Pensée sur le mouvement écolo

« Je pense que l’un des aspects les plus pernicieux du mouvement environnementaliste moderne est la romantisation de la vie paysanne, sans oublier leur idée voulant que les sociétés industrielles soient en train de détruire le monde. Le mouvement environnementaliste s’est développé en utilisant les efforts les plus vigoureux pour stopper le développement dans les pays développés. Je pense que c’est légitime, pour moi, de les qualifier d’anti-humains. »
-Patrick Moore, fondateur de Greenpeace

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24 Responses to Pensée sur le mouvement écolo

  1. l'engagé dit :

    Pastiche : Un des aspects les plus pernicieux du mouvement industriel et du libéralisme moderne est l’émergence d’un bovarysme à partir duquel on glorifie le progrès et à travers lequel on refuse de constater combien nos pratiques industrielles dégradent effectivement notre santé, détruisent notre environnement et nous désolidarise d’avec notre milieu. Si l’homme est capable du pire à l’encontre des autres espèces, comment saura-t-il agir avec compassion avec ses pairs?

    Les campagnes de Greenpeace au Canada :
    -Sensibilisation à l’encontre des supermarchés qui offrent des poissons pourtant dans la liste rouge des espèces menacé
    – Boycott contre Nestlé qui utilise des huiles issus de territoires qui subissent une grande déforestation et qui menace ainsi les orangs-outangs

    « Dr. Patrick Moore may be a good marine biologist and a former founder of Greenpeace but he is presently paid by the timber industry to deliberately mislead the public and politicians about the acceptability of aggressive logging practices. »

    Dr Leonie Jacobs
    University of Utrecht in the Netherlands, 1996

    « I have read Patrick’s book, Pacific Spirit. It is not the work of a ‘forest ecologist’ but a disappointing blend of pseudo-science and dubious assumptions being used to defend clearcutting and the forest industry. »

    Monte Hummel, MScF
    President, World Wildlife Fund Canada

    « He habitually ignores the worst aspects of logging in his zeal to promote industry. It’s difficult to say anything good about him »

    Paul George, Director, Western Canada Wilderness Committee

    When asked why he started a fish farm, Patrick replied: « To make money »

    Jonathan Mayer, Fish Biologist and former employee of Patrick Moore

  2. antitribu dit :

    C’est le propre des idéologues de vivre dans leur imagination plutôt que dans la réalité.
    Ils idéalisent certains aspects de la réalité, en démonisent d’autres.
    Souvent ils ne lisent pas et les constructions de leur imagination tiennent lieu de réalité.
    Malheureusement la réalité finit souvent par les rattraper et ça c’est douloureux.

  3. Gilles Laplante dit :

    « on refuse de constater combien nos pratiques industrielles dégradent effectivement notre santé, détruisent notre environnement et nous désolidarise d’avec notre milieu »
    C’est probablement pour ça que notre espérance de vie augmente. Il faudrait ramener notre espérance de vie à 30 ans en retournant au moyen âge, ça serait tellement mieux pour l’environnement.

  4. Manx dit :

    Wooow! C’est pas parce que tu es fondateur de Greenpeace que tu es crédible. On parle quand même du type qui s’est fait traiter de « Corporate Whore ».

    J’admire la vie paysanne volontaire, pour des raisons de faire un produit de meilleure qualité. J’admire aussi les entreprises qui travaillent à trouver des méthodes pour faire un produit de meilleure qualité.

    « Le mouvement environnementaliste s’est développé en utilisant les efforts les plus vigoureux pour stopper le développement dans les pays développés. »

    Remplace une partie de cette phrase par: « pour stopper la pollution dans les pays pollués » et tu auras une bonne vision du mouvement environnementaliste naissant. Le mouvement environnementaliste naissant n’a pas regardé la croissance économique, mais la santé humaine et des écosystèmes. C’est ce qui fait que les entreprises et les gens portent maintenant une attention particulière à leur santé.

  5. Gilles Laplante dit :

     » C’est ce qui fait que les entreprises et les gens portent maintenant une attention particulière à leur santé. »
    Tu peux jouer à ça quand tu as atteind un certain niveau de richesse. Avant ça, tu portes une attention particulière à la survie. C’est ce que nous avons fait et c’est ce que font actuellement, entre autre, l’Inde et la Chine. Les environnementalistes nient à ces pays le droit de s’en sortir en encourrageant un agriculture improductive locale sous prétexte de préserver Gaïa.

