L’état du français au Québec


La qualité du français parlé (et écrit) au Québec, ça fait pitié.
Il serait grand temps que nos politiciens prennent leur responsabilités et coupent les subventions à ceux qui produisent du contenu radiophonique ou télévisuel en français douteux. Même les émissions d’informations et les publicités sont en joual. Ça les forcerait à élever leur niveau de langage.

Voici un texte que j’ai rédigé sur le sujet, je pense que vous serez surpris de l’ampleur du problème:

Au Québec, il semble qu’on n’y parle plus français, on y parle un dialecte qui s’appelle le Joual.

La plupart des québécois pensent même qu’ils parlent mieux le français qu’en France simplement parce que les français utilisent beaucoup d’anglicismes, alors qu’ici on traduit tous les mots anglais par des mots « francisés », parfois acceptables (stationnement = parking), mais parfois ridicules, par exemple: cocktail = coquetel, freeware = gratigiciel, stop (qui est pourtant un mot français) = arrêt.
En réalité, le français au Québec est menacé, non pas par l’anglais comme le croit la majorité, mais bien par l’utilisation du joual.

Le joual est parlé partout: la publicité, les télés-romans, et même les émissions d’informations. Le pire c’est que ces gens pensent qu’ils parlent correctement le français. Ou alors dans la pub, ils font exprès de mal parler pour se rapprocher du « petit peuple ». Pourtant, il y a moyen de parler un peu mieux sans que ça devienne inaccessible.

Par contre, les québécois acceptent facilement les mots ou les noms de compagnies provenant d’autres langues que l’anglais: par exemple, on utilise sans problème les mots: macho, fiesta, nachos, tacos, mais on s’obstine à traduire hot-dog par « chien chaud », hamburger par « hambourgeois », ou « party mix » par « mélange fiesta(mot espagnol) ».
Les restaurants peuvent avoir des noms comme « Casa Corfu », « Ristorante Giovanni », mais par contre, « Second Cup », à cause de son nom anglophone a été victime d’attentats à la bombe en 2001 par des extrémistes. Il y a une véritable anglophobie présente au Québec.

Influence anglophone

Paradoxalement, le Joual est à majorité composé de mots et d’expressions anglophones, simplement écrites au son en français. La plupart des québécois ne se doutent même pas qu’il s’agit de mots anglais « québécisés ».

Quelques exemples de mots et expressions:

Joual
Inspiré de l’anglais
Français correct
pinotte peanut arachide, cacahuète
planche de venir veneer contreplaqué
moppe mop vadrouille, serpillière
binnes beans fèves, haricots
une couple de… a couple of… quelques
à cause de… because parce que
moi itou me too moi aussi
comment ça file? how do you feel ? comment ça va?
toune tune chanson, ou « tube »
broue brew bière
passer une trimme trim passer à tabac
pinage to pin down gronder sévèrement
prendre une chire sheer prendre le décor
bécosse backhouse toilette extérieure
garde-robe wardrobe placard
garnotte garnet grenat
ballounne balloon ballon
trip trip voyage
bâdrer bother déranger
bocker buck bouder
bummer to bum quêter
être raqué to be racked with pain être courbaturé
moffer to muff manquer
scalpeur scalper revendeur
bobette bob caleçon
crinqué cranky pompé, énervé
gamique gimmick truc de marketing
crosser * to cross someone tromper,frauder
bicycle bicycle bicyclette, vélo
gaz gas essence, pétrole
soute, suit suit habit
Faire la baboune baboon (?) faire la moue, bouder
banque bank tirelire
Bargainer, barguiner to bargain marchander
Bloc appartement apartment block immeuble d’habitation
canne can Boîte de conserve, cannette.
canceller to cancel annuler
cédule schedule emploi du temps, horaire
malle mail courrier, poste
mitaines mittens mouffles
Chiffre Shift quart de travail
lousse loose disponible, détendu
twit twit (british slang) imbécile
patente patent (brevet d’invention) invention, ou gadget
Bosté, Boster
Boster une ballounne, Boster un budget
Bust, burst éclaté, défoncé, dépassé
Dans la tique
(moins utilisé de nos jours)
In the Attic Dans le grenier
Bobépine Bobby pin Épingle à cheveux
Badtripper to badtrip vivre mal un situation, paniquer
insécure insecure incertain, instable
plogue plug connection, ou bouchon
Ça regarde mal it looks bad C’est de mauvaise augure
Prendre une marche Take a walk Aller marcher

* Crosser signifie tromper, frauder, mais est aussi utilisé dans le sens de « branlette », mais ça ne vient pas de l’anglais, mais plutôt probablement du bâton de crosse, sport ancêtre du Hockey, qui peut rappeler un phallus.

Quelques fois le mot existe réellement en français, mais pas dans le sens utilisé.

Joual
Anglais
Français correct
ventes sales soldes;
« Vente » signifie l’échange d’un objet contre un prix convenu, et non pas à prix réduit.
cassé broke fauché
ustensiles ustensils les couverts (cuillères, fourchettes et couteaux)
En français, ustensile signifie un objet employé pour les tâches ménagères ou pour la préparation des aliments (toque, passoire, louche, hachoir) ou autres tâches (ustensiles de jardinage)
bain bath baignoire;
On prend un bain dans une baignoire, et non pas dans un bain
bosser to boss around Donner des ordres de manière abusive. En France bosser signifie travailler
char car voiture;
En français, un char et un petit véhicule à deux roues, tiré par des chevaux, ou alors un char d’assault.
Pamphlet Pamphlet brochure, ou dépliant.
En francais, un pamphlet c’est un écrit satyrique
du change change monnaie;
Exemple « keep the change », devenu « gardez le change » mais qui devrait être « gardez la monnaie »
un commercial a commercial publicité;
En français, un commercial est une personne dont le métier est lié à la vente.
bord side coté,
Exemple « un DVD gravé des deux bords », on devrait dire « des deux cotés »
batterie battery pile électrique;
Le mot batterie en français décrit un soit un instrument de musique à percussion, ou un ensemble de piles électriques, ou de l’artillerie
se pratiquer to practice s’excercer;
On pratique un sport, on ne « se » pratique pas
une pratique a practice un entrainement, une répétition
faire application pour une job job application faire une demande d’emploi
appliquer sur un poste to apply postuler
être dans le trouble be in trouble avoir des problèmes ou complications.
supposé supposed to Censé;
« Supposer » signifie poser par hypothèse une chose comme établie, comme admise. Alors que dans le sens utilisé souvent au Québec, ça signifierais: devoir, censer, comme dans « tu étais supposé venir me voir »
graduer graduate diplômer;
En français, graduer signifie marquer des degrés de division, augmenter par degrés.

Quelquesfois, c’est une traduction mot pour mot d’une expression anglaise, qui n’est pas correcte en français (anglicisme locutionnel)

Joual
Anglais
Français correct
prendre une chance take a chance prendre un risque
Centre d’achat Shopping center Centre commercial
prendre des vacances take a vacation aller en vacances
chu clair I’m clear je suis tiré d’affaire
fouille-moi search me je ne sais pas
tomber en amour fall in love tomber amoureux
câller malade call in sick Se déclarer malade, prendre un congé de maladie
jeter la serviette drop the towel abandonner
Bienvenue (en réponse à merci) you are welcome de rien, Il n’y a pas de quoi
prendre le plancher take the floor s’imposer
Avoir le tour got the twist savoir s’y prendre
dans les limites de to operate within à l’intérieur de
avec pour résultat que with the result that de sorte que
les argents the moneys les crédits, les fonds, les capitaux
prendre pour acquis take for granted tenir pour acquis
travailler pour, à … work for… occuper un emploi à …
seconde-main second hand usagé, d’occasion
toffe tough difficile, ou dur-à-cuire
Enfirouaper Vient de « in fur wrap »
Dans le temps des colonies, les trappeurs vendaient des ballots de fourrures, actuellement remplis de cartons au milieu.
frauder, faire croire


« Tu m’aimes-tu »

Autre aberration, la surutilisation du « TU ». Dans le joual, le « tu » remplace le « ? ». C’est une des pires et plus répandue des horreurs du joual. La seule utilisation correcte serait « tu m’aimes? » qui peut devenir « m’aimes-tu? ». Non pas comme les exemples suivants:

  • Ca s’peux-tu
  • c’tu vrai
  • tu m’aimes-tu (chanson de Richard Desjardins)
  • on y va-tu
  • chu tu tu seul?

En plus, l’intonation indiquant une interrogation est la plupart du temps inexistante.
« On y va-tu. » au lieu de « On y va? »


« Ça l’a pas d’allure »

Une autre stupidité, qui elle vient de la ville, et qui tranquillement fait son chemin vers les régions « grâce » aux médias. Normalement, le « l' » est utilisé dans le sens « ça lui a aidé », qui devient « ça l’a aidé ». Non pas comme les exemples suivants, ou le « l' » devrait simplement disparaître:

  • Ça l’a une importance
  • Ça l’a été dur!
  • « Ça l’élance moins » (extrait d’entrevue Caroline Néron qui parlait de sa blessure au bras).

Conjuguer avoir et être

On ne sait pas non plus conjuguer les verbes « avoir » et « être » au Québec:

  • Je m’ai fait mal (Je me suis fait mal)
  • « J’m’ai ben faite awouère » (parole de chanson de Kevin Parent) (Je me suis bien fait avoir)
  • A s’a ben rendu chez-eux (Elle s’est bien rendu chez-elle)
  • le passager a débarqué du train (Le passager est descendu du train)

Masculin ou féminin ?

Comme souligné dans le film « Camping Sauvage », on ne sait plus le genre des objets non plus (spécialement les mots qui commencent par une voyelle):

  • un ambulance
  • un escalier
  • etc..

Contraction des mots

Quelques autres exemples de joual, qui eux ne sont pas d’inspiration anglophone, mais simplement par mauvaise prononciation et contraction des mots ou expressions:

  • toé – toi
  • moé – moi
  • y – il
  • a – elle
  • chu – je suis
  • té – tu es
  • ché – je sais
  • pantoute – pas du tout
  • pis – puis
  • icitte – ici
  • ben – bien
  • s’a – sur la
  • su’l – sur le
  • tsé – tu sais
  • marde – merde
  • tu suite – tout de suite
  • J’te cré – Je te crois
  • asteur – à cette heure, maintenant
  • yink – rien que (c’est yink 5 piasses!)
  • mâ.. – Je m’en vais.. (mâ’m brosser les dents) (mâ l’tuer)

Tous les jours, il y a une nouvelle publicité ou une émission ou le français y est massacré. En voici juste quelques extraits que je me souviens avoir entendu dans des publicités télé:


« Tu peux-tu m’ajouter un marchepied juste ici ? » (Ford)
« Fait-tu chaud? Fait-tu froid? » (Tide)
« Grand-papa, on va-tu voir si les pommes sont prêtes? » (Mueslix)
« T’en veux-tu une froide? » (Coors Light) (pourtant c’est bien écrit « T’en veux une froide? » mais le narrateur ajoute le « tu »)
« Ch’peux-tu avoir un peu de lousse? (Hyundai)
« Toute ça, s’tu ben vrai! » (Tim Horton)
« On est tu ben avec un voisin de bonne humeur » (Tim Horton)


Le Joual comprend aussi d’autres mots et expressions colorées, mais ceux-là sont typiques et donnent une certaine couleur au français parlé au Québec, alors celles-là, je n’ai rien contre. Je ne parle pas des éternels jurons sortis de l’église, qui sont surutilisés, et à toutes les sauces: nom, verbe, adverbe, etc, mais bien de mots typiques, comme « frette », « bibitte », « guidoune », ou « maringouin ».
Aussi, beaucoup d’expressions au Québec ont une saveur « maritime », comme on « embarque » et on « débarque » de voiture, on « monte » ou « descend » vers un endroit, dépendant du sens de la rivière ou du fleuve.

Par contre, certains mots comme « boucane » ont une origine beaucoup plus complexe. Ce dernier n’est pas typique du Québec:
Pour un canadien-français, boucane signifie fumée et il en est de même dans d’autres communautés francophones, comme l’Île de la réunion. L’origine du mot viendrait des indiens Tupi, dans les Caraïbes. Il désignait la viande fumée sur un grill en bois: « Bokaem » devenu « boucan » en français. Par extension, le terme s’est ensuite appliqué à la fumée.
Le terme « boucanier » désignait Saint-Domingue, qui volait des boeufs pour en « boucaner » la viande. Ce terme s’est ensuite appliqué à un certain pirate qui pourchassait les navires espagnols dans les mers des Caraïbes. Les anglais ont emprunté ce terme pour désigner les pirates qui est devenu « Buccaneer ».


Donc si vous répondez au téléphone et qu’on vous dit :
« Ta mé tu là? (Ta mère est-elle là?) »
ou
« chu-tu a pital? j’m’ai faitte mal pis j’ai besoin d’un ambulance icitte tu suite »

demandez-vous si c’est encore en français que l’on parle au Québec….
C’est pas parce que nos ancêtres étaient illettrés et peu éduqués qu’on est obligés de les « honorer » en parlant un français pourri. Je suis sûr qu’ils espéraient mieux pour nous.

joual


Les cousins

Suite à quelques commentaires, comme quoi je laissais croire que les cousins français auraient un français impeccable, je précise donc que quoique la qualité de la langue y est de loin meilleure qu’au Québec, elle n’est pas sans problèmes. Ce que la majorité des gens au Québec reprochent aux français et à la majorité de la francophonie hors québec, c’est l’utilisation d’anglicismes. Il y en a effectivement beaucoup, et sans nécessairement faire comme au Québec et inventer des mots souvent ridicules pour « contrer » chaque mot anglais, il serait intéressant qu’ils pensent à utiliser les mots français quand ils existent déjà.

Un simple exemple, au Québec, on a inventé le mot « stationnement » au lieu de « parking ». Bel effort, mais les français se « garent dans un parking », alors que les québécois se « parquent dans un stationnement ». Y a-t-il vraiment évolution?

Le seul autre « reproche » que je peux faire, c’est au niveau de la phonétique. Certains mots qui devraient avoir une prononciation différente, n’en ont plus en France (ça varie avec les régions). Par exemple: « un brin d’herbe brun », brin et brun se prononcent exactement pareil, soit: « bran ».
Le « é » et le « è » n’ont presque plus de différence non plus. Par exemple: « J’ai demandé un verre de lait frais » se prononcerais à Paris: « J’é demandé un verre de lé fré », alors que selon la phonétique de la langue française, ça devrait se prononcer: « J’é demandé un verre de lè frè ».
Il en va de même pour le « on » et le « en », qui se prononcent presque pareil en France. Exemple: « vont » et « vent ».
Remarquez qu’au Québec aussi il y en a. Par exemple, il n’y a pas de différence de prononciation entre « or » et « art », ou « bar » et « bord ».


Je ne fais que rapporter ce que j’ai entendu en discutant avec des français. Ça reste quand même mineur comparé au massacre qui se produit au Québec, mais enfin, il y a place à amélioration partout.

Christian Rioux

Note: Ce document est continuellement mis-à-jour dès que je trouve des choses à y ajouter.

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115 commentaires pour L’état du français au Québec

  1. monsieur dit :

    L’expression «moi itou» n’est pas du joual: «itou» est un mot venant de France, tout à fait français, mais qui est utilisé dans le langage populaire. Le mot est dans le Littré qui cite Marivaux comme exemple.

    Astheure n’est pas si mauvais que l’on peut croire: Montaigne l’utilisait dans ses essais.

    Pour les calques de l’anglais, qui sont souvent ridicules, je trouve ça affreux aussi.

  2. M.Éborgner dit :

    « Au Québec, on dirait qu’on n’y parle plus français, on y parle un dialecte qui s’appelle le Joual. »

    En fait, historiquement, je pense qu’on a jamais parlé français. Les différents patois à l’origine du français auraient été fondus et « mordernisés » après que la Canada eut passé sous régime britannique. Voir « Le français au Québec : 400 ans d’histoire et de vie » Michel Plourde, Hélène Duval et Pierre Georgeault (2000).

