Faut pas croire tout ce que vous lisez sur internet!

Internet contient le meilleur, mais aussi le pire. Il y a tellement d’âneries sur internet, il faut utiliser le « Gros bon sens ».

Prenez cet article:
http://www.dailygalaxy.com/my_weblog/2010/07/ecoalert-could-the-gulf-oil-spill-trigger-a-cataclysmic-methane-bubble.html

En gros ça dit que la catastrophe de BP pourrait conduire à la fin de la majorité de la vie sur terre. Et ça se dit appuyé par « des scientifiques », alors que ce qui y est écrit contredit la majorité de la science au sujet des extinctions de masse. Ça dit aussi que le gouvernement le sait et veut faire du « cover-up » (une théorie de plus pour les conspirationnistes).

Il y a même Paul McCartney qui tente de faire lien entre la catastrophe de BP et le réchauffement climatique.

« Sadly we need disasters like this to show people. Some people don’t believe in climate warming – like those who don’t believe there was a Holocaust.

(@Manx : Le point Godwin va à Sir Paul, pas à moi)

S.v.p. utilisez votre cerveau, c’est pas une éponge!
Soyez critiques de ce que vous lisez sur internet et dans les journaux. C’est pas parce que c’est écrit que c’est nécessairement vrai.

Et qu’est-ce qu’un vieux musicien connait à la science? Écoutez les vrais scientifiques, pas n’importe quel pseudo-scientifique improvisé, comme Al Gore, Bono, ou Monseigneur Guilbeault.

71 commentaires pour Faut pas croire tout ce que vous lisez sur internet!

  1. Vous avez bien raison M. Rioux. S’il fallait croire tout ce qui s’écrit sur les blogues à tendance conservatrice, drouatiste et anti péquiste du Québec la fin du monde est proche.

  2. Et oui, s’il fallait croire tout ce qui s’écrit sur les blogues à tendance socialiste, go-gauchiste, pro-terroriste et anti-Canada la fin du monde est proche. 🙂

  3. Gilles Laplante dit :

    @Louis-Marie Pelletier,
    Il s’écrit des stupidités des deux cotés. Le problème est qu’il y en a qui sont trop borné pour s’en rendre compte.

  4. Ce qu’il y en a qui comprennent pas encore, c’est que je ne suis pas droitiste, je suis centriste. J’ai déjà eu une tendance à gauche, mais j’ai évolué et maintenant j’ai une légère tendance à droite.

    Je déteste toute forme d’extrémisme et de ce temps là les extrémistes sont la plupart du temps à gauche, et ils sont plus dangereux que les extrémistes de droite. En plus, la manipulation de l’information est le plus souvent du côté des gauchistes par les temps qui courent.

  5. Ancien gauchiste devenu plus centriste et qui tend vers la droite et en plus de ça pas manipulateur de la vérité, anti terroriste et pas extrémiste. WOW l’homme parfait quoi.

    Si vous êtes un ancien gauchiste devenu centriste et qui tend vers la droite, moi je vous propose de vous faire une idée et de la tenir. C’est ça qui n’est pas facile, avoir des convictions de les défendre même quand ce n’est pas populaire. Se promener de gauche à droite, de doite à gauche tout le monde peut faire ça.

    Soyez sans crainte M. Rioux mon commentaire précédent ne vous visais pas particulièrement.

  6. @Gilles Laplante

    Je suis bien d’accord avec vous.

  7. Ça devient hors sujet, mais sachez que je ne me promène pas de gauche à droite, j’ai toujours été centriste. J’ai fait le test sur http://politicalcompass.org plusieurs fois, et le le recommande à tous. Je suis toujours en plein centre, sur les deux axes. J’ai juste déjà été un tantinet à gauche, et maintenant, je suis un tantinet à droite.

    Et M. Pelletier, rester campé sur ses positions sans jamais les questionner c’est pas plus brillant non plus. L’esprit scientifique se remet constamment en question. L’esprit religieux s’en remet aveuglément au dogme.

  8. @Pelletier

    Soyez sans crainte M. Rioux mon commentaire précédent ne vous visais pas particulièrement.

    Pourtant, vous avez déjà traité mes billets de « torchons », sur votre blog.

  9. l'engagé dit :

    Avouons qu’elle est bonne, le titre du billet est : «Faut pas croire tout ce que vous lisez sur internet!»

    Et une des premières choses que l’on apprend dans les commentaires, c’est que l’auteur se fit à un site internet pour déterminer son positionnement idéologique, alors que ledit site n’offre pas les clés de sa méthodologie. En somme, tant que Politicalcompass ne fournit pas les balises par lesquelles son système génère des interprétations, on ne peut que considérer son sondage que comme un divertissement. Belle leçon de rigueur!

    Le moyen le plus sûr de se retrouver sur internet est d’avoir de la rigueur et de développer quelques bases en méthodologie, si un site fournit des références et si on peut suivre le fil de ces dernière en retrouvant dans le chemin des figures solides (institutionnelles ou des personnalités), si le site en question ne cache pas ses intentions, si ses propos sont corroborés par des sources officielles fiables, on peut généralement s’y fier.

    Ainsi, le chemin que je propose aurait permis à Christian Rioux de s’épargner une certaine peine en retrouvant l’intégralité des propos de Sir McCartney :
    http://www.thesun.co.uk/sol/homepage/features/3027440/Exclusive-Paul-McCartney-chat.html

    Cette lecture permet de mieux comprendre ses propos, lesquels situent d’une façon cohérente la passage qui semble faire problème : on peut être en désaccord avec son interprétation, mais le lien de McCartney est évident si on se donne la peine de lire avant de condamner.

    Cela me conduit au dernier conseil pour se retrouver sur internet : lire et développer sa culture générale. Il est plus facile de réfuter des âneries quand on a un réservoir de savoir déclaratifs pour soumettre les propositions incongrues à notre propre examen critique.

    Mais je suppose que j’ai écrit un trop long texte pour me faire comprendre.
    Enfin, je dirais que grâce au site «farfelu» que propose Rioux, j’ai commencé à lire un chercheur de Leeds, Paul Wignall, sur lequel j’ignorais tout. Pourquoi? Parce que les références de l’article étaient faciles à consulter.

  10. @L’engagé
    Political compass n’est pas parfait, mais il est un bon outil. Si tu en as un
    meilleur, laisse nous savoir.

    Ca n’a rien a voir avec la fausse propagande, comme les sites qui font la promotion du négativisme, du créationisme, conspirationisme, ou de la religion écolo. C’est juste un questionnaire pour permettre de préciser la position sur l’échiquier idéologique.

  11. l'engagé dit :

    Justement, je ne fais pas confiance à un site qui n’est pas transparent dans la méthodologie de son questionnaire et je trouve réducteur de confier la définition de sa pensée politique à un sondage de 61 questions qui mélangent la teneur des réponses, les valeurs et les cadres administratifs, et ce, dans une échelle qualitative plutôt viciée.

    C’est donc un mauvais outil. Vous voulez vraiment une suggestion? Lisez un livre qui traite d’une pensée politique (un «Que sais-je fera» l’affaire) qui vous intéresse. Faite ensuite un résumé fidèle (vous n’avez pas à être d’accord avec l’auteur) puis faite la critique des thèses que vous avez lues.

    Nous aurons droit à des débats vraiment riches et l’accès aux bibliographies nous ouvrira des pistes insoupçonnées. En un an, en commentant 12 livres, vous aurez légué un véritable témoignage de votre pensée politique.

    Comme c’est politiquement incorrect par les temps qui courent d’être intellectuel, cette activité sera merveilleusement en accord avec votre blogue!

    ; )

  12. @L’engagé
    Quel avantage aurait Politicalcompass.org à fausser les données? Je suis sûr qu’ils font de leur mieux pour arriver au résultat le plus exact possible. Faites-le et je suis sûr que vous arriverez à un résultat très près de la réalité.

    Même si vous ne semblez pas le croire, je suis intellectuel aussi. Même si ce blog est politique, j’ai plus tendance à lire de la littérature scientifique. Ce qui me choque au plus haut point c’est de trouver des merdes qui clâment n’importe quoi et y disent que c’est « scientifique ». D’où l’article en question qui parle d’extinction de masse, alors que j’en connais un bout sur les vraies extinctions de masse qui ont eu lieu et ça n’a rien à voir avec ce qui est rapporté dans l’article.

    C’est la principale raison de mon dégoût du discours réchauffiste, parce que ça se base sur n’importe quoi en disant que c’est un « consensus scientifique » alors que la vraie science tend à montrer que le réchauffement est très léger, voire même inexistant que l’impact de l’activité humaine est insignifiant. La terre ne se meurt pas, n’en déplaise aux prophètes écolos. Il y a eu dans le passé lointain de réelles catastrophes qui ont presque détruit toute la vie sur terre, et ce à 5 reprises, et pourtant, la vie a continué.

    Le léger changement de climat que l’on vit est presque certainement un cycle naturel et la vraie science peut le démontrer. Sauf que le lobby réchauffiste prend toute la place et est mieux financé (par les gouvernements qui veulent se rallier l’électorat écolo et par les riches artistes granols) que les scientifiques sceptiques.

  13. l'engagé dit :

    Je n’ai pas prétendu que vous n’étiez pas intellectuel et je serais plus que content de connaitre vos lectures.

    Cependant, en me demandant s’il existe un meilleur outil que politicalcompass, je vous réponds honnêtement qu’une connaissance minimale de la méthodologie en science humaine (qualitative et quantitative, en recherche comme en analyse de données) et en philosophie permet de déceler des biais importants dans la grille et le questionnaire dudit site.

    L’allocation des points (entre totalement en désaccord à totalement en accord) selon les questions pour ensuite les situer sur les cadrans semble arbitraire. Certaines questions sont également promptes à créer une polarisation excessive. Enfin le site ne montre pas avec transparence pourquoi leur interprétation des diverses réponses devrait correspondre aux stratifications qu’ils proposent. L’attribution même d’un sens aux diverses questions est éminemment politique.

    Bref c’est un outil intéressant, sans doute stimulant pour confronter les jeunes à leurs idées reçues et à la manière dont les médias nous étouffent dans des carcans idéologiques limités, mais ce n’est pas à l’aune de leur mesure que quelqu’un devrait statuer de sa position idéologique.

    Je termine en soulignant également un certain biais très anglo-saxon dans l’énoncé des propositions et certains autres tests, ce qui m’amène a me demander qui sont les créateurs de ce site. Mons incapacité à le trouver rapidement augmente ma méfiance.

    Bref, je serais plus à même de vous croire centriste si vous me parliez de vos lectures, mais quand vous débitez des phrases comme : « Sauf que le lobby réchauffiste prend toute la place et est mieux financé (par les gouvernements qui veulent se rallier l’électorat écolo et par les riches artistes granols) » , alors que les Verts n’ont eu que 6,8 % des voix en 2008 au Canada aux dernières élections fédérales; et le score combiné de Québec Solidaire et les Verts du Québec aux provinciales étant de 6%, je trouve que vous manquez de la nuance caractéristique du centre.

  14. @L’engagé

    Je crois que Politicalcompass.org est britannique. J’en ai essayé plusieurs, mais c’est le plus proche de la réalité que j’ai trouvé, et en plus il donne l’axe libertarien, en plus de l’axe politique/économique

    Je ne crois pas qu’on puisse utiliser le % de votes pour le parti vert comme étant significatif puisque certains écolos ne votent pas pour eux parce qu’ils n’ont aucune chance d’être au pouvoir, donc de pouvoir faire quelque chose de tangible. Une bonne partie de leurs votes viennent d’électeurs désabusés des autres partis.

    Tous les partis tentent de séduire l’électorat vert, parce que c’est à la mode.

  15. Manx dit :

    Oulà, Sir Paul se mérite un point Godwin solide à la figure.

    Je suis d’accord avec toi aussi, Christian. Il faut que les gens comprennent que les personnes qui ont de la crédibilité en science sont les scientifiques. Il faut que les journalistes et les personnes publiques qui font une sortie soient capables d’appuyer leurs affirmations par des faits scientifiques. Sans quoi, on a des porte-étendards qui véhiculent un message dénué de crédibilité.

    Pour Guilbeault, je crois qu’il s’est tappé plus souvent le rapport du GIEC que plusieurs climatologues. Si son opinion est bien basé sur des faits venant des deux côtés de la médaille (deniers et anthropogéniques), alors ça va.