  6. Christian Rioux dit :
  7. l'engagé dit :

    Si le système économique (CQFD, le néolibéralisme, la dérèglementation et la mondialisation) a des conséquences non négligeables pour l’environnement et pour la santé, il est particulièrement pernicieux d’accuser les écologistes alors que ces derniers sont précisément ceux montrent les effets indésirables de nos pratiques.

    Si pour atteindre un niveau de vie donné, les pays en voie de développement doivent faire de lourds sacrifices et amputer considérablement la qualité de l’environnement, c’est peut être la preuve que nous devrions réexaminer les modalités de notre système économique, est-il absolument nécessaire que les populations pauvres paient de leur santé le lourd tribut qu’occasionne la croissance tous azimut?

  8. «Je n’ose même plus parler de mouvement environnementaliste, car c’est rendu, dans les faits, un mouvement d’activisme politique extrêmement influent à l’échelle mondiale.

    L’organisation (NDLR : Greenpeace) se dit contre toute nouvelle centrale nucléaire et elle exige même la fermeture de celles qui existent déjà. Si on fermait, aujourd’hui, toutes les centrales nucléaires, l’électricité devrait être produite ailleurs, dans des centrales dont beaucoup carburent au charbon et au gaz naturel et qui émettraient des centaines de millions de tonnes métriques de gaz à effet de serre.

    Greenpeace mène, aussi, une campagne contre l’ajout de chlore dans les systèmes d’aqueduc. C’est absurde! Le chlore est à l’origine d’une des plus grandes avancées, dans l’Histoire de la santé publique. Et que penser de la campagne féroce contre les organismes génétiquement modifiés, les OGM? Plus de 500 000 personnes meurent, chaque année, dans les pays sous-développés, en raison de carences alimentaires qu’on pourrait combler à l’aide d’OGM, comme le riz génétiquement modifié, pour contenir certaines vitamines! C’est un combat immoral!

    Pour lutter contre les effets des gaz à effet de serre, les environnementalistes sont l’un des principaux obstacles auxquels on doit faire face. Ils s’opposent aux solutions qui seraient, et de loin, les plus efficaces. Ils sont contre les constructions de nouveaux barrages hydroélectriques et contre l’énergie nucléaire, des formes d’énergie qui permettraient d’éviter la construction de centrales au charbon et au gaz naturel!

    Arrêtons de dire qu’on peut réduire de façon radicale notre consommation d’énergie! Ce n’est pas vrai, à moins d’aller vivre dans des boites de carton! La science et la technologie nous offrent les meilleures chances d’atteindre les cibles du Protocole de Kyoto. Cessons d’en avoir peur!»

    – Patrick Moore, fondateur de Greenpeace

    Dire que la gauche et les écolos sont contre les OGM!!! De tous les combats insensés de la gauche et des écolos, celui-ci est sûrement le plus immoral, le plus anti-humain et le plus criminel qu’il n’y a pas!!!

    De 1996 à 2008, les OGM ont permis de réduire l’utilisation de pesticide/herbicide de 352 millions de kg, ce qui a permis de réduire de 16,3% les impacts environnementaux!!!

    De 1996 à 2008, les OGM ont augmenté le revenu des agriculteurs de 52 milliards de dollars, ce qui a permis de bonifier le revenu des fermiers dans les pays en voie de développement de 50%!!!!

    En 2008, les OGM ont réduit la production de gaz à effet de serre de 15,6 millions de kg, l’équivalent de retirer de la circulation 6,9 millions de voitures!!!

    En 2008, si les OGM n’avaient pas été disponibles, il aurait fallu cultiver en extra 4,6 millions d’hectares de soya, 3,5 millions d’hectares de maïs et 2,2 millions d’hectares de coton pour maintenir les niveaux de production!!!

    En 2008, si les OGM n’avaient pas été disponibles, le prix du maïs aurait augmenté de 5,8%, le prix du soya aurait augmenté de 9,6% et le prix du canola aurait augmenté de 3,8%!!!

    http://www.antagoniste.net/2010/05/05/lingredient-secret/

    Non, je ne comprends pas pourquoi la gauche et les écologistes sont contre les OGM!!!

