Délire écologiste! Tuer ceux qui ne sont pas d'accord avec le dogme!

Via Réchauffement médiatique

Certains mouvements écolo-religieux vont de plus en plus loin. Quand est-ce que quelqu’un va allumer que c’est devenu une religion anti-humain? Dans ce vidéo britannique, on veut inciter les gens à diminuer leur émissions de CO2 de 10%, et ceux qui ne sont pas d’accord se font exploser, (en éliminant les gens, ça fait moins de CO2)

Regardez cette vidéo (avant qu’elle ne soit censurée):

Mise à jour: le « making-of »: Ils se disent prêts a se faire exploser pour la cause!, ça sonne terroriste non?

22 commentaires pour Délire écologiste! Tuer ceux qui ne sont pas d'accord avec le dogme!

  1. YvesPelletier dit :

    La vidéo originale a été retirée rapidement, suite aux plaintes. On en trouve des centaines de copies ici et là, dont ailleurs que sur YouTube. Donc, elle est là pour rester. Et elle reste pour montrer aux gens combien les dirigeants de certains groupes écologistes veulent nous faire un lavage de cerveau. C’est du génocide, pas de la science.

    On appelle les gens qui «se posent des questions sur le rôle du réchauffement climatique par l’homme» les «deniers» (négationnistes), en référence à l’holocauste. Pour ces groupes extrémistes, réfléchir est une menace à leur intérêt. La liberté d’expression n’a pas sa place. La science n’a plus sa place.

    Rappelez-vous quand Greenpeace invitait les gens à se rebeller, «We know who you are. We know where you live. We know where you work.» (http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/04/06/greenpeace-montre-des-dents).

    Le radicalisme des groupes écologistes augmente de plus en plus, probablement parce qu’ils sentent qu’ils perdent la bataille. Ils se ridiculisent ainsi, et perdent toute crédibilité pour les bonnes oeuvres qu’ils font. Dommage.

  2. Manx dit :

    Christian, il va falloir que je t’explique des choses sur l’humour comme vecteur d’idées et sur l’humour Britannique, qui est soit dit en passant assez nasty par moments. Quand je vois ça, je me rappelle Monty Python ^^.

  3. YvesPelletier dit :

    Il s’agit bien d’humour noir, mais de très mauvais goût. Le fait de faire exploser des gens reste discutable et peut être interpréter comme de l’humour à un certain degré. Or, le fond demeure, et c’est ce qui dérange: on ne tolère pas les opinions différentes de celles des auteurs et promoteurs de cette vidéo.

  4. Manx dit :

    Je n’aime pas utiliser l’humour comme référence à un contre-argument. Si tu vois ça comme tramme de fond, moi je ne le vois pas. C’est une campagne de comm. et je suis sûr qu’elle marche.

  5. Pas sûr que le couple communiste chéri du Plateau va en parler à son deuxième Bye-Bye merdique, le 31 décembre prochain!!! Tout comme Guy A. Lecave qui nous a sciemment caché le Climategate, lors du spécial Tout le monde en parle du 31 décembre 2009, de même que Infoman!!!

    Pour ce qui est de la secte écolo, disons que ça commence vraiment à ressembler à l’Ordre du Temple solaire!!! Il ne manquait plus que les appels au meurtre pour pouvoir faire le parallèle entre les deux sectes, afin d’accéder au «paradis»!!!

    Je ne comprends pas pourquoi les conservateurs ne font pas spinner cette vidéo génocidaire, tout comme je ne comprends pas pourquoi ils n’ont pas fait spinner le Climategate et les scandales du GIEC et de ses rapports, pour justifier leur climato-scepticisme (qu’ils assument mal, en passant)!!! C’est à croire qu’ils chient dans leurs culottes devant Duceppe qui «incarne» les «vraies» valeurs de tout le monde!!!

    Les écolos, vous n’êtes que des génocidaires, des magouilleurs, des fascistes et des anti-humains!!! Votre but, c’est de détruire l’Humanité pour «sauver» la planète!!!

  6. Christian Rioux dit :

    @Manx,
    je sais bien qu’ils pensaient que ça allait passer pour de l’humour, mais le message que j’y voit, c’est « tuez ceux qui ne sont pas d’accord avec le dogme, ils ne méritent pas de vivre. »

    C’est suffisant pour influencer des ti-cerveaux fragiles comme James J. Lee et faire d’eux des écolo-terroristes.