    La norme, en Amérique, a toujours été une norme de facto et plusieurs mots et formes grammaticales ont simplement évolués différemment qu’en Europe.

    Je trouve ça risqué de penser qu’il n’y a qu’un seul français correct (forcément européen) et que le reste est du joual.

    Par exemple, je ne pense pas qu’un francophone européen pourrait comprendre:

    – Une fois la brassée terminée, je vais au dépanneur acheter de la gomme
    – Je suis tanné des bancs de neige laissés par la souffleuse
    – Si on travaille fort dans les coins, on va sauver le blanchissage
    – Elle était jasante à l’épluchette

    Est-ce nécessairement du joual?

    Aussi, les objectifs ne sont pas les mêmes en Europe qu’au Québec. Chez-nous, c’est important que ça « sonne » français, vu qu’on pense (à tort ou à raison) que nos jeunes « migreraient » vers l’anglais si on normalise trop de mots anglais (une peur qu’on a pas pour le grecque ou l’italien). Mais pour la syntaxe, on est flexible, vu qu’on est nord-américain, on a pas honte d’adopter une syntaxe nord-américaine (et donc anglaise). Les Européens, j’ai l’impression, ont les objectifs contraires. Ils sont attachés à leur syntaxe, mais n’ont aucune gêne (à tort ou à raison) à normaliser des mots anglais.

  3. M.Éborgner dit :

    Au sujet de « tu m’aimes-tu » que vous qualifiez « [d’]une des pires et plus répandue des horreurs du joual », je pense que c’est un très mauvais exemple pour illustrer vos propos et ce, pour au moins trois raisons:

    1) C’est une forme grammaticale très claire: pour former une question, utiliser la forme déclarative + « tu ». On ne peut pas dire que c’est flou!

    2) C’est probablement une forme qui existe depuis très longtemps en français, mais qui a disparu ailleurs qu’au Québec. (pensez au « c’est-ty pas » utilisé par les Français pour faire vieillot (*)). On ne peut pas dire qu’il s’agit d’une « attaque » étrangère contre notre langue.

    3) Comme vous le soulignez très bien, c’est à la fois en usage dans la langue courante et entériné par au moins un litéraire de réputation internationale (Desjardins). Si c’est pas deux bons critères pour normaliser la forme (e.g. l’inclure dans un dictionnaire), que vous faut-il de plus?

    Bref, la seule véritable raison que je peux vous imaginer invoquer pour ridiculiser candidement comme vous le faites le parler de vos compatriotes est que vous, du haut de vos certitudes esthétiques (sic), vous trouvez que « tu veux-tu », c’est laid. Fort. Très fort.

    Excusez-là, mais fallais que ça sorte!

    (*) Réécoutez, par exemple, le début de « La soupe au choux ».

  4. M.Éborgner dit :

    1) Mon point était: il y a au moins un niveau de langue que vous semblez vouloir cacher sous le tapis: le français québécois correct. Je tentais d’illustrer qu’il y a plus de différences lexicales entre le français nord-américain et le français européen qu’on pourrait le croire à première vue. Comme vous semblez d’accord, je suggère de revoir un brin la présentation visuelle du texte (i.e. surtout l’usage des drapeaux) qui donne à penser qu’il n’y a que deux catégories: « langue québécoise hideuse et pénétrée d’anglais » et « français parisien à émuler ». Pourquoi pas un drapeau patriote pour le joual et un mélange drapeau Québec+France pour le français correct?

    2) Vous donnez la règle vous-même dans votre texte: « le ‘tu’ remplace le ‘?' ». Forme déclarative: « tu m’aimes ». Forme interrogative « m’aimes-tu? ». Forme interrogative alternative: « tu m’aimes » + « tu ». La règle couvre vos autres exemples et aussi « vous voulez-tu? », « ils s’en font-tu? », etc. Maintenant, ma question était: s’il existe une règle claire et que c’est en usage couramment et que la forme est représentée dans la littérature, pouquoi dire qu’il s’agit d’une grossière erreur? Comment décider, selon-vous, ce qui est correct et ce qui est une erreur?

    3) Si vous parlez de l’haïtien, je ne connais pas assez (et je suis mal placé pour avoir une opinion de toute façon).

    Dites-moi, pourquoi tenez vous à ce que ça soit si binaire: français ou pas français? Pourquoi parler d’erreur, de laideur, etc. pourquoi ne pas réfléchir à ce qu’est la langue, ce qui fait la qualité d’une langue, comment les cultures sont elles aussi asujetties aux luttes de pouvoir (e.g. est-ce possible que nous comprenions les Français mieux qu’eux nous comprennent tout simplement parce que nous sommes beaucoup plus exposés à leur oralité qu’ils le sont à la notre; pensez aux films doublés en France). Bref, ce qui m’a choqué de votre texte fortement opiniâtre (qui par ailleurs est fort intéressant pour ce qui est du recensement) est qu’il donne l’impression que vous méprisez profondément (ce qui j’imagine est) votre propre peuple, votre propre culture et, puisque que vous démontrez sans l’ombre d’un doute que vous la comprennez parfaitement, votre propre langue.

  5. Je crois que tu n’as rien compris.
    Des canadianismes et des expresssions locales, ca n’a rien a voir avec le problème. Il y en a partout des expression locales, mais pas au point de ne pas comprendre la langue.
    Personne n’as remis en doute le -« tu », comme par exemple « tu m’aimes? » qui devient « m’aimes-tu? », mais par contre « tu m’aimes-tu? » c’est une grossière erreur, et qui est utilisée par les commentateurs d’émissions d’informations et même en publicité. Comment expliques-tu: « Ca s’peux-tu? » ou « On y vas-tu? »

    Le « c’est-ty » vient de « c’est-il », et pas de « c’est-tu », et je n’ai jamais dit que c’était une « attaque étrangère ».
    Le joual est beauoup influencé par l’anglais, mais aussi par l’ignorance de nos ancètres, et apparemment aussi de nos contemporains…
    Aussi, selon-toi le Créole est-ce que c’est du français ? Pourtant quand il y a un reportage ou quelqu’un parle en créole, il faut des sous-titre francais pour qu’on comprenne. C’est ce qui risque d’arriver avec nous aussi.

    • Filou dit :

      Il y a erreur de votre part lorsque vous déclarez que l’étymologie de «-tu» n’est pas la même que celle du «-ti» français. Le «-ti» français fut rapidement perçu par le peuple comme la particule interrogative qui manquait au français, le tout avec l’aval même de plusieurs grammairiens des temps passés. Bien qu’elle n’ait jamais effectué la transition vers l’acceptation complète, elle a néanmoins laissé des traces dans le français aujourd’hui considéré correct, en des expressions comme «voilà-t-il», qui ne vient pas de «il voilà», mais bel et bien de «voilà-ti», que le français académique a normalisé à sa manière. On trouve aussi des exemples de tournures du style «elle m’aime-ti ou elle m’aime-ti pas?» en littérature française, notamment dans des dialogues paysans.

      Le «-tu» interrogatif du québécois contemporain est la forme qu’a pris ce «-ti» français. Phonologiquement, les sons i et u sont assez près l’un de l’autre pour que l’on ne s’étonne pas outre mesure qu’un peuple soit passé de l’un à l’autre, pour une raison ou pour une autre, au cours d’une période de plusieurs générations.

      • Filou dit :

        Que vous cherchiez à démontrer votre point en pouçant en bas ne change rien à votre tort.

        La science n’est pas une affaire d’opinion ou même de consensus, ainsi que vous vous plaisez souvent à le rappeler.

    • Marc Renaud dit :

      Moi ce que je trouve drôle dans les commentaires c’est  » Le français Européen » Parce-que je suis sincèrement désolé, mais le français que d’autres peuples ont choisis d’utiliser, c’est quand même d’abord la langue des français et les français ils vivent en France (Sauf les Dom-Tom) qui ce trouve en Europe ! C’est assez troublant de constater cette façon assez systématique de gommer cet aspect, qui semble déranger ! « Rendre à César ce qui est à César »

  6. Kamal dit :

    Salut tout le monde,

    J’ai lu ton article qui, soit dit en passant est fort intéréssant. Je suis marocain mais je parle le francais de France( autrement dit, le francais correct). Je suis tout a fait d’accord avec toi, le joual ou encore le francais du québec ou devrais je dire le quebecois nous fait honte, on y retrouve des expressions qui n’ont aucun sens( on dit: sa n’a aucun sens et non pas « sa ne fait pas de sens » comme au Québec… Ils traduisent de l’anglais: It doesn’t make sens… Sans parler des toé et des moé…
    Ce qui m’énerve dans tout sa, c’est les : tu peux tu et les C’tu
    Je suis né au Québec, pourtant je ne parle pas le joual car j’ai vécu au Maroc. Certains disent qu’il n’y a pas de bon francais mais je ne suis pas de cet avis. Je ne dirais pas que le francais de france est le francais exemplaire mais il est meilleur de loinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn que celui du Québec ou on retrouve des fautes toutes les 2 secondes. Maintenant , je ne parle pas des expressions( Tabarnak ou câliss ou bien putain de merde ou encore bordel de merde) , non chacun a ses propres expressions) , je parle plutôt des phrases, du language courant que l’on utilise tous les jours. Tenez, encore une preuve: Les films anglais sont traduit en francais de france( la plupart en tout cas). Bref… les québecois ne seront certainement pas d’accord avec moi mais il faut l’admettre: le « bon » francais est le francais de france. On devrait pas dire que l’on parle francais qu Québec mais on devrait dire qu’on parle: québecois.
    En tout cas…

  7. Geneviève R. dit :

    Et bien oui, nous parlons québécois, grand bien nous fasse! Et dîtes moi un peu ce que c’est: « Le français de France »? Une langue que nous parlons et comprenons aussi bien à Montréal qu’à Marseille, à Madagascare et en Guadeloupe. Mais dans chacun des lieux cités, il y a une langue propre qui témoigne d’une réalité distincte et particulière et pour peu que nous soyons ouvert d’oreille et d’esprit, tous ces dialectes contribuent à enrichir la belle langue française et notre perception de l’universel. Et je finis en citant Miron:  » …redonner aux mots le sens de la tribu:…Non pas dans une langue figée, pure, mais dans une langue d’aujourd’hui qui crée sa propre dynamique, qui se détermine à partir d’elle-même dans son évolution et les échanges qu’elle se choisit. »

  8. J’ai connu quelqu’un qui est allé en France et a pris un taxi. Le chauffeur lui a dit « Désolé, je ne parle pas anglais! ». Alors ne vient pas me dire que le « joual » est compris partout où l’on parle français.
    Je ne suis pas contre les saveur locales et les accents, mais dans le cas du joual, il s’agit de grossières erreurs, héritage de nos ancêtres illettrés.

    • Filou dit :

      Ne venez pas nous dire que vous comprendriez parfaitement un Français qui déciderait d’en beurrer épais de son propre jargon local. Le joual est tout à fait correct entre Québécois qui se comprennent. Elle est une langue qui est naturelle aux Québécois, qui peuvent exprimer spontanément et exactement ce qu’ils désirent exprimer à des gens qui les comprendront parfaitement de cette manière. C’est pourquoi il n’est pas nécessaire d’en changer dans les échanges entre locaux (et j’inclus parmi les locaux les immigrants francophones qui ont séjourné au moins un an au Québec et dont l’oreille a pu s’habituer à notre parlure, ainsi que les autres immigrants, lorsqu’ils se sont suffisamment habitué à notre langue).

      Par contre, utiliser cette langue avec des gens qui arrivent de France pour visiter pendant quelques semaines notre coin du monde, alors que le Québécois moyen est parfaitement capable de s’exprimer dans un français un peu plus neutre, moins coloré peut-être mais plus compréhensible pour le Francophone d’ailleurs, ça tient du désir de se mettre à part, de considérer que le dialogue avec nos visiteurs est inutile et que nous n’avons rien à apprendre ou à échanger avec le reste du monde. C’est arrogant et c’est tout.

      Et utiliser le joual lorsque l’on visite le monde francophone en Europe, en Afrique ou ailleurs loin de notre petite province, c’est carrément dire aux gens que l’on se pense le nombril du monde et que tout le monde devrait s’intéresser à nos tournures franco-nord-américaines, ce qui à mon sens est absurdement ridicule.

      Alors le joual, je ne dis pas n’importe où, je ne dis pas n’importe comment, mais je ne le voue pas non plus aux gémonies.

  9. Myriam LeMay dit :

    Christian,

    Je suggère qu’avant de poursuivre ta croisade linguistique, tu révises ta grammaire de fond en comble. Une personne qui fait autant d’erreurs grammaticales et syntaxiques, c’est pas trop trop convaincant… et je le prononce avec un accent « français » pour être certaine que tu comprennes bien ce que j’essaie de te dire.

    A bon entendeur, salut!

  10. @Myriam
    Je ne fait pas toujours attention et je fait des fautes de frappe. J’accroche des touches en tapant et souvent j’inverse deux lettres, parce que je n’ai pas de méthode pour taper. Je ne prétend pas être un prof de linguistique ou de français non plus. Mais la qualité de mon français écrit est quand même 10 fois meilleure que ce que je peux lire sur la majorité des blogs, où quelquefois on a de la difficulté à comprendre tant c’est mal écrit.

    Mais ça n’invalide pas mon document puisqu’il traite du français parlé, et non écrit. Le français écrit, c’est tout autre chose, le problème c’est surtout le « chat », où les jeunes écrivent au son…

    Je veux bien corriger mon texte s’il y a tant d’erreurs que ça, mais après une lecture rapide, je n’ai trouvé que deux fautes à corriger. Peux-tu m’en indiquer quelques unes?

  11. Carl-Anthony dit :

    Salut à toi!

    Je lisais ton article et je me disais que si je me mettais à dénigrer tous les termes et les mots utilisés dans la vie de tous les jours qui ont évolué ou qui ne sont pas pareils à ce que j’ai appris quand j’étais à la petite école, je serais bien malheureux! Je me mettrais comme toi à détester le mauvais usage de notre langue et à critiquer, jusqu’à en ressentir le besoin d’en parler ici afin de voir si je suis le seul à croire ça et afin de faire sortir la vapeur.

    Cependant, j’ai aussi le choix de croire que l’important n’est pas que tout le monde parle un langage prédéfini, mais bien que les émotions que l’on ressent et les idées que l’on cherche à illustrer puissent être émises et comprises par nos comparses. En ce sens, l’important est que le plus de gens possibles parlent un même langage dans une même région et ce pour une question de survie, et c’est ce que les Français de France font et que les Québécois font aussi, et comme il n’y a pas nécessité que ces deux peuples parlent ensemble, je ne vois pas pour quelle raison l’on se forcerait à uniformiser ce langage qui pour ma part me semble assez respecté à la fois ici et en France, la preuve, sur ce forum nous nous comprenons tous. C’est un non-sens que j’aimerais bien que tu m’aides à éclaircir!