    Si ça permet à des enfants en Afrique qui souffrent de carences alimentaires qu’on pourraient combler à l’aide d’OGM de se nourrir et que ça permet de réduire les gaz à effet de serre (l’obsession carbonique des réchauffistes), je ne vois pas pourquoi la gauche et les écologistes perdent la face en s’y opposant bêtement.

    En combattant les OGM, ce grand espoir pour l’Humanité toute entière, aussi bien sur le plan alimentaire que sur le plan environnemental, la gauche et les écologistes refusent aux peuples des pays pauvres le droit de se nourrir, ce qui contribue à faire mourir ces peuples de malnutrition ou de dénutrition ou de n’importe quoi qui se rapproche de ça!!! C’est un génocide pur et simple!!!

    Non, je ne comprends pas pourquoi ils s’y opposent!!! La gauche et les écologistes souhaitent-ils la mort de l’Afrique???

    La semaine dernière, j’ai vu un reportage à Radio-Canada qui disait que les OGM pourraient être le dernier espoir de Haïti. Les écologistes ont réagit en déchirant leur chemise. Se battre contre les OGM, c’est se battre contre l’Humanité!!!

    Patrick Moore a bien raison. Les écolos sont des anti-humains!!!

  9. Manx dit :

    Attendez deux secondes. Au début, si je comprends bien, on parlait du mouvement environnementaliste naissant, non?! Alors qu’est-ce que Jean-Luc fait à parler du mouvement actuel? L’a manqué un ou deux passages?

    « Les environnementalistes nient à ces pays le droit de s’en sortir en encourrageant un agriculture improductive locale sous prétexte de préserver Gaïa. »

    Ce qui me pose à te poser la question suivante: que connais-tu de l’agriculture Indienne et de l’agriculture Chinoise? Malgré une population de plus d’un milliard dans chaque pays, ce sont des exportateurs nets de riz. Tu connais l’IR-8? Un grain de riz historique.

    Et si tu veux qu’on parle d’OGM…

    Sérieusement, les boys, vous êtes capables de vous dire fiers qu’en 15 ans de génie génétique, la seule innovation commerciale soit de résister à un herbicide dont la vente est monopolisée et sans compétition de la part du marché? C’est ça, des libertariens?

    « Non, je ne comprends pas pourquoi ils s’y opposent!!! La gauche et les écologistes souhaitent-ils la mort de l’Afrique??? »

    Depuis quand tu as vu une entreprise agricole s’installer sérieusement en Afrique? *Sarcasme activé* La majorité des entreprises de pesticides et de machinerie agricole ont leur siège social à Bogotta et Freetown.

    C’est ça qui est drôle: les groupes de go-gauche sont ceux qui sont en Afrique, qui créent les nombreuses opportunités commerciales en Afrique, qui développent les méthodes de culture Africaine. Les groupes de droite sont plutôt occupés à rester en Amérique et à critiquer les Africains en se demandant pourquoi ils ne sont pas riches comme eux.

    Quand New Holland vendra son 10,000e tracteur au Congo, on jasera avec vous. En attendant, on n’a pas à subir vos commentaires. On a des bouches à nourir et des opportunités commerciales à créer, nous!

  10. Gilles Laplante dit :

    @Manx
    Aucun problème à ce que vous vous complaisiez dans vos délires tant que vous n’essayez pas de nous les imposer.
    De la manière dont vous vous y prenez, vos bouches vont crier famine encore longtemps. Pendant ce temps, l’Asie commence heureusement à s’en sortir sauf peut-être dans votre paradis de la Corée du nord.

  11. Manx dit :

    « l’Asie commence heureusement à s’en sortir »

    La Chine et l’Inde sont des exportateurs nets de grains et céréales (principalement le riz) depuis 20 ans, Gilles. C’est surtout le cas de l’Inde, mais même la Chine se targue d’une balance positive. Renseigne-toi, ensuite tu critiqueras.

    Tu veux m’ostiner sur l’agriculture mondiale? Je te défie d’essayer. Mais en attendant, tu devras reconnaître qu’aucun progrès significatif (je dis bien: significatif) n’a été fait en agriculture sub-saharienne grâce à l’arrivée de groupes de droite.

    D’un autre côté, Ingénieurs Sans Frontières et les ONG ont réussi à créer des opportunités commerciales en agriculture un village à la fois et à avoir un impact significatif à long terme. On peut parler de para-cuisson au Bénin ou de la sélection génétique au Ghana, si tu veux.

