Scandales?

Depuis quelques temps, on entend parler de scandales de tous les côtés, sauf que dans la majorité des cas, il ne s’agit que de perceptions.
C’est bien vrai qu’en politique, la perception devient la réalité. Regardez ce qui est arrivé avec le scandale des commandites, les responsables étaient des agences de publicité et un fonctionnaire corrompu, mais dans la tête des gens (alimenté par le Bloc à des fins partisanes) c’est tout le parti libéral fédéral, et même le premier ministre qui étaient responsables, alors qu’il n’y a jamais eu aucune preuve qu’ils aient eu quoique ce soit à y voir, ou qu’ils en aient profité. On peut les accuser d’avoir mal géré un programme qui était presque « bar open », c’est tout.

Dernièrement au Québec, il y a eu énormément d’histoires mettant en cause l’industrie de la construction, la FTQ, la CCQ, mais seulement quelques unes ont été prouvées et il n’y a pas eu beaucoup d’arrestations. Pourtant, selon les gens, toute l’industrie de la construction au grand complet est pourrie. Et parce que Charest n’a pas déclenchée une enquête publique, les gens se disent « ça doit être parce qu’il a quelque chose à cacher!« .
Quand Paul Martin a déclenché la commission Gommery, il n’avait rien à se reprocher, il pensait que ça allait faire la lumière et montrer que le parti n’avait rien à cacher, mais la Perception que les gens en ont eu a suffit à leur faire perdre les élections suivantes, même si rien de ce qui est sorti de la commission Gommery n’a pas pu montrer de liens avec le Parti Libéral. Etre à la place de Charest, vous feriez une commission d’enquête? De toute façon les gens semblent avoir déjà la perception qu’il est coupable. Tout comme l’affaire Tomassi, une série d’allégations, des conflits d’intérêts qui n’existaient pas, mais l’opposition continuait à insinuer des choses alors qu’ils n’avaient aucune preuve, pour maintenir la perception de scandale auprès de la population. Charest ne pouvait pas le congédier sur des allégations de choses qui n’étaient pas vraiment illégales (il ne faisait plus partie de la compagnie depuis son élection), ça aurait donné raison à l’opposition. Mais quand une occasion se présente, une chose (utilisation d »une carte de crédit de compagnie) qui n’aurait jamais été une raison de congédiement normalement et Charest peut se permettre de le congédier (se débarrasser d’un poids gênant) tout en ne donnant pas raison à l’opposition.

En politique, il faut toujours se demander: « Est-ce que cette action pourrait être interprétée comme étant un acte de favoritisme? » même si ce n’est pas le cas. Et malheureusement, il y en a beaucoup qui oublient de se poser cette question.

Ca ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a pas de politicien véreux, mais il y en a beaucoup moins qu’on le pense. Tomassi est un cas limite, il n’a rien fait d’outrageusement grave, mais il n’est pas « clean ». Le problème avec cette haine de la population envers toute la classe politique, c’est qu’il y a de moins en moins de gens de qualité qui vont oser aller en politique, de crainte de se faire démolir et ruiner leur carrière, et même quelquefois leur vie personnelle. Regardez ce qui est arrivé à André Boisclair et Paul Martin. S’ils le pouvaient, pensez-vous qu’ils referaient les mêmes choix?

Et les VRAIS scandales, il y en a aussi, comme Pauline Marois avec ses dépenses somptueuses de rénovations de bureau, sa toilette silencieuse à 300000$, et les bonis généreux payés à son mari, mais ça les gens ont déjà oublié. La mémoire collective est courte. En politicien d’expérience, Charest se dit que d’ici la prochaine élection, les gens auront oublié. De toute façon, Charest tirera sa révérence avant ça.

Aussi ça a comme effet de diminuer le taux de participation aux élections, donc seuls les « teindus » de chaque couleur vont voter. On a les politiciens qu’on mérite.

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59 commentaires pour Scandales?

  1. Francois J dit :

    «sauf que dans la majorité des cas, il ne s’agit que de perceptions.»

    A quoi d’autre s’attendre dans un monde où tout est basé sur les perceptions et non sur les conceptions ?

    De nos jours, on «feel» une situation: «il me semble que c’est pas correct» est suffisant pour arriver à une conclusion définitive.
    L’analyse rationnelle des faits, de la situation, des conséquences n’est plus pertinente sauf dans quelques bastions de la pensée.
    La perspective, l’analyse de situation globale n’est alors plus possible…
    On «feel»… le moment présent… On ne regarde pas les faits, on écoute les intentions…

    Dans un monde où la raison est considérée comme un appendice quasi-inutile de l’humain, il fallait s’attendre à cela.

    Évidemment, toute argumentation logique dans le but de changer cette situation est vaine… Il faut que celle-ci soit perceptible… 🙂

  2. l'engagé dit :

    C’est succulent, jamais vous n’avez fait un article avec autant de propositions juteuses :

    A) «Regardez ce qui est arrivé avec le scandale des commandites, les responsables étaient des agences de publicité et un fonctionnaire corrompu»

    B) «Il n’y a jamais eu aucune preuve qu’ils aient eu quoique ce soit à y voir, ou qu’ils en aient profité. On peut les accuser d’avoir mal géré un programme qui était presque “bar open”, c’est tout.»

    C)«Tout comme l’affaire Tomassi, une série d’allégations, des conflits d’intérêts qui n’existaient pas»

    D)«même si rien de ce qui est sorti de la commission Gommery n’a pu montrer quoi que ce soit en lien avec le Parti Libéral»

    E)«Tout comme l’affaire Tomassi, une série d’allégations, des conflits d’intérêts qui n’existaient pas»

    F)«Mais quand une occasion se présente, une chose banale (utilisation d”une carte de crédit de compagnie) qui n’aurait jamais été une raison de congédiement normalement»

    Vous n’aimez pas les textes trop longs, alors il faudrait choisir l’affirmation que vous voulez voir invalidée, mais si vous me laissez le choix, je prendrai la plus croustillante…

    En guise de préface…
    Vous invoquez que Martin n’avait rien à voir avec le scandale des commandites, mais comme chef du parti, il bénéficiait non seulement de la cagnotte, qu’il devenait imputable de ce qui se tramait, surtout si cela pouvait nuire aux institutions, à l’intérêt public et à la démocratie.

    En tant que premier ministre, Charest est l’ultime responsable de la dégradation de nos institutions, de la perte de confiance, du préjudice que «cette perception» de l’omniprésence de corruption et de collusion cause à notre démocratie et à la vie politique. Même s’il n’avait directement rien à y voir, il a le devoir de purger le climat politique. N’allez pas accuser l’opposition, Charest est aux commandes, c’est à lui de faire le travail. En refusant de lever le voile sur ce qui est maintenant une véritable crise, c’est la santé démocratique de notre société qu’il compromet, or en persistant dans l’entretien d’un tel climat et en s’entêtant malgré tout dans un tel aveuglement, il est en train de montrer qu’il préfère sauver les intérêts de son parti à ceux de la nation. En choisissant donc sciemment en toute connaissance d’une manière si partisane, Charest fait la démonstration qu’il est d’abord à l’écoute d’une seule clientèle, il est donc de plus en plus crédible de penser qu’il a quelque chose à cacher, non parce qu’a priori les faits l’indiquaient, mais parce que son comportement est douteux et absolument contraire à l’éthique. Il pense donc que les Québécois sont véritablement bêtes. Afficher ainsi un tel mépris pour le peuple est un signe tangible qu’il ne doit pas avoir d’autres scrupules.

    La règle, c’est donc : «ne vous faites pas pogner», ce qui est plutôt discutable puisque les premières révélations selon lesquelles il recevait un salaire spécial du parti libéral (75 000$ plus un gros chalet) avaient d’abord niées.

    Enfin, c’est lui qui oblige ses ministres à être de véritables usines à financement (ils doivent ramasser 100 000, minimum, pour le parti), ce faisant, sans encadrement éthique et avec son propre exemple très inquiétant, Charest ouvre toute grande la porte aux spéculations sur une politique fondée sur le conflit d’intérêts.

  3. Caligula dit :

    La commission Gomery a très bien démontrée que les ordres venaient d’en haut, c’est à dire du bureau du PM. Chrétien était au courant et ceux qui disent le contraire sont soit naïfs soit de mauvaise foi.

  4. Christian Rioux dit :

    @Caligula
    Tu n’as pas lu le rapport. C’est toi qui est de mauvaise foi. Ceux qui ont été reconnu coupable ont fait de la prison, pas un ne faisait partie du gouvernement. Ce que tu insinue est une perception. A moins que tu aie des sources plus fiables que la commission Gommery et les centaines de personnes qui y ont travaillé pendant des mois.

