20 ans de honte

Le Bloc québécois célèbre 20 ans de « résistance » au fédéralisme canadien.
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  • 20 ans à chialer sans rien pouvoir changer.
  • 20 ans à essayer de faire croire qu’ils défendent les intérêts des québécois, alors qu’ils ne défendent que les intérêts du Bloc.
  • 20 ans à nous dire qu’ils « gagnent » leur élections, alors qu’ils n’obtiennent que 8% du vote.
  • 20 ans de députés péquistes qui deviennent bloquistes pour deux mandats, pour avoir double pension.
  • 20 ans à priver le Québec de représentation ministérielle au pouvoir.
  • 20 ans à essayer de faire croire que la vision du Bloc est la vision de tous les québécois.
  • 20 ans d’argent des contribuables canadiens versé à des gens qui travaillent à tenter de discréditer leur pays.
  • 20 ans à profiter d’une division du vote.
  • 20 ans à jouer à la victime.
  • 20 ans de mensonges.
  • 20 ans de statu quo.
  • 20 ans de honte.

Il ose en plus comparer sa « résistance » à celle de la France occupée par les Nazis. Non mais il délire!

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45 commentaires pour 20 ans de honte

  1. Le Flautuleur dit :

    Sans être un vrai gars de « droite », il faut dire que le constat est assez véridique. Nous sommes vraiment pris dans notre idéologies « fédéraliste vs souverainiste » qui rime à peu de chose en 2010.

    Constat: Un Québec qui tourne en rond.

    Malheureux constat ….

  2. Le Québec s’affaiblit non pas à cause du « méchant Canada », mais à cause de notre faible productivité, de notre sur-administration et de notre mentalité de dépendance envers l’état providence. L’éternel débat sur la séparation n’aide pas non plus.

    Il faut se prendre en main et mettre la priorité sur la diminution de la taille de l’état, l’assainissement des finances publiques, surtout lâcher l’utopie indépendantiste.

  3. Tym Machine dit :

    Tout à fait d’accord avec votre analyse, je n’aurais pu dire mieux.

    « 20 ans à nous dire qu’ils “gagnent” leur élections, alors qu’ils n’obtiennent que 8% du vote. »

    J’imagine que le 8% est à la grandeur du pays et que ce 8% n’inclut pas les 40% d’absentionistes à la grandeur du Canada (on voit ici que les gens du ROC sont aussi passionnés que les québecois par la politique).

    Résistance oui, pour une très infime minorité d’illuminés fanatiques qui attendent le pays Québec comme un enfant attend Noël pour les cadeaux à la différence que dans le cas du Bloc, on les cherche toujours et encore leurs cadeaux…

  4. @Tym
    Evidemment, les 8% c’est à la grandeur du pays, il s’agit d’une élection fédérale après tout. Ils sont à la même hauteur que le NPD.
    Même si les médias nous disent que le « Bloc est en avance au Québec » avec environ 30% d’intention de vote, il n’en est rien, c’est une élection fédérale! C’est comme si au provincial Québec Solitaire ramassait les 3 comtés en Gaspésie, est-ce qu’ils auraient gagné les élections pour autant?

  5. Le Flatuleur dit :

    Ne vous en faites pas Messieurs, RIEN ne changera au budget provincial de la semaine prochaine. Nous avons les deux mains sur le volant. Mais pour aller ou ?

  6. B. Vallée dit :

    Devant le tollé de protestations causé par l’utilisation du mot « résistance », un mot lourd de sous-entendus, Duceppe s’est hâté de corriger le tir en disant que le Canada était un « grand pays », et un modèle de tolérance et de démocratie…
    Mais alors pourquoi vouloir tellement s’en séparer ?
    Comique.

  7. Tym Machine dit :

    @B. Vallée,

    « Duceppe s’est hâté de corriger le tir en disant que le Canada était un « grand pays », et un modèle de tolérance et de démocratie…
    Mais alors pourquoi vouloir tellement s’en séparer ? »

    Ils ne veulent pas s’en séparer, ils veulent juste continuer de bénéficier des redevances et des bénéfices que leur gig leur procure.

    C’est un peu comme le Père-Noël, tout le monde sait qu’il n’existe pas (sauf les enfants bien sûr) mais combien de retombées économique génère-t-il?

    Dans le cas du Bloc, il s’agit de retombées politiques au suffrage universel pour ceux et celles qui aiment croire aux chimères et aux utopies de la souveraineté québecoise (remarquez l’évitement à tout prix de parler d’indépendance, un terme beaucoup plus « radical », il faudrait surtout pas faire aux mous de moins en moins nombreux par contre).

  8. L'Engagé dit :

    L’Allemagne est un grand pays et un modèle de tolérance et de démocratie. Le Danemark s’empresse-t-il d’y entrer? Les Danois sont 5,3 millions, les Allemands, autour de 80 millions.

    Ça serait un suicide pour la nation danoise qui deviendrait une minorité politique, économique et culturelle, dans un ensemble politique où ses intérêts ne seraient plus ceux de la majorité. Les qualités du Canada n’en font pas un pays dont la structure politique est favorable à l’autorité politique nécessaire à la pérennité d’une collectivité québécoise dans une Amérique anglophone et dans un monde fortement commercial, postmoderne et américanisé. C’est cette logique qui prévaut dans notre recherche d’indépendance. Si les Canadiens voient cela comme une séparation, c’est pour les Québécois qui choisissent cette option l’occasion d’exercer une maitrises sur les instruments politiques (et ensuite culturels, économique, sociaux, légaux et linguistiques) nécessaires à une résolution personnelle (et non anglo-saxonne et multiculturelle) aux défis qui nous sont posés.

    Si individuellement, certains Québécois peuvent profiter du Canada pour étendre leur influence, le poids démographique et la tendance rigide des institutions canadiennes empêche une telle influence de la part de la collectivité québécoise en son ensemble. Nous sommes une minorité. sur un gros territoire. L’enjeu, c’est de devenir une majorité dans un nouveau territoire.

    Quand on parle de résistance, c’est celle de David contre Goliath ou des Gaulois contre les Romains si vous préférez la B.D. à la bible. On résiste à une Louisinisation de notre société, tout simplement.

    Ce qui est honteux et favorable au statu quo, donc à une souscription d’une perte d’influence structurelle du Québec, c’est de croire que la confédération puisse marcher dans le sens des intérêt du Québec alors que le Canada est dirigé par une nation différente de la minorité Québécoise, l’histoire du Québec montre que tout progrès pour la société québécoise exige toujours des batailles et des énergies gaspillées.

    Même si nous joignions nos voix et nos députés aux partis fédéraux, nous demeurons en minorité dans ces derniers, nous sommes toujours assujettis à un pacte qui nous est simplement défavorable.

    L’indépendance est une option beaucoup plus susceptible de nous donner le contrôle des leviers de notre développement. Même si on reçoit de la péréquation (8 milliards) et des transferts (6 milliards ), la balance fiscale est défavorable pour des Québécois qui veulent faire les choses différemment des autres Canadiens. N’oublions pas, le budget (2009-2010) de la province est de 69 milliards alors qu’elle a la charge des ministères les plus couteux et le budget fédéral est de 283 milliards (lequel inclut les transferts, certes, mais le peu de services qu’Ottawa dispense aux citoyens, en comparaison des provinces, montre qu’il est un véritable gouffre financier.

