Contestation de l’exploration des gaz de schiste

schiste
Hier, durant une annonce de la ministre Normandeau sur le fait qu’il y aura des audiences du BAPE sur l’exploration, des citoyens ont chahuté la présentation (ils ne savent probablement même pas c’est quoi du gaz de schiste). Ils justifient leur actes parce que le gaz, ça produit des gaz à effet de serre (oh mon Dieu!). On voit l’effet pervers des mensonges réchauffistes.

Si vous regardez le reportage diffusé à la télé, on y voit presqu’exclusivement des personnes âgées parmi les manifestants. Eux, ils s’en foutent des emplois, de la richesse et des retombées économiques. Ils ne profiteront pas de cette richesse, ils ont leur pension et ils ne veulent pas voir de puits ou entendre du bruit pendant leur retraite paisible. On dirait qu’il faudra attendre que les baby-boomers soient dans leur tombes avant que le Québec puisse se développer et s’enrichir.

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19 commentaires pour Contestation de l’exploration des gaz de schiste

  1. Simon Leduc dit :

    Je suis d’accord avec vous Christian. On dirait que les baby boomers veulent empêcher le Québec de s’enrichir. Ils vont laisser une facture salée aux générations futures. Ils s’en foutent que le Québec s’endette années après années. Ils ont des retraites assurées et ce sont les jeunes générations qui vont payer pour les folies de cette génération irresponsable.

  2. l'engagé dit :

    C’est vous qui êtes mal informé Christian et ça devient une habitude :

    Alors que découvrons avec stupéfaction cette exploitation a démarrée à l’insu des municipalités et de la société civile, nous devrions nous rappeler de la phrase suivante de la Vice-première ministre, Nathalie Normandeau, citée dans le Devoir du 5 et 6 juin : « «Dans le domaine du gaz, les gens se demandent si on cause préjudice aux nappes phréatiques lorsqu’on fait un forage. La réponse est non. Est-ce que les substances auxquelles on a recours pour forer sont polluantes? La réponse est non».

    Pourtant, une documentation solide existe pour montrer les dangers de ce type de forage et l’État de New York a adopté une loi pour imposer un moratoire (effectif cet hiver sans doute)), afin de se doter du temps nécessaire pour prendre une décision informée quant aux risques. En bon citoyen, j’ai alerté Madame Normandeau des dangers qui accompagnent l’exploitation des gaz de schiste. J’avais présumé qu’elle était simplement mal informée. Son conseiller politique, m’a téléphoné très rapidement pour me dire que tout était sous contrôle, que les ministères des Mines et de l’Environnement avaient l’expertise nécessaire pour réglementer l’exploitation afin qu’elle soit sécuritaire et que l’on n’utilisait que de l’eau, du savon, du sable et un peu de chlore , qu’il n’y avait géologiquement aucun risque et enfin, que l’exploitation allait se faire de manière transparente. Il m’a garanti qu’il m’enverrait toute l’information nécessaire sous peu, je n’ai encore rien reçu… (et je lui ai rappelé sa promesse plusieurs fois.

    On apprend, dans le Devoir du 25 août que «le Québec accuse un déficit de connaissances» dans l’exploitation gazière, le ministère de Madame Normandeau est donc forcément intoxiqué par l’industrie. Pendant que je parlais audit conseiller politique, il me certifiait que l’AQPL était satisfaite des intentions de la ministre, et je découvrais le lendemain qu’elle militait plutôt pour un moratoire temporaire.

    Enfin, pourquoi sommes-nous inquiets? Voici mes sources :

    «Now an important part of that argument — that most of the millions of gallons of toxic chemicals that drillers inject underground are removed for safe disposal, and are not permanently discarded inside the earth — does not apply to drilling in many of the nation’s booming new gas fields.

    Three company spokesmen and a regulatory official said in separate interviews with ProPublica that as much as 85 percent of the fluids used during hydraulic fracturing is being left underground after wells are drilled in the Marcellus Shale, the massive gas deposit that stretches from New York to Tennessee.
    That means that for each modern gas well drilled in the Marcellus and places like it, more than 3 million gallons of chemically tainted wastewater could be left in the ground forever. Drilling companies say that chemicals make up less than 1 percent of that fluid. But by volume, those chemicals alone still amount to 34,000 gallons in a typical well.»

