"Le mois d'avril le plus chaud jamais enregistré dans l'histoire de la planète"

C’est ce que disait Radio-Canada ce matin. Ca fait tripper les réchauffistes, mais c’est un mensonge. En effet le mot clé ici est « enregistré ». Ce n’est que depuis la fin des années 1800 que les américains ont commencé à prendre en note les températures, et depuis la fin des années 1940 au Canada.

En plus, nous sortons à peine d’une mini ère glaciaire, qui a eu 3 minima, vers 1650, 1770, and 1850 avec des périodes intermédiaires de léger réchauffement. Donc il est NORMAL que les températures montent, et on a pas encore rattrapé l’optimum médiéval (entre l’an 800 et 1300) où les températures étaient beaucoup plus chaudes qu’aujourd’hui.

Pourtant, on peut prouver ces anciens changements climatiques, mais ils n’ont pas été « enregistrés » sur papier par la main de l’homme à l’époque. Il est donc totalement ridicule de dire « Le mois le plus chaud jamais enregistré dans l’histoire de la planète ».

N’oubliez pas qu’une personne mal intentionnée peut faire dire n’importe quoi avec des statistiques. Pour citer Mark Twain (traduction libre): « Il y a 3 sortes de mensonges, les petits, les gros, et les statistiques »

Liens pertinents:
http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=News&file=article&sid=554

http://www.fao.org/docrep/v5240f/v5240f05.htm

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34 Responses to "Le mois d'avril le plus chaud jamais enregistré dans l'histoire de la planète"

  1. Manx dit :

    Effectivement, ce serait mieux de dire « Le mois le plus chaud jamais enregistré ». Mais un mois en 70 ans, c’est quand même pas si mal. Je suis optimiste pour que l’on passe un bel été chaud avec peu de précipitations *se croise les doigts*.

  2. Gilles Laplante dit :

    C’est peut-être vrai pour le Québec pour la période connu, mais pas nécessairement pour la planète. Mais on sait que pour les réchauffistes, on en est pas à un petit mensonge ou une petite exagération près.

  3. l'engagé dit :

    Merci de mettre des liens, mais la page d’un des organismes de l’Onu auquel vous vous référez soutient précisément le contraire de ce que vous avancez dans vos autres billets.

    Quant à laterredufutur, l’article sans doute le plus percutant et favorable à votre thèse est de Oleg Sorokhtine de l’Institut russe d’océanologie, mais il s’agit d’un éditorial qui est documenté lorsqu’il défend ses propres travaux, mais qui fait surtout dans l’opinion lorsqu’il fait la critique de la thèse du forçage anthropique.

    On pourrait donc conclure que Sorokhtine est une aide lorsqu’il s’agit de discréditer le réchauffement, mais la critique des sceptiques tient précisément à la condamnation du recours au procédés rhétoriques extrêmes, mais voilà que Oleg lui-même, dans un autre article nous apprend que : «La hausse de la concentration de gaz carbonique n’exerce pas d’influence significative sur la température globale de la Terre, mais elle influe fortement sur l’accélération des processus synoptiques, qui deviennent de plus en plus intenses, accentuant l’apparition de tempêtes»

    Cette tendance des tenants du réchauffement de dire que ce dernier = catastrophe est ce qui irrite les sceptiques et il est courant de les entendre citer Oleg pour réduire à néant les indices du réchauffement. Il est pour le moins ironique de voir que le fameux savant russe fait simplement l’économie du réchauffement pour trouver des effets pernicieux à l’accroissement du CO2.

    Bref, la terredufutur est un ramassis d’articles publiés à gauche et à droite, peut-on vraiment s’y fier?

  4. Je n’ai pas eu a mettre de lien parce qu’il s’agit de nouvelles télévisées. A TVA aussi, ils en ont parlé.

    J’y ai mis la référence de Oleg surtout à cause des graphiques, qui sont révélateurs des changements climatiques indépendants de l’activité humaine, et du graphique trafiqué « crosse de hockey » de Al Gore.

  5. @ Christian.

    Ce n’est pas Al Gore qui a inventé le graphique en crosse de hockey, c’est le crosseur à Michael «Mike» Mann dont le nom est sorti dans le Climategate!!!

    Al Gore n’a fait qu’un copié-collé du graphique pour l’insérer dans son film!!! Il n’a même pas pris le temps de savoir que ce graphique avait été discrédité, presque trois ans plus tôt, par les statisticiens Stephen McIntyre et Ross McKitrick!!!

    Gore a bâclé sa job d’applomb.

  6. Manx dit :

    En fait, Gore a probablement tiré ce graphique du livre du GIEC pour les « policy-makers ». Sa version abrégée contenait le graphique. Comme quoi on n’est jamais à l’abri des erreurs scientifiques.

  7. l'engagé dit :

    On retrouve dans «L’EFFET DE SERRE DE LA BIOSPHERE -De la révolution thermo-industrielle à l’écologie globale-» , de Jacques Grinevald, les graphiques qui sont véritablement le clou de l’argumentation de Gore , il s’agit de ceux exposant la corrélation CO2 et température, il y a d’abord graphique intitulé «Courbe de Keeling», qui montre l’augmentation récente de CO2, puis il utilise le graphique du «Paleoclimatological record of temperature change» tiré de Hansen and Lebedeff (1987), c’est là qu’il utilise un élévateur pour nous permettre de visualiser les niveaux absolus de concentration de CO2 dans l’atmosphère.

    Toute sa rhétorique est dans l’exposition de la problématique que ces deux phénomènes que sont augmentation récente des concentration de CO2 et lien entre CO2 et changement des températures permettent de comprendre. Si le graphique de Mann est utilisé, c’est à titre secondaire, vous pouvez parfaitement faire un montage dans lequel vous coupez une référence aux représentation de Mann et conserver la force argumentative de Gore.

    Enfin, à l’époque où Gore sort son film, la dissidence et l’originalité des travaux de McIntyre demeure relativement marginale, le passé, même récent a toujours l’air décalé quand on l’observer à l’aune de la contemporanéité du présent.

    De toute façon, le forçage radiatif d’origine anthropique ne repose pas sur Gore, il n’en est qu’un des vulgarisateurs; pourquoi ne pas être véritablement novateur et nous proposer une critique de Petropolis pour changer?

  8. Al Gore a zéro crédibilité, sauf auprès des écolo-religieux, pour qui il est un prophète.

    Il a été reconnu que son film était plein d’erreurs et d’exagérations. Même lui l’a reconnu « …sometimes you have to over-exaggerate to send the message to people. » Pourtant, personne ne lui a retiré son prix Nobel.

