Réduction de la taille de l’état

Lors de la dernière manifestation, (celle des « cols rouges », pas celle des syndicats) les citoyens demandent que le gouvernement fasse le ménage dans sa cour avant de venir piger dans les poches des contribuables.
Le gouvernement a déjà annoncé dans son budget qu’il allait faire 60% de l’effort pour assainir les finances, mais les gens ne semblent pas y croire. De toute façon, une fois venu le temps de couper, d’autres groupes vont s’insurger contre les coupures. Reste à voir qui va s’incliner.

L’état québécois est devenu trop gros et la capacité de payer pour tout ce panier de services avec une population vieillissante n’y est plus. Il est grand temps de diminuer la taille de l’état. Mais chaque gouvernement qui s’y est attaqué à dû reculer face aux puissants syndicats de la fonction publique qui veulent garder leurs acquis. Mais les syndicats et organismes gauchistes ne représentent pas la totalité de la population. En fait la majorité des gens ne sont pas syndiqués et n’ont pas ces conditions de travail.

Profitant de ce mouvement populaire, ça serait le moment idéal pour faire les coupures dans le système, couper les fonctionnaires inutiles, couper les organismes communautaires inutiles, couper dans le gaspillage de fonds par ses ministères et organismes para-gouvernementaux et surtout que l’état retire ses tentacules de tous les endroits où il s’est infiltré avec les années. Il est temps de sacrifier quelques vaches sacrées.

Concrètement?

  • Au lieu de mettre des fonctionnaires et professeurs sur des tablettes, payés à rien faire, leur trouver un autre poste ailleurs dans le réseau, sinon ils doivent démissionner.
  • Couper de financement aux organismes communautaires inutiles. Ailleurs les organismes communautaires sont financés par des dons privés. Si c’est un organisme inutile, personne ne leur fait de dons et ils disparaissent.
  • Couper du budget aux fonctionnaires qui dilapident les fonds publics (formations en yoga ou en silence)
  • Avoir des gens payés pour évaluer les coûts des constructions et rénovations d’édifices publics. Quand c’est le gouvernement qui paye, ça a tendance à coûter plus cher.
  • L’état doit se retirer des garderies, assurance-médicament et autres utopies gauchistes. Il n’y en avait pas avant et ça marchait quand même.
  • Cesser l’interventionnisme de l’état dès qu’une entreprise est en difficulté. Si une entreprise n’est pas viable, elle va disparaitre et sera remplacé par une autre plus compétitive.

deficit

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25 Responses to Réduction de la taille de l’état

  1. Samuel Fournier dit :

    Faudrait effectivement faire le ménage, et arrêter d’avoir tout gratuit. le monde chiale sur le ticket modérateur par exemple, mais ca a du bon. Moi je vais a l’urgence une fois par 3-4 ans. et quand j’y vais (car c’est urgent en théorie). je vois plein de chialeux qui sont la pour rien. Exemple, y’avait un gars qui s’était cogner claquer la porte sur le petit doigt, ou une qui m’a vraiment mit en maudit « J’ai une graine dans l’oeil et ca pique ». C’est bien dommage, mais ces gens la mérite de payer le 25$ que le gouvernement voulait imposer.

    Mais bon, faut dire qu’il y a des gens qui ont pas le choix (traitement pour le cancer, maladie chronique, etc etc), mais il doit surement y avoir un juste milieu.

  2. Marc dit :

    Aussi; cesser d’investir les fonds publics dans les régions qui n’arrivent pas a vivre d’elles memes (i.e Cote Nord, Gaspésie, etc…)

  3. l'engagé dit :

    Ce qui est génial avec vos propositions, c’est que toutes vos initiatives vont tranquillement ouvrir la porte à la privatisation de ce qui était autrefois public. Les «cols rouges» qui ont manifesté auront heureusement encore à payer, mais cette fois, ce sera pour des services qu’offrira le privé, lequel devra garantir à ses actionnaires un rendement intéressant. Heureusement, les actionnaires pourront toujours compter sur les élus pour garantir qu’on ne touchera pas à leur précieux pécule et à mettre leurs deniers à l’abri de l’impôt, ils continueront à s’enrichir honteusement et à participer à l’accroissement de l’écart entre les riches et les pauvres, lequel créera assez de problèmes sociaux pour que le privé puisse continuer le travail d’appropriation du bien public sans que l’on s’en rende compte. On ne sera de toute façon bientôt plus assez éduqués pour s’en rendre compte.

