Les Syndicaleux

Récemment dans les médias, il y a eu plusieurs histoires de magouilles impliquant les syndicats, principalement la FTQ. Des histoires de corruption, d’intimidation, ou de dirigeants qui se payent des voyages à même les cotisations. Presque personne n’ose porter plainte, par crainte de représailles. On est plus dans les années 50, comment se fait-il que ces gens là ne sont pas en prison? Comment se fait-il que ces syndicats ont autant de pouvoir?

Oui, les syndicats ont une utilité, mais quand ils deviennent trop gros et trop puissants, la corruption s’installe. Ils se mettent à en vouloir toujours plus, et même se mêler de politique.

Dois-je rappeler la syndicalisation du Wal-Mart au Saguenay? Ils savaient bien qu’en faisant ça, Wal-Mart allait fermer, mais ils se foutaient que les employés allaient perdre leur emploi. Pour eux c’était un trophée d’être les premiers à réussir à syndiquer un Wal-Mart. Et que dire de cette « Marche pour la paix » (Voir vidéo ici) où les grands syndicats marchaient aux côtés d’extrémistes islamistes qui scandaient « Israel assassin! » et « brûle, brûle Israel ». De quel droits osent-il parler au nom des syndiqués sans avoir demandé leur avis? En quoi est-ce que ça regarde un syndicat? Et que dire des syndicats d’employés de l’état, dont je suis, qui continuent d’en demander toujours et encore plus, en crise financière, alors que nous somme tout de même bien payés, avec de bonnes conditions, une sécurité d’emploi et un fond de retraite en or.

Dans certains cas, la syndicalisation est automatique (employés de l’état), dans d’autres, comme la construction, tu te fais intimider ou alors tu n’accèdes pas au chantier si t’es pas dans le « bon local syndical ».

Qu’est-ce qu’on peut faire pour régler tout ça? Pour commencer la syndicalisation ne devrait pas être automatique. Ca devrait être un choix pour chaque employé, Il faut que le syndicat les mérite nos cotisations syndicales. Et dans la construction les syndicats ne devraient pas avoir le pouvoir de sélectionner qui sera embauché comme c’est le cas présentement.

romaine
ftq

25 commentaires pour Les Syndicaleux

  1. l'engagé dit :

    Je suis d’accord avec vous pour condamner l’intimidation, mais je ne crois pas que rendre l’adhésion volontaire pour chaque employé soit la solution : la formule Rand rend les employés imperméables au chantage.

    Si on n’est pas content de son syndicat, on a la liberté de changer à l’interne démocratiquement ce qui s’y passe, de même si on trouve qu’il ne nous en donne pas pour notre argent, on peut militer pour apporter des changements ou on peut aussi changer d’affiliation.

    Autre aspect où je suis d’accord avec vous : les syndicats doivent protéger les travailleurs et l’emploi, ils sont les gardiens d’un certain garde-fou social, ils ne devraient pas discriminer à l’embauche ou protéger des membres anciens au détriment des précaires.

    Par contre, il est essentiel que les syndicats soient forts, puissants et qu’ils s’investissent en politique. Ils servent de balancier entre l’État et le Conseil du Patronat, les chambres de commerce, le Québec Inc. Ils sont l’interstice par lequel les gens ordinaires peuvent se faire entendre.

    C’est parce que les gens ne sont pas engagés qu’il y a des abus : en comparant nos salaires et nos avantages, au sein d’une centrale ou entre centrales, on pourrait remettre à l’ordre certains groupes qui en demandent trop. Je pense par exemples à certains col bleus municipaux qui ont parfois abusés (nuisant ainsi à l’image de leur profession) qui auraient pu, par exemple se faire remettre à leur place par les infirmières.

    Toutefois, je nuance en revenant sur l’essentiel de votre propos, l’intimidation, elle, est inacceptable.

  2. Tym Machine dit :

    Excellent article. Rebienvenue dans la politique québecoise ;)!!

  3. Gilles Laplante dit :

    « la formule Rand rend les employés imperméables au chantage.  »
    Absolument pas. La formule Rand met les employés à la botte du syndicat.