    « The first thing a man will do for his ideals is lie. » –Joseph A. Schumpeter

    Lien externe: http://home.earthlink.net/~ponderthemaunderg/index.html

  9. Simon Leduc dit :

    Tu avez raison. Il n’y a pas de réchauffement climatique. Les gauchistes ont inventé pour légitimer leur idéologie passéiste. C’est un gros mensonge que tous les politiciens québécois semblent croire, c’est pathétique.

    M. Christian Rioux, je vous invite à visiter mon blogue au : http://simonleduc.blogspot.com

  10. YvesPelletier dit :

    @L’engagé,
    Le graphique que Gore utilise avec l’ascenseur montre une corrélation entre le CO2 et la température, sur 600 000 ans. Mais corrélation n’est pas causation. On a en outre noté que la température précède le CO2 d’environ 800 ans.

    Et puis on a eu bien plus élevé en CO2 et en température à plusieurs reprises par le passé (jusqu’à 15x plus de CO2) et n’avons pas rencontré de fameux «tipping point» (point de non-retour), le climat a fini par se refroidir. Les périodes chaudes furent les plus prospères, alors que les froides furent meurtrières.

    Pour l’ajout de la courbe de Keeling dans le film de Gore, eh bien il faut savoir que 1) La température n’a pas suivie cette augmentation récente (du moins pas entre 1945 et 1975, ni après 1998, et 2) les relevés de CO2 doivent être pris à la légère, car ils ne sont guère mieux que ceux de températures (voir http://www.lepost.fr/article/2010/01/11/1881037_les-releves-du-taux-de-c02-pire-que-celle-des-temperatures.html).

    Mois d’avril le plus chaud? Oups, encore oublier de mentionner El Nino. Ça m’énerve qu’on parle de record et qu’on omette la cause principale: El Nino. Celui-ci est presque mort en avril (chute importante – 0.5 degré), ce qui veut dire qu’en mai ou juin, les températures terrestres devraient diminuer aussi (il y a toujours un délai entre les deux – car l’eau réchauffe ou refroidit l’atmosphère, et non l’inverse). L’annonce pour avril se base sur les données terrestres du GISS. Ces données sont d’ailleurs si mauvaises qu’elles peuvent être jetées à la poubelle (voyez ce billet: http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/01/30/nouvelle-parution-les-temperatures-de-surface/)

    Et puis avec le petit réchauffement qu’on a connu au dernier siècle, on est au sommet de la courbe (même si ce sommet est moins élevé qu’au Moyen âge). C’est donc normal que ça soit plus chaud jusqu’à ce qu’on ait plusieurs années de refroidissement consécutives pour retourner en arrière. Avec El Nino en 2009 et début 2010, le développement urbain qui se poursuit à l’échelle planétaire (donc, affecte à la hausse les données qui ne sont pas corrigées adéquatement pour contrer cet effet) et la diminution drastique du nombre de stations dans les années 90 (surtout rurales, en altitude et dans les zones froides – ce qui change la moyenne calculée en éliminant des stations qui auraient contribuées à faire baisser la moyenne), on ne peut qu’arriver à cette conclusion. On peut dire qu’on travaille fort pour maintenir cette conclusion (voyez ma série d’articles en réponse à LaPresse sur le ClimateGate : http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-intro/)

    Ca me fait rire d’entendre «le plus chaud jamais enregistré». Sur 4.5 milliards d’années, on a des thermomètres que pour un peu plus de 150 ans, et surtout depuis les années 60 à l’échelle globale pour être comparable (donc disons 50 ans de données). Autrement, on doit se fier à des proxys, comme les cernes d’arbres. Or ceux-ci ne montrent justement plus de réchauffement depuis 50 ans… Alors, on les remplace par des thermomètres après 1960 (le fameux «hide the decline»). Imposture!

    Au fait, j’attend toujours votre texte qui montre des preuves du rôle du CO2 sur la température du globe.

    C’est en tentant cet exercice il y a 4 ans que je suis devenu climato-sceptique (avant, j’avalais simplement ce que nos médias et le GIEC nous disaient, sans creuser).

  11. l'engagé dit :

    Yves!

    Bon rappel,

    J’ai quelques textes, un peu difficiles à lire, je veux aussi parcourir la longue analyse du Spiegel qui fait le point sur le climategate (15 pages)

    Vous aurez remarqué que je suis plus rigoureux que je ne l’étais, mais pas encore assez pour me frotter à vous, mais ça viendra.

    D’ici là, vous utilisez l’expression d’un point de bascule, mais si le climat s’est toujours refroidi, c’était à une échelle d’un «temps géologique», ni vivons dans un «temps anthropologique», la terre va continuer à tourner après nous, mais c’est pour nous, précisément que je m’inquiète…

    Parlant de rigueur, je n’ai pas parler de cause, j’ai parlé de lien. Je n’ai pas commenté pour «le mois d’avril», j’ai nuancé la référence à Gore. Par contre la décennie 2000-2009 serait la plus chaude… Ça c’est plus fort que le mois d’avril, mais je n’ai pas lu encore d’article pour voir si on pouvait le corréler avec une activité solaire en hausse ou en baisse pour cette période.

    Avez-vous vu Petropolis?

    À bientôt…

  12. @l’engagé
    Certaines études parlent d’un refroidissement depuis 1995. C’est pourquoi je m’oppose au supposé consensus. Il faut cesser de faire comme si c’était une réalité et questionner pour qu’il y a plus d’études qui soient faites à savoir s’il y a un réchauffement, si oui et quelle sont les causes réelles, au lieu de commencer à dépenser des centaines de millions pour « patcher » des problèmes qui ne sont peut-être même pas là.

  13. l'engagé dit :

    @ Rioux
    Si vous aviez toujours un point vue aussi nuancé, j’applaudirais, mais vous tombez vous même dans la dérive que vous critiquez : vous avez déterminé que le réchauffement d’origine anthropique n’existait pas alors que les plus septiques, mais rigoureux disent simplement : «à ce stade-ci, on ne peut pas savoir».

    Il y a une différence entre condamner la méthodologie et l’éthique douteuses lorsqu’on a voit en circonscrivant avec parcimonie le contexte dans lequel ladite fraude intellectuelle s’insère et ensuite généraliser, à partir de cette dernière, en criant au complot pour discréditer la théorie au grand complet.

    Par ailleurs, je vous ai écris moi-même plusieurs fois lors de commentaires pour critiquer votre paradoxal silence sur les coupes en matière de recherche sur le climat au Canada et pourtant vous nous dites qu’il faut faire plus de recherche, c’est pourtant tout à fait l’objet de votre blog.