    D’ailleurs, ne jouez pas la vierge épleurée quand on parle de vous comme négationnistes. Vous êtes des négationnistes quand vous dites que le changement climatique n’est pas causé par l’homme; il n’y a pas de honte à avoir pour ça. Ce n’est en rien péjoratif.

  16. Christian Rioux dit :

    @Manx
    La définition du négationnisme n’a rien à voir avec les sceptiques du réchauffement climatique causé par l’homme

    Le terme négationnisme désigne, dans sa signification première, la négation de la réalité du génocide pratiqué par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale contre les Juifs, et par extension la négation, la contestation ou la minimisation d’autres faits historiques, en particulier ceux qu’on pourrait qualifier de crimes contre l’humanité.

    Source pour la définition: Wikipedia

  17. YvesPelletier dit :

    @Manx,
    Pour moi, le terme négationniste est plus large en français qu’en anglais (qui fait effectivement référence à l’holocauste), bien qu’il s’y apparente.

    Le négationnisme est, pour moi, le refus de considérer d’autres hypothèses, rester campé sur ses positions. Et je crois que le terme colle beaucoup mieux aux carbocentristes (défenseurs du réchauffement en lien au carbone) qu’aux sceptiques (plus précisément anthropoclimatosceptiques).

    Se refuser à considérer toute autre idée que le CO2 pour expliquer le réchauffement est donc plus près du négationnisme que d’explorer d’autres pistes, comme le Soleil, les océans, les cycles orbitaux…

    Le GIEC ne peut se résoudre à considérer toute étude contradictoire à son idée première, à sa mission (rôle de l’homme sur le climat). Cette vision étroite colle mieux au terme négationniste en ce qui me concerne, mais je ne joue pas à ce jeu et utilise plutôt le terme carbocentriste ou réchauffiste, qui n’a pas de connotation négative, alors que négationniste est très négatif.

    Le choix d’associer ce terme aux climato-sceptiques était bien calculé, pour les discréditer dès le départ dans l’opinion populaire. Et ca marche.

  18. Aimé Laliberté dit :

    M. Rioux,

    Vous faites beaucoup d’affirmations gratuites dans vos divers commentaires.

    À titre d’exemple, vous écrivez à propos de Political compass :

    ‘Ca n’a rien a voir avec la fausse propagande, comme les sites qui font la promotion du négativisme, du créationisme, conspirationisme, ou de la religion écolo.’

    Si je comprends bien, vous croyez que la création de l’univers (telle que racontée dans la Bible) est de la fausse (sic) propagande.

    Êtes-vous même au courant que le Canada est fondé d’abord et avant tout sur la suprématie de Dieu?

    Savez-vous que la Reine d’Angleterre est le chef de l’état canadien et la défenderesse de la Foi?

    Savez-vous que la Reine a juré d’appliquer la Bible dans son royaume?

    Êtes-vous au courant que le Québec fait partie du Commonwealth?

    Vous dites bien des choses fondées sur des préjugés et des faussetés véhiculées par les médias de propagande sur lesquels vous semblez vous fier pour vos opinions.

    Je vous suggère de réfléchir avant d’écrire des âneries.

  19. Manx dit :

    Lawrence Solomon a publié de nombreuses chroniques, dont la fameuse chronique qui s’est suivie sur plusieurs semaines et baptisée « The Deniers ». À lire, surtout si vous défendez le changement climatique anthropogénique.

    Ça montre la position de ces scientifiques, qui croient non pas que c’est faux que le changement pourrait être anthropogénique, mais bien que d’autres phénomènes pourraient l’avoir causé. On parle de rayons cosmiques, de rayons solaires, de rétablir les faits sur certains sujets publiés dans les communiqués de presse du GIEC, etc.

    Pour moi, quand j’ai lu « The Deniers », j’ai vu des gens qui ne voyaient pas comme un mal de se faire appeler « négationnistes ». Ce sont des gens qui vont contre l’ordre établi publié (d’où le nom) dans les journaux et dans les films. Ces gens encouragent un débat scientifique. Ça fait un débat qui demande des opinions plus posées, mieux orchestrées et moins idéologiques. Ça fait que l’on cherche la vérité, et non à se placer dans un camp plutôt que dans l’autre.

    Des négationnistes, ce n’est pas, par exemple, des types qui font des caricatures où on veut vous faire croire que les scientifiques sont des puttes à l’argent qui ne cherchent pas la vérité (ref: le guide du sceptique). Ça, c’est une belle façon de retirer la crédibilité aux scientifiques et de faire un débat totalement idéologique. Les négationnistes que j’ai lus, les vrais, se battent justement pour que le débat soit révisé dans la sphère scientifique et que l’on vous serve une meilleure information.

  20. Aimé Laliberté dit :

    M. Rioux,

    Et ça donne quoi de dire que vous êtes au centre, à droite, à gauche?

    Ce qui compte, c’est de savoir ou vous êtes sur des sujets spécifiques.

    Par exemple, sur la question des libertés individuelles, des limites aux pouvoirs d’arrestation et de détention de l’état, vous êtes contre, selon vos commentaires dans votre billet sur le G20 de Toronto la semaine dernière.

    Sur votre échelle, gauche, centre, droite, vous êtes à l’extrême-droite, en adoration devant l’état, tout à fait contre les droits individuels.

    Dire qu’on est au centre, et être effectivement au centre, c’est deux choses différentes M. Rioux.

  21. Les droits individuels, c’est la droite. La gauche mets le bien de l’état au dessus des besoins des individus. L’état providence qui sait ce qui est bon pour le peuple et lui impose.

    Vous ne faites pas la différence entre la droite et la gauche, et la loi et l’ordre, opposé à l’anarchie. Ces derniers n’ont pourtant rien à voir avec la gauche et la droite. Des régimes d’extrème-gauche ont été parmis les plus autoritaires, sans respect pour les droits humains, par exemple, le communisme.

  22. l'engagé dit :

    Vous allez trop vite dans vos conclusions : à ces conclusions selon lesquelles la droite défend les droits individuels, il faut aussi tabler sur sa manie du laisser-faire.

    Or, la fréquentation des penseurs de premier plan (Hobbes, Rousseau Marx, Weber, Arendt, Braudel, Camus et j’en passe) est une obligation dans les sciences sociales (anthropologie, histoire, sociologie, économie, etc.), des disciplines qui sont bien placées pour observer la société et les échanges entre les individus et les institutions. Il s’en trouve que cet examen permet un constat capital : l’individu est tributaire du social.

    Que veut dire cette phrase? Cela veut dire que la notion d’organisation collective, la culture, les groupes sont plus forts dans ce qui motive un individu que ce que ce dernier pense de sa liberté. L’individu est soumis à des pressions sociales et à des structures plus fortes que ce qu’il peut souverainement et légitimement affronter.

    Une fois que l’on a cesser de s’affoler à propos de ce constat, on réalise qu’une des façons de gagner en légitimité est de participer aux structures, précisément par la force du nombre qu’en étant oppressé par ces dernières

    En clair, le penseur de gauche voit qu’à droite, devant des forces supérieures (Oligopoles, oligarchies, entreprises, valeurs conservatrices, conformisme, religion) d’ailleurs bien identifiées par Edward Bernays, auteur de «Propaganda» (la bible des relations publiques) «RESISTANCE IS FUTILE». L’espace dégagé de liberté à droite n’aura pas le temps d’être occupé par des citoyens libres et indépendants d’esprits, des forces historiquement plus vieilles et plus organisées vont profiter de cet espace (n’oublions pas que les corporations sont des personne morales) pour s’approprier richesse et pouvoir.

    Devant de telles forces, la gauche propose l’union des forces. Il ne s’agit pas de mettre l’État devant le citoyen, mais de se saisir de l’outil politique le plus puissant : le gouvernement, pour créer un cadre de libertés positives où il soit possible de créer plus d’équité. Rappelez-vous, la connaissance des penseurs importants permet de comprendre que la contingence joue un grand rôle dans les destiné humaine. On ne peut être apôtre libéral et laissez cette contingence faire ses ravages.

    En conclusion, il est vrai que la gauche restreint les possibilités de certains individus, mais l’idée générale est que c’est pour créer les conditions d’épanouissement du plus grand nombre, d’autant plus que cette limitation sera souvent celui d’initiatives qui apportent peu à l’intérêt public mais beaucoup à l’intérêt particulier. Pour éviter les dérives, la gauche insiste d’ailleurs lourdement sur le caractère participatif, coopératif et transparent des gouvernements. Le préalable à une politique de gauche est donc l’implication.

    Donc oui vous payez plus d’impots, mais vous bénéficiez d’un meilleur climat social et d’un droit de regard. Ce n’est donc pas tant « L’état providence qui sait ce qui est bon pour le peuple et [le] lui impose» que le peuple qui sait ce qui est bon pour lui et le fait advenir en se saisissant des moyens de l’État.

    Ce rectificatif permet de situer mon commentaire dans le sens de mes autres interventions : si on veut se servir intelligemment d’internet, il faut multiplier sa curiosité et les occasions d’étendre sa culture, prétendre que «le gros bon sens suffit» est un leurre. Il serait plus juste d’affirmer qu’il faut vérifier avec rigueur et privilégier les sites qui permettent de vérifier les connaissances déclaratives communiquées et les croiser avec nos connaissances antérieures.

    Le gros bon sens peut aisément être manipulé à des fins idéologiques et pervertir une vision plus authentiques des faits discutés.

  23. Aimé Laliberté dit :

    M. Rioux,

    Vous croyez que je ne distingue pas la droite de la gauche, mais vous ne comprenez pas que la droite et la gauche, c’est deux doigts de la même main.

    La droite et la gauche, c’est le principe ‘Diviser pour régner’ appliqué à la politique.

    Je vous ai déjà demandé si vous saviez comment fonctionne le système monétaire, ou que le chef d’état du Canada, c’est la Reine d’Angleterre, mais vous n’avez pas publié mon commentaire et ne m’avez évidemment jamais répondu.

    Je connais les gens comme vous, M. Rioux, qui pensez savoir comment fonctionne le système parce que vous lisez Le Devoir, La Presse ou Le Monde.

    L’information est contrôlée et les médias de masse ne vous expliqueront jamais le véritable fonctionnement du système.

    Vous ne pouvez pas analyser les questions politiques sans savoir que la politique, c’est une immense pièce de théatre ou rien n’est réel.

  24. @ »Aime la liberté » aka Anonyme (pas très original le pseudo)

    Il n’y a aucune censure ici, votre commentaire a probablement été reconnu comme SPAM, et si c’est le cas, je fouille dans les centaines de « scrap » de temps en temps et j’approuve ceux qui auraient été reconnus comme tels par erreur par le logiciel de filtre.

    On sait tous que le chef symbolique du Canada c’est la reine, et on sait aussi que c’est du folklore, elle n’a aucun pouvoir.

    On sait tous aussi que les médias contrôlent l’information, et bien plus que vous croyez.

    Vous n’apportez rien de nouveau qui vaille une réponse, et si en plus vous ne savez pas la différence entre la droite et la gauche, et bien retournez vous documenter.
    Si vous « aimez la liberté », c’est que vous êtes centriste, mais à tendance libertarienne, voire anarchiste. Faites le test de Political Compass.

  25. Gilles Laplante dit :

    @Aimé Laliberté,

    « Si je comprends bien, vous croyez que la création de l’univers (telle que racontée dans la Bible) est de la fausse (sic) propagande. »
    Vous avez parfaitement raison, c’est de la fausse propagande, ça n’a rien à voir avec la réalité.

  26. Poukoi dit :

    1.@Aimé courir à poil :
    Sir Paul et tous les autres manipulateurs de masses vous aiment !
    Vous êtes le typique avaleur de connerie que certain pape d’une secte ou d’une autre rêve de voir à genou. Certaine personne rejette la lucidité car ils n’aiment pas le manque de romantisme de la réalité. Certaine personne trouve dérangeante voir même agressive une idée résumée en une phrase simple. La vie n’est pas un jeu, on ne fait pas de point quand on susurre un adverbe et/ou un prêtre.

    2.@le porteur du chapeau:
    Le sujet de ce « post » est en lien avec la manipulation des
    « dogmatiques écologistes ». Une partie de la salle est plus à gauche et trouve juste le propos des Sir Paul de ce monde.
    L’autre moitié de la salle accuse les prêtres de la théo-écologie de propos mensonger.
    Depuis, AUCUN argument n’a été apporté à la justification de l’idée de la moitié gauche de la salle. Non ! On en revient toujours à l’étalage de votre compréhension de la politique !
    Certains préfèrent aimer dire qu’il ont compris ce qui a été fait plutôt qu’à s’affairer à comprendre ce qui se fait maintenant. J’entend déjà l’argument : il faut savoir d’où on vient pour savoir où on va. OK, mais de grâce, maintenant que tu sais d’où tu viens, fais ton choix. Tu restes ou tu y retournes ?