    « Si on n’est pas content de son syndicat, on a la liberté de changer à l’interne démocratiquement ce qui s’y passe, de même si on trouve qu’il ne nous en donne pas pour notre argent, on peut militer pour apporter des changements ou on peut aussi changer d’affiliation.  »
    En théorie c’est vrai mais en pratique c’est faux. Pour y arriver, il faut pouvoir réveiller un bonne partie des syndiqués qui généralement se contentent de payer leur cotisations ( comme les citoyens payent leurs impôts ) sans s’intéresser à la chose. Pour faire cela, quand on travaille, il faut avoir du temps de disponible alors que les hautes instances sont libérer et ont tous les pouvoirs et tout le temps nécessaire pour contrer les dissidents.

    « Par contre, il est essentiel que les syndicats soient forts, puissants et qu’ils s’investissent en politique. »
    Ce n’est absolument pas le mandat d’un syndicat. En faisant cela, un syndicat trahit une partie de ses membres qui ont été forcés d’y adhérer.

     » Je pense par exemples à certains col bleus municipaux qui ont parfois abusés (nuisant ainsi à l’image de leur profession) qui auraient pu, par exemple se faire remettre à leur place par les infirmières.  »
    Vous n’êtes pas sérieux là!

  4. l'engagé dit :

    Je suis on ne peut plus sérieux : les valeurs syndicales font la promotion de l’équité, de la démocratie et de la transparence.

    Les infirmières n’ont pas des heures de travail décentes, leur horaire est structuré d’une manière incohérente et préjudiciable. Par contre, certains travailleurs de d’autres secteurs sont hautement récompensés lorsqu’exceptionnellement la contingence les amène à avoir un horaire irrégulier. S’il y a de l’abus dans ces circonstances, les fonds publics sont alors honteusement dilapidés. Les syndicats doivent protéger leurs membres, mais leurs membres sont justement également des contribuables, d’où l’idée de la transparence : le fait de connaitre les compétences de l’un, ses responsabilités, son salaire et ses conditions permet d’évaluer socialement sa contribution à la société. Le salaire (et les autres conditions) d’un corps de métier ne doit pas être supérieur parce qu’on a affaire à une bande de « gros bras » ou parce qu’il s’agit de cadres ou d’administrateurs.

    Les syndicats sont donc des acteurs impondérables pour amener ce type de débat sur la place publique, exposer des faits ou soumettre des faits devant l’opinion. S’il n’y a pas de regroupements, de forums pour représenter les intérêts des petites gens, les individus sont alors atomisés et très vulnérables aux dictats des instances du patronat ou des gouvernement qui leur sont subordonnés.

    Pour donner un exemple concret, l’employeur Power peut utiliser ses filiales pour augmenter son rapport de force et jouit de soutiens politiques notables et connus, il peut leur demander de mettre leur poids dans la balance. Ce faisant, il utilise le politique ou les médias dans sa lutte advenant un conflit avec le syndicat des employés de l’une de ses filiales. Autre exemple, quand Péladeau fait publier une lettre dans ses journaux (et même dans ceux de ses compétiteurs) décrivant le rôle archaïque des syndicats, il fait de la politique… Son pouvoir médiatique est énorme, comment alors les syndiqués peuvent-ils protéger leurs intérêts s’ils ne font pas aussi la promotion de leurs idées dans l’espace politique et l’espace public?

    Les batailles ne se font pas dans l’enceinte de l’entreprise, elles se déroulent généralement dans l’espace public à travers l’opinion. Si certaines forces, structures ou acteurs de la société , préjudiciables aux travailleurs ordinaires font tout pour augmenter leurs pouvoirs dans l’agora sociale, il est compréhensible que les syndicats fassent également contrepoids… D’ailleurs, comme gestionnaire de fonds la CSN ou la FTQ doivent jouer ce rôle, puisqu’ils sont partenaires de biens des acteurs économiques et politiques des projets dans lesquels ils investissent.

    On peut leur reprocher de mal faire leur travail, mais c’est caractéristique du cynisme et du désengagement propre à notre époque, pas d’un problème de structure. En définitive, dans un monde mondialisé ou même les gouvernement perdent de l’influence devant les entreprises, les citoyens sont encore plus vulnérables aux assauts de décideurs et de mouvances qui les dépassent. Il ne faudrait pas oublier que les syndicats sont un rempart et un filet de solidarité contre la contingence d’un INC. qui tend à tout avaler.

  5. @L’engagé

    Je suis on ne peut plus sérieux : les valeurs syndicales font la promotion de l’équité, de la démocratie et de la transparence.

    Juste un moment, le temps que j’appelle l’ambulance, ma rate à éclaté à force de trop rire….