    Chrétien a créé un programme pour faire la promotion du Canada en subventionnant des activités culturelles. Il n’y a rien d’illégal la dedans. Ce qui est illégal c’est les agences de publicité qui se sont servies comme dans un bar open, parce que la surveillance du programme n’était pas assez serrée, et un fonctionnaire corrompu en a profité.

  5. l'engagé dit :

    Je vois que Monsieur Rioux a choisi quel partie de son billet il voulait que je réfute… ll a choisi les énoncés A, B et D , (voir le deuxième commentaire).

    Tout d’abord, je tiens à citer une phrase admirable de Rioux (perle trouvée dans les commentaires du billets «Citation», on je l’incitais à se documenter) : «Depuis quand il faut lire l’opinion des autres pour se forger la sienne?»

    La question n’est pas tant de lire l’opinion des autres que de faire l’effort intellectuel pour comprendre un enjeu, en consultant les sources primaires, secondaire, puis les enquêtes et les analyses. Exercer ainsi son esprit critique en amont permet d’éviter de dire des bêtise en aval, avant de faire dans l’éditorial, il faut être rigoureux dans l’analyse référentielle.

    Commentaire de Rioux : «Ce que tu insinue est une perception. A moins que tu aie des sources plus fiables que la commission Gommery et les centaines de personnes qui y ont travaillé pendant des mois.»

    Voici la réfutation même, et insidieusement la preuve que l’auteur de billet ne lit pas les journaux.

    Trouvé dans Le Devoir du 2 novembre 2005 :

    «Le volumineux rapport met en lumière des «abus», des «irrégularités» et des lois «délibérément» violées dans les plus hautes sphères du gouvernement fédéral, qui ont résulté en un «détournement des deniers publics», notamment au profit du Parti libéral du Canada.»

    «Le juge John Gomery met au banc des accusés plusieurs acteurs-clés du gouvernement libéral des dernières années, notamment le trio politique de haut rang composé de l’ancien premier ministre Jean Chrétien, de son chef de cabinet, Jean Pelletier, et du ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano. Ces trois acteurs récoltent les blâmes les plus sévères attribués par le commissaire à des politiciens et au personnel politique.»

    «e Parti libéral du Canada section Québec (PLC-Q) sort «déshonoré» du scandale, selon le juge Gomery, ayant été au coeur d’un système bien organisé de «pots-de-vin» sous le contrôle de Jacques Corriveau, un ami intime de Jean Chrétien. Un système de ristournes à même l’argent des contribuables, dans lequel deux anciens président du PLC-Q ont pigé pour financer illégalement les campagnes électorales de 1997 et 2000»

    «le rapport met en évidence une bureaucratie fédérale qui a plié sous le poids écrasant d’une «incontestable ingérence politique» dans la gestion du programme des commandites. Un programme qui a coûté au trésor public 332 millions de dollars de 1994 à 2003, dont près de la moitié, soit 148 millions, ont été engloutis en frais de production et commissions versées aux agences de communication. La presque totalité de cette somme a été empochée par des firmes soigneusement choisies pour leur sympathie libérale affichée.»

    «le rapport met en évidence une bureaucratie fédérale qui a plié sous le poids écrasant d’une «incontestable ingérence politique» dans la gestion du programme des commandites.»

    «Le sommet de la pyramide politique est mis à l’index par le juge, qui blâme fortement Jean Chrétien et son chef de cabinet, Jean Pelletier, tout comme Alfonso Gagliano, qui est le seul député ou ex-député également réprimandé pour les activités «malhonnêtes» du système de pots-de-vin politique mis en place par Jacques Corriveau au profit du PLC-Q. Alfonso Gagliano était alors le lieutenant politique de Jean Chrétien au Québec et l’organisateur en chef dans la province.»

  6. Christian Rioux dit :

    J’avais effectivement oublié Gagliano, mais est-ce qu’il a été accusé au criminel de quoi que ce soit ? Est-ce qu’il a fait de la prison comme les autres? Non.

    Normalement, dans notre système on est innocent jusqu’à preuve du contraire. Sauf en politique, ou même si tu n’es pas coupable, tu es brûlé quand même.

  7. Caligula dit :

    Tu crois vraiment que des politiciens fédéralistes vont faire de la prison?? Naïf, va. C’était bien trop prévisible que ceux qui allaient payer seraient de simples porteux de valise. Ou, dans le cas de Gagliano, un bouc-émissaire pour donner un peu de viande au peuple.

    Les fédéralistes sont une bande de corrompus, y a rien d’autre à dire.

    J’espère que quand tu vas voter pour eux tu vas au moins te boucher le nez.

  8. l'engagé dit :

    Pour condamner quelqu’un au pénal, notre système juridique a pour fondement le principe de la présomption d’innocence et il faut une preuve évidente et une absence totale de vices pour obtenir une condamnation et pour cela, il faut un travail d’enquête et évidemment une délation ou une plainte.

    Selon votre raisonnement, l’absence d’individus derrière les barreaux est la preuve qu’il n’y a pas eu d’infraction. L’absence ne preuve explicite empêche simplement de porter l’affaire au pénal, mais la commission Gomery, dont la transparence la probité et la rigueur ont été saluées, conclue indubitablement qu’il y avait un système de pots-de-vins. Ce sont les témoignages contradictoires qui permettent justement d’y voir plus clair :

    «Alfonso Gagliano, l’ultime témoin à défiler devant le commissaire Gomery, ignorait jusqu’à tout récemment que le Parti libéral du Canada, section Québec (PLC-Q), ait pu s’abreuver en argent liquide. M. Gagliano va même jusqu’à nier qu’un réseau de financement parallèle ait oeuvré au sein de la formation à l’époque où il agissait à titre d’organisateur en chef pour tout le Québec.»

    «. Dezainde, de même que l’ancienne présidente du parti, Françoise Patry, ont déclaré que les hommes de confiance de M. Gagliano, Joe Morselli et Beryl Wajsmann, opéraient un réseau de financement parallèle et refusaient de leur rendre des comptes.»

    source : le devoir 1 juin 2005

    Individus directement impliqué étant au pouvoir, autorisant les sorties d’argent et dument identifiés par la commission :

    Jean Chrétien, Alfonso Gagliano, ministre des Travaux publics, lequel alimentait différentes allocations de dépenses liées au programme, Don Boudria, ministre des Travaux publics de janvier à mai 2002, Ralph Goodale, ministre des Travaux publics à partir de mai 2002, Charles Guité, haut fonctionnaire responsable du programme des commandites, Pierre Tremblay, haut fonctionnaire qui succéda à Charles Guité, Jean Pelletier, chef de cabinet de Jean Chrétien, Denis Coderre, Parti Libéral du Canada, (immigration et Coderre a habité dans un immeuble de Boulay, président du Groupe Everest, bénéficiaire du programme)

    Individus ciblés comme responsables au Parti Libéral, chargés de la distribution des sommes prélevés aux bénéficiaires :
    Joe Morselli, officier des finances agissant tant pour le Parti libéral du Canada que pour le Parti libéral du Québec, Louis Pichette, organisateur politique du Parti libéral du Canada, Benoît Corbeil, directeur général du Parti libéral du Canada, section Québec, Michel Béliveau, président du Parti libéral du Canada, section Québec, de 1996 à 1998 et organisateur de Jean Chrétien dans la circonscription de Saint-Maurice, Daniel Dezainde, directeur général du Parti libéral du Canada, section Québec, de 2001 à 2003, Françoise Patry, présidente du Parti libéral du Canada, section Québec et le non moindre John Parisella, directeur du PLQ de 1986 à 1988 et chef de cabinet de Robert Bourassa de 1988 à 1994, président de BCP

    Enfin, prétendre que le programme était légitime relève de l’esbrouffe : pourquoi autrement en faire quelque chose de secret?

    «Dans une note de service interne datée du 30 janvier 1997 et classée secrète, le plus haut fonctionnaire du pays de l’époque, Jocelyne Bourgon, demande à Jean Chrétien s’il veut garder la direction du Fonds pour l’unité canadienne, le fonds secret qui a alimenté, entre autres, le scandale des commandites. Entre 1992 et 2004, les sommes utilisées pour promouvoir l’unité canadienne et lutter contre le séparatisme québécois à travers ce fonds ont totalisé près de 793 millions de dollars.»

    source le devoir 15 septembre 2004
    Est secret ce qui est contraire à l’intérêt public.

    La commission Gomery a très clairement montrer qu’en plus de l’enrichissement des propriétaires de firmes, une partie de l’argent des contribuables a servi a financer illégalement le parti libéral : «Brault a affirmé aux policiers que son principal contact au Parti libéral du Canada était Jacques Corriveau, décrit par le juge John Gomery comme «l’acteur principal d’un dispositif bien huilé de pots-de-vin».»