    Source : Abrahm Lustgarten, ProPublica – December 27, 2009 9:12 am EDT

  3. l'engagé dit :

    Vous vous demanderez où j’ai trouvé ça?

    Ici, le meilleur site de journalisme web :

    http://www.propublica.org/series/buried-secrets-gas-drillings-environmental-threat

    et vous auriez intérêt, juste pour vous basez sur autre chose que nos impressions en regardant la télé de lire la synthèse de Louis-Gilles Francoeur au Devoir

    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/295218/gaz-de-schiste-doit-on-exploiter-maintenant-par-qui-et-pour-qui

    nous pourrions au moins avoir là une base sérieuse pour un débat rigoureux.

  4. @L’engagé
    Et toi tu as la science infuse? Est-ce que tu es un expert en forage? j’en doutes, tu ne fais que glaner des informations sur internet, alors tu n’es pas plus « informé » que les gens dont c’est le travail.

    C’est facile de sortir n’importe quelle statistique pour dire n’importe quoi.

    TOUTE activité humaine à un impact sur l’environnement. Le but est de les minimiser, pas de rester dans des cabanes en bois pour éviter de nuire à la déesse Gaea.

    En plus tes études viennent des états-unis, où les normes sont différentes.

    Si je te disais que les éoliennes tuent 37000 oiseaux par an (prouvé par une étude qui existe vraiment) est-ce qu’on devrait arrêter le développement éolien? Cette citation, sortie hors contexte est suffisante pour que les écolos crient au meurtre!. Mais tel qu’expliqué dans le billet « éoliennes, prises 2 », remis dans son contexte, c’est un impact insignifiant. En effet, un milliard d’oiseaux meurent en entrant en collision avec les buildings chaque année et les chats domestiques en tuent des centaines de millions, alors 37000….

    On peut trouver sur internet un article pour dire ce qu’on veut, d’où le billet précédent. Utilisez votre gros bon sens. En fouillant un peu, je suis sûr que je pourrais trouver un article, supposément basé sur des faits scientifiques, qui indiquerait que les gaz de schiste vont provoquer la prochaine extinction de masse, ou alors que ça donne le cancer. Et à l’opposé je pourrais trouver un autre qui dit que c’est aussi propre que l’énergie solaire.

  5. @L,engagé

    Parce que tu penses que ceux qui ont manifesté se sont documenté?
    Laisse-moi rire!

    En passant, il s’agit d’exploration, et non d’exploitation. Méchante différence.

  6. l'engagé dit :

    «[L]es gens dont c’est le travail» de forer comme vous dites ne sont pas plus des experts des impacts environnementaux à grande échelle de leurs activités que vous et moi, c’est pourquoi il y a tant d’histoire sur les effets négatifs liés au fractionnement que Propublica a documenté. Dans le cas qui nous intéresse, l’expertise de l’évaluation de l’impact n’existe tout simplement pas, le seul État suffisamment avancé en la matière est l’État de New-York, et comme je vous l’ai écris, un moratoire est en train de se mettre en place, de manière justement à prendre une décision éclairée en vertu des risques. Le numéro du projet de loi est le s8129b

    L’important pour une entreprise c’est d’offrir un rendement intéressant, les considérations d’intérêt public et d’environnement viennent après, si justement d’où le fait d’assujettir l’exploitation à un véritable débat public.

    Vous parlez souvent de dette, de finance public, la question se pose, est-ce que les ressources du sous-sol, nous ne pouvons pas les préserver pour d’autres générations, n’y a-t-il pas une équité à rechercher? Si nous les développons, est-ce que l’on doit mettre des quotas, qu’est-ce qu’une exploitation raisonnable compte tenu des impacts, non seulement sociaux, mais environnementaux? À combien doivent s’élever les redevances? Il faut des données fiable pour répondre à ces questions.