    L.I.R.E ça vous dit quelque chose? Voulez-vous commencer par Chomsky? «Manufacturing Consent» me semble un bon début, il y a le documentaire si c’est trop pénible, «Le monde selon Monsanto» ou «Food Inc» sont certainement à voir.

    Allez faire un tour ici http://www.equalitytrust.org.uk/resources/slides
    vous comprendrez que les idées de gauche sont très réalistes, on a plutôt intérêt à vous faire croire qu’elles ne le sont pas, c’est là qu’est la différence.

  4. @Marc
    Je te ferai remarquer que nous sommes des régions ressources. On a même du pétrole.
    Et au contraire, il y a du lobbying pour protéger les entreprise de la ville. Une cimenterie était sur le point d’ouvrir à Port-Daniel, en Gaspésie, mais des pressions politiques ont fait qu’elle n’a jamais ouvert.

    @L’engagé
    Au moins c’est utilisateur payeur. Pourquoi je payerais pour les garderies quand j’ai pas d’enfant?

  5. Sam dit :

    @l’engagé
    Ne tombons pas tout de suite dans la panique de la privation sectorielle de l’État.
    Mais comment verrais-tu le Québec, encore à gauche, résorber sa dette publique? J’admire les pays scandinaves qui sont interventionnistes et où la qualité de vie est exceptionnelle, mais le cas du Québec est différent. Quels sont vos solutions?

  6. Gilles Laplante dit :

    Vous êtes un artiste du sophisme mon cher engagé. Vous voulez me convaincre que si je ne me laisse pas voler par le gouvernement je vais nécessairement me faire voler par des parasites sociaux. Votre hantise du privé cache certainement quelque chose. Avec votre raisonnement, le gouvernement devrait nationnaliser les épiceries. Curieusement, elles sont toutes privées et tout le monde mange encore, ce qui n’est pas nécessairement le cas en Corée du nord et dans d’autres pays bien à gauche.

  7. l'engagé dit :

    @Gilles Laplante

    Je m’oppose à l’étiquette dont vous m’affublez. En ouvrant la porte à un impôt régressif (lequel n’en est pas vraiment un, ce qui empêche le contribuable à faible revenu de même en être exempté s’il prenait des REER) et en ouvrant toute grande la porte au principe de l’utilisateur payeur, on gruge en effet dans le pouvoir de l’État de pallier certaines inégalités et cela s’accompagnera certainement d’effets pervers. «Ma hantise du privé» comme vous dites est originaire de la patiente observation, des études et surtout du travail que j’ai accompli dans le privé, en alimentation notamment où la recherche de profit est préjudiciable de la santé publique et de l’environnement. Si vous désirez des preuves plus probantes, je vous propose de lire TOXIC de William Reymond http://williamreymond.com/Toxic

    et Blacklist de Kristina Borjesson
    http://www.parutions.com/pages/1-6-63-4698.html si vous êtes de bonne foi, vous admettrez alors forcément qu’il y a de quoi être dégouté par la soif inextinguible de profits de certaines entreprises et des ravages que cela peut faire.

    Un gouvernement n’est certes pas parfait, mais il est assujetti à certains principes et il dépend somme toute d’un certain échange avec la société civile, on y retrouve une certaine imputabilité, une certaine reddition de comptes et la nécessité d’agir avec un minimum de transparence. Le privé peut-être blindé contre ce genre d’implication. Regardez comme Michaud a dû se démener pour avoir accès aux états financiers de Power Corp., regardez comme cette dernière compagnie, a pu, au mépris de toute l’aide gouvernementale reçue pour moderniser ses papeteries et approvisionner ses dernières, les vendre pour une somme substantielle sans jamais réinvestir au Québec. Un gouvernement doit affronter la population, la presse et ses propres règlements, ses employés sont soumis à une éthique somme toute rigoureuse si on la compare à la première nécessité d’une entreprise : être rentable, performante. Quand ton patron te demande de faire des gestes frauduleux et de voler le client ou le gouvernement, ce n’est jamais facile d’avoir a droiture de refuser, surtout quand ton compte de banque est dégarni et que ton petit dernier vient de naitre.