  12. Gilles Laplante dit :

    Premièrement, je n’ai jamais dis que l’Inde ou la Chine ne sont pas des exportateurs de riz. Je ne vois pas ce que cet argument viens faire ici.
    Moi je vous parle de ventres vides. Vous êtes probablement les plus meilleurs du monde en Afrique mais c’est quand même l’endroit où il y a le plus de monde qui meurent de faim. Y’a pas de quoi se vanter. Et même si l’Afrique devenait le grenier du monde, ce qui n’est pas pour demain, il y aurait encore des écolos pour essayer de nous convaicre qu’il faut absolument acheter local pour sauver Gaïa. Si on les écoute, où iront vos excellents produits africains? Ils seront offert à d’autres africains qui n’ont aucun moyens de se les procurer? Tant que le climat politique de la majorité de pays d’Afrique ne sera assaini, aucune entreprise ne sera intéressée à s’y installer et à offrir du travail aux gens pour qu’ils puissent se nourrir, s’instruire et faire avancer leur société.

  13. l'engagé dit :

    En effet Gilles Laplante, vous n’avez pas spécifiquement dit que « la Chine et l’Inde [n’étaient] pas des exportateurs de Riz», mais vous avez fait une inférence en écrivant que «l’Asie commence heureusement à s’en sortir» en signifiant implicitement que là où il y avait un développement industriel puissant, il n’y avait pas de «famine», le postulat qui sous-tend cette assertion est celui selon lequel ladite croissance industrielle et économique de l’Asie lui permet de subvenir au besoin de sa population

    Manx , qui sait lire, qui étudie en «bioressources» ( que je traduis par quelque chose comme ingénieur agronome d’avant-garde, à McGill), prend de la vitesse et coupe court à un tel postulat en vous rappelant que le coeur de l’Asie est exportateur de denrée depuis trop longtemps pour que l’on puisse attribuer à son réveil industriel sa sécurité alimentaire. On devrait au contraire rappeler que la Chine fait d’ailleurs partie des principaux acheteurs de terres en Afrique, précisément parce que son développement industriel empiète d’une telle façon sur le monde agricole que ce dernier se suffira bientôt plus à assurer la pérennité de la sécurité alimentaire chinoise.

    Le reste de votre commentaire semble être construit autour de l’idée selon laquelle les groupes de gauche qui agissent en Afrique n’ont pas de mérite («Y’a pas de quoi se vanter»), parce que l’Afrique étant le territoire où les gens meurent le plus de faim, il suffit de faire peu pour faire une différence. Là c’est moi qui ne sait pas lire, je comprends pas ce que ce commentaire «cheap» vient faire là. Il y a certainement des critiques à faire sur le travail humanitaire et de développement, mais quiconque ouvre «Alternatives» ou un quelconque magazine humanitaire découvrira que ceux qui font du développement sont déjà très autocritiques, mais leur analyses servent à améliorer leurs pratiques.

    Par ailleurs, une partie du développement est précisément local et encourage justement les initiatives plus écologiques et diversifiées, principalement pour aider certaines régions aux prises avec des instabilités climatiques, économiques voire politiques chroniques à s’en sortir néanmoins, et ce, précisément parce que comme vous dites, le climat de la majorité des pays est politiquement pourri. Toutefois, les divers groupes qui travaillent sur le terrain ont compris que pour que des solutions politiques émergent, il fallait mettre fin à la dictature des estomacs vides. Les solutions écologiques ( par exemple les fours solaires ), bio et locales font donc parties des solutions, tandis que les actions issues des grandes tendances du libéralismes et de la mondialisation tendent à aggraver les inégalités déjà criantes en Afrique.

    Mais revenons à nos moutons, le Mail & Guardian de Johannesburg, dans un article repris par le Courrier International (19-25-novembre 2009), nous apprenait que trois cents soixante-cinq éolienne vont être installées dans le désert du la Turkana, projet de 300 MW, soit le quart de la production actuelle du Pays. Il me semble qu’un tel projet a l’avantage de réduire la dépendance énergétique du Kenya, et par là, peut l’aider à réduire sa dette. Dans la foulée du Kenya, l’Ethiopie et la Tanzanie emboîtent le pas choisissent eux aussi de diminuer leur dépendance énergétique en privilégiant des solutions non seulement plus vertes, mais plus économiques et plus adaptées au climat.