    De plus, s’il s’avère que les émission humaines de GES ont un effet sur le climat, travailler à la réduction de ces dernières revient précisément à agir sur les causes et non «patcher les effets»

    Enfin, l’ensemble des mesures qui accompagnent la réduction des GES dans la perspective d’une très probable influence de ces derniers dans un réchauffement climatiques SONT DES MESURES D’ATTÉNUATION GÉNÉRALES des impacts que génère l’homme sur la planète. En incluant définitivement ce que l’on appelle des «externalités» (c’est-à-dire les dépenses que les corporations lèguent aux sociétés afin de diminuer leurs couts, dépenses qui sont les contrecoups de pratiques irresponsables) dans le prix des biens et des services, ce sont les entreprises et les regroupements les plus responsables qui seraient les plus compétitifs.

    En dernière analyse, il n’y aurait pas de réchauffement que les mesures de réduction demeureraient appropriées : on a pas besoin d’une théorie du réchauffement pour comprendre que la destruction de la forêt amazonienne pour élever du bétail ou pour en drainer des ressources est contre-nature, de la même façon que détruire la forêt boréale pour en extirper le pétrole, surtout si c’est pour le bruler, est un crime et un vol à l’encontre les générations futures, tout comme le fait de continuer à encourager notre mode d’échange économique actuel revient à cautionner les actions de ceux qui en tirent le plus de bénéfices. Nous sommes tous indirectement responsable, par notre inaction, des diverses marées noires que l’industrie pétrolière a provoquées.

    Si les GES ont effectivement un impact sur le climat et que leur action cumulative pourrait contribuer à un réchauffement très problématique, la théorie nous dit qu’il n’y aurait pas d’action concrète à ce moment-là, certains GES restent 50 ans dans l’atmosphère, même si nous n’avons qu’une probabilité, le calcul couts/bénéfices est hautement favorable pour changer nos façons de faire.

    Enfin quand vous dites que certaines personnes ne sont alarmistes que pour s’en mettre plein les poches, juste les revenus publicitaires, que génère l’industrie automobile se chiffrent dans les dizaines de milliards; les intérêts financiers corporatistes sont beaucoup plus alignés sur le statu quo que dans une quelconque cabale.

    Alors quand on a un gouvernement qui subventionne indirectement le développement de l’industrie des sables bitumineux en ayant parmi les plus faibles redevances au monde, quand il ne fait pas d’évaluation environnementale globale, pour être sûr de ne pas lui nuire, on peut bien compenser de l’autre côté en subventionnant «la maison du développement durable…

    Voilà des considérations plus sérieuses qui valent un peu plus la peine d’être approfondies que de s’exciter pour un commentaire sur le mois d’avril.

  14. @L’engagé
    L’argent dépensé en recherche est malheureusement dépensé dans un seul sens, pour appuyer la thèse, comme ce qui s’est passé dans le cas du Climategate. Il n’y a pas ou peu d’argent dépensé pour mettre le « consensus » à l’épreuve.

    Quand je parle de « patcher » c’est la bourse du Carbone: payer de l’argent pour produire du carbone et en donner en partie a ceux qui n’en produisent pas (après que les spéculateurs auront pris leur part), ça ne change rien au résultat net. C’est une arnaque. Encore plus si l’effet du CO2 n’est pas prouvé.

    Quant aux forêts, c’est difficile de faire la morale aux pays émergeants quand les pays riches se sont enrichis en faisant ce qu’ils leur reprochent pendant des années. C’est une façon de les garder dans la pauvreté.

    Le but du billet est de démontrer la mauvaise foi dans la publication de grand titre comme celui-ci, alors que scientifiquement, on sait bien que la planète a eu des période bien plus chaudes (et prospères) que maintenant dans l’histoire de la planète, c’est juste qu’il n’y avait pas un humain avec un thermomètre et un crayon pour le prendre en note et « l’enregistrer ».

  15. YvesPelletier dit :

    @l’engagé
    « …si le climat s’est toujours refroidi, c’était à une échelle d’un «temps géologique», ni vivons dans un «temps anthropologique» »

    Vous considérez les derniers 2000 ans comme une échelle de temps géologique et non anthropologique?
    Roman Warming : 250 BC- 450 AD (réchauffement)
    The Dark Ages: (535 – 900 AD) (refroidissement)
    Optimum médiéval (900 – 1300 AD) (réchauffement)
    Miniglaciation (1280 – 1850 AD) (refroidissement)
    20e siècle (réchauffement)

    Le climat a toujours et va toujours osciller, et bien que vous croyez le contraire, à plusieurs reprises en suivant une transition plus abrupte que celle que nous vivons actuellement (même en comparaison du début du dernier siècle, le réchauffement récent n’est pas significativement plus prononcé – de l’aveu même de Phil Jones, directeur du CRU: http://www.lepost.fr/article/2010/02/17/1946846_le-rechauffement-depuis-15-ans-n-est-pas-statistiquement-significatif.html). L’idée que le réchauffement soit mauvais est un non-sens. Tous les réchauffements précédents, incluant ceux plus chauds qu’aujourd’hui, ont été bénéfiques. Pourquoi en serait-il autrement maintenant? C’est le froid que nous devons craindre.

    Points de bascule? Une pure invention des carbocentristes et du GIEC pour faire peur. On voudrait bien avoir le contrôle du climat, se repentir pour l’amélioration de notre sort grâce aux percées technologiques, mais reste qu’on y peut rien. On joue un rôle sur la température certes (probablement bien plus via l’albédo), mais il est négligeable à travers tous les facteurs naturels. Tant qu’on ne contrôlera pas le Soleil, les océans, les volcans et les nuages, on ne fera que subir les variations climatiques.

    Croisons-nous simplement les doigts que nous ne basculerons pas vers un autre refroidissement prochainement, et que la folie humaine n’ira pas jusqu’à nous empoisonner par des mesures de géoingénérie comme les particules de souffre dans l’espace ou les tiges de fer dans les océans pour lutter contre un problème qui n’en est pas un (si si, on y songe). On a bien assez des cours d’eau pollués et autres écosystèmes en piteux état…

    Content de savoir que vous travaillez sur un texte. Je vous invite à lire Heaven & Earth – Global Warming The Missing Science, de Ian Plimer.

    Non, je ne connais pas Petropolis…

  16. YvesPelletier dit :

    @L’engagé
    Et concernant la décennie la plus chaude, lisez mon billet: http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2009/12/10/toujours-plus-chaud/

  17. l'engagé dit :

    Yves,

    il ne faut pas me prendre pour plus bête que je ne le suis : «Le climat a toujours et va toujours osciller, et bien que vous croyez le contraire, à plusieurs reprises en suivant une transition plus abrupte que celle que nous vivons actuellement»

    Quand j’écris «le climat s’est toujours refroidi», il va de soi que je sous-entends : «il a fini par se refroidir après une période de réchauffement», je laisse assez de traces dans mes textes d’une compréhension, primaire certes, mais suffisante pour que l’on se passe des présupposés évidents, du moins ceux de nos cours de géo de secondaire 1, par ailleurs je me fais critiquer pour la taille de mes textes.