    Source : La presse samedi 13 septembre 2008

    (Corriveau est ami intime de Chrétien et fut l’organisateur de sa campagne en 1990)

    Dire que c’est le Bloc qui alimente à des fins partisanes des rumeurs sur la responsabilité politique et illégale du scandale et avancer que «c’est tout le parti libéral fédéral, et même le premier ministre qui étaient responsables, alors qu’il n’y a jamais eu aucune preuve qu’ils aient eu quoique ce soit à y voir, ou qu’ils en aient profité» TRADUIT UNE IGNORANCE PROFONDE DES CONCLUSIONS MÊME DE GOMERY.

    Pourquoi? Parce que le programme était secret et avait pour but de lutter contre le séparatisme, tout en prétextant que la cause était suffisamment bonne pour permettre au parti libéral de se croire l’unique rempart contre les indépendantistes. Si le Bloc a profité su scandale N’OUBLIEZ PAS QUE LE PRINCIPAL BÉNÉFICIAIRE FUT HARPER : (toujours selon La Presse du 13 septembre)

    «Deux ans après avoir coulé la campagne de Paul Martin, le scandale des commandites revient hanter les libéraux. Stephen Harper a vilipendé le parti de Stéphane Dion, hier, après qu’un document de la GRC eut révélé que Jean Brault avait remis près de 2,3 millions au PLC et à Jacques Corriveau, proche de Jean Chrétien.

    «Pendant qu’il purgeait sa peine de prison, Jean Brault, ex-président de Groupaction, a accepté de dévoiler aux enquêteurs de nouveaux renseignements sur le programme des commandites, selon un document rendu public vendredi. En contrepartie, la GRC s’engageait à ne pas porter d’autres accusations contre lui.

    Les opposants des libéraux n’allaient pas rater si belle occasion de ramener ce sujet explosif au cœur de la campagne électorale. De passage au Nouveau-Brunswick, hier, Stephen Harper a rappelé que son gouvernement avait réformé les règles de financement des partis fédéraux. Les conservateurs avaient été élus, début 2006, sur la promesse d’améliorer les mœurs politiques après la publication du rapport Gomery.

    «Maintenant, nous avons un parti gouvernemental qui est financé par les dons de ses électeurs et électrices, de ses supporters, de ses militants, a-t-il déclaré. Nous n’avons plus un parti gouvernemental qui est financé par de l’argent volé aux contribuables.»»

  9. Manx dit :

    Bon, ça fait beaucoup beaucoup d’informations à commenter.

    Commençons par traiter de Jean Chrétien. Jean Chrétien est intervenu pour s’assurer qu’un de ses amis de Shawinigan ait accès à un prêt pour lancer un complexe hôtelier à risque, après avoir été l’objet d’une enquête sur un incendie criminel sur sa propriété. Jean Chrétien a congédié un haut fonctionnaire pour s’assurer que ce prêt soit effectué. Plus tard, ce haut fonctionnaire a eu gain de cause sur l’injustification de son renvoi, et le complexe hôtelier que l’on a financé a brûlé. Nul besoin de mentionner que le propriétaire a reçu un dédommagement en assurances =D.

    C’est pour ce genre de gestion que l’on a des doutes sur le fait que Jean Chrétien ne pourrait pas être mêlé à des magouilles venant de son parti. Alors oui, la politique est une question de perceptions, mais l’on récolte souvent ce que l’on a semé. Si la ville de Québec était sujette à un scandale financier, je parie que Régis Labeaume n’en serait pas mouillé. Il porte un imperméable anti-propagande. Quand on travaille avec intégrité et que l’on ne cache rien, la population perçoit que l’on ne pourrait pas plonger dans une magouille.

    Jean Charest, lui, va être mouillé. Il a été mouillé dans le dossier d’Orford, il a été mouillé dans l’affaire Tomassi. La raison? Un manque de transparence. Les critiques démontrent que Charest a de la difficulté à confirmer ou infirmer ses propos à moins qu’on le mette au pied du mur. Il a presque fallu lui montrer ses talons de chèque pour qu’il confirme qu’il détenait un chèque venant du parti. C’est clair que quand tu as une attitude comme ça, si un scandale mouille ton entourage, on se doute que tu baignes dedans.

    Tu as entièrement raison, donc, quand tu parles de perceptions. Les gens regardent les histoires passées venant d’un personnage politique; on veut voir si dans le passé, vous avez combattu la corruption et les scandales. Mais surtout, on veut voir si vous avez le profil qui fait que vous seriez le genre de politicien qui serait moralement capable de baigner dans un tel scandale.

    Si la population juge, par les événements passés, que vous auriez été capables de baigner dans un scandale, c’est tout comme si vous en aviez fait partie.

    Maintenant, ce qu’il faut savoir, c’est comment sortir de cette spirale de non-confiance. La première chose, c’est de donner à la population ce qu’elle veut dans un cas de scandale. S’il y a scandale, on veut voir que les députés enquêtent et participent. On veut une commission d’enquête publique dans le domaine de la construction. Et si vous ne faites rien, c’est normal que les gens percevront que vous êtes croches.

    D’ailleurs, Christian, avouons que l’histoire de Pauline Marois était mauvaise au sujet des toilettes. Mais les boni de son mari ne sont pas quelque chose d’inhabituel. C’est encore une histoire de perception. Tu perçois que c’est mal, mais en pratique, les dirigeants de sociétés d’État ont droit à un bonus; ils avaient droit à un bonus avant lui et ont encore droit à un bonus maintenant. On perçoit tout de même que c’est mal.

    Mais si tu veux, on jasera une fois des allégations envers le Parti Libéral du Québec au cour des récentes années. J’ai des contacts dans le district électoral de Sherbrooke, auprès d’organisateurs libéraux. On pourra se parler un petit peu de trucs intéressants qui se passent dans le comté. Je connais deux ou trois anecdotes qui font que quand on me parle d’un scandale de construction, j’ai effectivement la perception que si Jean Charest y était mouillé, ce ne serait même pas étonnant.

    J’espère personnellement que ça n’empêchera pas les gens de voter. J’espère juste sincèrement, avec ce que je sais, que peu de gens voteront PLQ pour raisons d’intégrité. Ce serait d’assez mauvais goût.

  10. Tym Machine dit :

    La perception en politique est TOUT.

    Malheureusement, le PLQ est très mauvais ces temps-ci en gestion de perception, ce qui ne les empêchera pas de se faire élire dans une bonne quarantaine de circonscription les yeux fermés alors que ce qu’ils mériteraient, c’est un rayage pur et simple de la carte électorale.

  11. l'engagé dit :

    Fortuna et virtu : « La perception en politique est TOUT» pas tout à fait.

    Relire le prince, si la perception dépend d’une large part de «la fortuna», il ne faut pas oublier que «la virtu» a quelque chose à y voir, et la «virtu» se construit malgré tout sur la force concrète et l’expérience, dans une certaine mesure, donc, sur des faits. Il finit pas y avoir une adéquation entre la nature de l’image et sa réception et l’étoffe, soit les actions réelles d’un politicien.

    Le texte est libre :

    http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Prince

    film à voir absolument, Il DIVO

    http://fr.movies.yahoo.com/i/il-divo/index-6232568.html

  12. Tiens, mon Rioux, lis ça et prends des notes: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2010/05/le-gouvernement-liberal-de-john-james.html

    Si seulement on avait des élections de mi-mandat comme c’est le cas aux États-Unis, je ne suis pas sûr que Charest garderait sa majorité cette année!!! Si seulement on pouvait faire en tout temps des référendums populaires sur la révocation ou non de nos politiciens comme c’est le cas aux États-Unis (les fameux recalls) et même les poursuivre au judiciaire en cas de corruption éhontée, de trahison ou de crimes très graves de leur part (impeachment) comme c’est le cas (hé oui!!!) aux États-Unis, je ne suis pas sûr que Charest et sa gang resteraient bien longtemps au pouvoir et qu’il n’y aurait pas de nouvelles élections québécoises cette année pour les remplacer!!!!

    Bref, si notre peuple avait le pouvoir de faire trembler le gouvernement (une institution qui nous appartient et dont le peuple est le seul et unique maître, ceux qui sont là n’étant que ses représentants démocratiquement élus par celui-ci) comme c’est le cas aux États-Unis, je ne suis pas sûr qu’il y aurait autant de corruption au Québec!!!!

    Nous, le peuple, voulons du changement!!!

    Nous, le peuple, voulons faire trembler le gouvernement!!!!

