Mort de Pierre Falardeau

Pierre Falardeau est mort hier soir d’un cancer (du poumon probablement du rein, selon certaines sources). Les témoignages affluent: « Comme il était sympatique! » « C’est un grand homme libre » « C’est une grande perte pour notre nation » de clâmer Bernard Landry.

Un moment!, y a-t-il deux Pierre Falardeau? On parle bien du même homme qui appuyait l’idée d’utiliser le terrorisme pour la cause séparatiste? Le même qui appuyait le groupe terroriste du Hezbollah? Le même qui s’était réjouit des attentats du 11 septembre? Le même qui s’était REJOUIT de la mort de Claude Ryan?

Je ne suis pas aussi méprisant que lui, je ne me réjouis pas de sa mort, mais on est très loin de dire de lui qu’il est une « grande perte pour la nation ». Même certains séparatistes doivent être soulagé aujourd’hui, parce qu’il était nuisible pour leur cause. Les seuls qui l’appuyaient et l’admiraient étaient les séparatistes extrémistes.

Repose en paix, t’en a bien besoin, avoir avoir vécu avec tellement de haine.

Billets reliés:
Falardeau : « C’est d’la marde! »
Imposteur (sur antagoniste.net)

36 commentaires pour Mort de Pierre Falardeau

  1. B. Vallée dit :

    Je vais tout de même faire un effort pour ne pas trop sourire. N’empêche : les emmerdeurs finissent par mourir eux aussi… En ce week-end, le petit milieu « culturel » québécois va se perdre en hommages compassés, puisque « l’écrivaine » Nelly Arcan, cette curieuse androïde sexuelle, est également décédée…

    Bon, je n’en dirai pas davantage…

  2. Martin dit :

    Falardeau va me manquer comme un cor au pied.

    Cela dit, B. Vallée, je connais mal Nelly Arcan. Pourquoi l’appelles-tu « androïde sexuelle »? Ça fait référence à quoi?

  3. Tym Machine dit :

    Je partage en partie votre point de vue dans cet éditorial mais permettez-moi de m’inscrire en faux dans un éditorial de mon grand cru que vous aurez peut-être la chance de venir commenter.

    http://tymmachine.blogspot.com/2009/09/pierre-falardeau-un-nationaleux-decede.html

  4. B. Vallée dit :

    À Martin :

    Nelly Arcan, androïde sexuelle ? Je sais que ce n’est pas très gentil. Mais si vous aviez vu la femme, si vous l’aviez déjà entendu et, surtout, si vous aviez lu l’un de ses livres (expérience pénible) vous comprendriez exactement de quoi il s’agit. On parle, ici, de fabrication médiatique… Jusque dans la mort, puisque les médias sont en train de lui fabriquer un personnage « d’écrivain majeur » à partir de presque rien : deux livres somme toute assez médiocres… Mais Nelly Arcan était, assurément, dans la vie de tous les jours, une femme très gentille, et qui devait vivre de grandes souffrances, puisqu’elle s’est enlevée la vie… Cette partie de son histoire mérite le respect.

    Quant à Falardeau, et bien on va se garder une petite gêne… Une petite gêne, vraiment ? Il faudrait demander aux enfants de Claude Ryan, que Falardeau (avec sa délicatesse habituelle) a traité de « charogne » quelques jours à peine après sa mort, ce qu’ils en pensent… Après tout, la tentation d’aller pisser sur la tombe d’un emmerdeur aussi considérable que Pierre Falardeau est vraiment très forte… Falardeau, comme on dit, était un personnage « coloré ». L’ennui, c’est que le brun était la couleur dominante dans son discours. En effet, Falardeau considérait comme de la « marde » tout ce qui ne contribuait pas au triomphe de ses précieuses petites « idées »… Comme il fallait s’y attendre, l’impayable Bernard Landry est sorti de son terrier pour proférer, au nom de la paroisse souverainiste, deux ou trois sottises bien ampoulées, bien scolaires, comme seule l’université peut en produire, en déclarant que la disparition de Falardeau était une grande perte pour la « nation »… Une grande perte, vraiment ? Si la mort d’un pareil saligaud (et je pèse mes mots), qui tenait plus du moulin à insultes que du cinéaste, est une grande perte pour la « nation », et bien la dite « nation » ne vaut même pas la peine qu’on s’y intéresse…

  5. Simon dit :

    Bonjour Christian,

    Connaissant le genre de politique, de politiciens, hommes de pouvoir et média qui hantent actuellement le pays, et ce, toute allégeance politique confondue, je ne suis pas surpris des propos qu’ils tiennent en ce moment. Il est évident que Pierre Falardeau n’avait pas la langue dans sa poche et écorchait tout particulièrement ceux qui utilisaient la langue de bois.