  12. Michel St-Laurent dit :

    Salut à tous et toutes,
    Ou s’en va-t-on?
    Ce que les écoles et les purs prêchent comme bon français, les gens des arts s’appliquent à le démolir à travers leurs programmes TV, leurs chants, leurs films, leurs volumes, leurs pièces de théâtre, leurs spectacles et leurs conversations publiques de mauvais goût. Les auditeurs en paient la note sans réagir ni même s’en offusquer. Ils assimilent les môts et les expressions.
    Les enfants, les adolescents et même les adultes assimilent et reprennent comme siens les nouveautés linguistiques de nos artistes de grands (???)talents. Et que dire du langage informatique! La loi du moindre effort y prévaut encore plus.
    On se plaît à se dire québécois francophone et pour se distinguer, on sombre dans la facilité et la vulgarité dans nos façons de communiquer. On dénature lentement mais sûrement notre langue mais on se comprend; c’est suffisant. Les môts tordus et insignifiants prennent le plancher sur la précison des termes et des phrases.
    Qui a déjà écrit sur une murale à Québec : – Vous n’êtes pas tannés de mourrir, bande de caves? Eh bien! Notre langue meurt un peu plus à tous les jours avec l’aide de caves de toutes les espèces qui la détruisent au lieu de la redresser et l’aider à progresser. Et ils se pensent intelligents ou se croient drôles! Plusieurs font des milliers de dollars aux dépens du petit peuple et tiennent le micro ( phone) de notre décadence.
    Assez, c’est assez mais qui s’en soucie? Le joual n’a pas fini de progresser et nous de mourir comme petit peuple d’un Québec franglais. Cessons de dire que nous sommes meilleurs que les français de France ou d’ailleurs, notre culture plonge un peu plus creux à tous les jours. Et nous en sommes les premiers responsables!
    Bravo pour ta croisade mais ce n’est plus l’excellence qui prend le-dessus dans le redressement de la situation mais l’ignorance des gens qu’on manipule au gré du vent qui fait mal au fait français chez nous!
    Salutations respectueuses,
    Michel

  13. Daniel Larose dit :

    Voici une très belle initiative. Bravo, c’est du beau travail. Cependant, vous auriez intérêt à corriger les fautes d’orthographe qui sont parsemées dans votre présentation, et ce, tant en français qu’en anglais. Ex.: « Je ne parle(s) pas… » ou bien « u(s)tensils »; « je fai(t)s » ‘je ne pr.tend(s) pas », etc. Votre travail est instructif , mais gagnerait à être peaufiné. Puisque vous semblez vous être donné une mission de correcteur, vous devriez peut-être chercher de l’aide pour corriger ce qui dépasse de loin l’erreur de frappe. Si je veux améliorer mon français parlé, je dois aussi améliorer mon écrit. Et le fait que le français soit mauvais sur d’autres blogues n’excuse pas la mauvaise qualité du vôtre.

    Daniel Larose, Longueuil

  14. @Daniel
    Merci pour m’avoir pointé quelques erreurs, je les corrigerai à mon retour de vacances. Il n’y en a pourtant pas beaucoup pour un si long texte.

    @Carl anthony
    Je ferai remarquer que nous nous comprenons tous parce que nous utilisons le français écrit, et que nous n’utilisons heureusement pas le langage de « chat » que certains utilisent. Par contre, en français parlé, je ne suis pas sur que le résultat aurait été le même…

  15. Fred dit :

    Personnellement je suis pour un français québécois standard. Posséder une référence locale de qualité serait motivant pour nous tous. L’université de Sherbrooke avait un projet dans ce sens. Un dictionnaire devait voir le jour, je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui.

    Le problème dont tu parles Christian est devenu audible à la télé très récemment, j’en suis convaincu! La télévision a grandement diminué son niveau de langage depuis 2003 environ, notamment dans ses téléromans (tel « les poupées russes »). Faîtes la comparaison avec les téléromans sérieux des années 90. Vous n’entenderez presque jamais de tu-marches-tu. J’ai dit sérieux, donc on oublie « lance et compte »…

    Écoutez attentivement certains humoristes des années 80-90, oui ils parlaient le joual, mais ils articulaient et leurs phrases n’étaient pas coupées! Et il n’y avait pas ces encouragements à parler vite et mal, comme dans le cas de Louis José Houde qui peut-être, sans l’avouer, le fait maintenant pour conserver son étiquette.

    La vitesse d’internet influençant, accélérant et déformant le langage parlé, les inventions dialectales dites « amusantes » comme dans l’gros chow, la vulgarité aux heures de grande écoute.. tout ça doit nous réveiller. Mais pas nous insulter.

    D’ailleurs, le marocain Kamal de cette page n’apporte rien au discours, il fait juste se venter d’avoir un français correct selon lui, un français pourtant très inefficace. Combien de mots utilise un patron Québécois pour décrire une tâche à effectuer au travail? Souvent moins que le français, et il n’est pas nécessaire de parler joual, il s’agit d’avoir les idées bien en place et dire les bonne choses pour être le plus clair possible avec le moins de mots possible. Exiger cela à un français n’est pas toujours évident. Car le maternage est un aspect qui peut être tout aussi menaçant pour la langue. Parler beaucoup inutilement peut être aussi grave que mal parler.

    Vous voulez de bons exemples de français québécois standard? Car oui ça existe. C’est un français efficace sans artifice ou élément superflu. Il y a Normand Lester qui a tendance à s’exprimer de manière précise, efficace et structurée, que ce soit de vive voix ou dans ses livres. Parfois, il réduit même un peu trop ses phrases au strict minimum, cela nous demande une certaine adaptation. Les discours de Jacques Parizeau ont toujours été de bon niveau mais pas nécessairement dans un français totalement international. En analyse, on se rend compte qu’il y introduit l’élément québécois. Pas seulement par les mots choisis, mais surtout par les mots qu’il n’utilise pas. Lien vers le PDF de son livre, qui inclut ses discours: http://classiques.uqac.ca/contemporains/parizeau_jacques/pour_un_quebec_souverain/pour_un_quebec_souverain.pdf

  16. Normande Chapman dit :

    C’est certain que plusieurs mots anglais ont été francisés autant en France qu’au Québec et je crois aussi que nous, les Québécois, sommes un peu paranoïaques concernant notre langue, mais quel que soit le mot utilisé, il est toujours de mise de l’écrire sans faire de faute.

    Conclusion : relisez votre texte et faites un exercice de correction!

  17. Normalement je n’utilise pas de logiciels de correction. Je les trouve mauvais et ils peuvent souvent induire en erreur.
    Pour satisfaire ceux qui disaient que mon texte était plein de fautes, j’ai passé Antidote, supposé être un des meilleurs.
    Résultat: 3 erreurs, et 5 fautes de frappe!
    Ex: j’avais écrit « télé-romans » et le logiciel de dit que ça devrait s’écrire « télés-romans », ou alors « sur-utilisation » et le logiciel dit que ça devrait être « surutilisation ». Maudites nouvelles règles de français, je ne trouve pas que c’est vraiment une évolution, mais enfin, j’ai corrigé.

    Alors cessez de chialer sur mon français écrit, il est quand même très bon pour quelqu’un qui n’utilise pas de béquilles informatiques. Surtout que le sujet du texte est le français parlé, et non écrit.

  18. Jacques L. dit :

    Nous, Québécois, avons beaucoup de fautes à corriger : c’est évident. Mais cessez de vanter les Français car les anglicismes y sont monnaie courante. Et ils ne sont pas entourés d’une «mer anglophone» comme nous.

    J’ai eu un choc quand j’ai vu dans le dictionnaire Larousse l’expression «Air bag», alors que dans le manuel du propriétaire de mon auto, pourtant construite en Amérique du Nord, l’expression «coussin gonflable» y est naturellement utilisée.

    Quand à la prononciation, je suis constamment surpris d’entendre les Français. EX : Alors qu’ici on prononce «un matin», là-bas on y dit «in matun».

    Nous avons beaucoup de choses à corriger, bien sûr, mais cessons de toujours dire que nous sommes pires que les autres.

  19. @Jacques L.
    Avez-vous pris le temps de lire?
    Ce que vous reprochez au français, je suis d’accord, je l’ai écrit à la fin du texte. Mais ces écarts de prononciation et les anglicismes ne sont rien à comparé le joual.
    En passant, toutes les langues empruntent des mots a d’autres, il y a plein d’expressions et de mots français utilisé en anglais: Déjà vu, fine cuisine, raison d’être (j’avais une liste quelque part, je vais la retrouver et compléter).

    Et nous en français, comme toutes les autres langues, il est normal d’emprunter des mots à d’autres langues, alcool et pyjama ça vient de l’arabe. Tacos, nachos, fiesta ça vient de l’espagnol, etc..

  20. Jimmy L. dit :

    En même temps, je vois pas ce que ça change de parler le joual…
    Personnellement, même si j’entends des « check le ben » ou des « sti quié laid », je suis quand même capable de dormir le soir.

    En fait, je comprend même pas pourquoi nous nous obstinons à vouloir parler le plus « français » possible, je trouve ça ridicule. On parle, on se comprend, on a une langue à nous donc, je vois pas le problème !

    Après, si vous allez en France et qu’ils ne vous comprennent pas, c’est sois parce que vous parlez vraiment très mal (parce que bon, j’ai 19 ans et la plupart des exemples sur ton site, je ne l’ais connaissais même pas), sois parce que vous faite exprès d’utiliser des mots de chez nous. Parce que bon, bonjour reste bonjour, peux importe ou nous sommes.

    Sinon, pour les blogs et autre, tu a tout à fait raison.
    Les jeunes, en général, écrivent comme des retardés mental !
    Et j’en sais quelques chose, j’ai plusieurs amis comme ça.
    Et pourquoi ? Pour aucune raison ! Je suppose qu’écrire « jsu genre alle o resto » est plus rapide qu’écrire « J’suis allé au resto » ?
    Ça reste moins bien que « Je suis allé au restaurent » mais au moins, c’est compréhensible !

  21. Si ça continue, notre langue « de chez-nous » deviendra un dialecte, au même titre que le Créole. Ce qui fait (c’est souvent déjà le cas) que nos films en québécois ont besoin d’avoir des sous-titres pour que les français comprennent. Je trouve ça très grave.
    Et je ne comprend pas les séparatistes, qui pour la plupart justifient leur option comme étant la solution à la protection de la langue française. Quand notre langue sera devenu un dialecte parlé par quelques millions de personnes seulement, elle sera en voie d’extinction. Déjà des langues disparaissent à chaque jour, même le français est en perte de vitesse. Le joual signifie la disparition totale de la langue française à long terme.

  22. Tina dit :

    bon écouter, chaque langue temoigne de son histoire!! Notre  »joual » comme vous le dites fait justement preuve de ce que nous avons vécu, notre language est un vieu francais tout simplement! Déjà, pour les expression, on peut voir une nette différence entre les expression de france et celle de belgique. Bref, arrêter de dire que au Québec on sait pas s’exprimer car souvent ce qui est pointé du doigt était accepté dans le passé…

  23. Christian Rioux dit :

    @Tina
    Vous n’avez pas lu le texte? La majorité du Joual, c’est de l’anglais, pas du vieux français.

  24. François Bergeron dit :

    Mais quel mépris dénué de tout intérêt ai-je lu? Je suis enseignant de français, et ce depuis 6 ans. J’ai étudié à McGill (notez ici l’ironie) et mon cursus scolaire m’a offert plusieurs cours de linguistique. Je crois qu’il y a des points à corriger ici. Lorsque vous, monsieur Rioux, dénigrez si aisément, le joual , vous perdez de vue l’essentiel d’un point de vue linguistique. Pour être plus précis, je devrais parler de sociolinguistique. La linguistique étudie les langues et les phénomènes qui les composent, de cet aspect, le français québécois n’est pas pire ni meilleur qu’une autre langue. Les langues ont deux objectifs primaires, le premier, passer un message, le second, avec le moins d’efforts possibles. Il faut donc, je crois, vous dire, que d’un point de vue uniquement scientifique, il n’y a ni bon ni mauvais. J’ai même senti un mépris vis-à-vis toutes les langues créoles dont vous parliez. Pour moi, qui ai travaillé avec nombre d’immigrants, je les trouve fascinantes et d’une beauté remarquable.

    Votre principal point, que vous avez évoqué à plusieurs reprises, est d’ordre sociolinguistique. Vous jugez la langue, rien de plus. Comme ce descendant de marocain qui dénigrait aussi bien que vous. Une norme est établie par un groupe de personnes dominant qui décident que leur langue est meilleure que celles des autres. Tout à fait subjectif! Les Français (certains devrais-je dire) sont nombrilistes et vous partagez leur point de vue. Par rapport au français parlé au Québec, vous ignorez les registres de langue ce qui rend votre texte d’une naïveté lamentable. Selon certains linguistes, il y en aurait entre 3 et 5. Je peux vous dire, que je ne m’adresse pas de la même manière à mes élèves qu’avec mon patron ou ma famille. Parler d’un français correct est bêtise. Dire standard serait plus approprié. Je vous rappellerai que le français est parlé sur tous les continents, et encore plus en Afrique. La norme d’Afrique noire n’a rien à voir avec celle d’Alger, de Paris ou de Montréal. Il n’y pas à avoir de monter de lait à propos de cela. Il serait beaucoup trop réducteur d’accorder aux Français tout le loisir de posséder la norme, alors que la majorité des locuteurs du français habitent à l’extérieur de la France. Qui plus est, même en France il y a plusieurs variétés régionales de la langue. On parle plus de ça ici, de variétés régionales. Il serait faux, en plus, de penser que tous les Français parlent bien. Il faut se souvenir aussi de la règle de dérive des langues, à ce titre, personne ne parle bien français, mais plutôt, très mal le latin! Vos commentaires dénotent seulement un mépris que vous accordez à tous les gens qui ne parlent pas de la manière que vous croyez être la bonne. Voilà tout, vous oubliez l’origine du français québécois, les batailles qu’il a dû endurer et celles qu’ils continuent. Vous niez le fait que le joual a joué dans la préservation du français à Montréal, lieu de grands contacts avec les anglophones et que c’était grâce à ces femmes (pas pour rien qu’on dit langue maternelle) qu’une majorité francophone existe toujours au Québec. Vous niez toutes les spécificités et l’originalité de notre français pour le rabaisser, à ce que les Anglais, voulaient qu’ils soient, une langue de bas étage, sans intérêt et laide. Votre texte est sans intérêt, de bas étage et laid. Je ne vous réponds pas pour vous répondre en particulier car je sais très bien que les bornés dans votre genre resteront campés sur leurs positions. Je réponds pour tous les gens qui voudront bien me lire, que vous pouvez blesser, par votre attitude prétentieuse d’être le gardien du bon parler. Je félicite tous les gens qui ont défendu notre variété française sur ce blog. Et à vous monsieur Rioux, et à tous les ignorants qui partagent votre point de vue, je vous dis le très gracieux mot de Cambronne!
    Salut ben che vous!!!!

  25. Vous n’avez pas lu le texte au complet ou quoi? J’en ai contre le joual qui n’est qu’une pâle copie de mots anglais écrits en français, que certains osent appeler du « français québécois ». Je n’ai rien contre les spécificités, expressions ou couleurs locales qui peuvent être apportées.

    Quand au niveau de langage, c’est justement une autre partie du problème; la plupart des québécois utilisent le même niveau de langage, qu’ils s’adressent à un copain de taverne ou au premier ministre.

  26. François Bergeron dit :

    Le manque dinstruction nest pas réservé au Québec monsieur Rioux…nous sommes très bon pour nous punir, mais pas assez pour reconnaître nos bons coups….désolé, mais ici au Mexique, je ne trouve pas dapostrophes sur les claviers….

  27. Marie-Pier dit :

    Quelle « marde » ce site! La langue française ne doit pas être attribuée qu’à un seul peuple mon cher. Vous comparez sans cesse le français québécois au français de France, voire de Paris. Le français québécois n’a pas la même réalité que le français de France. Et même en France, le français se vit différemment d’une région à une autre. Vous devriez savoir qu’une bonne partie de notre joual comme vous dites vient du français archaïque parlé par la noblesse du temps. Bizarre, non?! Et puis vous saviez qu’au moins 30 000 mots présents en anglais proviennent du français? Encore plus drôle ça! Je pense que c’est à cause de cette idée que nous les Québécois parlons mal que notre langue va finir par se perdre au profit de l’anglais. Et ce ne sera pas du tout dû au fait que le québécois massacre le français dit correct. En fait, qu’est-ce qui est correct?
    Scusez mon langage si j’vous ai choqué m’sieur.

  28. Marie-Pier dit :

    Pour appuyer ce que je dis:
    http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_English_words_of_French_origin

    Et je vous suggère de lire « États d’âme, état de langue » de Marty Laforest, pour votre culture personnelle et sociale. Elle donne des tas d’exemples qu’on ne parle pas une langue sortie de nulle part et que le « joual » n’en ai pas un.