    Nous, le peuple, demandons la révocation populaire, démocratique et immédiate du mandat de l’actuel gouvernement libéral et du premier ministre libéral du Québec, John-James Charest, qui s’est fait élire sous de fausses représentations, qui a plongé le Québec dans la désolation économique et sociale et qui a transformé le Québec en république de bananes ploutocratique et fasciste, où la dissidence d’opinion est proscrite, où la liberté d’expression est menacée, où la démocratie est continuellement attaquée et où le culte de la personnalité du «grand bâtisseur» auto-proclamé par son parti anti-démocratique a été établie!!!!

    Nous, le peuple, demandons, ensuite, le déclenchement immédiat de nouvelles élections québécoises, afin de remplacer l’actuel gouvernement libéral dont le mandat fut préalablement révoqué de façon populaire et démocratique, par l’intermédiaire de la procédure démocratique du référendum populaire appellé recall!!!!

  13. Caligula dit :

    *** sa toilette silencieuse à 300000$ ***

    Estie de beau mensonge. Une toilette à 300 000$ ça n’existe juste pas. Ces frais ont été encourus pour la rénovation d’un étage complet d’un édifice historique.

    Tu fais preuve d’une malhonnêteté intellectuelle crasse, Christian Rioux.

  14. Christian Rioux dit :

    Calugula c’était 1 million pour les réno, incluant la toilette a quel

  15. Christian Rioux dit :

    @Caligula
    C’était plus d’un million pour les rénovations de SON bureau, incluant la toilette d’une valeur d’entre 100000$ et 300000$ selon les sources. Vérifie!

    @JLP
    Nous le peuple, nous ne voulons pas plus de Marois, ni que l’ADQ sans chef et sans idées, et encore moins de Québec Solitaire! On a les politiciens qu’on mérite.

    Et pour prouver mon point sur la PERCEPTION de scandale. Aujourd’hui dans les médias, il semblerait que ça ne soit pas à la suite de la rencontre de l’ami de Tomassi avec le ministre de la justice qu’il aurait eu son permis de port d’arme. En fait c’est quelques mois plus tard, avec l’aide de son avocat, qu’il aurait eu son permis, nécessaire pour faire son travail d’agent de sécurité.

    Pourtant hier, on nous disait qu’il avait eu son permis tout de suite après avoir été rencontrer le ministre de la justice. Ce qui n’est pas le cas. Vous voyez comment on peut fabriquer des scandales avec des suppositions…

  16. l'engagé dit :

    Ce qu’on reproche c’est l’accessibilité au ministre par le biais d’un passe-droit par un tinami, c’est cette culture du trafic d’influence, Tomassi qui sert de contact, alors que ce même Tomassi a reçu ni plus ni moins qu’un pot-de-vin en tant que député avec sa carte de crédit au nom de BCIA qui est embarrassante.

    En définitive, c’est pas que de la perception : il y a un problème clair, LE GOUVERNEMENT N’A PAS D’ÉTHIQUE et cela commence en haut de l’échelle avec les 75 000 que verse le Parti Libéral en sus du Chalet à Magog pour John James Charest.

    Quand on constate les irrégularités, et il y en a, on est alors bien plus loin que la simple question des perceptions. Pourquoi donc le patron d’une si grande compagnie veut-il un port d’arme? Apparemment il transporte de fortes sommes… Pourquoi? Il a des pots-de-vin à donner ou quoi? J’aimerais bien savoir où il est aller tranporter LUI-MÊME ces sommes.

  17. Caligula dit :

    Ha oui? quelles sources?

    C’était pas son bureau, c’était une salle de conférence.

    Je te mets au défie d’aller dans un magasin de toilettes et d’en trouver une entre 100 et 300 mille dollards. Ça n’existe pas. À moins de la faire fabriquer en or massif, mais ce n’est pas de série, ça sera une commande spéciale.

    T’es de mauvaise foi ou simplement menteur.

    Pour l’affaire du port d’armes, t’es encore dans le champ. La Presse te contredit et aussi le 98,5 Fm à l’émission de Dutrizac où ton ministre s’est fait ramasser.

  18. Caligula dit :

    Même dans les journaux de Toronto ils commence à parler de gouvernement Charest corrompu. Va lire la chroniqueuse conservatrice dont j’oublie le nom et qui participe à l’émission de Dutrizac avec son joli et charmant accent anglais. Elle ne mâche pas ses mots.

  19. Caligula dit :

    Christian

    Tu dis : *** Et pour prouver mon point sur la PERCEPTION de scandale. Aujourd’hui dans les médias, il semblerait que ça ne soit pas à la suite de la rencontre de l’ami de Tomassi avec le ministre de la justice qu’il aurait eu son permis de port d’arme. En fait c’est quelques mois plus tard, avec l’aide de son avocat, qu’il aurait eu son permis, nécessaire pour faire son travail d’agent de sécurité.***

    Je remarque que tu parles au conditionnel, sans rien appuyer par des faits.

    Tu parles de perception et tu tentes de nous convaincre par des « il semblerait ». 🙂

    Voici des faits rapportés par Denis Lessard de la Presse :

    Le patron de BCIA a obtenu le droit d’avoir une arme à utilisation restreinte après plusieurs interventions du cabinet du ministre Jacques Dupuis. Cette décision est d’autant plus étonnante que la division des camions blindés de BCIA, Centurion, n’était pas conforme aux exigences de la police.

    Le reste de l’article est disponible sur cyberpresse.

    Tu manques vraiment de rigueur Christian. À croire que ton blogue est un organe de propagande du plq.

  20. @Caligula
    Contrairement à vous, je n’affirme pas comme étant une vérité absolue ce qui est publié dans les médias. Je dis que ce que vous citez est probablement faux puisqu’il y a des faits contradictoires. Ni vous ni moi n’avons de contacts en haut lieu nous permettant d’avoir la vérité absolue.

    Il semble que le gars avait besoin de son permis de port d’armes parce que sa business était sur le bord de la faillite, alors il devait faire les livraisons lui même parce qu’il n’arrivait pas à payer ses employés. Alors que vous fabulez qu’il devait faire des livraisons « illégales ».

    Pour Marois, c’était pour 2 bureaux à ELLE (un à Québec et un à Montréal) incluant 2 salles de réunions adjacentes, et effectivement une toilette silencieuse de luxe très dispendieuse. Imagine ce que tu veux.
    Le total exact est de 850000$ Et la salle de bain, incluant la toilette de luxe aurait coûté environs 100000 dollars. Alors quand les gens disent une toilette silencieuse à 100000$ ils ne se trompent pas, et c’est ce qui avait été rapporté dans les médias. Et tout ça aux frais des contribuables. Ça c’est un scandale documenté! Que voulez-vous, Pauline 1ère n’assoit pas ses fesses n’importe où, ça lui prend un trône.

    Alors que vous dites « Charest est corrompu » sur quoi vous vous basez, autre que vos pouvoirs psychiques? Il s’agit d’une Perception. Les seuls scandales documentés jusqu’à maintenant ciblent la FTQ et des gestionnaires de la SGF.

    Le salaire additionnel de Charest, c’est probablement dans un contrat quand ils sont allé le chercher au Fédéral. Partir de chef de parti d’opposition au Fédéral pour devenir chef de parti au provincial, ça fait une méchante différence de salaire. Alors ils ont utilisé cette façon de faire pour compenser la différence. Je ne dit pas que c’est correct, mais que ça n’a rien à voir avec de la corruption.

    Et contrairement à bien des blogs qui n’existent que pour faire de la propagande, je suis totalement indépendant. Je suis assez grand et mature d’esprit pour être capable de penser tout seul. Ce qui n’est pas le cas de tous le monde apparemment.

  21. Manx dit :

    « Et pour prouver mon point sur la PERCEPTION de scandale. Aujourd’hui dans les médias, il semblerait que ça ne soit pas à la suite de la rencontre de l’ami de Tomassi avec le ministre de la justice qu’il aurait eu son permis de port d’arme. En fait c’est quelques mois plus tard, avec l’aide de son avocat, qu’il aurait eu son permis, nécessaire pour faire son travail d’agent de sécurité.

    « Pourtant hier, on nous disait qu’il avait eu son permis tout de suite après avoir été rencontrer le ministre de la justice. Ce qui n’est pas le cas. Vous voyez comment on peut fabriquer des scandales avec des suppositions… »

    Si je me fie à ce que j’ai vu sur Radio-Canada, non. Jamais je n’ai lu une telle allégation.

  22. l'engagé dit :

    Christian, le port d’arme c’était en juillet 2008 et la faillite, en avril dernier.

  23. @L’engagé
    Oui, selon ce qui a été dit, il avait des problèmes financiers depuis longtemps, alors qu’il a déclaré faillite récemment. Ça concorde, je ne vois pas de problème la dedans.

