La menace imaginaire

Les séparatistes ont besoin d’une menace pour justifier leur cause. La menace anglophone, la menace des immigrants, la menace du fédéral, la menace du Canada anglais…

La « menace » change selon les élections, référendums ou nouvelles de l’heure.

Le Québec est bien plus francophone que dans les années 70. La langue s’en porte mieux, quoique qu’il y a encore beaucoup de place à amélioration (Billet sur le français au Québec), mais pas à cause de l’anglais, mais bien parce qu’on parle mal français.

La menace anglophone n’existe pas, c’est un mythe créé de toutes pièce pour faire peur aux québécois. Les anglophones ont toujours fait parti du décor. Le Québec a été fondé par les Français, mais aussi par les Anglais, Irlandais, Écossais, Acadiens, et Amérindiens. Résumer l’identité Québécoise au seul Régime Français du début de la colonisation (1608 à 1763) est biaisé et renie la plus grande partie de notre histoire. Les anglophones du Québec ne sont pas des ennemis, mais des Québécois au même titre que les francophones.

Suite à la commission Bouchard-Taylor, les séparatistes ont trouvé une autre menace imaginaire: les immigrants. Selon eux, les immigrants nuisent à l’identité Québécoise. Ils oublient vite que le Québec est une terre d’immigrants, et que toute notre richesse et notre culture vient des peuples qui ont immigré ici: notre musique traditionnelle « québécoise » est en fait de la musique Irlandaise, nos valeurs et même notre alimentation sont presque calquées sur les britanniques, très différentes des français de France.

La supposée assimilation du français au Québec n’est qu’un mythe. Une récente enquête TVA à montré que les jeunes anglos parlent mieux français que les jeunes francophones parlent anglais. S’il y a assimilation, elle est plutôt dans le sens inverse.

Le Bloc Québécois tente de justifier sa raison d’être de façon différente à chaque élection, au début c’était pour aller négocier la séparation avec le Canada advenant une victoire du OUI en 1995. Ils n’étaient censés n’être la que pour UN SEUL MANDAT.
Ensuite, en réponse au Bloc est né le Reform Party. Donc maintenant la raison d’être du bloc était de contrer les méchants Reform. Ensuite la raison était de « protéger le Québec contre les méchants libéraux, ensuite c’était de protéger les intérêts du Québec, ensuite ça été de brandir pendant des années le scandale des commandites, comme si c’était eux qui avaient tout découvert, alors que c’était le Globe and Mail. Ensuite ce n’était plus les libéraux les méchants, c’était les Conservateurs. Pourtant en votant pour le Bloc, ça favorisait les conservateurs, puisque ce vote se faisait au détriment des libéraux, la seule alternative possible pouvant accéder au pouvoir. Ça sera quoi ensuite? Protéger le Québec des méchants NPD?

Durant le référendum de 1995, il fallait absolument quitter le Canada, qui était (selon eux) sur le bord de la faillite. « Il faut quitter le navire avant qu’il coule »! Aujourd’hui le Canada croule sous les surplus. Aussi, le fait de ne pas avoir les pouvoirs en ce qui concernait la formation de la main d’oeuvre était une raison suffisante pour de séparer! Ensuite, on les a eu les pouvoirs, et ça a conduit à un scandale de gaspillage et de mauvaise gestion (Emploi-Québec).

Est-ce que les séparatistes parlent encore aujourd’hui de ces raisons ? Non, ils en ont inventé d’autres, et ça sera toujours comme ça puisque ça prend une menace pour justifier leur option. Sans la menace imaginaire, le mouvement séparatiste n’existerais plus. Donc, il est nécessaire pour eux de créer et surtout d’entretenir cette menace imaginaire, puisqu’ils sont incapable de se définir en dehors de cette menace. Les séparatistes sont pas capable de s’entendre sur ce que serait un Québec souverain, alors plutôt que de s’entre déchirer entre droitistes voulant expulser les anglos et gauchistes-caviar, ils n’en parlent pas.

Je me permet de citer René-Daniel Dubois

Le nationalisme, c’est une manière de maintenir sur la place publique une et une seule vision de ce que peut être la vie en commun: celle dans laquelle, par le recours à la notion de menace permanente, la population est sommée d’obéir à des élites qui, du fait de la gravité de la situation telle qu’elles la décrivent elles-mêmes puisqu’elles sont les seules à avoir le droit de parler, n’ont aucun compte sérieux à rendre. Le nationalisme, c’est le contraire de la démocratie: c’est opposer aux droits de l’homme le devoir d’assurer la survie de l’ensemble dans des termes qu’il est interdit de discuter.

