A voir sur le Blog de Jacques Brassard

Excellent billet intitulé : DIABOLISATION ET DÉLÉGITIMATION D’ISRAËL
http://blogjacquesbrassard.blogspot.com/2010/06/diabolisation-et-deligitimation-disrael.html

7 commentaires pour A voir sur le Blog de Jacques Brassard

  1. l'engagé dit :

    Vous avez de la misère avec vos libellés : «antisémitisme» n’est pas le terme approprié pour classer votre billet. On peut être arabophile» et très critique de la politique d’Israël -il y a des associations juives ici et ailleurs qui le sont- sans être antisémite.

    Foglia a d’ailleurs écrit tout une chronique à ce sujet :

    « Est-ce que les progressistes, par leur détestation de l’État hébreu, par leur soutien aux Palestiniens, sont devenus les nouveaux antisémites? Vous, par exemple, monsieur Foglia, êtes-vous antisémite? Oui, répondent les philosophes de droite (Finkielkraut, BHL, même Sollers) qui ont lancé le débat il y a une dizaine d’années, surtout Finkielkraut.

    Bullshit, je vous réponds. Bullshit mais surtout: intimidation. Je ne suis pas antisémite parce que je trouve honteux le blocus autour de Gaza -d’ailleurs appliqué aussi par l’Égypte-, qui prive un million et demi de personnes (dont la moitié sont des enfants) de bouffe, d’eau, de tout. Je ne suis pas antisémite parce que je trouve cynique le vrai motif de ce blocus, qui n’est pas d’empêcher les armes d’entrer à Gaza, mais de punir la population de Gaza d’avoir élu (démocratiquement) le Hamas, qui dérange tout le monde (l’Égypte presque autant qu’Israël).

    Je ne suis pas antisémite parce que je me souviens que le blocus de Gaza a été précédé d’une offensive de 22 jours qui a fait près de 1500 morts, dont 330 enfants. Opération assimilée à un crime de guerre par un rapport des Nations unies, le rapport Goldstone, qui relève l’utilisation d’armes interdites, comme des obus au phosphore blanc tirés sur des zones résidentielles et une école. »

    (FOGLIA, Pierre. Nous ne sommes pas antisémite, La Presse, 5 juin 2010)

    Un collectif outre-atlantique avance à peu près la même chose :

    «Et reviennent, comme toujours, les appels à l’union sacrée et au soutien inconditionnel à Israël lancés par les institutions qui prétendent représenter la totalité des voix juives en France. Cela non plus, nous ne pouvons l’accepter.»
    […]
    «Nous tenons, par ailleurs, à saluer nos amis israéliens qui manifestent ­ dans des conditions très difficiles ­ contre la politique de leur propre Etat.»
    (COLLECTIF, Nous, Juifs contre les frappes d’Israël, Libération, 9 aout 2006)

    Ça semble anodin, mais l’ignorance et la passivité devant l’injustice sont des racines de l’antisémitisme. Il serait bon de corriger vos libellés, ne serait-ce que pour vous donner de la crédibilité.

    Ensuite votre Cégep est abonné à REPÈRE et EUREKA, ce qui signifie que vous avez accès au Courrier international, lequel a publié dans son édition du 5 au 9 juin un dossier très complet sur l’assaut de la flottille, je présume que vous l’avez même parmi les périodiques.

    On y retrouve du côté israélien des analyses des journaux Maariv, Yediot Aharonot, le Jerusalem Post et surtout, le plus connu HA’ARETZ. De Turquie, on a le point de vue du Milliyet et le Miftah; de Gaza, du Dounia Al-Watan; de Cisjordanie, le Al-Ayyam et enfin du monde arabe en général, le Al-Hayat.

    Bref, c’est vraiment de la meilleure qualité que la prose de Brassard que vous nous recommandez, lequel se contente de «on dit» et d’impressions. Son dernier mot est une citation d’un autre éditorial, lequel est non seulement basé sur une lecture très partisane de la situation, mais qui fait surtout étalage d’une ignorance si crasse qu’on croirait que l’auteur n’a jamais lu sur la politique ou le Proche-Orient.

    On apprend des choses dans le Courrier international, ne serait-ce qu’en lisant la fiche qui accompagne les sources de la semaine.

    Des sources originales et variées sont essentielles pour consolider son esprit critique et rester ouvert…

  2. Quelle incroyable et inquiétante manipulation de l’Histoire!!!! Définitivement, mon billet sur Israël (à paraître cette semaine sur mon blogue) aidera à rafraîchir la mémoire des gens comme Foglia et l’engagé qui s’imaginent n’importe quoi sur «Gaza affamé et opprimé par les méchants Israéliens»!!!

