Le PQ refuse le dégraissage de l’état

Les militants se sont opposés à la réduction de la bureaucratie et de taille de l’état que Marois leur proposait, en passant par l’abolition des agence de santé et l’abolition des commissions scolaires. (Du déjà vu! Voyez ici)

Pourtant, ce virage à droite est nécessaire et inévitable. D’ici quelques années, il n’y aura plus assez de contribuables pour payer pour ce méga état providence que nous ne pouvons déjà plus nous payer. Il arrivera ce qui est arrivé à la Grèce. Si le PQ n’est pas assez lucide pour s’en apercevoir, un autre parti le fera. Reste à voir si les québécois seront assez lucides pour éviter de remettre à plus tard. En se fermant les yeux, ça ne fera qu’empirer la situation et mettre la prochaine génération dans le trouble.

12 commentaires pour Le PQ refuse le dégraissage de l’état

  1. l'engagé dit :

    Améliorer le rendement, l’efficacité, l’efficience, la productivité de notre État, certainement! Le réformer, le moderniser le perfectionner, on est tous d’accord.

    Faire face aux divers défis qui nous attendent, développer nos talents pour les relever, on s’entend là-dessus.

    Penser que pour y arriver, c’est par « [ce] virage à droite […] nécessaire et inévitable», ça relève purement de l’aveuglement idéologique.

    Chaque fois que les Québécois ont chercher à obtenir plus d’indépendance, d’autonomie, cela leur a souri. Comme minorité en Amérique du Nord, ce petit peuple inventif s’appuie sur un outil formidable de la modernité : l’État. ils se sont considérablement enrichi en se servant de ce levier. S’il le brade, ils enrichiront simplement le privé pour des services pour lesquels ils possédaient déjà une expertise et des infrastructures.

    Nous avons de nombreux problèmes et notre état souffre certes de bien des maux. Mais le virage à droite est UNE des solutions et le débat selon lequel ce serait la meilleure est loin d’être gagné. Il y a d’autre solution, à explorer et il faut être ouvert si on se prétend véritablement lucide.

  2. l'engagé dit :

    6 fautes , ARRRG, dsl

  3. Caligula dit :

    C’est pas les militants qui pourront empêcher un recentrage chez le PQ.

    Pour ceux qui veulent lire une meilleure analyse que celle de Christian qui voile la vérité, allez lire l’ultra-fédéraliste Alain Dubuc sur cyberpresse. Dubuc offre souvent un portrait qui défavorise le PQ mais cette fois je dois admettre qu’il est honnête.

    Il y a aussi le blogue de Jean-François Lisée qui aborde le sujet sous le titre ironique : Voyage dans le «vide» péquiste.

    Vous pourrez constater, en lisant ces deux-là, à quel point l’analyse de Christian est tandencieuse et manque de rigueur.

  4. l'engagé dit :

    Pastiche :

    Pourtant, l’indépendance est nécessaire et inévitable.

    Analyse :
    On a beau recevoir 8 milliards en péréquation, les Québécois envoient annuellement plus de 50 milliards à Ottawa. Oui, une partie nous revient sous formes de transferts aux administrations et aux particuliers, mais de 15 à 25 milliards disparaissent en gestion et en administration de programmes fédéraux, inefficaces et très lourds. Quand on sait que le budget provincial de tous les ministères excluant éducation et santé coutent moins chers que le budget de l’éducation seule, on comprend à quel point l’administration fédérale est incompétente.

    N’oublions pas non plus qu’une bonne part des compétences fédérales englobent des champs qui génèrent des revenus…

  5. @L’engagé
    Calcul simpliste irréaliste: l’argent envoyé au Fédéral nous reviens sous forme de services et investissements. Il faut payer pour la monnaie, l’armée, la poste, l’assurance emploi et tous les autres services. Il faudrait se les payer ses mêmes services, sans même parler des économies d’échelle, comme au Québec tout coûte toujours plus cher, il est impensable de penser y gagner au change. Mais le billet original est sur la débureaucratisation refusée par les membres du PQ, pas sur l’indépendance du Québec. À l’ordre!

  6. l'engagé dit :

    Vous militez pour la suppression des «vaches sacrées» au Québec, mais critiquez aussi les «breloques» fédérales. Si l’État québécois cesse d’offrir des services, c’est au privé que nous devrons rendre des comptes, sans avoir un mot à dire, tandis que pour les services que dispense Ottawa, une large part pourrait cesser, avec la libération de l’espace fiscal correspondant, qui permettrait enfin au Québec de s’attaquer à correctement à l’éducation et à la recherche à même la nouvelle marge retrouvée. Voilà ce qui nous rendrait productifs.

    Beaucoup des compétences fédérales offrent la possibilité d’engranger des revenus (poste , douanes , commerce, permis, licences, etc.), LES SALAIRES FÉDÉRAUX SONT SUPÉRIEURS AUX SALAIRES PROVINCIAUX et enfin, ouvrez des livres d’administration publique : PLUS le territoire à administré est grand, varié, sujet à des disparités géographiques, sociales, culturelles, PLUS LA CENTRALISATION COUTE CHER.