    Il y a déjà un certain temps que le mouvement écolo est devenu une religion, mais là ils vont trop loin.

    Imaginez l’inverse! Si on faisait exploser les écolos à cause de leurs opinions, quel scandale!

  7. Manx dit :

    « je sais bien qu’ils pensaient que ça allait passer pour de l’humour, mais le message que j’y voit, c’est « tuez ceux qui ne sont pas d’accord avec le dogme, ils ne méritent pas de vivre. »  »

    C’est du premier degré, cette interprétation. Moi, je ne vois pas ça de même, mais j’avoue que la vidéo ne s’adresse pas aux sceptiques. Aucune information sur POURQUOI on devrait économiser l’énergie et réduire notre empreinte écologique. Il n’y a dans le vidéo que des moyens pour le faire. Soit dit en passant, je pense que j’adopte la majorité des mesures suggérées =). Je trouve ça bien marrant.

    Mais bon, le jour où tu verras quelqu’un en tuer un autre parce qu’il « polluait trop » et qu’il se fait accuser de meurtre prémédité, sans aliénation, on rejasera de cette vidéo.

    « Les écolos, vous n’êtes que des génocidaires, des magouilleurs, des fascistes et des anti-humains!!! Votre but, c’est de détruire l’Humanité pour «sauver» la planète!!! »

    Heu… Non.

    C’est tellement simple de contre-argumenter Jean-Luc Proulx qu’on peut le faire en un mot.

  8. YvesPelletier dit :

    @Manx
    «mais j’avoue que la vidéo ne s’adresse pas aux sceptiques»
    Non en effet, car pour l’apprécier il faut d’abord être d’accord avec le fait que la fin justifie les moyens, et que la liberté d’expression et la démocratie n’a pas sa place quand il s’agit de sauver la planète.

    Vois cet article de Donna Laframboise, à la fin on y trouve des remarques inquiétantes de gens qui discutent (radio BBC) de la possibilité d’abandonner la démocratie pour agir contre le soi-disant réchauffement: http://noconsensus.org/freedom.php.

    Et ces propos, ils font parti du quotidien des plus grands défenseurs du réchauffement, des écolos aux politiciens, en passant par plusieurs médias et quelques scientifiques, tel Hansen.

    La vidéo aurait pu porter sur n’importe quel sujet, et elle aurait été aussi innaceptable. Si ton opinion diffère de la nôtre: BOOM! Moi, c’a m’inquiète. L’intolérance à la diversité, c’est sérieux.

    Au passage, les climatosceptiques sont peut-être moins nombreux ici (15-40% selon les sondages), mais ils sont plus de 50% aux USA et plus de 75% au UK (là où la pub était destinée). Ceux-ci restent dans l’ombre en général (je fais parti des rares qui s’affichent publiquement, et encore pas n’importe où). Ce genre de vidéo montre une fois de plus pourquoi. C’est du mépris envers ceux qui osent poser des questions, exercer leur sens critique.

    S’ils veulent faire en sorte que plus de gens adhèrent à leur cause, c’est pas avec des menaces, mais avec des démonstrations scientifiques. Et on attend toujours celles-ci…

  9. Manx dit :

    « Non en effet, car pour l’apprécier il faut d’abord être d’accord avec le fait que la fin justifie les moyens, et que la liberté d’expression et la démocratie n’a pas sa place quand il s’agit de sauver la planète.  »

    Jusqu’à un point, mais c’est une bonne interprétation du point de vue d’un sceptique. Moi aussi, je me suis dit que du point de vue de quelqu’un qui n’est pas convaincu, voire même des valeurs véhiculées, c’est très mal fait. Je ne l’ai pas vu à ce point parce que je me dis que la pub manque de sérieux, mais bon.

    Vois-tu, plusieurs groupes de personnes, au Québec, aux States et au Royaume-Uni, disent que la science est assez avancée pour prouver le réchauffement à cause anthropogénique. Ces gens-là ne veulent plus des études; ils veulent des moyens de faire pour réduire leur impact. Bordel, on se ramasse même avec des fous qui leur disent qu’il faut être végétariens et avoir moins/ne pas avoir d’enfants pour sauver la planète. Ce n’est pas ce qu’ils veulent entendre comme suggestion, ce sont des solutions presque éthiquement débattables et ces gens-là ont besoin d’une pub qui leur donne des solutions plus acceptables pour un objectif réaliste (exemple: couper de 10% la pollution à Londres en 10 ans). Ils sont tannés d’attendre des preuves qui existent déjà.