    Je ne cache rien, je me demande plutôt d’où vient votre propre hantise de l’État, alors que l’État, c’est vous, c’est moi, c’est Christian Rioux ou Sam, alors que le privé demeure justement «privé». Quant à votre exemple de la Corée du Nord, je vous invite à consulter, par le biais du lien que j’ai proposé dans mon dernier commentaire, le rapport entre distribution de richesse et santé.

    À plus tard

  8. C’est simple: le panier de service est trop gros pour ce que l’on peut se payer. Garderies syndiquées et assurances-médicaments: OUT. On en avait pas il y a 10 ans et personne ne mourraient dans les rues.

    Je ne viens pas de faire apparaître de l’argent, mais au moins j’empêche d’en voir disparaître. Reste maintenant l’éternel question: comment fait-on pour faire augmenter la richesse?

  9. l'engagé dit :

    Le plus gros du mal vient de ce que l’on finance un ordre de gouvernement qui ne nous en donne pas du tout pour notre argent. En dehors des transferts aux provinces, aux particuliers ou aux entreprises, lesquels sont, on le rappelle, payés par nos impôts et nos taxes (et pas seulement par Calgary, qu’on a déjà financé, il faut le rappeler), les services qu’offrent Ottawa «coutent» environ 19 milliards aux Québécois, c’est plus que ce que coutent tous les ministères autres que la santé et l’éducation, et ça c’est pour quelles dépenses? DES NIAISERIES : pêche, statistique réglementations diverses (qui peuvent inclurent des revenus) ET des POUVOIRS QUI INCLURE DES REVENUS : redevances, service postal, assurance-emploi. La fonction publique québécoise pourrait très bien se charger de faire le travail de la fonction canadienne à moindre coup. De plus, sur tout le territoire, au niveau fédéral, les conservateurs veulent abaisser l’impôt des entreprises à 15%, ce qui signifie que soit les contribuables paieront une plus grande proportion, soit nous aurons un plus grand déficit fédéral (et donc un plus grand service de la dette). Chaque dollar de taxe prélevée au Québec part donc directement en fumée pour la portion congrue attribuée au fédéral puisque les prix des «services» fédéraux sont absolument honteux si l’on considère le niveau de responsabilité que le fédéral doit gérer pour l’énorme fortune que nous lui léguons chaque année. Le gouvernement provincial n’en fait pas cas parce que comme gouvernement partisan du fédéralisme, il devrait reconnaitre que ce déséquilibre cause un tort énorme à la province et cela minerait sa position. Tout ce que le parti fédéraliste au pouvoir se contente de dire quand on lui soumet le problème constitutionnel et fiscal, c’est qu’il «veut éviter la chicane». Sur les +- 110 milliards que les Québécois paient en taxes et impôts aux deux ordres de gouvernement, une énorme partie est gaspillée par un fédéral absolument nul sur le plan administratif, mais ça, on en parle pas parce que les journaux de GESCA n’ont pas d’intérêt à fouiller la question. Ils écoutent plutôt docilement l’Institut Économique de Montréal qui leur dit quoi penser.

    Au moins, avec les garderies à 7$, on garantit que nos enfants seront éduqués un minimum : les éducatrices doivent avoir leur DEC pour monter dans l’échelle et franchement, quel mal y a-t-il à ce qu’elles soient syndiquées. On permet ainsi aux femmes de retourner travailler plus vite, c’est quand même un important gain. Les jeunes familles peuvent ainsi s’acheter une maison, grâce à cette solidarité.