    Alors non, vous n’avez pas d’indice pour conclure que «je ne crois pas que le climat oscille», je ne sais pas où vous êtes aller chercher ça. Mon usage de l’épithète «anthropologique» sert à nuancer le commentaire selon lequel (je paraphrase) le climat a toujours changé, il y a eu des extrêmes avant, il y en aura encore» je dis certes, mais pas avec 6 milliards d’êtres humains sur la terre dont certains vivent dans des conditions où ils sont considérablement vulnérables.

    Comme vous, je crois que l’effet du CO2 est minime, mais qu’il ne demeure pas moins en interrelation complexe avec les variations températures. Ainsi, j’ai bien peur que cet effet minime, multiplier par des années où les émissions auront été ininterrompues et en hausse, ne finissent par augmenter, sans doute imperceptiblement, mais suffisamment la température des océans. Vous n’êtes pas sans savoir que l’océan est le plus gros capteur de CO2 et que si sa température augmente, sa capacité de recapture du CO2 diminue, ce qui peut générer un cercle vicieux ou cet «infime effet» finit par devenir substantiel, d’où la crainte pour la diminution de l’albédo.

    Il y a un tas d’autres facteurs, mais nous sommes responsables des émissions et nous pouvons les contrôler. Si certains nuages réfléchissent le rayonnement, d’autres emprisonnent la chaleur, nous devrions comprendre ce que nous faisons.

    En ce sens, je suis ABSOLUMENT CONTRE les mesures techniques dont vous parlez, c’est jouer aux apprentis sorciers, mais dans le même ordre d’idée, je réfute absolument la croyance selon laquelle l’activité humaine serait sans impact.

    Elle le serait sans doute si nous n’avions pas SÉRIEUSEMENT handicapé les capacités autorégulatrices de la planète. Or, en détruisant les puits de carbone, qu’ils soient terrestres ou océaniques, nous affectons forcément les mécanismes climatiques naturels. En augmentant nos émissions tout en diminuant les capacité du globe, je me demande, sachant que le CO2 reste longtemps dans l’atmosphère, à quoi on joue.

    Bref, si c’était juste pour la survie des cailloux, passer de 380 ppm à 500 dans l’atmosphère, je me moquerais, mais si l’augmentation, et je prends la peine de dire SI, l’augmentation de ,7 (ou ,6) est imputable à l’activité humaine, je crois qu’il est alors justifié de prendre les précautions de diminuer drastiquement nos émissions D’AUTANT PLUS QUE LE PÉTROLE EST NON RENOUVELABLE ET QUE L’ON PEUT FAIRE TOUTE SORTE DE CHOSE AVEC CE DERNIER ET QUE C’EST DONC ABSOLUMENT IDIOT LE LE BRÛLER ALORS QUE L’ON POURRAIT UTILISER D’AUTRE SOURCES D’ÉNERGIE SI NOUS AVIONS LA VOLONTÉ POLITIQUE DE LES DÉVELOPPER.

    Nos descendants en 2110 vont nous trouver d’une stupidité abyssale d’avoir gaspiller ce pétrole.

    Mais je m’égare, vous parliez de changements abruptes, je parlais de temps anthropologique, je crois que comme nous le disions, le rôle «infime» du CO2, mais accumulé dans l’atmosphère dans un temps très court peut avoir des conséquences que nous ne comprenons pas. L’homme amène des changements, mais ces derniers sont artificiels et vont souvent à l’envers de ce qui est en court dans la nature.

    Ne connaissant pas tous les effets de ce qu’il fait, il devrait avoir au moins l’humilité de faire des changements graduels, nous avons plutôt tendances à faire des changements exponentiels. Rien ne se perd, rien ne se crée… l’homme est-il prêt à subir les contrecoups tout aussi exponentiels de ce qu’il déclenche? C’est pourquoi je dis m’inquiéter pour le peu que l’on connait, soit pas assez, au lieu de «patcher» justement, ne pouvons-nous pas prendre deux minutes pour évaluer l’impact potentiel de nos actions collectives?

    http://www.petropolis-film.com/

  18. YvesPelletier dit :

    @L’engagé,
    Je ne vous prends absolument pas pur une personne bête, même si on a pas la même vision des choses. Ce que j’entends par ma remarque, c’est une réponse à l’argument classique des carbocentristes, selon lequel le réchauffement récent est plus accéléré que les réchauffements passés (que dans l’histoire, le climat a certes varié, mais sur des plus grandes périodes – jamais en aussi peu de temps, ce qui est pourtant faux). Aussi, la courbe de Mann (crosse de hockey) a complètement éliminé la période chaude médiévale et la miniglaciation. Elle a aussi disparu de Wikipédia, mais ça, c’est une autre histoire, celle du WikiGate 🙂

    Voici un lien qui montre les données du dernier siècle tant pour la température que pour l’élévation des océans, et voyez par vous-même la soi-disant accélération : http://www.appinsys.com/globalwarming/Acceleration.htm.

    La Terre comporte plus d’humains qu’auparavant, mais comme on n’a pas encore de démonstration du CO2 sur la température à une échelle globale, on ne peut affirmer que cela engendrera un problème de réchauffement. Pénurie de ressources peut-être, mais pas réchauffement, du moins rien de significatif. D’ailleurs la pollution atmosphérique ferait refroidir…

    Oui, les océans absorbent le CO2 au moins 50x plus que l’atmosphère. La majorité du CO2 absorbé vient surtout des volcans aquatiques, qui constituent 85% des volcans de notre planète, même s’ils ne sont pas comptabilisés par le GIEC. Ces volcans réchauffent l’eau et rejettent du CO2 dans l’eau. À ces profondeurs, la température froide et la pression font en sorte que les océans absorbent complètement le CO2. Toutefois en se réchauffant (comme ils le font depuis longtemps, bien avant l’industrialisation), les océans libèrent du CO2 emmagasiné. C’est d’ailleurs en partie de la réponse du fameux 800 ans entre le CO2 et la température (CO2 est une conséquence du réchauffement, et non l’inverse). La latence de l’eau fait qu’il faut plusieurs centaines d’années de réchauffement pour chauffer assez et libérer du CO2.