    D’ailleurs, si on parle de science, je me rapproche beaucoup plus des sceptiques, mais je suis en faveur du fait que les gens profitent du débat pour prendre des décisions plus éclairées: isoler leurs maisons comme il faut et changer les ampoules pour des fluocompactes dans la maison (à condition de ne pas les jetter à la poubelle dans 10 ans) en sont de bons exemples. Mais éventuellement, si d’autres groupes continuent à adhérer à la thèse du changement climatique, je n’aurai pas le choix que de dire qu’à un moment donné, la pile d’informations est simplement trop grande pour être mise en doute de façon sérieuse.

    Je regarde le message de fond de la pub et il est bon; il est simplement mal présenté. Pour moi, le monde qui n’est pas sceptique va consulter les informations. L’approche montrée dans le vidéo est tellement absurde qu’on la voit comme dénuée de sérieux.

  10. @Manx,

    Oui, plusieurs groupes de personnes pensent qu’on est assez avancé pour prouver que le réchauffement par l’homme est certain et qu’il est dangereux. Est-ce une raison pour faire taire les autres? Qu’est ce qui permet de dire que ceux-ci ont raison?

    Les observations scientifiques ne supportent pas la théorie du CO2, laquelle repose plus sur un acte de foi envers le GIEC et leur modèles. Au lieu de museler les gens qui pensent autrement, on devrait peut-être écouter et voir pourquoi ils doutent, puis dialoguer avec eux. Peut-être qu’on réaliserait ainsi qu’on fait fausse route. Je demande depuis 4 ans de me fournir des démonstrations scientifiques qui supporte ce qu’on nous vend, et personne n’a réussi à me les fournir. Au lieu, on me traite de noms, on m’associe à des lobby (ce qui est faux) et autres atteintes personelles.

    C’est pas parce que je suis anthropo-climatosceptique que je ne fais pas attention au gaspillage, à la pollution. C’est du gros bon sens. Oui, mieux isoler, mieux consommer, réduire. J’en fais même davantage que la moyenne des gens, et alors? Ces solutions ne sont pas des solutions à un soi disant problème de réchauffement, mais de prendre soin de notre environnement, avec ses ressources limitées.

    «si on parle de science, je me rapproche beaucoup plus des sceptiques».

    Alors vous devez reconnaitre les incertitudes, être critique. La science, ce n’est pas de la modélisation. La science, ce n’est pas d’accepter une idée toute reçue. La science ce n’est pas fait de consensus. Pensez à Galilée, Einstein, Newton… Ce n’est pas ce qui ressort de vos propos.

    Ce n’est pas parce que beaucoup de monde embarque dans le train (join the bandwagon) que c’est la vérité (surtout parce que c’est lucratif et bien vu). Les gens oublient aussi que les groupes écolos sont avant tout des entreprises comme les autres. Donc il faut être critique de leurs propos, comme on l’est de n’importe qui.

  11. Manx dit :

    Vois-tu, je suis d’accord presque parfaitement avec ce propos.

    « Les observations scientifiques ne supportent pas la théorie du CO2, laquelle repose plus sur un acte de foi envers le GIEC et leur modèles. »

    Les observations actuelles montrent sans l’ombre d’un doute un réchauffement climatique. Mais un modèle, c’est un modèle. On est d’accord là-dessus. Je travaille beaucoup en modélisation (principalement en génie des procédés alimentaires, mais je travaille aussi sur les SIG – ce qui s’en rapproche) et c’est une information très utile, mais qui doit être utilisée par quelqu’un avec un cerveau. Le modèle ne dit pas la vérité; c’est ce que le lecteur arrive à l’interpréter qui importe.

    « Ces solutions ne sont pas des solutions à un soi disant problème de réchauffement, mais de prendre soin de notre environnement, avec ses ressources limitées.  »

    Pour un réchauffiste, ça l’est. Sans l’ombre d’un doute. Mais c’est aussi une question de GBS.