  29. Christian Rioux dit :

    @Marie-Pier
    Je n’ai jamais dit que l’anglais n’a pas empruntés de mots au français. L’anglais est une langue issue de plusieurs autres, notamment du Saxe (allemand), du Latin et du français. Toutes les langues empruntent des mots à d’autres. Le but du texte original est de montrer à tous ceux qui sont scandalisés par les méchants anglicismes que les Français de France utilisent, qu’ils en utilisent bien plus qu’eux, qu’ils pensent que les mots qu’ils utilisent sont du français, alors qu’il ne s’agit que de mots anglais écrit au son en « québécois ».

    J’ignore d’où vous venez, mais ici en Gaspésie, il y a une culture historique très riche au niveau de la langue, puisque les origines sont bien plus variées que le reste du Québec. La première colonie était Acadienne, suite à la déportation de 1755, puis ensuite sont venus les Basques, les Loyalistes américains, les Irlandais, les Anglais et plus tard les Canadien-Français. Avec une telle variété, il y en a des expressions, des accents et des couleurs locales.

    Par contre c’est de la foutaise de dire que le joual d’aujourd’hui est du français archaïque. Je vous mets au défi de trouver autant de mots en joual avec origine « archaïque française » que j’en ai trouvé qui proviennent directement de l’anglais « écrit au son ».

    La France a abandonné la Nouvelle-France pour d’autres colonies plus au sud et laissé les anglais conquérir le territoire dans ce grand « jeu de société » qu’étaient les empires coloniaux. Le régime français n’a pas duré très longtemps comparé à la durée de la présence britannique. Malgré ce que certains peuvent dire sur l’assimilation, le français se porte quand même pas si mal, mais c’est de nous qu’il faut se méfier, pas des anglais. C’est nous qui parlons mal cette langue et ne faisons pas les efforts nécessaire pour la garder en santé. Notre langue mérite mieux que ça, sinon autant apprendre l’anglais directement.

    En passant merci pour le lien, j’avais déjà monté une liste moi-même et il y en avait quelques-uns que je n’avais pas dans ma liste. Quoique on peut avoir des doutes sur l’origine de certains de ces mots, qui peuvent tous aussi bien venir d’ailleurs.

    Et quand j’entends à la télé (pas du direct, des textes écrits consciemment) des phrases comme « ça s’peux-tu », « stu vrai? » ou « ça l’a-tu été dur! » ça n’a rien du français archaïque, ni de l’anglais, c’est simplement de l’ignorance propagée par les médias, qui veux être à l’écoute du « petit peuple ».

    Malheureusement, c’est avec des commentaires comme le vôtre que le français au Québec deviendra un dialecte parlé par une minorité et éventuellement disparaitra.

    P.S: S.v.p. commencez par avoir un ton plus civilisé, avec moins de « mots de toilette », ça n’apporte rien au débat.

  30. Marie-Pier dit :

    Il y des calques de l’anglais dont vous faites mention dans votre site qui sont en partie des mots français que l’anglais s’est approprié. Je me passerai de les énumérer, voyez par vous-mêmes.

    Je suis tout à fait d’accord avec vous que c’est seulement de nous-mêmes dont il faut se méfier. Cependant, ce n’est pas parce que nous parlons mal, pas parce que nous ne parlons pas le français hexagonal, le français parfait selon vous. Il ne faut pas cacher l’évolution de notre langue qui ne suit pas le même cours qu’un autre pays ou peuple francophone. Et je n’ai pas dit que TOUT vient du français archaïque. Mais il y a une raison pourquoi nous parlons ainsi. Vous parlez vous-même de patrimoine historique. Il ne faut pas vous mettre la tête dans le sable en vous disant que les tournures différentes du « bon » français ne viennent pas aussi de l’histoire d’un peuple. Les Québécois ne sont pas une bande d’imbéciles qui ne savent pas parler. Vous insultez probablement la grande majorité de la population québécoise en disant cela, du moins vous m’insultez moi (bien que, je suis qui moi, simplement une internaute outrée qui passait par là).
    Et si vous voulez continuer dans la même lignée, dites que les Latinoaméricains ne parlent pas bien l’espagnol puisqu’ils n’ont pas le même « dialecte » que les Espagnols, que les Australiens ne parlent pas le bon anglais, les Néo-Zélandais non plus, et etc.
    Dernière chose, nous ne sommes surtout pas de pauvres victimes des médias. Les médias reflètent ce que nous voulons et ce que nous sommes. Et nous sommes des gens qui parlent en « tu » en « pis » et en « v’là », point. Je suis d’accord que nous devons avoir un certain niveau de langue dans différentes situations, mais je crois que vous voyez la situation un peu trop grande.
    Je vous conseille fortement de lire le livre que je vous ai proposé. Ça ne vous fera sûrement pas changer d’avis, mais si vous êtes quelqu’un d’honnête, vous prendrez le temps d’ouvrir vos horizons. Sinon, tant pis. Je ne fais pas tellement ce débat pour vous, plutôt pour moi et tous les autres qui sont d’accord avec moi. Ça prend des gens qui crient fort, même si ici, il n’y aura pas grand monde qui va me lire.

    Et mes mots de toilette, bien qu’ils ne servent à pas grand chose d’autre que le style ou l’émotion, je vais continuer de les utiliser même si ça déplaît à ceux qui se disent au-dessus des imbécilités québécoises.

    Bien à vous.

  31. Marie-Pier dit :

    Vous serez sûrement outré d’apprendre que j’enseigne le français. Dommage!

  32. C’est désolant de voir que vous êtes un prof de français. Si un prof de français n’aide pas nos jeunes à corriger la situation qui le fera? Déjà qu’il écrivent au son, grâce au « chat ».

    Pour la liste de mot français archaïque, je peux vous aider à la commencer:

    -Barachois: de « bar-à-choir », barre de sable pour accoster les barques.

  33. Tym Machine dit :

    @C. Rioux,

    50% des élèves échouent le test de français alors qu’ils ont le droit au dictionnaire, c’est peu dire.

    Devrions-nous commencer à remonter la barre au lieu de constamment descendre les standards académique pour que l’école devienne autre chose qu’une vaste manufacture à BS inaptes au travail.

  34. Marie-Pier dit :

    Je sais très bien distinguer le français écrit du français parlé. Deux poids deux mesures.

  35. Effectivement, ce billet est sur le sujet du français parlé, le joual et son origine anglophone.
    Le français écrit c’est un tout autre dossier. Malheureusement, de plus en plus, les jeunes écrivent comme ils parlent. Récemment j’ai lu un graffiti: « stu fa de ta vie ». Sur certains blog et forums, c’est tellement écrit au son et en abréviations qu’il est difficile de comprendre pour ceux qui ne sont pas des habitués du « chat ». Probablement le sujet d’un prochain billet.

  36. Marie-Pier dit :

    Il me semble que vous ne prenez pas en compte les autres points de vue. Vous jugez mon travail sans savoir. Et pour vous défendre vous répétez toujours la même chose. Assez drôle.
    Personnellement, les sites comme le vôtre on pourrait s’en passer. Vos textes sont empreints de mépris. Peu crédible aussi. Voilà pour les coups bas que vous avez l’air d’aimer porter aux autres qui ne sont pas d’accord avec vous.
    Ouf j’ai perdu beaucoup trop de temps ici!!!

  37. @Marie-Pier
    Je peux facilement vous retourner le « compliment ». Vous n’acceptez pas une opinion différente de la vôtre, même avec une liste de mots de joual inspirés de l’anglais pourtant claire et précise que vous ne pouvez pas honnêtement renier…. Dire que c’est de la « marde » sans apporter aucun argument, ça ne vous donne pas beaucoup de crédibilité non plus.

    Puisque vous maintenez que le joual est inspiré du « français archaïque », produisez une liste de ces mots, je vous en ai déjà donné un, et comparez-la à la liste de mots de joual inspirés directement de l’anglais, et après on verra.

  38. Marie-Pier dit :

    Avez-vous remarqué ce que j’ai écrit? Alala, c’est fou ça. et je n’ai pas besoin de ces foutues listes pour comprendre qu’une langue évolue. Je ne vous ferai pas plaisir non plus à en créer une. C’est bien ce que je me disais, vous n’écoutez pas. Si vous aviez porté attention à ce que j’ai dit, vous auriez vu que j’ai pris votre opinion en compte. Si vous ne le voyez pas, c’est votre problème. Vous êtes resté « stallé » au français archaïque et à ma marde. C’est beau comme débat ça.

  39. Ce que vous voyez comme une évolution, je considère ça une régression. Je ne crois pas qu’on s’en sorte. Vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec moi, et vice-versa, mais vous ne pouvez pas renier le simple fait que la majorité du joual vient de l’anglais. Ça ne peut pas être plus clair que ça.

    La plupart des québécois utilisent ces mots en pensant qu’il s’agit de mots français, en tant que prof de français, est-ce que vous cautionnez ça? Surtout acceptez-vous que le joual soit utilisé dans les pubs et les émissions d’information? Il y a une différence entre parler dans la rue et présenter le téléjournal.

  40. Marie-Pier dit :

    Je ne cautionne pas l’utilisation d’anglicismes bien sûr. Mais tout comme vous acceptez quand même l’utilisation de mots anglais par les Français. Ce sont là des emprunts, en français québécois aussi. Le joual comme vous appelez ça, n’est que la langue du peuple. Je ne vois pas pourquoi on devrait nous imposer un français dit correct partout. Et je pense honnêtement que le langage à la télévision n’est pas aussi médiocre que vous le prétendez. C’est sûr qu’il y aura toujours des gens qui exagèrent, mais il ne faut pas en conclure que les québécois s’abrutissent devant cela. Et ce que vous considérez joual sont au fond des anglicismes c’est tout. À part les « tu veux tu », les « v’là », les « icit », les « m’â », etc et diverses autres expressions qui ne sont pas des anglicismes. Je pense que vous mettez tout ce qui ne vous convient pas dans le même paner en disant que c’est du joual. Mais c’est bien plus que ça, il y a trop de nuances que vous ne faites pas.
    Sans rancune j’espère.

  41. Je crois qu’il y a une différence entre un anglicisme et ces mots déguisés écrit au son. Existe-t-il un terme officiel pour décrire ces mots? J’ai déjà utilisé le terme « anglicisme fantôme » de mon cru, parce que je n’ai jamais trouvé de terme plus approprié. Je doute que « bécosse » ou « bâdrer » puissent être catégorisés comme anglicismes.

    Quant aux autres dérivation du joual, avouez que si on éliminait simplement le « tu » (tu veux-tu, ca s’peux-tu, cé tu) et le « ça l’a » (ça l’a une influence, ça l’a été dur), notre langue se porterait déjà beaucoup mieux, non?
    Au minimum, éradiquer ça dans les pubs et les émissions télé. Je me rappelle avoir vu une pub de Xbox avec le slogan « On joue-tu? », sans parler de la version joual de Mario Galaxy. Les jeunes sont toujours devant la télé alors c’est certain qu’elle a un impact majeur sur la qualité de leur langue.

  42. Marie-Pier dit :

    Le terme anglicisme ne convient pas vous le dites vous-même. Il ne faut pas les appeler ainsi alors, même si on spécifie que le terme n’est pas approprié, ça n’a rien à voir.
    Je ne suis pas du tout d’accord, je suis tout à fait à l’aise avec les « tu ». Je pense que de vouloir éradiquer ça relève du miracle et d’une idéologie puriste de la langue orale transformée en langue écrite. Je ne pense pas que nos expressions seront la cause de notre perte, mais c’est plutôt parce qu’on est un peu mous (dans le sens de conviction que le français québécois est une langue valable telle quelle est, autant que l’anglais australien ou écossais l’est) et qu’on aime bien se taper nous-mêmes sur la tête. Commençons donc par assumer.

    • zarmagh dit :

      Voici un bel exemple du « français » au Québec. Copié collé d’un site de rencontre. Par pitié j’ai effacé le nom de l’auteure..

      J’ai les cheveux brun les yeux vert je mesure 5,6 je cherche un gars pour faire l’amour sans que met parent le sache et pour tromper mon chum car il me la déjà fais ben mon ancien chum car je lai laisser moi j’ai des sentiment je veut connaitre ceux de mon goût et leur parler un peut je suis content qu’il y a un site qui nous aide a trouver une personne de notre goût juste avec quel que question car ma soeur a trouver un chum ici et je suis sure que l’homme qui raipondera sera un homme parfait pour moi j’ai hâte de voir un homme pour moi mais j’ai plus de renseignement sur moi pour ne pas se tromper de personne les 2 je n’ai pas de boutons dans la face je n’en ai jamais eu je suis du genre fini ce que je commence je ne fais quelque chose a peut près je le fais parfait je cherche un homme dans la vingtaine pas plus et pas moins je veut partager mes secret avec vous mon métier en attendant est caissière dans une épicerie mais bientôt je vais lâcher car mon bos veut coucher avec moi je cherche aussi un homme pour qu’il me protège j’aime les homme muscler et pas ventard car ce n’est pas une qualité je ne me laisse pas faire je cherche quelqu’un qui m’aimera pour ce que je suis mon plat préférer est de la pizza je suis bien simple car je n’ai pas besoin de plus dans la vie je suis pas un fille qui aimerait se marier vite je pasiente a savoir qui est le bon mais je préfère attendre que j’ai 20 ans au moins pour ca je ne suis pas très sérieuse mais je ne fais pas de blague troublante pour certain j’aime aller au cinéma et aller au restaurent j’ai quand on m’écrit j’aime la mode je porte tout de ca. j’aime les chat et chien et sourire mais pas les araigner ou les lezard je fais beaucoup de faute car j’écris vite je sais que sais beaucoup mais je continu a écrire. j’aime pas les backsreet boy ne men parler jamais jaime brian adams j’aime comme acteur brad pitt et jais aussi car il est bon même très bon will smith j’ai quelque peur 1 de insectes ces pas de ma faute 2 daller tout seule la nuit dehors dans les cartier sombre 3 j’ai peur quand on menferme pour niaiser ou pas .je n’aime pas beaucoup le jogygne j’aime la marche beaucoup plus j’ai un chat mignon mais je ne le laisse pas aller dehors j’aime peinturer et j’ai déjà pris des cour j’aime dessiner j’ai déjà pris des cour j’aime la gymnastique et je prend des cour de ca aussi je garde des enfant pour me faire de l’argent j’aime beaucoup les enfant et quand je serait plus vieille je voudrait un enfant peut importe son sexe si se serait un gars je voudrait que sont père lui après plein de chose et si c une fille je lui expliquerais quand nous devenons adulte. je n’aime pas donner mon numéro de téléphone pas ce que je n’aime pas quand le monde font des coup de téléphone si vous avez lu tout ca je vous félicité j’ai ai beaucoup marque mais c pour vous dune personne qui attend sans cesse

      Age: 18
      Country: Quebec

  43. Ça commence déjà, le français au Québec devient un « dialecte »:
    Source: Direction informatique, -07/04/2009

    Facebook adapté au « dialecte » en « français du Canada »

    Le réseau social Facebook fait l’objet d’une grande popularité auprès des internautes de la planète, dont plusieurs francophones du Canada. Depuis 2008, ce service est doté d’une interface en français, qui a été conçue à l’origine pour la France.

    Les exploitants de Facebook, situés en Californie, ont tenu à annoncer qu’une version « en français du Canada » était désormais disponible. Cette version, que les utilisateurs peuvent sélectionner au sein des paramètres de leurs comptes, permet de recourir à une interface dont la terminologie est adaptée aux réalités des internautes du Québec et du Canada français.