    Comme les politiciens franco-québécois au pouvoir à Ottawa nuisent plus qu’ils n’apportent au Québec (Trudeau, Chrétien), que ceux qui essaient échouent (Mulroney), devant un gouvernement fédéral à forte couleur régionale, les Québécois ont peut-être de bonne raison de préférer le bloc. Enfin, le Bloc ne s’est pas opposé à la coalition NPD-LIBÉRAUX, et c’est précisément ce soutien qui aurait torpillé l’entente. Cela étant dit, la hargne exprimée contre les  »séparatiss » a bien montré qu’ils ne sont pas les bienvenus au Pays.

    Or, pas un politicien, Québécois ou autre, n’offre de solution fédérale au statu quo. Comme ce dernier est préjudiciable au Québec, aussi bien avoir une représentation qui en rend compte.

  9. @L’engagé

    Le problème c’est que vous ne voyez que ce que vous voulez. Le Québec est le B.S. du Canada, on reçoit 8 milliards en péréquation, on est les plus endettés (Si le Québec était un pays, il serait le 5e pays le plus endetté) et on trouve le moyen de chialer tout le temps contre le Canada et jouer à la victime. Pourtant le pays est officiellement bilingue, la plupart des premiers ministres dans les 40 dernières années étaient québécois, mais vous les considérez automatiquement comme des « traitres ».

    Même si le Canada donnait tout ce que les indépendantistes demandaient, ils en voudraient encore parce que ce qu’ils veulent c’est pas d’un Canada qui marche mieux, c’est se séparer.

    C’est exactement ce que le Bloc fait, il demande toujours de plus en plus, sachant que ça passera pas, et si ça passe (déséquilibre fiscal) il en demande d’autres.

  10. l'engagé dit :

    Je suis désolé, vous avez encore une fois émis tellement de lieux communs, qu’il me faudra encore un essai pour démontrer l’inanité de certains d’entre eux.

    Si l’on est structurellement minoritaire et que l’on tient à avoir des politiques différentes, précisément pour permettre l’épanouissement d’un peuple qui a une culture, une langue et un droit différents du peuple majoritaire, s’il n’y a pas moyen de rénover les structures administratives et politiques par lesquelles cette minorité pourrait avoir plus d’autonomie (et les moyens de la réaliser), on sera donc perpétuellement perçu comme «chialeur».

    Mais cette société, est-ce qu’elle est «chialeuse» parce que ses plaintes sont légitimes et qu’elles ne sont pas entendues ou parce qu’elle demande la lune? Depuis Duplessis (bien avant en fait, mais on se réfèrera ici à une période contemporaine pour éviter un trop long roman), nous avons des prétentions autonomistes. Contrairement aux autres provinces, ne demandons pas à Ottawa d’agir pour nous pour régler nos problèmes, nous cherchons au contraire à nous administrer d’une manière originale. Toutefois, Ottawa s’autorise un pouvoir de taxation plus grand que ses besoins. Par ailleurs, la tendance de chaque bureaucratie est de s’accroitre, Ottawa, dont le caractère centralisateur est bien connu n’échappe pas à cette règle. C’est pourquoi nous ne pouvons régler tous nos problèmes au cas par cas : la tendance canadienne à vouloir des solutions fédérales d’un océan à l’autre vient heurter la volonté québécoise d’offrir ses propres services. Pourquoi sommes-nous si entêtés? Parce que c’est la seule façon de garantir un certain épanouissement pour notre collectivité, notre culture, notre langue. Nous avons une identité particulière, nos politiques, notre droit doivent la refléter. La tendance d’Ottawa à centraliser, son pouvoir d’interférer dans les champs politiques, sa gourmandise fiscale et son pouvoir de dépenser heurtent le désir québécois d’agir de manière autonome pour développer notre société à notre façon.

    Cette tension est tributaire de la structure du système, on peut régler les problèmes ponctuels, mais le problème qui institue la grogne en système se situe précisément en amont, il faut le corriger en amont. En dehors du parti Égalité, aucun parti moderne du Québec n’a nié le déséquilibre entre notre les aspirations du Québec et l’appétit d’Ottawa.

    Voilà pourquoi la réponse se situe sur le plan constitutionnel.
    Meech, c’était les conditions minimales pour que le Québec réintègre la confédération « dans l’honneur et l’enthousiasme », ces mots sont d’un fédéraliste convaincu : Robert Bourassa.

    Meech a été torpillé. Il a suffi pour ça que le Manitoba et Terre-Neuve s’y opposent (par le biais d’ailleurs d’un processus assez peu légitime pour cautionner Meech : le Manitoba devait voir son assemblée l’accepter à l’unanimité, alors que Clyde Wells rescinde sa signature). Deux provinces, qui ne représentaient que 1,6 million de Canadiens ont suffi pour réduire à néant les efforts pour permettre au Québec de disposer de la structure qui aurait rendu le «chialage» caduc.

    Les «séparatiss» (si vous voulez), les indépendantistes (ce que je préfère) se fondent sur cet événement pour faire la démonstration que le Canada n’est pas réformable : 5 % de la population du Canada a suffi pour bloquer une entente qui aurait pourtant pu nous satisfaire, c’était trop nous donner. Dans l’absolu, l’Ile du Prince Édouard a constitutionnellement le même pouvoir que le Québec avec une population de 141 000 personnes, soit 0,4% de la population du Canada.

    Dans l’absolu, la solution qui conviendrait à une majorité de Québécois semble être de donner, à l’intérieur du Canada, plus de pouvoir au Québec. Mais comme je viens de l’écrire, le reste du Canada refuse cette possibilité (Charlottetown a montré la même chose que Meech), alors le constat simple et brutal, c’est que pour changer la situation du Québec, il faut changer toute celle du Canada; la réponse du Canada est qu’il ne veut pas changer. Par ailleurs, après le référendum de 1995, malgré les promesses (encore) de réformes, le ton s’est encore durci. Voilà pourquoi je prétends qu’il n’est pas réformable, c’est un dialogue de sourds.

    L’ennui c’est que plus le temps passe, plus nous nous affaiblissons au sein de ce pays : notre poids démographique ne cesse de diminuer, notre influence politique également. Enfin, nous sommes dans une situation unique : la langue et la culture de la majorité avec laquelle nous avons un problème de partage des pouvoirs est la langue même du commerce international, des affaires et de la culture de masse. Pis, c’est la langue de la minorité dans notre propre province et enfin, cette confusion, ce bilinguisme au niveau fédéral, dans une Amérique anglaise, fait de l’anglais une langue non seulement plus attirante pour le nouvel arrivant qui s’installe à Montréal, mais il peut en plus gagner sa vie dans la métropole sans devoir maitriser le français. Ce cocktail est préjudiciable à l’épanouissement de la société québécoise, c’est pourquoi le statu quo est inacceptable.