    « Alors vous devez reconnaitre les incertitudes, être critique. La science, ce n’est pas de la modélisation. La science, ce n’est pas d’accepter une idée toute reçue. La science ce n’est pas fait de consensus. Pensez à Galilée, Einstein, Newton… Ce n’est pas ce qui ressort de vos propos.  »

    Je suis très sceptique, mais je penche en ce moment du côté réchauffiste. Il manque encore suffisament d’informations et il y a beaucoup d’avenues développées dans d’autres directions pour que je me dise que le réchauffement n’est pas nécessairement anthropogénique.

    Par contre, il n’y a pas l’ombre d’un doute que le réchauffement global existe. Croire le contraire en science actuelle, c’est comme les détracteurs de Louis Pasteur, qui ont défendu jusqu’à leur mort que les bactéries étaient créées spontanément par l’air ambiant et qu’elles ne jouaient pas de rôle dans les maladies.

  12. @Manx
    Pendant un certains temps, à une certaine époque (1980-95), oui, il y a eu un réchauffement, mais actuellement, certaines études montrent en refroidissement depuis 1995, alors que le CO2 continue d’augmenter.
    Donc, le réchauffement n’est pas en lien avec le CO2, donc pas relié à l’activité humaine.

    Il n’y a pas de consensus, et il faut arriver à avoir la vérité avant d’entreprendre des mesures drastiques.

  13. Manx dit :

    « Pendant un certains temps, à une certaine époque (1980-95), oui, il y a eu un réchauffement, mais actuellement, certaines études montrent en refroidissement depuis 1995, alors que le CO2 continue d’augmenter. »

    Ha bon. Voilà les données 20010, qui contiennent les températures moyennes jusqu’à l’an 2009 et compilées par la NASA. C’est après les corrections émises par le blogueur qui avait corrigé le code. À l’oeil, la température moyenne sur la terre et les océans a augmenté d’environ .15-.2 degrés. Et 2006, 2007 et 2009 ont été plus chauds que 1998.

    Donc non, la tendance de 1980-1995 continue à grandir, selon les observations globales de la NASA. Il y a un réchauffement climatique; reste à savoir si c’est principalement du à l’humain ou non.

    http://data.giss.nasa.gov/gistemp/graphs/

    « Donc, le réchauffement n’est pas en lien avec le CO2, donc pas relié à l’activité humaine.  »

    As-tu déjà pris le fameux cour appelé « Multivariable Calculus » (On l’appelle Calculus 2)? Il est donné à McGill et il fait partie du curriculum obligatoire des futurs ingénieurs. Je pense que si tu arrives à cette conclusion, ce serait une bonne idée que tu le suives.

  14. @Manx
    Sur ce site:
    http://www.factsandarts.com/articles/no-significant-global-warming-since-1995/

    Ils utilisent pourtant des chiffres de la NASA et ils s’arrivent pas à la même conclusion. Eux disent aucun réchauffement significatif.

    Et Selon Phil Jones (un des personnage central du ClimateGate, qui avait voulu « cacher le déclin ») il y aurait même un refroidissement:
    http://willyloman.wordpress.com/2010/02/14/global-temps-cooling-since-jan-2002-says-phil-jones-director-of-the-climatic-research-unit-cru-at-the-university-of-east-anglia-uea/

    Donc, il n’y a pas de consensus, et tant qu’il n’y en aura pas, il ne faut pas prendre des mesures drastiques complètement stupides.

  15. YvesPelletier dit :

    @Manx

    «Il manque encore suffisament d’informations et il y a beaucoup d’avenues développées dans d’autres directions pour que je me dise que le réchauffement n’est pas nécessairement anthropogénique»

    Donc si je comprends bien, le fait qu’on a pas trouvé LA cause, celle du CO2 est la cause de service?

    On pense que la nature peut se résumer à quelques équations linéaires, comme le font les modèles. Pire encore, à une seule variable (CO2)! Le hic, c’est que c’est beaucoup plus complexe. Le CO2 contribue au réchauffement, mais comme il ne correspond pas à l’évolution des températures, c’est dire que d’autres phénomènes ont davantage d’influence… On est au stade embryonnaire en ce qui a trait à l’étude du climat. On fait des modèles simplistes (par rapport à la complexité de la nature) alors qu’on ne comprend même pas un ensemble de phénomènes cruciaux (nuages, circulations des océans, échanges gazeux, cycles solaires…). C’est très prétentieux et surtout très risqué de tout mettre dans le panier du CO2.