Se définissant lui-même comme étant essentiellement «défensif», le nationalisme a nécessairement besoin pour se maintenir que la menace perdure et même, à l’occasion, s’amplifie. C’est la condition essentielle à son règne. Le nationalisme ne peut pas constituer une manière de résoudre les problèmes, il est par nature une manière de s’assurer qu’ils ne le seront jamais, réglés parce qu’autrement sa raison d’être disparaîtrait. et que, du même coup, les élites qui l’ont promu et en ont tiré profit des générations durant deviendraient susceptibles d’être jugées non plus sur leurs sempiternelles promesses ou menaces, mais sur les effets concrets et durables des gestes qu’elles ont posés. Le nationalisme n’a qu’un seul but, perdurer, et les problèmes dont il entretient lui-même l’existence constituent la justification de son règne.

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14 Responses to La menace imaginaire

  1. Ouf! Tous les clichés fédéralistes que j’exècre, et en prime une citation de ce grand fendant de René-Daniel Dubois et plusieurs faussetés!!!

    Je ne m’étendrai pas trop, mais allons y vite point par point pour contrer cette propagande:

    – les séparatistes (pour prendre votre expression) ont peur que leur culture française disparaisse, ils n’inventent pas des menaces;

    – les fédéralistes ont peur que le Québec se sépare et que leur monde s’écroule, c’est eux qui inventent des menaces (guerre civile, partition, fermeture sur le monde, faillite économique);

    – Les séparatistes ne sont pas lessivés du cerveau par une pocheté d’intellos qui leurs dictent quoi penser: ils vivent cette peur et connaissent l’importance du poids du nombre en histoire;

    – si les Québécois ont tendance à dire « Maudits Anglais » c’est que jusque dans les années 60, le pouvoir et la bourgeoisie étaient anglais. Dans les années 70, on se battait encore entre anglos et francos dans les cours d’école. Mais depuis, il est complètement faux de dire que les séparatistes considèrent les anglophones comme des ennemis!!! Même que la plupart du temps, dans un groupe de six personnes contenant un seul anglophone, ils sont cinq francophones à parler en anglais pour accomoder l’autre;

    – par contre, oui, le poids démographique de ceux parlant anglais tout autour du Québec menace à moyen terme la survie du français et donc de la culture des Québécois d’origine canadienne-française. Et si moi-même je dis que l’anglais est l’ennemi du français dans ce contexte particulier, jamais au grand jamais je n’ai dit ou signifié que les anglophones étaient mes ennemis!

    – erreur de fait ou mauvaise foi? Le référendum de 1995 n’a pas porté sur le déséquilibre fiscal. La question du déséquilibre fiscal est devenu un enjeu politique ensuite, repris notamment par le Gouvernement Charestm séparatiste notoire! En 1995, les souverainistes ont probablement répliqué aux arguments que les fédéralistes leurs servent au moins depuis le premier référendum à l’effet que le Québec ne pourrait vivre sans la péréquation canadienne et autres trucs encore plus délirants comme le risque de perdre les pensions de retraite du Gouvernement canadien;

    – quant à votre enquête TVA à laquelle vous vous accrochez sans en donner de détails, je vais vous répéter ma réponse faite sur le blogue d’Un homme en colère, pour le bénéfice de vos amis et lecteurs fédéralistes:

    Premièrement une plus grande proportion d’entre eux fréquente les écoles privées. Secundo, ils ont plus d’heures d’études du français que les francophone en ont de l’anglais. Tertio, ils sont anglos, mais pas cons: ils savent qu’ils vivent dans une province francophone et ça fait assez longtemps que le débat linguistique fait rage pour ne pas l’ignorer. Quatrièmement, même si les anglos parlent mieux français que les francos l’anglais, ça ne signifie pas qu’ils le parlent bien et encore moins qu’ils maîtrisent la langue. Finalement, il y a toute une poche de pauvreté et de quasi-analphabétisme chez les francophones de l’Est de Montréal. On n’en connait pas d’équivalente dans l’Ouest anglophone, sauf peut-être Notre-Dame-de-Grâce, multiethnique.