    Équité? Quand un syndicat bloque l’accès des chantiers aux membres d’autres syndicats? Ca s’est vu sur la côte Nord et à la Gaspésia.
    Démocratie? Quand nos chers syndicats appuient des terroristes, contre le seul état démocratique au moyen orient, sans consulter ses membres? Et quand ils se mêlent de politique lors des élections, toujours sans consulter leurs membres?
    Transparence? Quand des dirigeants de la FTQ se payent des voyages et autres luxes à même les cotisations des membres, et qu’ils n’ont pas de sanctions, que tout est balayé sous le tapis?

  6. l'engagé dit :

    Je vous parle des principes qui sous-tendent la vie syndicale, des fondements et surtout de l’apport de cette dernière, et vous me répondez avec des cas particuliers.

    En 2005, 40,5% de la main-d’oeuvre était syndiquée, vous allez généraliser les pratiques d’un groupe particulier dans un milieu donné à l’ensemble des travailleurs?

    Il y a des problèmes dans la FTQ Construction, il y aurait de la corruption, il y aurait des liens avec le crime organisé et avec les trois ordres du gouvernements seraient impliqués. Personne ne le nie, est-ce que ce problème est tributaire de l’organisation syndicale où serait-ce plutôt un problème typique de l’industrie de la construction?

    On monte le problème de la FTQ en épingle pour rendre caduc le modèle syndical parce que celui-ci déplait au patronat et au gouvernement pour la raison très simple qu’une société syndiquée, engagée, instruite et politisée ne se laisse pas manipuler.

    Les tenants du néolibéralisme et du libre-marché veulent faire disparaitre les écrans entre eux et les citoyens, car de cette façon ces derniers seront plus perméables aux initiatives des tenants actuels du pouvoir économique. Pour y arriver, on leur fait à croire que le système actuel coute trop cher et que le citoyen lambda serait plus riche sans toutes les protections sociales. D’où la campagne actuelle de dénigrement syndical, laquelle correspond aux diverses sorties «lucides».

    Heureusement, les citoyens ordinaires ne sont pas naïfs. Je réitère par contre que le cas de la FTQ Construction doit être réglée, idéalement par le biais d’une commission d’enquête que refuse l’actuel gouvernement provincial.

    Quant à votre allégation de soutien aux terroristes, c’est une affirmation trop grossière pour se passer de source.

  7. Christian Rioux dit :

    Vous n’avez pas regardé la vidéo que j’ai mis en lien de la marche pour la paix auquelle participaient les grands syndicats?
    Ce n’est pas la première fois que les syndicats appuient le Hamas ou le Hezbollah, deux groupes terroristes. Je n’ai pas gardé de trace, mais je me rappelle avoir fait une plainte à mon syndicat suite à un texte d’appui à l’un de ces groupes qu’ils avaient publié.

  8. l'engagé dit :

    J’ai regardé le vidéo, mais les manifestations sont libres au Québec et dans le coin de Concordia il y a TOUJOURS des «Allah Akbar» (l’asso dess étudiants propalestine est sur Mackay) et les manifs pour la paix sont généralement plus favorables aux victimes, les Palestiniens en l’occurence. Rien n’empêche les agitateurs extrémistes de venir crier leurs slogans, ça ne veut pas dire qu’elles cautionnent.

    Avez-vous une source qui tire noir sur blanc que la CSQ ou la CSN appuie le Hezbollah? Quelque chose comme une gazette officielle. Par contre si un exécutif syndical s’exprime au nom de ses membres en soutenant des avis contraire à l’assemblée, il faut le mettre dehors! Et les moyens démocratiques, vous les avez.

  9. Christian Rioux dit :

    Quelques secondes dans google pour en trouver:

    http://www.csn.qc.ca/web/csn/communique/-/ap/Comm06-06-03d.xml

    http://www.csn.qc.ca/c/document_library/get_file?uuid=e491054d-10cf-4d21-8f39-35c5642544eb&groupId=13943

    http://www.pointdebasculecanada.ca/breve/1406-quebec–la-haine-montreal-la-csn-ny-voit-pas-de-problme.php

    http://www.newswire.ca/en/releases/archive/June2007/06/c9377.html

    Au lieu de s’occuper de dossiers politiques internationaux auquel ils ne comprennent rien, ils devraient s’occuper s’occuper des syndiqués. C’est pour ça qu’ils sont payés.