  27. Aimé Laliberté dit :

    @ C. Rioux, G. Laplante, Poikoi et les autres…

    Vous devriez ouvrir votre esprit et considérer qu’il existe une réalité bien différente de celle que vous croyez…

    http://www.mefeedia.com/watch/23702240

  28. l'engagé dit :

    @poukoi

    On ne lit pas la même chose, le sujet du billet est sur la crédulité fait l’apologie du «gros bon sens», accessoirement l’auteur écorche les les prêtres de la théo-écologie. Si vous lisez le neuvième commentaire ( 14 juillet 12h36) vous découvrirez que je reproche subtilement à Christian Rioux d’avoir été trop paresseux pour lire l’article original dans lequel Paul Mc. était cité, mais je ne peux pas me lancer dans une dialectique d’interprétation avec des gens qui n’ont pas lu le texte à propos duquel ils s’insurgent.

    Le texte sur la bulle de méthane demande encore plus d’efforts, effectivement l’article cité exagère, mais quand on remonte le fil vers les sources originelles, on découvre, entre autres en explorant sur Propublica, qu’il y a un réel problème d’accès aux donnée par les ténors de BP et que les concentrations de méthane sont effectivement problématique, si les patrons de BP en sont rendus à invoquer le cinquième amendement de la constitution, c’est qu’ils cachent certainement d’autres données.

    Ce qui est possible de faire, compte tenu du manque de rigueur, c’est d’en soulever l’ironie : Christian Rioux nous dit de ne pas croire tout ce qui s’écrit sur Internet, or la première chose qu’il fait pour se défendre, c’est d’utiliser le sondage offert par un site internet qui ne dévoile ni sa grille ni sa méthodologie. Et il s’entête à refuser de constater la contradiction entre ses commentaires et son propos principal.

    Enfin, dans un long commentaire, je me sers de la question des positionnement idéologique pour montrer que finalement la question du «gros bon sens» est un leurre. Alors c’est peut-être un peu «drab», mais le propos de ce billet était d’ordre méthodologique, et la «moitié gauche» a exposé simplement combien celle de l’auteur était déficiente. On me reproche ma longueur et mon aridité, mais je suis resté tout le long collé sur le sujet principal et je me suis servi des digressions pour ramener l’exigence de rigueur intellectuel.

    Vous ne pouvez donc affirmer que l’on a pas fourni d’arguments.

  29. l'engagé dit :

    désolé :

    est sur la crédulité [et] fait l’apologie

    les les prêtres … [la répétition fait un peu trisomique]

    rigueur intellectuel[le]

    j’ai répondu trop vite…

  30. Poukoi dit :

    @Pas d’deuxième ligne.

    *** On me reproche ma longueur et mon aridité, mais je suis resté tout le long collé sur le sujet principal et je me suis servi des digressions pour ramener l’exigence de rigueur intellectuel.

    Vous ne pouvez donc affirmer que l’on a pas fourni d’arguments.***

    Effectivement vous êtes un peu long et manquez un peu de couleur mais qui suis-je pour juger de la couleur de votre véhicule idéologique?

    Je n’ai ABSOLUMENT rien à contredire sur votre réponse.
    Vous êtes assez intelligent pour ne pas TOUJOURS avoir tord! 🙂

    (j’aime political compass et le fait faire à tous mes amis pareil)

  31. Poukoi dit :

    @Aimer rend aveugle

    ***Vous devriez ouvrir votre esprit et considérer qu’il existe une réalité bien différente de celle que vous croyez***

    Voici ma compréhension de cette phrase:

    Vous devriez ouvrir votre cul et considérer qu’il existe une réalité bien différente de celle que vous croyez.

    Nous, québécois, n’avons plus besoin de filtre pour nous présenter la réalité. Un seul épisode de découverte peu anéantir la crédibilité de millier de versets bibliques.

    Dans l’âge de pierre intellectuel faisant état de présent, nous commençons juste à penser par nous même. Nous sommes l’homo erectus de la pensée. Vous ne réussirez jamais à nous conserver courbés.

    Voici finalement un conseil qu’il me fait plaisir de vous donner dans le style de votre ci haute citation:

    Vous devriez ouvrir vos yeux et considérer qu’il existe une réalité.

  32. Pour Political Compass, j’avais fait le test l’année dernière!!

    J’avais fini avec un résultat de 5,75 sur l’axe gauche-droite et un résultat de -0,36 sur l’axe autoritarisme-libertarianisme: http://www.politicalcompass.org/printablegraph?ec=5.75&soc=-0.36

    Puisque tu en as parlé, Christian, j’ai refais le test et je suis sensiblement au même endroit!!

    Je suis, maintenant, à 6,00 sur l’axe gauche-droite et à -3,18 sur l’axe autoritarisme-libertarianisme: http://politicalcompass.org/printablegraph?ec=6.00&soc=-3.18

    Ce qui fait, donc, de moi un droitiste libertarien qui est proche des Pays-Bas et du Danemark, pour ce que vaut ce test!!!

  33. Christian Rioux dit :

    @JLP
    Moi je suis toujours en plein centre, mais avec un légère tendance vers la droite. Je crois que ce test est valable, et qu’ils ne donnent pas tous les détails sur le fonctionnement interne pour pas qu’il ne soit copié.

    Juste pour rire, aujourd’hui aux nouvelles de TVA ils parlaient de « herbicyclage », un terme stupide inventé simplement pour dire « ne pas ramasser le gazon coupé ». Le plus sérieusement du monde, ils nous disent que si on le coupe et l’envoie au dépotoir, il va se décomposer et produire des gaz à effet de serre.

    Qu’est-ce qu’ils croient qui arrive au gazon que je coupe et laisse sur ma pelouse!!!!!!! Heureusement que le ridicule ne tue pas…. Dire qu’il va y en avoir pour croire ça. Pas que je sois contre, je trouve que c’est stupide de ramasser le gazon coupé puisque ça devient de l’engrais. C’est la raison invoquée que je trouve ridicule (le CO2).

    Ces « écolos en herbe » devraient arrêter de respirer pendant quelques dizaines de minutes, puisqu’ils produisent du CO2 en respirant. Comme ça ils vont vraiment « sauver la planète » en éliminant la bêtise humaine.

  34. l'engagé dit :

    C’est de ça dont je parle Christian quand je vous propose d’élever un peu le débat. Je vous propose des lectures ou des initiatives plus constructives, vous vous défendez en stipulant que vous êtes intellectuel et à la première occasion, vous écoutez TVA.

    Il y a un article de Naomi Klein qui critique BP dans le Courrier international est paru hier, une analyse de ses propos d’un gars du centre serait la bienvenue!

  35. Aimé Laliberté dit :

    Éduquez-vous les étatistes.

  36. Christian Rioux dit :

    @Aimé
    Ce vidéo « éducatif » est incorrect parce que la gauche et la droite représentent des idéologies sociales et économiques. L’autorité vs anarchie ne va pas dans cet axe. C’est parce qu’ils n’arrivent pas à placer les idéologies autoritaires dans l’axe économique que ton vidéo rejette l’idée de gauche vs droite.

    Le communisme est d’extrême gauche, mais aussi très autoritaire. Le nazisme était centre-gauche et très autoritaire. Le fascisme est un mouvement autoritaire et nationaliste, et peut être n’importe où dans l’axe gauche/droite. L’anarchisme est centriste, mais très bas dans l’échelle autoritaire, préférant la liberté absolue (chaos) vs loi et ordre.

    La seule vérité étant que les deux extrêmes conduisent à des états contrôlant, c’est pourquoi la plupart des gouvernements démocratiques tendent vers le centre. Extrême gauche conduit à un état dictateur où l’état contrôle tout, et Extrême droite conduit à un état où les riches et puissants ont le pouvoir absolu.

    Mais pour revenir au sujet original, il faut rester critique et ne pas prendre ce qui est dans les médias et internet pour du cash. Encore aujourd’hui, RDI diffusait un reportage sur les agrocarburants, alors qu’on sait maintenant que c’est pas viable de faire de l’éthanol avec du blé d’inde, encore moins depuis que ça a faut augmenter le prix des denrées, au détriments des plus pauvres.

    @L’engagé:
    et toi tu regardes quoi à la télé quand tu veux avoir des nouvelles et que RDI diffuse des conneries du genre RDI santé, l’épicerie ou la semaine verte? Il reste juste LCN ou CNN.

  37. l'engagé dit :

    J’ai pas de télé.

    Par contre, si j’en vais une, c’est sûr que j’écouterais Enquête ou La semaine verte.
    À l’occasion, par contre, je me divertis avec les guignols de l’info et le petit journal.

    Ma veille médiatique se fait par Internet à travers divers flux RSS et les fils de presse, je consulte rue89, Propublica, huffingtonpost.com, Spiegel.

    Mes journaux papiers sont, vous l’aurez deviné, Le Devoir et Courrier International.

  38. l'engagé dit :

    Voici un texte du Devoir, dans la série portant sur la célébration de ses 100 ans d’existence et qui explique un peu mieux les raisons de le lire.

    Je vous rappelle que c’est le seul quotidien indépendant de la province.

    http://www.google.ca/search?q=un+rempart+%C3%A9rig%C3%A9+contre+la+b%C3%AAtise&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a

  39. B. Vallée dit :

    Saluons « l’engagé », ce noble chevalier de « l’empire du bien »…

    Comme disait une bonne vieille pub de bière :

    « Molson salue les vrais ! »

    Les vrais emmerdeurs, j’ajouterais.

    Citation du champion : « Or, la fréquentation des penseurs de premier plan (Hobbes, Rousseau Marx, Weber, Arendt, Braudel, Camus et j’en passe) est une obligation dans les sciences sociales (anthropologie, histoire, sociologie, économie, etc.), des disciplines qui sont bien placées pour observer la société et les échanges entre les individus et les institutions. »

    Ouh, là, là ! Les grandes manoeuvres de l’étudiant prolongé! Il fonce dans le tas. Pour impressionner le « plouc de droite », en lui balançant à la tête un flot de penseurs que le dit plouc n’a sans doute jamais lu, c’est évident…

    Petit prétentieux, va…

  40. «Or, la fréquentation des penseurs de premier plan (Hobbes, Rousseau Marx, Weber, Arendt, Braudel, Camus et j’en passe) est une obligation dans les sciences sociales (anthropologie, histoire, sociologie, économie, etc.), des disciplines qui sont bien placées pour observer la société et les échanges entre les individus et les institutions.» (l’engagé)

    En tant que possesseur d’un DEC en Sciences humaines, cette affirmation est véridique!!! Mais, le seul petit problème, c’est que ça montre juste un côté de la médaille!!!

    Pour une éducation un peu moins biaisée et un peu plus balancée, Frédéric Bastiat, Ayn Rand, John Locke, Alexis de Tocqueville, Adam Smith, Friedrich Hayek et les Pères-fondateurs des États-Unis (plusieurs d’entre eux étaient de grands philosophes et de grands intellectuels), comme Benjamin Frankiln et Thomas Jefferson, devraient être étudiés, et ce, sur le même pied que les penseurs de gauche qui ont été nommés par l’engagé!!!

    Mais, puisque les penseurs que j’ai nommé ont le malheur d’être de droite, l’engagé crache sur eux et, «pour protéger nos enfants contre eux-mêmes», ces dits penseurs de droite doivent être cachés à nos enfants, de même que les preuves qu’ils ont existé et leurs écrits doivent être brûlés, la gauche étant très anti-intellectuelle, quand les intellectuels ne sont pas de son avis!!!

    En passant, l’engagé, tu as oublié Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, dans ton énumération!!!

    Ça me fait penser au passage de Lorraine Pintal à La Joute, il y a deux ans!!! Celle-ci avait catégoriquement refusé de donner le titre de grandes modèles pour les femmes (qui les inciteraient à suivre leurs traces, en se présentant en politique) à Hillary Clinton et à Margaret Thatcher (il faut, quand même, le faire!!!)!!! Par contre, ô que madame Pintal a un orgasme, quand elle entend le nom de Ségolène Royal!!!