    Faites donc un tour à l’IRIS avant de débiter des clichés.

    http://www.iris-recherche.qc.ca/

  10. Roger dit :

    « Je te ferai remarquer que nous sommes des régions ressources. On a même du pétrole.
    Et au contraire, il y a du lobbying pour protéger les entreprise de la ville. Une cimenterie était sur le point d’ouvrir à Port-Daniel, en Gaspésie, mais des pressions politiques ont fait qu’elle n’a jamais ouvert. »

    Si c’est le cas, ben que le privé supporte la Gaspésie, pas le gouvernement.

  11. @Roger

    Si c’est le cas, ben que le privé supporte la Gaspésie, pas le gouvernement.

    Pourquoi pas, quand nos taxes cesseront de servir à construire des métros hôpitaux universitaires et autoroutes à Montréal, ou financer la MIL Davie pendant des décennies. Montréal ne peut pas vivre sans les régions. Nous on peut vivre sans Montréal.

    Je te ferai remarquer que la Gaspésia (privé) a prospéré pendant des décennies, ça a fermé quand le gouvernement et les syndicats en sont devenus propriétaires.

    Sans l’intervention politique, la cimenterie serait ouverte et ferait compétition aux cimenteries de Montréal.

    L’état ne devrait s’occuper que du minimum et laisser les citoyens et les régions se gérer eux-même.

  12. Roger dit :

    « Montréal ne peut pas vivre sans les régions. Nous on peut vivre sans Montréal. »

    Completement ridicule. PIB/capita Gaspésie; ~$23,000. Ile de Montréal: ~$50,000

    La Gaspésie au complet pourrait etre un champs en friche et ca ne ferait AUCUNE différence pour l’économie du Québec ou de Montréal.

  13. l'engagé dit :

    -L’Engagé laisse de côté la bataille Indépendance-gauche-environnement qu’il mène d’ordinaire et se range derrière Christian Rioux : il est toujours préférable de décentraliser et de développer l’autonomie des régions, le Québec a absolument besoin de la Gaspésie, c’est une région riche en ressource, mais surtout en gens. Si la Gaspésie s’est vidée par moment, ce sont précisément les villes qui en ont profité. Quand une région s’appauvrit, c’est par extension le tout Québec qui paye le prix.

    La Gaspésie saura nous surprendre, j’en suis certain, je vous encourage d’ailleurs à nous la présenter, à en faire promotion. Cette guerre des régions/métropole est ridicule, Montréal de toute façon est peuplée de gens des régions et elle a intérêt à les voir se développer.

  14. Gilles Laplante dit :

    Pour une fois l’engagé j’applaudis votre commentaire.

  15. Poukoi dit :

    Ca me fait rire les gens qui ont peur de l’écart entre les riches et les pauvres….

    D’accord alors aidons les gentils pauvres à tendre vers la classe moyenne.
    Empêchons les méchants riches de le rester en les faisant tendre vers la classe moyenne.
    Ensuite appauvrissons la classe moyenne au profit du gouvernement en se servant de l’argumant du « service » gratuit qui coûte cher.
    Puis finalement, comptons sur nos médias pour influencer le résultat des élections au 5 ans.

    ZIG HEIL PQ!

  16. Poukoi dit :

    La première loi qui devra être voté par notre prochain gouvernement dans 3 ans (voir l’éternité) devra être celle sur le « RECALL ». Cette loi qui donne le droit au peuple de défaire le gouvernement.

    C’est la seule façon d’enlever à tout ces malfrats l’arme de la concience collective restreinte. Je m’explique: on parle déjà avec détachement de la H1n1 alors que cétait un véritable scandale alors imaginez l’affaire Marteau ou Bellemare…. Charest ira à 2 filles le matin dans trois ans parler de la couleur de ses nouvelles pantoufles et les spectateurs feront sourrire en coin pareille…

    Total Recall!

  17. l'engagé dit :

    @Poukoi

    Pouvez-vous nous signaler de quel espèce de médias vous parlez?
    Gesca détient précisément les journaux qui influencent le débat public dans le sens de l’augmentation d’un écart de richesse, pas le contraire. Pouvez-vous me trouver un éditorial de Pratte, Dubuc ou Picher qui prêche pour des mesures de gauche? Leurs concurrents ne se mêlent presque pas de politique, sinon que d’une manière sensationnaliste.

