Journée des patriotes

(Repost du billet de l’an passé, par paresse)

Journée nationale des Patriotes. Jour où les séparatistes célèbrent leur compatriotes martyrs victimes des méchants anglais.
Cette fête était à l’origine, et est encore dans le reste du Canada, la fête de la Reine, puisque nous faisons encore partie du Commonwealth Britannique. Ensuite au Québec, c’est devenu la Fête de Dollard Des Ormeaux héros Canadien-Français, et lors du dernier règne péquiste, ils ont changé ça pour Journée nationale des patriotes.

Le problème, c’est que les Patriotes Canadiens-Francais se battaient pour l’indépendance du Canada envers l’empire colonial Britannique. Ils étaient alliées avec les patriotes Canadien-Anglais, donc ne voulaient pas séparer le Bas-Canada du Haut-Canada, mais bien le Canada de l’emprise Britannique, comme la plupart des colonies ont tenté de le faire..

Mais les séparatistes n’ont retenu que les mots “indépendance” et “anglais”, et tentent de s’appuyer sur ça pour aider leur cause. Dans tous les textes des patriotes, quand ils utilisent “Anglais”, c’est pour désigner les britanniques, et non pas leur compatriotes Canadien-Anglais.

Mais ce n’est pas la première, ni la dernière fois que les séparatistes modifient l’histoire à leur avantage…

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14 Responses to Journée des patriotes

  1. Message au bon sujet de la Reine que vous êtes.

    C’est votre interprétation à vous de l’histoire. Je fais partie des méchants séparatistes qui ne veulent plus être une des provinces de ce pays. Ça ne veut pas dire pour autant que je suis une victime des méchants anglais.

    Je trouve que l’idée des patriotes anglais et français de ne plus vouloir être des sujets de la Reine était, est et sera toujours une très bonne idée. Je vais continuer mon combat jusqu’à ce que j’obtienne cette indépendance. Tant mieux si le Canada anglais nous suit, tant pis si ce n’est pas le cas.

    Libre à vous M. Rioux de vous prosternez devant la monarchie Britannique, très peu pour moi.

    • Charles dit :

      Ce n’est pas son interprétation de l’histoire, ce sont les faits.
      Reviens-en avec « se prosterner » devant la reine. Au moins on a pas guillotiné le roi et tout la court comme les français pour le remplacer par un autre despote. C’est mieux que les choses évoluent lentement. Ça démontre un certain savoir-vivre des anglais.
      Tu devrais plutôt te méfier de l’influence que la religion catholique a eu sur nous. Pour ton information, fin 1800 le clergé décidait des livres que les canadiens-français avaient le droit de lire. On peut facilement comprendre que ça nous gardait dans l’ignorance la plus totale. Pour contrer ça les anglais ont créé un bibliothèque à Montréal avec des livres en français pour que les canadiens-fançais puissent s’instruire. Il ne faudrait surtout pas voir de bon chez notre « ennemi »

  2. l'engagé dit :

    De la paresse intellectuelle pure, vous êtes même pas foutu d’appuyer un tant soit peu vos propos par des références; vous ne pouvez même pas vous réfugier derrière l’ignorance, vous avez eu le temps de vous renseigner : c’est de la mauvaise foi.

    Le lien qui unissait le Haut et le Bas-Canada était justement l’allégeance à la couronne britannique . En le supprimant, les colonies auraient alors été indépendantes. Nous étions justement sous la tutelle directe du Gouverneur Général, «les Patriots» du Haut-Canada sous celle du Lieutenant-gouverneur, il n’y avait pas d’autre union entre les deux Canada. Incidemment, nous avons hérité de la dette du Haut-Canada que lors de l’union forcée de 1840.

    PREUVE:
    Testament politique du Chevalier de Lorimier :
    « Je meurs sans remords, je ne désirais que le bien de mon pays dans l’insurrection et l’indépendance […] Mes efforts ont été pour l’indépendance de mes compatriotes»

    (Les compatriotes sont évidemment les Canadiens-français)

    DÉCLARATION D’INDÉPENDANCE DU BAS-CANADA
    (Nelson et son armée, 1938)

    « Nous au non du peuple du Bas-Canada
    DÉCLARONS SOLENNELEMENT

    1. Qu’à compter de ce jour, le Peuple du Bas-Canada est ABSOUS de toute allégeance à la Grande Bretagne, et que toute connexion politique entre cette puissance et le Bas-Canada CESSE dès ce jour.