    S’il y a une chose à dire sur Pierre Falardeau, c’est justement sa capacité à ne pas être « politically correct » dans un espace qui ne tolère rien d’autre. Sur une échelle de zéro à dix (de la langue de bois à mal engueulé), alors que je placerais Pierre Falardeau à dix (10), il me semble que tu te situes plus vers les cinq et demi (5,5), six (6), plutôt que quatre (4) ou trois (3). Des gens comme toi qui peuvent dire les vrais choses sont rares et nécessaires dans notre société pour qu’une vraie démocratie existe.

    Je finirais en disant que Pierre Falardeau nous permet probablement aujourd’hui de dire plus de choses sans être stigmatisé comme des fauteurs de troubles,et que s’il n’avait pas été là pour défoncer les limites « permises » de propos publics, probablement qu’aujourd’hui plus personne n’oserait s’élever contre la bêtise humaine.

    Merci pour ton blog.

  6. R.Pelletier dit :

    Personne n’a le droit de se réjouir de la mort de son prochain.

    Je dirai que c’est dommage pour l’homme, le père l’oncle ,le cousin le possiblement agréable petit ou grand frère si c’était le cas. Sa famille perd l’homme.

    Nous, nous perdons un cinéaste politisé, biaisé sur la souveraineté, le même homme qui crachait sur le fédéral, mais qui semblait bien heureux de se faire vivre par les subventions de Téléfilm Canada et autres subventions, que tout artistes requiert pour pouvoir nous vomir leur nullité par la tête.

    J’ai eu peur que Pauline Marois et Bernand Landry demandent des funérailles nationales. Il a dérangé et il dérange encore.

    Réjouissons-nous Patrick Bourgeois également n’est pas éternel.

  7. Martin dit :

    B. Vallée: Merci! J’aurai besoin de plus de recherche pour me faire mon opinion. Ses livres vont se vendre assez bien j’imagine, j’éviterai peut-être de faire comme les autres. Je connais vraiment peu le personnage, c’est pour cela que je demandais!

    Et bien, pour Falardeau, je ne vanterai pas ses mérites. Quel mérite est-ce de dire « j’ai mal là » quand on a justement mal à cet endroit? Aucun. Il disait ce qu’il voulait, et ce qu’il pensait, et dans cette poubelles d’idées qu’il avait pour cervelle, il y avait des convictions profondément xénophobes. Convictions qu’il a vainement essayer d’exorciser en les plaçant dans la peau de son fédéraliste modèle, Elvis Gratton. La sauce n’a pas pris, mais le vrai du créateur est finalement sorti des années plus tard.

  8. Ordurier, Pierre Falardeau? Non! Émotif? Certes, mais il fallait toujours lire et/ou écouter ses propos sous l’angle du deuxième degré! Son style mélangeait la réflexion intellectuelle, le joual et la vulgarité, mais, au-delà des sacres et des mots souvent provocateurs, il nous livrait un véritable message politique qui sortait du fond de ses tripes et de sa pensée toujours bien structurée pour aller au bout de ses idées et de ses ambitions pour le Québec, que ce soit sur le plan politique ou, encore, sur le plan culturel.

    Il n’avait pas peur de défendre ce à quoi il croyait vraiment. Il avait une très forte intégrité intellectuelle. Qu’on l’aimait ou qu’on ne l’aimait pas, avec Pierre Falardeau, il n’y avait aucune langue de bois. On avait toujours l’heure juste. On savait où il logeait et ce à quoi il croyait et on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir manquer de clarté dans ses propos.

  9. Antitribu dit :

    Comme la plupart des ultra-nationalistes, Pierre Falardeau n’avait pas d’opinions, il n’avait que des sentiments.
    Caricaturer les fédéralistes en Elvis Gratton ce n’est pas ce qu’on peut appeler de l’opinion. D’allieurs ce personnage m’a fait mourir de rire et je le trouvais même sympathique dans sa démesure.
    La démesure atteint rarement sa cible. Trop c’est trop.