    Ne pas prendre position, être «contre la chicane», préserver le statu quo, c’est accepter une lente dégradation de notre condition et une marginalisation de notre société. À terme, nous rejoindrons le destin des autres collectivités francophones d’Amérique : un déclin tranquille.

    Voilà pourquoi l’indépendance, la souveraineté ou la séparation est préférable. On «sépare peut-être le Canada, on se « sépare » peut-être, mais on gagne la liberté et la possibilité de nous développer pleinement selon nos choix et pas selon la contingence et les moyens d’une province. On gagne de nouveaux pouvoirs, de nouvelles expertises et de nouveaux champs (en ayant une voix à l’international) pour faire valoir nos intérêts.

    On gère déjà ce qui est le plus compliqué et qui coute le plus cher dans les autres pays; nos programmes sont souvent imités et considérés comme novateurs.

    Pour revenir à l’essence de votre commentaire, je n’ai nulle part affirmé que les politiciens fédéralistes étaient des traitres, j’ai le plus grand respect pour l’initiative de Bourassa ou Mulroney, j’ai affirmé que si le Canada pouvait augmenter le succès d’un individu, comme Trudeau, ce n’était pas vrai sur le plan collectif.

    Quant au bilinguisme, la seule province officiellement bilingue est le Nouveau-Brunswick, le Québec est, on le sait bilingue, officieusement : on peut avoir des services provinciaux, municipaux et commerciaux dans les deux langues et la minorité anglophone est tout sauf opprimée : un petit tour à Wesmount, sur le campus McGill, à Ville Saint-Laurent et Pointe-Claire vous convaincra. D’ailleurs, l’anglais se porte de mieux en mieux dans Outremont, Rosemont-La-Petite-Patrie, le Mile-End et le Plateau. L’administration politique fédérale est bilingue : n’allez pas me faire avaler que c’est le pays qui l’est, les autres provinces sont officiellement bilingues (de jure ou de fait)

    Quant à la péréquation, c’est un programme particulier et nous pourrions un jour avoir à en payer : l’Alberta vient d’ailleurs de diminuer les redevances qu’elle exige pour l’extraction des sables bitumineux afin d’éviter de continuer à la financer. Mais il serait préférable que Québec récupère cet argent directement en points d’impôts et en taxes au lieu de recevoir indirectement ce qu’Ottawa perçoit. Comme je vous l’ai déjà écrit le budget fédéral c’est 283 milliards, le budget provincial, c’est 69 milliards, pourtant, on a le ministère de la Santé et de l’Éducation. On pourrait, avec notre fonction publique, facilement offrir les services qu’Ottawa dispense, et on n’aurait pas à payer le poids de deux administrations, et c’est certain que l’on envoie plus à Ottawa que ce 14 milliards qu’il nous retourne : les revenus autonomes de la province sont de l’ordre de 46 milliards. On doit certainement envoyer le tiers de cette somme à Ottawa; les taux d’imposition sont assez similaires (au Québec) entre le provincial et le fédéral.
    Essayons pour voir : notre population est 23% de celle du Canada, en supposant que l’on soit des B.S et que l’on ne contribue qu’à 15% des 224 milliards de recettes du Canada, c’est encore 33,6 milliards que l’on envoie à Ottawa. Ça veut dire qu’en dehors des 14 milliards que l’on reçoit ( en péréquation et transferts) les services qu’Ottawa offre à la province et à ses citoyens coutent 19, milliards!

    C’est une estimation, mais cela vous donne une idée. Notre ministère le plus couteux au Québec, c’est la santé et les services sociaux : 25 milliards. Ensuite, c’est l’éducation avec 14 milliards. Les autres ministères ne nous coutent ensemble que 18 milliards. Je pense donc que nous pourrions faire beaucoup avec les milliards que nous envoyons à Ottawa, nous avons déjà une fonction publique moins couteuse (les salaires sont inférieurs au Québec) et n’oublions pas les économies d’échelle. Alors quand on nous traite de B.S., je tique un peu. Ce qui est B.S., c’est le rendement du Fédéral. Aucune province n’offre autant de service et de ne les développe d’une manière aussi original que le Québec, à tel point que les jeunes anglophones de partout au Canada fuient la gentrification de leurs villes et viennent profiter de la qualité de vie qu’ils ne peuvent plus se payer dans leur province d’origine.

    Enfin, parmi les 5 provinces B.S. qui touche la péréquation le Québec est a deuxième province qui en touche le moins population, ainsi si l’on divise ce que reçoit chaque province selon son poids démographique en pourcentage, de manière à voir ce que coute chaque 1% de la population canadienne selon qu’elle est dans différentes provinces, c’est le Nouveau-Brunswick qui gagne, avec un cout de 700 millions pour ce 1%, ensuite, le Manitoba avec 504 millions, la Nouvelle-Écosse est troisième avec 410 millions et au Québec, ce même 1% coute 360 millions. L’Ontario en reçoit des miettes. Donc même si l’on reçoit 8 milliards, ça ne fait pas de nous les B.S. Par contre, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse ne financent pas à la même hauteur que la population du Québec le gouvernement fédéral. Comme ce dernier offre plus de services dans ces provinces qu’il ne le fait au Québec, mais comme le Québec doit aussi financer une part de l’État dont les autres provinces plus petites bénéficient, il est tout à fait mesquin de calculer ce que le Québec gagne en observant les transferts fédéraux. Il ne faut pas perdre de vue que le fédéral coute ( selon une estimation d’une contribution à hauteur
    de 13% des revenus autonomes du fédéral) facilement 19 milliards aux Québécois, pour des programmes que nous gèrerions sans doute mieux.

    En somme, on ne peut pas être pour le statu quo et prétendre vouloir le bien de la collectivité québécoise, la situation actuelle est toxique pour le Québec parce que fiscalement Ottawa empêche Québec d’assurer correctement la charge de ses compétences et parce que politiquement, le Québec n’est libre que dans l’exercice de certaines compétence. Son assujettissement au pacte fédéral l’empêche d’agir, de se développer , de prendre des risques, d’accumuler de l’expérience, d’apprendre. Toutes ses initiatives sont prises dans le grand soluté de l’administration canadienne, ce qui dilue notre rapport direct avec le reste du monde.

    Vivre c’est agir; si on n’agit pas, on meurt à petit feu. Chaque fois que la société québécoise est remplacée par Ottawa, elle perd une occasion de croitre.

  11. l'engagé dit :

    coquille épaisse :

    «les autres provinces sont officiellement bilingues (de jure ou de fait)»

    je voulais dire…
    les autres provinces sont officiellement anglaises (de jure ou de fait)

    mais je pense que l’on avait compris

  12. Que dire d’une formation politique ayant pris l’engagement de se saborder au lendemain d’un non au référendum de 1995… Et qui étrangement est toujours présente.

    Indépendament de la couleur politique, je ne vote jamais pour des parjures « caught red-handed ».