    L’entreprise cite les propos d’un internaute, Jimmy Lavoie, qui a participé activement à la traduction de l’interface en soumettant des traductions qui ont été approuvées par vote par la communauté des utilisateurs. Dans un billet de blogue, M. Lavoie qualifie le français parlé au Québec de « dialecte » pour indiquer qu’il diffère du français européen. Facebook précise que M. Lavoie, qui est âgé de seize ans, est au palmarès des traducteurs « avec plus de 56 000 mots gagnants et plus de 8 000 phrases gagnantes »…

  44. Philippe Picard dit :

    Bonjour,
    Je viens de parcourir les différents échanges présents sur ce site.
    Je vis au Québec depuis bientôt neuf ans. Et, depuis ce temps, quand bien même me suis-je instruit de l’histoire et des circonstances qui entourent le vernaculaire parlé aussi bien qu’écrit dans cette contrée, je ne peux néanmoins qu’en déplorer régulièrement sa pitoyable qualité.
    Bien loin de de moi l’idée de prétendre que le français de France n’ait pas depuis trop longtemps désormais perdu de sa superbe.
    Sans doute mon âge et ma culture, qui n’est pourtant que celle reçue à l’école laïque républicaine mâtinée de lectures pour la plupart populaires,
    me portent à ma lamenter de l’indigence à laquelle je me trouve chaque jour exposé.
    Pour ma part, je n’ai jamais vraiment fait de différence entre langue parlée et langue écrite. Il me semble, à peu de choses près, que je parle comme j’écris. Les notions de niveaux, quels que soient les qualificatifs dont on les pare, familiers, soutenus, formels, ne sont, à mes yeux comme à mes oreilles, que des ressorts dont on se sert pour excuser les compétences de différents locuteurs et excuser leurs lacunes.
    Comme dans chaque pays, le Québec, qui n’en demeure pas moins une province aussi bien légalement qu’au travers de la mentalité de ses habitants, s’est bâti autour de mythes fondateurs dont le pouvoir fédérateur n’est que poudre aux yeux.
    Ainsi, à ce qu’il me semble, en va t-il de la défense du français. Si les québecois parlent encore un dialecte qui s’apparente au français, c’est avant tout parce qu’on ne les a pas forcé à assimiler l’anglais. Du moment qu’ils comprenaient les instructions de base et les mots nécessaires à leur travail, point n’était besoin de les obliger à plus. Encore aujourd’hui, les québecois qui maîtrisent l’anglais ne parlent pour la plupart qu’un langage fonctionnel exempt de vraies références culturelles anglo-saxonnes.
    Quant au piètre français ahané avec une dramatique fierté par la majorité des autochtones dits de souche, pourquoi demeure t-il aussi effroyable ?
    Tels les barbares devant la splendeur pourtant déjà décadente de l’empire romain, les québecois, soit incapables de percevoir beauté et sophistication, soit violentés par la valeur de ces constructions de l’esprit, prirent l’option de la destruction pour instituer un système langagier qui, s’il leur est propre, n’en est pas moins bâtard.
    Animée par un grégarisme qui porte en lui le germe d’un isolationisme qui les anihilera probablement, cette peuplade veut s’auto suffire. A tel point qu’en dépit des vélléités d’ouverture, elle pourrit sur place.

  45. Pétronille dit :

    Bonjour,

    Je voudrais juste apporter une précision quant à certaines expressions québécoises que vous présentez comme étant directement traduites de l’anglais.
    Le Français que parlent les Québécois, s’il est souvent mâtiné d’anglicismes, est également très influencé par le vocabulaire du XVIe siècle. En effet, les Français du Québec n’ont pas subi le réformation de la langue au XVIIe siècle. Sur le continent, l’Académie Française, notamment, a travaillé à « embellir » et à homogénéiser la langue française tandis qu’au Canada la langue a suivi sa propre évolution.
    Par exemple, vous citer le verbe « bargainer » (= marchander), qui est très courant dans la langue française du XVIe siècle et a la même signification qu’aujourd’hui. On dit être satisfait du bargain quand on a fait une bonne affaire.
    Cette remarque est valable pour des dizaines d’autres expressions québécoises, qui ne sont en fait que des survivances du Français de la Renaissance (le fameux « a’steure » évoqué plus haut, par exemple : « A’steure, je suis roi », s’est exclamé Louis XIII après l’assassinat de Concini).

    Il faut d’ailleurs noter que beaucoup d’expressions anglaises sont en fait des « anglicisations » de mots français apportés par les envahisseurs Normands au XIe siècle.
    En ce sens, la francisation de ces expressions par les Québécois n’est finalement qu’un juste retour des choses.

    Une liste de traductions ne possède donc un sens que si on replace les termes dans un contexte historique strict.

    Personnellement, je pense qu’il ne faut pas fustiger le joual et cesser de comparer la langue du Québec à la langue du continent, tout comme la langue des Américains ne peut être comparée à celle des Anglais. Il s’agit de deux langues différentes, et il n’y a rien d’inacceptable à cela.

    Je suis Française, enseignante de surcroît, et je suis la première à défendre avec vigueur la langue française, la grammaire, l’orthographe (choses qui tendent à disparaître aussi chez nos bons étudiants français, dans l’indifférence quasi totale de l’Education Nationale, soit dit en passant). Je vis au Québec depuis peu et je suis moi aussi souvent surprise, parfois choquée par certaines expressions qui me semblent populaires.

    Mais je pense qu’il ne nous appartient pas de critiquer une langue qui n’est pas la nôtre ; cela me semble très prétentieux. Il ne faut pas, selon moi, penser en termes de décrépitude du Français au Québec : il s’agit d’une évolution différente de la langue, c’est tout.

    La linguistique et l’Histoire de la langue montrent qu’une langue qui évolue est une langue en bonne santé. La nôtre a évolué à partir du français de Racine, la leur à partir du français de Montaigne.

  46. Christian Rioux dit :

    Le français, au niveau international, parlé par des centaines de millions de gens est en régression, alors imaginez un dialecte parlé par 5 millions de personne, entouré d’une mer anglophone. C’est l’extinction à coup sûr!
    Il disparait des langues à chaque année dans le monde, parce qu’elle sont parlée par de trop petits groupes.

    Par contre avec un français en santé qui permet d’échanger avec les autres francophones de la planète, ça donne une meilleure chance. Sinon, on est aussi bien de se mettre tous à l’anglais dès maintenant.

    Pour ce qui est de l’évolution, si elle est due à l’ignorance de nos ancêtres illettrés, je ne croit pas que ça soit une évolution, mais plutôt une régression.

    Je comprend qu’il y a des différences entre le français du Québec et le français de France, comme précisé à la fin du texte. Mais les horreurs comme le « tu » et le « ça l’a », ça n’a rien à voir avec une couleur locale ou une évolution, c’est simplement de l’ignorance.

  47. Christian Rioux dit :

    @Marie-Pier
    anglicisme locutionnel : adoption de locutions empruntées à l’anglais

    Je ne l’ai pas inventé, ça existe:

    http://www.ssjbmauricie.qc.ca/langue/coeur/anglicismesl.php

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Anglicisme

    Et c’est toi le prof de français, alors que je ne suis qu’un simple technicien en informatique….

  48. Stéphane Viens dit :

    Je travaille avec le public. Je dois parler français et anglais à tous les jours. Ma mère m’a appris les 2 langues dès mon plus jeune âge. J’étais bilingue à l’âge de 2 ans. Je parle le français avec l’accent du Sud-Ouest et de l’Ouest de l’Île de Montréal, c’est-à-dire, comme les gens de Verdun, La Salle, Lachine, Dorval, Pointe-Claire et ainsi de suite…
    Bon, ceci étant dit, je m’efforce de parler un français correct et à bien des moments, j’y parviens. Par contre, à bien des moments, c’est l’échec le plus total et ça c’est quand je m’en aperçois. Pourtant, je ne suis pas un ignorant ou quelqu’un qui n’a pas reçu une bonne éducation.
    J’ai étudié à l’Université de Montréal en Géographie.
    Il y a bien des moments où je m’efforce de bien prononcer les mots qui sortent de ma bouche au meilleur de mes connaissances.
    Mais, pendant certaines conversations plus spontanées, ce que certaines personnes appellent le « joual«  reprend le dessus. Et quand je m’en aperçois, je me corrige, surtout quand je parle avec des français, des belges, des suisses ou des québécois qui ont une façon plus éloquente de s’exprimer que la majorité d’entre-nous.
    Il ne faut pas oublier cependant qu’une très belle langue telle que l’Allemand possède plusieurs dialectes régionaux. Certains d’entre-eux ne se comprennent même pas, à moins d’ajuster leur discussion à l’Allemand international ou correct…Je n’invente rien en affirmant ceci. Il y a trois jours, j’ai parlé avec un Allemand et une Suissesse qui sont venus magasiner chez-nous, ils m’ont candidement avoué ce que je vous ai expliqué ci-dessus, c’est-à-dire qu’elle et lui ne pouvaient se comprendre du tout lorsqu’ils parlaient leurs propres dialectes l’un à l’autre. Ils devaient se parler en Allemand littéraire international afin de se comprendre. Il en est de même pour l’Arabe, cette si grande langue.
    Eh bien, demandez à un Libanais et à un Marocain si leurs dialectes se rapprochent l’un de l’autre. Ils doivent parler l’Arabe littéraire international pour se comprendre. Mais, que font ces gens après, lorsqu’ils parlent à nouveau à des gens de leur propre région? Devinez ce que la majorité de ces gens font, ils parlent leur dialecte régional entre-eux voyons! Et pourquoi pas? Sérieusement, pourquoi pas?
    Pourtant nous, au Québec, on se comprend. La personne du Lac St-Jean comprend très bien la personne de Montréal et vice versa. La personne de Québec comprend très bien la personne de l’Outaouais. La personne de l’Abitibi n’a aucun problème à comprendre ce que lui dit le Beauceron!
    Même, le français Parisien avoue comprendre très rapidement ce que lui dit un québécois une fois son oreille adaptée à l’accent et à certaines expressions dont nous avons si honte.
    La vérité est que le québécois moyen n’est pas un ignorant, mais possède un héritage linguistique dont on ne se défait pas si facilement.
    Et ceci est vrai, même parmi les plus instruits de notre peuple.
    Ces temps-ci, je fais beaucoup d’efforts pour améliorer la qualité du français que je parle. En faisant cet exercise, j’ai cependant remarqué que je dois surveiller continuellement ce que je dis et comment je le dis pour y arriver, est-ce vraiment naturel de parler de cette façon?
    Le Breton n’est-il pas différent du Marseillais? Le Parisien du Normand?
    Donc, nous savons que nous sommes différents du français de Paris, les Belges et les Suisses francophones le savent aussi. Alors, cessons d’être complexés parce que nous parlons d’une façon particulière par rapport
    à tel ou tel francophone d’un autre continent, ils nous comprennent bordel! Nous parlons français, peut-être pas à 100% comme les écrivains et les philosophes qui nous servent de standard, mais nous parlons définitivement le français sinon, ils ne nous comprendraient pas. Il me semble que c’est clair.
    Alors, oui, continuons à nous améliorer, travaillons fort pour y arriver, mais arrêtons de dire que nous parlons un français pourri, car ça, je suis écoeuré de l’entendre, que ce soit venant d’un européen ou d’un québécois, je suis vraiment écoeuré de l’entendre.
    Merci de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer à propos de ce sujet qui me tient tellement à coeur.

  49. @Stephane viens
    Je suis d’accord avec une partie de ton texte, mais il y a une nuance importante a y apporter. Tous ces accents, dialectes, et mêmes langues distinctes ont évolué différemment à cause de l’isolement géographique, ou alors de guerres où l’envahisseur prenait possession du terrioire (ex: romains, saxes).

    Aujourd’hui c’est l’inverse, avec les communications, il n’y a plus d’isolement. Les langues disparaissent rapidement, les dialectes aussi.

    Si la langue parlée au Québec est un dialecte parlé par seulement 6 millions de personnes, elle disparaitra. Le français est parlé par des centaines de millions de personnes et même s’il est en perte de vitesse, il survivra, pas le joual.

    C’est pourquoi je suis contre la traduction de films, dessins animés et jeux vidéos en joual. Ce sont les jeunes en plein apprentissage qui en sont les plus grands consommateurs, alors pourquoi leur inculquer un mauvais français?

  50. Kévin dit :

    Je ne suis pas d’accord avec toi par rapport à la prononciation de « lait frais » par les parisiens… Bien au contraire un parisiens prononcera bien /lè frè/ en revanche quelqu’un du Sud de la France (comme moi, je vis près d’Avignon) avec l’accent marseillais on dit /lé fré/, j’avoue.

    En revanche ce sont les parisiens et ceux du nord et nord-est qui d’après ce que j’ai remarqué en les écoutant ne font pas la différence entre /in/ et /un/ : « Lundi » pourrait donner l’impression qu’il est dit comme « matin »… à l’inverse un marseillais à l’accent bien marqué prononcera le juron « putain » (qui est dénué de son sens d’origine, utilisé un peu comme « tabernacle » dans votre belle province) sera presque dit /putaing/ comme s’il y avait un g à la fin.

    Après tout je ne suis jamais aller ni au Québec ni à Paris (enfin j’étais petit)…

    Mais j’ai remarqué que il y a quelques déformations identiques en france et au québec : il–>y ; bien–>ben (surtout dans le sud); je suis–>chui.

  51. Kévin dit :

    Enfin mon message s’adressait à l’auteur du site…

    Mais pétronille parle du juste retour des choses : anglicisation de mots du vieux français puis refranciser. Dans une emission de TV j’ai entendu que le mot « mail » venait du français « malle » et les québécois de façon juste l’ont retraduit en malle… ça me parait être un bon exemple !

    On parle beaucoup d’anglicisation mais le français a prit des mots du monde entier : fiesta, corrida, ferria (espagnol); kif (qui a donné kiffer = aimer), toubib(médecin), fissa (faire fissa = faire vite) (utilisés plutôt oralement, prit de l’arabe), hasard, assassin, algèbre, chiffre, alcool (étymologie arabe); kermesse(fête d’école : kerkmisse en néerlandais); macho, mafia… (italien); kiosque, jasmin (étym. persan).

    Le français doit évoluer en fonction langue culturelle dominante… Dans 150 ans on aura des mots chinois courant peut-être !
    Enfin c’est une langue vivante, il faut donc la laisser évoluer tout en respectant ses règles bien sûr. Grâce à vous, québécois, et les efforts de vos ancien le français est devenu une langue officielle en amérique du nord on compte sur vous pour la préserver, cela n’empêche pas un dialecte ou une langue locale(Corse, breton, provençal, occitan, créole… et même joual)

    Malgré mes notes désastreuses au baccalauréat de français(trop littéraire pour une section scientifique) on m’a inculqué un français le plus correcte grammaticalement et je fais en sorte de le respecter et de le préserver !

    Merci à Bientôt

  52. @Kevin
    Comme le sujet est sur la langue parlée, il est peut-être difficile de se comprendre au niveau de la prononciation. Un « é » « è » « un » « en » ça ne se prononce pas pareil pour un parisien, un marseillais ou un québécois.

    Ici le « ben » se prononce différemment qu’en France, et le « chui » se prononce « chu » mais comme je ne peut pas afficher les symboles de phonétique, c’est difficile à expliquer. Quand aux autres exemples que tu mentionnes, il s’agit beaucoup de simples contractions.

    La prononciation n’est quand même pas le principal problème que je tente de démontrer, qui est l’inclusion furtive de mots anglais en disant que c’est du  » français québécois », et les erreurs graves comme le « tu » et le « ça l’a ».

  53. @Kevin
    Je n’ai rien contre « l’importation » de mots d’autres langues, tu en nommes quelques-uns mais il y en a beaucoup plus. Mais qu’on les utilise en tant que tel, et non pas en disant que c’est du « français québécois ».

    Le problème est que beaucoup de protecteurs de la langue française au Québec ont en horreur l’anglais, qu’ils considèrent leur ennemi, mais glorifient le joual, qui est pourtant en majorité de l’anglais. Je tente simplement de montrer la contradiction dans leur discours.