    Les océans contiennent aussi beaucoup plus de chaleur que l’atmosphère (jusqu’à 1000x selon certains). Ce sont les océans qui chauffent l’air, et non l’inverse. Et nous ne chauffons pas les océans. C’est le Soleil et le magma qui font ce travail.

    Oui, certains nuages réfléchissent, et d’autres absorbent (selon leur altitude). Le GIEC s’est possiblement planté en pensant que la température influençait les nuages, et non l’inverse, comme le démontrent de récents travaux (voyez notamment les travaux de Roy Spencer et Richard Lindzen). Et puis on considère généralement les nuages comme ayant un feedback positif (qui amplifie), alors que ca semble l’inverse. On patauge encore, mais les satellites commencent à fournir des réponses (si seulement le GIEC voulait bien les considérer!).

    Handicaper les capacités auto-régulatrices? C’est plutôt prétentieux. La nature est bien plus complexe et astucieuse qu’on voudrait le croire. Puits de carbone? Lesquels? On les cherche encore… En fait, le CO2 ne reste pas 100 ans dans l’air comme le dit le GIEC, mais 5-10 ans, si on fait la moyenne des 37 études à ce sujet (le GIEC a retenu la seule qui allait au-delà de 30 ans – même 100! -, car c’est la seule qui permet de faire monter la concentration et justifie les scénarios catastrophes – voyez: http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2009/10/04/duree-de-vie-du-co2-dans-latmosphere/)

    Il faut certes réduire notre consommation de pétrole, mais pas de façon drastique. Il n’existe AUCUNE énergie alternative comparable. Chaque fois qu’on nous dit d’agir dans l’urgence, c’est pour ne pas peser les pour et contre. L’éolien et le solaire sont et resterons pour encore au moins 20 ans marginaux et non rentables. Le nucléaire est inquiétant. On peut bien se vanter ici, avec notre hydro-électricité, mais cette forme d’énergie n’est pas accessible partout. Faisons des recherches pour des énergies alternatives, surtout améliorons la performance de nos appareils, mais ne retournons pas 50 ou 100 ans en arrière en mettant de côté tout ce qui nous rend la vie facile (incluant d’écrire ces lignes).

    Nos descendants en 2110 vont nous trouver d’une stupidité abyssale d’avoir considéré le CO2, source de vie, comme un poison, ou encore d’avoir cru pouvoir agir sur le climat. Le terme lutte aux changements climatiques n’est-il pas ironique? Cela est tenir pour acquis que le climat ne change pas, et qu’on veuille que ça demeure ainsi. Si la Terre tait statique, on serait mort depuis longtemps…

  19. YvesPelletier dit :

    @ L’engagé
    Vous dites: «si c’était juste pour la survie des cailloux, passer de 380 ppm à 500 dans l’atmosphère, je me moquerais, mais si l’augmentation, et je prends la peine de dire SI, l’augmentation de ,7 (ou ,6) est imputable à l’activité humaine, je crois qu’il est alors justifié de prendre les précautions de diminuer drastiquement nos émissions»

    Serait-ce insinuer que de passer de 380 ppm à 500 ppm serait dommageable pour les êtres vivants? Pourtant, on a connu dans le passé des concentrations de quelques milliers de ppm et la faune et la flore s’en portaient apparemment à merveille. Dans les serres, les agriculteurs augmentent la concentration de CO2 à plus de 1500 ppm depuis des décennies et les plantes poussent plus vite et sont en meilleure santé. Dans un endroit public (intérieur), la concentration de CO2 atteint souvent plus de 3000 ppm et personne ne se porte mal. Le CO2 est la base de la vie, pas un gaz nocif. Plus de CO2 = plus de plantes = plus de bouches nourries.

    En fait, la seule chose que l’on puisse reprocher au CO2 est de faire monter la température (d’où le réchauffement climatique anthropique). Cela est encore discutable (j’attends votre démonstration), puisqu’on n’a aucune signature de l’effet encore.

    Les premiers 100 ppm de CO2 sont les plus cruciaux, car l’équation est logarithmique. De plus, au point où on est rendu (environ 385 ppm), un doublement ou un triplement de CO2 aurait peu d’effet puisque le CO2 a absorbé presque toute l’énergie infrarouge dont il est capable. Au moment où l’effet aurait pu être plus palpable (début de l’augmentation), on a plutôt eu droit à un refroidissement (1945-1975)…

    Une augmentation de 0.6 à 0.7 degré justifierait de prendre des précautions? Trouvez-moi un argument valable qui permet de craindre l’augmentation de température de cette échelle! Cette augmentation serait d’ailleurs souhaitable si elle se manifestait. On nous parle toujours des côtés néfastes, mais pas des bons côtés de la température, qui surpassent largement les premiers (plus de terres arables, plus de récoltes, moins de mortalité (environ 10x moins que par le froid), moins de chauffage…).

    Notez que malgré l’augmentation de température du dernier siècle (du même ordre, soit 0.64 degré, bien que discutable), on ne note aucune accélération du niveau des océans, malgré la prédiction des modèles. Notez aussi que les tempêtes et ouragans ne sont pas non plus en lien avec le réchauffement, sauf bien sûr dans les modèles (d’où les prédictions erronées du NOAA année après année). Les sécheresses non plus, sauf si on regarde les modèles. Malaria? Encore plus ridicule comme scénario modélisé – vraiment rien à voir avec le climat en réalité.

    Diminuer radicalement nos émissions? Il est là le problème. Et si nos émissions n’avaient aucun impact sur la température? Et si elles étaient même bénéfiques? On sera tombé dans la misère pour rien. Les riches vont toujours s’en tirer, ce sont les pauvres qui écopent…

    Si la température ne stagne pas, on envisage sérieusement de passer au plan B: la géoingénérie (comme diffuser des particules de souffre dans l’air). Quelle folie!!! Pourquoi? Parce qu’on nous dit qu’il faut craindre une augmentation de température! Et c’est certain qu’elle ne va pas stagner, car le développement des villes, source numéro 1 de réchauffement via l’effet de chaleur urbain mal corrigé (donc phénomène très local extrapolé à la planète), va continuer, et semer la panique. Ce n’est pas parce qu’on a mis un air conditionné à côté d’un thermomètre que le mercure monte pour l’ensemble de la planète (98.6% de celle-ci n’est pas habité)!