    2. Que le Bas-Canada doit prendre la forme d’un gouvernement RÉPUBLICAIN et se déclare maintenant de fait, RÉBUBLIQUE.

    3. Que sous le Gouvernement libre du Bas-Canada, tous les citoyens auront les mêmes droits; les Sauvages cesseront d’être sujets à aucune discrimination civile quelleconque (sic) et jouiront des même droits que les autres citoyens de l’État du Bas-Canada…

    ————-les majuscules sont de Nelson.

    Avant de prétendre savoir qui modifie l’histoire, apprenez donc la vôtre!

    Écrit indépendantiste après la confédération : Jule-Paul Tardivel
    L’indépendance 1901 :

    « Il serait peut-être à propos de bien s’entendre sur le sen précis de cette expression : l’indépendance du Canada, à l’heure voulue par la divine Providence, d’un État français, libre indépendant, autonome ; État qui embrassera toute la partie nord-est du continent américain, nous le croyons bien. La lutte pour préserver intacte la nationalité canadienne-française, au milieu des vicissitudes politiques par lesquelles notre peuple a passé, suppose nécessairement l’intention de former un jour une nation canadienne-française.
    […]
    Mais si par indépendance du Canada on entend l’indépendance du Canada TEL QU’IL EST, la rupture pure et simple du lien colonial, du lien qui nous unit à l’Angleterre, et le maintien des liens qui enchaînent les provinces les unes aux autres, nous n’en sommes pas du tout.

    Nous n’aurions rien à gagner à une semblable indépendance; car nous ne cesserions pas d’être la minorité dans ce Canada indépendant. Nous aurions, au contraire tout à y perdre; car la majorité anglaise du Canada, qui nous est certainement plus hostile que le peuple et le parlement anglais, libre désormais de toute contrainte, tenterait sérieusement de mettre à exécution ses projet d’anglicisation universelle […]

    ENFIN, PAPINEAU, TOUT COMME HINDELANG, LORSQU’IL PARLE DES CANADIENS FRANÇAIS PARLE UTILISE AUSSI SIMPLEMENT LE TERME «CANADIENS», il appelle les «Canadiens-anglais» les Saxons, les Anglais, les sujets anglais ou plus simplement les habitants anglais, et il se plaint justement que l’union signifie également un effacement par acte du parlement du terme «Canadien».

    Si Papineau a favorisé l’annexion de la Bas-Canada aux États-Unis, c’était pour que l’on dispose de la même souveraineté (à l’époque) et d’un gouvernement responsable, comme ces États.

    Voir Histoire de l’insurrection du Canada en réfutation du rapport de Lord Durham, par ce même Papineau.

  3. Caligula dit :

    C’est quoi le problème d’avoir eu des Anglais à nos côtés? Tant mieux! Et c’est encore le cas aujourd’hui… chez les anglos il y a entre 5 et 10% de souverainistes. Personnellement j’en connais deux.

    Et Parizeau avait promis aux anglophones le maintient de leurs institutions en cas d’indépendance.

    Vouloir la souverainneté n’est pas être anti-anglais comme veulent faire croire les fédéralistes paresseux de l’intellect comme celui qui tient ce blogue.

  4. Suffit de dire que le drapeau des patriotes original avait 2 étoiles, une pour le haut et le bas Canada.

    Quand vous dites « les compatriotes étaient évidemment les canadiens-français », c’est VOTRE interprétation, pas la sienne.

    Si Lorimier était encore de ce monde, je ne suis pas sûr qu’il apprécierait les mots que vous mettez dans sa bouche.

  5. Gilles Laplante dit :

    Il faut préciser que c’est la fête de la reine Victoria et non de la reine Elisabeth comme beaucoup le pense. De toutes façons, la majorité des gens s’en tapent que ce soit de la Reine, de Dollars ou des Patriotes. Ce qu’ils apprécient, c’est le congé.

  6. l'engagé dit :

    «Patriotes» et «Patriots» étaient alliés certes, mais l’acte constitutionnel de 91 a séparé le Bas du Haut-Canada (créant de fait un espace où les Canadiens, c’est-à -dire les Canadiens français- n’auraient pas droit de regard).