    Le billet est écrit, mais il reste à le peaufiner (je suis perfectionniste dans l’écriture de mes billets) et je n’ai pas le temps pour ça aujourd’hui, ni jeudi!!! Il sera, donc, publié demain ou vendredi, tout dépendant de mon horaire, parce que j’ai une vie en dehors de la blogosphère!!!

  3. l'engagé dit :

    @À Jean-Luc Proulx

    Je ne vois pas où est la manipulation; je n’ai par ailleurs pas fait d’interprétation historique et Foglia dans cet extrait-là non plus.

    Je dis que critiquer la politique d’Israël n’est pas être antisémite et qu’il serait souhaitable de corriger le libellé si l’on veut éviter d’avoir l’air partial et si l’on veut de la crédibilité, parce que quelqu’un qui assimile la critique à de l’antisémitisme diabolise bien inutilement ses adversaires.

    Ensuite, j’affirme qu’il est préférable, avant d’écrire sur un sujet aussi complexe, d’avoir des sources variées et de qualité, je donne ensuite un moyen d’y arriver.

    Même si vous n’avez pas de temps, je vous mets au défi de me montrer «où je fais de la manipulation de l’histoire», en affirmant une telle chose, vous indiquez que vous ne savez pas lire.

  4. @ l’engagé.

    Oui, tu as interprété l’Histoire à ta manière en disant que les gens de Gaza ont élu le Hamas et que le blocus en est la conséquence!!! C’est complètement faux!!! Le Hamas n’a jamais été élu à Gaza, il a pris ce territoire-là par la force des armes en 2007!!!

    Quand mon billet sera publié, je reviendrai ici pour que tu ailles le lire.

    Sur ce, salut!!!

  5. l'engagé dit :

    À JLP

    Ce que vous appeler interpréter est en train de virer en capharnaüm sémantique :

    Interpréter veut dire donner un sens, expliquer. Vous semblez lui donner le sens de «réécrire», «réviser».

    J’ai prétendu ne pas interpréter, mais Foglia le fait accessoirement lorsqu’il écrit ce qu’il considère être la véritable raison du blocus, mais attention il prend bien la peine de contredire la thèse israélienne et d’avancer les motifs d’une thèse académique, il n’y a pas d’ambiguïté là-dessus.

    Nonobstant cette nuance importante, nous n’avons pas à nous lancer dans l’explication de l’histoire pour rendre évident ma thèse essentielle : être critique de la position d’Israël au Proche-Orient n’a pas à être considéré comme de l’antisémitisme.

    En m’accusant d’interpréter, avec la conation révisionniste que votre lexique suppose : «manipulation», «incroyable», «inquiétante», alors que vous ne vous donnez pas la peine de spécifier ce que vous reprochez, vous êtes en train de me démoniser.

    Et coup de théâtre, le révisionniste, pour ce que nous avons comme détail, c’est vous! J’ai été chercher des extraits sur des encyclopédies, pour m’assurer que vous ne pouviez pas critiquer le caractère officiel de mes sources, alors que vous prétendez «que le Hamas n’a jamais été élu à Gaza», voici ce qu’en dit une référence émérite :

    « [L]e verdict des urnes de janvier 2006 ayant donné au mouvement islamiste Hamas la majorité absolue au Conseil législatif de l’autonomie, le président Mahmoud Abbas a nommé au poste de Premier ministre de l’Autorité intérimaire (AP) Ismaïl Haniyya, ancien secrétaire de Cheikh Ahmed Yassine, fondateur du Hamas éliminé par Israël en mars 2004. Mais en empêchant le Hamas d’exercer son mandat, le président Abbas, le Fatah (son mouvement), Israël et la communauté internationale ont contribué, chacun à leur niveau, à la métamorphose d’un chaos déjà ancien en une guerre civile par groupes armés interposés. […] l

    Les États-Unis ont également décidé d’apporter une aide militaire directe au président Abbas dans son bras de fer avec la «force exécutive» mise en place par le ministère de l’Intérieur et dénoncée comme «milice du Hamas», tandis que le gouvernement israélien donnait son accord à des transferts via son territoire d’armements destinés à la garde présidentielle. Par ailleurs, des forces fidèles au Fatah, entraînées en Égypte, ont franchi la frontière en mai 2007 pour prendre part aux violences du moment. […]

    [et le clou]- La tentative de M. Abbas […] a tourné court avec la réoccupation d’une partie de la bande de Gaza durant l’été 2006. Blocus économique et interventions à répétition avaient, en effet, conduit les groupes armés à multiplier les tirs de roquettes artisanales sur le sud d’Israël tandis qu’un soldat israélien était fait prisonnier.