    Toute mesure entreprise pour lutter contre le réchauffement doit être réversible! Créer un gouvernement mondial non élu, qui vit d’une taxe sur la consommation (donc à jamais), tel que proposé à Copenhague, n’est pas une avenue réversible. La géoingénérie n’est pas réversible. Tuez les gens qui pensent autrement n’est pas réversible 🙂

    Parmi les pistes proposées, en voici un qui colle pas mal plus que le CO2 au réchauffement: http://wattsupwiththat.com/2010/09/30/amopdo-temperature-variation-one-graph-says-it-all/

    (notez qu’un des auteurs est Phil Jones!)

  16. Manx dit :

    « Donc si je comprends bien, le fait qu’on a pas trouvé LA cause, celle du CO2 est la cause de service?  »

    Ce que l’on cherche, c’est la cause actuelle du changement climatique. Et oui, si la seule option publiée, révisée, étudiée dans la littérature, c’est celle du CO2, il y a de bonnes chances que la cause finale soit le CO2. Je regarde les autres avenues (radiations solaires, rayons cosmiques, etc.), mais la plus crédible est encore celle du CO2. Ça ne veut pas dire qu’elle est juste.

    Encore une fois, je vais te référer au cour: Multivariable Calculus. Les modèles ne sont pas des équations linéaires et traitent habituellement de problèmes à plusieurs variables.

    « On pense que la nature peut se résumer à quelques équations linéaires, comme le font les modèles. »

    Tu as déjà travaillé sur un modèle naturel? Le modèle prédateur-proie de Lotka-Volterra est tout sauf linéaire. La majorité des modèles avec lesquels j’ai joué sont simples; des chaînes de Markov, des exponentielles à multivariables et des équations d’approximation d’ingénierie, comme la courbe Janssen.

    Crois-moi: mes modèles sont tout sauf linéaires, donnent une image approximativement juste de la réalité (suffisament pour que vous puissiez manger vos céréales le matin) et ces modèles frémissent de peur devant la modélisation à transformations de Fourrier utilisés en climatologie. La climatologie, en CO2 comme en recherche sur les rayons cosmiques ou les radiations solaires, c’est des trucs sérieux. S’il te plaît, ne les ridiculise pas en utilisant le terme « LINÉAIRE ». On va se vexer!

    « Toute mesure entreprise pour lutter contre le réchauffement doit être réversible! »

    Je ne suis pas pour la réversibilité, mais je suis pour des solutions intelligentes. La géoingénierie proposée n’est pas encore au point. On fait de la géoingénierie depuis 5000 ans (invention de l’agriculture); on fait de la géoingénierie à un niveau sérieux (avec un effet notable pour la planète) depuis 70-80 ans et on a réussi à synthétiser de la vie artificielle depuis quelques mois à peine. C’est très prodigieux, quand même; on a synthétisé une bactérie qui a, parmi les nouvelles choses inscrites dans son code génétique, son propre site web.

    Comme on dit en anglais: « If we want to play God, we might as well be good at it! » Les propositions actuelles de géoingénierie climatique ne sont pas sérieuses, mais dès qu’il y aura une proposition intéressante, je ne m’y opposerai pas.

    Pour l’idée d’imposer un gouvernement mondial à cause d’un possible réchauffement anthropogénique… Bah j’ai dit que je n’appuierais que les propositions intelligentes, donc celle-là n’entre pas vraiment dans l’équation.

  17. YvesPelletier dit :

    @Manx
    «Ce que l’on cherche, c’est la cause actuelle du changement climatique.»

    Non, ce que l’on cherche c’est de démontrer que le réchauffement est attribuable à l’homme. La mission du GIEC a pour but de «mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine» (source: http://www.ipcc.ch/home_languages_main_french.htm).

    «Et oui, si la seule option publiée, révisée, étudiée dans la littérature, c’est celle du CO2, il y a de bonnes chances que la cause finale soit le CO2. Je regarde les autres avenues (radiations solaires, rayons cosmiques, etc.), mais la plus crédible est encore celle du CO2.»