    Et il n’y a rien d’illégal à demander à rencontrer un ministre ou un député. ça se fait tout le temps. Moi même je l’ai fait pour les besoin d’un organisme sans but lucratif dont je m’occupe, je voulais simplement avoir de l’aide pour me guider dans le méandre des programmes existants. Ça ne veut pas dire que c’est pour faire de la magouille et ça ne veux pas dire que le député ou ministre en question est obligé de faire suite à cette rencontre. Dans la plupart des cas, ils vont laisser ça dans les mains de leur attaché politique.

    Dans mon cas, il y en a un qui n’a jamais voulu me rencontrer alors qu’il avait déjà aidé un autre organisme semblable, et dans l’autre cas, il m’a fallu plus de patience, mais j’ai finalement eu un peu d’aide.

  24. l'engagé dit :

    Et un CHEF de l’opposition officielle gagne à Québec gagne plus qu’un simple député à Ottawa, mais j’avoue ne pas avoir vérifié avec l’année de référence.

    Quoi qu’il en soit, Charest a fait des pressions pour garder cette information secrète et n’a publié un communiqué que lorsque l’information a été éventée.

    Il n’y a rien de mal à ce qu’un parti verse un salaire à son chef, tant que ce dernier n’est pas élu, ou tant qu’il n’a pas le poste qu’on lui avait promis. Mais qu’un Premier ministre ait un salaire en sus, alors qu’il est au service de tous les Québécois, c’est problématique pour sa gestion éthique.

    Comme il ne pose pas les gestes qui lui permettraient de laver son honneur, il est normal de percevoir un problème. De plus, contrairement à Martin, il est là comme chef du PLQ depuis quoi, 98? Il est donc imputable s’il y a des irrégularité.

    Cet entêtement est un fait. Cela est entraine une désaffectation assez grave et entretient un cynisme encore jamais vu. Si Jean Charest n’est pas politiquement corrompu, il corrompt politiquement la démocratie.

  25. Manx dit :

    Désolé, j’ai accroché un bouton. Christian, tu peux modifier le format comme il te semblera, désolé… Je vais aussi parler du petit bout au début.

    Ce qui est énervant, c’est que si un homme d’affaires d’une entreprise venait à rencontrer le ministre de la sécurité publique pour un litige sur une chose aussi petite qu’un permis de port d’armes, ce serait ridicule. Hé bien, c’est arrivé. M. Dupuis a des choses plus importantes à faire et il a des sous-ministres, des officiers et la SQ pour effectuer ce travail. C’est plutôt de la faute de Toni Tomassi, qui si on met le tout dans le contexte, a effectué du trafic d’influences.

    Il utilise une carte de crédit de BCIA et a référé le président de l’entreprise au ministre de la sécurité publique. Peu importe quel événement suit l’autre, on peut appeler ça sans problème un « retour d’ascenceur ».

    Même si je perçois Jacques Dupuis comme un chien jappeur et qu’il se sent insulté à chaque allusion, je pense que c’est un type intègre et je ne pense pas qu’il soit mêlé à ce trafic d’influences. Je ne l’aime pas, mais je le perçois comme tout sauf malhonnête. Lui-même n’accepterait pas ça.

    « Alors que vous dites “Charest est corrompu” sur quoi vous vous basez, autre que vos pouvoirs psychiques? Il s’agit d’une Perception. Les seuls scandales documentés jusqu’à maintenant ciblent la FTQ et des gestionnaires de la SGF.  »

    Charest n’est pas corrompu. Mais il a des redevances à certains groupes assez majeurs. J’ai entendu des rumeurs à Sherbrooke et certaines de sources très fiables.

    Mais si tu veux que je t’en cite, voilà: des SAQ qui s’installent dans des édifices où se trouvent des organisateur libéraux, un constructeur qui s’est installé dans la région et n’a fait fortune qu’en prenant des contrats du gouvernement du Canada (quand Charest était chef de l’opposition) et du gouvernement provincial, un notaire qui était dans l’organisation électorale du PCC et qui s’est fait dire froidement par un conseiller que sa candidature pour les appels d’offre serait retenue s’il donnait plus d’argent au parti, les rumeurs de retour d’ascenceur lors de la privatisation partielle du mont Orford et la rumeur comme quoi Paul Desmarais, un homme d’affaires désaffilié de la politique, serait la personne qui a convaincu Jean Charest de faire le saut de la politique fédérale à la politique provinciale. Il y a aussi la rumeur comme quoi Jean Charest a utilisé le chalet d’un de ses amis homme d’affaires à North Hatley pour rencontrer l’ex-président Français, Jacques Chirac. Jamais il n’aurait dépensé un sou pour l’achat du chalet.

    Il y a dans le précédent paragraphe plusieurs rumeurs. Certains actes sont même légaux, mais éthiquement questionnables. Mais il y a deux affirmations très graves qui viennent de deux personnes différentes qui ont été organisateurs au PLQ ou au PCC dans la circonscription et qui font que je perds confiance. Il y a même des rumeurs qui ont été reprises; ça fait environ 8 ans que je sais que Jean Charest tire un salaire du PLQ et une pension d’ancien chef du PCC.

    De plus, ce n’est pas juste une question de perceptions. Le présent scandale fait que plusieurs personnes se questionnent en se demandant si leurs actes ont suivi l’éthique. Lis cet article-là sur Radio-Can:
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2010/05/10/003-subvention-festival-Montmagny.shtml

    « Moi, je ne voyais pas de problème d’éthique là-dedans et peut-être que je ne suis pas correct, mais je ne voyais pas. Là présentement, je ne te mens pas, je me questionne. »

    — Louise Fortin, présidente de la Fête des chants de marins

    Les scandales actuel sont bons. Ça fait que les gens qui ont eu des « retours d’ascenceur » (parce que c’est vraiment de cela que l’on parle) sont appelés à se demander si leur comportement a été éthique. Ça fait que l’on se questionne sur la corruption en politique et ça fait que l’on ne verra pas aussi souvent ces comportements.

    À moins d’être un fervant du PLQ, je ne vois pas de quoi on se plaint. On se bat pour la transparence. À savoir si les autres partis sont pareils, je te dirai que ça fait 10 ans que ce n’est plus le cas.

  26. Je suis d’accord que Charest n’a pas fait ce qu’il faut pour régler les problèmes de corruption dans la construction. Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de politiciens qui sont prêts à brasser la cage, sacrifier leur carrière, ou mettre leur sécurité en cause (Mathias Rioux, ancien député péquiste, a avoué avoir reçus des menaces de mort s’il se mêlait de certains dossiers) pour le bien de la patrie! La majorité des politiciens y vont pour leur intérêts personnels. On a les politiciens qu’on mérite.

    On peut leur reprocher leur manque de courage, leur manque d’éthique ou de transparence, mais ça ne fait pas d’eux des gens nécessairement corrompus.

    @Manx
    Pour ce qui est des festivals que tu cites, ce que j’en comprends, c’est que des gens ont faits des dons au parti APRÈS avoir reçu une subvention, et non pas avant. Ce qui est très différent et normal. Ce qui est illégal, c’est qu’un organisateur a suggéré à certains de se repayer à même la subvention, mais ça n’a pas été fait. Donc il y avait manque d’éthique, mauvaise intention, mais il n’y a pas eu de fraude puisqu’il n’y a pas eu remboursement des dons. Ca ne veut pas dire que ça ne s’est pas fait ailleurs, mans dans ce cas précis, on ne peut pas parler de fraude.

  27. Manx dit :

    Tu as parfaitement raison qu’il n’y a pas fraude. Ce dont je parle, c’est de « retour d’ascenceur », ce qui est très différent. Un retour d’ascenceur, c’est un dilemme moral, et non un dilemme légal. Les organisateur eux-mêmes se questionnent, non pas de la légalité, mais de la moralité de leurs choix.

  28. Caligula dit :

    Ça n’existe pas une toilette à 100 000$. Tu mens. Esseai d’en trouver une, tu en seras incapable. Pour ce prix on a une Porshe Targa flambant neuve.

    Une toilette silencieuse, qui consomme moins d’eau, c’est commun et les plus chères se vendent environ 800$.

  29. @ Marx, la version communiste de Christian Rioux.

    «Même si je perçois Jacques Dupuis comme un chien jappeur et qu’il se sent insulté à chaque allusion, je pense que c’est un type intègre»

    Dupuis protège des criminels au sein de son équipe. Depuis des années, il sait qu’il y a des policiers du Service de police de Montréal, de même que des procureurs qui relèvent de la Direction des poursuites pénales et criminelles, qui ont commis des actes criminels et il ne fait, absolument, rien!!!

    http://www.wikio.fr/article/77621026#news77621026

    «Charest n’est pas corrompu. Mais il a des redevances à certains groupes assez majeurs.»

    Tu es bon, toi!!! C’est justement ça, de la corruption!!!!

