Rioux,

    Je sais que je suis parfois belliqueux, mais je vous invite cordialement à au moins lire Rubin, je ne crois pas que l’augmentation soit si graduelle et progressive qu’on le prétend et je serais enchanté de lire vos critiques si vous pensez que Rubin se met le doit dans l’oeil. Il a déjà eu raison par le passé et il aura sans été trop audacieux dans sa prédiction plus récente (un baril à 200$ en 2012, mais peut-être l’atteindrons nous en 2014.

    Les observations qu’il fait ne sont pas tant liées à la prospection comme telle qu’à l’observation de la consommation ailleurs qu’en Occident. C’est en ce sens que ses prédictions sont intéressantes.

  17. l'engagé dit :

    Indice à propos de ce que j’avance sur les bouleversements provoqués par un cout de l’énergie trop élevé :

    «Container vessels are sailing at the slowest speeds in at least two years to save on fuel costs, driving up freight rates and the shares of shipbuilders.

    The global fleet of about 4,660 carriers moved at an average of 11.44 knots last month, 7.4 percent less than a year earlier and the lowest since Bloomberg began compiling the data from AISLive in May 2008. Sailing more slowly saves fuel, the price of which has more than doubled in two years, and curbs the availability of ships, shoring up income for owners.

    While rates for dry bulk carriers hauling coal are at their lowest since 2009 and those for oil tankers fell 90 percent in a year, container costs more than doubled in 12 months, an index from the Hamburg Shipbrokers’ Association shows. With trade growth forecast by the International Monetary Fund to weaken in 2011 and oil prices 16 percent higher than a year earlier, owners have little incentive to speed »

    source : *

    Container Ship Rates Rally as Fuel Prices Rise: Freight Markets

  18. Christian Rioux dit :

    J’ai déjà pas mal vu de documentaire sur le sujet, et par les temps qui courent j’ai pas beaucoup de temps pour ma taper cette lecture. De toute façon, je ne suis pas en désaccord total avec ces conclusions, c’est juste que je crois que ça se fera plus graduellement. Reste que ça signifie que la génération suivante devra payer plus cher pour tout, alors que nous avons profité d’une société « boostée » au pétrole à bon marché.

  19. l'engagé dit :

    Mon propos et ma source remettent simplement en question le caractère «graduel» que vous évoquez. Si c’était plus brusque et une investigation que vous n’avez pas le temps de faire vous en convaincrait, il serait plus pertinent et plus économiquement avantageux de se tourner précocement vers d’autres sources d’énergie et d’autres type de transports. Les sociétés les plus rapides jouiront alors d’un avantage comparatif évident. Il s’agit simplement de mettre en place les incitatifs économiques pour que le Québec se mette au travail. Il a tout à gagner.

    Électrifier nos transport collectif serait ici non seulement un excellent début, mais nous gagnerions en expertise pour aller la «vendre» ailleurs.

  20. Je crois que le changement ne se fera pas tant que le pétrole restera moins cher. Simple question économique.

  21. l'engagé dit :

    Et comme blogueur, vous pouvez jouer un rôle ou « laisser passer le train».

    Que voulez-vous pour votre région et le Québec? Attendre inévitablement que les prix trop élevés soient l’incitatif de dernier recours, ou militer pour que l’industrie, la société civile et le gouvernement soient avant-gardiste en promouvant des initiatives qui accroissent l’indépendance énergétique et économiques des particuliers et des entreprises?

    «Simple question écomique»
    Vous savez déjà quelle direction prendra le prix du baril, avez-vous besoin d’attendre pour promouvoir des alternatives?

  22. Je crois qu’une entreprise utilse le moyen le plus économique à court terme.

    Si tu as un flotte de camions, présentement le pétrole est le plus économique. Investir des millions pour convertir au propane, électricité ou même à l’hydrogène, ce qui coutera plus cher parce que c’est une nouvelle technologie, sans compter que le carburant est plus cher et en plus les capacité de recharger sont limités. Donc l’entreprise n’est plus compétitive.

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