    Désolé d’être aussi cru, mais c’est un raisonnement ridicule. Oui, le CO2 est le plus étudié (parce qu’on prend pour acquis que c’est elle la cause, donc on ne s’intéresse pas au reste), mais les résultats de ces études ne sont pas concluants. Si c’était le cas, on ne serait à s’obstiner ici. Les autres avenues peu crédibles? Pourtant elles ont expliquées toutes les variations climatiques depuis des millions d’années jusqu’à 1977. Au passage, le réchauffement des 30 dernières années correspond AUSSI au réchauffement de la PDO.

    «Ça ne veut pas dire qu’elle est juste.»
    Aors pourquoi mettre autant d’argent pour la lutte au CO2? Ne devrait-on pas exiger que l’hypothèse soit validée scientfiquement avant? Vous démontrez qu’il est plus question de foi que de science.

  18. YvesPelletier dit :

    À mon tour d’y aller d’un exemple, ou plutôt une anecdote, pour illustrer mes propos.

    Il y a une quinzaine d’années, j’ai eu un accident en planche à neige, une violente chute sur l’épaule. La douleur revient pendant des années, quand je pratique certains sports. J’ai donc retourné consulter par la suite. Des orthopédistes, convaincus que mon problème est au niveau des tendons de l’épaule, me font passer toute sorte de scans, échographies, résonnances… de l’épaule. Ils ne trouvent rien, mais selon eux, ça ne peut être que ça. On me propose une opération (limer l’os de la clavicule, qui frotte sans doute sur le tendon, puisqu’on ne voit rien d’autre, mais qu’on est persuadé que c’est là). C’est, selon eux, la seule solution si je veux être en mesure de lever mon bras jusqu’à 50 ans. Et en attendant l’opération, je dois m’abstenir de lever le bras, pour ne pas aggraver. Bref, on émet une hypothèse, on tente de la valider sans succès, et on conclut que ça ne peut être que ça, car c’est l’option la plus probable. On ouvrira et on verra bien.

    Sceptique, je décide de consulter un autre spécialiste (physiothérapiste-ostéopathe). Après lui avoir exposé mon problème, il demande à voir les scans de mes épaules, pour comparaison. Je n’ai bien sûr que celui de l’épaule blessée, au grand étonnement de celui-ci. Comment comparer? Idem pour le dos: on avait pas jugé bon de regarder l’état de la colone. La blessure observable n’a rien de bien exceptionnel selon lui, et ne devrait pas causer la douleur. Il prend un recul, pose d’autres questions, fait le topo de mes autres blessures mal guéries. Il suspecte alors que si mes blessures guérissent mal (restent douloureuses), alors qu’en apparence elles sont complètement remises, le problème est nerveux. Un examen de la colonne révèle une vertèbre déplacée, qui coince les nerfs passant par là, dont celui de l’épaule et les autres parties problématiques. Il a replacé ma vertèbre, et mon épaule est guérie.

    Morale: les médecins orthopédistes ne regardaient que localement autour de la blessure, ne prenaient pas compte des autres bobos, n’ont pas fait de tests comparatifs, et malgré l’absence de résultats concluants, étaient prêts à m’ouvrir et limer une partie de ma clavicule. Je serais aujourd’hui bien plus mal en point que je ne l’étais. En revanche, prendre les autres blessures en compte a permis de trouver le problème, situé ailleurs (dans le dos).

  19. YvesPelletier dit :

    Concernant les modèles, ils sont très complexes, j’en conviens. Par contre, rien en comparaison de la nature. On ne comprend pas un grand nombre de phénomènes naturels, particulièrement comment ils interragissent entre eux (thermodynamique, nuages, vapeur d’eau, échanges gazeux entre l’air et l’eau…). On fait donc des choix abitraires, avec des relations linéaires entre certains paramètres, faute de compréhension. Ce ne sont pas les modèles eux même qui sont linéaires, mais les relations entre des paramètres qui le composent.

    Le GIEC avouait, dans son 3e rapport: Le système climatique est un système couplé non linéaire chaotique, donc la prédiction à long terme des conditions climatiques n’est pas possible (source: http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/citation-le-giec-et-les-predictions/). Et pourtant on en tire des prédictions à long terme avec pas mal de confidence.