    ET SVP NE PAS DEVIER LE DEBAT SUR LA QUESTION PALESTINIENNE, C’EST UN AUTRE DOSSIER. Le billet actuel est sur les syndicats.

  10. Olivier Lalonde dit :

    Si un syndicat est une organisation ayant pour rôle la gestion des intérêts de ses membres à l’intérieur du cadre du travail, en quoi est-ce que le dossier Palestinien interfère dans leurs affaires?

    Question bien naïve sans doute.

  11. Gilles Laplante dit :

    « Je suis on ne peut plus sérieux : les valeurs syndicales font la promotion de l’équité, de la démocratie et de la transparence.  »
    De toute évidence, vous n’avez jamais appartenu à un syndicat. On peut afficher toutes les valeurs qu’on veut, l’important c’est ce qu’on vie. Vous devriez sortir un peu de votre tour d’ivoire.

  12. l'engagé dit :

    Ok , on continue le débat, NON sur le conflit, mais sur la question de VOS SOURCES. Je vous rappelle que je vous ai mis au défi de me montrer une gazette où le soutien d’une centrale pour le Hezbollah était clair et explicite.

    Je vais donc examiner les liens que vous avez publiez dans votre commentaire du 15 mars 21h38

    Premier lien :

    ce qu’on peut trouver de préjudiciable (il s’agit d’un congrès de la CSN):
    « Ils ont de plus réaffirmé leur appui et leur solidarité aux collègues enseignantes et enseignants palestiniens dans leur lutte pour la reconnaissance de leurs droits. Monsieur Refaat Sabbah, directeur du Teacher Creativity Center»

    Qu’est-ce que le «Teacher Crativity Center»?

    C’est une ONG «Créée au début des années 1995 par un groupe de cinq enseignants et enseignantes […] [c]’est une organisation non gouvernementale basée à Ramallah avec l’objectif de développer des systèmes d’éducation capables de former des personnes conscientisées, critiques et créatives qui participeront activement dans la promotion d’une société démocratique où la justice et l’équité seront prédominantes. Le TCC, en collaboration avec des institutions locales et régionales, cherche à canaliser les politiques et les lois sur l’éducation vers une culture nationale de démocratie et de défense des droits humains.»

    Méchant programme terroriste… Et de quand date ce communiqué de la CSN?
    Réponse dans le bas…
    Source : FNEEQ-CSN – 06-06-2003

    hum 2003? Qui dirigeait l’Autorité Palestinienne? Yasser Arafat
    Cet événement vous rappelle-t-il quelque chose :
    «La vive poignée de main entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin derrière la Maison Blanche et devant le Président Bill Clinton suite à la signature des accords de Washington fait renaître l’espoir de l’établissement d’une paix durable entre les deux entités proche-orientales.»

    Rabin et Clinton auraient donc soutenu un terroriste actif?
    Quel était l’organisation de Monsieur Arafat? Le Hezbollah? Le Hamas?
    Non, il s’agissait du Fatah, qui demeure encore aujourd’hui un interlocuteur valide, et ce, depuis les accords d’Oslo.

    Enfin, est-ce que ce soutien est la décision de l’exécutif? Hum, il s’agit « des résolutions adoptées par les délégué-es, et plus particulièrement les propositions visant à exprimer l’appui de la fédération à des luttes menées en France et en Palestine ». Vos délégués sont quand mêmes plus accessibles que disons, un député ou un ministre. J’ai écrit une vingtaine de fois à des députés ou à un ministre, et je n’ai eu que quelques réponses. Mon délégué syndical, je peux lui parler lorsque je vais au toilette, son bureau est à côté. C’est quand même une représentation de proximité…

    Deuxième lien : une conférence à Ramallah en 2004, qui portait sur la mondialisation et le changement social, les profs, membres de la FNEEQ ont rencontré Arafat.

    Pas de quoi fouetter un chat…

    Troisième lien : une manif où un groupe radical s’insère et vient chanter des slogans haineux, première mise au point :

    «Mme Charbonneau se justifie en déclarant qu’elle ne soutient aucun slogan haineux à l’endroit du peuple d’Israël, et que la manifestation visait « »le respect des droits humains… »»

    L’article, qui cherche à faire le procès de madame Charbonneau en rajoute :
    «Et ces slogans ont été scandés à Montréal en présence de citoyens Juifs.»
    C’est pourtant une réalité connue que les manifs contre l’occupation attirent également des membres de la communauté juive orthodoxe, croyez-vous qu’il cautionnent aussi les militant haineux radicaux?