  54. nicolas 17 dit :

    ce n’est pas du « français québécois » mais plutot du « charentais québécois »

  55. nicolas 17 dit :

    donc dire que les québécois devraient parler un bon français c’est totalement faux ils parlent un mélange de patois c’est leur langue leur identité comme le creol pour un reunionnais les français sont partis les québécois eux se sont battus pour garder leur langue le patois de leur parents qui a survécu pas le français qui a fui

  56. On ne parle plus de patois avec des fautes graves comme:

    « Tu t’en viens-tu? »
    « Ca s’peux-tu? »
    « T’en veux-tu une froide? »
    « J’ai-tu eu l’air fou rien qu’un peu! »
    « Ca l’a été dur »
    « Ca l’a une importance »

    Eliminons les -tu superflus, les l’ qui n’ont pas d’affaire-là et on aurait déjà une bonne amélioration non?

  57. Fanny dit :

    Merci de faire référence aux Québécois en disant « ces gens ». Honnêtement en lisant votre article j’ai eu l’impression d’être une bête de cirque.
    Et vous, parlez-vous un patois? Comment jugez-vous ce qui en est un et ce qui en est pas? Êtes-vous allez en Afrique…en Louisiane…en Haïti? Les variétés de la langue française autour du monde c’est épatant et BEAU et personnellement ça me dégueule qui a des gens comme vous qui pensent pouvoir critiquer la langue d’une culture qui n’est pas la leur.
    VOUS êtes politiquement incorrect. Et condescendant.
    Laissez les gens tranquille, si vous êtes si choquer par notre manière de parler eh bin peut-être faudrait-il retourner en France, mon ami. (ou le français est parlé correctement)
    L’horreur du joual? Vraiment?
    La grammaire descriptive ce n’est pas un crime. Lisez un livre ou deux sur la linguistique, POR FAVOR. Et peut-être aussi sur l’histoire de notre langue. La court du roi, ça vous dit quelques choses? Le Français du Québec c’est un mélange du Français de Paris du 17eme siècle, de l’anglais, et de l’amérindien… it’s colorful and has a soul. Let it be.

    Merci, bonne journée.

  58. l'engagé dit :

    Cette fois-ci, l’Engagé ne trouve rien à redire, hormis quelques coquilles qu’il ne faudrait pas laisser dans un texte sur la langue :

    Ex.

    Ça les forcerai[t] à élever leur niveau (voire registre ou simplement qualité ) de lang[ue] (et non langage). Je n’ai pas fait l’examen de tout le reste, mais je m’engage à le faire avant de faire tout nouveau commentaire sur votre blogue. D’ailleurs, des fautes, j’en vois plein dans les commentaires que je vous laisse. Je fais uniquement cette proposition pour que votre texte soit plus cohérent.

    Je suis d’accord avec vous, mais je considère par contre le joual comme une richesse supplémentaire, mais à cultiver EN SUS d’une excellente maitrise de notre langue et pas quelque chose qui doit la remplacer.

  59. l'engagé dit :

    Voici la correction de la présentation du document,

    j’ai mis la correction entre crochets []

    J’en mets d’ailleurs quand il manque des espaces. Pour les guillemets, j’ai fini par les corriger sans mettre des crochets à chaque fois. J’ai aussi fait des suggestions pour éviter des lourdeurs. C’est un bon document, comme c’est une bonne cause, ça mérite d’être soigné.

    Enfin, c’est ce que j’ai vu en vitesse. Pour ce qui est du tableau, j’aurais une révision à suggérer : itou est simplement archaïque, ça vient de l’ancien français, ça veut dire « de même ».

    Il faudrait dans l’idéal mettre des espaces avant et après les guillemets français «» avec des espaces insécables près du début et de la fin du mot entre guillemets (comme ceci : « exemple » , mais je n’arrive pas à trouver cela sur mon clavier.

    Les explications sont entre parenthèses, à ne pas confondre avec vos explications. Je ferai le reste des corrections un autre soir. Vous n’avez donc qu’à repérer les guillemets et les [] pour trouver mes corrections.

    Au Québec, il semble qu’on n’y parle plus français, on y parle un dialecte qui s’appelle le [j]oual (c’est comme l’allemand ou le français, les langues ne prennent pas la majuscule).

    La plupart des [Q]uébécois (majuscule pour les habitants d’un pays, d’un lieu, d’une région, etc.) pour le pensent même qu’ils parlent mieux le français qu’en France simplement parce que les [F]rançais utilisent beaucoup d’anglicismes, alors qu’ici on traduit tous les mots anglais par des mots « francisés » (guillemets français) , parfois acceptables (stationnement = parking), mais parfois ridicules, par exemple []: (espace avant & après un deux points) cocktail = coquetel, freeware = gratigiciel, stop (qui est pourtant un mot français) = arrêt.
    En réalité, le français au Québec est menacé, non pas par l’anglais comme le croi[e] (majorité sans complément = singulier) la majorité, mais bien par l’utilisation du joual.

    Le joual est parlé partout []: (espace) la publicité, les [ téléromans ] (pas de trait d’union) , et même les émissions (bulletins ?) d’informations. Le pire c’est que ces gens pensent qu’ils parlent correctement le français. Ou alors dans la pub, ils font exprès de mal parler pour se rapprocher du « petit peuple » (guillemets) . Pourtant, il y a moyen de parler un peu mieux sans que ça devienne ( «ça devienne» : un peu faible, terminez par « sans être inaccessible » tout simplement), inaccessible.

    Par contre, les [Q]uébécois majuscule acceptent facilement les mots ou les noms de compagnies provenant d’autres langues que l’anglais []: par exemple, on utilise sans problème les mots[]: macho, fiesta, nachos, tacos, mais on s’obstine à traduire hot-dog par « chien chaud », hamburger par «hambourgeois», ou «party mix» par «mélange fiesta»(mot espagnol).
    Les restaurants peuvent avoir des noms comme «Casa Corfu», «Ristorante Giovanni», mais par contre, «Second Cup», à cause de son nom anglophone a été victime d’attentats à la bombe en 2001 par des extrémistes du FLQ. Il y a une véritable anglophobie [présente] (supprimez «présente, c’est un pléonasme) au Québec.

    Influence anglophone

    Paradoxalement, le [j]oual (minuscule) est à majorité composé de mots et d’expressions anglophones, simplement écrits (pas de «e» à «écrites», quand le pluriel est composé d’un féminin et d’un masculin, le masculin l’emporte, mais vous pouvez inverser, l’ordre) au son en français. La plupart des québécois ne se doutent même pas qu’il s’agit de mots anglais «québécisés».

    Quelques exemples []: (pas besoin d’écrire «de mots et d’expressions», c’est assez clair)

    * Crosser signifie tromper, frauder, mais est aussi utilisé dans le sens de « branlette », mais ça ne vient pas de l’anglais, mais plutôt probablement du bâton de crosse, sport ancêtre du [h]ockey, qui peut rappeler un phalus.

    Tous les jours, il y a une nouvelle publicité o[ù] (il manquait le «ù») une émission ou le français y est massacré. En voici juste quelques extraits que je me souviens avoir entendu récemment dans des publicités télé: (attention, je pense que l’on a affaire à un cas de participe passé avec avoir, comme le verbe entendre est transitif direct, je pencherais pour « avoir entend[us], (j’ai entendus quelques extraits, extraits est avant, donc il y a accord)

    Le [j]oual comprend aussi d’autres mots et expressions colorées, mais ceux-là (voyez, vous avez écrit «ceux», le masculin l’emporte, pas d’erreur ici) sont typiques et donnent une certaine couleur au français parlé au Québec,

    Pour un canadien-français, boucane signifie fumée et il en est de même dans d’autres communautés francophones, comme l’Île de la [R]éunion (attention, la communauté n’est pas l’Île, il manque une préposition ou un substantif pour parler des habitants de cette île)

    demandez-vous si c’est encore en français que l’on parle au Québec…. C’est pas parce que nos ancêtres étaient illettrés et peu éduqués qu’on est obligé[ ] (pp avec être, sujet singulier) de les «honorer» en parlant un français pourri. Je suis sûr qu’ils espéraient mieux pour nous.

  60. l'engagé dit :

    bon je me relis et je me suis embourbé moi-même :

    «j’ai entendus quelques extraits»
    je voulais écrire : les extraits que j’ai entendus, et j’aurais écrit ensuite,« j’ai entendu quoi»? les extraits

    Il va de soi que si l’on écrit « j’ai entendu des extraits»
    il n’y a pas de «s» après entendu. DSL. Ma suggestion de correction demeure toutefois, dans ce contexte : entendus.

    Par contre, dans le même paragraphe, j’ai oublié un autre «ù».

    C’est tout pour ce soir…

  61. @L’engagé
    Je vous ferais remarquer 2 choses:

    -Il m’arrive de faire quelques fautes, surtout des fautes de frappe ou d’inattention. Habituellement, si je prends la peine de me relire, je les corrige. Notez que je n’utilise aucune béquille informatique, et que je ne connais pas les règles de grammaire. Alors je trouve que c’est pas si mal.

    -Ce billet était sur la qualité du français parlé, et non écrit. Sinon j’aurais parlé des ados qui écrivent au son.

  62. l'engagé dit :

    Si vous faites un texte sur la qualité du français, pour votre propre crédibilité, qu’il s’agisse de français oral ou écrit, vous gagneriez beaucoup à vous exprimer correctement. Si vous dites ne pas connaitre les règles de grammaire et que vous vous permettez de commentez l’expression orale de vos contemporains, il y a là une contradiction : on peut vous servir la même rengaine à propos de vos erreurs et de vos lacunes.

    Vous voulez voir les autres se corriger à l’oral? Montrez l’exemple à l’écrit.

  63. l'engagé dit :

    de commente(r)…

    voyez, si je pouvais, je ferais une seconde édition de ce commentaire.

    Vos tableaux ont dû vous prendre du temps, pourquoi ne pas simplement vous corriger au lieu de faire des remarques? En parcourant de vieux commentaires, j’ai compris que vous en aviez eu l’occasion.

  64. J.DAVID dit :

    Je suis complètement d’accord que le niveau de français du franco-canadien moyen demeure nettement inférieur à celui d’un francophone du vieux continent ; cependant il y existe plusieurs raisons pour expliquer ce phénomène.

    Tout d’abord, il ne faut pas comparer le français du Canada et celui de l’Europe. Les systèmes d’éducation sont complètement différents, les cultures valorisent divers aspects du fait français.

    Je trouve que les québécois ne parlent pas pire le français que les américains parlent l’anglais, eux aussi à un niveau bien inférieur à celui de leurs cousins britanniques.

    Il est clair qu’en Europe, l’usage précis, diversifié, correcte et attentif du français est considéré primordial par toute couche de la société, sans exception. Au Québec il y existe une lutte tout juste pour garder la langue en vie sur un continent dominé par l’anglais, alors que la qualité de cette langue que l’on essaie de protéger s’empire avec chaque année qui passe.

    Je trouve ce même phénomène chez les anglophones. Aux Etats-Unis, le niveau de l’anglais est tout à fait choquant et abominable, alors que je considère les anglais britanniques comme maîtres de l’esprit, dont un sens d’humour inégalé au monde. (Et moi, je suis professeur d’anglais !)

    Aussi, les systèmes d’éducation en Europe obligent des standards nettement plus élevés à ce qu’on trouve aux Amériques, où les étudiants sont considérés comme des « clients » et les attentes des professeurs sont bien réduites.

    Il y a beaucoup de québécois qui maîtrisent leur langue tout aussi bien que n’importe quel francophone européen (comme chez les anglophones nord-américains). Toutefois, au Québec on peut gagner bien sa vie et monter au plus hauts niveaux de la société tout en parlant un langage « en-dessous du par » ou « du peuple », en Europe ceci ne serait pas possible et avancer dans sa carrière et sa vie nécessite absolument une très bonne maîtrise d’un français très correcte. La culture en Europe oblige aussi que l’on se cultive un minimum pour pouvoir s’intégrer dans la société, alors on y retrouve un niveau d’éducation général plus élevé et plus profond ; )

  65. L'insultée dit :

    « aberration », « horreurs », « stupidité », « pourri »…

    Je suis épatée par tant de preuves de respect envers la culture d’autrui. Oui, je parle bien de culture. Par le passé, nos ancêtres étaient entourés d’anglophones et ils ont tout de même trouver un moyen d’éviter l’assimilation par le colonisateur. Ce moyen a été l’utilisation du joual qui a donné aux Québécois une identité qui leur est propre. Je vous l’accorde, cette langue est loin d’être parfaite, mais est-ce un motif valable pour se montrer aussi hautain, pédant et condescendant envers les Québécois? C’est bien loin d’être mon avis.

    « La culture en Europe oblige aussi que l’on se cultive un minimum pour pouvoir s’intégrer dans la société, alors on y retrouve un niveau d’éducation général plus élevé et plus profond. » (Citation du commentaire de J. DAVID)

    J’attends impatiemment des preuves de ces assertions. Après avoir passé un certain temps en France, je peux vous affirmer que je suis à des années lumières d’avoir fait de pareilles constatations.

  66. l'engagé dit :

    Je trouvais la syntaxe de J David atroce : « Je trouve que les [Q]uébécois ne parlent pas pire le français que les [A]méricains parlent l’anglais, eux aussi à un niveau bien inférieur à celui de leurs cousins britanniques.»

    Il s’agit d’un calque évident de l’anglais, qui s’explique lorsque l’on apprend que l’auteur est justement enseignant de cette langue.

    Toutefois, il n’y a pas de quoi être insultée, la langue est un marqueur social; l’Europe ayant été souvent plus conservatrice et prompte à glorifier ses structures et ses institutions, elle est demeurée un vivier pour le concept de «société de classes». L’éducation y est donc une vertu en elle-même, ici, cette dernière vise un but purement utilitariste, «être compétent pour se trouver un job».

    Comparez la langue de Villepin à celle de Charest; comparez « CANAL PLUS» à TVA, comparez les concours où l’expression écrite et orale a une importance singulière comparativement à nos critères souvent techniques, et vous aurez une idée de cette valorisation.

    Par contre, lorsque l’auteur affirme qu’ « [i]l est clair qu’en Europe, l’usage précis, diversifié, correcte et attentif du français est considéré primordial par toute couche de la société, sans exception. », il généralise un peu…

    Je ne l’ai pas trouvé méprisant, au contraire.

    J’aurais plutôt tendance à rappeler à l’auteur du billet original qu’on attend toujours sa correction du document qui accompagnait sa pensée, on lui a pourtant souligner quoi corriger!

  67. zarmagh dit :

    Québécois prend une majuscule quand il désigne les habitants d’une région donnée…
    Américains prend une majuscule quand il désigne les habitants d’une région donnée…
    Anglais prend une majuscule quand il désigne les habitants d’une région donnée…
    etc…

  68. Denis dit :

    « C’est pas parce que nos ancêtres étaient illettrés et peu éduqués!… »
    Nous on est les champions du décrochge scolaire…

  69. Le Québecois dit :

    Je doit te dire que je ne suis pas d’accord avec ton article. Je vais commencer en te disant que oui tu a droit a ton opinion, tu a le droit de ne pas aimer une langue. C’est un droit universelle de pas aimer quelque chose mais je trouve un peu raciste que tu rabaisse la nation qu’est le québec en disant qu’ils sont sont stupide et qu’il s’agit d’une aberration de notre part que de parler le Québecois parce que pour moi nous ne parlons pas français, nous ne parlons pas anglais, nous parlons Québecois. Un langue peu changer prendre une autre direction après autant d’année entourer d’anglais. Je suis d’accord du fait que nous avons un grave problème en français j’en suis la preuve vivant, je suis pourris en français mais je m’en fou TU TU pense rien qu’un peu. r’garde la mes dernière phrase je va en profiter pour scrapper le français juste pour te faire chier en criss paceque tu m’a insulter et faite chier avec ton texte de marde.