  10. Christian Rioux dit :

    @JLP
    C’est sûr que tu le trouvais sympathique, il était aussi extrémiste que toi.

    Je trouve difficile que certains puissent faire l’éloge d’un gars dont le vocabulaire se limitait à « Va chier » et  » Mange de la marde! ». Je ne vois pas comment on peut trouver un 2e degré à « Mange de la marde! »
    Toute sa vie il l’a passé avec la haine au coeur. Toute sa vie il a hait les « autres », c’est à dire tous ceux qui ne suivait pas exactement sa pensée. Il avait traité d’ordure Plume Latraverse simplement parce qu’il avait été chanter à un spectacle du Canada. Quand chanter c’est ton métier, il faut être drôlement riche pour se permettre de faire la fine bouche.
    Il avait tenté de louer un avion avec une banderole « mange de la marde » pour les funérailles de Trudeau. Juste entendre le mot « Canada » suffisait à le mettre en rogne.
    Selon lui, si tu n’étais pas francophone ET séparatiste, tu n’étais pas un québécois, donc la majorité des gens vivant au Québec n’étaient pas (selon lui) des québécois.

    De toute façon, la grande majorité des « leaders » séparatistes ont les cheveux gris ou blancs. D’ici 25 ans, les séparatistes seront une minorité.

  11. Antitribu dit :

    Rectifications: 1) Je ne suis pas JLP.
    2) C’est Elvis Gratton que je trouvais plutôt sympatique et pas son créateur qui me faisait plutôt c….

  12. Mélodie dit :

    J’ai de la difficulté à croire ce que je lis!!! Je pense, honnêtement, que vous connaissez mal cet homme et que vous êtes en train de vous prononcer sur un sujet (ou un homme plutot) dont vous ne connaissez pas.

    M. B. Vallée, si ton médiocre intellect te donne envie de ‘pisser sur sa tombe’ et que tu oses traiter la nation québécoise comme «de la marde», alors je me demande sérieusement ce que tu fais au Québec. Dans le fond, tu n’as rien compris au Québec et à sa culture. Si j’avais un conseil à te donner, à part celui d’aller te faire enculer par un nationaliste-souverainiste, serait de t’exiler au Texas ou au Vit-Nam pour peut-être découvrir une autre culture qui t’ouvriras les yeux sur la vraie vie! À moins que tu sois simplement incapable de le faire, peu importe la culture.

    Contrairement à vous tous, je suis en deuil et trouve très triste la mort de cet homme. Il fut un GRAND! oui oui! un GRAND pour le QUÉBEC! Il contribua au réveil national et il continuera à le faire par ses oeuvres littéraires et cinéastres comme le célèbre Elvis Gratton. Si, comme Jean-Luc Proulx le disait, vous n’êtes pas capable de comprendre ses films en allant au delà du 1er sens, alors peut-être que justement l’université ferait trvailler votre petit cerveau «de marde»!!!

    Et pour répondre à Christian Rioux, et j’espère que tu n’es pas le journaliste de La Presse, je ferai tout, en tant que Québécoise-francophone-séparatiste (comme tu aimes étiquetter) et fière de l’être, pour m’assurer que les leaders sépartistes continuent de faire de défendre les intérêts du Québec et qu’ils continuent à emmerder ta vie jusqu’à la fin de tes jours!

    Bonne soirée groupe! et je me jure de ne plus jamais lire des choses aussi insignifiantes à partir de ce soir, et pire, de ne plus jamais y répondre. C’est que ça allait au-delà de l’acceptable!

  13. Martin dit :

    Falardeau était un terroriste qui incitait à la haine et à la violence. C’est indécent de défendre ce type!

    Jeff Fillion n’a jamais été aussi loin et c’est lui qui a été condamné! Pourquoi? Parce qu’il était fédéraliste! Le concept de liberté d’expression s’applique uniquement aux séparatistes qui peuvent dire n’importe quoi.