    Enfin, l’article ne peut taire la suite :

    «La CSN ne soutient aucun slogan haineux à l’endroit du peuple d’Israel. […] La CSN veut rappeler que sa présence à la manifestation de samedi dernier visait d’abord et avant tout le respect des droits humains et des résolutions de l’ONU»

    Je pense que c’est assez clair… des résolutions de l’ONU. Être pour la fin de l’occupation, ça ne veut pas dire être antisémite

    Dernier lien : il s’agit d’un communiqué, diffusé par la CSN, qui stipule que :

    « Des organisations québécoises dénoncent 40 ans d’occupation de la Palestine par l’armée israélienne »

    On y apprend que : «Une vingtaine d’organisations québécoises ont signé une déclaration demandant au gouvernement canadien de s’engager à exiger d’Israel : la fin immédiate de l’occupation ; le respect du droit international ; le
    démantèlement des colonies juives illégales et du mur de la honte. Une grande
    manifestation en appui à ces demandes se tiendra, ce samedi 9 juin, à 13 h, à
    l’angle du boulevard René-Lévesque et de la rue Peel, à Montréal, faisant écho
    à d’autres manifestations semblables qui se tiendront dans le monde.»

    Enfin on comprend aussi que :

    «[L]a situation économique [est] catastrophique dans les territoires
    palestiniens. Selon un rapport rendu public le 28 mai dernier par le Bureau
    international du travail (BIT), le nombre de ménages vivant sous le seuil de
    pauvreté s’est accru de 26 % entre mars 2006 et mars 2007, et ce, alors que le
    produit intérieur brut par habitant (PIB) a chuté de 40 % entre 1999 et 2006.
    On compte aujourd’hui dans les territoires palestiniens occupés sept ménages
    pauvres sur dix, soit 2,4 millions de personnes.
    « C’est une situation insoutenable grandement exacerbée par des contrôles
    et des obstacles à la mobilité des personnes et des biens, » […] Enfin la Coalition demande au gouvernement canadien de retirer au Fonds
    national juif son statut d’organisme de charité au Canada puisque de par sa
    charte, ce fonds ne peut louer des terres qu’à des Juifs ou à des Juives.
    Ainsi, les contribuables canadiens subventionnent à leur insu ce système de
    discrimination raciale et de dépossession des Palestiniennes. »»

    Je trouve cela plutôt instructif, mais je cherche encore le soutien au terrorisme. Je ne comprends absolument pas la lecture que vous faites des 4 sources que vous avez publiées et comment vous pouvez conclure, à la lumière de ces dernières que la CSN soutient le terrorisme : l’examen attentif
    révèle que la CSN étend à l’international ses principes de solidarité. Avec l’expérience des enseignants membres de la FNEEQ qui sont allés à Ramallah, j’ai d’ailleurs l’impression que leur lecture est la bonne, ils ont au moins une expérience de terrain, si je peux me permettre cette boutade «du haut de ma tour d’ivoire».

    Vous pouvez librement prétendre que ce n’est pas son mandat, mais des gens dans ce syndicat soutiennent le contraire ; je paie des impôts comme vous et je m’oppose pourtant que l’on baisse les redevances que les entreprises qui les exploitent doivent verser (bien que le gouvernement vienne d’autoriser cette distribution), mais j’accepte que ce soit la règle en démocratie. Les mêmes principes démocratiques pourraient vous permettre de changer les orientations de la CSN.

    Pour l’instant, tout ce roman permet, sans l’ombre d’un doute, de déconstruire l’argument par lequel vous discréditiez le caractère démocratique que je conférais au syndicalisme. La démonstration de la vérification des sources prêche pour l’importance de la transparence, quant à l’équité, nous nous entendons pour dire que c’est le problème de l’heure…

    Répondre à Monsieur Laplante exigerait des références à la vie plus intime et à l’anecdote, L’Engagé préfère rester dans le domaine des idées : une démonstration de la part de Monsieur Laplante démontrant que les simples travailleurs se porteraient mieux sans syndicat et sans convention collective serait par contre la bienvenue.

  13. l'engagé dit :

    coquille :

    que l’on baisse les redevances sur l’exploitation des sables bitumineux
    sans ce bout, la phrase est incompréhensible. dsl

  14. Gilles Laplante dit :

    J’en déduis que j’ai raison. Soit vous n’avez jamais appartenu à un syndicat soit vous faites parti des instances d’un syndicat. Durant ma carière active, j’ai fait parti, par la force, de trois syndicats. Si c’est votre conception de la démocratie, ce n’est certainement pas de la liberté.