    Sans parler que John-James Charogne lui-même se fait payer, en-dessous de la table, un généreux salaire supplémentaire de 75 000$ par année de son parti, afin de l’aider à maintenir son train de vie, à payer ses maisons et à graisser ses p’tits amis, alors qu’il n’en n’a pas les moyens!!!

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/08/le-faux-debat-sur-la-richesse-de.html

  30. Caligula dit :

    Pour Tomassi, le scandale n’est pas la carte de crédit. Le scandale est qu’il a démontré son incompétence crasse comme ministre de la famille et qu’on l’a laissé en poste.

    Il aurait dû être congédié le jour où il a dit que le mandat des CPE était de transmettre les valeurs familiales. Ces paroles étaient scandaleuses et une aberration totale. Indigne d’un ministre.

  31. Rioux, au lieu de chercher à protéger ton parti chéri, débloques donc mon dernier commentaire qui est toujours en modération!!! À mojns qu’il te fasse tellement peur que tu n’oses pas le publier!!!

  32. Il n’y a pas de modération, il a probablement été identifié comme SPAM. J’ai pas juste ça a faire scanner les spams. Mets moins de lien vers ton blog, il y a moins de chance qu’il soit reconnu comme un SPAM. 2 liens et plus et le message se retrouve dans les SPAM. L’algorithme est quand même assez efficace, il en bloque des centaines par jour et il en laisse passer seulement un ou deux par semaine.

    Je n’ai jamais censuré personne ici, mais si vous en profitez pour poster n’importe quoi, ça pourrait arriver un jour.

    Et reste poli, contrairement à vous les nationalistes teindus qui voteraient pour le PQ même si le candidat était une plante en pot, j’ai déjà voté pour plusieurs partis différents, je n’ai pas d’affiliation à aucun parti. Quoique mon idéologie centriste, ou centre-droite fait que j’ai plus tendance à voter libéral ou ADQ que Québec solitaire. Mais jamais je ne voterais pour un parti nationaliste séparatiste anglophobe utopiste.

  33. @Caligula

    « Ça n’existe pas une toilette à 100 000$. »

    Moi j’ai pas de misère à le croire. Si tu inclus la pose, la céramique autour, et le fait que ça coûte toujours plus cher quand c’est le gouvernement qui paye…
    N’empêche que ça a coûté 850000$ pour rénover ses 2 bureaux. Si ça avait pas été mis sur la toilette de luxe, ça avait été mis ailleurs dans le bureau, et ça reste scandaleux.

    La différence entre ce scandale et celui que vous essayez de construire, c’est que celui-ci est basé sur des faits et des factures.

    Le but de ce billet était d’inciter les gens à se renseigner et vérifier les faits avant de crier au scandale, parce qu’il n’y as pas grand chose d’autre que des perceptions dans les derniers « scandales ».

    Dans la construction, il y a eu plusieurs scandales exposés, mais ça ne veut pas dire que toute l’industrie est corrompue, puisque un de ceux qui a exposé le scandale des comptes de dépense était un syndicaliste de la FTQ. Il en va de même pour le gouvernement. Normalement, dans notre système de justice, on est innocent jusqu’à preuve du contraire. C’est très malsain de considérer les gens comme coupables sans aucune preuve. Par contre, si c’est prouvé qu’il y a eu corruption, ils devraient démissionner et même être poursuivi en justice.

  34. Manx dit :

    Jean-Luc, je suis probablement le moins communiste des communistes =D. Mais j’apprécie toujours tes élucubrations.

    « Dupuis protège des criminels au sein de son équipe. Depuis des années, il sait qu’il y a des policiers du Service de police de Montréal, de même que des procureurs qui relèvent de la Direction des poursuites pénales et criminelles, qui ont commis des actes criminels et il ne fait, absolument, rien!!! »

    C’est pas un type que j’aime, comme je t’ai dit. Mais regarde-le un peu. Il se tirerait une balle avant de garder un sou noir qui serait tombé sur le trottoir. Il est intègre, mais c’est un type que je déteste pareil pour son extrémisme et son aveuglement. La façon qu’il a eue de traiter l’affaire Vilanueva ou ses jappements en chambre.

    Encore là, je le perçois comme honnête. Ça ne veut pas dire qu’il l’est absolument.

    « «Charest n’est pas corrompu. Mais il a des redevances à certains groupes assez majeurs.»

    Tu es bon, toi!!! C’est justement ça, de la corruption!!!! »

    Non, c’est une forme de retour d’ascenceur. Il n’a pas personnellement reçu de chèque de la part de ces gens. Mais ses organisateurs se connaissent et pourraient finir avec des contrats provinciaux lorsque quelqu’un qui a leur talent pourrait être nécessité.

    En gros, la dépense devrait être faite; on a simplement pris quelqu’un dans l’entourage de Jean Charest et qui est apte à faire la job pour le même prix qu’un autre. C’est même pas une fraude, à moins que tu me montres l’article de loi qui dit qu’entre deux candidats capables d’effectuer un travail, tu es forcé d’engager celui qui n’est pas ton ami, n’a pas contribué à la caisse électorale de ton parti ou qui n’est pas un de tes organisateurs de campagne.

    C’est moralement que ça peut devenir un problème. Quand on te dit que tu devrais donner plus d’argent pour que ta candidature soit considérée pour les appels d’offres, c’est pas de la corruption proprement dite selon moi. Mais c’est clair que c’est pas correct.

  35. l'engagé dit :

    C’est quoi un nationaliste «teindu»?

    Ça vient du verbe «teindurer»?

    Le seul mot péjoratif dans «parti nationaliste séparatiste anglophobe utopiste», c’est «anglophobe», protéger sa langue et sa culture, ce n’est pas être anglophobe, ça veut juste dire se respecter. D’ailleurs, le PQ n’a jamais parlé d’abroger les droits «sacrés» des anglophones, au contraire, Bouchard leur a tendu la main (pas teindu, tendu) et Parizeau parle un anglais impeccable.

    Une étude de l’Acfas (pas le PQ, L’ACFAS!) le confirme :

    «78e Congrès de l’Acfas : L’anglais prend de la vigueur au Québec
    Les immigrants doivent maîtriser l’anglais pour trouver un bon emploi
    Pauline Gravel 11 mai 2010 Actualités en société
    L’exode des anglophones hors du Québec est bel et bien terminé. On assiste maintenant à un revirement spectaculaire de la situation. Entre 2001 et 2006, la population anglophone de la région montréalaise a connu une croissance sans précédent dans l’histoire du Québec, tandis que la population francophone a quant à elle reculé. Le pouvoir d’attraction de l’anglais ne se dément pas, car la langue de Shakespeare est gage d’emploi intéressant et lucratif au Québec, même si la langue de la majorité y est pourtant le français.»

    source : Pauline Gravel, Le Devoir, 11 mai.

    Combien de temps avez-vous habité à Montréal Monsieur Rioux?

    Enfin «si le but de ce billet était d’inciter les gens à se renseigner et vérifier les faits avant de crier au scandale», vous devriez vous appliquer cette même médecine : vos propos sont intéressants, mais vous manquez de références pour soutenir certaines de vos allégations les plus acides.

    Ce n’est pas la première fois qu’on vous le fait remarquer.

  36. Caligula dit :

    Une toilette silencieuse c’est environ 800$ (les plus chères). Il y en a à 100$.

  37. @Caligula
    Ostine tant que tu veux, les factures sont là.

  38. Caligula dit :

    Où ça? Je t’ai demandé tes sources et j’attends encore.

  39. Ca prend juste 30 seconde faire une recherche sur google, je fait pas le faire à ta place!

  40. l'engagé dit :

    Moi aussi j’ai de la difficulté à faire une recherche sérieuse et à trouver des références sérieuses à propos des dites rénovations des suites ministérielles. J’ai également de la difficulté à trouver des points de comparaisons pour comprendre la nature des excès, les spécificités techniques et les éléments de scandale dans l’affaire des toilettes silencieuses.

    Je ne nie pas la possibilité d’un «scandale», si l’information est sur le net, j’aimerais simplement en vérifier la validité, pour l’instant aucun des blogs consultés ne donne de références.

  41. Caligula dit :

    C’est bien ce que je croyais, tu n’as rien.

    Vois-tu, moi mes recherches sont faites depuis longtemps. J’ai parlé à un sous-ministre et à un responsable de la SIQ (Société Immobilière du Québec) qui gère les chantiers des édifices gouvernementaux. Tu mens à propos de la toilette, je le sais. Tu n’es même pas capable d’étayer tes dires par des preuves.

    Car vois-tu mon Christian, quand on accuse on a le fardeau de la preuve. Et cette preuve tu es incapable de la fournir.

    Une toilette à 100 000$ ça n’existe pas. Va dans n’importe quel magasin de salle de bain et demande une toilette à plus de 5 000$… Ils vont rire de toi.