    Changer de source d’énergie… Mais remplacer par quoi? Pour quel bénéfice? Il faut trouver de nouvelles énergies pour remplacer un jour le pétrole, mais pas par n’importe quoi! Pour l’instant, le solaire et l’éolien ne sont pas de bonnes alternatives (loin d’être aussi vert qu’on pense, et un gouffre au plan économique). Le nucléaire? Mmmmm…

    SI le 0.6 ou 0.7 degré était imputable à l’activité humaine?
    Difficile à croire, si on en juge les cycles des océans et du Soleil qui sont en concordance avec les variations observées du dernier siècle. Difficile à croire avec le refroidissement de 1945-1975 et la stagnation depuis 1998. Difficile à croire avec l’effet annulé du réchauffement en l’espace de quelques mois par une éruption majeure (ex: Pinatubo). Difficile à croire avec la divergence grandissante avec les satellites et ballons-sondes. Difficile à croire avec les biais importants en lien aux stations terrestres qui affichent un important effet d’ilot de chaleur urbain (90% des stations américaines ont un biais d’au moins 1 degré par leur condition et emplacement).

    La portion humaine est certainement de beaucoup inférieure à 0.6 degré.

  20. l'engagé dit :

    Il y a une différence entre un environnement contrôlé et le climat de la planète, pour lequel vous semblez prétendre ailleurs qu’il est complexe.

    Ensuite, l’ensemble des écosystèmes peuvent sans doute s’acclimater d’énormes changements, dont sans doute des changements de concentration de CO2, mais quand je parle d’un temps humains, c’est que ce qui nous apparait très long est très court à un autre niveau d’organisation de la matière. Le carbone que nous transformons s’est stocké pendant des millions d’années et nous le libérons très brutalement, en l’espace littéralement d’un clin d’oeil.

    Comment est-ce que l’atmosphère va absorber tout ça en demeurant homéostatique?

    Vous perdez de votre rigueur : premièrement, pour que le CO2 joue son rôle positif, encore faut-il qu’il y ait des une couverture végétale et de l’humidité, pourtant l’activité humaine accroit la désertification et donc la disparition de l’humus, ensuite si 0,7 est une valeur moyenne, c’est que nous avons des extrêmes beaucoup plus extrêmes ailleurs, avec des inondations et de la sécheresse. Qui dit inondation dit perte d’eau potable et accumulation de maladie, qui dit sécheresse dit malnutrition.

    Si je me fie au Science et Vie du mois de Mars, qui utilise deux courbes : une du Goddard Institute de la Nasa et celle du Hadley Center, on a certes une diminution du réchauffement à partir de 45, mais c’est pour le voir finalement remonter entre 1950 et aujourd’hui. Alors que vous vous appuyez vous-même sur les modèle pour montrer qu’il y a un écart entre la modélisation et la réalité et que vous en faite un argument, vous êtes donc en train de prêcher pour la complexité du climat, qui êtes vous donc pour justifier qu’une augmentation de température ou de ppm de CO2 soit peu importante, la seule certitude que vous pouvez arrachez, dans ce contexte, c’est que l’on en sait rien.

    Si on sait effectivement rien, nos actions, notre mode d’organisation reflètent la présomption d’en connaitre assez pour émettre des GES sans avoir daigner prendre acte d’un quelconque danger, pourquoi ne pas renverser le fardeau de la preuve?

    Ce que mes lectures m’apprennent aujourd’hui c’est que la dernière décennie fut plus la plus chaude depuis que nous prenons des mesures et qu’on ne peut pas compter sur des cycles normaux de baisse (comme une baisse de l’activité solaire), car ils peuvent être suivis de hausse, l’augmentation des GES, parce qu’elle est notre fait, parce qu’elle est constante est précisément celle qui est préoccupante.

    (Je paraphrase, toujours pour la suite d’après la même source)
    Ainsi, les glaciers raccourcissent, en moyenne de 50 mètre par décennie, la surface globale couverte par la neige en hiver aussi, quant aux banquises et au calottes polaires, étudiées malheureusement que depuis 30 ans, les changements de l’étendue de la surface de l’Arctique sont de l’ordre de 7% par décennie (parfois 3 parfois 11 selon l’étendue observée) et l’épaisseur serait passée d’un moyenne de 3,64 en 1980 à 1,89 en 2008. La fonte estivale du Groenland a augmenté de 30% en trente ans et la perte de masse des glaciers glissants de l’Antarctique est passée d’une moyenne de 104 tonnes par an (2002/2006) à 246 tonnes par an (2006/2009), est-ce que tout ça peut être directement attribuable au GES, je ne sais pas, mais ne venez pas me dire qu’il n’y a pas d’effets visibles d’un réchauffement, or ces derniers ne concernent que le fameux 0,6 dont nous parlons.

    Quant aux océans, que nous apprennent-ils? Qu’après une hausse régulière de -18000 à -6000, la montée s’est stabilisée à environ 0,2 mm par an. Or depuis le début du xxe siècle, la hausse est devenue plus rapide : 1 mm par an, puis 1,5 et maintenant l’augmentation moyenne est de 3,3mm, mais il semblerait que le niveau monterait 5 fois plus vite en Asie qu’en Amérique du Nord.

    Cela étant dit, si vous acceptez ces effets, je reconnais qu’il est impossible d’en mesurer précisément la teneur. Ce que je sais par contre, c’est que ce « ,6 » semblerait produire des effets très impressionnants et sachant qu’ils ont tendance à s’amplifier, augmenter nos émissions de CO2, dans le contexte de notre ignorance face à l’ensemble des interactions est irresponsable.

    Par ailleurs, ce sont apparemment surtout les régions pauvres du globe qui vont en souffrir. Vous oubliez également de préciser que pour que les modèles arrivent représenter les cycles des océans et du soleil, il faut précisément attribuer un rôle aux GES sinon lesdits modèles n’arrivent pas à rendre compte des influences.

    Je termine en vous demandant, pour vos doutes quant à la nécessité de développer d’autre formes d’énergie, ce que nous ferons quand nous aurons épuisés nos réserves? Regarder le poids écologique que nous faisons payer à divers écosystèmes (sables bitumineux, catastrophe pétrolière) parce que nous ne sommes pas capable de sortir de nos ornières économiques dans l’intervalle.

    Je vous rappellerais que GM avait réussi à sortir commercialiser une auto électrique qui répondait parfaitement aux besoins américains moyens quotidien dès les années 2000, mais GM a su faire plier la Californie pour faire cesser le développement de cette dernière. Il faut donc une volonté politique pour diminuer notre dépendance, favoriser les économie d’énergie. Comment se fait-il qu’en contexte de future pénurie, que des moteurs gourmands soient encore produits? Indépendamment de notre querelle, il faut mettre fin à ce gaspillage qui a également pour effet de systématiquement handicaper notre environnement.

    à+

  21. @l’engagé
    L’auto électrique est une utopie puisque l’électricité nécessaire pour charger les batteries est produite en très grande par des centrales thermiques au charbon et au diesel ou alors des centrales nucléaires.