    Vous voulez des exemples de géoingénérie? Voyez ici: http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/09/17/geoingenerie-jouer-les-apprentis-sorciers/
    Farfelus, n’est-ce pas? Inquiétants! Vont-ils se réaliser? Possible, si on maintient suffisamment les gens dans la peur pour qu’ils acceptent n’importe quoi, et qu’on extermine les voix qui s’y opposent. Imaginez que l’on vous explose parce que vous vous prononciez contre le rejet de soufre dans l’atmosphère, l’ensemmencement de fer dans les océans ou le pompage d’eau de mer dans l’air?

    «Je ne suis pas pour la réversibilité»
    Lorsqu’on a proposé des biocarburants pour réduire les GES, on avait omis de mentionner que cela allait affamer la population du tiers monde, et d’évaluer qu’en bout de piste, on produit plus de CO2 quand on tient compte de toutes les étapes. Bref, un fiasco. Nos gouvernements ont toutefois signé avec empressement des lois pour inclure un certain pourcentage de biocarburants dans nos essences. On y peut rien, on va de l’avant avec ceux-ci, même si on s’est rendu compte que c’était une mauvaise piste.

    Mais dites-moi, pourquoi lutter contre un réchauffement si
    (1) on ne sait pas s’il est causé par nous,
    (2) s’il n’est pas plutôt bénéfique et
    (3) si on peut y changer quoi que ce soit?

    Il y a eu réchauffement au cours des dernières décennies (un peu moins que ce qu’on avance je crois, vu les gros problèmes des réseaux de données terrestres et la sous-représentation maritime), personne ne le nie. Or, si dans le passé, toute les périodes chaudes (même plus chaudes qu’aujourd’hui) furent très bénéfiques, sans point de non-retour, pourquoi en serait-il autrement cette fois? Parce que l’ONU et Greenpeace l’ont décidé?

    Enfin, côté gouvernement mondial, c’était dans le draft proposé qui aurait été signé si les pays présents s’étaient entendus. Bien sûr, on informe pas la population, car ça ne passerait pas. Lisez les petits caractères. Encore faut-il les trouver (voir Annexe1, page 38)… J’en avais parlé ici (avec lien vers le document): http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2009/11/01/christopher-monckton-et-le-traite-de-copenhague/

    Et lisez cet article de Jean-Michel Bélouve qui traite aussi du sujet:
    http://blog.turgot.org/index.php?post/Belouve2

  20. Merci Yves pour ces informations très bien documentées.

  21. Manx dit :

    J’aime les débats ^^, mais je vais venir en parler aussi.

    ‘Mais dites-moi, pourquoi lutter contre un réchauffement si
    (1) on ne sait pas s’il est causé par nous »

    Bonne question! C’est pour ça que l’on ne doit pas s’empresser à appliquer une solution ridicule, comme celle de fertiliser les océans. D’ailleurs, une compagnie a tenté de le faire et a fait faillite. Ça, c’est parce qu’il existe encore des types qui aiment mettre une charrue devant ses boeufs. Si on émet des pistes de solution actuellement, il faut que ce soit des solutions simples ou à valeur ajoutée: planter des arbres, développer des énergies renouvelables (dont on pourrait avoir besoin plus tard pour remplacer les non-renouvelables), promouvoir l’efficacité énergétique, etc.

    Actuellement, on offre des services de compensation-carbone et ils sont majoritairement dans l’investissement pour planter des arbres dans des ères protégées de la forêt boréale. Plusieurs compagnies avec lesquelles vous faites affaire le font (Vidéotron, la majorité des banques, plusieurs compagnies de cellulaires)

    « (2) s’il n’est pas plutôt bénéfique »

    On parle bien d’un « changement ». Il y a effectivement des bénéfices et des problèmes, mais je n’ai même pas envie de peser la balance. C’est un exercice cruel de se dire que l’on peut accepter de mettre en danger la sécurité alimentaire de pays en Afrique si le Canada perdra du pergélisol.

    Mais je vais te donner un seul exemple qui me fait assez peur et que je connais parce qu’un conférencier me l’a présenté l’an dernier (je dois souligner que le conférencier est un Américain Républicain); basé sur les modèles (je dois te dire que les modèles ont quand même des limites, mais que c’est un scénario possible) de température, on a admis que 2 pays d’Afrique auront des conditions d’aridité assez grandes pour qu’elles ne puissent utiliser le patrimoine génétique du maïs d’aucun autre lieu dans le monde. Quand tu te dis que tu n’es pas capable d’échanger des gènes avec les autres pays parce qu’il fait trop chaud pour que tes plantes poussent, c’est relativement dangereux. Une seule sécheresse dans le pays (et il y en aura) peut menacer les récoltes à long terme si on ne fait pas de réserves suffisantes en grain.