  13. B. Vallée dit :

    à l’Engagé

    Wow !
    Quelle belle démonstration de rhétorique nationaliste !
    Impressionnant.
    Le rapprochement avec l’Allemagne et le Danemark, vraiment, je n’y aurais pas pensé.
    Normal : je suis un pauvre crétin qui préfère s’amuser en écoutant « Wipeout » au lieu de s’intéresser au sacro-saint « débat poublik ».
    Je n’ai pas vos lumières. C’est un vrai miracle que je sache écrire…
    Trève de plaisanteries.
    L’analogie avec le Danemark tient mal la route, selon moi, parce que le Danemark et l’Allemagne sont DÉJÀ des entités distinctes et séparées.
    Conséquemment, je vois mal, comme vous, pourquoi les Danois iraient se compliquer la vie en poursuivant un fumeux projet de fusion politique avec l’Allemagne…
    Cet argument est un truisme, en somme. Les Danois ont déjà assez de troubles avec l’Union européenne et leurs islamistes locaux, excités par de simples caricatures, sans en chercher davantage.

    La situation des Québécois est inverse. Ils vivent DÉJÀ à l’intéreur du cadre fédéral canadien, et ils s’en accommodent assez bien.
    Pour la plupart, ils trouvent ça même tout à fait tolérable. Le Canada est le « déjà-là », quoi…
    Même si deux juridictions en compétition sur le même territoire créent parfois des embêtements (deux rapports d’impôt, par exemple), il n’en demeure pas moins qu’un bon nombre d’individus québécois (dont je suis) considèrent les notions de « dignité nationale », d’«épanouissement collectif » ou « de développement culturel » (dont le discours nationaliste est farci) comme de pures fariboles qui ne peuvent rien leur apporter individuellement. Ben oui, les humains RÉELS sont égoïstes et pensent à l’immédiat, hon !
    Ils ont peut-être tort. Là n’est pas la question. Que le Québec reste ou non dans le cadre fédéral canadien n’a pas tellement d’importance pour ces millions d’individus.
    Cependant, l’idée de confier à une élite plutôt tarte, incapable de gérer convenablement l’urgence d’un grand hôpital, le mandat grandiloquent de faire du Québec un « pays » leur semble recéler un méchant potentiel d’emmerdements et de complications au QUOTIDIEN. Pensez seulement à l’adoption d’une nouvelle monnaie et d’un nouveau passeport, au partage des dettes, à l’intégration des fonctionnaires et des forces armées, etc. Sans parler des droits de passage, un éventuel Québec indépendant venant « couper en deux » le reste du Canada.
    Méchant paquet de troubles, en effet. Le plus simple est encore de rester à l’intérieur du Canada, même si c’est tannant, parfois.
    Tant que la réalité est tolérable (et pour les QUébécois, elle l’est) , la majorité des individus ne voient pas (et ils ont raison là-dessus !) la nécessité de tout chambouler.
    C’est bien beau la « fierté nationale », mais ce genre d’émoi ne justifie pas beaucoup d’efforts, selon moi. le 25 juin, on passe à autre chose. Pour certains, ce sont les vacances. Pour d’autres, un déménagement. Ben oui, le quotidien a le don de vous refroidir les ardeurs de « libération nationale ».
    En somme, si beaucoup de Québécois ont dit « non » lors des deux référendums, c’est parce qu’ils voulaient avoir la paix, en évitant d’éventuels problèmes.
    Je soupçonne d’ailleurs certains nationalistes (l’impayable Parizeau l’a déjà dit ouvertement) de souhaiter une « crise majeure », rien que pour « forcer la main » aux Québécois.
    Ce qui n’a rien de très glorieux, avouons-le…

  14. l'engagé dit :

    @ B. Vallée

    Ne soyez pas humble, votre rhétorique est excellente et même très éclairante : la majorité est désintéressée et n’a pas envie des complications subséquente à l’indépendance? À nous de l’y intéresser et de faire miroiter les avantages de l’indépendance.

    Dans votre commentaire, vous expliquez le refus de cette option par le confort, je tendrais simplement à pointer que ce confort à un prix : l’absence de moyens, l’incapacité de disposer de tous les leviers nous conduit plus souvent qu’autrement à nous contenter de résultats médiocres.

    Ma démonstration sur le plan fiscal montre que nous pourrions disposer de sommes bien supérieures à nos budgets actuels si nous étions indépendants, nous aurions d’autres responsabilités, mais ces dernières sont des chantiers impressionnants et stimulants. Les relations internationales sont un domaine où nous pourrions développer nos compétences et où nous disposons déjà d’une certaine expertise, c’est plutôt stimulant : nous avons des affinités avec les pays scandinaves par notre expérience de l’hiver et de la petite taille de notre société , alors que notre côté latin nous rapproche évidemment de l’Amérique latine, 250 ans de vie sous un régime britannique nous a permis d’en apprendre un rayon sur la mentalité anglo-saxonne, mais nous sommes en même temps profondément américains (sans leur arrogance impérialisme) et nous sommes avant tout francophone. Par ailleurs, l’expérience de la vie dans une fédération serait un atout pour notre diplomatie, nous comprenons d’office certaines situations délicates. Nous devrions construire une politique étrangère, mais le fait de siéger à la fois à l’Organisation de la Francophonie et au Commonwealth est particulier, nous serions également libres de bâtir les ponts que nous voulons avec la CEE sans souffrir d’interférence. Dans c’est exemple seul, on voit que les potentiels irritants sont en fait de formidables champs de développement.

    Prétendre que nous n’en serions pas capables est un constat très sévère sur le peuple québécois, c’est précisément notre dissolution dans le Canada qui nous maintient dans une mentalité d’assistés. Par ailleurs, le fait de devenir un plus petit pays rapprocherait indéniablement le peuple de ses institutions politiques, les Québécois n’auraient aucune excuse pour tolérer les situations quotidiennes inacceptables que la politique actuelle entretient.

    « Que le Québec reste ou non dans le cadre fédéral canadien n’a pas tellement d’importance pour ces millions d’individus. » merci de m’en faire part, je vais travailler désormais à montrer qu’effectivement, comme dans mon analogie avec le Danemark, notre dissolution au sein du Canada est fumeuse et préjudiciable pour les Québécois.

  15. T@sk dit :

    À l’Engagé,

    Je suis pour la souveraineté… La souveraineté de Montréal-Est… Que Montréal-Est devienne un pays, je crois que c’est possible…

    Après l’euphorie générale, combien de semaines compterait-on avant que ce pays, incapable de vivre sans la richesse de ceux qui la produisent, ne se mette à genoux pour obtenir la rédemption ?

    Maintenant, faisons du Québec en entier un pays… Sans création massive de richesse et une déréglementation contrôlée, le Québec fera autant faillite que notre Montréal-Est…

    Parce que le Québec vit très au-dessus de ses modestes moyens, qu’il est très endetté, mal géré, sur-réglementé, et mal gouverné… Le Québec ne sera pas un pays pour un sacré bout de temps de plus…

    Et ne comptez pas sur moi pour être fier de la Nation Québécoise… Y’a rien pour être fier d’être Québécois en ce moment, spécialement en ce moment…

    Donc voici ma conclusion : on a des milliers de dossiers plus importants à régler que notre statut dans le Canada… Faire autrement serait un acte d’imbécillité sans précédent… Et pourtant, c’est ce que nous faisons collectivement, en votant, entre autres, pour le Bloc…

  16. Christian Rioux dit :

    Il a été démontré que si le Québec était un pays, il serait présentement le 5e pays le plus endetté de la planète. Et certain osent mettre la faute sur le Canada qui soutient notre sous-productivité et sur-administration, en nous envoyant un gros chèque de B.S. de 8 milliards par an.