    Une définition simple de l’écologisme ou de l’environnementalisme est celle d’un mouvement politique ou civique qui lutte contre la dégradation des écosystèmes, la préservation des ressources, la lutte contre la pollution et un développement adapté aux besoins humains (et non d’adapter l’humain aux besoins du développement). Les actions de l’écologisme vont de l’éducation à la politique active en passant par l’activisme. Inspiré des conclusions écosystémiques évidentes des études en biologie et en écologie, les acteurs de l’écologisme (ou de l’envrionnementalisme) comprenne que la santé humaine est dépendante de la santé de l’environnement : la santé des population est proportionnelle à la santé des milieux dans lesquelles elles évoluent.

    Prendre soin de son milieu, c’est prendre soin de l’homme. En ce sens, toute personne de bonne foi comprendra que l’écologisme est un humanisme. Je ne comprends pas le but de diffuser un commentaire, par ailleurs fort mal traduit de Moore, je comprends encore moins qu’il soit possible d’être contre l’écologisme; il s’agit en somme d’éthique.

    Je comprends tout à fait la réserve que certaines personnes peuvent éprouver quant à la question des changements climatiques, mais amalgamer toute la question de l’environnementalisme à des pratiques anti-humaines, c’est ridicule. Qu’est-ce que vous cherchez à prouver? Si vous cherchez à nous provoquer juste pour le plaisir, c’est réussi, mais vous avez également mis en lumière votre ignorance, ce qui n’est pas à votre avantage.

    Quant à la question d’être purement politiquement incorrect, je vous rappellerais que derrière le marketing pour donner aux gens bonne conscience, on n’est vraiment pas à la veille d’être dans une société écologiste.

    Allez faire un tour là-bas avant de penser que l’on vous impose une quelconque dictature :http://fr.wikipedia.org/wiki/Quartier_Vauban_de_Fribourg-en-Brisgau

    Les journaux, la télé, nos habitudes sont empreintes de la toute puissance d’un monde obnubilé par la surconsommatiom, les voitures, le pétrole et la malbouffe et les problèmes que cercle vicieux génère, c’est pas demain la veille qu’on se réveillera à Vauban.

  14. Manx dit :

    « Premièrement, je n’ai jamais dis que l’Inde ou la Chine ne sont pas des exportateurs de riz. Je ne vois pas ce que cet argument viens faire ici. »

    Je ne sais pas pour toi, mais moi, je vois un certain lien entre « produire de la nourriture » et « manger de la nourriture ». Tu me diras si c’est dur à comprendre, je pense que je peux te trouver une référence sur le net qui explique comment ce système linéaire est relié.

    « Vous êtes probablement les plus meilleurs du monde en Afrique mais c’est quand même l’endroit où il y a le plus de monde qui meurent de faim. Y’a pas de quoi se vanter.  »

    Il y a de quoi se vanter quand il y a des résultats. Il y a des milliers d’exemples Africains qui ont été fonctionnels. Et il faut s’entendre que depuis que les Rockerfeller et Ford ont essuyé leur cuisant échec à lancer la Révolution Verte en Afrique, vous n’avez rien fait.

    La gauche ne se vante pas d’avoir éradiqué la faim; les ONG se vantent d’être encore là, d’y travailler et d’entraîner des résultats. Trois choses que, tu dois le reconnaître, peu d’autres groupes ont réussi.

  15. Gilles Laplante dit :

    Pauvre Manx,
    Tu n’as jamais entendu parler de la famine en Ukraine alors que la Russie exportait du blé dans le monde? C’est ça la différence entre produire et manger.

  16. l'engagé dit :

    Gilles, est-ce qu’on vous parle du Vietnam, du Nicaragua, de Pinochet ou de la grande ségrégation sociale aux EU à chaque fois que l’on veut faire la promotion d’idées écolos ou que l’on veut critiquer vos arguments?