    À moins que vous ne soyez un type de gauche qui veut justement faire passer les gens de droites pour des types vraiment particuliers, je ne comprends pas la logique qui sous-tend votre intervention…

  18. Poukoi dit :

    @l’engagé

    Que Brault et martineau ou Pratt et Whitney n’ont pas une opinion de gauche démontre quoi?

    Affirmation: Radio canada et TVA sont des médias qui favorisent la diffusion de l’opinion de Mme Bombardier ou Guy A. Lepage.
    Nommez-moi un intervenant provenant de ces médias qui s’affiche « de droite ».

    Affirmation: Michel C. Auger fait des mimiques faciales, prend différent tons suggestifs ou démontre de l’intéret pour le parti québécois. Il a participé à l’assasinat de Mario Dumont en suivant le courant de penser condescendant proposé par ceux qui avait de l’influence au coeur du média soit par influence syndicale ou partisane…Malheureusement je viens de sombrer dans la spéculation. Maudit Gros bon sens tanant!

    Affirmation: Nommez-moi UN humoriste affiché de Droite.
    Nommez-moi un ou des humoristes affichés de gauche.

    Affirmation: Nommez-moi UN talk show faisant la promotion d’une économie forte et réformiste. Nommez-moi un ou des talk show faisant la promotion de la souveraineté du Québec.

    Affirmation affirmation etc….On pourrait continuer Extrèmement longtemps…..

    Que vous affirmiez Oui ou Non à ces exemples, la réponse est dans la perception donc personnel.
    Mais sachez une chose, je ne suis pas seul.

    2- Vous ne ciblez votre réponse que sur mon affirmation sur les médias influents ( Voir influence médiatique sur ce blog), mais vous vous gardez bien d’argumenter sur mon autre idée. Je comprend donc (sans trop vouloir être malhonnête) que vous admettez que l’idée d’appauvrir ou de mettre des batons dans les roues des riches et que d’enrichir les pauvres par des moyens sociaux et globaux est très près du communisme. Vous ne pourrez pas dire que la classe politique n’appauvrit pas la classe moyenne avec ce récent budget. Et j’Ose espérer que vous ne croyez pas que la majorité des québécois ne se laisses pas influencer par l’opinion de leurs si grands artistes (de l’union des artistes) .

    Gardez l’oeil ouvert sur votre gouvernement et ses influents car il ne sagit que d’un clignement de paupière pour qu’il ne vous vole un soupcon de conscience.

    Les choses qui s’éloigne donne l’illusion quelles rappetissent. Mais ce n’est pas dans ce sens que je favorise la réduction de l’état.

  19. l'engagé dit :

    Le poids de Brault & Martineau, du manoir COORS LIGHT, de Martin Matte en civic, de la cage au sport/soirée-du-hockey/mise-en-jeu-présentée-par-Ford, du placement de produits, des émissions bidon de téléréalité cheap bref de la saturation de l’incitation à l’achat prêche généralement pour une télé plutôt axé dans le soutien du capitalisme ambiant…

    Le contenu : les téléromans, quiz, concours mettent en vedettes des individus terriblement conformistes, carriéristes, de parfaits représentants du citoyen lambda, et pas des révolutionnaires ou des anarcho-syndicalistes.

    C’est quand la dernière fois que vous avez eu un documentaire sur Chomsky ou sur le Sous-Commandant Marcos à Radio-Can? Vous dites que la chaine a des préférence, faite un tour ici : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/television-et-radio/201003/23/01-4263598-programmation-printemps-ete-quatre-nouveautes-a-radio-canada.php je ne vois que du divertissement pour vendre du temps de cerveau disponible, pas d’émission de politique sérieuse.

    Quant au mandat, il nous révèle explicitement que : RC «doit répondre aux intérêts et goûts de ceux que la programmation offerte au grand public laisse insatisfaits et comprendre des émissions consacrées aux arts et à la culture», ce qu’elle ne fait à peu près pas…

    et dans la mesure du possible, offrir au public l’occasion de prendre connaissance d’opinions divergentes sur des sujets qui l’intéressent,
    voilà que lorsque celle que vous accusez d’être de gauche le fait, voilà que celle que vous dites être de gauche, Denise Bombardier «[…] souleva un tollé».