    «[D]onc ne [ils] voulaient pas séparer le Bas-Canada du Haut-Canada, mais bien le Canada de l’emprise britannique » Votre phrases est un non sens et un anachronisme : Ce Canada n’existait pas, les patriotes ne pouvaient «penser à séparer le Bas du Haut, SÉPARÉ, IL L’ÉTAIT DÉJÀ. Mais la tutelle britannique, dans le Bas-Canada permettait précisément à une minorité très britannique de nous diriger, de nous mépriser. La rupture aurait mis fin à cela. Comme elle aurait mis fin aux mêmes privilèges dans le Haut-Canada.

    Pouvez-vous ouvrir un manuel d’histoire, il n’existait pas d’entité politique propre du Canada réunissant le Bas et le Haut sinon que par la personne du Gouverneur général. Les 2 Canadas étaient des provinces distinctes, ayant chacune leur assemblée et leur conseil législatif et leur exécutif, dans le grand ensemble de l’Empire Britannique.

    Les Patriotes militaient pour l’élection du conseil législatif et la responsabilité ministérielle, puis certains ont pris les armes pour conquérir une liberté qui ne serait jamais venue de l’Angleterre. De plus, la résolution 52 des 92 résolutions stipule expressément :

    « […] puisqu’un fait, qui n’a pas dépendu du choix de la majorité du peuple de cette province, son origine française et son usage de la langue française, est devenu pour les autorités coloniales un prétexte d’injure, d’exclusion, d’infériorité politique et de séparations de droits et d’intérêts, cette chambre en appelle à la justice du gouvernement de Sa Majesté et de son parlement, et à l’honneur du peuple anglais; que la majorité des habitants du pays n’est nullement disposée à répudier aucun des avantages qu’elle tire de son origine et de sa descendance de la nation français»

    Au risque de vous l’apprendre, Lorimier occupait des fonctions importante au sein du parti patriote, il ne pouvait ignorer les 92 résolutions, c’est lui qui a créé le Comité central de résistance après le refus de Londres, nié que ce patriote, lorsqu’il s’adresse dans son testament à ses compatriotes, à la lumière de ses écrits et du projet politique auquel il a adhéré, parle aux Canadiens-français, c’est visiblement ne pas l’avoir simplement LU, et la lecture est précède l’interprétation…

    Si Lorimier fait lui-même référence «à l’arbre qui fera flotter le drapeau marqué des deux étoiles de deux Canadas», il ajoute auparavant que les racines de cet arbre arbre auraient été nourries «du sang et de la liberté».

    S’ils n’ont pas réussi, ça ne prend pas «la tête à Papineau» pour comprendre que Les Patriotes n’aurait pas «sacré» les anglais dehors pour ensuite se diluer dans une union législative avec le Haut-Canada, l’idéal des E-U était encore bien vibrant et la Guerre de Sécession n’avait pas encore eu lieu, l’idéal fédéral américain était donc synonyme de liberté, mais avant toute constitution ou alliance politique hypothétique entre les 2 Canadas, la condition sine qua non était la libération, dans les deux parties du joug.

    En ce sens, vous avez raison de nous rappeler l’existence des «Patriots» et du côté rassembleur et intégrateur des Patriotes canadiens-français, mais vous fait fi du contexte qui permet véritablement d’en comprendre la cause et vous dérivez quand vous assimilez que nous prétendrions que les «Patriotes auraient voulu séparer le Bas du Haut» puisque quiconque connait un brin la question sait qu’il n’y avait pas d’union.

  7. l'engagé dit :

    d’Union politique entre Bas et Haut, c’était sous-entendu…

  8. antitribu dit :

    Une bande de paysans désarmés ou presque qui se pointe devant l’armée qui vient de battre Napoléon sur les champs de bataille d’Europe quelques années plus tôt, ça ne me paraît pas de la grande stratégie.
    Pourtant, le gouvernement responsable que les patriotes appelaient de tous leurs voeux on l’obtiendra dans la décennie 1850 suite à la collaboration Lafontaine-Baldwin. Plus tard il y aura la collaboration Cartier-McDonald. Un certain mouvement historique n’aime pas trop insister sur ces épisodes de notre histoire.

  9. Poukoi dit :

    Qui est le PQ et pour qui est le PQ…vraiment ?

    Les révolutionnaires de demain seront-il des avocats aseptisés par la lourdeur d’un système de formulaires, de procédures et d’instructions mis en place par des gens déjà morts et alourdis par la justification du poste de leurs successeurs ?