  15. l'engagé dit :

    @ Gilles Laplante

    Puisque le sujet vous brûle tant, j’accepte les confidences. Je suis membre d’un syndicat, j’assiste d’ailleurs rigoureusement aux assemblées, et je suis rarement d’accord avec la majorité, mais je ne suis absolument pas dans les instances.

    Cette expérience est relativement nouvelle, comparativement aux 10 ans que j’ai passé dans des organisations où nous n’étions pas syndiqués. J’ai constaté ce que signifiait l’arbitraire, la contingence et l’absence d’un rapport de force. J’ai parfois dû faire des gestes illégaux pour conserver mon emploi et ma position dans l’entreprise, en m’assurant que cette dernière faisait des profits raisonnables. Des changements d’administrateurs (parfois renversés peu après) suffisaient à m’enlever en une semaine des acquis que j’avais obtenus par ma productivité pendant des années. Je ne m’étendrai pas sur l’absence d’avantages sociaux; les congés pour maladie étaient inexistants et on faisait des heures supplémentaires s’il le fallait, ces dernières n’étaient pas rémunérés en conséquence et «non» n’était pas une réponse.

    Par contre vous avez raison, la démocratie suppose inévitablement l’abandon de certaines prérogatives et d’une limitation de la liberté, c’est le propre du contrat social. Nous retrouvons par contre une certaine liberté si les lois sont respectées, le dix-huitième siècle est truffé d’une littérature à ce sujet. La présence des syndicats et leur travail politique garantissent une représentation politique des travailleurs. Par rapport au pouvoir du patronat et de l’État, dans une ère post-moderne où les pouvoirs médiatiques sont concentrés et fortement teintés de convergence, ce contrepoids est précieux.

    C’est finalement une question de partage des pouvoirs, je remarque cependant que tenants de la droite les plus fanatiques prêchent pour la suppression des diverses dépenses que font les individus, sans comprendre qu’il y aura un coup social. On pense, à tort, qu’en diminuant les impôts, les taxes, les cotisations syndicales, qu’on se retrouvera soudain plus riches. C’est peut-être vrai pour certains, mais le tissus social, la sécurité se seront elles-mêmes tellement désagrégées, que nous aurons de nouveau coups, de nouveaux services à payer, et un gouvernement forcément obliger d’inverstir dans la loi, l’ordre et la répression. On a presque 50% de décrochage, du moins à Montréal, pensez-vous que c’est gens-là vont s’en sortir dans un monde dérèglementé et où la taille de l’État aura été réduite? Je pense de mon côté qu’ils se feront manger la laine sur le dos, que ce n’est pas la majorité qui profitera de l’enrichissement provoquée par une augmentation potentielle de l’activité économique.

    À travers ma défense des syndicats, c’est cette solidarité que je vise à protéger.

  16. Gilles Laplante dit :

    Mon avis est que la solidarité est au syndicat ce que l’amour est à la pute.

  17. l'engagé dit :

    Les présupposés de votre commentaire témoignent que la vie en communauté est une affaire d’intérêt que la relation à autrui est d’abord intéressée.

    C’est valable et ça ressemble à Hobbes.

    « In the first place, I put for a general inclination of all mankind a perpetual and restless desire of power after power, that ceaseth only in death. And the cause of this is not always that a man hopes for a more intensive delight than he has already attained to, or that he cannot be content with a moderate power, but because he cannot assure the power and means to live well, which he hath present, without the acquisition of more. »

    «To this war of every man against every man, this also in consequent; that nothing can be unjust. The notions of right and wrong, justice and injustice have there no place. Where there is no common power, there is no law, where no law, no injustice. Force, and fraud, are in war the cardinal virtues »

    Leviathan

    Dans ce contexte je préfère encore le rapport de force que je peux obtenir avec d’autres contre un patron.Moi et mes pairs, par le biais de l’union pouvons lui imposer certaines condition en échange de notre travail.

    Sans cette union, notre résistance est futile, et c’est là que nous sommes forcés d’agir en pute.

  18. @L’engagé
    Au lieu de partir en peur dans de longs discours, relis le texte original. Je ne suis pas contre les syndicats, je suis contre les abus et je dis qu’il faut trouver une façon de les limiter.