    Bien sûr, l’engagé bande sur Royal et chie sur Clinton et sur Thatcher, tout comme son idole Pintal!!! Pourquoi??? Parce que, pour les gauchistes comme Lorraine Pintal et comme l’engagé, l’important n’est pas que ces trois femmes aient contribué, à leur façon, à briser le plafond de verre dans leur pays respectif!!!

    L’important, c’est que Royal soit de gauche (donc, le seul et unique modèle à suivre pour les femmes, dans cette liste, la seule qui mérite notre considération et la seule qui soit honorable et fréquentable, à leurs yeux) et que Clinton et Thatcher soient de droite (gauche caviar bon chic, bon genre, pour Clinton, par contre)!!!

    Quand l’idéologie transcende nos belles p’tites valeurs égalitaires!!! N’est-ce pas, l’engagé??? 😛

  41. l'engagé dit :

    @ Vallée et Proulx,

    Il n’y a pas de prétention ni de manoeuvre, j’explique que l’on conçoit plus plus aisément, à l’aune de auteurs que j’ai proposées , que «l’individu est tributaire du social».

    Aux penseurs du «bien commun» ou du «contrat social» que je propose vous m’opposez les penseurs des droits individuels, mais surtout les portes étendards de la propriété privé. Le premier problème, philosophique celui-là, de la notion de propriété privée comme fondement d’une société, c’est que la propriété est, elle, tributaire de la contingence, elle repose sur l’idée d’une discrimination naturelle. Faire de la propriété la pierre angulaire d’un système social conduit nécessairement à des inégalités : supposé une équité «de jure» ne conduit pas à une équité de «facto». En d’autres mots, si la vie était un « jeu de monopoly» et que nous avions le pouvoir de remettre les pendules à zéro et à faire démarrer les joueurs avec les mêmes outils, on aurait peut-être une chance de voir qu’un système d’économie sociale basé sur la compétition peut fonctionner pour le bénéfice de tous, mais il n’est pas possible, toujours au sacré saint nom de propriété de «recommencer une partie». C’est pourquoi je considère que les pensées fondées d’abord sur de la souveraineté des individus, laquelle est garantie par une propriété privée considérée comme assise fondamentale, ne nous aide pas à réfléchir la société pour le plus grand bénéfice de tous.

    Ma deuxième réserve est d’ordre historique. Un certain nombre des penseurs que vous m’avez proposé, dont les fondateurs des États-Unis, ne résistent pas à l’examen d’une mise à l’épreuve. «L’histoire populaire des États-Unis» de Howard Zinn donne l’occasion de voir, chez les victimes, quels ont été les effets de l’application d’un modèle fait pour les «gagnants». Les effets sont terribles : génocides des Amérindiens, esclavage, exploitation, guerres sanglantes, discrimination, suppression des libertés. L’image positive des E-U (liberté, opulence) en prend pour son rhume.

    Le troisième argument qui m’empêche d’adhérer à votre vision «autre côté de la médaille», c’est qu’une connaissance SOMMAIRE de vos auteurs permet de voir que la perspective philosophique qu’ils défendent est très souvent enracinée dans une perspective économique de l’existence : les gouvernements sont là pour protéger les acteurs économiques et pour jouer leur rôle d’arbitre et doivent se limiter à protéger justement les mécanismes commerciaux et leurs avatars, en postulant que ce qui sera bon pour les riches le sera pour tous.

    Ainsi sera bon ce qui est rentable, ce qui fait du profit, ce qui enrichit, mais on n’examinera pas les couts autres, les «externalités» que cause cette recherche. En effet, en instituant un État qui défend la propriété avant le bien commun, il est possible de créer des corporations, des personnes morales, qui mettent leur propriétaires à l’abri, ces derniers peuvent commettre des actes criminels dans leur recherche de richesse tout en sachant que le système judiciaire les protège (par exemple BP qui peut invoquer le 5e amendement, évitant ainsi de diffuser des informations qui lui feraient payer une facture plus salée autrement). La vision qui assimile trop facilement le succès financier à un succès social m’apparait donc créatrice de bien des dérives.

    Par exemple : «Morgan (le fameux J.P. Morgan) avait échappé au service pendant la guerre de Sécession en se payant un substitut pour 300 dollars. John D. Rockefeller, Andrew Carnegie, Philip Armour, Jay gould, et James Mellon firent de même. Le père de Mellon lui écrivait :  » Un homme peut être patriote sans pour autant risquer sa vie ou sa santé. De nombreuses autres vie ont bien moins de valeur que la tienne »» ( ZINN, 2002) Il me semble qu’une telle phrase illustre ce qu’il advient des principes d’égalité quand les principes économiques devancent les principes humains.

    Voilà pourquoi je demeure convaincu que les auteurs que j’ai cités sont une bonne assise pour les sciences sociales : le respect qu’ils ont de l’humain, dans une perspective globale rappelle aux chercheurs et aux étudiants que les sciences sont un outil, il me semble préférable de les mettre aux services de causes comme celles du Docteur Julien que de l’enrichissement de Total…

    Pour le reste, je ne comprends pas pourquoi JP Proulx écrit des inanités diffamatoires : «Bien sûr, l’engagé bande sur Royal et chie sur Clinton et sur Thatcher, tout comme son idole Pintal!!! »

    C’est bas et inutilement mesquin.

  42. l'engagé dit :

    Le début est boiteux, pardon :

    « à l’aune des lectures que j’ai proposées», voilà ce que j’aurais dû écrire.

    Par contre, j’admets aisément que Proulx m’a «cassé», mais pas dans le sens qu’il espère. Je n’arrive toujours pas à m’expliquer comment il peut construire une fable en prétendant connaitre la psyché de ses interlocuteurs, qu’il compare cette construction à ses propres expériences en les assimilant encore une fois à celles de ses vis-vis, pour ensuite les dénigrer avec un langage avilissant.

    Le billet de Rioux nous met en garde et si son intention est louable, sa démarche est incomplète : il faut aussi se constituer un bagage intellectuel et suivre l’actualité à travers des sources indépendantes, cela permet d’éviter dire n’importe quoi quand on critique les sciences sociales, tout simplement.

  43. Aimé Laliberté dit :

    La gauche et la droite, ça n’existe que pour diviser les hypnotisés qui ne comrpennent pas que le système est fondé sur une illusion, et que le véritable combat est entre la tyrannie de la dictature et la liberté.

    Continuez à identifier les uns à droite et les autres à gauche, et de penser que de voter pour l’un ou pour l’autre va changer quelque chose.

    Ceux qui contrôlent l’argent, les banquiers internationaux, contrôlent la gauce ET la droite ET le centre.

    Ce sont tous des doigts de la même main.

    Si vous ne comprenez pas cela, vous ne comprenez pas grand chose… mais vous pouvez continuer à vous bercer d’illusions.

  44. l'engagé dit :

    @ Aimé

    Que proposez-vous exactement?

  45. GRD dit :

    Une anecdote.
    Paul McCartney pour réduire les gaz à effet de serre a acheté une Prius. Bonne intention. Mais, il se l’est fait livré spécialement par avion du japon en Angleterre, donc la durée de vie de sa voiture ne permettra pas de compenser tous les gaz à effet de serre qu’il a consommé pour ce faire livrer sa voiture. C’est ça l’ecolo Paul McCartney, un idiot.

  46. Aimé Laliberté dit :

    L’engagé,

    Tout ce que je dis, c’est qu’il faut regarde rplus loin que la simple étiquette apposée sur un politicien ou un parti. Quand on analyse plus en profondeur, on voit qu’il existe un système de contrôle, qui affecte tous les politiciens et tous les partis. Il y a des choses qui ne peuvent être dites, des sujets qui ne peuvent être abordés etc…

    Tous les politiciens sont complices de cette situation, dans la mesure ou ils font semblant d’être l’un contre l’autre, alors que leurs politiques sont fondamentalement très similaires, parce qu’ils partagent essentiellement le même objectif, soit de conserver les privilèges que leur accorde leur fonction de politicien (lire bullshitter autorisé pour endormir le peuple).

    Donc, je ne propose rien du tout, mais je soumet qu’il faut garder l’esprit ouvert et faire des recherches indépendantes lorsqu’on analyse les affaires politiques, et je crois que la classification gauche, droite, centre est beaucoup trop simpliste pour comprendre la réalité.

  47. l'engagé dit :

    Sauf que quand vous vous mettez à explorez véritablement la structure des liens qu’entretiennent la politique et la finance, vous vous faites taxer, du moins dans des blogues comme celui-ci, de gauchiste.

    Les magnats et les structures d’assujettissement de l’appareil politique ne peuvent pas tout contrôler, il est possible pour les citoyens ordinaires de s’organiser et de constituer des forces collectives opposées aux pouvoir corporatifs en occupant tous les interstices démocratiques et les disponibles et en créant de nouvelles tribunes lorsqu’il le faut.

    Défendre les idées de la gauche et croire à son existence n’est donc pas futile : les travailleurs et les citoyens, lorsqu’ils ne sont qu’une masse atomisée et informe sont faciles à manipuler, s’ils sont unis et politisés, c’est plus difficile, s’ils s’accaparent une partie de l’État, c’est encore mieux, ils peuvent faire avancer leurs intérêts, lesquels ne sont pas les mêmes que la minorité des fortunés.

    Pour arriver à cette politisation, il faut un état suffisamment fort pour créer les instance des participations démocratiques et les maintenir. Ça veut dire, par exemple, que l’école n’est pas uniquement lieu pour former des travailleurs, mais surtout un sanctuaire pour éduquer les citoyens et les instruire.

    Cette vision progressiste est étiquetée comme «à gauche», cette dénomination sert à s’y retrouver plus facilement, mais il est vrai qu’elle est accessoire. Cependant, derrière le spectre, il y a des intérêts opposés : ce qui est bon pour les plus fortunés ne l’est pas nécessairement pour les moins fortunés, ce qui est bon pour les moins fortunés ne l’est pas nécessairement pour les plus fortunés.

    Ce que je comprends de mon côté, c’est qu’on essaie de nous faire avaler que tous ce qui est bon pour les plus riches l’est aussi pour les moins riche et que tout ce qui semble seulement bon pour les moins riches est au fond automatiquement mauvais pour tout le monde. Je crois que c’est de la foutaise. Si ça n’en n’est pas, qu’on m’en fasse la démonstration par des exposés scientifiques rigoureux, quand l’Institut économique de MTL fait sa petite roulette de la dette, c’est une campagne de peur, pas une démonstration rigoureuse.

    Quand Flaherty promet de baisser encore les impôts pour les entreprises, il fait perdre des revenus pour le gouvernement et comme il creuse le déficit, ce sont les particuliers qui devront éponger une facture encore plus élevée car on n’aura à payer des intérêts sur cet argent emprunté qui a servi à amortir la baisse d’impôts. Je ne crois pas que suffisamment d’entreprises investiront au Canada parce que soudainement le taux a encore diminué (je ne dis pas qu’il n’y en aura pas) de manière à pallier les pertes de recettes.

    Si trop d’impôts tue l’investissement, le gouvernement devrait veiller à imposer de manière à aller chercher le plus qu’il peut sans pour autant nuire, par contre il est vrai qu’ainsi, les plus fortunés s’enrichissent moins vite, le gouvernement, lui, a plus de revenus. Encore une foi, l’idéologie qui prône la transparence et la recherche de l’intérêt public est à gauche dans cet enjeu, la gauche stipule du moins que c’est au peuple, et non aux propriétaires de la richesse de décider de notre fiscalité.

  48. Aimé Laliberté dit :

    La principale raison qui explique la popularité de l’Internet comme principale source d’information d’unnombre croissant de personnes est le manque d’honnêteté et de rigueur des médias traditionnels.

    Les gens n’ont plus confiance dans les médias de masse. C’est pas compliqué.

  49. Aimé Laliberté dit :

    @ l’engagé

    Ca va peut-être te choquer, mais la démocratie est une forme de communisme.

    Vous n’êtes pas satisfaits de la qualité de l’enseignement, des soins de santé, du taux d’imposition. C’est normal. Vous vivez dans un pays socialiste qui aspire à devenir communiste.

    Dans un pays communiste, les gens font la queue pour avoir du pain et des oeufs et tout le reste, et tout est question de privilèges, car l’état possède tout et vos droits individuels sont pratiquement inexistants.

    C’est là qu’on s’en va les amis.