  22. l'engagé dit :

    Vous venez précisément de souligner la raison pour laquelle une volonté politique ferme est nécessaire pour que les nouvelles énergies (et les économies d’énergie) aient des chance de se tailler une place au soleil pour pallier les couts artificiellement bas des énergies fossiles.

  23. @L’engagé
    Les nouvelles énergies apparaitront un jour, mais pour des raisons économique, et non pas des contraintes gouvernementales.

    Le jour où le coût du pétrole sera trop élevé (rareté) et que le coût des autres énergies (ou nouvelles énergies) deviendra abordable, ça se fera tout seul. En attendant, les lois sont pour forcer ces changements sont futiles et ridicules

  24. l'engagé dit :

    Rien ne nous empêche d’être démocratiquement plus proactifs et d’exiger de plus fortes redevances et des impôts plus élevées pour des ressources qui appartiennent à la communauté., rien ne nous empêche de créer des fonds à même lesdits revenus pour encourager la recherche et le développement de nouvelles énergies. Rien ne nous empêche effectivement de mettre en place des contraintes favorables à l’économie d’énergie et à l’augmentation de l’efficacité énergétique et enfin à la diminution brute de la consommation dans les appareils et les véhicules.

    La vision que vous défendez est fondée sur l’inertie, si on pousse votre raisonnement jusqu’au bout, si l’on attend d’avoir épuisé les réserves de pétrole pour développer d’autres façons de faire, on comprend qu’il ne restera plus de pétrole pour produire des plastiques (et autres produits dérivés) qui seront d’ailleurs sans doute nécessaire au développement de certaines des techniques nécessaires à d’autres formes d’énergie alternative.

    Comprenez que je ne suis pas contre le pétrole au contraire, c’est une richesse incroyable je dis qu’il est irresponsable de la gaspiller comme nous le faisons. Quand les industrie sont aveugles ou refusent de prendre l’intérêt général en compte, il faut utiliser la force de l’état.

    En guise d’exemple, Obama va enfin réussir à imposer une norme de consommation aux EU, mais pour cela, il a fallu sauver GM et Chrysler… On comprend bien qu’avoir une petite voiture consommant peu aux EU est socialement mal vu, mais il s’agit d’une construction sociale à l’avantage des constructeurs américains et des pétrolières. Les EU ont une politique étrangère agressive et ont souffert de deux énormes catastrophes pétrolières et ces faits ne sont pas étranger à la dépendance énorme des EU, même Bush l’a dit «we are addict to oil».

    C’est une contrainte gouvernementale qui a mis fin aux essences contenant du plomb, c’est encore une contrainte qui a interdit les BPC, c’est une contrainte qui protège la santé des Canadiens en interdisant formellement l’utilisation de RBGH sur les vaches laitières.

    Le but des entreprises est de faire des profits et elles ne se gênent pas pour faire des actions illégales si le jeu en vaut la chandelle. La perception des consommateur ne dépend que de leur campagne de relations publiques, pas de ce qu’elles font pour vrai.

    Pour ces raisons, comme les ressources naturelles (dont les carburants) sont d’intérêt public et que de bonnes politiques sont essentielles pour garantir une certaine pérennité il est normal de vouloir économiser la ressource et de militer pour que les gouvernements fassent des lois en ce sens, il est au moins tout à fait normal de faire de pressions, à tous le moins pour compenser pour les lobbys des pétrolières.

  25. Il ne manquera jamais de pétrole, vous sous-estimez le système, quand le pétrole commencera à être moins disponible, les prix vont monter, et les énergie alternative deviendront plus viable. Il y aura toujours du pétrole, c’est juste que la demande va baisser et que les produit dérivé seront plus cher. On va donc arrêter de faire des produits en plastique jetables parce que le plastique sera trop dispendieux.

  26. l'engagé dit :

    Si on est rendu à faire de l’exploitation à 60 km des côtes, que les sables bitumineux sont rentables, c’est que les réserves faciles s’amenuisent : les pays de l’OPEP sont obligés de trafiquer les audits afin d’avoir la permission de produire, ce qui génère une incertitude entre les réserves alléguée et les réserves prouvées.

    Pourquoi devrions-nous frapper obligatoirement un mur alors qu’on a la marge de manoeuvre pour le contourner? Il suffit de volonté politique. Puisque c’est l’ensemble de la société qui paie le cout des effets indirects des consommateurs et les industries énergivores, pourquoi ne pas simplement mettre en place le mécanisme pour que ces derniers paient une plus juste part.

    Un gros VUS devrait être surtaxé de manière à sous-taxé une voiture plus économique. L’essence devrait être surtaxée pour favoriser véritablement le transport collectif et d’autres incitatifs fiscaux devraient encourager ceux et celles qui choisissent par leur choix de favoriser des modes de vie plus écologiques, de façon à casser ainsi l’inertie actuellement favorable au statu quo et à l’enrichissement des pétrolière.

    En faire un peu plus pour la société civile et la biodiversité et un peu moins pour l’intérêt corporatiste.

    À vous lire, c’est encore et toujours le simple consommateur et le citoyen lambda qui paieront plus chers, ceux qui ce seront enrichis à l’aune du gaspillage n’auront rien à assumer, c’est cela qui est scandaleux.

  27. Le politique n’est jamais une solution dans une économie de marché. L’offre et la demande ça se régule tout seul.

  28. l'engagé dit :

    Merci Christian!

    On pourrait en profiter pour abolir les institutions politiques pendant qu’on y est et réguler la pollution par une offre accrue de cette dernière et la conjuguer à un accroissement de la demande de dérèglementation, ça nous donnerait sans doute une politique équilibrée de la dégénérescence de l’environnement.

    L’offre et la demande, ça se régule tout seul… dans l’intérêt de qui domine le marché, les capitaux et de qui dirige l’opinion publique.

    Ne remarquez-vous pas que le gouvernement fédéral constitué d’un parti trop ouvertement favorable au marché est en train de miner la santé démocratique du pays, de restreindre la transparence et la libre circulation de l’information?

    Ouvrez vous yeux, la liberté de marché n’est soluble pour les citoyens que si cette dernière est soutenue par une démocratie vigoureuse et des citoyens investis, cela veut dire qu’il est tout à fait normal de circonscrire le marché à l’intérieur de certaines balises pour éviter les abus.

    Si cette dite liberté est supposée tout régler, expliquez-moi pourquoi la Nouvelle Orléans est au prise avec la pire catastrophe environnementale de l’histoire des États-Unis?

  29. On dérive beaucoup du sujet original, alors je vous redirige ailleurs si vous voulez parler de la règlementation dans l’industrie pétrolière:

    http://www.antagoniste.net/2010/05/30/bp-cest-la-faute-de-la-reglementation/#comment-182752

  30. l'engagé dit :

    Au contraire, en suivant le fil naturel de cette discussion, on en arrive à circonscrire les enjeux qui sous-tendent votre billet beaucoup de vos publication.