    Pour l’instant ce débat est occulté et pire encore, l’exploration comme l’exploitation futures sont pour l’instant circonscrites à la loi des mines, laquelle loi émascule les municipalités et les processus ordinaires d’évaluation environnementale.

    Votre principale objection est bâtie sur une caricature, ce que vous admettez vous-même, alors que les informations que je «glane» comme vous dites, je les ai assemblées patiemment et j’ ai confronté directement le conseiller politique responsable du dossier, lequel ne livre pas la marchandise en matière de transparence, mais m’a permis de comprendre que la décision était prise en dépit de la taille des enjeux, sans faire de ce dernier un débat public.

    C’est l’industrie qui nourrit le gouvernement en matière d’information et le nouveau ministère de l’environnement lui-même a reconnu que sa compréhension était fragmentaire, il lui manque de donnée. On est donc dans un contexte d’intoxication de deux ministères par l’industrie et il est donc normal de se méfier.

    Mes sources sont fiables, faites votre enquête sur Propublica, ils ont reçu un Pulitzer pour leur reportage d’investigation, je vous demande donc simplement de reconsidérer l’exploitation du gaz de schiste à l’aune de la question suivante : le gouvernement et l’industrie font-ils la preuve qu’ils prennent la peine de considérer l’intérêt public, l’environnement et la qualité de vie des riverains des futurs puits? La réponse est non, jusqu’à récemment, ils essayaient de nous battre de vitesse et Normandeau n’a pas osé dévoiler l’information dont elle dispose, nous ne pouvons donc pas nous assurer qu’elle n’est pas biaisée au bénéfice de l’industrie.

    Rappelez-vous la loi 9 qui suspendait les recours au tribunaux dans le cas des riverains des sentier des motoneiges, c’est le même gouvernement qui va autoriser l’exploitation des gaz de schiste.

    Je serais plus qu’heureux que vous lisiez Tar Sand, de Nikiforuk http://www.andrewnikiforuk.com/ , vous comprendriez mon désir d’éviter que le Québec ne devienne une province gazière.

  7. l'engagé dit :

    «En fouillant un peu, je suis sûr que je pourrais trouver un article, supposément basé sur des faits scientifiques, qui indiquerait que les gaz de schiste vont provoquer la prochaine extinction de masse, ou alors que ça donne le cancer. Et à l’opposé je pourrais trouver un autre qui dit que c’est aussi propre que l’énergie solaire.»

    Justement une formation rigoureuse met en garde contre le premier et le second et votre sens commun vous apprendra qu’on ne peut pas forer à 1 km, alors que l’on ne récupère pas les boues de fractionnement et faire cela pour 300 puits, sans compter les problèmes liés au traitements et à la récupération des eaux, aux ressources utilisées, à la toxicité des produits : c’est rêver en couleur que de croire qu’il n’y aura pas d’impacts négatifs significatifs.

    La sagesse commanderait de développer notre expertise, de ne pas craindre d’exode des investisseurs de faire plutôt un développement prudent et qui les mettent en valeur pour tout le monde.

  8. l'engagé dit :

    et que l’on ne récupère pas «toute» les boues (je sais qu’on essaie de les récupérer… pas la peine de me corriger.)

  9. Fred dit :

    Je pense que ce qui frustre le monde le plus c’est la façon dont ces projets ont été imposés. Aucune consultation populaire, aucune entente de redevance, aucun projet d’envergure. Le pire c’est qu’une entreprise peut venir creuser votre terrain à des fin d’excavation en vous en se contentant de vous informer, sans vous demander la permission. Même si vous refusez, vous ne pouvez rien faire, le sous-sol leur appartient! La seule décret qui vous protège c’est qu’ils ne peuvent faire leur puits à moins de 30 mètre de votre puits d’eau. C’est de la dictature du profit!

  10. Fred dit :

    « Christian Rioux dit :
    30 août 2010 à 11:31

    @L,engagé

    Parce que tu penses que ceux qui ont manifesté se sont documenté?
    Laisse-moi rire!