    (tu peux critiquer sans dénigrer mon grand)

  70. Le « québécois » c’est pas une langue. C’est pas encore un dialecte non plus, quoique si ça continue comme ça, ça risque de le devenir.

  71. Mathieu dit :

    Bonjour Christian, j’effectue un travail pour mon école et j’ai besoin de ta dernière date de modification du site http://gaspe.cgaspesie.qc.ca/crioux/francais.html
    le plus vite possible. Merci !

  72. Christian Rioux dit :

    Je crois y avoir fait une modification mineure il y a 1 mois. Mais le texte original date de 2 ans environ.

  73. Mathieu dit :

    Merci beaucoup Christian pour avoir répondu à mon message si vite.

  74. bob dit :

    Cher Christian Rioux

    Le francais c’est une langue d’usage, C’est comme si un voleur ta voler tes pneu pour les remplacer par des pneu de secours. Mais ce qui est fâchant dans cette histoire c’est de voire ma grand mère de 104 ans et les seul mot qu’ elle connais dans sa langue maternel est celui des ses parent. A te regarder pleunicher comme une lopette ta rage contre les québécois planifier, je te dis simplement ceci :

    1: si tu est francais va prendre un bain svp…
    2 : regarde la signification du mots con, c’est bien marquer (francais)
    3 : un opinons c’est comme un trou cul tout le monde n a un princesse

  75. bob dit :

    ouais, bien sure les choses imposer a toujours eu beaucoup de succes

  76. @Bob
    Heureusement que le sujet du billet est le français parlé et non écrit…

  77. Esther Campos dit :

    parfait.C est vrai que notre espagnol est queleue peu deforme,mais,personnellement,si j veux,je peuxble parler sans qu on se rende compte,en Espagne,que je suis etrangere.Je pense qu il s agit seulement d y
    mettre un peu de volonte.ne pas vouloir attirer l attention pour etre diffrerent et plus interessant.C est une connerie.

  78. alfred lizaire dit :

    tous ceux qui veulent faire evoluer une langue c possitive mais ca doit ce faire dans le respect de la grammaire de cette langue ce qui n’est pas le cas du joual des quebecois ,je pense qu’ils sont entrain de tuer le francais pire encore c les seuls soit disant francophone qu’on comprend pas on dirait des handiquapees mentals quand ils parlent.

  79. @Alfred
    Il ne faut pas mélanger accent avec vocabulaire et grammaire.

    Le français parlé au Québec, le « joual » à ses défauts, mais on peut dire la même chose de ce qui est parlé dans certaines régions en France.

  80. l'engagé dit :

    Maintenant, le nom des peuples en majuscule et le nom des langue en minuscule :

    Les Québécois, les Français, le joual, le français, l’anglais et surtout, les  » doivent être des « ». En français on utilise les « » et les  » ne sont utilisés que s’il s’agit d’une citation à l’intérieur d’un citation et le ‘ (guillemet espagno) est utilisé pour marque une citation, dans une citation dans une citation.

  81. l'engagé dit :

    Bon il se peut que vous ne compreniez rien à mon commentaire, wordpress a transformé mes guillemets anglais en guillemets français (il a compris, lui). Il n’est donc plus possible de voir de quoi je parle…

    Tout ce que je veux dire, c’est que votre document utilise les guillemets anglais, il faut privilégier les guillemets français (« »).

  82. Christian Rioux dit :

    Ce sont des changements du « nouveau français » à la langue écrite. Je ne suis pas d’accord avec certains de ces changements, mais ce n’est pas le sujet de ce billet, qui est sur la langue parlée.

    Voici un billet sur ce sujet particulier (nouvelle orthographe):
    http://web.cgaspesie.qc.ca/crioux/wordpress/?p=748

  83. Jean-Pierre dit :

    Eh bien, je trouve que cet article très intéressant, surtout si on le lit JUSQU’AU BOUt objectivement, sans s’énerver, et que l’on arrive à se convaincre que Christian Rioux n’est pas un raciste anti-québecois mais juste quelqu’un qui tente d’expliquer une contradiction objectivement (même si parfois un peu abruptement je l’admet).

  84. Mélissa dit :

    « Le Français au Québec fait pitié »??? Je trouve ça dur comme déclaration, vous ne trouvez pas? Les dialectes, il y en a dans tous les pays, en France aussi je vous ferai remarquer et ils ne sont pas plus faciles à comprendre. Mais les dialectes, c’est ce qui fait la beauté d’une langue! C’est ce qui donne son individualité à un pays! L’important, c’est que les deux soient capable de s’adapter pour se comprendre, non? N’est-ce pas le but principal d’une langue?

    Je connais des Québécois qui parlent un Français à un niveau incroyable et des Français qui parlent une langue bizarre en la qualifiant de Français. Ne soyons pas trop rapide à juger une société.
    Je suis Québécoise et j’adore ma province (pays pour les nationalistes…) et je suis encore plus fière de notre français qui a résisté pendant des centaines d’années à une violente colonisation anglaise pendant que les Français ont l’audace d’inventer des mots comme challenge, le mettre dans le dictionnaire et venir critiquer nos anglicismes!

  85. Louise Coutu dit :

    Encore une tentative pour uniformiser les peuples… Au cas où vous l’auriez oublié, je vous rappelle que le Québec est en Amérique et non en Europe !!! Je vous invite donc à relire l’histoire du Québec et vous comprendrez que notre langue a évolué sous l’influence directe des autochtones et des anglais. Nous comparer aux français de France est comme comparer des pommes à des oranges. Nous ne sommes ni supérieurs ni inférieurs, nous sommes simplement DIFFÉRENTS, un point c’est tout !!!

  86. crioux dit :

    @Louise

    Si vous prenez le temps de lire, je ne fait que pointer que ce qu’on appelle du français au Québec n’en est pas.
    Il ne s’agit pas d’accent ou de saveur locale, ça je n’ai rien contre.
    Prenez le temps d’écouter la télé, incluant les publicités, les téléromans et les émissions d’information. Comptez le nombre de fois qu’on utilise le fameux « tu ». Exemples entendus ce matin même:
    « Ça vous dérange-tu de me vouvoyer? » (Show du Matin)
    « On est-tu bin sur notre terrasse! » (Pub Tim Hortons)

    On protège notre langue ou on la protège pas. Sinon aussi bien la laisser devenir un dialecte incompréhensible par le reste de la planète et ensuite s’assimiler à la langue de la majorité.

    p.s.:
    Une autre horreur que j’ai entendu:
    « Ça pas de bon sens » : Publicité pour album country de Irvin Blais. On croirait entendre le stéréotype de l’africain qui essaye de parler le français. « ça trop dur à apprendre, moi laisser faire! »

    • Filou dit :

      Vous cherchez vraiment des bibittes partout. Ça n’a pas de bon sens:
      – Le ne (n apostrophe dans ce cas) tombe à l’oral partout dans la francophonie, et ce depuis plus d’un siècle. Pas a pris le pas pour la négation. Il était jadis positif et avait la signification de pas dans le sens d’élément de la marche: il ne marche (même un seul) pas. De même, aucun voulait dire quelqu’un ou quelque chose en français moyen: c’était lorsque le ne était bien compris comme particule négative. Aucunefois voulait dire quelquefois. Sa forme positive n’est désormais plus usitée qu’en l’expression « D’aucuns ». Personne a acquis une valeur négative (il n’y a personne, tranquillement devenu il y a personne en langue orale), mais par contraste a conservé en parallèle une très forte valeur positive (une personne est une véritable entité humaine, et non pas une absence d’entité).
      – le ne étant tombé, il reste deux A collés. Personnellement, j’étire longuement ce double A lorsque je parle, mais j’ai très souvent entendu des gens les fusionner complètement et en raccourcir la prononciation au point que le tout sonne comme vous le dites: Ça pas de bon sens. Ça m’hérisse pas le poil des bras pantoute pantoute, parce que je comprend le message qui m’est transmis. La langue orale tend à l’économie des moyens. Le cinématographe apparu, puis démocratisé et transmis à toutes les couches de la société, est rapidement devenu le cinéma, puis le ciné, puis le cinoche. Est-ce si grave quand tout le monde comprend?

      • Filou dit :

        Non, je me rétracte. Vous avez raison. Ce qui compte, ce n’est pas le passé de la langue théorique parfaite actuelle qui s’appelle le français (pour l’instant) et que tout un chacun malmène à qui mieux mieux. Non, ce qui compte, c’est le futur de cette langue parfaite. Ayant atteint, via l’évolution, ce statut particulier de perfection formelle et lexicale, elle doit désormais être stabilisée pour l’éternité, sinon ç’aura pas de bon sens!

        En fait, vous avez beau être en désaccord avec son évolution actuelle, je me dis que vous n’êtes qu’un chialeux dont l’impression sur la majorité des gens sera que vous êtes, eh oui!, un chialeux. Votre influence sur le devenir de la langue est tout à fait minime. Et tant mieux. Vous ne la connaissez pas aussi bien que les grammairiens, vous avez très peu de visibilité, et votre ouverture à la discussion cache néanmoins quelqu’un que je n’ai pas souvent vu nuancer sa position avec le temps. Vous êtes solide comme le roc, mais gros comme un caillou. Que dis-je un caillou, un grain de sable tout au mieux.

        Alors les gens continueront, malgré vous, vos idées et vos opinions, à parler comme ils parlent.

        Ce qui m’irrite, moi, c’est de me faire tutoyer en ligne. Vous tombez en ce cas du mauvais côté de ma clôture à moi. Mais remarquez que je ne vous en tiens pas trop rigueur, puisque me voici encore en ce lieu après tous ces mois. Je me contente de vous apostropher ainsi que j’aimerais, moi, être apostrophé, croyant, naïvement semble-t-il, que vous et d’autres remarqueront ce détail à un certain moment donné.

        Je mentionne, pour terminer, l’existence de grammairiens passés qui contestèrent à des mots comme reculer et culotte le droit d’exister en français. L’étymologie de ces mots, si vous prenez le temps de la chercher, vous indiquera en quoi ces mots leur semblaient méprisables. Sont-ils aujourd’hui d’usage si délicat?

  87. Sabrina Rochette dit :

    En quoi est-ce si mal de parler joual?

    Les haïtiens parlent le créole et c’est aussi une variante du français. Est-ce qu’on leur reproche de massacrer notre langue commune? Je ne pense pas. Où serait la beauté de parler une langue s’il n’y avait pas variante? Reproche-t-on au Étasuniens de ne pas parler le même anglais quand Angleterre?

    L’auteur du site dit lui même que les Français de France ne parle pas bien noter langue non plus mais si aucun peuple ne la parle correctement en quoi est-ce si mal de parler joual?

    Le joual ne menace pas plus la survie du français que le créole. Ce sont des variantes parler dans de petite partie du monde par une minorité de la population. Nous savons tous qu’au Québec nous parlons le français et le joual sans vraiment les différencier l’un de l’autre mais l’important, c’est que nous nous comprenons! Il existe des variantes dans toutes les langues existantes alors pourquoi devons-nous nous sentir mal de parler notre langue? Que se soit en joual ou en français, la langue que nous parlons est celle qui nous représente face au reste du monde.

    Nous sommes l’un des rares peuples au monde qui se dit fier de parler sa langue, et probablement le seul qui est fier de parler français, alors pourquoi nous enlever cette fierté?

    Je suis fière d’être Québécoise, de parler le français ET le joual!!

  88. MxDeschesnes dit :

    Cher M. Rioux,

    Tout d’abord, je suis Québécois, donc je parle le québécois, qui est par ailleurs une langue française (langue, patois, dialecte, appellez cela comme vous voudrez) bien que vous semblez ne pas être daccord. Je comprend votre français «correct» comme je comprend le mien, ou le français d’Afrique, ou etc. Donc, si j’arrive à comprendre les gens de d’autres pays, c’est que mon français ne doit pas être si mal. Différent, je l’admet, dégradant, c’est une opinion comme une autre. Oser dire que c’est pauvre… ma foi, au contraire, le Québécois est remplie de richesse, de couleurs et de beautée! J’ai d’ailleurs rencontré bon nombre de Français qui me semblaient complètement ahuris devant cette langue qui est la nôtre. D’ailleurs j’ai un très fort accent et je ne m’en plaint pas.

    Deuxièmement, qui êtes-vous pour juger ainsi? Pour oser dire que notre langue est vouée à disparaître? Je crois que vous faites preuves d’un énorme manque d’éducation et de savoir-vivre, votre texte est un long texte dénigreur sans grand fondement. Vous parlez de nous comme si nous étions des gens arriérés et stupides, alors que si vous retournez dans votre pays et prenez la peine de faire un petit voyage français, peut-être aller vous prendre conscience qu’il y a aussi du «mauvais français» là aussi.

    Finalement, je suis tout à fait d’accord que la majorité des médias ne sont pas des exemples à suivre. Par contre, je n’ai rien contre le fait que le «joual» soit utilisé à ce niveau. C’est le contenu qui souvent ne vaut pas de la merde, pas la langue dans laquelle celui-ci est diffusé. Nous sommes ici au Québec et c’est tout à fait normal que nous parlons un français différent du vôtre, tenant compte de notre histoire et de notre culture.

    Conclusion, si c’est vrai que nous avons été colonisés par la classe française pauvre et illettrée, et bien tant mieux, ainsi cela fait en sorte que nous ne sommes peut-être moins fendants et prétentieux que certains Français peuvent l’être. Bref, si notre langue vous dérange à ce point et qu’elle vous fait tant pitié, même deux ans après avoir écrit cette article, sachez que les billets d’avion sont vraiment à bas prix pour le retour en France ces jours-ci. Je vous l’assure, personne ne vous retiendra.

    Sincèrement
    MxDeschesnes

    • Je ne comprend pas comment vous avez-pu imaginer que j’étais un français de France. Je suis Québécois « de souche ». Vous n’avez probablement pas lu le texte jusqu’au bout, et vous vous permettez de porter un jugement….

  89. Cedric le gaulois dit :

    Réponse d’un français

    Premièrement, le français est forcement de France! L’Académie Française est la seule à fixer l’usage du français. Tout ce qui sort de ce cadre est soit une faute soit « autre chose ».

    Pour répondre à François Bergeron :
    Je ne vois aucun mépris de la part de Mr Rioux. Dire que le créole n’est pas du français est vrai. Le créole est une langue des dom-tom à base lexicale française. C’est tout de même bien différent ! De même les hispaniques d’amérique du sud ne parle pas espagnol mais un dialecte proche « à base de ».

    L’analyse est cependant juste, les variations de votre « franco-quebecois » sont d’ordre socio-linguistique (entouré d’anglo saxon comment pourrait il en être autrement).
    La démarche ne serait-elle pas d’ordre culturelle! La langue est le premier vecteur d’entité culturelle. Vouloir préserver ses racines ou son patrimoine est tout à fait légitime ; surtout dans un monde ou l’anglais est prédominant!
    Il y a dans cet acte aucune rationalité! Pas plus que de se lever pour l’hymne national.

    Nous avons eu ce débat en France il y a quelques années sur l’anglicanisation du français ; débouchant sur une série de mesures législatives visant à la protection de la langue face au vilain envahisseur anglois! Beaucoup de mot NON LATIN ont été francisés. Merchandising est devenue marchandisage… affichage obligatoire de traduction des mots anglais à la tv… Perso je trouve cela bien car j’ai été éduqué de la sorte, la question est que laisserons nous à nos enfants?

    • Kabogh dit :

      Nous,nous avons L’OQLF qui travaille de concert avec L’Académie Française,ainsi certaine mesures adoptées en France sont adoptées ici aussi et le contraire est vrai.D’ailleur c’est grâce à L’OQLF que les français & françaises sont dotés de mots comme couriel au lieu de e-mail.