  17. Manx dit :

    « Tu n’as jamais entendu parler de la famine en Ukraine alors que la Russie exportait du blé dans le monde? C’est ça la différence entre produire et manger. »

    De mon expérience, les pays du XXIe siècle (pas ceux d’il y a 40 ans) qui exportent des commodités essentielles sont parmi les pays qui, à économie comparables (on compare de comparer des pommes avec des pommes), nourissent le mieux leur population. Quand tu produis de la nourriture, tu as tendance à la manger. Je te montre un beau dessin qui illustre bien le concept.

    http://img375.imageshack.us/i/foodm.jpg/

    C’est une farce en passant et je ne te veux rien de mal, mais je trouve que c’est un assez gros no-brainer que, règle générale, un pays qui produit plus de nourriture a une population mieux nourrie, même dans un monde de libre-échange. Tu me diras si tu trouves un contre-exemple en économie agricole.

  18. Gilles Laplante dit :

    « De mon expérience, les pays du XXIe siècle (pas ceux d’il y a 40 ans) qui exportent des commodités essentielles sont parmi les pays qui, à économie comparables (on compare de comparer des pommes avec des pommes), nourissent le mieux leur population. »
    Selon votre expérience et pour reprendre votre exemple de l’Inde et la Chine, vous croyez vraiment que tous les habitants de ces deux pays sont parmis les mieux nourris du monde? Surtout il y a 20 ans.

  19. Manx dit :

    On va faire une réponse courte: à PIB per capita similaire, oui.

  20. B. Vallée dit :

    à l’engagé

    « Un des aspects les plus pernicieux du mouvement industriel et du libéralisme moderne est l’émergence d’un bovarysme à partir duquel on glorifie le progrès et à travers lequel on refuse de constater combien nos pratiques industrielles dégradent effectivement notre santé, détruisent notre environnement et nous désolidarise d’avec notre milieu. Si l’homme est capable du pire à l’encontre des autres espèces, comment saura-t-il agir avec compassion avec ses pairs? »

    En voyant le mot « bovarysme », je me suis dit : wow ! le garçon a ses lettres ! N’empêche que l’utilisation du mot « bovarysme » a quelque chose de prétentieux, pour le moins… Je lis, au Petit Robert, la définition de « bovarysme » : « Évasion dans l’imaginaire par insatisfaction; pouvoir « qu’a l’homme de se concevoir autre qu’il n’est » (J. de Gaultier) ». Expression tirée, comme il se doit, du personnage de madame Bovary, de Flaubert, une femme insatisfaite et frustrée, qui s’évadait dans l’imaginaire… et l’adultère ! Hum… Je pense que les altermondialistes et les environnementalistes style Greenpeace, ces sympathiques trublions, sont bien mal placés pour accuser les autres de cultiver des rêveries de femmes frustrées… Quant à l’idée de se concevoir « autre qu’on est », et surtout plus important qu’on est réellement, je pense qu’elle s’applique fort bien à la plupart des bloggeurs dits « de gauche ».

    Votre pseudonyme me laisse songeur. Ça ne vous tenterait pas un peu de vous « dégager », des fois ?

  21. l'engagé dit :

    @ B. Vallée

    Merci pour cette critique, s’attarder au volet proprement littéraire ou lexical fait changement… et me donne l’occasion de préciser un peu mieux ce que j’entendais par «bovarysme».

    Emma Bovary n’était «seulement frustrée», dès son enfance, elle est victime de l’idéal amoureux romantique, principalement à cause des fictions qui circulent dans son couvent, sous le manteau. Je retrouve le même esprit dans les documentaires et les publicités des années 50 vantant les mérites de la voiture, de la banlieue, de l’industrie chimique et de l’american wan of life. Pourtant, si nous avons pu constater si directement une amélioration de nos conditions de vie, en raison des progrès techniques et des avancés de l’industrialisation, nous avons négligé de vérifier honnêtement si certaines pratiques, certains comportements n’étaient pas finalement préjudiciables. Il est convenu d’affirmer que la pression virile pour la production de véhicules énergivores, des années 50 à aujourd’hui, n’a rien de rationnelle, c’est une pression induite par l’industrie pour valoriser des achats couteux qui supposément accroissent le prestige du propriétaire, tout à garantissant une demande en essence accrue, ce qui génère donc également du profit pour les pétrolières. Même l’ancien président Bush a dénoncé the «oil addiction». Cette demande, cette dépendance oblige les E-U à avoir une politique étrangère agressive et à faire des compromis contraires aux valeurs de liberté qu’ils disent défendre d’ordinaire. Incidemment, les Américains commencent à être détestés alors qu’ils étaient autrefois adulés.