    PS. Si Gilles Proulx avait été fédéraliste, sa carrière radio aurait été très courte…

  14. Caligula dit :

    *** un gars dont le vocabulaire se limitait à “Va chier” et ” Mange de la marde!”. ***

    C’est pas sérieux ce blogue. Ça fait ton affaire hein Christian de t’arrêter là. Ça te permet justement de ne pas avoir à débattre ses arguments. Comme si le vocabulaire de Falardeau s’arrêtait à ça… As-tu déjà lu un de ses livres au moins?

    Savais-tu que même Bernard Pivot a encensé son écriture? J’en doute. Allez, conforte toi dans tes idées fixes, c’est pas menaçant.

    *** D’ici 25 ans, les séparatistes seront une minorité. ***

    À ta place je parlerais un peu aux jeunes. Seule une minorité est fédéraliste.

  15. barbe blanche dit :

    @ Christian Rioux
    « Quand chanter c’est ton métier, il faut être drôlement riche pour se permettre de faire la fine bouche. »
    Quand tu as des convictions profondes, tu t’abstient, parles en à M. Raymond Lévesque , qui lui a refuser le prix de la gouverneure générâle du canada
    « De toute façon, la grande majorité des “leaders” séparatistes ont les cheveux gris ou blancs. D’ici 25 ans, les séparatistes seront une minorité. »

    Continu de rêver Christian, ton réveil risque d’être brutal, dans le sens que tu ne t’y attend vraiment pas.L’indépendance du Québec vas être fait sans que tu ne l’ai vu venir.
    Sache que le message de M. Pierre Falardeau n’est pas mort avec Lui, même si tu aurais apprécié que le peuple l’oublie.

  16. Martin dit :

    « D’ici 25 ans, les séparatistes seront une minorité. »

    Mais c’est déjà fait 🙂 Ça l’a toujours été (à part peut-être une fois pendant le temps du lac Meech lors d’une pleine lune combinée à un alignement de planètes particulier et qu’il pleuvait avec des vents entre 25 et 30 km/h).

  17. Martin dit :

    Je ne crois pas, par contre, ce qu’on dit à propos que ça arrange les séparatistes qu’il soit mort. Au contraire, j’irais jusqu’à dire qu’il était un électron libre qui disait tout haut ce que plusieurs d’entre eux n’osaient pas dire. N’étant associé qu’à des groupuscules, il avait la tâche de maintenir le feu (de la braise, plutôt!) en vie d’une manière moins drabe que le PQ.

    Fait ironique, on pourrait dire de lui qu’il disait « les vraies choses », qualificatif qu’on applique aussi aux « dangereux d’extrème droite » de l’ADQ, mais avec un ton plus indigné. Quand c’est Falardeau, c’est correct, sinon, c’est être des « angry white men ».

  18. Christian Rioux dit :

    @Martin
    Je voulais dire une petite minorité, dans le sens de sans importance.
    C’est sûr que s’ils étaient majoritaire, la séparation aurait passé. Imagine ce que ça aurait été si le pic de la vague dont ils ont profité en 1995, et qui est retombé tous de suite après, aurait été suffisant pour que ça passe. Quel sorte de pays ça aurait fait où la majorité n’est plus intéressée à cette utopie.

    Autre chose qui m’agaçait dans les témoignages de « sympathie », des gens ont dit qu’il représentait les « valeurs des québécois ». Sûrement pas les miennes, ni celles de la majorité des québécois, mais seulement les valeurs d’un groupe extrémiste minoritaire qui est bruyant et violent (ex : annulation de la reconstitution de la bataille) mais qui ne représente certainement pas la majorité silencieuse.

  19. Antitribu dit :

    Y a une « criss » de folle qui prétend que me traiter de merde c’est traiter le Québec de merde. »Estie » je suis le Québec. »Tabarnak » faut-y être demeurée pas à peu près. J’ai déjà de la misère à être moi-même.
    Naturellement, tout le monde aura compris que j’utilise le type d’argument de P.F., notre grand polémiste national.

  20. B. Vallée dit :

    À Mélodie (du bonheur ?)

    Décidément, vous avez trouvé votre grand homme. Tant mieux pour vous. Il ne vous reste plus qu’à lui élever des monuments, des statues. Et à faire embaumer sa carcasse, avant de l’exposer dans un mausolée gigantesque, comme celle du père Lénine… Vous pourrez faire défiler les enfants devant ce « père de la patrie »….