    (3) si on peut y changer quoi que ce soit?

    Bah, si le changement est anthropogénique, oui. Si le changement n’est pas anthropogénique, alors on est probablement capable de faire quelque chose quand même, mais il est vrai que ce serait moins intéressant.

    « Farfelus, n’est-ce pas? Inquiétants! Vont-ils se réaliser? Possible, si on maintient suffisamment les gens dans la peur pour qu’ils acceptent n’importe quoi, et qu’on extermine les voix qui s’y opposent. Imaginez que l’on vous explose parce que vous vous prononciez contre le rejet de soufre dans l’atmosphère, l’ensemmencement de fer dans les océans ou le pompage d’eau de mer dans l’air?  »

    Je ne crois pas que ça arrive, si tu me le demandes. Ces idées sont trop loins de M. et Mme toutlemonde et de leurs habitudes de vie. Les alternatives qui marcheront seront facilement visibles par les gens. Des projets qui seront lancés près des villes ou qui reverront le mode de consommation des gens seront les avenues prônées.

    « Lorsqu’on a proposé des biocarburants pour réduire les GES, on avait omis de mentionner que cela allait affamer la population du tiers monde, et d’évaluer qu’en bout de piste, on produit plus de CO2 quand on tient compte de toutes les étapes. Bref, un fiasco. Nos gouvernements ont toutefois signé avec empressement des lois pour inclure un certain pourcentage de biocarburants dans nos essences. On y peut rien, on va de l’avant avec ceux-ci, même si on s’est rendu compte que c’était une mauvaise piste.  »

    C’est drôle que tu me parles de ça, car je fais partie d’un département qui possède l’un des pôles de recherche en fermentation d’éthanol. On se spécialise en protéomique de communautés (comprendre quelles protéines entrent en jeu selon les modes de fermentation pour produire des carburants)

    Quand on tient compte de toutes les étapes, dans 99% des cas, on produit moins de CO2. À savoir si la technologie d’utiliser du maïs pour faire un carburant est efficace, je te dirais que c’est sûrement beaucoup plus payant de brûler la matière première que de la faire fermenter, collecter le liquide et le passer dans un char.

    Mais il y a des groupes comme Agrosphère et Iogen qui sont rendus à l’éthanol de 2e génération, qui est beaucoup plus efficace et n’entre pas en conflit avec l’alimentation.

    Au final, l’éthanol a aussi éclipsé la filière biodiésel, qui utilise des technologies efficaces, crée un produit extrêmement peu polluant, peut utiliser des déchets (en fait, la majorité du biodiésel au Québec vient d’huiles usées et de rejets d’abattoirs), est biodégradable et facilite l’entretien de votre moteur. L’industrie du camionnage cherche des points de vente pour le biodiésel parce qu’à la fin de la journée, ils épargnent des sommes sur l’entretien du véhicule. Ça compte, quand tu parcours 800km/jour.

    D’ailleurs, petit point fort intéressant: la demande mondiale en éthanol est bien trop faible pour alimenter le prix des aliments. Il y a une tendance au fil des années, mais je défie quiconque de la trouver. Les journalistes ont blâmé l’éthanol en soulevant des questions légitimes, lors de la crise alimentaire, mais au final, ils ont eu tort. On a prouvé que la dernière crise était causée par une mauvaise récolte en Australie dans le riz, couplée à une augmentation importante de la consommation en Inde et en Chine (1/3 de la population mondiale). C’est clair qu’il est plus facile de blâmer l’éthanol, parce que c’est plus cool que de se faire passer pour des sans-coeur en disant que les Chinois et les Indiens mangent trop. Personne ne peut les blâmer pour ça.

    Une preuve simple de ce que j’avance: durant la crise alimentaire, le prix du riz (et même du blé, à une plus petite échelle) a augmenté beaucoup plus que le prix du maïs. Faites-moi croire que les États-Unis, avec leurs usines d’éthanol, ont mis en danger la sécurité alimentaire du riz et que le stock mondial de maïs a été plus ou moins épargné.

  22. l'engagé dit :

    J’ai trouvé un écolo-religieux!

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