    On a là un exemple simple des dommages causés par l’aveuglement que génère l’entretien d’un fantasme : derrière l’image savamment entretenue d’une Amérique puissante et bien motorisée, on retrouve tapies les forces puissantes et destructrices que cette mécanique génère indirectement. Voilà un exemple simple qui illustre bien que l’emploi du terme «bovarysme » est approprié pour caractériser l’idéologie qui sous-tend le libéralisme marchand et son obsession du progrès : tout comme Emma, le fantasme nécessite de folles dépenses pour être entretenu et ces dépenses deviennent de lourdes dettes, dans le roman de Flaubert, Emma s’empoisonne à l’arsenic pour échapper à son destin. Ne sommes-nous pas en train de faire la même chose? Permettez-moi d’expliquer l’analogie :

    La santé du système économique repose sur un endettement perpétuel et se maintient par l’offre constante de produits au plus bas prix possible. La surproduction et la surconsommation sont fondées sur une mécanique de l’obsolescence et sur la production de ce que l’on appelle «les externalités». La dégradation de l’environnement dans ce contexte est donc dans les gènes de notre organisation économique, en effet, il est couteux de produire en respectant la ressource et de faire une batterie de test pour garantir l’innocuité des produits sur le marché. Il devient préférable de produire au plus maigre cout et limiter les dommages que cela cause par une campagne de relation publique que de produire véritablement dans des conditions éthiques.

    Saviez-vous que d’après Marc Geet Éthier, auteur de «Zéro Toxique», 75 000 produits chimiques ont été créés depuis le début de la révolution chimique dans les années cinquante? «Or, de nombreuses études scientifiques et maintes enquêtes journalistiques ne cessent de répéter que l’innocuité de la plupart de ces substances n’a jamais été clairement établie. Et la recherche toute récente les a retrouvées par centaines dans nos corps. […] Une toute première évaluation préliminaire des 23 000 substances homologuées spécifiquement au Canada a établi en 2006 que 4000 d’entre elles soulèvent suffisamment de doutes quant à leur toxicité pour justifier un examen plus approfondi. Deux cents étaient en même temps reconnues assez toxiques pour justifier l’annonce d’un plan-cadre dans le cadre duquel leurs fabricants doivent présenter un pan de gestion éliminant les risques, sans quoi elles seraient interdites. Ce constat appelle deux réserves :

    Réserve 1 : Environnement Canada précise que  »pendant la catégorisation, nous avons appris que beaucoup d’autres substances existantes (environ 19 000) ne satisfaisaient pas aux exigences relatives à la catégorisation ». Donc la liste des substances douteuses pourrait s’allonger et dépasser les 4000. […]

    Réserve 2 : Lorsque Environnement Canada affirme que  »[d]epuis 1994, le Canada examine toutes les nouvelles substances chimiques avant d’en autoriser l’utilisation », il s’agit d’une mystification. L’exemple flagrant étant les nanoparticules qui sont des créations si récentes qu’il n’existe même pas de moyen de les évaluer -pourtant elles sont bel et bien autorisées et présentes dans les produits de consommation. L’affirmation de Santé Canada participe bien à une politique de déni absolument indigne des ressources d’un pays avancé comme le Canada -souffrance et décès parfaitement inutiles à la clé.

    Ces substances ne sont pas anodines, elles sont reliées par la recherche à la majorité des troubles chroniques qui ont remplacé les maladies infectieuses au premier rang des causes de décès. Sept décès sur dix sont aujourd’hui causés par les troubles chroniques, troubles que les systèmes de santé des pays industrialisés se ruinent à tenter de soigner. »
    (ETHIER GEET, Marc. Zéro Toxique. Montréal, Éditions Trécarré, 2009, p.18)

    Notre foi, notre fantasme nous conduit a nous contaminer à notre insu : on ne connait même pas la toxicité réelle des produits chimiques qui saturent littéralement notre environnement, on ne sait pas évaluer l’effet de la concentration, même petite, à long terme de ces substances dans notre organisme, on n’est donc encore moins capable d’évaluer l’interaction de ces substances entre elles et leur réactivité avec d’autres substances : les médicaments notamment.

    Emma Bovary est une femme qui se détruira à force de vouloir vivre ses lubies, elle agonise après son empoisonnement à l’arsenic.