    -ENCYCLOPÉDIE DE L’ÉTAT DU MONDE, Autonomie palestinienne, bilans annuels 2006-2007

    Autre source pour vérifier :

    «Les deuxièmes élections législatives de l’histoire palestinienne, le 25 janvier 2006, débouchent sur une victoire électorale sans précédent du Hamas. Les islamistes obtiennent 56p. 100 des suffrages exprimés, soit la majorité absolue des sièges. Mahmoud Abbas se voit contraint de demander à Ismaïl Haniyeh, un haut cadre du mouvement, de former un gouvernement. […] Mais le refus du Fatah d’accepter sa défaite électorale, d’une part, et la mise à l’écart délibérée du gouvernement Hamas par l’État d’Israël et les membres du «quartet», d’autre part, ouvrent une période d’instabilité et de violence politique. […]Les tensions internes portent alors principalement sur le contrôle des forces de police, qui demeurent la « chasse gardée » du Fatah. Les islamistes entendent en prendre la direction de façon à assurer l’exécution des politiques gouvernementales».

    ENCYCLOPAEDIA UNIVERSALIS, Autorité Palestinienne, par Olivier CARRÉ, docteur ès lettres et sciences sociales, directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques

    Les heurts entre le Hamas et le Fatah sont ultérieurs à l’élection, le conflit est aggravé par le «quartet» et le blocus y participe clairement en tant que mouvement de déstabilisation du Hamas, on interdit même le versement des revenus que doit pourtant remettre Israël à l’AP en vertu des accords d’Oslo.

    Avec deux sources solides, vous ne pouvez m’accuser de pervertir, de récrire ou d’interpréter l’histoire : constater, à l’aune de l’histoire d’Israël qu’il y a matière à critiques ses interventions, ses politiques, c’est simplement exercer son jugement critique : ça n’a rien à voir avec l’antisémitisme.

  6. @ l’engagé.

    Retournes lire ton Histoire, mon gars!!!

    En fait, le Hamas a pris le pouvoir en 2006, lorsqu’il a remporté les élections législatives de 2006 en Judée-Samarie!!! Le blocus israélien a suivi la Bataille de Gaza, qui s’est déroulée du 7 au 15 juin 2007!!! Le but de ce conflit était que le Hamas voulait passer du pouvoir au pouvoir absolu. Il voulait tout contrôler à Gaza, alors qu’il n’avait (et qu’il n’a toujours) aucune légitimité démocratique sur ce territoire-là : police, Justice, législatif, exécutif!!! Ce conflit armé a causé la mort de 118 personnes et il en a blessé plus de 500!!! Il a été remporté par le Hamas, qui a, ensuite, expulsé le Fatah de Gaza!!!!

    Le blocus a suivi une prise de pouvoir dictatoriale et absolue par le Hamas. Le Hamas n’est pas un gouvernement élu. Il est un gouvernement élu qui s’est fait dictateur. Ce n’est pas du tout la même chose et c’est tout le contraire que nous éructent les pacifistes, les militants pro-palestiniens et les gauchistes qui oublient énormément de faits, quand ils nous parlent de cette région du monde!!!!!

    http://en.wikipedia.org/wiki/Battle_of_Gaza_(2007)

  7. l'engagé dit :

    @ JLP

    Je cite L’Encyclopédie de l’État du monde et L’Encyclopaedia Universalis et vous me répondez par wikipedia -qui au demeurant soutient malgré tout mes dires.

    Les élections législatives de 2006 n’étaient pas des élections uniquement en Cisjordanie (ou Judée-Samarie), elles incluaient La Bande de Gaza, dans laquelle le Hamas a d’ailleurs gagné 4 districts sur 5, dont Gaza ville et avec des suffrages globaux de 48% pour le Hamas contre 43% pour le Fatah.

    Si le Hamas n’avait effectivement pas légitimement le contrôle de l’exécutif, Abbas ayant été élu en 2005 (quoique le Hamas ait boycotté les élections), il a bel et bien acquis légitimement ses prétentions au pouvoir législatif et occupait de larges pans des pouvoirs municipaux.

    Ce faisant, je ne comprends pas que vous écriviez que «les pacifistes, les militants pro-palestiniens et les gauchistes […]oublient énormément de faits» alors que vous appuyez vos propos sur des conclusions qui sont elles-mêmes des interprétations : «Le Hamas n’est pas un gouvernement élu. Il est un gouvernement élu qui s’est fait dictateur.» et que vous-mêmes vous introduisez vos propos par des faits incomplets ou imprécis.

    Si le Hamas a annoncé dès 2005 qu’il ne reconduirait pas la trêve avec Israël, il suit la même logique belliqueuse et extrémiste que le pays qui a pour doctrine la politique de la «Muraille d’Acier» de Jabotinsky, la lire, voilà l’occasion d’aller véritablement aux racines du problème.

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