    En passant, il s’agit d’exploration, et non d’exploitation. Méchante différence. »

    Désolé de te contredire encore une fois mon cher Christian, mais ils font de l’Exploration seulement pour avoir une main-mise sur le terrain et la ressource. L’exploration est déductible d’impôt à plus de 100%, donc ce sont les contribuable qui paient pour l’exploration, mais par la suite, le puits leur appartient à vie!

    Certains manifestants peuvent sembler avoir besoins d’un cours d’histoire et d’économie, mais pense certainement pas que tu fais pas parti de ce groupe la toi aussi!

  11. @Fred
    Je crois qu’il faudrait mieux te renseigner sur les affaires de « claims » miniers.
    Rien n’est remboursé à 100%, et il faut que tu prouves que tu fais des travaux sinon tu peux perdre ton claim.

  12. l'engagé dit :

    Ou d’un séminaire lexical! Je n’ai pas vu Fred écrire «remboursé», il a écrit «déductible».

    Quoi qu’il en soit on a commencé à brader nos ressources, regardez les lentilles qu’obtient Québec pour la location en comparaison des bidous qu’obtient la Colombie britannique. Essayez de me faire croire que l’on s’enrichira vraiment. Ce que l’on gagnera de la main droite, on le perdra en intérêt public de la gauche.

    Voilà un bel exemple de collusion…

  13. l'engagé dit :

    Oui, c’est un arriéré social qui comprend manifestement très mal la notion d’intérêt public et de débat social et qui confond le progrès humain ou le développement tout court avec la croissance économique.

    C’est quoi votre point? De montrer qu’une telle personne vous inspire? La Normandeau à laquelle il fait référence est précisément celle qui nous prend pour des valises et qui brade nos ressources au mépris à la fois de la santé de l’environnement, de la santé de notre démocratie et de la santé des citoyens tout court.

    Brassard est un dinosaure et ses propos montrent manifestement que c’est un ignare qui ne daigne précisément pas consulter Le Devoir, parce que sans doute trop exigent.

    Voilà un exemple probant de source éditoriale et non de source de première main ou d’analyse, au contraire de celles que je vous ai proposées dans mes premiers commentaires.

    Distinguer l’information de l’opinion, l’analyse de l’éditorial est une étape élémentaire de tout propos critique. L’avez-vous oublié?

  14. @L’engagé

    Je vais essayer d’être clair parce que tu comprend pas…

    Ici c’est un blog, un blog d’opinion. Je n’ai pas à lire l’opinion des autres pour m’en forger une. Ce que les écolos font avec le gaz de schiste c’est de l’opinion, ce n’est pas basé sur des faits. Si tu te donnes la peine d’écouter les reportages télé, des citoyens ignorants viennent clâmer que les gaz vont « détruire la nappe d’eau potable pour plusieurs générations », et les gens applaudissent. Basé sur quoi? Sur un reportage américain où il y a eu des problèmes (qui ont été réglés depuis). Ça ne veut pas dire qu’il y aura des problèmes ici, la géologie et les méthodes d’exploitation ne sont pas semblables.

    Eux ils ont le droit de dire n’importe quoi, et moi je me fie sur les opinions des experts en la matière, je suis donc dans le champ?!?! J’ai de bonnes bases en géologie, je suis président d’un club de minéralogie, je connais des prospecteurs et j’ai visité des mines. Sans être expert dans les gaz de schiste (saviez-vous au moins c’est quoi du schiste, sans aller fouiller sur google?) j’ai des connaissances suffisantes pour dire que ce que les experts en disent, ça a du bon sens. Alors que le message de peur véhiculé par les groupes écolos se résume à dire des phrases qui « pognent » pour le bulletin télévisé, mais sans fondements aucun.

    J’en ai plein le casque des groupes de pressions qui ne représentent qu’une minorité et qui veulent dicter à tous le monde leur façon de voir les choses.

    Pendant qu’au Québec on a imposé un moratoire sur l’exploitation du pétrole dans le golfe, Terre-Neuve à commencer à pomper du pétrole au gisement de Old Harry (juste à la limite entre les deux provinces) et s’enrichissent alors qu’ici ont fait des études sur les études, des audiences, des moratoires et ça ne sera jamais fini parce que ce que veulent les groupes écolos c’est pas d’exploitation du tout. Pourtant, Terre-Neuve c’est pas si loin, ils oublient qu’on vit sur une planète?