  42. Christian Rioux dit :

    Franchement tu me déçoit. Penses-tu que j’ai personnellement accès a ces factures? Non mais d’autres y ont eu accès et ça a été publié. Prend le temps de faire tes propres recherche, je ne te tiendrai pas par la main.

    Ca m’a pris 2 minutes pour trouver les chiffres rapportés ci-haut, soit 850000$. De mémoire, à l’époque les médias avaient rapporté près d’un million pour rénover ses deux bureaux, dont 100000$ pour la toilette de luxe. Il se peut que ça inclue de la main d’oeuvre, de la décoration dans la salle de bain. Je n’ai pas vu la facture, mais des journalistes l’ont vu eux! Ca ne s’invente pas des choses comme ça, et si ça avait été faux, comment se fait-il que Marois n’avait pas clamé le contraire?

    Dans le cas qui nous intéresse, la corruption dans la FTQ et le fond de solidarité de la FTQ n’a rien à voir avec Charest, alors cessez de le blâmer pour tout, simplement par partisanerie. Je pourrais te retourner la question, Où sont tes preuves? Un peu plus et vous allez le blâmer pour la marée noire dans le golfe du Mexique…

    Le but du billet était: cessez de blâmer tous les politiciens sur des allégations sans preuves. Dans le cas de Marois, ça a été prouvé, c’est juste que ça fait quelques années alors c’est un peu plus dur à trouver, mais si je l’ai trouvé, tu devrais être capable, à moins d’être un noob! 🙂

  43. l'engagé dit :

    Ça vous a pris deux minutes pour trouver des véritables références ou une page d’opinion?

    On ne s’écarte pas du sujet, vous dites que le problème du gouvernement en est un de perception et que l’on condamne sans preuve, contrairement au scandale de la toilette-Marois, qui en serait un véritable.

    Ce que je comprend de l’affaire, c’est qu’il y a eu des rénovations dans un bâtiment patrimonial et que les rénovations furent donc onéreuses, en raison même du prestige qui accompagnait la dite suite, les considérations architecturales et les contraintes qu’accompagnent de tels travaux.

    Est-ce que c’était justifié, est-ce courant? Est-ce que cela a amélioré la valeur de du bâtiment, en avons-nous eu pour notre argent ou y a-t-il eu du vol? Voulons-nous offrir des appartements de fonction ayant du prestige pour nos ministres. Est-ce un scandale? Il semble que non.

    Maintenant, il est avéré que des membres du parti libéral aient fait des contribution au parti, à même les subventions obtenus pour des festivités et que ceux-là ne savaient pas que c’était illégal. 4 ministres ont affirmé qu’il était légal pour les entreprises de faire des dons et enfin un ministre a carrément utilisé une carte de crédit donnée par une entreprise pour payer son essence, alors qu’il était député. Il a pourtant un compte de dépense, ce qui signifie que s’il a demandé un remboursement pour ces sommes, c’est comme si on l’avait directement rétribué. Ces faits, en plus des allégations de Bellemare et du refus de tenir une enquête publique dans l’industrie de la construction permettent de constater que le financement du parti libéral et du soin des intérêts de ses contributeurs, au dépens de l’État, seraient devenus une VÉRITABLE CULTURE. La «prime» que verse le PL au Premier Ministre et l’ordre de celui-ci d’intimer ses ministres à ramasser 100 000$ au minimum pour le parti me semblent donc assez grave.

    L’usage de l’histoire de la toilette silencieuse, pour être efficace contre con-argument exigerait donc un peu de «croustillant» pour être recevable. Avez-vous un passage du vérificateur général qui pourfendrait Marois à cet effet en montrant que l’on se fait fourrer?

  44. l'engagé dit :

    @ Christian Rioux

    Je voulais écrire «contre-argument» pas «con-»
    c’est vraiment par mégarde, je n’utilise pas ce ton et ce registre. Désolé malgré tout.

  45. Caligula dit :

    Tu mens encore. Rien n’a été prouvé dans le cas de Marois. Aucun journaliste n’a montré de facture. Elle s’est défendue de ces allégations mais la démagogie a fait le sale travail. C’était Dumont qui disait n’importe quoi : il parlait de toilettes en or! faut dire qu’il avait le sens du punch Dumont. Mais de la rigueur? Non.

    La vraie histoire est sortie, mais les journalistes ne l’ont pas trop publicisée, c’était pas assez spectaculaire. Donc voici :

    La SIQ supervisait les travaux de rénovations d’un étage complet d’un édifice historique. Le coût avancé est pour l’étage complet, pas juste les toilettes.

    Adjacent à une salle de conférence, il y avait deux salles de bain, une pour hommes et une pour femmes. Les toilettes de style industrielle faisaient beaucoup de bruit et ça dérangeait dans la salle de conférence. Mme Marois a demandée si c’était possible d’avoir des toilettes plus silencieuses. On lui a répondu oui, que c’était prévu de toute façon puisque maintenant ils installent partout des toilettes à faible consommation d’eau et que celles-ci sont plus silencieuses.

    Certains démagogues ont montés cette histoire en épingle et Dumont s’en est emparé pour se faire du capital politique auprès des poissons qui mordent à ce genre de chose. Voilà.

  46. Caligula dit :

    Autre chose :

    Dumont a mystérieusement cessé de parler de cette histoire le jour où le responsable de la SIQ a fait sa déclaration.

  47. Christian Rioux dit :

    @Caligula
    Alors ou sont tes preuves contre Charest?

  48. l'engagé dit :

    @ Christian Rioux, pourquoi chercher à noyer le poisson?

    Vous fait un billet sur la «perception» et vous dites que nous passons à côté des «vrais scandales». Vous en évoquez un, nous demandons des précisions, et vous renvoyez Caligula à l’effort de fournir ses preuves à propos de Charest, alors que tout ce qu’il a fait, c’est une généralisation «les fédéralistes sont une bande de corrompus». Il a pas à vous fournir des «preuves», nous disons simplement que s’il ne se risque pas à faire une enquête, c’est qu’il protège donc son parti et que faisant ce choix partisan, il mine la démocratie.

    C’est en cela que l’on nuance votre propos et que l’on critique votre biais de perception.

    Maintenant si vous avez des liens à nous proposer pour «les toilettes silencieuses», nous serons contents de les lire et d’en évaluer la teneur.

  49. Caligula dit :

    Christian, calvaire, tu opères un blogue politique, ça t’oblige à un minimum de rigueur. Va lire le code de déontologie journalistique disponible sur internet, tu vas en tirer grand profit. Tiens, en voilà un extrait :

    3. Vérité et rigueur
    3 a) Les journalistes ont l’obligation de s’assurer de la véracité des faits qu’ils rapportent au terme d’un rigoureux travail de collecte et de vérification des informations. Ils doivent corriger leurs erreurs avec diligence et de façon appropriée au tort causé.

    3 b) Les journalistes doivent situer dans leur contexte les faits et opinions dont ils font état de manière à ce qu’ils soient compréhensibles, sans en exagérer ou en diminuer la portée.

    3 c) Les titres et présentations des articles et reportages ne doivent pas exagérer ni induire en erreur.

    3 d) Les journalistes doivent départager soigneusement ce qui relève de leur opinion personnelle, de l’analyse et de l’information factuelle afin de ne pas engendrer de confusion dans le public. Les journalistes s’en tiennent avant tout au compte rendu précis des faits. Dans les genres journalistiques comme les éditoriaux, les chroniques et les billets ou dans le journalisme engagé, où l’expression des opinions prend une large place, les journalistes doivent tout autant respecter les faits.

    Dans tes articles tu contreviens à plusieurs de ces points. Tu n’as rien fourni à propos des fameuses toilettes, juste des rumeurs.

    Quant à nous, concernant Charest, on se fie à ce que l’actualité nous fournit sans relâche depuis plusieurs semaines. Des faits étayés par des journalistes professionnels qui respectent leur code de déontologie.

    En cour, les preuves circonstantielles sont suffisantes pour incriminer un accusé de meurtre. Les preuves circonstantielles qu’on a présentement sur Charest sont assez nombreuses et pertinentes pour être convaincu de corruption.

    Maintenant, s’il veut présenter des contre-preuves pour sa défense, qu’il le fasse. mais il ne le fait pas…

  50. l'engagé dit :

    Et en définitive, «Tout comme l’affaire Tomassi, une série d’allégations, des conflits d’intérêts qui n’existaient pas, mais l’opposition continuait à insinuer des choses alors qu’ils n’avaient aucune preuve» et en définitive, on a effectivement finit par trouver quelque chose d’assez grave pour qu’il soit contraint de démissioner.