    Je vous cite : « Si j’avais un conseil à te donner, à part celui d’aller te faire enculer par un nationaliste-souverainiste, serait de t’exiler au Texas ou au Vit-Nam »

    Me faire enculer par un nationaliste-souverainiste ? Mon Dieu, quelle délicate attention ! Y aurait-il un volontaire ? C’est curieux, tout de même : chez les admirateurs de Falardeau, on en revient toujours au cul, à la merde, aux immondices et aux enculages. Il y aurait là, sans doute, de quoi faire une intéressante psychanalyse.

    En parlant du « Vit nam », vous faites aussi un amusant lapsus d’écriture. Saviez-vous qu’au temps du Marquis de Sade, un « vit » était un membre masculin ? Décidément, on en revient toujours à ça…

    Bon. Je vous laisse, charmante pimbêche, pleurer votre grand homme, et jouir à plein de votre intellect tellement supérieur au mien. Quant à moi je vais aller me faire enculer par un « nationaliste-souverainiste » qui, je l’espère, sera plus délicat que votre Falaridiot.

  21. Tym Machine dit :

    Il n’en demeure pas moins que même si je reconnais le talent de l’homme, je n’ai aucun problème à voir certaines personnes le traiter de pourriture le jour de sa mort puisqu’il l’a fait lui-même le jour de la mort de Pierre Falardeau Claude Ryan.

    C’est drôle, si un ardent fédéraliste voulait créer un grande controverse, il n’aurait qu’à prendre la lettre dédiée à Ryan et changer le nom de Claude Ryan pour celui de Pierre Falardeau et bang, le tollé arriverait. On en finirait plus de jouer la victime.

    Or, personne, à part TVA qui voulait tenter de susciter la controverse ne s’est véritablement insurgé contre cet article et on a fini par accepter et avaler la pilule. L’inverse ne serait pourtant pas vrai, aurions-nous droit à un deux poids deux mesures?

  22. @Mélodie
    Non je ne suis pas le journaliste de la Presse du même nom, voir mon intro (Cliquer sur A Propos sur la page principale)

    Il y a plus d’un chien qui s’appelle Fido.

  23. Martin dit :

    Le plus drôle c’est que Falardeau était obsédé par l’anglicisation mais ne dénonçait jamais la dégradation de la qualité de la langue française.

    D’ailleurs, lui-même massacrait sa belle langue française LOL

  24. Alexandre dit :

    Je ne comprendrai jamais pourquoi des Québécois de souche, vraisemblablement instruits et au fait de l’actualité, se désâment à creuser leur propre tombe. Les amis, si rien ne change, le fait français en Amérique du Nord ne sera plus d’ici 100 ans. Nous commençons déjà à manquer de potion magique. La souveraineté est une alternative pacifique à la révolte armée, option maintenant désuete à cause du poids démographique contemporain du Québec.

    Je crois que la véritable question est celle de l’identité. En d’autres mots, la question de savoir, qui suis-je? Personellement, ayant étudié l’histoire abondamment, je sais que je suis Un Québécois, fils de canadien français, fils de canayen, fils des premiers colons de Nouvelle-France.

    Non seulement suis-je Québécois et souverainiste, mais je suis aussi catholique. Le passé religieux de mon pays est pour moi un trésor. J’ai, comme beaucoup de Québécois de ma génération, expérimenté la mort de la transcendance. J’ai lu les philosophes athéistes et j’ai pendant des années désespéré de jamais connaître Dieu. Mais récemment les choses ont changées.

  25. Alexandre dit :

    J’ai oublié d’ajouter le plus important: Falardeau était un penseur du Québec contemporain n’ayant pas peur de parler le Québec vulgaire, certes, et le joual. Entre Pierre Falardeau et Stephen Harper, ou Ignatieff, il est facile pour moi d’identifier qui me représente davantage. Plus le temps passera, moins la présence Québécoise au sein des partis fédéralistes diminuera, car le poids démographique du Québec est en constante diminution. Peut-être certains fédéralistes réaliseront-ils, lorsque nous serons au bord de l’abîme, que nous sommes différents.

  26. La seule différence entre nous est les « autres » c’est la langue. C’est bien peu. Tellement que nous avons bien plus en commun au niveau des valeurs, coutumes et de la culture avec un canadien anglais qu’avec un Français de France. Nous sommes des britanniques qui parlent un mauvais français.