    J’ai hâte que la majorité silencieuse se lève, et le mouvement est bien amorcé.

  15. l'engagé dit :

    Je vais essayer d’être encore plus clair que d’habitude parce que l’exemple de votre propos sur les gaz de schiste est symptomatique d’une vision plus générale que vous entretenez par rapport à la contestation qu’elle soit écologiste ou de gauche et des conflits qui nous opposent.

    En admettant de créer votre opinion sans chercher d’abord l’information juste, vous refusez que l’on voie clair sur cette question du gaz, alors que l’enjeu est précisément de permettre à la «majorité silencieuse» de se saisir de la question. Vous n’avez pas à lire l’opinion des autres pour forger la vôtre, mais si vous voulez qu’elle soit crédible, si vous la diffusez, vous avez le devoir de vous informer, si vous ne le faites pas, il est normal que l’on vous reproche cette paresse.

    Pouvez-vous me trouver où vous avez trouvé que «Terre-Neuve à commencer (SIC) à pomper du pétrole au gisement de Old Harry (juste à la limite entre les deux provinces) et s’enrichissent» (SIC)?Il y a effectivement de l’exploration par «Corridor ressource» qui détient 60% des droits, mais si Normandeau a demandé à Terre-Neuve un moratoire, c’est en raison de l’incapacité des trois gouvernements d’arriver à une entente administrative, ce n’est pas pour des raisons écologiques. Chevron a réussi récemment un forage dans le bassin d’Orphan, mais c’est à 400km à l’Est de Saint-Jean, on est pas mal loin de Old Harry.

    Il me semble donc que vous mélangez les dossiers en assimilant le moratoire sur cette question et les pressions des écologistes. Parlant de mélange explosif, revenons au Gaz de schiste :

    S’il n’y a pas de danger, s’il s’agissait d’une invention pouvez-vous m’expliquer pourquoi l’État de New York est-il en train d’établir un moratoire afin de laisser à l’EPA le temps d’évaluer correctement les dangers et les pratiques de ce type de forage?Pouvez-vous me justifier pourquoi les enquêteurs de l’EPA, dans la ville de Pavillon, dans le Wyoming, ont averti les résidents de ne pas boire l’eau et de s’assurer d’avoir une ventilation correcte lorsqu’ils prennent leur douche?

    Ce que les écolos font ce n’est pas de l’opinion, mais de l’activisme pour exiger une évaluation plus transparente des risques et un débat public. Vous vous flattez de minéralogie et de visite de mine, de mon côté, pendant que vous et moi nous nous obstinions à propos de votre billet « Discours catastrophistes» je me questionnais à l’égard du naufrage de la plateforme de BP, et c’est en fonction de celui-ci que je me suis mis à m’intéresser à la question de l’«hydrofracking» aux ÉU, question à laquelle il est vrai, je ne connaissais pas grand-chose au départ. Ce n’est donc pas par un ou deux reportages à la télé que je me suis fait une idée, mais par mes propres dont vous pouvez lire la synthèse ici : http://lepamphletparu.blogspot.com/2010/06/gaz-de-schiste-le-pire-danger-serait-il.html

    Le rôle d’un ingénieur géologue consiste à aider l’entreprise pour laquelle il travaille à réaliser ses objectifs de forage. La protection de la qualité de vie des riverains ou l’évaluation environnementale ne font pas partie de son mandat. J’ai eu le conseiller politique de Mme Normandeau à deux reprises au téléphone et lui-même, prétextant des avis d’experts, m’a menti à plus d’une reprise (à propos de la composition du mélange que l’on injecte et à propose d’un accord supposé de André Belisle qui supposément appuya Mme Normandeau).