    « L’attitude virulente de Denise Bombardier l’ayant amenée à assommer de ses arguments Louis Godbout, porte-parole des Archives gaies du Québec, a provoqué l’ire du syndicat des communications de Radio-Canada. On lui a reproché, notamment, d’avoir enfreint les normes et les pratiques journalistiques de la boîte quant à l’intégrité et à l’équité en matière d’information.»

    On a renvoyé Mme Bombardier non parce qu’elle était de droite, mais parce qu’elle n’avait pas eu un comportement décent, ce qui est normal, compte tenu du mandat de RC : « servir à sauvegarder, enrichir et renforcer la structure culturelle, politique, sociale et économique du Canada »

    Guy A? C’est un petit bourgeois, un homme d’affaire qui fait dans le divertissement. «Un gars, une fille» racontait les déboires d’un couple de la haute, pas d’un ouvrier de centre-sud.

    Il soutient le PQ? Le PQ est au centre et avec l’éviction du SPQ libre, pas mal au centre droit, et les années Bouchard, les coupures de Lévesque de 20% dans les salaires de la fonction publique dans les années 80, on peut quand même lui donner le mérite de savoir appliquer une médecine de droite.

    Les humoristes sont apolitiques, ils tiennent à ce que tous aillent voir leurs shows, les talk-shows sont tout aussi insipides que les humoristes, apolitiques eux-aussi. Combien de fois avez-vous vu F. David ou khadir plus de 20 minutes sur les grands, réseaux? Curieusement, Dumont a (avait?) sa propre tribune.

    Enfin, combien de pages du Capital avez-vous lu pour faire une si brillante analyse du communisme? Je me suis gardé de commenter votre autre brillante idée parce que j’ai truffé les commentaires de suffisamment de références et d’arguments pour vous proposer simplement de les relire. Si vous n’avez pas le temps, je vous remets le lien vers l’étude du spirit-level, ça me fait un plaisir fou… http://www.equalitytrust.org.uk/resources/slides

  20. Poukoi dit :

    @l’engagé

    ***Vous dites que la chaîne a des préférences, faite un tour ici : ***
    J’ai lu quelques unes de vos interventions sur ce blog. Souvent, vous êtes un peu long mais çà n’enlève rien à votre culture générale plutôt forte. De discuter avec quelqu’un qui a une certaine intelligence peut être plaisant. Ce qui l’est moins par contre, c’est lorsque cet individu sélectionne un morceaux d’information pour satisfaire sa cohérence. J’ai remarqué que vous utilisez souvent ce stratagème et c’est un peu malhonnête. Quand vous me présentez un article montrant un nouveau show de vampire et une programmation de soccer pour m’affirmer que Radio Canada n’influx pas sur les décisions politique du peuple c’est…poche.

    Que vous m’exposiez la théorie de vertu du mandat de Radio Canada ou de Daniel Lemire en entrevue à Bon baiser de France qui parle plus de souveraineté que de sa pièce de théâtre ou de Martin Petit qui croit qu’on ne voit pas sa stratégie d’influence puisqu’elle vient de haut ou de Guy Nantel qui affirme avoir un Q.I. plus élevé que la normale et qui parle plus de souveraineté que de son show (qui de toute façon durerait 2minutes 14 si ce sujet n’existait pas) à travers une radio ou une télévision écoutée par des gens qui s’approprie l’opinion des gens qu’ils croient intelligents de peur d’être perçu comme des cons dans leurs milieux social dont l’opinion générale s’accorde sur celui de la masse. Que vous me parliez de mandat ou de vertu, avec le respect que je vous dois, c’est de la pure merde.

    S’accorder le mérite de faire un casse-tête avec des sources qui font notre affaire pour tenter d’imposer une image rafistolée de notre opinion n’est pas quelque chose de simplement et purement VRAi. Je vous incite à utiliser toute votre force et votre noble intelligence (sans sarcasme) à servir clairement vos idées plutôt qu’à citer celle des autres.