    Prenons-nous en main au lieu de chialer tout le temps. Il faut faire du ménage dans les finances, augmenter la productivité et décrasser la fonction publique.

  17. l'engagé dit :

    Prenons-nous en main, c’est exactement ce que je dis,
    faisons le ménage en nous émancipant d’une structure lourde, couteuse, complexe et incapacitante.

    Augmentons le rendement de notre fonction publique en lui confiant les responsabilités et les pouvoir d’Ottawa et profitons de ces nouveaux pouvoir pour créer de la richesse, en nous assumant complètement en sachant que nous sommes sans filet et responsables. En 5 à 10 ans c’est possible, rien n’empêche dans l’intervalle de faire le maximum pour avoir de nouveaux pouvoirs.

    Vous serez débarrassés du Bloc lorsqu’on aura un pays, il n’en tient qu’à vous d’accélérer les choses. Pour votre information, nos problèmes fiscaux et administratifs proviennent directement de notre affiliation au Canada et de la mentalité d’assistés qui l’accompagne.

  18. Hahaha! Tu as déjà oublié ce qui est arrivé la dernière fois que le Québec a récupéré des pouvoirs d’Ottawa (Formation de la main d’oeuvre)?

    Quand au Bloc, il s’agit d’une menace? Donnez-nous ce qu’on veux sinon on « bloque » le système? Et vous voulez faire un pays avec ça?

    Vous jouez au martyr. Si on est mal gérés, pas assez productifs, une gang de B.S. au crochet du gouvernement, c’est la faute du Canada?

    Si dans une famille de 10 enfants, ils s’en tirent tous bien sauf un qui chiale tout le temps et qui demande toujours plus d’argent à ses parents au lieu de se prendre en main et travailler comme les autres. Ca veut pas dire qu’il doit quitter sa famille pour autant.

  19. Caligula dit :

    *** Prenons-nous en main au lieu de chialer tout le temps. ***

    C’est ce qu’on veut faire mais les fédés nous en empêchent! Et pour être sûr qu’on reste bien à genoux dans le Canada, ils nous endettent à ne plus finir et nous saignent à blanc (la dette à doublée depuis l’arrivée de Charest, un FÉDÉRALISSSE).

    Et après ils braillent qu’on est pas capable de s’administrer… C’est eux qui sont des incapables.

  20. Caligula dit :

    Les BS sont les fédérâleux. C’est eux qui veulent vivre au crochet du Canada. Nous les séparatisses on n’en veut pas de leur argent. On dit qu’on veut se débrouiller avec nos affaires et vivre selon nos propres moyens. Mais les BS de fédés veulent pas. Ça leur prend leur chèque de maman Canada sinon ils se sentent démunis les pauvres ti-pits.

  21. @Caligula

    Nous les séparatisses on n’en veut pas de leur argent.

    T’es sérieux?! Et c’est quoi le Bloc? De l’argent et des grasses pensions à vie pour les séparatistes. Et ils passent leur temps à demander de plus en plus d’argent. C’est pas ça se prendre en main.

    La dette était déjà très élevée quand il est arrivé au pouvoir. Et elle a augmenté à cause des investissements en infrastructure. Investissements rendus nécessaires parce que TOUS les gouvernements précédents ont coupé dans ces dépenses, jusqu’à ce que les viaducs se mettent à tomber. C’est du rattrapage, et la crise financière mondiale n’a pas aidé non plus. Séparé ou pas, une crise MONDIALE, ça affecte tous le monde. Et viens pas me faire croire que Pauline avec sa toilette silencieuse serait meilleure administratrice des fonds publics!

    On dirait que tu vis dans une bulle. Vous aimez ça jouer à la victime, mais plus personne n’y croit à vos histoires.

  22. Caligula dit :

    *** Et c’est quoi le Bloc? De l’argent et des grasses pensions à vie pour les séparatistes.***

    Justement! Vote oui et plus aucun bloquiste ne pourra recevoir un salaire d’Ottawa. Seuls les fédés veulent l’argent d’Ottawa. Nous les séparatisses on dit qu’on est capable de vivre sans cette béquille.

    *** La dette était déjà très élevée quand il est arrivé au pouvoir. ***

    Pousse mais pousse égal! La dette était DEUX FOIS moindre avant l’arrivée de ce fossoyeur! Il l’a doublée en moins de 6 ans. Il n’avait qu’à faire les bons choix et couper dans les dépenses, le monsieur j’ai les deux mains sur le volant.

    Et décroche avec les toilettes, t’es lamentable. On parle d’un étage complet d’un immeuble à l’architecture historique, pas juste d’une toilette. Quand on rénove un tel immeuble, on ne pose pas du vulgaire gypse. On remet ça comme c’était à l’origine : avec du plâtre à la truelle, ce qui demande des ouvriers spécialisés. Informe toi, tu vas affirmer moins de faussetés.

  23. l'Engagé dit :

    Si personne ni croyait, ça ne serait pas la peine de bloguer sur le sujet…

  24. Caligula dit :

    Deux messages non publiés… Inutile de poursuivre dans ce cas.

  25. Il n’y a pas de censure ici. J’ai déjà dit que si tu mets plus qu’un lien, il est fort probable que le message soit reconnu comme SPAM, et comme mon système bloque des centaines de messages de SPAM par jour, je ne passe pas mon temps à aller les analyser pour voir s’il y en a un qui n’est pas un SPAM. Ca peux arriver aussi même s’il n’y a pas de liens, l’algorithme peut faire des erreurs. La prochaine fois que ça arrive, envoie-moi un message directement.

    Je vais aller voir où ils sont bloqués et les relâcher.

  26. l'engagé dit :

    Oui c’est une chose que l’on doit reconnaitre chez vous, Monsieur Rioux, il n’y a pas de censure. J’ai même parfois été cinglant et direct sans que vous me «bloquiez».

    J’ai remarqué que si l’on cite, il est préférable qu’il n’y ait pas d’espace entre les guillemets si l’on reprenait les propos d’un autre commentaire.

    Caligula, restez!

    On a besoin de les convaincre, ou au moins de les convaincre qu’on a des bonnes raison de vouloir les convaincre ou au moins faire savoir que tous ceux qui commentent ne pensent pas d’une manière homogène.

    Sans les remarques de Monsieur, Rioux, je n’aurais jamais pensé à calculé combien «coute le fédéral» pour les services qu’il offre.