    Nos sociétés font sensiblement la même chose et se complaisent dans la fuite en avant en se rassurant sur nos prouesses techniques futures. Si les progrès industriels ont apporté des changements à notre qualité de vie, il faut aussi reconnaitre qu’ils participent à la dégradation de notre santé. L’écologisme, l’environnementalisme sont une avenue pour apporter un peu de prudence, de précautions, de réserves et de sagesse pour pallier les dégradations qu’auront apportées 60 de pratiques industrielles et commerciales.

    À partir du moment où l’on comprend par exemple les problèmes reliés à l’automobile, les écologistes proposent, par exemple de revoir l’organisation urbanistique et de favoriser l’émergence de collectivités viables où vivre en ville devient une plaisant et possible en misant sur des infrastructures vertes et conviviales, plus de transports en commun, de réseaux piétons et cyclables et de services de proximité. Les écologistes ne vous disent pas de simplement «jeter votre char», ils vous disent, comment bâtir une société où les villes n’auraient plus pour centre les voitures, ou les humains?

    Voilà pourquoi il est difficile pour moi d’être taxé d’antihumain : quand j’encourage au Québec le producteur d’automobiles et les pétrolières, je ne rends pas service à ma société, ces biens-là ne sont pas produits ici, localement. Je préfère, par exemple encourager les fabricants de vélos d’ici et Bombardier, mais pour leur donner une chance, on a effectivement besoin d’un coup de pouce de l’État, d’où le côté «à gauche des écolos». Je pense que «Bixi» est un bon modèle de ce que l’on préconise, n’est-ce pas plus agréable et plus humain? L’écologisme propose d’étendre ce type d’expérience à nos activités économiques en général.

    En conclusion, entre deux extrêmes : le Hummer et le Bixi, lequel des deux entretient une fixation autodestructrice? Poser la question c’est y répondre! Voilà pourquoi je crois avoir raison quand j’écris que les mouvements industriels et du libéralisme moderne tiennent d’un bovarysme certain. Je vous rappelle d’ailleurs que j’ai écrit le tout dans un paragraphe qui était une charge parodique de la citation -mal traduite ou mal écrite- de Moore que Rioux était allé chercher, si l’on peut romantiser, peut-on vraiment parler de romantisation? Quoi qu’il en soit, nourrir ses actions d’un certain idéalisme n’est pas un grand tort, au contraire c’est cet idéalisme qui permet de réaliser des changements. Alors, on ne peut reprocher aux écologistes d’entretenir des fantasmes d’autant plus qu’au Québec, nous sommes très en retard par rapport à d’autres : Vauban est un bon exemple de ce dont je parle. Alors en définitive pour terminer avec le dernier aspect, sont-ce les écologistes qui détruisent l’environnement ou plutôt les groupes industriels et corporatifs?

    On peut voir assez facilement qui souffre de bovarysme ici…

  22. B. Vallée dit :

    à L’Engagé

    Attaboy !

    Vous passez de Emma Bovary au Hummer ! Faut le faire !

  23. B. Vallée dit :

    à L’engagé

    Le « Bixi » comme « projet de société ».

    Ah ben coup donc, fallait y penser…

    « Les écologistes ne vous disent pas de simplement «jeter votre char», ils vous disent, comment bâtir une société où les villes n’auraient plus pour centre les voitures, ou les humains? »

    « … ils vous disent comment bâtir une société »… C’est ben ça le problème ! Je n’aime pas beaucoup les individus qui ont la prétention de savoir comment « bâtir » une société…

    Mais je suis tellement de mauvaise foi…

  24. l'engagé dit :

    @ B. Vallée

    Vous avez raison de me reprendre, le meilleur exemple est certainement «vivre en ville», qui fonctionne principalement en organisant des forums et des colloques plutôt qu’avec des dictats.

    Voici leur site : http://www.vivreenville.org/

    La formulation juste de la phrase qui vous fait tiquer avec raison serait : «trouver des approches locales susceptibles d’améliorer la qualité de vie des humains et des collectivités avant tout. »

    Les écolos voudraient justement que les décisions qui risquent d’avoir un impact important soient sujettes à un véritable débat et à une évaluation transparente. Quand on voit le G8 et le G20 s’isoler pour 1 milliard, on comprend qu’on assiste évidemment à un grand détournement de la démocratie.

    Pour le reste, je ne crois pas que vous soyez de si mauvaise fois…

    Bonne Saint-Jean!

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