    Les économies d’échelle, c’est quand on peut gérer directement ses affaires, pas quand il faut faire des va-et-vient entre 2 administrations. Par exemple, vous qui êtes pour l’exploitation pétrolière, comment expliquez-vous que Terre-Neuve puisse jouir d’une entente pour exploiter Old Harry, mais pas le Québec?

    Comment se fait-il que le fédéral signe des ententes de protection des revenus de péréquation alors que les maritimes (Terre-Neuve, Nouvelle Écosse) peuvent développer leurs ressources extracôtières et que la même médecine ne s’applique pas au Québec?

  7. Tym Machine dit :

    Le dégraissage de l’état par le PQ, c’est aussi crédible que PFK ou la belle province qui se lancent dans la bouffe pour les Weight Watchers, ça ne va tout simplement pas ensemble dans la tête des gens et dans la réalité.

  8. Christian Rioux dit :

    Donc quel choix reste-t-il? Il n’y en a pas, le plus proche idéologiquement étant l’ADQ, mais peu ou pas de chance d’être au pouvoir.

    La seule solution, ça serait un nouveau parti centre-droite.

  9. l'engagé dit :

    Tym, à l’aune des lois 68, 70, 105, 111 , du sommet sur l’économie et l’emploi de 1996, de l’atteinte du déficit 0 en 1999, de la création des commissions scolaires linguistiques, des fusions municipales (que les libéraux ont absolument bordélisés avec leurs «défusion») et enfin la volonté de récupérer des pouvoirs et surtout des revenus d’Ottawa,

    à l’aune de tout cela donc, expliquez-moi comment vous pouvez encore justifier votre proposition : «Le dégraissage de l’état par le PQ, c’est aussi crédible que PFK ou la belle province qui se lancent dans la bouffe pour les Weight Watchers», alors que c’est le parti qui a visiblement été responsable et qui en a justement payé chèrement le prix?

  10. Poukoi dit :

    Nouveau parti de centre-droit;

    1° Vu l’impopularité de Pauline Maroie, il serait désastreux pour elle qu’un nouveau parti populaire voit le jour avant les trois prochaines années. La population qui est sortit pour voter ADQ mais qui resté à la maison la fois suivante car leur télé leur disait qu’il faudrait être con pour voter ADQ, ceux-là, ils pourraient ressortir cette fois.

    2° Vu l’impopularité de Jean Charest, il serait aussi désastreux qu’un nouveau parti fédéraliste voit le jour d’ici 3 ans.

    3° Depuis la dernière élection que vos télés vous disent que l’ADQ est maintenant impopulaire mais si vous parlez aux passants, la majorité de la population silencieuse regrette la chute du parti.

    Donc, soit on se range derrière l’ADQ « once and for all » soit on crée un nouveau parti et vite car une élection pourrait arriver plus vite qu’on le pense. Dans l’esprit ; et des libéros et des pékiss, la « photo actuelle » du parlement doit changer. Ils doivent passer le malaxeur dans la conscience collective pour éviter d’être tassé par un troisième parti. Ils l’ont échappé quand l’ADQ est devenu l’opposition officielle et ne voudront répéter leur erreur.

    Je prédis une démission hâtive de Charest suivie d’une élection au printemps 2011.

  11. l'engagé dit :

    Les passants où? Dans les stationnement des centres d’achats entre 2 VUS ou ceux sur les trottoirs?

    Quant à être con, c’est un vocabulaire passablement péjoratif, mais la député la plus scolarisée de l’ADQ est membre du barreau, ce n’est pas rien, mais intellectuellement, ce n’est pas de la haute voltige. Les diplômes du chef s’arrêtent au DEC. C’est un commentaire élitiste, mais comment lira-t-il les rapports? Il ne faut pas nécessairement faire d’études supérieures pour être un bon député, mais pour être ministre, il faut départager la rigueur des mémoires et des écrits que l’on nous soumet. Si l’on en est incapable, on est à la merci des conseillers, mais comment choisir les meilleurs, «au feeling»?

    L’ADQ n’aurait pas été ce mirage si Mario avait poursuivi un peu plus haut que le bac en économie à Concordia, un barreau, une M.A, un Msc., un MBA, ça développe la faculté d’analyse. Dumont avait l’art du slogan, mais il n’y avait pas beaucoup de chair autour de l’os.

    Faites donc un nouveau parti, mais de grâce, sans une plateforme constitutionnelle vide, osez autre chose que le statu quo et pourquoi pas l’indépendance? Laissez le PLC apparaître tel qu’il est : celui de la corruption régionale et de l’ouest de Montréal, mais cherchez des candidats capables de considérer tout aussi bien l’IRIS que les Chambres de commerce et de grâce, bardez votre nouveau parti de quelques diplômes en plus des gens de terrain.

  12. Poukoi dit :

    @l’engagé

    Je vous ai répondu et fut publié dans « Journée des patriotes ».

    Bonne soirée et/ou journée!
    🙂

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