    – les séparatistes ne parlent (parlaient) plus très fort depuis plusieurs années alors il y a bien des sujets qu’ils n’abordaient plus. Mais deux choses ont été réglées par des chantres du fédéralisme. D’abord, Dion, en voulant baiser les séparatistes a poussé la Cour Suprême à statuer qu’en cas de référendum gagnant, le Canada avait l’obligation de nécocier avec le Québec. Ça a du coup enlevé un des menaces préférées des fédéralistes. Puis, Charest, a déclaré clairement et même à l’étranger qu’un Québec indépendant serait viable économiquement, refermant l’autre boîte de Pandore préférée des fédéralistes.

    Il m’a été facile de vous répondre rapidement ici, M. Rioux, car vos arguments ont été servis pas vos prédécesseurs depuis 20 ans. C’est assez curieux que vous accusiez les souverainistes d’inventer des menaces, alors que les fédéralistes l’ont fait longtemps. Assez curieux que, parce certaines de ces menaces fédéralistes n’existent plus, par la faute même des deux leaders du camp du NON en 1995, vous reprochiez au souverainistes de ne plus en parler.

    Puisque vous citez René-Daniel Dubois, ça me fait croire que vous l’avez lu et aimé et que vous avez repris maladroitement son argumentation elle-même malhonnête par la suite. Mais vos affirmations ne résisteraient pas à l’analyse même d’un chroniqueur politique neutre. Quant à Dubois, moi aussi je l’avais lu et ça fait quelques jours que je songe à lui répondre par un billet. Mais avec lui, c’est plus difficile car il invente de nouvelles manières de dénigrer les souverainistes comme des béotiens dangeureux.

  2. Si c’est l’insécurité linguistique la seule raison, ce n’est pas la bonne. Les américains et les canadiens anglais seront toujours là. A moins de bâtir un mur tout autour, et de se refermer sur nous même, cette « menace » sera toujours existante, donc ne peut pas justifier à elle seule la séparation.
    C’est pour ça que vous avez besoin d’en inventer d’autres.
    On est plus dans les années 60, alors que les boss était des anglais et les ouvriers des Canadien-Francais. Depuis, les emplois et la richesse vont à ceux qui le méritent et/ou qui ont étudié. Les francophones sont majoritaires parmis les plus riches du Québec.
    Je n’ai pas parlé du déséquilibre Fiscal, je l’avait oublié celle la. Le Bloc en a parlé pendant un moment, mais le gouvernement Harper a réglé, alors ils n’en parlent plus.
    En 1995, une des « raisons » pour justifier la séparation était la dette et le déficit énorme du Canada, et comme ce n’est plus le cas maintenant, il vous faut trouver autre chose.
    En passant, l’enquête TVA disait qu’ils avaient (à quelques heures près) le même nombre d’heures d’enseignement en langue seconde et il me semble que les écoles sondées étaient publiques. Il m’est difficile de valider puisque c’était un émission de télé.
    Pour ce qui est de René-Daniel Dubois. je l’ai lu après avoir écrit mon article, et je trouvait que c’était un bon complément.
    Même si on est pas d’accord, c’est déjà plus intéressant que de tenter de discuter avec DavidG, qui insulte sans gêne tout ceux qui ne sont pas aussi extrémiste que lui….

  3. La « menace » sera toujours là, oui. Mais ce que croient les souverainistes c’est que la fondation d’un État indépendant et évidemment francophone donnera l’outil essentiel pour prendre les décisions visant à perpétuer la culture des Québécois d’origine canadienne-française qui deviendrait, par cet acte fondateur, la culture de tous les Québécois. On n’a pas besoin de plus de raisons, mais toutes les raisons de plus sont bonnes, bien sûr, surtout pour contre-argumenter avec ceux qui craignent l’Apocalypse si le Québec se séparait du Canada.

    Mais de toutes évidences, nous n’aurons jamais le même point de vue là-dessus. Chacun ses craintes. Et des peurs, ça se raisonne bien difficilement.

    Je sais que nous ne sommes plus dans les années 60, c’est que je vous disais justement.