  27. Caligula dit :

    *** J’ai déjà dit que si tu mets plus qu’un lien, il est fort probable que le message soit reconnu comme SPAM ***

    Et je t’ai déjà dit que je ne mettais jamais de lien. Pourquoi parles-tu de censure? Je n’ai rien évoqué de tel. Je dis juste que mes messages n’aparaissent pas et que c’est bien plate quand on veut débattre. J’ignore pourquoi ça n’est pas publié, mais je ne t’ai accusé de rien.

  28. Chacun a droit à ses opinions, mais sachez qu’avant de commencer à bloguer, il y a quelques années, je me considérais centre-gauche et même un peu écolo. Maintenant, à apprendre toute les abérrations et manipulations gauchistes, écologistes, syndicalistes, je suis devenu centre-droite. Alors je doute fort que vous réussissiez à me convaincre de quoi que ce soit.

    C’est aussi une chose qui me dérange de la plupart des séparatistes, et aussi des écolos et animalistes végétariens, c’est comme si ils étaient dans une religion, et tentent continuellement de convertir ceux qui ne pensent pas comme eux. Ceux qui ne suivent pas le dogme sont nécessairement dans l’erreur….

  29. Caligula dit :

    @l’engagé

    Je remarque que vous les déculottez assez facilement. Vous apportez des arguments solides sur lesquels ils refusent de débattre. Et quand ils débattent, ce n’est que pour diminuer leurs opposants ou bien se moquer d’eux. À les lire, les Québécois ne sont qu’une bande d’ignares qui ont besoin d’une tutelle pour s’administrer.

    Le pire est qu’ils citent en exemple des fiascos justement causés par des fédéralistes! Oui les souverainistes ont fait des erreurs (qu’ils ont eu la décence d’admettre, eux), mais ces erreurs ne sont rien par rapport au travail de sabotage commis par les fédés.

    Je préfère mille fois des élus maladroits mais emplis de bonne volonté comme les péquistes, que des élus adroits mais corrompus et malhonnêtes comme les libéraux.

  30. Un algorithme de filtre anti-SPAM c’est très complexe. J’utilise Akismet, il est très efficace puisqu’il bloque des centaines de SPAM chaque jour. Pourquoi certains de vos messages ont été reconnus comme SPAM, je l’ignore. Habituellement s’il y a plus d’un lien c’est le cas, mais pour les 2 ou 3 messages relâchées aujourd’hui, ce n’était pas le cas, il doit y avoir un autre point commun. Je serai plus attentif dans les prochains jours.

  31. l'engagé dit :

    @Caligula

    Merci!

    @ Christian

    Pour ce qui est de convaincre, c’est parce que c’est encore une des façons d’honorer la joute démocratique qui constitue le socle de notre système politique. Notre adhésion à la confédération s’est faite dans un contexte assez coercitif et le pacte en question n’est plus du tout à la hauteur des attentes que l’on attendait de lui. Je vous rappelle que nous étions (les francophones) en 1867 beaucoup plus importants. Ensuite les deux campagnes référendaires se sont faites dans la peur, beaucoup des arguments du Non ne tiennent en définitive pas la route. Et dans les deux fois, on y a retrouver des promesses qui ne se sont pas réalisées.

    On peut parfaitement choisir de préférer le Canada et y être attaché, mais ils faut comprendre que c’est collectivement préjudiciable à la capacité d’agir des Québécois. Je soupçonne beaucoup de ceux qui font ce choix de ne pas vivre quotidiennement dans le contexte canadien anglais du Québec ou du Canada. De ne pas voir que nous sommes vraiment deux peuples différents. Ce faisant, on oublie notre position minoritaire, laquelle crée la chicane dont vous parlez. Compte tenu de nos différences, il serait préférable d’être majoritaire sur notre territoire : on perds tous (Canadien et Québécois) à vivre dans des compromis, des structures lourdes et des dédoublements qui ne nous servent pas.

    Vous avez donc raison, faire cette démonstration est difficile et c’est plus une question d’éducation, car cela demande de considérer la sphère sociale, culturelle, littéraire et linguistique qui accompagne le débat politique.

    J’ai remarqué (c’est une généralisation il y a des exceptions) que les tenants du NON avaient souvent un bagage technique ou administratif plutôt que social et que pour cette raison certains des enjeux de l’indépendance n’apparaissait pas dans leur réflexion. Une fois éclairée sur cette sphère, ils reconsidéraient.

    Je n’en veux absolument pas aux Canadiens, mais je connais trop l’origine française de ma société, je suis nourris du terroir québécois et je suis trop complètement imprégné de l’art, des penseurs (Ferron, Vadeboncoeur), des écrivains, de la chanson québécoise pour me croire Canadien. Depuis Trudeau et l’émergence d’une idée multiculturelle et individuelle de la nation canadienne, il n’est plus possible d’exister comme nation québécoise sans que cette dernière ne soit qu’une simple dilution dans une plateforme qui nous est préjudiciable : le Canada c’est la protection de la minorité dans le dénominateur commercial neutre du modèle anglo-saxon. Il n’y a pas de place pour deux plateformes d’intégration, à terme les Québécois deviendraient une des minorités, tout simplement, comme les Chinois en CB.

    Le bilinguisme dans un contexte d’une nation minoritaire assujettie au système politique que domine une autre nation majoritaire celle-là est un Cheval de Troie. Comme immigrant qui arrive au Québec, quel intérêt avez-vous à apprendre le français si vous pouvez apprendre l’anglais, fonctionner dans la métropole et avoir le reste de l’Amérique pour vous? Ce système n’est pas viable à long terme et le poids démographique des francophone diminuant, le poids politique s’amenuisant dans l’ensemble Canadien, ça devient de plus en plus dur. Le Québec comme petite nation indépendante pourrait bien plus aisément résoudre ce complexe rapport à la langue.

    Je vous épargne la suite… pour une autre fois, mais vous avez raison, convaincre n’est pas le mot. J’aimerais tellement que les pro-Canadiens militent pour le faire fonctionner. Nous aurions la possibilité d’avoir gain de cause sur deux tableaux.

    S’il est vrai qu’on a du ménage à faire. le Canada nous coute trop cher que cela soit dit.

    À +

    l’Engagé

  32. l'engagé dit :

    coquille : l’art de ponctuer

    sans les virgules c’est illisible cette phrase :

    Le bilinguisme dans un contexte d’une nation minoritaire assujettie au système politique que domine une autre nation, majoritaire celle-là, est un Cheval de Troie.