    Et finalement, je réitère mon opinion de base étant que d’appauvrir les riches, d’enrichir les pauvres et d’appauvrir ensuite la classe moyenne tient du communisme.
    Je clarifie ensuite ma finale où je disais que les médias influent sur le vote aux 4 ans : les partis ont le droit d’utiliser leur richesse pour s’acheter du temps d’antenne. 1ère erreur. Si Jean Charest me paye, je ne me vois pas bien le faire mal paraître à Dieu Merci, je vais lui donner un texte en cachette !!!. Pour ce qui est des magouilles des syndicats (qui syndique aussi nos médias) pour influer sur leurs membres suite à des discutions au sommets avec quelques haut fonctionnaires. Faisons comme avec la mafia dans la construction, attendons que a télé nous dises que çà existe pour savoir qu’on le savait pareille. Mais quelle supercherie qu’une campagne électorale. À peu près 1 mois de séduction pour régner sans conséquence en toute mauvaise gestion pendant 4 ans ?! Quelle merde ! Nous avons besoin d’une procédure de destitution.

    Bon ben, j’ai commencé en vous disant que vous faisiez un peu long…  Qui suis je pour parler avec ce texte. Je serai plus concis la prochaine fois…….

  21. l'engagé dit :

    Je reprendrai ce débat avec vous avec plaisir si vous patientez, je serai bref pour ce soir. Je vois mal où vous dites que je manipule les sources pour construire un propos de toute pièce : je vous propose de regarder la programmation de la télé et de constater que cette dernière fait dans le gros divertissement et non dans la politique. Nous n’avons pas d’espace de débats d’idées, d’émissions proprement intelligentes, qui durent 2 ou 3 heures pour faire l’analyse de véritables enjeux pour notre société. Il y a par exemple deux clans économiques qui s’affrontent sur le calcul de la dette, deux méthodes qui proposent des avenues légèrement différentes. Il faudrait une émission qui laisse à chacune l’occasion d’exposer son propos puis une formule novatrice pour débattre puis pour répondre aux questions du public.

    Il n’existe pas un tel forum, sinon Bazzo, qui invite souvent des gens qui croient en des valeurs et des théories opposées. Pour le reste, à travers le contenu complètement vide qu’elle nous propose, si à l’occasion la télé d’État fait parler des gens de gauche ou des indépendantiste, il ne faut pas oublié que c’est dans son mandat.

    On peut généraliser que les gens ayant une formation en arts ou en sciences sociales sont plus généralement de gauche; les francophones, pour des raisons historiques le sont plus que les allophones ou que les anglophones. Si vous écouté la télé d’État, il est donc normal qu’une majorité d’intervenants tendent à représenter ce portrait, mais on ne peut non plus généraliser la tendance des médias d’être plus à gauche que le reste de la société. Pour faire cela il faut une grille méthodologique très rigoureuse et une méta-analyse de contenu. Toutefois, cette dernière montrerait sans doute que ce qui prévaut, c’est encore l’insipidité des émissions de divertissement.

    Mon point de vue n’enlève absolument rien à la pertinence de votre commentaire pour destituer le gouvernement, comme gauchiste, je suis en faveur de la proportionnelle et je crois que nous devons avoir des élections différentes pour le législatifs et l’exécutif.

    Vous parliez de culture, ça irait mieux au Québec si on lisait Montesquieu à l’occasion. Il est également possible que je dérive dans certains arguments, mais à l’occasion, quand je développais une pensée originale et audacieuse, Monsieur Rioux ou Monsieur Laplante cherchaient la «bibitte» qui faisait exception au lieu de s’attaquer aux principes, ce faisant, j’ai peut-être été trop systématique dans mon arrimage aux faits.

    Bonne soirée!

  22. l'engagé dit :

    DSL, texte plein de fautes, je lai vraiment envoyé par mégarde…

  23. Poukoi dit :

    @l’engagé

    Sur le point de la proportionnelle et la procédure de destitution, on est absolument sur la même tonalité mon « téléphone décroché »!!!