    Quant aux chiffres sur l’enseignement des langues secondes, je les ai lus dans Le Devoir:

    Le gouvernement estime qu’il est plus important pour les anglophones d’apprendre le français que pour les francophones d’apprendre l’anglais. Après tout, le français, c’est la langue commune. C’est pour cette raison que le régime pédagogique du ministère impose 100 heures d’anglais langue seconde pour l’année scolaire et 300 heures de français langue seconde au premier cycle du secondaire (première et deuxième secondaire) et, pour la troisième secondaire, 100 heures d’anglais langue seconde et 150 heures de français langue seconde. À la fin du secondaire, les francophones suivent le même nombre d’heures de cours de langue seconde, soit 100 heures. En somme, les anglophones ont beaucoup de cours de français.

  4. Comme je disais, la seule façon de faire la « promotion » de l’option c’est en brandissant une menace, et non pas en essayant de vendre une idée ou un projet. Il y a longtemps que les séparatistes ne parlent plus de ce que serait un Québec séparé par qu’ils ne s’entendent pas la dessus. Quand ils osent en parler du bout des lèvres ca donne des résultats comme « les 5 années de turbulence » de Marois. Au lendemain d’une hypothétique séparation, le PQ exploserait en plusieurs groupuscules qui voudraient tous aller dans des directions différentes, ca serait beau!

    Il y a déjà assez de chicane au PQ comme ça, ils ne peuvent pas faire un vrai débat de fond sur ce qu’ils veulent vraiment faire du Québec, ça serait la catastrophe 🙂

  5. La catastrophe, hein? 😀

    Le projet est la souveraineté en elle-même. Le but est de se donner le pouvoir de mieux choisir collectivement, pas de se choisir un carcan pour tout uniformiser!

    Oui, c’est stratégiquement risqué de dessiner précisément ce qu’on voudrait comme pays indépendant parce qu’on quitte alors le monde du rêve pour ouvrir le flanc à la critique et que les gens sont fondamentalement conservateurs. Si on leur dit que dans un Québec indépendant, les sacs de plastiques seront interdits, il y en a qui vont voter contre pour cette seule raison!

    C’est sûr que le PQ se voulait une coalition, comme à peu près toute cause nationaliste le commande, avec des gens de gauche et des gens de droite. Pourtant bien de ceux qui avaient peur du projet souverainiste disaient qu’il ne voudraient pas vivre dans un pays socialiste dirigé par les péquistes! Combien de fois aie-je dû dire à ceux-ci qu’après l’accession du Québec à la souveraineté, les Québécois pourraient et devraient choisir démocratiquement la suite des choses. Si ça voulait dire un virage à droite ou se débarrasser du PQ, ça pourrait être cela. C’est bien évident que la question nationale réglée, le paysage politique ne serait plus divisé entre ceux qui souhaitent la souveraineté et ceux qui n’en veulent pas!!! C’est un autre des avantages de la souveraineté du Québec!

    Mais peut-être préférez-vous que des non-Québécois continuent à interférer dans nos politiques? Peut-être faites vous plus confiance en leur jugement qu’en celui des Québécois? 😉

  6. Qui parle de non-québécois? Depuis environ 40 ans, c’est presque toujours un Québécois qui a été a la tête du Canada. Si vous étiez dans un autre province, est-ce que vous ne trouveriez pas que le Québec est sur-représenté? Pourtant c’est l’Ontario qui a le plus de population. Vous seriez dont bien frustré être a leur place!
    Voici la liste:
    Harper (Alberta) en cours
    Paul Martin (Québec) 2 ans
    Jean Chrétien (Québec) Le plus long règne continu de l’histoire, 10 ans
    Kim Campbell (B.C.) très court règne, 4 ou 5 mois
    Brian Mulroney (Québec) 9 ans
    John Turner (Ontario) le plus court règne de l’histoire, même pas 3 mois!
    Joe Clark (Alberta) moins d’un an
    Pierre Elliott Trudeau (Québec) environ 14 ans

    Donc 35 ans de premiers ministres Québécois au Canada dans les 40 dernières années.

    Pourtant, il n’y a pas grand monde qui chiâle, sauf au Québec. Comme dirait DavidG, si on est pas séparatiste, on est pas un québécois, donc tous ces premier ministres n’étaient pas québécois?

  7. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit!

    Est-ce que le gouvernement fédéral est québécois? Je ne pense pas que vous pouviez répondre oui. Est-ce que la Cour suprême est québécoise? Non plus. Est-ce que la constitution canadienne est québécoise? Non. Ce sont toutes des institutions non-québécoises qui influent sur la destinée du Québec. Toutes des institutions dont le Québec pourrait se passer.