  33. B. Vallée dit :

    à l’engagé

    Vous êtes très convaincant. Ce que vous racontez me semble évidemment très raisonnable, pondéré, réfléchi. On voit que vous aimez beaucoup la politique. Vous vous y entraînez quotidiennement, c’est clair, en vue de je ne sais quelle compétition. Votre pseudonyme le dit bien : « l’engagé ». Vous êtes prêt au combat, puisque la société en est un pour vous, assurément. Vous êtes partout sur la patinoire, et vous connaissez bien la « game », c’est le moins qu’on puisse dire… Vous aimeriez trouver des adversaires. Pour ma part, n’étant pas très politisé, la souveraineté du Québec ne me dérangerait pas plus que ça. Ce ne serait probablement pas un désastre, enfin je l’espère. Plutôt « business as usual », la « fierté nationale », en plus. Je sais, je sais, ça fait désabusé, mon affaire. Mais il n’y a rien à faire, la politique n’est pas mon sport. Et quand on me parle de la « nation », je suis, comment dire, athée. Le « terroir », pour moi, est une notion suspecte quand il prend une « couleur » politique nationaliste… Toutefois, je ne suis pas exigeant. Un état est toujours un état, c’est-à-dire un mal nécessaire… Alors, si vous « faites un pays » (et vous finirez bien par y arriver, vous êtes tenace, à moins que vos « leaders » ne trouvent un autre moyen de perdre) , je ne vous demanderais qu’une chose : que je ne sois pas obligé de me taper les discours grandiloquents et lyriques (donc ridicules) de ceux qui le dirigeront…

    À Caligula

    « Je préfère mille fois des élus maladroits mais emplis de bonne volonté comme les péquistes, que des élus adroits mais corrompus et malhonnêtes comme les libéraux. »

    L’ennui, c’est que le monde appartient aux adroits, aux rusés, aux calculateurs… Et la sagesse populaire ne dit-elle pas que « l’enfer est pavé de bonnes intentions » ? D’ailleurs, si je me souviens bien, les bolcheviks n’étaient-ils pas « maladroits », mais « emplis de bonne volonté » ? Heu, finalement, rien n’est simple…

  34. L'Engagé dit :

    @ B. Vallée
    Sans flagornerie, Vous avez vraiment une belle plume, le style pallie certainement certaines carences politiques, toutefois je suis d’avis que si on ne s’occupe pas de politique, la politique, elle s’occupera de vous.

    Je ne prends la défense d’aucun leader, je cherche techniquement, administrativement, politiquement, culturellement à voir l’incidence de notre situation minoritaire. Je suis allergique au nationalisme (la nation québécoise n’est ni meilleure, ni pire que la canadienne ou hongroise, elle est juste différente), mais il faut collectivement entretenir une certaine estime parce que nous ne sommes pas seulement une masse d’individus atomisée. Les sciences sociales nous ont appris justement que nous somme liés, que nous le voulions ou nous, à la santé de notre groupe d’appartenance. Quand notre société est capable de beaucoup, nous sommes, comme individus la constituant, aussi capable de plus. C’est en ce sens que notre dilution nous est préjudiciable.

    Je comprends votre méfiance pour la  »nation », l »État » et le  »terroir » et surtout votre aversion pour les discours creux.

  35. L'Engagé dit :

    que nous le voulions ou non…

  36. On ne peut pas être fier de sa nation parce qu’on ne l’a pas choisie.

  37. Caligula dit :

    *** On ne peut pas être fier de sa nation parce qu’on ne l’a pas choisie. ***

    Hein??? J’ai pas choisi mes parents, pourtant je suis fier d’eux. J’ai pas choisi mes enfants mais je suis fier d’eux. J’ai pas choisi de naître au Québec mais je suis fier d’y vivre. C’est un beau et grand pays, accueillant, porteur de belles valeurs, avec quelques défauts mais rien de grave, et dans lequel j’ai droit à la liberté et la prospérité. Le Québec est une belle terre et en être fier est tout à fait légitime. Au même titre que les Américains ont raison d’être fiers de leur pays.

  38. l'engagé dit :

    @ Rioux

    Vous me prêtez des mots que je n’ai pas employés.

    Au même titre que quelqu’un qui ne s’estime pas et qui laisse les autres lui piler dessus, le collectif, le corps social qui entretient un mépris à son propre endroit incite les autres à agir de même. Se comporter en tapis encourage autrui à bien vouloir s’essuyer les pieds sur notre échine, si le peuple que l’on côtoie est colonial et impérialiste de surcroit (les britanniques ont eu le plus puissant des empire) il n’attendra pas deux occasions, c’est simplement l’expression d’un rapport de force. Remarquez nous n’avons pas besoin des autres pour ça, nous nous méprisons désormais nous-même et c’est regrettable. Une part de ce mépris apparait dans l’ignorance que nous entretenons à l’endroit de notre propre histoire.

    Durham a prétendu que nous étions sans histoire et sans littérature, il a également oeuvré pour que nous nous assimilions :

    «Si l’on estime exactement la population du Haut-Canada à 400.000 âmes, les Anglais du Bas-Canada à 150.000 et les Français à 450.000, l’union des deux provinces ne donnerait pas seulement une majorité nettement anglaise, mais une majorité accrue annuellement par une immigration anglaise ; et je ne doute guère que les Français, une fois placés en minorité par suite du cours naturel des événements abandonneraient leurs vaines espérances de nationalité. Je ne veux pas dire qu’ils perdraient sur-le-champ leur animosité ou qu’ils renonceraient subitement à l’espoir d’atteindre leurs fins par la violence. MAIS L’EXPÉRIENCE DES DEUX UNIONS DES ÎLES BRITANNIQUES PEUT NOUS ENSEIGNER AVEC QUELLE EFFICACITÉ LES BRAS PUISSANTS D’UNE ASSEMBLÉE POPULAIRE PEUT FORCER L’OBÉISSANCE D’UNE NATION HOSTILE. Le succès effacerait graduellement l’animosité et porterait graduellement les Canadiens français à accepter leur nouveau statut politique. »

    -Rapport Durham
    (vous aurez compris que le statut politique en est un minoritaire)

    La fierté et l’estime est simplement un respect de soi suffisamment fort pour ne pas se laisser marcher sur les pieds, bien que nous soyons encore dans le Canada, la lutte pour la sauvegarde de nos institutions et de notre langue, nos tentatives de nous moderniser et ensuite notre culture -écoutez la chanson « Le tour de l’île » de Félix reprise par Karkwa pour le comprendre- prouve que nous avons de la valeur, de l’âme.

    Comme un phare, cette petite nation mérite de briller, plutôt que vaciller.

    Je vous invite à lire cette chanson :

    et à écouter Félix en même temps

    Le tour de l’île

    Pour supporter
    Le difficile
    Et l’inutile
    Y a l’tour de l’île
    Quarante-deux milles
    De choses tranquilles
    Pour oublier
    Grande blessure
    Dessous l’armure
    Eté, hiver
    Y a l’tour de l’île
    L’Ile d’Orléans

    L’Ile c’est comme Chartres
    C’est haut et propre
    Avec des nefs
    Avec des arcs
    Des corridors
    Et des falaises
    En février
    La neige est rose
    Comme chair de femme
    Et en juillet
    Le fleuve est tiède
    Sur les battures

    Au mois de mai
    A marée basse
    Voilà les oies
    Depuis des siècles
    Au mois de juin
    Parties les oies
    Mais nous les gens
    Les descendants
    De La Rochelle
    Présents tout l’temps
    Surtout l’hiver
    Comme les arbres

    Mais c’est pas vrai
    Ben oui c’est vrai
    Écoute encore

    Maisons de bois
    Maisons de pierre
    Clochers pointus
    Et dans les fonds
    Des pâturages
    De silence
    Des enfants blonds
    Nourris d’azur
    Comme les anges
    Jouent à la guerre
    Imaginaire
    Imaginons