    Pour ce qui est de l’influence médiatique par contre, je continu de croire que les émissions à vocations politiques traitent souvent des idées à l’intérieur des cadres proposés par les partis, ce qui nous éloigne généralement des véritables problèmes donc, des solutions. Et que les émissions de variété sont souvent parsemées d’incitatifs intellectuels conformistes à une idéologie gonflée en popularité par nos artistes, celle de la séparation du Québec (par Montréal).

    Et finalement pour rallier le sujet de Christian à la conversation ; pour diminuer la taille de l’état et faire le ménage dans les relations mafieuses au gouvernement il faut préalablement diminuer la taille du syndicat, mettre son poing sur la table devant des gens aux noms de pâtes alimentaires frisées et pour ça…Il faut aimer l’effet que peu avoir une bombe sous son véhicule.

    Bonsoir mon « premier arrivé au 4 stops ».

  24. Poukoi dit :

    @l’engagé

    Je relisais notre conversation et j’ai réalisé que…

    Vous affirmez, qu’en général, les francophones sont plus à gauche et qu’il est normal pour une télé d’état de refléter sa population…

    Le devoir : 62 % des canadiens — et 69 % des Québécois — voudraient rétablir la peine de mort pour punir les meurtriers.

    Si vous prenez le temps de discuter avec plusieurs québécois de plusieurs groupes d’age et ce, en vrai, pas à travers un reportage ou par un sondage payé, vous vous apercevrez certainement que les québécois sont probablement les plus à droite du pays. C’est faux qu’on aime protéger la veuve et l’orphelin. Mais le lobbying est si fort et puissant au Québec, que c’est finalement l’intérêt des syndicats et des lobbyistes qui forge l’identité du Québec. Si Un groupe de revendicateur gauchiste veut exemple… des subventions gouvernementales pour pouvoir donner un service gratuit tel nourrir les travailleurs au noir et que Radio Canada et TVA embarque en commandant un sondage demandant aux gens : êtes-vous POUR ou CONTRE laisser crever de faim une mère veuve et jolie avec 3 enfants de père intervenant social qui s’est fait poignardé par un jeune qu’il voulait aider à sortir de l’enfer de la drogue sous prétexte qu’elle est bénéficiaire de l’assistance social? Et qu’un analyste emboîte tout ça en se rendant dans une soupe populaire chrétienne pour donner le résultat du sondage qui est que 100% des gens ont du cœur et vous devriez vouloir, vous à la maison, donner sa foutue subvention à l’organisme en question parce que sinon vous êtes un monstre ! Et bien çà ne veut pas dire que c’est fondamentalement ce que le québécois, celui qui se lève pour travailler et qui a une tête pour penser, croit.
    C’est pourquoi, si on affirme que Radio Canada a pour mandat de refléter la population du Québec et bien elle échoue.
    Les influents de Montréal prennent le ROQ (Rest of Québec) pour des caves.

  25. lil dit :

    Parmis vos propositions, monsieur Rioux, certaines ne vont malheureusement pas avoir d’impact sur le budget par exemple de forcer les enseignants et les fonctionnaires tablétisés à démissionner, car depuis 30 ans les gouvernements qui se sont succédé à Québec ont maintenu le cap de la diminution de l’État et qu’il n’y a plus, ou presque plus, de ce genre de personne dans le réseau. Par contre, en remplaçant un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite et en alourdissant la tâche des enseignants, on augmente le nombre de burn-out donc les coûts de fonctionnement de l’État sans compter la baisse de la qualité des prestations de services. D’autre part, avec l’apparition des garderies à 7$ et le congé de maternité de 1 an coïncide un bébé-boum. Abandonner ces mesures revient à choisir l’option d’une immigration massive pour contrer la dénatalité (donc j’en conclue que vous préférez cette dernière option). De plus, ces immigrants aux familles nombreuses préfèreront garder les enfants à la maison sous la supervision des mères qui n’auront pas accès au travail, la garderie étant trop chère. Donc, plutôt que de permettre aux mères et aux enfants d’intégrer la société dès leur arrivée en sol québécois, j’en conclus que vous prônez la ghettoïsation. Belle société que celle dans laquelle vous voulez que je vieillisse. Merci.

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