Grève étudiante

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Quand j’étais étudiant, il y avait souvent des grèves. C’était la mode. Les étudiants faisaient la grève pour tout et pour rien. Certains aimaient que ça tombe dans le temps de la chasse, pour d’autre c’était juste une occasion de faire des party, du brasse camarade ou du vandalisme (comme ça s’est passé hier). Les syndicats envoyaient des spécialistes rencontrer les étudiants dans les réunions pour les manipuler et les inciter à la grève. Rien n’a changé aujourd’hui.

Maintenant, les étudiants font la grève contre la hausse des frais de scolarité de 50$ par session universitaire. Selon eux ça va réduire l’accès aux études supérieures. J’imagine difficilement un étudiant décidant de ne pas poursuivre ses études pour 50$ par session, et décider d’aller travailler chez Wal-Mart à la place.

Pourtant, malgré les frais de scolarité les plus bas en Amérique du nord, nous n’avons pas un meilleur bilan pour ce qui est de la scolarisation. Certaines provinces qui ont des frais élevés ont un meilleur taux de diplômation que nous. Il n’y a pas de lien direct entre les frais de scolarité et le taux de diplômation. Surtout que les prêts et bourses ont été majorés pour que les étudiants à faible revenu ne subissent même pas les effets de cette hausse. Donc seulement ceux (ou leurs parents) qui ont les moyens auront à subir cette hausse, et donc puisqu’ils en ont les moyens, ça ne les fera pas abandonner leurs études.

En contrepartie, les universités ont besoin de cet argent pour offrir les services, parce qu’au Québec, il y a un manque de financement pour les études supérieures, malgré le fait que le gouvernement y investit plus que bien d’autres provinces, qui elles ont des frais de scolarité très élevés.

Lire le billet suivant, sur Antagoniste.net

http://www.antagoniste.net/?p=2133

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6 Responses to Grève étudiante

  1. Renaud_Giraldeau dit :

    Ok là, y’a parler sans rien savoir pis y’a toi. 50 $ par session fine, mais récurrent. C’est de 100$ qu’on parle maintenant et à l’automne prochain ce sera 150$. Sur un Bac commencé à l’automne 2007, après 3 ans, on peut compter 1050$ de plus qui sera payé par l’étudiant. C’est pas 50$ par session ça.

    Deuxièmement, le régime des prêts et bourses ne répond pas aux besoins des étudiants actuellement. C’est faux de dire que tous ceux qui ont besoin de l’AFÉ y ont accès.

    Troisièmement, c’est pas à l’étudiant d’assumer le fardeau du coût des études. Surtout dans la situation actuelle, on sait qu’on aura besoin de têtes formées, de bonne main d’oeuvre pour demain. L’investissement doit se faire maintenant, pour les générations qui viendront, avec toutes les conjonctures qui pèsent lourds sur nous.

    En somme, il faut réinvestir en éducation post-secondaire, certes. Cette hausse des frais causera bien des mots de tête aux étudiants sans rien règler au problème du financement. Le sous-financement représente selon les évalutations entre environ 400 à 600 millions annuellement, sans compter les déficits accumulés à éponger. Calcul ça comme tu veux, mais les étudiants vont débourser annuellement 50 millions annuellement avec cette hausse et ça veut dire qu’il manque encore beaucoup ‘virgule’ beaucoup d’argent. De l’argent qui va servir à faire quoi à la place?

    À baisser les impôts… (Wow, j’en tremble de bonheur).

    M’a m’endetter pour qu’une couple de banlieusards puissent se payer 60$ de gogosse de plus par année.

  2. Renaud_Giraldeau dit :

    Pour plus de détails sur la situation qui vient d’éclore et qui ajoutera un fardeau de 125 à 150 $ par session en frais afférent sur le dos des étudiants, voir : Les dessous de l’impasse à l’Université de Montréal

    http://www.ledevoir.com/2007/12/20/169259.html

    Cet lettre ouverte fait suite à l’article qui révélait que le gouvernement québécois allait retenir les subvetions conditionnelles (autour de 50 millions … tient tient, autant que ce que va contribuer de plus les étudiants.) http://www.ledevoir.com/2007/12/15/168687.html (Édition du 15 décembre 2007)

    On apprend même que y’a des surplus à l’Université de Montréal… dans 4 des 5 postes budgétaires. Étrangement, le gouvernement ne tient en compte que le budget de fonctionnement pour l’attribution de la subvention conditionnelle. L’argent y est… y’a qu’à avoir un peu de volonté.

  3. 1050$ de plus sur 3 ans ? C’est rien du tout. Environ 1$ par jour.
    J’en vois tous les jours des étudiants, je travaille dans un Cégep. La grande majorité se payent des ordinateurs plus puissant que la majorité des gens, sans compter les iPod, cellulaires et autres gadgets. Ca se permet les sorties dans les bars et les restaurants plus souvent que moi.
    Qu’ils coupent légèrement dans les dépenses extravagantes et ils ne s’en appercevront même pas de l’augmentation.

  4. Renaud Giraldeau dit :

    Y’a pas la nécessité d’augmenter les frais de scolarité parce que les étudiants ont les moyens de les payés, même si je persiste à croire que ce n’est pas le cas…

    Une hausse des frais afférent prévue à l’Université Laval… pour s’offrir un tout nouveau système réseau de Microsoft, on conviendra que y’a des logiciels libres dans la vie, qui font des miracles dans les commissions scolaires en ce moment.

    Écritures comptables douteuses, subventions conditionnelles retirées, l’éducation comme moyen de tirer notre épingle du jeu en tant que nation dans le monde… les étudiants ont pas à payer pour ça!

    D’autant plus que le travail pendant les études, rendu à un certain niveau (plus de 19 heure) nuit aux études. Quand faut plus penser à comment on va arriver à manger qu’à nos cours…

    Eh puis, pour ce qui est des sorties… non seulement s’est basé sur vos impressions, mais même si c’était vrai que la Grande (avec un grand G s.v.p.) majorité se paye le luxe des sorties et des iPod etc., faut bien que jeunesse se passe…

    Sachez par contre M. Rioux, que mon cellulaire c’est mon téléphone de maison, que mon ordinateur il m’obligent à l’avoir pour rédiger mes travaux et qu’après tout le travail que j’dois me taper pour payer mes études, la bière elle passe bien.

  5. Je suis d’accord pour ce qui est des logiciels libres. Il serait grand temps que le gouvernement privilégie ces solutions.

  6. Emmanuelle Lariviere dit :

    « D’autant plus que le travail pendant les études, rendu à un certain niveau (plus de 19 heure) nuit aux études. Quand faut plus penser à comment on va arriver à manger qu’à nos cours… »

    « Sachez par contre M. Rioux, que mon cellulaire c’est mon téléphone de maison, que mon ordinateur il m’obligent à l’avoir pour rédiger mes travaux et qu’après tout le travail que j’dois me taper pour payer mes études, la bière elle passe bien. »

    Vous êtes à peine entré à l’université, Mr. giraldeau… qu’en savez-vous , sauf ce que vous avez lu et appris par coeur…

    Franchement, avec vos expressions vieillottes telles que « faut que jeunesse se passe », je suis loin d’écrire votre nom avec une majuscule !

    « Ok là, y’a parler sans rien savoir pis y’a toi. »

    Sachez, Mr. giraldeau, que la maturité s’acquiert ! Non à peine 20 ans …
    Demandez à votre parti de vous enseigner les bonnes manières !

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