  50. Aimé Laliberté dit :

    L’engagé

    Vous êtes une minorité sur ce blogue et vous discutez avec des gens qui vivent dans l’illusion que leur propose le système, qui n’ont pas compris que c’est une arnaque, parce qu’ils viennent de la génération qui a profité de l’endettement du système, et que vous êtes de la génération qui va payer pour les avantages versés à l’autre génération.

    Les gens accros au système vont le défendre jusqu’à la mort.

  51. l'engagé dit :

    Je pense plutôt que ceux qui écrivent ici prônent l’abolition du système (l’État) ou sa diminution pour lui préférer le privé.

    Je prône de mon côté l’occupation de l’État par des forces progressistes lesquelles militent pour plus de transparence et de démocratie.

    Avant tout, je milite pour rectifier les propos conformistes de ceux qui se contentent de diffuser le contenu des think tanks et je leur oppose une critique issue de la tradition humaniste.

  52. Aimé Laliberté dit :

    L’abolition du système?!!

    Je me souviens d’un échange à propos du G-20 ou plusieurs étaient plutôt d’accord avec les arrestations massives et les détentions arbitraires.

    Tu vois, c’est ça que je disais. Il y en a qui se disent au centre par exemple, mais ils sont plutôt contre les libertés individuelles.

    Ce sont des chialeux de première catégorie, mais ils se mettent quand même à genoux devant l’état à la première occasion, et sont prêt à planter leur voisin sans même savoir de quoi ils parlent.

  53. Christian Rioux dit :

    @aimé
    tu n’as pas de leçon a donner quand tu ne fais pas la différence entre une idéologie politique et un système de scrutin.

  54. Poukoi dit :

    *** Jean-Luc Proulx says:
    29 juillet 2010 à 20:13***

    Ha hah ha!
    Bravo mon Jean-Luc! Je n’ai malheureusement pas votre bagage. Il semblerait que celui-ci soit la seule arme maniable contre l’épée argumentaire de notre engagé.

    La contre offensive que vous avez livré à notre « étourdisseur anti-horaire » démontre bien le propos que je vous… »rébarbate » depuis belle lurette.

    Noyer son idée dans un ouragan d’argument choisit malicieusement pour servir la dictature de son idéologie est malhonnête. Je me fou de vos lectures et surtout de la qualité de vos résumer. Moi et mon humble ego voulons savoir ce que nous faisons aujourd’hui avec notre société éparpillée dans l’église de la manipulation médiatique de masse. Nous sommes déjà hier et nous avons le luxe de nous perdre dans des concepts révolues tel la religion ou la séparation d’une province dont les habitants cherchent déjà à se réunir dans la noirceur de leur propre isolement.

    Alors que celui qui rejette catégoriquement le système dans lequel il évolue se retire dans un tipi et se déshabille de ses méchants vêtements « made in china ». Il faut être conséquent avec ses propos. Vous n’avez plus le droit de taper sur votre ordinateur car il représente les corporations capitalistes. (Ni de vous rendre travailler …à vélo…lui aussi est fait en chine) Travailler pour qui en passant ? Future Shop ? Aldo ? IBM ? … ?

    Que celui qui rêve d’un Québec souverain se lève pour conserver sa langue. Une langue syndicale si belle. Une langue qui devra souvent s’oublier pour faire du commerce international. Une langue avec laquelle aucun canadien ou américain nous voudra faire des affaires en se souvenant de ce qui est arrivé au Wal-Mart de Jonquière.

    Renier un jeu économique si fort et prospère est à l’inverse de savoir en tirer son épingle. Avoir peur de l’assimilation, c’est être faible! Dans cette ère de mondialisation le québécois demeure fort dans son art et dans son business. Il est, à priori, francophone et le demeurera…anyway!

    L’état de gauche du Québec nous garde tous également pauvre. Par conséquent, les majoritaires veulent des gratuités qu’ils finissent par payer plus cher que ce que leurs besoins individuelles coûteraient.

    L’état est lourd. Les médias syndiqués dicte et prépare les courants de pensée. Les artistes font de la politique et les politiciens leurs shows.
    Et certains citoyens romantiques justifient leurs dettes d’études en enlignant quelques concepts humains et justes en croyant qu’il sont prêtre d’une quelconque bible philosophique dont on ne peut remettre en question le fondement puisqu’elle a été écrite par je ne sais quelle putin d’écrivain sombre mais honorable.

    Je ne direz pas : où sommes nous? Mais plutôt QUAND sommes nous?

    Tous ces prophètes de passé nous empêchent d’avancer à notre juste rythme! Nous sombrons dans une pause intellectuelle globale au Québec. Nous savons tous où nous allons, mais nous n’y allons pas. Combien de précieuses minutes continuerons-nous à perdre en regardant le chiffrier de la dette québécoise grimper à TVA?!
    Tournons à droite, on se recentrera plus tard, j’en suis sûr.

  55. l'engagé dit :

    @ Poukoi

    Le titre du billet est : «Faut pas croire tout ce que vous lisez sur internet!» et s’outiller, c’est-à-dire lire des livres, les résumer, les critiquer et soutenir ses thèses en la confrontant avec d’autres est un puissant « outil d’auto-défense intellectuelle». Quand vous écrivez «Je me fou (sic) de vos lectures et surtout de la qualité de vos résumer (sic). Moi et mon humble ego voulons savoir ce que nous faisons aujourd’hui avec notre société éparpillée dans l’église de la manipulation médiatique de masse», vous faites là implicitement l’aveu que vous êtes un ignare (pourtant vous avez une belle plume):

    -il semble que nous partagions la perspective d’une «manipulation médiatique de masse», (sans nous entendre cependant sur la direction qu’elle prend), mais quel outil avez-vous pour lui résister? Une des solutions est de lui opposer un esprit critique, de penser par vous-même, mais vous n’avez qu’une vie, vous n’avez pas le temps de tout réinventer, c’est là que la culture, la tradition intellectuelle arrive à votre secours, en vous appuyant sur le rempart des expériences de pensée et des recherches de vos contemporains et de leurs prédécesseurs, vous pouvez voir plus loin et proposer quelque chose à votre tour.

    Sinon, vous êtes coincé pour faire appel à l’autorité de quelqu’un que vous estimez, et vous faites quoi? Vous relayez ses propos, en essayant votre petite touche personnelle? Comme ceci? « Noyer son idée dans un ouragan d’argument choisit malicieusement pour servir la dictature de son idéologie est malhonnête.» Je n’ai rien noyé, Christian Rioux a proposé une vision réductrice de la gauche et de la droite, et ce faisant, il peut caricaturer la gauche à son aise. J’ai eu besoin de 11 paragraphes pour donner une idée sommaire de ma critique de son idée principale et je la répète ici : d’après Rioux, pour résister, il suffit du «gros bon sens». Moi je vous dis, ça ne suffit, pas, ça prend de la curiosité et des efforts intellectuels sincères et constants si vous voulez résister à la manipulation médiatique.

    Par ailleurs, vous admettez en faire, n’écrivez-vous pas qu’un épisode de «Découverte» peut invalider des chapitres entiers de la bible (je paraphrase, mais c’est à peu près ça) et pourtant, vous vous refusez de vous livrez à une joute argumentaire pour faire valoir vos idées et les tester. Vous pourfendez la noirceur des idéologies, mais vos jugements à l’emporte-pièce ne témoignent pas eux aussi d’un abandon de votre rationalité? « Tournons à droite, on se recentrera plus tard, j’en suis sûr.» Je trouve que vous réagissez pas mal bien et pas mal vite à la manipulation médiatique : on vous a instillé la peur et le sentiment d’urgence et vous réagissez au quart de tour!

    Vous daignez pourtant parler de «pause intellectuelle globale» et vous méprisez la nécessité de lire, de critiquer de résumer? Avant de vous transformer en caricature, allez donc à la bibliothèque pour justifier que «les médias syndiqués dicte et prépare les courants de pensée.» J’ai une contre-expertise pour vous qui s’appelle Howard Zinn «Une histoire populaire des États-Unis».

    Je vous fais même une fleur : voici sa page wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Howard_Zinn

    Je vous prie de prendre garde au passage sur le procès Ellsberg, vous pourrez voir comment souvent la vérité peut être manipulée.

    Bonne lecture!

  56. poukoi dit :

    @l’engagé

    ***Le titre du billet est : «Faut pas croire tout ce que vous lisez sur Internet!» et s’outiller, c’est-à-dire lire des livres, les résumer, les critiquer et soutenir ses thèses en la confrontant avec d’autres est un puissant « outil d’autodéfense intellectuelle». Quand vous écrivez «Je me fou (sic) de vos lectures et surtout de la qualité de vos résumer (sic). Moi et mon humble ego voulons savoir ce que nous faisons aujourd’hui avec notre société éparpillée dans l’église de la manipulation médiatique de masse», vous faites là implicitement l’aveu que vous êtes un ignare.***

    1. Le titre du billet aurait simplement pu être: Faut pas tout croire.
    Me faire servir un amalgame de concepts pigés à gauche et à…gauche dans de très bons livres, j’en suis sûr (mais…À l’époque où ils furent écrit, il devait être encore meilleur), est ,pour moi, loin de l’avant-gardisme. Je n’ai gère besoin d’ouvrages multiple pour comprendre que la peur encadre notre société.

    Peur c’est dieu, peur c’est la mort, peur c’est l’inconnu, peur c’est le futur, peur c’est le bulletin de 22heures.

    Et c’est en cherchant de comprendre autant les lois physiques que psychologiques qui régissent l’humain que nous irons plus rapidement vers demain.

    Tant et aussi longtemps que je vous lirez résumer des concepts sociologiques nous n’irons nul part. La sociologie écrite fait état de l’homme dans un cadre de frayeur. Aucune de ces analyses ne sera d’actualité quand l’homme sera septique, ouvert sur le monde et laïc à la fois.

    2. Je n’ai pas envie de quantifier mon QI mais si, pour vous, la peur d’être ignare se combat avec la taille de la mémoire et bien mémorisez autant d’histoires que voulez en croire. De mon côté, j’utiliserai ma matière grise à comprendre et à dépasser des limites souvent oubliées là ou un ignare les a déposé.

    ***-il semble que nous partagions la perspective d’une «manipulation médiatique de masse», Une des solutions est de lui opposer un esprit critique, de penser par vous-même, mais vous n’avez qu’une vie, en vous appuyant sur le rempart des expériences de pensée et des recherches de vos contemporains et de leurs prédécesseurs, vous pouvez voir plus loin et proposer quelque chose à votre tour. ***

    1. Je peux faire erreur dans mes interprétations et vous pouvez faire erreur aussi. À ce niveau, tout le monde ici est égal. La perception du septique cache souvent la protection de son idéologie. Il faut faire deux pas derrière et quand on croit qu’on a pris assez de recule, il faut en faire deux autres.

    2. J’aimerais bien vous lire »proposer quelque chose à votre tour ». Pour le bagage intello, il y a ici consensus pour dire que vous maniez bien le « cut-paste » cher Lord Durham mais au bout, vous voulez l’aider comment votre quartier/ville/province/pays/continent/monde/univers?

    ***Sinon, vous êtes coincé pour faire appel à l’autorité de quelqu’un que vous estimez, et vous faites quoi? Vous relayez ses propos, en essayant votre petite touche personnelle? Comme ceci? « Noyer son idée …***
    Ici vous me dites que je lègue mon cerveau à un imam ou quoi? Et puis que je fais de la peinture à numéro avec mes idéo? Vous auriez pu ne pas écrire ça et çà vous plus servit que l’inverse mais bon, je vous écoute parler de…caricature…
    Vous continuez: *** Je n’ai rien noyé, Christian Rioux a proposé une vision réductrice de la gauche et de la droite, et ce faisant, il peut caricaturer la gauche à son aise. ***
    C’est plutôt arrogant de dire que vous ne noyez rien en noyant encore. Je cherche votre lien.
    ***d’après Rioux, pour résister, il suffit du «gros bon sens». Moi je vous dis, ça ne suffit, pas, ça prend de la curiosité et des efforts intellectuels sincères et constants si vous voulez résister à la manipulation médiatique. ***

    Et bien, je vous crois sincèrement noble de vouloir vous armer contre la manipulation syndicale, lobbyiste ou corporative mais je suis de l’avis de Chris que le gros bon sens est un bon outil. J’ajouterai que de ne pas avoir peur de sa crédulité et de faire confiance à son jugement aide un peu.