    Un syndicat ça a du bon tant qu’il y a une balance de pouvoir avec le patronat. Si l’un des deux est trop fort, ça conduit aux abus.

  19. Gilles Laplante dit :

    Je ne suis pas totalement contre les syndicats mais contre le syndicalisme tel que pratiqué au Québec. La syndicalisation forcée est un abus à ma liberté d’aller négocier directement avec mon employeur. Quand mon syndicat s’implique dans le conflit israélo-Arabe, il me trahit parce que sa position est contraire à la mienne. Quand mon syndicat s’oppose au privé dans la santé, il me trahit parce qu’il m’empèche d’obtenir des services décents.

    Dans mon commentaire précédent, je voulais démontrer que la solidarité achetée n’a pas plus de valeur que l’amour acheté.

  20. l'engagé dit :

    Ce qui vous empêche d’avoir des services décents en santé, comme en éducation, c’est le financement. Le fédéral, qui n’offre à peu près pas de service aux citoyen a un budget de 283 milliards. La province de Québec, qui se charge de la santé et de l’éducation a un budget de 67 milliards. Même si on a des transferts et de la péréquation des sommes astronomiques sont englouties en pure perte (exemple l’argent pour les réfections d’infrastructures passe par Ottawa, qui gère les programmes, qui ensuite les redistribue au provincial puis au municipal).

    La propagande du privé en santé est principalement le lot de Power Corporation, qui détient deux entreprises d’assurance, et finance grassement le Fraser Institute et l’Institut Économique de Montréal , où siège Hélène Desmarais, la femme de Paul junior, du même nom, et on a droit a des éditoriaux favorable à la question dans toute la province avec 31,38 % du tirage, et surtout une distribution de quotidiens locaux dans les villes importantes.

    On a des problèmes en santé, qu’on s’en occupe, mais c’est pas précisément la faute à la propriété publique du système que de l’incompétence des administrateurs, des décideurs, et de l’absence d’engagement politique de la population.

    Vous voulez le beurre et l’argent du beurre : la même qualité de vie que ce que nous donne notre progressisme et notre filet social, mais sans le cout. Vous pensez que si on se mettait à sabrer dans le système actuel, qu’on vivrait de la même manière, mais que vous auriez simplement plus d’argent dans vos poches? La dégradation du tissus communautaire et social, concomitante à la déstructuration que vous souhaitez augmenterait l’insécurité et créerait de nouveaux problèmes sociaux. Il y aurait certainement un enrichissement, mais ce dernier se réaliserait à travers un écart grandissant entre riches et pauvres. Est-ce vraiment le monde dans lequel vous voulez vivre?

    Vous pensez vraiment qu’en négociant votre salaire directement, que vous en sortiriez gagnant? Le patron est le seul, dans ce genre de contexte à jouer l’un contre l’autre… Je présume qu’il y aurait beaucoup de perdant, et c’est pas nécessairement les mauvais travailleurs, seulement ceux qui savent moins se défendre.

    Le monde du «all against all» n’est ni viable, ni intéressant.

  21. @L’engagé

    Vous pensez vraiment quen ngociant votre salaire directement, que vous en sortiriez gagnant?

    Les syndicats protègent beaucoup les médiocres et les incompétents. Normalement ces employés à problèmes seraient dehors, alors que les plus performants pourraient négocier de meilleurs salaires.
    Mais grâce à nos syndicats trop puissants, que tu travailles comme un fou, ou que tu te pognes le beigne, vole ou fraude ton employeur, tu as le même salaire et les même conditions. Dans certain cas, si tu es trop performant, tu te fais menacer parce que tu fais mal paraitre les autres…. C’est ça le genre de syndicat qu’on a au Québec.

  22. l'engagé dit :

    Les médiocres et les incompétents sont également très présents chez les cadres. On en fait pas d’aussi grandes esclandres.

    Quel est votre méthodologie, vos études pour appuyer vos propos, est-ce seulement votre expérience personnelle ou un ramassis de lieux communs?
    Les primes pour administrateurs sous-performants ne sont pas de beaux incitatifs à la productivité non plus.

    Vous pouvez militez pour une plus grande transparence, une plus grande imputabilité et plus de reddition de comptes, on verra alors plus clair. Avec des titres comme : syndicaleux et le relais des demi-vérités, vous mettez pour ainsi dire le ver dans le fruit et vous contribuez à accroitre la fracture sociale.