    L’Ile d’Orléans
    Un dépotoir
    Un cimetière
    Parcs à vidanges
    Boîte à déchets
    U. S. parkings
    On veut la mettre
    En mini-jupe
    And speak English
    Faire ça à elle
    L’Ile d’Orléans
    Notre fleur de lys

    Mais c’est pas vrai
    Ben oui c’est vrai
    Raconte encore

    Sous un nuage
    Près d’un cours d’eau
    C’est un berceau
    Et un grand-père
    Au regard bleu
    Qui monte la garde
    Il sait pas trop
    Ce qu’on dit dans
    Les capitales
    L’œil vers le golfe
    Ou Montréal
    Guette le signal

    Pour célébrer
    L’indépendance
    Quand on y pense
    C’est-y en France
    C’est comme en France
    Le tour de l’île
    Quarante-deux milles
    Comme des vagues
    Les montagnes
    Les fruits sont mûrs
    Dans les vergers
    De mon pays

    Ça signifie
    L’heure est venue
    Si t’as compris

    …………..

    L’universel réside dans le particulier, le particulier dans l’universel, il est difficile d’aimer les autres si l’on ne s’aime pas soi-même. Ça commence par se respecter et refuser une situation qui nous est préjudiciable et travailler pour changer les choses.

    Voilà la raisons d’être de l’Indépendance.

    Vivre c’est agir.

    L’Engagé (avec le secours de Félix et une taloche de Durham)

    P.S. Éssayé de trouver la version de Karkwa

  39. l'engagé dit :

    essayez…
    dsl

  40. Barbe Blanche dit :

    @l’engagé,
    wow, vive le Québec, les Québecois. J’ai rarement entendu une aussi belle façon de présenter la cause souverainiste, indépendentiste , intelligente, aussi. J’espère seulement que les ténors de l’option y ont accès.
    Je veux juste ajouter ceci, au lendemain de l’indépendance du Québec, Le Québec sera toujours un pays démocratique, il y aura des élections, il sera toujours possible pour les québecois de se choisir un gouvernement à leur image.

  41. @Barbe Blance

    Je veux juste ajouter ceci, au lendemain de l’indépendance du Québec, Le Québec sera toujours un pays démocratique, il y aura des élections, il sera toujours possible pour les québecois de se choisir un gouvernement à leur image.

    Et ce n’est pas le cas maintenant? Et les Québécois n’ont-ils pas répondu NON par deux fois a votre utopie? Si vous respectez la démocratie, il faut accepter que les québécois n’en veulent pas de votre projet. Get over it.

  42. l'engagé dit :

    @ Barbe blanche

    Merci! mais le coeur de mon propos, c’est la chanson de Félix , je ne fais qu’un préface, envoyez-le texte à qui vous voulez, modifiez-le s’il le faut, je vais certainement l’amalgamer à un texte plus formel.

    Merci à Christian Rioux qui est un véritable démocrate et qui tolère des opinions si contraires à sa pensée.

    Quant à la démocratie, je ne vais rendre les armes que lorsque j’aurai la conviction que ce sont des hommes et des femmes éclairés de tous les tenants et aboutissants de l’affaire, des gens instruits, libres et indépendants qui ont pris résolument la décision de tourner le dos à cette option.

    Je ne veux pas dire que les gens qui votent non ne le sont pas, au contraire. Des amis à moi, très intelligents, très québécois, très libres et pourtant très «canadiens» sont fédéralistes, mais il s’agit d’une minorité qui ont un parcours particulier, atypique. Je pense sincèrement que les Québécois qui ont accès et qui apprécient la culture québécoise, qui savent à quel point il est difficle d’avoir une presse véritablement objective, qui ont les notions de politique, de philosophie et d’histoire que j’ai peu connaitre se rangent résolument du côté de la possibilité d’un pays.

    Je dirais surtout que cette cause traverse le désintéressement politique propre à la postmodernité, si Paul Sauvé avait vécu un peu plus longtemps, si le mouvement était parti plus tôt, la conjoncture du cynisme n’aurait pas croisé ce mouvement. L’indépendance de l’Irlande a pris du temps, on est pas le premier peuple traverser un tel «hiver».

    Si nous ne «souffrons» pas, tant mieux, c’est pas l’enfer du tout le Canada, on mérite mieux, simplement : ou du moins on mérite de voler de nos propres ailes et refuser ce défi nous oblige forcément à sentir un certain complexe. Et je n’attendrai pas Ottawa pour me l’offrir, cette occasion de grandir. Je ne crois pas que cette lutte politique s’est faite à armes égales, c’est pourquoi il n’est pas illégitime de la continuer.

    Rien ne dit qu’un jour, les rétrogrades seront clairement ceux qui auront lutté contre cette idée. Le jour où le oui sera à portée de main, une méchante gang ne voudra pas être en reste (on est un peu «troupeau», c’est comme ça qu’on a survécu et c’est très facilement explicable) et au lieu de voter oui à 60% de Québécois francophones, nous serons 75%, et soudain, un petit contingent d’allophones et d’anglophones voudront être solidaires et on aura beau 60% global.

    Si on fait un beau travail de politique extérieur, on pourra voir facilement reconnaitre notre légitimité. Mais avant ça, il faut de la fierté et voir clair : pour ma part, ça veut dire, lire m’informer, écrire des commentaires et montrer combien GESCA et POWER CORP travaillent contre nous.

    Vivre c’est agir.

    L’engagé

  43. Poukoi dit :

    À l’émission le verdict à radio canada Pauline Maroie a dit : ça fait 7 ans qu’on a un gouvernement fédéraliste à québec et on a aussi un gouvernement fédéraliste à Ottawa… Pwa ha ha ! J’espère! Moi j’aurais préféré avoir un gouvernement municipaliste à Ottawa! zut!

  44. Aimé Laliberté dit :

    Christian Rioux,

    Je suis parfois en désaccord avec vous, mais pas cette fois.

    Vous avez totalement raison.

    @L’engagé et les autres rêveurs,

    Votre discours trahit votre grande naiveté.

    Gilles Duceppe vient tout juste de voter pour maintenir le registre des armes à feu et ainsi permettre à Ottawa qu’il dit tant détester de connaître le nom et l’adresse de tous les chasseurs qu Québec qui ont des fusils ou carabines de chasse. Après cela, ce visage à deux faces prétend se comparer à la résistance nazie.

    Si vous croyez que Gilles Duceppe est une nationaliste Québécois, vous devriez allez vous faire examiner le coco.

    Gilles Duceppe est un globaliste à la solde d’intérêts étrangers!

    Traitre, ça prends tu un accent circonflexe?

  45. Aimé Laliberté dit :

    J’ai écrit ‘résistance nazie’, mais je voulais plutôt dire’ résistance française contre les nazis’.

    Il me fait penser à Pétain ce Duceppe!

    Qui a déjà entendu parler d’un chef politique qui demande à ses supporteurs d’enregistrer leurs armes auprès de la bande rivale?

    Gilles Duceppe n’est pas qui il dit être. C’est pas dur à voir!

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