    Et pour Howard Zinn… J’ai lu votre suggestion. C’est quoi le rapport entre un « Père Teresa » et la manipulo-média? En plus çà va dans le sens de votre argumentaire dans le sens ou ces ouvrage ne reflète qu’un seul côté de la médaille soit la glorification du social et la démonétisation du militarisme et de la corporation. Je ne dis pas que je suis contre ses actions mais c’est du nannan à gauchiste solide.

    Je vous aime ben même si çà paraît pas. 🙂

  57. l'engagé dit :

    Mon cher Poukoi,

    Il ne s’agit pas de lire pour devenir des singes savants et vous avez raison de critiquer celui qui s’emplit comme une cruche .

    Mon propos n’est pas de discréditer le «gros bon sens» , mais de discréditer l’idée selon laquelle il est suffisant. Pour évaluer la valeur d’une proposition, il faut faire des liens entre la description de la réalité de son auteur et comparer celle-ci avec la sienne propre, il faut vérifier l’architecture de son raisonnement et il faut vérifier sa fiabilité.

    On ne réfléchit pas «à vide», on réfléchit avec tout son bagage intellectuel et on «confronte» le nouveau avec l’ancien, donc plus on a assimilé de connaissances et plus on a exercé notre sens critique, plus il est facile d’apprendre du nouveau et de critiquer les raisonnements fallacieux ou d’invalider les données qui proviennent d’un manque de rigueur. Plus on s’exerce et plus on est indépendant.

    Quand je lis des billets ou des commentaires, ici ou ailleurs, qui critiquent d’une façon très péjorative la gauche ou l’écologisme, je peux en saluer la verve, mais je suis déçu par le manque d’argumentation ou de référence, leur rengaine est trop souvent clichée. Si on offrait plutôt des démonstrations logiques ou historiques, des commentaires ou des analyses tirés de penseurs imposants, on aurait l’occasion, que l’on soit de droite ou de gauche, de s’instruire un peu. On serait un peu moins partisans et on serait mieux placés pour critiquer le manque de rigueur des médias.

    La politique, l’économie me semblent trop importante pour être confiées à une question de gout, il ne s’agit pas de choisir, entre les idées de gauche et de droite comme on choisit entre «vanille» et «chocolat». C’est pourquoi ça me choque quand Christian Rioux ou d’autres invoquent en définitive une vision relativiste : je suis ici, vous êtes là, chacun son opinion. C’est indirectement ce que vous faites quand vous écrivez : «Je peux faire erreur dans mes interprétations et vous pouvez faire erreur aussi. À ce niveau, tout le monde ici est égal.»

    La contribution des autres et l’examen de vos propos, particulièrement si vous interprétez, vous permettent de raffiner votre jugement et de gagner en précision : ce n’est pas vrai que tout se vaut. Voyez par exemple votre catégorisation de Zinn, vous désavouez cette référence en la taxant de «nannan à gauchiste solide. » Ne pensez-vous pas que si sa «démonisation du militarisme» est fondée sur une enquête et une démonstration rigoureuse, qu’il faudrait en accepter certains tenants ou au moins accepter de les examiner?

    Le rapport, c’est donc qu’avec une connaissance désormais plus assise de l’histoire américaine, dans une perspective populaire (donc la manipulation passée), il est plus facile de voir comment la manipulation présente s’opère.
    Par exemple, en assimilant les syndicalistes, les divers opposants à la guerre et les sympathisants communistes aux États-Unis à des membres actifs du parti communiste, et en assimilant immédiatement ce communisme à une adhésion au soviétisme et aux intérêts russes, la classe dirigeante de l’époque a permis d’articuler une réaction patriote de rejet très émotive des idées de gauche. Pourtant, ces mouvements étaient profondément américains.

    Cet exemple n’est qu’une manière pour moi de montrer comment l’arbitraire se construit, d’où mon opposition aux condamnations et aux critiques qui ne sont pas assises sur un raisonnement articulé et documenté.

    Je ne crois pas que vous soyez ignare ni que vous léguiez votre cerveau, mais vous vous contredisez si vous refusez d’enquêter plus à fond une question. Vous avez allégué que «les médias syndiqués dicte (sic) et prépare (sic) les courants de pensée», je vous réponds que les pertes syndicales à La Presse et le lock-out au JM nous rendent encore plus perméable à la manipulation : l’intérêt public pour être défendu demande des enquêtes, un travail d’analyse. Le contexte actuel ne le permet pas et c’est au bénéfice du capital et non des travailleurs.

  58. Poukoi dit :

    ***On ne réfléchit pas «à vide», on réfléchit avec tout son bagage intellectuel et on «confronte» le nouveau avec l’ancien, donc plus on a assimilé de connaissances et plus on a exercé notre sens critique, plus il est facile d’apprendre du nouveau et de critiquer les raisonnements fallacieux ou d’invalider les données qui proviennent d’un manque de rigueur. Plus on s’exerce et plus on est indépendant. ***

    On ne peut pas être contre votre affirmation mais…

    Un enfant tombe à l’eau. Il ne sait pas nager. Celui-ci ne savait même pas qu’il pouvait, un jour se retrouver dans l’eau. Il tente de garder la tête hors de l’eau et voilà un enfant qui sait maintenant nager.

    On explique à un enfant que l’eau présente un danger de noyade. Il voit même des émissions ou des films où quelqu’un se noie. Il tombe dans l’eau. Il panique et se noie.

    Voilà le danger de ne pas regarder une situation à froid. Il faudrait être con pour être contre la culture mais ce que je prône c’est un regard propre et nouveau sur notre situation sociologique.

    Un résonnement sociologique basé sur un portrait de société dessiné dans les vestiges de son histoire donc, taché de résidus de limites, est nocif pour l’avancement de notre conscience collective.
    Et de pire, les médias nous brassent dans tous les sens dans cet amas de concepts qui devraient être révolus depuis 20 ans.

    ***vous désavouez cette référence en la taxant de «nannan à gauchiste solide. » Ne pensez-vous pas que si sa «démonisation du militarisme» est fondée sur une enquête et une démonstration rigoureuse, qu’il faudrait en accepter certains tenants ou au moins accepter de les examiner? ***

    Nous vivons vivement dans un monde en couleur et non en noir et blanc. C’est pourquoi je ne désavoue pas cette référence. J’ai clairement mentionné que je n’étais pas contre les actions du papal monsieur Zinn. Je dénonce l’orientation unique du courant de penser qu’il préconise. Soyez assuré que si je vois un nain vieillard aveugle d’origine haïtienne tomber dans la rue que je lui viendrai en aide. (Surtout si il a échappé son portefeuille ! 🙂 Je blague.)

    Ici-bas ; un « cut-paste » du blog de Jean-Luc Autret sur Angle droit

    http://montrealaisorigine.wordpress.com/2010/03/14/le-syndicalisme-solidement-implante-au-parti-quebecois/#comments

    Voici un petit répertoire de députés péquiste avec leurs anciennes fonctions syndicales :
    Pascal Bérubé Vice-président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)

    Yves-François Blanchet Président de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ)

    Marie Brouillé Adjointe au directeur général de l’Union des producteurs agricoles (UPA) et Directrice générale de la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec

    Pierre Curzi Président de l’Union des artistes (UDA)

    Bernard Drainville Président de la Fédération des étudiants de l’Université d’Ottawa

    Marjolain Dufour Président de la CSN régional, Représentant syndical à Emploi-Québec pour le CRD Côte-Nord

    François Gendron Membre fondateur et secrétaire du Syndicat des travailleurs de l’enseignement du Nord-Ouest québécois et Délégué au Conseil provincial de la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ)

    Nicolas Girard Conseiller syndical à l’information au Service des communications de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)

    Lisette Lapointe Recherchiste, Centrale des syndicats démocratique

    François Rebello Président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)

    Lorraine Richard Secrétaire, Syndicat des travailleurs et travailleuses, Centre de santé de la Minganie (CSN)

    Monique Richard Présidente de la CEQ, devenue la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

    Mathieu Traversy Adjoint au responsable de l’organisation, bureau de direction de la FTQ

    Denis Trottier Négociateur syndical et membre du Comité national de mobilisation des chargés de cours, FNEEQ-CSN

    Tous ces députés représentent quand même 26 % de la députation du PQ. Ce sont tous des portes d’entrée à différents niveaux pour les leaders syndicaux actuels.

    Je crois ceci à propos. Certaines personnes voient les corporations comme ceux qui influencent les courants de penser, Ce n’est sûrement pas faux mais ce n’est pas sûrement pas tout….

  59. l'engagé dit :

    @ Poukoi

    Qui a dit que la métho était plate? Voilà plusieurs centaines de mots que l’on s’échange à ce sujet.

    Vous ne pouvez pas désavouer d’une manière aussi cavalière les sciences sociales :
    « Un résonnement sociologique basé sur un portrait de société dessiné dans les vestiges de son histoire donc, taché de résidus de limites, est nocif pour l’avancement de notre conscience collective.»

    Premièrement, même si le contexte géopolitique et technique a changé depuis la fin du XXe siècle, il me semble que les humains sont encore faits de la même trempe, ont la même organisation biologique, continuent d’avoir les mêmes institutions, fonctionnent d’après le même genre de mécanismes psychiques et surtout sont encore largement tributaire du social, c’est à dire que l’organisation d’une société et les pression qu’elle induit génère une contingence face à laquelle l’individu ne peut résister.

    Difficile dans ce cas de disqualifier l’Histoire en tant que discipline, je me ferais plutôt le disciple de Braudel et je vous dirais que dans l’effervescence de l’information-spectacle et l’éphémère, on manque de perspective (n’avez-vous parlé du recul et des deux pas) et qu’il faut trouver des moyens d’échapper à la vacuité du commentaire de cet éternel présent. Le recours à l’histoire permet précisément de voir les structure de longues durées.

    À l’aune de ces structure, une fois qu’on les a vues, on fait un choix à leur égard, c’est à dire qu’on se permet d’examiner leurs effets et de jauger si elles sont bonnes ou néfastes. C’est ce qu’à fait Zinn, donc vous pouvez difficilement critiquer «son orientation unique du courant qu’il préconise» (d’ailleurs je ne suis pas certain de ce que ça veut dire) sans vous jeter à l’eau et c’est-à-dire en critiquant soit ses méthodes, soit ses références ou encore ses analyses. Vous ne pouvez faire une généralisation de la sorte : Zinn fait pour ainsi dire l’archéologie de la société américaine, certes comme toute histoire, c’est fragmentaire, mais s’il découvre (en 70) que par exemple le président Nixon et le Pentagone ont menti pour le bénéfice de grandes entreprises (ce qui a été prouvé en 89), la réalité, c’est celle-là, la guerre du Vietnam était à l’avantage du complexe militaro-industriel, mais pas du peuple américain.

    Vous proposez une espèce de «tabula rasa», mais d’où tenez-vous que le système a changé, que les corporations et les gouvernements ont reçu une absolution? Leurs actions s’inscrivent dans une continuité, je crois qu’il est nécessaire de chercher à la voir.

    Ensuite, lorsque je fais référence aux science sociales, vous les ramenez à «la sociologie», l’économie est ,elle aussi, une science sociale, l’invalidez-vous elle aussi? Ce qui me semble «taché de limite», ce sont les individus, les institutions ou les acteurs qui ignorent même la contingence et les pressions qui ont défini leurs rôles. Vous dites que les médias nous rabâchent dans des «vieux concepts», de quoi parlez-vous?

    Ce qui me dérange chez les médias, c’est leur incapacité à enquêter, à analyser en profondeur. C’est leur manque de couille, c’est qu’ils abaissent le niveau intellectuel moyen en n’offrant pas de contenu profond, c’est leur incapacité à remplir leur rôle, lequel est de diffuser, commenter et analyser les informations d’intérêt public, d’offrir des tribunes, de nourrir le débat social et de permettre aux citoyens de connaitre leurs institutions. Ce qui me dégoute des médias, c’est le système de propriété qui asphyxie l’indépendance des salle de presse, la convergence qui dénature l’essence même de la nouvelle et d’un traitement singulier et finalement la saturation absolument scandaleuse de publicité, laquelle est à son tour créatrice d’un assujettissement complet à la rectitude. Mais il ne me viendrait pas à l’idée de reprocher l’usage de concepts, des concepts sont des outils intellectuels pour représenter la réalité. Il n’y a d’ailleurs rien de mieux qu’un concept obsolète pour faire de la pédagogie, car on peut à l’aide de ce dernier faire des analogies, lesquels permettent au public de mieux saisir les nouveaux concept.