    Si Falardeau est un penseur, nous sommes tous des génies. Envoyer tous le monde chier ça ne prend pas un Q.I. très élevé. Considérer que tous ceux qui ne pensent pas comme toi et qui ne sont pas de ta « race » sont des êtres inférieurs ne fait pas de lui un humaniste non-plus. Son langage « coloré » (brun seulement) ne mérite pas d’attention non plus.

    Si Falardeau aurait été un fédéralistes, ça aurait été le plus cave des débiles et il aurait été stigmatisé par les grandes gueules séparatistes. Parce qu’il était séparatiste, ça lui donnait tous les droits et il était vu comme un saint dans l’église péquiste. S’il avait commis des attentats terroristes comme il avait déjà mentionné ses intentions, ça n’aurait pas été grave parce que c’était pour la « cause ». Un peu plus et on est rendu au même niveau de fanatisme que Al-Qaida.

    Et il ne mérite pas de rue à son nom, comme certains extrémistes l’on demandé, pas plus que n’importe lequel d’entre nous. Sinon pourquoi pas nommer des rues en « l’honneur » des membres du FLQ qui ont assassiné Laporte?

  27. Martin dit :

    Ils me font rire les séparatistes avec leurs épouvantails de la mort pré-annoncée du français. Il y a présentement environ 7 millions de Québécois francophones. L’inversion de la pyramide des âges est en train d’être compensée par une hausse (longuement attendue!) du taux de naissances. Les nouveaux nés apprennent le français. Ils l’enseigneront à leurs enfants, et à leurs enfants, etc.

    Faire la séparation ne fera pas plus de bébés. Ça pourrait, par contre, permettre aux xénophobes d’avoir leur rêve: une belle clôture autour du Québec pour empêcher quiconque d’entrer. Ils vous diront que c’est Ottawa qui envoie les immigrants à Montréal, mais c’est une vision bien simpliste des choses. Il y a des immigrants dans toutes les provinces. Émigrez voir. Vous vous trouverez un appartement dans une grande ville d’abord. Tout le monde fait ça. Idem ici. La seule différence, c’est la possible clôture. Blanc et francophone (et catho si possible), sinon pas d’accès.

  28. Christian Rioux dit :

    Le plus grand danger pour le français n’est pas l’anglais, comme ils le pensent, mais bien notre incapacité à parler un français convenable.

    Falardeau montrait l’anglais comme étant l’ennemi à abattre, mais en fait le joual qu’il utilisait et vénérait EST le problème.

    Voir mon billet à ce sujet:
    http://web.cgaspesie.qc.ca/crioux/wordpress/?p=8

  29. Antitribu dit :

    Les nationalistes brandissent constamment la peur dans leur argumentation: perte de la langue, déclin de la culture, assimilation imminente.
    Pourtant ils sont les premiers à proclamer que les fédéralistes ont peur de l’indépendance.
    Un lecteur de La Presse disait que la peur de l’indépendance est un argument de vendeurs de « chars ». Il disait : « Je n’ai pas peur de l’indépendance. L’indépendance ne m’intéresse pas. Je ne vais pas acheter quelque chose qui n’a pour moi aucune valeur ajoutée. »

  30. Stephane.G dit :

    Christian

    Tu fais la preuve que t’as jamais ecoute une entrevue de Falardeau ou tu as juste pris les bouts qui fesais ton affaire. Dire que Falardeau ne fesais que sacrer est un manque d’honnetetee intellectuelle au meme titre que si on disais que Chartrand ne fesais que sacrer….si c’etais le cas ces 2 la n’aurais jamais pu prendre la parole pendant tant d’annees si ils etaient si stupides et ne savaient qu’envoyer chier le monde.

  31. Christian Rioux dit :

    @Stéphane G.
    Tu m’accuses de manque de rigueur sans aucune preuve. Oui, j’ai écouté ses entrevues. Et chaque fois je me disait « pourquoi est-ce qu’ils lui donnent un micro? » Aucun contenu, que de la haine et de la provocation en vomissant sur tous et chacun. J’en suis venu à la conclusion que la polémique, ça fait vendre et monter les quotes d’écoute, il ne peut pas y avoir d’autre raison.

    Référence, billet sur l’une de ses dernières entrevues, en lien dans le billet original: Falardeau:“C’est d’la marde!”