  90. Thomas dit :

    Réponse d’un autre français :

    Ce qui me gêne le plus dans l’anglophobie pratiquée dans le doublage québécois des films américains, c’est que les noms des villes sont prononcés « à la française » (quoique nous, français, les prononcions « à l’américaine »), alors que les noms propres sont prononcés « à l’américaine ». Vraiment, je ne comprends pas pourquoi les québécois font ça. Je veux dire, face à un tel engouement contre les anglicismes, comment peut-on continuer à prononcer les noms des gens avec un tel accent ? Je trouve cela très contradictoire et vraiment, ça m’irrite.
    Sinon, je pense aussi (c’est un avis personnel, qui n’engage que moi) que le joual tel qu’il est pratiqué, n’est pas bon pour le québécois. Je ne souhaite pas approfondir.

    Bonne journée

    • Kabogh dit :

      Viens-t’en à Terrebonne le joual n’est que légende ici,les gens parlent mal mais ont le même accent,viens-t’en à Saguenay et c’est pire que le joual,alor vraiment,c’est fou comment l’exagération est grande,ce n’est pas tout le Québec qui parle le joual et le joual ne comporte pas tout les mots du Français Québéquois et souvent,comme en France,dépendament d’ou que tu es,certain mots et expressions différentes peuvent y être entendus alor que d’en d’autre région non.Je conseil un voyage autour du Québec pour confirmer mes dires.

  91. Denis Fugère dit :

    Bonjour,

    Je m’appelle Denis pendant 8 ans, j’ai enseigné le français comme langue seconde aux fonctionnaires fédéraux du Canada. J’ai bien aimé ce site, vous critiquez aussi bien le francisme (le français de France) que le québécisme. La seule erreur que j’ai vue, c’est lorsque vous affirmez que moi itou est du joual venant de l’anglais
    c’est une erreur, dans les faits, c’est du vieux français, rien avoir avec l’anglais et le joual. La confusion viendrait de l’expression: moi too. (me too) que certains Québécois disent… donc, peut-être précisé les détails à ce sujet puisque le mot itou est dans les dictionnaires Robert et Larousse.

    L’autre erreur, c’est que vous employez congé de maladie (sick leave) qui est un calque de l’anglais qui ne devrait pas se retrouver dans la colonne française. On devrait plutôt mentionner: je suis en arrêt de travail ou en arrêt de maladie.

    Au plaisir d’avoir de vos nouvelles,

    Denis Fugère

    • crioux dit :

      Tout le monde ne le voit pas de la même façon. Certains sont très sensibles dès qu’on ose toucher au français « québécois ».

  92. Maxim Bernard dit :

    Petite erreur dans le premier tableau :

    Faire la baboune baboon (?) faire la moue, bouder

    En anglais, «bouder» se dit «to pout». Baboon signifie «babouin» (primate), et n’a aucun lien d’étymologie avec «baboune».

    • crioux dit :

      Ca peut être interprété comme faire la grimace.
      Des fois, c’est assez complexe de trouver l’origine, et souvent ça vient d’autres langues, « bibitte » et « maringouin », seraient des emprunts à d’autres langues aussi (mais pas l’anglais cette fois)

      • Kabogh dit :

        Maringouin,tout comme Ouaouaron,vien d’une lange Amérindienne.

  93. Kabogh dit :

    Garnotte vien du vieu français,plus précisément le dialecte Normand.Aussi le joual est pire chose que tu peut entendre et ne se limite qu’à Montréal,sort de là et tu vois déjà que c’est beaucoup mieux,de plus,il faut faire la différence entre le joual,le Français Québécois & l’Acadien,qui sont bien trois choses distinctes.Aussi,l’auteur de l’article parle comme s’il n’avait jamais entendu des Acadiens d’la Louisianne.

  94. Filou dit :

    Je ne pouce pas votre commentaire, car je suis ambivalent sur son contenu.

    Oui, selon moi l’auteur, qui a quand même mis du temps pour étudier son sujet, amasser des exemples et se construire une opinion, l’auteur, disais-je, me semble un peu abrupt et sa vision des choses est selon moi trop manichéenne et tranchée. Moi aussi j’aime la langue française, mais je l’aime dans tous ses habits, du joual à sa version berbère en passant pas le délicieux accent de la Gascogne ou celui un peu plus sec de Paris. Je veux bien combattre ceux qui dénigrent le québécois, car non seulement c’est la langue que j’ai apprise, mais encore, malgré toutes ses imperfections, elle me permet d’exprimer avec toute la subtilité que je désire les choses auxquelles je pense (une langue est à la fois un outil, un terrain de jeux, un forum de réflexion et cent millions de chansons, quoiqu’en penseront les esprits obtus ou contestataires).

    Mais là où je désapprouve, c’est lorsque vous désirez brimer la liberté d’expression. L’on empêche pas les gens de dire ce qu’ils veulent, même en public. Pourquoi alors devrait-on les empêcher d’exprimer et même de détailler attentivement leurs opinions sur internet, surtout lorsque celles-ci ne nuisent aucunement à la sécurité de qui que ce soit? Les opinions que l’on désapprouve servent aussi à construire notre pensée critique, et il faut faire confiance aux gens pour éventuellement se construire par eux-mêmes une idée personnelle, faite d’une réflexion sur les pours et les contres qu’ils auront rencontrés sur leur cheminement intellectuel. Tôt ou tard, lorsqu’ils auront le désir et/ou le courage de l’émettre à leur tour, cette opinion personnelle, ils feront sûrement face à quelques contestations. C’est un peu le rôle de la discussion d’emmener tout un chacun à considérer le monde à travers les yeux d’autrui, et à ainsi raffiner sa propre vision. Tout ça me semble très sain, même si c’est en même temps parfois un peu inquiétant.

  95. Véronique dit :

    Je trouve un peu étranges vos comparaisons. Vous prenez des mots québécois issus de registres familiers pour les comparer avec des mots français provenant d’un registre plus soutenu. Ces derniers, d’ailleurs, ne sont pas des mots qui n’appartiennent qu’au français de France (ce qui me paraît sous-entendu étant donné le petit drapeau placé sous le titre « français correct »). On les utilise aussi au Québec, comme ailleurs dans la francophonie. Je crois que ce que vous appelez avec mépris le « joual » est comparable à l’argot français, ainsi qu’à n’importe quel parler populaire dans le monde. C’est peut-être ce que vous devriez comparer.
    Il me semble que c’est un peu comme comparer des pommes et des oranges…
    Comme la plupart des Québécois, je crois, il m’arrive de dire « peanut » aussi bien qu’arachide. Cela dépend simplement du contexte.

  96. canayen dit :

    Il y a plusieurs erreurs dans votre analyse méprisante…
    Par exemple: vous attribuez l’origine de plusieurs mots a la parlure des goddams, mais y viennent en fait du langage maritime (ex. l’usage du mot bord) dans d’autre cas vous confondez le varbe awère et le varbe ête par leux sons pour nous faire acrouère qu’on mélange awère pis ête.

    Pour se qu’y é (varbe ête) des mardis anglas, si l’endurance é à zéro pour leu parlure de barbare pis qu’on a pas de trouble avec ceuze des autes ben ça prend pas la te^te à papineau pour comprende. Les aute on jamais décherger leux fusils pis leux canon su nuzaute, y nous on pas voler pendant plus deux cent ans, y nous on pas voler note ethnonyme, nos symboles, not hymne national en plus de toute el reste.

  97. Luc Gagnon dit :

    Merci pour votre site.
    si vous me donnez votre courriel j’ai d’autres exemples pour votre sit!e
    ex: ca regarde bien
    ca regarde mal (it looks good /it looks bad)
    Prendre une marche (take a walk)
    Moffleur (pot d’échappement) wiper, gasquet, les lumières pour les phares (luces en espagnol!?). Certains québécois disent que les français sont arrogants mais quelle arrogance (ou ignorance) que de penser qu’ en France le français parlé serait pire qu’ au Québec. Il suffit de passer un mois dans chaque endroit pour s’ en rendre compte, et je ne parle pas de l’accent ou des accents qui peuvent être très différents en France comme au Québec.
    Votre site est tres interessant. Je trouve aussi malheureusement que le français s’ est appauvri au Québec. On regarde de vieilles video ou reportages des annees 60 et les québécois s’ expriment bien mieux que maintenant. Est-ce l’heritage de Michel Tremblay qui, en mettant le joual en avant, avec les premières scènes en québécois, a déclenché un amour et une revendication du joual? On se rapproche du petit peuple, ou parle comme les gens « d’ici ». Le Québec est il en mal identitaire ? Pourquoi ce fantasme qu’ ont les gens ici a dire qu’ on parle mieux le français qu’ en France, qu’ en suisse ou qu’ en Belgique? Le français québécois est très pauvre et complètement mêlé et calqué sur des tournures anglophones. En France il y a pleins d’accents différents au sud au centre au nord mais les constructions restent juste et identiques. Il serait temps qu’ au Québec on se réveille sur la différence entre le joual et le français car oui, le francais y est mediocre. Mais au quebec, on.préfère parler le joual que le français sinon on pourrait se faire dire qu’on « fait son.français », autrement dit, être hautain. Mieux veut parler en joual, reaffirmer son identité québécoise, rester près du petit peuple.. C’est triste pour le Québec. Rassurez-vous, je n’ai rien contre le Québec ou la France mais je suis tanné des bagarres français ou québécois. Il n’y a qu’ un seul français officiel. L’énorme différence entre la France et le Québec c’est qu’ en France les français peuvent s’ exprimerà travers différents registres (familier, soutenu, courant, argot, verlan) mais que dans les medias le français utilisé reste le français standard, oscillant entre les.registres courant et soutenu. Au Québec le français parlé a la télévision est en fait du québécois! Et on n’apprend plus aux jeunes la différence qu’ il y a entre la manière de parler entre amis ou a la maison et celui qu’ on devrait parler aux personnes qui sortent de ces cadres. En France on peut facilement entendre;: j’suis naz, j’vais me pieuter, dis a ta reus que ses veuch sont cheums. T’as zero flouz, j’vais me faire un nouach, choppe les binchs dans ton keus! Mais on n’entendait jamais ca a la tv, ni a l’école, ni a un entretien d’embauche. Le gros problème c’est que le québécois s’ est uniformisé au Québec et que les gens ne savent plus faire la difference entre le québécois qu’ on parle a la maison (et c’est normal on est au Québec!) et la langue francaise. En France quand on parle en argot ou en verlan, personne ne va affirmer que c’est du bon français ou un français correct. Le français comporte toutes ces dimensions et les français quand ils arrivent au Québec coupent leur langue en deux pour ne plus que parler le français standard sinon aucun quebecois ne comprendrait! Au Québec l’exercice semble parfois plus dur a réaliser pour les québécois qui ont parfois du mal a passer d’un registre de langue a un autre. Je ne trouve pas cette analyse raciste comme certains l’affirment. Je la trouve juste et M Rioux c’est tout a votre honneur que de soutenir le français au Québec c’est votre héritage et il est indeniable. Je connais des québécois qui s’ expriment dans un français parfait et cela avec le plus prononcé des accents. Il y a des tas d’accents en france en suisse en Belgique en Tunisie au Maroc au Liban etc etc. Tout cela c’est du français! Le creole, le joual, le verlan, l’argot, ca n’a rien a voir avec du français standard mais ce sont des richesses aussi! Le Québec arrivera t’il a affirmer son identité québécoise sans déchirer la langue francaise?

  98. Luc Gagnon dit :

    Bonjour M Rioux.
    si vous voulez effacer ce présent commentaire et ajouter dans votre liste un mot qui m’ecorche souvent les oreilles: le verbe soutenir (soutenir quelqu’un dans une démarche). Au Québec on utilise le verbe supporter (to support). En France supporter quelqu’un c’est être assez tolerant pour rester avec sans lui mettre une claque, avant qu’ il ne devienne… insupportable. On supporte souvent des enfants. C’est un non-sens de dire supporter pour en réalité dire soutenir.
    Puis: prendre une marche (take a walk); appliquer au lieu de postuler; mais bon, parfois je lis dans « l’office québécois de la langue francaise » des mots ou utilisation qui sont officiellement acceptés ici et pas en France. (L’office devrait s’ apeller l’office du français québécois selon moi). Un autre débat!

    • crioux dit :

      J’ai essayé votre courriel, mais ça a « bounced back »🙂
      Mais je vais prendre vos suggestions et les ajouter au billet.
      Merci.

  99. reine dit :

    les Francais décident d’utiliser bosser pour travailler et ca devient du francais: tout est beau
    Les Quebecois décident d’utiliser bosser pour donner des ordre alors c’est du joual.

    Désolé, les langues évoluent et puisque nous sommes séparés par beaucoup d’eau elles évoluent de maniere différente

    • crioux dit :

      Sauf que « bosser » en québécois ça vient de « boss » (patron en anglais) .. Qu’on cesse d’appeler ça du « français québécois » et qu’on appelle ça ce que c’est: un calque de l’anglais

  100. Michèle Côté dit :

    J’ai remarqué que vous déplorez les emprunts à l’anglais qui ont été adaptés au français d’Amérique du Nord. Vous semblez préférer les emprunts directs comme parking ou sponsor ou encore boss (bien en usage en France).

    Pourtant, bien d’autres langues, dont l’espagnol, ont cette même pratique et cela n’est pas considéré une dégradation de la langue. Par exemple, en espagnol on a emprunté le mot sweater (ou sweat shirt) et adapté à la prononciation espagnole « sueter » (prononcez souétère). Même chose pour « short » converti en « chores » au lieu de pantalon court.

    Les emprunts aux autres langues sont courants et démontrent que c’est une langue bien vivante (par opposition aux langues mortes qui n’évoluent plus).

    Je tiens toutefois à apporter quelques précisions aux exemples que vous donnez sur votre page:

    « chu tu tu seul? »
    En fait il semble que vous prenez vos exemples de personnes qui ont une très mauvais prononciation car il s’agirait plutôt de:

    Chui tu TOUT seul

    Je conteste le « chu » comme étant du joual car en France il est couramment utilisé en parlé populaire. On prononce plutôt « chui » pour la contraction de « je suis » en « j’suis ». Le j annexé au s devient ch .

    Moi = Moé, Toi = Toé etc. C’est une ancienne forme du français que vous pouvez tout à fait trouver dans Les Fables de La Fontaine en version originale. Ce n’est pas incorrect, c’est aussi correct que de dire « oignon » au lieu de la nouvelle forme « ognon ».

    Ceci dit, je suis tout à fait d’accord pour dire que la qualité du français dans les médias québécois est tout à fait déplorable. Quelques points que vous ne semblez pas avoir relevé dans vos exemples sont les utilisations des mots dans un sens contraire à la logique (et parfois dits avec une excellente diction):

    – Je suis excessivement (content, satisfait, déçu etc)

    Excessivement est un mot qui dénote l’excès, trop. Comment peut-on être trop satisfait, trop content, trop déçu?
    L’émotion est excessive? Alors ménagez vos émotions et reprenez votre contenance!

    – Même commetaire pour l’utilisation de « trop ». C’est « trop beau » , « trop bon » , etc.
    Normalement ça devrai être suivi par « pour être vrai ». Mais non, maintenant ça veut dire la même chose que « c’est très beau » ,  » c’est très bon ».

    – Écoeurant… comme dans c’est écoeurant! (dit avec un gros sourire)
    Ou c’est écoeurant comme c’est bon! Ce film tu vas le trouver écoeurant (pour dire qu’il est excellent).

    Écoeurant en France et partout dans la francophonie veut dire dégueulasse, qui lève le coeur, qui donne la nausée.

    Pourquoi l’utiliser dans un sens contraire à la logique?

    Enfin le dernier mot à ajouter à votre liste: rénumérer. Cet infâme mot qui a remplacé le vrai « rémunérer » qui veut dire donner un salaire ou payer. On semble avoir combiné avec « numéro ».

    Des politiciens, docteurs en médecine et autres lettrés utilisent ces expressions et ce dernier mot infâme comme s’il était de bon usage. Et ça c’est le problème au Québec. Même nos élites parlent mal.

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