    Par contre je suis un peu perdu par rapport à l’analogie de la noyade. Je verrais plutôt la culture comme les livres scientifiques qui vous parlent de l’eau, de sa portance, de ses caractéristiques, des livres techniques qui décortiquent la nage, des livres psycho-biologique qui expliquent la peur et le stress. Et voilà le baguage de quelqu’un qui veut apprendre à nager. Il peut le faire en autodidacte, ou avoir de l’aide (ce qui sur le plan analogique ressemble aux études)…. et à un moment donné, vous vous jetez à l’eau.

    La connaissance intellectuelle de l’eau ne remplacera jamais l’expérience de l’eau, mais cette distinction ne peut suffire à invalider l’effort intellectuel, ces domaines sont complémentaires (et je sais que vous le savez). Cependant la noyade, c’était quand même bien trouvé.

    Grâce à vous cependant, j’ai emprunté deux précis d’économie…

    Je n’ai pas parlé de langue (votre avant-dernier billet, ni des syndicats) parce qu’on me reproche d’ordinaire ma longueur et que la pierre d’achoppement concerne la «métho» et la rigueur et qu’on me reproche d’ordinaire ma longueur. Nous y reviendrons si vous voulez.

  60. Poukoi dit :

    ***Premièrement, même si le contexte géopolitique et technique a changé depuis la fin du XXe siècle, il me semble que les humains sont encore faits de la même trempe, ont la même organisation biologique, continuent d’avoir les mêmes institutions, fonctionnent d’après le même genre de mécanismes psychiques et surtout sont encore largement tributaire du social, c’est à dire que l’organisation d’une société et les pression qu’elle induit génère une contingence face à laquelle l’individu ne peut résister.***

    Je vous comprend et vous n’avez pas tord mais…

    C’est exactement ce que je déplore de notre conscience. Je crois pouvoir faire une analogie avec les vieux films de James bond ou de Star Trek devant lesquels on s’émerveillait.

    Des gadgets incroyables, de la vidéo conférence et tout ça existe aujourd’hui. Combien de temps ça a prit avant d’avoir un réel accès matériel à ce savoir ? Plus de 25ans !
    Si j’étais un baby-boomer, je serais frustré de la lenteur avec laquelle j’ai eu accès à quelque chose que je savais faisable !

    C’est exactement la même chose avec la laïcité. Mais non, on donne encore des centaines de minutes de temps d’antenne au cardinal Tricote, aux accommodements, aux émissions d’acteurs qui on vu des fantômes !

    Même chose pour l’influence syndicale. Tous le monde sait que les syndicats sont une véritable mafia d’influence dans nos ministère, Mais non, il faut protéger les travailleurs donc on avale l’excès syndicale. Toujours tout ou rien.

    Même chose pour le « bashing » politique des médias contre le changement. La ridicule lourdeur de notre fonction publique est tellement une évidence que changement rime automatiquement avec réduction de la taille de l’état donc, changement = pas bon.

    Même chose pour la redondance médiatique. La H1N1 est le meilleur exemple que l’on puisse avoir. Tous le monde dit : c’était de la manipulation ! Une fausse crise ! C’est la preuve faite que nos médias sont biaisés. Le gouvernement a dépensé je ne sais plus combien de million juste pour nous dire de se faire vacciner.

    Je vous mets au défi de discuter de tout et rien avec des amis ou de la famille dans un bon souper et d’aborder l’un de ces sujets tout bonnement. Chaque individus fera : « ben oui c’est ben sûr mais..hhh…Qu’est-ce tu veux faire ?…C’est comme ça..hhh »

    Même Homer Simpson peut comprendre ça. On n’a pas besoin de tourner autour du pot plus longtemps et de gaspiller la moitié d’une décennie à assimiler ça. Sartre ou Nitch on rien à voir dans ça ! C’est ça le gros bon sens.

    La route est droite du point A au point B. Oui une petite courbe dans le chemin vers un étang où l’on peut s’arrêter comprendre pourquoi la route a courbée peut être intéressant mais pas nécessaire. Ce qui nous ramène à notre analogie aquatique.

    Pendant que vous étudier l’eau, Venise et l’histoire de la flottaison des temps modernes pour apprendre à nager et bien je suis déjà de l’autre côté du lac.

  61. l'engagé dit :

    La hausse de niveau de conscience que vous souhaitez me semble inversement proportionnelle à notre dépendance aux gadgets. Regardez comme on les récupère, des villages chinois se consacrent bruler des composantes électroniques pour distinguer les divers matériaux à classer, et s’intoxiquent par la même occasion. La face B du progrès technologique est bien sombre.

    Vous avez par contre raison de critiquer la situation par laquelle ceux qui dénoncent cette réalité le font par le biais de leur clavier, mais si on s’arrête à chaque fois qu’on frappe un paradoxe, on ira nulle part, j’espère en tout cas que mon ordi de 2003 tiendra le coup jusqu’en 2013…

    Si j’étais un baby-boomer, je serais bien content de prendre ma retraite sous peu pour ne pas avoir à m’encombrer de toutes ces babioles, juste de penser que les gens paient pour le câble, alors qu’on vend «leur temps de cerveau disponible » à des annonceurs me consterne.

    Le petit fond créditiste/union-nationale du Québec est celui-là même qui empêche un véritable virage laïc, c’est ce même fond sur lequel surfe Turcotte, je ne suis pas fâché que l’on débatte justement de la laïcité, mais comme je vous l’ai écrit, l’impossibilité d’avoir des débats de fond nous empêche de comprendre ce qui cause les irritants en amont. Pour parvenir à faire ces débats, il faut une population éduquée, on ne sort donc pas de la nécessité de l’instruction et de la valorisation de la culture. D’où mon propos sur ce blog.

    Pour la «mafia syndicale», je trouve que vous posez le problème un peu vite. Il faut dépasser le cadre des idées reçues. Si par contre vous vous proposez de vous attaquer à ce gaspillage de ressources, attaquez-vous aussi au privé, tant qu’à aller vers le futur, j’en ai marre de ses entreprises qui tètent les crédits, les subventions, les cadeaux, les ressources, qui produisent des produits souvent inutiles, nocifs et peu fiables en déversant par la bande toutes leurs externalités sur la société civile, laquelle doit éponger et qui se vantent par près de bilan excellent, et qui forcent ensuite l’État à rationaliser, qui siègent dans les C.A. de nos institutions publiques alors qu’ils sont incapables de comprendre le concept de service public et de bien commun. Étatiser les pertes et privatiser les profits, très peu pour moi. Je regarde Bell, Vidéotron, Roger, Telus, et je la trouve pas très belle «la création de richesse», si on assume que la communication est aussi importante que les routes, je trouve qu’on paie pas mal cher pour cet impôt déguisé et je trouve pas que la concurrence nous fait tant de bien que ça, j’y vois plutôt un gaspillage de ressources.

    Le paradigme bio-médical me semble tout aussi problématique : on a des problèmes en amont : qu’on règlemente et interdise toutes les substances chimiques toxiques qui saturent nos environnements, qu’on étiquette la bouffe qui est du poison comme on le fait pour les cigarettes et qu’on crée les infrastructures pour aider les gens à développer une meilleure hygiène de vie, pis on en aura moins de problèmes. Mais la santé «c’est un buisness» et son moteur ce sont les médicaments, la machinerie médicale et les soins sophistiqués, les «crises» sont dans la matrice même de ce système. D’ailleurs Gesca étant une filiale de Power, qui est dans les trusts, la santé et les assurances, c’est clair qu’on allait profiter de la manne. De toute façon, les pages du gouvernement, ce sont des revenus publicitaires.

    Pour aller au fond de ce genre de choses, il faut précisément lâcher Les Simpson, et préférez Venise. Des Doges de Venise au Condottieri de Florence, il n’y a qu’un pas, que l’on franchit aisément. Et tant qu’à être à Florence, on lit Dante puis Machiavel.

  62. Poukoi dit :

    ***La hausse de niveau de conscience que vous souhaitez me semble inversement proportionnelle à notre dépendance aux gadgets. ***

    Est-ce que la calculatrice a vraiment nuit au mathématique?

    ***La face B du progrès technologique est bien sombre. ***

    Oh que oui. En fait, la face de l’humanité est bien sombre. Nous devons nous compter chanceux d’être né dans la cour du château. Sans pauvre, il n’y aurait pas de riche. Sans chevreuils, il n’y aurait pas de loups. C’est triste et je prends vraiment en pitié les enfants chinois qui travaillent pour des miettes tout comme j’ai du respect pour nos ancêtres qui ont travaillé dans les mines sous les mêmes conditions.

    ***si on s’arrête à chaque fois qu’on frappe un paradoxe, on ira nulle part***

    Il était une fois un homme qui soupait avec sa famille autour d’une belle table en bois d’un style néo-champêtre. Ils mangeaient de gros steaks épais. Ils n’avaient pas les moyens d’en manger trop souvent mais une fois de temps en temps, ils festoyaient ensemble dans le confort de leur humble maison. Ce n’était pas un palace mais c’était parfait pour cette belle petite famille. Pas trop cher d’hypothèque parce qu’avec le paiement de voiture, les assurances, les meubles, les vêtements et les comptes courants c’était serré, voir même, quelques fois, un peu stressant. L’homme en question était bien conscient qu’il pourrait se contenter de moins mais il travaillait d’arrache pied pour offrir le plus qu’il pouvait à sa famille et ce, avec une seule motivation en son coeur soit, l’amour de sa famille.

    Maintenant, imaginez qu’il tiendrait un discours suivant:
    « Je suis contre la mondialisation! ».
    Pouf! On enlève les meubles neufs. Il a maintenant des meubles usagés.
    On oublie les ordinateurs et les cellulaires. Sa fille n’aura qu’à faire ses recherches à la bibliothèque et à écrire dans des cahiers.
    Pouf!Pas de radio, pas de télé. Il s’informera uniquement dans ses journaux locaux.
    Pouf! On retire la mode. Tout le monde en beau gilet tricoté à la laine de chez nous.
    « Je suis contre l’agriculture et les pets de vache! »
    Pouf! On oubli le steak de qualité. En fait, il vide littéralement le frigo et le garde manger. Il chie dans l’jardin et il mange des pois (pour chier plus…niaiseux o.k, mais astucieux quand même)
    « Je suis contre les banques! »
    Pouf! On oublie la maison et le terrain. Il se peinture la peau pour demander sa « carte gold privilège amérindien sans frontière » et il se bâtit un tipi près d’un lac, et d’un jardin.
    Pouf!On oubli la voiture pour aller travailler de toutes façon il ne travaille plus. C’est trop loin et une corporation riche et sans scrupule ne le mérite pas.

    Vous me direz peut-être alors qu’on peut tenir un discours avec sa bouche et un autre avec ses gestes sans invalider le premier ?

    Ces gens sont des gueules sans tête pour moi. J’ai déjà été un véritable hippie sans domicile fixe errant d’une communauté à une autre en propageant la bonne nouvelle. Un jour j’ai fais face à un choix. Est-ce que je rejette le monde qui m’a donné la liberté de penser ou est-ce que j’y participe de manière à en tirer mon épingle du jeu pour moi et maintenant pour ma famille. Faire le premier choix aurait été complètement ridicule.

    Se plaindre la bouche pleine est pour moi quelque chose de minable.

    ***juste de penser que les gens paient pour le câble, alors qu’on vend «leur temps de cerveau disponible » à des annonceurs me consterne.***

    WOW. Bien dit.

    ***Pour la «mafia syndicale», je trouve que vous posez le problème un peu vite***

    Qui a passé vite là?

    Pour les méchantes industries riches ben je suis d’accord que l’argent est sale mais bon, on revient au début de mon présent texte. Soit on naît dans la cours du château avec ses avantages et ses réalités ou de l’autre côté du mur avec ses « avantages » et ses réalités.

    ***qu’on étiquette la bouffe qui est du poison ***
    Le gouvernement est déjà assez sale, je ne veux pas de lui dans mon assiette. Non mais l’Étate (oui oui l’étate québécoise! C’est une grosse mère matriarcale germaine qui se mêle de toutt!) Je reprend: L’Étate québécoise est partout! Ne leur donnons pas la chance de graisser encore la patte à Cossette (publiciste) pour faire des annonces ridicules de plus. On a la route, l’alcool, le casque, la sécurité, les piéton, la cigarette, la malaria si prévoyez voyager dans les Antilles (celle-là c’était l’boutt), etcetera et maintenant la poutine?! No way!