    Ou seront-ils des bâtisseurs, des gens d’idées qui n’auront pas peur de tasser les étapes inutiles nuisant à la mise en place de leur plan conçu par et pour les gens qui construise l’avenir de mes enfants ?

    La souveraineté est une ligne de parti et c’est tout. Un dogme électoral. Une manipulation de masse. Un masque de fierté couvrant un visage égoïste renouvelable au quatre ans. L’église de René Lévesque est encore debout et il temps de se doter d’une conscience de « laïcité électorale ». Que les pasteurs de ce parti sectaire se défroque une fois pour toute et ce, AVANT de sortir du parti. Suivez Facal, Legeault et Bouchard vers les vrais besoins du Québec et non pas une clique d’acteur et de journaliste convertis vers les besoins d’hier.

    Le Québec vieillit, son système aussi. Notre socialisme a coûté cher pour une génération forte en individu et coûtera encore plus cher pour des personnes âgées en jaquette bleue et aux fesses nues. La mondialisation a complètement changé la face du monde. Les USA sont affaiblis et nos banques aussi. Nos défis sont géants pour permettre à nos enfants d’en faire encore plus pour les leurs et non pas pour leurs parents, alors la putin de constitution, pour quelques années encore…Je m’en sacre éperdument

  10. l'engagé dit :

    Poukoi
    J’aurais absolument tendance à être derrière vous pour vos trois premiers paragraphes, voire le dernier.

    Vivre c’est agir, faire l’indépendance, y travailler, y rêver, ce n’est pas pour l’abstraction d’une constitution plutôt que pour ce qu’elle permet lorsqu’elle existe.

    En ce sens, un État a plus de pouvoir qu’une province. Une nation qui contrôle un état a plus de pouvoir sur sa destiné plus qu’une nation qui ne contrôle qu’une province. Tant que cela parait impossible, cela donne l’impression désagréable d’être une chimère pour laquelle on perd son temps, mais il suffit que quelques uns comme vous mettent l’épaule à la roue pour que ça devienne possible.

    Le Pq n’a pas, et n’est pas à la hauteur, mais je ne veux pas faire l’indépendance pour le PQ, je la fais pour nous; nous encore aurons des tas de problèmes devant nous, mais nous aurons les coudées franches pour les régler, c’est épeurant, nous avons tellement l’impression d’être nuls, petits, endettés, corrompus, alors que nous sommes inventifs, énergiques, solidaires, vaillants et… crissement entêtés.

  11. B. Vallée dit :

    à Antitribu

    « Une bande de paysans désarmés ou presque qui se pointe devant l’armée qui vient de battre Napoléon sur les champs de bataille d’Europe quelques années plus tôt, ça ne me paraît pas de la grande stratégie. »

    J’adore cette phrase…

  12. B. Vallée dit :

    à Antitribu

    Pour tourner le fer dans la plaie, j’ajouterais que c’est cette même armée britannique qui, quelques décennies plus tôt, avaient chassé les Américains du sud de l’Ontario. Des « Canayens » (c’est ainsi qu’on appelait alors les francophones) s’étaient également chargés de barrer la route de Montréal aux Américains, à la hauteur de Chateauguay…

    Au début du dix-neuvième siècle, quelques-uns de nos pontes locaux, sans doute nostalgiques de la vieille France, avaient même, paraît-il, adressé une supplique à Napoléon pour qu’il nous aide à se débarasser des méchants Anglais. Mais la marine britannique, pour laquelle j’ai la plus grande admiration, a réglé ça vite fait bien fait. À Trafalgar…

    Ah, nos pauvres « patriotes ». De vrais felquistes avant l’heure. Ils ont tout fait pour s’humilier…

  13. antitribu dit :

    à B. Vallée
    Depuis que Nelson avait taillé en pièces la flotte française à Aboukir lors de la campagne d’Égypte (1798) celle-ci essayait d’éviter les mauvaises rencontres en mer. Le même Nelson en avait remis à Trafalgar en 1805 lors de la victoire qui lui avait couté la vie.
    Petit détail intéressant concernant Horacio Nelson : celui-ci devait sa carrière à un oncle maternel qui était dans l’Amirauté Britanique. Cette anecdote tend à démontrer que le népotisme ne mène pas nécessairement à l’incompétence.

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