    Une exploitation à grande échelle pourrait nuire à la qualité de vie des résidents des territoires concernés, pourrait effectivement endommager la nappe phréatique et les écosystèmes et enfin nous devons nous assurer que cette exploitation ne fera pas qu’enrichir une petite clique, mais profitera bien à toute la population. Peut-être qu’avec toute la balance des pour et des contre, nous pourrons comme société décider de ce qui est le mieux, mais la Loi des mines, qui permets aux entreprises de faire tout et n’importe quoi et surtout, de garder une information d’intérêt public confidentielle, n’est pas le bon cadre pour encadrer l’industrie des Gaz de schiste. Il est donc hautement nécessaire d’y mettre le holà en attendant l’heure juste et d’avoir la vérité.

    Si vous ne faites pas, d’une manière indépendante, votre propre enquête, comment pouvez-vous vous empêcher d’être une éponge qui absorbe simplement les idées communes et ambiantes, lesquelles sont créées, diffusées et popularisées par des industries, des think tanks, des médias à travers des campagnes pas mal plus efficaces que celles des écolos que vous dénoncez? Vos haros, sans indépendance critique, ne peuvent qu’être perçus comme l’expression d’un conformisme qui s’ignore.

    Autrement dit, vous vous arrêtez à l’image superficielle de la «matante en colère», mais derrière son ridicule, il y a peut-être un dossier étoffé qui attend simplement que vous vous y plongiez. Vous découvririez sans doute que les «matantes ont de bonnes raison d’être inquiètes». Le plus surprenant, c’est que vous vous considérez comme une victime. Pourtant, de quoi souffririez-vous que l’on ne brade pas nos ressources? Si au contraire, le jeu en vaut la chandelle, quel mal y aurait-il à ce que l’on trouve la manière la plus efficace, pour le Québec, de faire usage de ses ressources?

  16. @Lengagé
    Le gouvernement vient d’annoncer qu’il n’y aura pas d’exploration, ni d’exploitation dans l’estuaire du St-Laurent et un moratoire dans le golfe jusqu’en 2012. (Pendant que Terre-Neuve va exploiter le gisement de Old-Harry)

    Alors selon-toi le gouvernement est-il à la solde des pétrolières ou alors manipulé par le lobby écolo?

  17. l'engagé dit :

    EUh… à qui il a vendu au préalable les droit pétroliers d’Hydro-Québec?

    L’Île Verte, L’Île aux grues et : «RIMOUSKI, QUEBEC–(Marketwire – 27 sept. 2010) – Pétrolia (TSX CROISSANCE:PEA) souhaite préciser que les permis d’exploration qu’elle possède en Gaspésie et sur l’île d’Anticosti sont tous situés sur la terre ferme, et qu’ils ne sont par conséquent aucunement affectés par le moratoire sur l’exploration dans l’Estuaire du Saint-Laurent. Les propos de la Ministre des Ressources naturelles et de la Faune à ce sujet concernent exclusivement le territoire marin de l’Estuaire où Pétrolia ne possède aucun permis.»

    C’est ce que l’on appelle de la poudre aux yeux. Il y a un moratoire dans le Saint-Laurent parce que si je ne m’abuse, il n’y pas de droits de vendus dans le Golf. C’est comme si vous avanciez qu’il y a un moratoire sur les excès de vitesse alors qu’ils sont déjà interdits…

  18. Moratoire = interdiction TEMPORAIRE

    Le moratoire est dans le golfe jusqu’en 2012. L’interdiction est dans l’estuaire (ou le potentiel est pourtant très prometteur). Dans quelques années quand la mode des hippies réchauffistes sera passée, et la science pourra démontrer que le CO2 n’est pas un poison et que les risques sont quasi-nuls, l’exploitation reprendra.

    Nous vivons tous sur la même planète non? Les frontières ne bloquent pas le « méchant CO2 ». Alors même si tu n’exploites pas ta richesse ici, quelqu’un d’autre le fera ailleurs et brulera du charbon et du pétrole.

    Les madelinots capotent parce qu’ils ne veulent pas que le Québec exploite le gisement de Old-Harry, des fois qu’il y aurait un accident. Pourtant, Terre-Neuve va l’exploiter. C’est quoi la différence? Les installations de Terre-Neuve seraient à côté de celle au Québec puisque c’est sur la ligne…

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