    Si Tomassi n’avait pas été limogé, cela aurait signifié que le reste du caucus était solidaire, donc potentiellement capables des mêmes infractions, pourtant 1 SEMAINE AVANT LA FAMEUSE AFFAIRE, Tomassi ÉTAIT APPLAUDI PAR SES COLLÈGUES. On niait donc les allégations.

    Les allégations, à tout le moins d’éthique très douteuse, SONT DONC, DANS UN CAS, AVÉRÉS. Si au contraire il n’y avait rien sur Tomassi, le gouvernement se ferait une fierté de monter que l’opposition ment et mine les institutions politiques.

    Ce n’est donc plus seulement une enquête publique sur la construction qu’il faut, c’est une véritable enquête sur la corruption. Les faits très troublants entourant Charest et le parti libéral méritent un examen. Que ce dernier soit pour blanchir le gouvernement où pour en débarrasser les pommes pourries. LA PERCEPTION ÉTANT NOURRIE PAR DES IRRÉGULARITÉS VÉRIFIABLES, LE FAIT QUE LE GOUVERNEMENT N’EN PRENNE PAS ACTE N’EST PAS UNE PERCEPTION, MAIS UN FAIT.

    C’est en cela que je critique votre interprétation des «scandales en tant que construction basée sur des perceptions». Vous avez d’abord nié l’implication des responsables politiques par rapport au scandale des commandites, puis vous avez bifurqué avec l’histoire des toilettes.

    Si vous êtes aussi «politiquement incorrect» que vous le prétendez, si vous n’êtes pas partisan, on s’attendrait à ce que vous serviez la même médecine au gouvernement que ce que vous réservez aux écologistes et au indépendantistes.

    Si vous désirez rester dans votre biais, vous le pouvez, mais accordez au moins de la crédibilité à nos demandes de sources et fournissez-nous les liens et les informations à l’aunes desquelles vous vous abreuvez pour faire la part des chose.

    En nous donnant la possibilité d’en évaluer la pertinence et l’authenticité de vos sources, nous pourrons conclure à votre bonne foi et comprendre que nos différents sont originaires de l’usage de différentes grilles d’interprétation, alors que pour l’instant votre position semble construite sur un simple déni.

    Cette position arbitraire nuit à votre crédibilité, c’est donc à votre avantage de répondre à nos interrogation.

  51. Christian Rioux dit :

    Il y a une différence entre éthique douteuse et scandale de corruption. C’était le but de ce billet.

    Quant aux « preuves » ça fait presque 10 ans, j’en ai trouvé, mais vous comprendrez que ni vous ni moi n’avons accès aux factures, ce pendant, la plupart des sources citent un total de 850000$ pour la rénovation de 2 bureaux. Même s’il n’y avait pas eu l’histoire de la « toilette silencieuse », ça reste un scandale quand même, tout comme les bonis qu’elle payait (en tant que ministre des finances) à son mari, alors président à la SGF si mes souvenirs sont bons. Mais voyez comment la mémoire des électeurs est courte. A l’époque tout le monde en parlait, et maintenant Caligula s’obstine à faire comme si ça n’avait jamais existé. Avoir su j’ai gardé les articles de l’époque, mais je n’avais pas de blog dans ce temps-là.

    Qu’il me prouve que Jean Charest est « corrompu », et s’il y arrive, je referai la recherche sur internet pour lui.

  52. Caligula dit :

    *** les bonis qu’elle payait (en tant que ministre des finances) à son mari ***

    Tout était transparent. Quand il était question de son mari au caucus, le PM lui disait et elle sortait de la salle justement pour ne pas être impliquée dans le processus.

    Le traitement qu’a eu son mari est le même qu’aurait eu n’importe qui à sa place. Aucun scandale là.

    Pour le financement du plq, on apprend aujourd’hui que quand le PQ prendra le pouvoir, ils instaureront une enquête publique sur la question. Charest ne s’en sortira pas avec une pirouette et c’est une très bonne nouvelle.

  53. l'engagé dit :

    Moi aussi j’ai la mémoire courte : je sais que les ministres ont un fond pour l’aménagement de leur bureau, dans les 6 chiffres, mais je ne sais pas lesquels.

    Les histoires auxquelles vous vous référez ont peut-être fait les manchettes (ont-elle fait la une?), mais il ne s’agit pas d’un scandale, il y eu une poursuite de Marois contre The Gazette, je n’en connais pas la suite. mais c’était pas la toute la société civile qui exigeait une enquête publique.

    Ce n’est que lorsqu’il fut au pied du mur que Charest a enfin dévoilé son salaire du PLQ, il le niait auparavant. S’il n’y donc rien directement, les allégations de Bellemare l’informant d’une emprise dangereuse du parti sur l’appareil d’état demeurent très graves.

    Ce n’est qu’en fouillant qu’on pourra découvrir l’étendue de la corruption au Québec. En refusant une enquête publique, Charest refuse de rendre notre état plus transparent, plus efficace et plus démocratique. Il est normal que l’on questionne alors son intégrité.

    Ce n’est donc plus une question de perception, mais de persistance dans le déni. Et c’est notre leader?

  54. Manx dit :

    « Même s’il n’y avait pas eu l’histoire de la “toilette silencieuse”, ça reste un scandale quand même, tout comme les bonis qu’elle payait (en tant que ministre des finances) à son mari, alors président à la SGF si mes souvenirs sont bons. »

    Je vais m’auto-citer. Lis tes messages.

    « D’ailleurs, Christian, avouons que l’histoire de Pauline Marois était mauvaise au sujet des toilettes. Mais les boni de son mari ne sont pas quelque chose d’inhabituel. C’est encore une histoire de perception. Tu perçois que c’est mal, mais en pratique, les dirigeants de sociétés d’État ont droit à un bonus; ils avaient droit à un bonus avant lui et ont encore droit à un bonus maintenant. On perçoit tout de même que c’est mal. »

  55. Manx dit :

    Whaou, coucou Christian. J’ai une petite nouvelle qui pourrait t’intéresser. Tu te rappelles de la liste des taches au dossier de Jean Charest dans la circonscription de Sherbrooke que je t’avais donné, et qui incluait certaines de ces taches de sources très sûres?

    En voilà une qui vient de sortir à l’Ass. Nat. et à laquelle Jean Charest n’a pas répondu… C’est vrai que c’est compréhensible, parce que c’est une personne qu’il connaît qui est en cause (son organisateur de campagne). Mais une entreprise dont la contribution moyenne des 60 employés au PLQ est de 2600$, c’est louche. Ça l’est encore plus quand le principal client de l’entreprise est le gouvernement du Québec et que l’un des exécutifs est l’organisateur de campagne de Jean Charest.

    C’est pour ce genre de cas flagrants qu’il faut une enquête publique en plus de l’intervention musclée du DGE et de la police.

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2010/05/27/002-khadir-attaque-charest.shtml

  56. C’est possible qu’il y ait quelque chose qui mérite une enquête dans ce cas, parce que le système de remboursement est souvent utilisé par tout les partis.
    Mais il ne faut pas automatiquement dire qu’il y a fraude, c’est légal et normal pour des individus de donner à un parti, c’est le remboursement par l’employeur qui est illégal.

  57. Manx dit :

    La commission d’enquête publique tiendrait plutôt compte des conditions éthiques à mon avis. Il y a apparence de conflit d’intérêts dans le cas précédent parce qu’il y a un important organisateur électoral mis en doute, un don important de la part de plusieurs membres d’une entité particulière (une entreprise) et dans le fait que cette entité a fait affaire avec le gouvernement (octroi de contrats).

    Ce que le DGE et la police doivent faire est de voir si les dépenses ont été légales. Mais ce qu’une commission d’enquête publique doit faire est de voir au-delà de ça. Il faut que la commission d’enquête évalue si c’est moral de voir de telles pratiques de financement, si ça ne met pas les partis (pas juste le PLQ) redevables à certaines personnes et comment faire pour s’assurer que notre démocratie soit plus démocratique à l’avenir.

    Mais je ne te le cache pas, en faisant une commission d’enquête publique à ce sujet, ça va entacher un peu le PQ, mais on s’attend d’ores et déjà à ce que le PLQ reçoive une taloche assez solide de la part des électeurs.

  58. Gérald dit :

    Dans l’histoire de la toilette a Marois on parle d’accusation de Mario Dumont sans jamais avoir de preuve le plus pathétique dans l’histoire est que le montant monte toujours, et quand vous dites qu’après les recherches fait sur internet vous ne mentionner que le montant le plus élever ne tenant pas compte des autre a 250 00 ou 300 000. La rigueur intellectuelle est de faire parts de tous les chiffres divulguer. Et il vas de sois de tenir compte de les sources mêmes de ces chiffres. Quand les chiffres provienne blog d’antis-Marois il est fort a croire qu’il n y a pas de rigueur.

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