  63. l'engagé dit :

    Je vais être bref et ce sera à mon tour de jouer au libertarien : si je souscris à une assurance, je m’attends à être couvert selon le niveau de risque que je représente.

    Je suis pour la solidarité, mais je veux qu’elle soit cohérente, si j’accepte de payer pour les services sociaux, mais je veux que ceux-ci soient efficace, si le lobby agricole au sud de la frontière les mine en subventionnant le maïs et ce faisant, qui fait du dumping des produits transformés qui en sont issus, il est normal que l’État apport un correctif à ce qui vient bousiller l’équilibre naturel du marché entre l’offre et la demande.

    L’état à juste à être assez futé pour faire la démonstration scientifique de la nocivité de certains produits et il gagnera la bataille à l’OMC quand les américains se plaindront : il n’est pas normal que le litre de pepsi soit moins cher que la livre de brocoli. La tomate qui est enduite de cire et gazée doit être étiquetée comme ayant été transformée. Diffuser l’information avec transparence, avoir accès à l’information juste est une condition essentielle pour que le libéralisme fonctionne, on tant à l’oublier. L’état jouerait simplement son rôle.

    Quant à la question du paradoxe, rien n’empêche le père de famille de votre exemple de dire à la sienne qu’elle est très privilégiée, de privilégier la discussion et de demander aux membres qu’elle part ils sont prêts à faire pour plus de justice, d’équité et de solidarité dans le monde. Le fait de faire une différence dans la communauté peut primer sur la «réussite carriériste».

    On est pas obligé d’être dans le tout ou rien, on peut certainement prôner des changements progressifs. De covoiturer jusqu’à ce que cela soit de moins en moins nécessaire. Si les enfants de la dite famille apprennent qu’il n’est pas nécessaire de se réaliser par la consommation, c’est un bon début.

    Quant au tricot, c’est génial le tricot, avec tous les vêtements merdiques sur le marché, ça revient en force.

    N’ayant pas de télé, par contre (et étant strictement incapable d’écouter la radio) votre idée de la presse m’enchante, il suffirait d’avoir des café avec des journaux d’un peu partout, comme au XVIIIe, pour multiplier les points de vue et pour connaitre plus que l’actualité régionale, et les gens recommenceraient à être politisés.

    Pour ce qui est du progrès, le véritable progrès pour moi c’est qu’on soit capable de faire plus avec moins, un logiciel informatique trop costaud qui rend obsolète mon ordinateur, ça fait rager. Plus d’efficacité parce que plus de puissance, ce n’est pas de l’efficience, c’est du surplace.

  64. Poukoi dit :

    @L’engagé

    Ceci sera une de mes dernières interventions pour quelques jours…
    Je quitte l’ordinateur pour une petite période.

    Nos correspondances furent bien amusantes. C’est ben la première fois qu’on réussit à se parler! 🙂 En gros, on a les mêmes espoirs. Ce sont nos finalités de résonnement qui s’oppose, mais sommes toute, on souhaite tous qu’il fasse beau demain. Je vous laisse en vous félicitant pour la floraison de votre jardin culturel. Vous y avez mis des efforts et bien que vous méprisiez un peu l’éloge du gros bon sens que moi et Chris avons fait ici, je respecte ces efforts et leurs résultats. Au plaisir!

    @Christian

    Surveille notre engagé comme il faut! Ne le laisse pas hypnotiser les autres avec ses longues phrases paragraphiques! 🙂 Et surtout, Keep up with the power of the Gro-bonn-sen! Çà doit bien faire 3 ans que je viens sur ton blog une fois de temps en temps par période et je dois te dire que c’est toujours ben cool! En fait, j’ai simplement envie de saluer ta RIGUEUR dans ce que tu fais ici! 😉

    À +

    gab.

    (Vive les pets de vaches!!!!)

  65. l'engagé dit :

    Merci Poukoi!

    Profitez du soleil.

    Ne vous en faites pas je ne méprise pas l’éloge du «gros bon sens», je dis juste qu’il s’ennuie quand ses amis baguages intellectuels, rigueur et curiosité ne sont pas là.

    Nonobstant les critiques méthodologiques, Chrsitian Rioux mérite effectivement des félicitations pour son blogue.

  66. En complément au sujet original, la catastrophe annoncée n’arrive pas, parce des scientifiques ne comprenant pas qu’il n’y avait pas autant de pétrole qu’ils avaient prévu ont fait des recherches et trouvé qu’une bactérie consomme le pétrole:

    http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/energy/oilandgas/7964175/Microbe-eating-spilled-oil-in-Gulf-of-Mexico.html

    Pourtant les écolos continuent d’exagérer l’ampleur de l’accident…

    Article complet:

    Microbe eating spilled oil in Gulf of Mexico
    A newly discovered species of microbe is breaking down oil from the BP spill in the Gulf of Mexico much faster than scientists thought possible.

    By Nick Allen in Los Angeles
    Published: 6:52PM BST 25 Aug 2010
    The Deepwater Horizon oil spill in the Gulf of Mexico has been described as the The newly discovered type of oil-eating microbe, which is suddenly flourishing in the Gulf of Mexico

    The leaking well was plugged on July 15 and two weeks later government scientists said that half of the oil had gone.

    The new microbe was found to be breaking down oil about twice as fast as expected.

    Researchers discovered the new oil-eating microbe while studying the underwater dispersion of millions of gallons which escaped after the explosion of the Deepwater Horizon drilling rig in April.

    It thrives in cold water in the deep sea where temperatures are around 5C (41F) and scientists said it may have adapted over time, through a process of natural selection, due to periodic leaks and natural seeps of oil in the Gulf.

    When the bacteria were found to have acted on oil they consumed half of it in 1.2 to 6.1 days, giving an average of about three days. By comparison at the site of the Exxon Valdez spill in Alaska in 1989 the average « half life » was seven days.

    Around 95 per cent of the bacteria in the oil plume were the new type, while outside only five per cent were.

    The microbe was discovered by a team led by Terry Hazen, of Lawrence Berkeley National Laboratory in Berkeley, California. The study was reported in the journal Science.

    Hazen said: »What we know about the degradation rates fits with what we are seeing in the last three weeks. We’ve gone out to the sites, and we don’t find any oil, but we do find the bacteria. »

    The researchers said it provided the first ever data on microbial activity from a deep water oil plume. It suggested « a great potential » for bacteria to help dispose of oil in the deep sea.

    Environmentalists have raised fears about the giant oil spill and the effects of underwater oil on sea life. Last week a mist of tiny oil droplets 22 miles (35km) long was reported.

    But the researchers said the influx of oil had profoundly altered the « microbial community. » They collected more than 200 samples from 17 deep water sites between May 25 and June 2. The new microbe was found to be the dominant one and, although closely related to exisiting petroleum degrading ones, was a new species.

    The team also found that the new microbe acts without significantly depleting oxygen in the water.

    There have been concerns that oil-eating activity by microbes would consume large amounts of oxygen in the water and create « dead zones » which would destroy ecosystems and fisheries.

    But the study found that, while oxygen saturation outside the oil plume was 67 per cent, within the plume it was still 59 per cent. A previous study published last week suggested no decrease in oxygen.

    Hundreds of thousands of barrels of oil a year seep into the Gulf every year through the sea floor.

    It was suggested that oil was dispersing quickly because Gulf light crude is more biodegradable than other oil types and dispersant may have speeded up nthe process.

    There has been much debate about what has happened to the cloud of oil, a mile wide and 650ft high, that was drifting at 4,000ft under water.

  67. l'engagé dit :

    Ils ont découvert une nouvelle bactérie, ils ne l’ont pas inventée, qu’est-ce que votre article est supposée prouvée? VOUS NE FAITES PAS DE RECHERCHE NI D’ANALYSE SÉRIEUSE, VOUS ÊTES À L’AFFUT DE LA PREMIÈRE INFORMATION SUSCEPTIBLE DE CONTRIBUER À VOTRE THÈSE, SANS MÊME PRENDRE LA PEINE DE COMPRENDRE CORRECTEMENT LES ENJEUX.

    La catastrophe de l’Exxon Valdez, avec «seulement» 40 000 tonnes de brut a pollué 800 km de côte. Une petit recherche vous en apprendra plus que mes dissertations sur la teneur de la toxicité de certains sites.

    La catastrophe du Golfe du Mexique est en plus haute mer, mais l’intoxication n’en n’est pas moins terrible. Sachant qu’environ 4,9 millions de BARILS ont été répandus, la fuite de BP a donc provoqué une marée noire 19X plus volumineuse que celle de l’Exxon Valdez.

    Vous venez relativiser avec un article que vous n’avez vraisemblablement pas compris, par ailleurs, le panache de pétrole découvert récemment et l’analyse qu’en ont fait des chercheurs de l’université de Georgie que la catastrophe est belle et bien là :« “One major misconception is that oil that has dissolved into water is gone and, therefore, harmless,” said Charles Hopkinson, director of Georgia Sea Grant and professor of marine sciences in the University of Georgia Franklin College of Arts and Sciences.  »The oil is still out there, and it will likely take years to completely degrade. We are still far from a complete understanding of what its impacts are.”»

    Votre étude corrobore cette affirmation : «On a positive note, the group noted that natural processes continue to transform, dilute, degrade and evaporate the oil. They add that circular current known as the Franklin Eddy is preventing the Loop Current from bringing oil-contaminated water from the Gulf to the Atlantic, which bodes well for the East Coast.»

    Mais elle est à situer dans le contexte de celle-ci : «A report released today by the Georgia Sea Grant and the University of Georgia concludes that up to 79 percent of the oil released into the Gulf of Mexico from the Deepwater Horizon well has not been recovered and remains a threat to the ecosystem.

    The report, authored by five prominent marine scientists, strongly contradicts media reports that suggest that only 25 percent of the oil from the Deepwater Horizon oil spill remains.

    “One major misconception is that oil that has dissolved into water is gone and, therefore, harmless,” said Charles Hopkinson, director of Georgia Sea Grant and professor of marine sciences in the University of Georgia Franklin College of Arts and Sciences. “The oil is still out there, and it will likely take years to completely degrade. We are still far from a complete understanding of what its impacts are.”»

    source : http://www.uga.edu/news/artman/publish/100816_Sea_Grant.shtml

  68. l'engagé dit :

    «est supposé prouver»

  69. Christian Rioux dit :

    @l’engagé
    L’exxon Valdez, c’était dans des eaux trop froides pour que la bactérie puisse proliférer. Le point étant que la catastrophe annoncée par les écolos n’est pas aussi importante qu’ils l’auraient voulu. L’impact de l’homme n’est pas aussi important et la nature sait s’adapter. Contrairement aux « scientifiques » dans le billet original qui annonçaient l’apocalypse.
    On n’est pas en train de « détruire la planète ». Elle a vu bien pire que quelques singes sans poils durant ses 4,6 milliards d’années d’existence.

  70. l'engagé dit :

    Que de généralités…

    Pour soutenir le point de vue critique que vous défendez, vous devez :
    1. Faire le point sur la catastrophe en expliquant si possible les points de vue
    2. Synthétiser ce que les «écolos» en disent
    3. Confronter les versions et expliquer ainsi votre position

    Vous faites le contraire, vous bâtissez votre argumentaire avec des coups de théâtre saugrenus et vous les confrontez à l’affirmation générale « détruire la planète ».

    Détruire la planète, c’est juste une hyperbole pour dire que les «singes sans poil» saccagent leur milieu, s’il n’est plus possible de se baigner dans la Rivière du Nord à Saint-Jérôme ou dans le Richelieu, n’est-ce pas le signe d’une dégradation évidente qui affecte notre qualité de vie? La question n’est pas de comparer les effets à l’apocalypse, mais de constater que de notre temps nous provoquons une dégradation significative autant au niveau très locale que globale.

    Je ne comprends pas que vous ne puissiez voir avec cette perspective, on dirait que pour vous l’environnement est une abstraction dont vous vous servez dans votre blogue pour avoir raison, demandez-vous donc comment vous prendriez la chose si l’incident BP s’était produit à 50 km de vos côtes?

  71. l'engagé dit :

    Vous croyez que vous vous réjouiriez de la découverte de cette bactérie, ne trouveriez-vous pas cela cynique? Hey, grâce à la bactérie, le pétrole ne sera plus là dans 5 ans au lieu de 10 ou 15, mais vous oubliez l’essentiel, la diversité du Golf reviendra-t-elle avec la même vigueur?

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