    Quant à la longue liste de premiers ministres canadiens d’origine québécoise… Que dire… Vous ne me ferez jamais gober que Pierre-Elliot Trudeau et Jean Chrétien agissaient dans l’intérêt premier du Québec!

  8. De toutes façons, on s’éloigne du sujet. Je ne m’obstinerai pas plus longuement, ici, chez vous, sur vos convictions politiques. Moi je crois que le Québec serait mieux en-dehors du Canada, vous le contraire. Je pense que la survie du fait français au Québec et en Amérique passe par la création d’un État francophone, vous pas. Ni vous, ni moi, ne changerons d’idée là-dessus. Ailleurs, sur d’autre blogues que le vôtre, je continuerai par contre à répondre à vos affirmations partisanes avec plaisir.

  9. @martin
    « Est-ce que le gouvernement fédéral est québécois?  »

    Le gouvernement est composé des députés qu’on y envoie. C’est sur qu’en y envoyant des Blocqués, qui représentent les séparatistes (même s’ils n’en parlent pas dans leur slogans) et dont le but est que ça ne marche pas et de propager des menaces imaginaires, c’est difficile de dire que le gouvernement fédéral nous représente. Si au lieu on y envoyait des députés d’un parti pouvant être au pouvoir, alors oui le gouvernement fédéral représenterait correctement les Québécois et on y aurait un pouvoir décisionnel.

    Le but d’un débat n’est pas de forcer les autres à changer d’idée, mais plutôt d’exposer les siennes. Ni toi ni moi on ne va changer d’idée aujourd’hui. Mais c’est toujours bien mieux ici que sur « l’autre blog » ou DavidG insulte tous ceux qui ne partagent pas sa vision extrémiste…

  10. @martin
    « La catastrophe, hein? 😀  »
    Je n’ai pas dit ça non plus, mais si des gens votent pour la séparation pour des raisons différentes, il risquent d’être fort déçus si ça n’est pas comme ils s’imaginaient, sauf que la « cage a homards » sera refermée.
    Imagine par exemple des extrémistes dont le but est d’expulser les anglais du Québec (j’en connait), ils risquent d’être très déçus, et il y a quand même un risque que certains d’en eux ne soient pas contents et utilisent d’autres actions, y compris le terrorisme, comme l’a déjà proposé lui même Falardeau (Je ne l’imagine pas, c’est passé à la télé).
    C’est pour ça que c’est dangereux que les séparatistes ne discutent pas de la valeur de leur option, mais au lieu brandissent des menaces, pour la plupart imaginaires.

  11. Aïe, aïe. aïe. Et vous dénoncez les menaces imaginaires? Vous en imaginez déjà plusieurs!

    Tant mieux si vous appréciez ma contribution ici. J’y reviendrai peut-être. Mais vous et moi avons tellement des points de vue diamétralement opposés sur à peu près tout, qu’une discussion ici requiert beaucoup trop de mon temps. Là bas, d’autres peuvent prendre la relève.

    Par exemple, je peux vous dire que je voterai assurément Bloc parce qu’ils me représentent mieux que les Conservateurs et les Libéraux, tout simplement. Pas seulement parce qu’ils sont « séparatistes ». Les Libéraux m’ont prouvé plus d’une fois que leurs Québécois de service sont des Canadians encore plus enragés que la moyenne des Canadiens du ROC. Et je n’ai guère le goût d’élaborer pour tenter de vous le prouver, certainement en vain.

  12. Depuis le temps qu’on débat, tu peux laisser tomber le « vous », je ne suis pas si vieux quand même…

  13. Nous devenons intimes? Hé, hé.

    J’essaie d’utiliser le vous partout dans mes discussions sur les blogues pour induire un certain… respect. (On croirait lire Mario Dumont!) Ça me permet d’être plus cinglant tout en demeurant poli…

    Et si ça se trouve, je suis plus vieux que… vous.

    Au plaisir, j’essaierai peut-être le « tu » ici.

  14. De toute façon, ici ceux qui n’ont pas un minimum de respect pour leur interlocuteurs se font montrer la porte. Je n’ai pas encore eu à censurer qui que ce soit et j’ose espérer ne jamais avoir à le faire, même si une fois c’est passé bien proche.
    P.s: j’aurai bientôt 40 ans (ayoye!)

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