  32. B. Vallée dit :

    à Barbe Blanche :

    Je vous cite : « Sache que le message de M. Pierre Falardeau n’est pas mort avec Lui, même si tu aurais apprécié que le peuple l’oublie. »

    Vous écrivez « Lui » (notez la majuscule !) en parlant de Falardeau. Serait-il déjà, dans votre esprit, divinisé ? Et puis, c’est qui ça, le « peuple » ? Je pense que j’en fais partie autant que vous, et pourtant le « message » de Falardeau me laisse froid….

    Ici, je vous parlerai de Falardeau le personnage médiatique, pas le cinéaste qui, de toute façon, me laissait plutôt indifférent. En vous citant certaines des déclarations publiques les plus lumineuses du grand homme.

    Parlant de Charles Taylor, philosophe mondialement reconnu : « Charles Taylor, c’t’un bloke de McGill, c’est ça son problème ! ». Pour Falardeau, donc, être un « bloke de McGill » était, en soi, un « problème »…

    Parlant de Leonard Cohen, chanteur anglophone de Montréal célèbre dans le monde entier, Falardeau y est allé de cette appréciation pour le moins réductrice : « Leonard Cohen, c’est de la marde ! ».

    Enfin, parlant de la culture populaire américaine, si appréciée par beaucoup de Québécois, Falardeau s’est fendu de cette généralité lumineuse : « Hollywood pis votre rock and roll, c’est de la marde ! Si la planète a un trou de cul, il est à Las Vegas ! Un texte de Miron, un poème de Richard Desjardins, ça, c’est beau, ça, c’est de la culture ! » Autrement dit, la « culture » est, du moins en Amérique du Nord, une prérogative exclusivement québécoise, le reste du continent baignant, comme chacun le sait, dans l’ignorance et la barbarie… Notez aussi le puritanisme inhérent à l’idée que le « trou de cul de la planète » est à Las Vegas. Oh oui, cachez cet argent, ces casinos, ces spectacles, ces danseuses et ces « call girls » que je ne saurais voir ! Comme tous les puritains, Falardeau avait la hantise de la corruption et des pouvoirs de l’argent…

    À mon avis, ces petites phrases sont plus révélatrices du personnage que tous ses livres, et tous ses films. Le fonds de commerce de Falardeau, c’était l’ultra-nationalisme, c’est-à-dire le ressentiment, le chauvinisme culturel, l’anglophobie maladive et l’antiaméricanisme primaire. Pour Falardeau, 250 ans après la bataille des plaines d’Abraham, les « blokes » étaient encore nos « ennemis », nos « oppresseurs »… Quant à la popularité médiatique du personnage, elle s’explique aisément par son côté provocateur et insultant, exactement comme Jeff Fillion, ne vous ne déplaise… En fait, pire que Fillion qui est capable, à l’occasion, de s’exprimer décemment…

    La « pensée » de Falardeau, c’était le mélange monstrueux des idées réactionnaires et racistes du chanoine Goulx, de marxisme ranci, de tiers-mondisme attardé et de chauvinisme imbécile… Rien d’autre… Le pauvre homme est resté, dans sa tête, bloqué aux années 60…

    P.S. Il est trop tard pour m’inviter à me faire « enculer ». La charmante Mélodie s’en est déjà chargée.

  33. Piere L dit :

    Je ne suis pas surpris qu’il soit mort de son abus de cigarette. J’en suis meme ravi. Imaginons s’il avait ete devoue a cette cause au lieu de puiser ses energies dans la rancoeur de l’histoire.

    P.L. Alberta

  34. Il va me manquer. Il me fournissait beaucoup de matériel à utiliser contre les extrémistes séparatistes…

  35. D L dit :

    C’était quelqu’un de lucide. Il connaissait son monde. Il n’avait pas la langue de bois. Je suis triste et je vais m’ennuyer.

  36. Tym Machine dit :

    @CRioux,

    Ne vous en faites pas, vous aurez toujours les amis Patrick Bourgeois, Raymond Villeneuve, Jean-Roch Villemaire, Jean-Paul Perrault et leur bande pour vous consoler.

    Et parmi les vieux de la vieille Raymond Villeneuve, Bernard Landry, Jacques Parizeau et Yves Michaud sont eux aussi toujours en vie….

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