Analyse du débat des chefs

quebec2008
Voici mes commentaires sur le débat.

Premièrement, la formule, même si elle a été améliorée, reste inférieure au débat traditionnel, souvent la cacophonie s’installe et on ne comprend rien. Le but des télédiffuseurs était de rendre de débat plus dynamique, mais je crois que c’est un échec. J’espère qu’ils vont revenir à la formule traditionnelle la prochaine fois.

Notez que Marois était habillée très sobrement, presque sans bijoux, afin de se distancer de son image de Castafiore qui lui avait collé à la peau durant la campagne.

Maintenant, pour ce qui est du débat lui-même, il n’y a pas eu personne qui s’est élevé au dessus de la mêlée, pas de knock-out. Le seul qui a gagné quelques points auprès des indécis c’est Mario Dumont. Pour le reste chacun a rassuré ses partisans dans leur choix.

Mario Dumont était le seul à apporter des idées nouvelles, parfois intéressantes, parfois frisant le ridicule, comme vendre partiellement Hydro-Québec. Quand il a parlé de fermer les agences de santé ça m’a fait bien rire, parce que les deux gouvernements précédents avaient promis la même chose et ne l’on pas fait. Las péquistes avaient promis de fermer les Régies Régionales de la Santé, alors qu’il n’ont fait que changer le nom pour Santé Québec. Mais ils n’ont même pas eu le temps de changer les entêtes sur le papier que les libéraux sont arrivés au pouvoir et avaient promis eux aussi de les fermer. Mais ils n’ont fait que changer le nom pour Agences de Santé. Alors je doute que Dumont, s’il était au pouvoir, pourrait les fermer. Il n’y a pas d’économie à faire là, pas plus qu’en fermant les commissions scolaires. Malheureusement, pour chaque bonne idée de l’ADQ, il y a aussi 5 mauvaises idées.

Les deux autres chefs ont passé leur temps à s’accuser mutuellement de tous les maux du Québec, en citant des chiffres qui ont quelques fois été prouvés comme faux dans l’émission d’analyse qui suivait. Ils n’ont sûrement pas gagné de points auprès des indécis. Par contre, si les péquistes ne voulaient pas que Marois se fasse remettre sur le nez la réforme scolaire, le déficit caché de 4 milliards, les fusions forcées, et les mises à la retraite en santé, et bien ils n’avaient qu’a choisir un candidat qui n’avait pas d’échecs sur son bulletin.

En résumé, un débat terne qui n’a pas permis au gens de voir en eux un vrai chef qui pourrait réunir les québécois. Donc les intentions de vote ne changeront probablement pas suite à ce débat.

debatdeschefs2

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3 Responses to Analyse du débat des chefs

  1. Gabriel Biron dit :

    @Christian,

    Cher ami, j’ai l’impression que vous avez litéralement bu les analyses d’après débat de nos amis journalistes de Radio Canada sans trop vous demander quel en étaient les ingrédients.

    C’est du bout des lèvres que j’ai entendu ces commentateurs dire que Dumont s’en était pas trop mal sortit. Et votre expression: » pas de knock-out… » me dit quelque chose.

    À quand le jour ou les québecois vont cesser de répèter ce qu’il entendent à la télé ? Et surtout, à quand le jour où ils vont arrêter de croire quelqu’un juste parce qu’il porte des lunettes?

    Ce débat était meilleur que 8 emissions de tout le monde en parle mis ensemble. Le problême, c’est justement les analyses d’après débat où les journalistes façonnent la perception des gens. Avez-vous vu le reportage de Josée thibault (je crois le nom correct…) qui a tout de suite suivie le débat. Un genre de résumé arrangé.

    Il était monté avec des  »cut » absolument non-représentative du débat. La journaliste a fait paraître Charest pour quelqu’un qui a bien fait et qui était, pauvre lui, une victime des attaques des autres alors que cétait lui le plus venimeux de la gang.

    Elle a montré des  »cut » de Marois qui semblait en contrôle et qui attaquait Charest, le tout, probablement dans le but de consolider le vote péquiste. Marois était ébranlée, elle n’avait pas de plan, et pleurait presque à monsieur Bureau de la laisser parler. Et quand elle parlait, elle répètait ses propos allègrement en utilisant le plus de synonimes possibles en regardant le chrono du coin de l’oeil pour ne pas laisser de temps de réponse à son adversaire et surtout pour ne pas avoir à répondre à une éventuelle contre-attaque.

    Et finalement, le dit  »reportage » a démontré un Dumont absent qui s’est fait écrasé par Charest alors que, ne le niez pas, c’était tout à fait le contraire.

    Mais ce que je crois être un encore plus grand problême lié à la perception des gens, c’est les sondages en temps de campagne électoral. J’Ai l’impression que ceux-ci dicte la voie à suivre aux électeur. Non mais,!!!, qui dine avec qui? Qui s’échange de bonnes bouteilles avec les dirigeants de ces boîtes de sondages (qui, disons le, sont les mêmes personnes en poste depuis trop longtemps) Et surtout qui sont ces fameuses 1000 personnes qui sont questionnées par ces sondages? Je n’en ai jamais rencontré UNE. Vivent t’ils tous sur l’ile de Montréal? Et même si, en ce moment, j’étais paranoïaque, personne ne pourrait me contredire sur ce point: Si un sondage quelquonque avait donné l’ADQ à 65% des intentions de vote et que nous avions eu le même débat. L’analyse en aurait été COMPLÈTEMENT différente.

    Désolé pour la longueur de mon intervention, je ne recommencerai plus.

  2. Gabriel Biron dit :

    Petite remarque:

    Regardez la caricature…

    Charest sur un côté, le doigt inquisiteur semble méchant

    Dumont de l’autre, dénigré de son passage à Dieu Merci en boxeur qui MANGE UNE VOLÉE semble frustré.

    Et au CENTRE ( l’était-t’elle) Marois, semble avoir quelque chose à dire. Sobre et surtout moins pire que les deux autres…

    Cette caricature aurait dû être placé dans le section du blog: INFLUENCE MÉDIATIQUE

  3. Vous sous-entendez que je suis incapable de faire ma propre analyse.
    En fait, je n’ai pas regardé les analyses après débat, seulement les nouvelles le lendemain. Quelqu’un m’a dit qu’au téléjournal, ils avaient analysé les chiffres énoncées et prouvés ceux qui étaient vrais et faux.

    En fait Dumont a impressionné en première partie de débat, mais pas assez pour faire de lui un clair gagnant. Je ne suis pas adéquiste, mais je suis assez objectif pour le reconnaitre, contrairement aux péquistes qui ont donné Marois gagnante, alors qu’elle a été la pire des trois.

    Quand au terme « Knock-out » il est utilisé à chaque débat et chaque parti espère que son chef va en faire un, rien de nouveau.

    Quand à la formule du débat, je la trouve vraiment mauvaise, ont ne comprenait rien pendant de long momemts, et ça ne donne pas une bonne image de nos politiciens.

    Je suis tout à fait d’accord avec les sondages, il ne devraient pas en publier durant une campagne électorale, ça influence bien trop les gens. Léger-Léger est favorable aux péquistes et Crop est favorable aux libéraux. En plus ça donnerait un chance aux petits partis.

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