  23. Expériences personnelles dans quelques emplois, la plupart au public et parapublic. Mais ici n’est pas l’endroit pour étaler des cas personnels précis. Quant au cadres, ils n’ont pas de sécurité d’emploi…

    Vous parlez de syndicat en général, mais vous n’avez pas parlé beaucoup dans vos longs textes des problèmes actuel comme ceux de la FTQ: l’intimidation et les voyages payés à même les cotisations des syndiqués.

  24. l'engagé dit :

    L’explication est simple, vous vous servez de cas particuliers pour faire valoir un point de vue général. Toute votre introduction sert ce constat :

    «Oui, les syndicats ont une utilité, mais quand ils deviennent trop gros et trop puissants, la corruption s’installe. Il se mettent à en vouloir toujours plus, et même se mêler de politique.»

    et vos exemples soutiennent votre conclusion sans pour autant que l’exposition logique de vos argument soit manifeste :

    «Pour commencer la syndicalisation ne devrait pas être automatique. Ça devrait être un choix pour chaque employé, Il faut que le syndicat les mérite nos cotisations syndicales. Et dans la construction les syndicats ne devraient pas avoir le pouvoir de sélectionner qui sera embauché comme c’est le cas présentement»

    J’ai écrit dès le départ que comme vous je condamnais l’intimidation, et comme tout le monde je suis contre le vol. Je m’en suis pris à la généralisation selon laquelle la taille du syndicat impliquait automatiquement corruption et j’ai chercher à faire transparaitre les failles de la thèse qui soutient que les syndicats sont trop puissant. Au passage, le travail exhaustifs sur vos sources permet de voir que votre lien avec le terrorisme était effectivement grossier et on aussi pu voir qu’il est normal pour un syndicat d’étendre une partie de son activité à la politique.

    Vos propos eux-mêmes avaient peu à voir avec une véritable exposition des enjeux des chantier de La Romaine, vous vous en êtes servi comme prétexte pour répandre vos idées reçues, je me suis donc contenter de faire des remarques sur certains des raisonnements trompeurs sur lesquels ces dernières étaient fondées.

    Votre blog est très populaire, les gens qui le fréquentent peuvent ainsi avoir deux points de vue. Par ailleurs, vos partisans ont le bonheur de vous voir expliquer vos thèses. Il n’y a donc que des gagnants. Même si je suis en désaccord, il est plaisant de voir que les citoyens réagissent et ne laissent pas passer n’importe quoi. Je suis d’ailleurs partisan de bien plus de transparence, et ce, dans toutes nos institutions, qu’elles soient privées, publiques, syndicales, fédérales, et tutti quanti, que nous soyons de gauche ou de droite, sceptique ou réchauffiste, nous gagnerons à comprendre un peu mieux ce qui se passe dans notre société. En ce sens, je salue votre ardeur et votre vigilence.

    Bon week-end!

  25. Gilles Laplante dit :

    « Ce qui vous empêche d’avoir des services décents en santé, comme en éducation, c’est le financement. »
    Si vous avez raison, ce dont je doute fort, nous sommes perdu. Depuis 30 ans on nous dit la même chose. Depuis 30 ans on augmente le financement et rien n’évolue. La solution n’est pas là de toute évidence.

     » Il y aurait certainement un enrichissement, mais ce dernier se réaliserait à travers un écart grandissant entre riches et pauvres. Est-ce vraiment le monde dans lequel vous voulez vivre? »
    Je n’aurais aucun problème avec ça. L’écart est un argument socialiste. Ce qui est important c’est le niveau de vie des pauvres. De plus, dans un Québec sans riches on ne pourrait pas se permettre un seul programme social. Ce n’est pas les BS qui les payent.

    « Vous pensez vraiment qu’en négociant votre salaire directement, que vous en sortiriez gagnant? Le patron est le seul, dans ce genre de contexte à jouer l’un contre l’autre… Je présume qu’il y aurait beaucoup de perdant, et c’est pas nécessairement les mauvais travailleurs, seulement ceux qui savent moins se défendre.  »
    Absolument. Il y a toujours un employeur pour reconnaitre la compétence. Évidemment, le facteur de la rareté joue et ce n’est pas comme caissier chez IGA que vous pourrez appliquer ce principe. À vous de vous spécialiser dans un domaine ou il n’y en pas treize à la douzaine. Aux autres à se syndiquer, mais je réclame le droit de ne pas le faire.

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