    En définitive, ce n’est pas tant la proportion de l’enflure médiatique autour du réchauffement qui vous dérange tant (vous ne relevez que rarement les manipulations médiatiques les plus dangereuses), que les actions que nous devrions entreprendre de toute façon, qu’il y ait forçage radiatif ou non.

    Derrière toutes nos arguties, il semble que vous soyez défavorable à un changement collectif de nos habitude ou que vous n’y croyiez pas. Votre discours n’est pas différent de ce que l’on entend dans les chambres de commerce ou dans les discours de Françoise Bertrand.

    C’est sensiblement dommage d’entendre des échos aussi conformistes de la part de quelqu’un qui semble outré de la rectitude politique.

  31. l'engagé dit :

    coquille : et beaucoup de vos publications…

  32. @L’engagé
    Non vous n’avez rien compris, et en plus ça devient personnel votre affaire.

    Je suis contre les écolo-religieux qui nient la science et tentent de museler ceux qui ne sont pas d’accord avec le dogme. Le climategate en est le plus bel exemple. Je suis contre cette nouvelle religion dont ont fait la propagande dans les écoles, qui dit que le CO2 est un poison, que la planète se meurt et qu’il faut cracher sur ceux qui ont une grosse voiture. Certains prônent la dénatalité puisque l’humain est le « cancer de la planète ».

    Alors que la VRAIE science ne ne peut même pas affirmer qu’il y a un réchauffement. La VRAIE science ne dit jamais une chose hors de tout doute, la VRAIE science se remet en question continuellement et se contre vérifie. La VRAIE science peut prouver que le climat change continuellement depuis des millions d’Années, bien avant l’homme. La VRAIE science comprend que le climat est TRES complexe et qu’il y a beaucoup de facteurs qui peuvent l’influencer, notamment les cycles solaires, orbitaux et glacaires.

    Je suis centriste et je suis contre toute forme d’extrémisme, qu’il soit religieux, politique ou écolo.

  33. l'engagé dit :

    Rien de personnel, détrompez-vous, au contraire, je vous trouve plutôt sympathique.

    Mais quelqu’un qui écrit : «Le politique n’est jamais une solution dans une économie de marché. L’offre et la demande ça se régule tout seul.» ne peut prétendre être centriste.

    Vous avez tout à fait raison de vous vexer par rapport à l’utilisation malhonnête de la science et d’une utilisation dogmatique de certains raccourcis, mais vous devez aussi admettre qu’utiliser le terme «écolo-religieux» est condescendant et méprisant et que ce faisant vous tombez dans le même type de dérive que ceux que vous accusez de cracher sur des grosse voitures. N’avez-vous pas vous-même menacé Caligula de censure parce qu’il utilisait le terme «fédéraste»?

    Est-ce que ce n’est pas une fausse croyance tout aussi répréhensible que d’accroitre son prestige par une grosse voiture, laquelle est forcément préjudiciable aux petits vélos dans une rue étroite pleine de nids de poules, est-ce que ce n’est pas un signe d’arrogance que de se moquer d’avoir un moteur au volume incroyable simplement parce qu’on peut se le permettre, sans comprendre qu’être des millions à reproduire le même comportement accélère l’épuisement de la ressource et fait en sorte que l’industrie se permet alors de compromettre l’environnement pour satisfaire la demande; est-ce que cette façon de laisser carte blanche au marché n’est pas elle aussi une forme de mépris parce qu’afficher ainsi son invulnérabilité est un signe manifeste qu’on est au sommet de la pyramide sociale?

    La personne qui se satisfait de l’image de sa grosse cylindrée est, sans le savoir, participante d’un mythe qui est tout du principe religieux que vous décriez tant, parce que par ses choix elle consolide cette pyramide, cette ségrégation sociale et économique. Il n’y a rien de scientifique ou de rationnel qui puisse étayer que l’espèce humaine se portera mieux demain parce qu’on aura laisser libre cours à cette toute cette industrie.

    Enfin, mettre dans le même panier ceux qui croient humblement et raisonnablement au forçage radiatif et ceux qui assimilent le «CO2 à du poison» est une forme de démagogie malhonnête, les gens sérieux ne croient pas «que le CO2 est du poison» et les VRAIS scientifiques comme vous dites sont ceux qui disent simplement que l’origine anthropique est PROPABLE OU TRÈS PROBABLE, mais avec raisonnablement de preuves pour qu’on les prennent au sérieux et que l’on considère qu’il serait important de lâcher un peu la pression, si tant est que cela soit nécessaire, mais que c’est certainement plus responsable que de vivre dans le déni. Tous les gens sérieux et rigoureux qui militent pour une position contraire à la vôtre sont tout à fait au courant que le climat change continuellement et que c’est une question complexe, les assimiler comme vous le faites aux «écolo-religieux» est pernicieux et démagogique et ce genre de manipulation mérite une réponse tout aussi vive et franche.

    Avant de critiquer les gens qui prônent la dénatalité, une option qui se défend, puisqu’elle est assise sur un examen rationnel et athée de l’apport de l’humain sur son environnement, avant de traiter de paranoïaque les gens qui disent que la «planète se meurt», une métaphore au demeurant, vous feriez bien de vous informer des effets radicaux et destructeurs que les industries humaines ont provoqués, que ce soit à l’endroit directement de l’environnement, de la biodiversité ou des autres humains.

    S’il y une position qui est scientifique, c’est bien celle de l’examen du rôle de l’homme en tant qu’élément destructeur des écosystèmes dans lesquels il pénètre. Seules des croyances irrationnelles ou religieuses peuvent tolérer qu’il continue de se croire suffisamment supérieur aux autres formes de vie pour être à ce point insensible à leur oblitération; l’ennui c’est que cette croyance désolidarise l’homme de son habitat, alors que biologiquement, il en est dépendant et que toute attaque envers son milieu peut se retourner fatalement contre lui.

    Cet examen lucide de vos propos vous permettra donc, je l’espère, de constater qu’il n’y rien de personnel, mais que certaines positions que vous défendez sont assises sur des procédés qui recourent eux-mêmes à la diabolisation de l’adversaire et que c’est malencontreusement une pratique courante de l’extrémisme, auquel vous êtes pourtant prétendument opposés. D’ailleurs, on vous entend très souvent pourfendre l’écologisme et très peu pourfendre les pollueurs ou encourager les initiatives vertes. N’est-ce pas ironique pour quelqu’un qui se dit centriste?

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